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anti-national - Page 981

  • Convergence libérale-libertaire : Goldman Sachs, Monsanto et le lobby LGBT

    Dans les années 70, le philosophe Michel Clouscard expliquait dans son ouvrage Critique du libéralisme libertaire que la stratégie néo-capitaliste doit, sur le plan idéologique des principes, de la morale, des conduites de consommation – pour conquérir des marchés – casser, broyer les valeurs éthiques ; la « société d’abondance » doit promouvoir la liquidation des règles (ce « moralisme répressif à la papa ») afin de proposer un modèle d’une nouvelle consommation qui sera l’émancipation par la transgression.

    Mai 68, avec ses valeurs d’émancipation contre la « morale bourgeoise » fut en réalité le véritable cheval de Troie de ce mouvement néo-capitaliste. Les anciens étudiants se retrouvaient en effet aux postes décisionnaires, une fois intégrés au corpus économique (publicité, starts-up…) pendant les années Mitterrand, appliquant ainsi leurs « idéaux de jeunesse » aux nouvelles réalités économiques, et créant ainsi de nouveaux marchés pour la société de consommation.

    Récemment, le patron de la Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, avouait soutenir financièrement le lobby LGBT [1], souhaitant sans doute passer pour un progressiste auprès des médias, mais qui reste surtout attaché aux revenus des dividendes des nouveaux marchés que le lobby LGBT permettra de conquérir une fois ses revendications appliquées dans la politique. En cassant le mariage traditionnel, on pourra créer des nouvelles modes très « gender » toujours en accord avec les magazines, eux aussi vendus dans cette optique, qui les mettront en avant, comme le montre le premier Salon pour les époux homosexuels qui vient de s’achever, et ce, malgré son insuccès.

    Mais ce n’est pas seulement la grande banque de Wall Street qui avoue mettre le lobby LGBT dans ses prérogatives. L’entreprise Monsanto travaille aussi dans le sens de « l’égalité des droits homosexuels » en finançant ce même lobby [2].

    Une convergence libérale-libertaire devenue aujourd’hui doxa du néo-capitalisme, dans un échange de « bons procédés » propice dans tous les cas aux dividendes du Marché, qui se crée lui-même son avant-garde en interagissant avec le politique et la société via les lobbies qu’il finance.

    Par Simone Choule http://www.egaliteetreconciliation.fr

    notes:

    [1] http://www.businessinsider.com/goldman-sachs-ceo-speaks-up-for-same-sex-marriage-2012-2

    [2] http://www.monsanto.com/newsviews/Pages/monsanto-recognized-as-a-best-place-to-work-for-lgbt-equality.aspx

  • La pression intolérable exercée par le ministre de l’Intérieur

    Madame Clotilde Lebreton, maire de Challain la Potherie dans le Maine-et-Loire, a été saisie d’une demande de « mariage », en application de la « loi » Taubira. La paire concernée avait poussé le militantisme et la manipulation jusqu’à demander une messe (des défunts) le jour de leur « union » civile, logiquement refusée par le diocèse d’Angers (communiqué du 17 juin).

    Madame Lebreton a lu hier publiquement un communiqué dans lequel elle donne les raisons de sa revendication de l’objection de conscience et de son refus de « célébrer » une parodie de mariage. Le communiqué a été lu en présence d’une foule nombreuse venue soutenir madame Lebreton, des représentants LMPT 49 et 44, d’un représentant de l’association Objection et de nombreux officiers d’état civil (dont neuf maires) : Messieurs Michel Villedey maire de Thorigné d’Anjou (49), Jean-Yves Clouet maire de Mésanger (44), Jean-Daniel Lécaillon maire de  St Sulpice des Landes (44), Daniel Gendry maire de Niafles (53), Stéphane Belley, maire de Peuton (53), Marcel Pichavant de Bécon les Granits (49), Hubert Derouet  maire de Chazé sur Argos (49), Christian Baron maire de St Augustin des bois (49)  accompagné d’une adjointe, monsieur Stéphane Bouillé, adjoint de Challain la Potherie et monsieur Eric Gilles conseiller municipal d’Angrie (49) et madame Maryline Boivin maire de La Jaille-Yvon (49), empêchée.

    Communiqué du maire :

    "Le 17 juin 2013, un dossier a été déposé à la mairie, en vue d’obtenir des officiers d’état civil de notre commune une « célébration de mariage », selon les nouvelles dispositions prévues par le texte promulgué le 17 mai dernier. Cette demande est régulière au regard des conditions fixées par la « loi Taubira ». Elle me pose cependant en ma qualité d’officier d’état-civil un douloureux problème de conscience. Je pourrais me taire mais je me sens redevable, vis-à-vis de vous, mes concitoyens, et de vous tous aujourd’hui présents, d’une explication transparente que vous méritez, sur mon objection de conscience s’agissant d’une telle union, que je ne peux consentir à célébrer. Je veux rester fidèle aux principes les plus fondamentaux de ma conscience, que le Président de la République avait, devant les maires de France, officiellement promis de protéger. Il ne s’agit pas là d’une simple opinion ou d’émotions passagères et encore moins d’un jugement sur les personnes qui ont déposé la demande. Il s’agit de justifications rationnelles et objectives qui me conduisent à réaffirmer aujourd’hui ma fidélité au mariage, union d’un homme et d’une femme, qui a pour première finalité l’accueil et l’éducation d’enfants, dont la conception relève naturellement de l’altérité sexuelle des époux.

    Parmi les élus régulièrement présents en conseil municipal aucun n’a pu ou n’a souhaité célébrer ce mariage. La liberté de conscience est garantie par notre Constitution. Cette liberté devrait donc me permettre aujourd’hui d’user de mon droit inaliénable à l’objection de conscience. Pour la demande du 13 juillet, c’est finalement l’un de mes adjoints, à son initiative et pour m'éviter des sanctions, opposé lui-même à la « loi Taubira », qui accepte de « célébrer » cette union, compte tenu de la pression intolérable exercée par le ministre de l’Intérieur. Cela n’empêchera pas les officiers d’état-civil de continuer à revendiquer résolument la liberté d’objection de conscience. Pour ma part, et avec tous les officiers d’état civil qui partagent mes opinions, je continuerai à prendre une part active aux actions qui seront organisées afin que la liberté d’objection de conscience soit reconnue pour tous, dans le respect des opinions de chacun. Par respect pour le mandat qui m’a été confié, cette communication m’a paru indispensable pour que ma position soit connue et comprise de tous."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les charmes de la diversité culturelle…

    Le commissaire européen Michel Barnier a déclaré récemment sur LCI : « Quand on défend la diversité culturelle, [...] on est dans un combat d’avenir. » Corollaire : quand on critique la diversité culturelle, on est dans un combat du passé. Cela s’appelle la dialectique…

    Il se trouve que la seule diversité culturelle palpable consiste en un brassage forcé et subi de populations européennes et extra-européennes dans le cadre d’une « construction » européenne elle-même inscrite dans une « mondialisation », le tout agrémenté de flux migratoires notoirement hors de contrôle. Sous couvert de diversité culturelle, cette idéologie vise à forcer les cultures « d’accueil » à renoncer à toute exigence d’intégration ou d’assimilation à l’égard des cultures « arrivantes », faute de temps, d’argent et surtout de courage politique. [...]

    Silvio Molenaar - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Les bons conseils du Père Ubu : Vive ta Démocrassie ! (8)

    François, on te rabaisse, si on te croit un président « normal ». En réalité, de par ma chandelle verte, tu es un inventeur. Tu as génialement conçu, tu appliques tout aussi génialement un régime politique d’un type nouveau. Appelons ça, entre nous, la démocrassie. Mais, pour ceux qui ne sont pas nos copains et nos complices, nous garderons le t. Ne désespérons pas les contribuables. Où irions-nous chercher la phynance ?

    La démocrassie, ça rime avec « démocratie », ça maintient la façade de la démocratie, des foultitudes de naïfs prennent ça pour la démocratie, mais ça n’est pas la démocratie. C’est beaucoup plus rigolo. Pour toi et pour moi. Et pour nos potes. C’est tellement une gouvernitude de ton invention que j’appellerai ça ta démocrassie. Rendons à Tyrannichou ce qui est à Tyrannichou, Cornegidouille !

    Ta démocrassie, c’est l’art de réprimer sans que ça se voye. La dictature soft, la tyrannie bon-enfant, l’autoritarisme sympa. Dans l’histoire universelle, aucun despote n’a cumulé comme toi un sourire béat qui désarme tout le monde, un aspect rondouillard qui n’effraie personne, des froncements de sourcils qui ne feraient pas peur au moindre marmot de la maternelle, et des lapsus publics (tiens, pas mal, celui de Tunis !) qui, en te rendant opportunément ridicule, te préservent durablement de paraître odieux.Ajoute à ça que tu es censé être de Gôche, donc un zentil par définition. Alors, tu peux laisser le petit Nicolas croupir dans sa petite cellule ; tu peux employer contre des zozos non-violents des matraqueurs-gazeurs trois fois supérieurs en nombre ; tu peux, dans un autre registre, couler d’un seul coup le navire de la blonde Delphine – bref, tu peux multiplier les vilenies sans avoir l’air d’un vilain. Tu es un autocrate sans la gueule de l’emploi. Une chance inestimable pour toi, Cornephysique !

    Ta démocrassie, c’est une magnifique manière de te payer la tête des petits, des prolos et des pauvres. Officiellement, tu es socialiste. Moi, je sais que tu es sociétaliste. Nuance ! Tu as compris que les ouvriers ne sont plus à la mode. Les masses laborieuses, ç’a eu payé, mais ça paye plus. Les héros du travail, c’est fini. Dans ta démocrassie, il n’y a plus de héros (ils seraient encombrants), et pas beaucoup de travail non plus. Plutôt que de tenir tes promesses à de candides trimardeurs des usines et des chantiers (z’avaient qu’à être banquiers, merdre !), plutôt que de passer tes nuits à chiader des plans contre la désindustrialisation (y a déjà le petit Arnaud qui se monte le bourrichon avec ça : tu pourras le pousser un jour dans la trappe-à-ministres), tu sais qu’il vaut mieux faire plaisir au Père Berge-Hait et à ses copains. Le social est mort, vive le sociétal ! Tant pis pour les prolos, pensons aux zomos (enfin, à ceux qui ont de la phynance, et en abondance, pas vrai ?). En chœur, toi et moi, nous disons merdre au Père Hugo, merdre à Marx, à Jaurès, à toute la pensée socialiste des deux siècles derniers, et merdre à toute l’interminable philanthropie judéo-chrétienne. Sabre à finances, ça fait du bien !

    Ta démocrassie, c’est une sublime politique des pulsions en tout genre. Toi et moi, nous disons merdre à Montesquieu, qui liait la démocratie à la vertu, ce raseur. La vertu est morte, vive le caprice ! Le principe de réalité est ringard, vive le principe de plaisir, bougre de merdre ! Laisse-les jouir sans entraves, tes sujets, et ils sentiront moins d’autres entraves, ils oublieront que les grands médias t’obéissent, ils ne feront plus attention au phoutage de gueule généralisé, ils ne penseront plus que tes anaphores étaient du bidon, ils te rééliront les yeux fermés. Quand des gonzesses écrivent sur des murs de Paris « Ni Dieu ni mec », elles ne savent pas de quel maître (z’ont peut-être oublié le mot) elles se font les esclaves. Quand les mêmes défilent dans les rues en hurlant qu’elles veulent un zizi (si, si, je les ai entendues de mes oneilles), c’est autant d’heures qu’elles ne passent pas à se battre pour leurs salaires. Quand des mouvements d’une Gôche un peu moins décolorée que la tienne manifestent pour le droit à changer de sexe comme de culotte, ils ne peuvent pas gueuler en même temps des slogans pour les retraites, pour la justice sociale ou pour la liberté d’expression.On peut pas tout faire à la fois ni penser à tout. Le plaisir, François, c’est encore plus efficace que la matraque. Tes sujets, tiens-les par le sexe comme d’autres monarques tiennent les leurs par la vodka. Tu as bien commencé. Ton règne pourra durer longtemps, Cornegidouille !

    Le Père Ubu http://www.printempsfrancais.fr

  • IMMIGRATION ET CONFLIT AU MOYEN ORIENT

    Dans les années 85-86... les juifs de France défendaient les immigrés musulmans en faisant le pari qu'ils se protégeaient eux-mêmes en défendant les immigrés. C'était l'époque de SOS Racisme qui flamboyait avec Harlem Désir et Bernard-Henri Lévy. Actuellement on peut se demander si avec le conflit israëlo-palestinien, la communauté juive se sent protégée par la présence d'une importante communauté musulmane qui ne fait que croître. Les Juifs de France ont aussi joué avec le feu sur l'immigration. On annonce sans cesse des incendies de synagogues dans les banlieues sans que cela ne mette la France entière dans la rue alors qu'avant, il suffisait qu'un skinhead dessine une croix gammée sur une synagogue pour que tous les médias s'emparent de l'affaire, avec manifestations dans les rues, et interventions politiques et syndicales dans les écoles...
    Dans la série chère à Bernard Stasi « l'immigration : une chance pour la France », on s'aperçoit qu'à chaque conflit existant sur la planète cela donne prétexte à toutes sortes de communautés de s'étriper sur la place publique devant des Français ébahis.
    Le conflit israëlo-palestinien est aussi riche en enseignements pour la France. Lorsque 20 % d'une population (pourcentage des Palestiniens en Israël) ne fait pas corps avec le pays dans lequel elle vit cela se retourne toujours contre ce pays. On est hélas en France dans une situation similaire. Les Palestiniens peuvent difficilement se sentir chez eux en Israël dans un pays fait uniquement par des Juifs pour des Juifs. Les Palestiniens de Gaza et de la Cisjordanie ont naturellement été solidaires de leurs frères.
    En France, vue la juxtaposition de communautés différentes, le service militaire n'a plus de sens et on l'a donc supprimé. On ne pouvait pas apprendre pendant le service militaire à tuer et à saboter dans les commandos de l'armée française et instruire ainsi de jeunes islamistes de banlieues. On a donc stoppé le service pour tous, jugé trop dangereux.
    Certains à juste titre ne croient pas à la guerre entre Israël et les Palestiniens car le rapport de forces est trop disproportionné (lance pierres et quelques pétoires contre une armée organisée avec chars et hélicoptères blindés). Pour se battre, il faut être deux partenaires de force comparable ce qui n'est pas le cas. Il faudrait alors qu'un pays arabe puissant accepte d'envoyer ses soldats mourir au service de la Palestine. Le conflit ne pourra donc qu'être un harcèlement perpétuel dans le but de gêner Israël et de faire pression sur ce pays et la communauté internationale. La seule force «guerrière» des Palestiniens est d'être (très) pauvres et de n'avoir donc rien à perdre. Cette situation de guérilla pourrait exister en France dans les banlieues. Au lieu d'attaquer les droites nationales et de voir la main de l'extrême droite partout, ce qui est commode, les dirigeants français feraient mieux de réfléchir et prévoir, plutôt que de nous servir une fois de plus un discours bêlant. Comme si le vocabulaire creux et vide de Chirac « indignation, actes inacceptables, valeurs républicaines... » changeait le cours des événements et avait la moindre prise sur les jeunes Arabes des banlieues.
    La culpabilité vis à vis de la seconde guerre mondiale ne joue absolument pas.
    Le général Sharon a compris que la paix est plus dangereuse pour son pays que la guerre. Car vue l'évolution démographique, un peuple riche et embourgeoisé comme le sont devenus les Israéliens ne peut être qu'appelé à disparaître. Sharon a donc décidé de casser le processus de paix pour de nouveau aguerrir son peuple. La petite promenade sur l'esplanade des mosquées a été bien calculée. La similitude avec la France existe. Dans un contexte où l'on parle sans cesse de construction européenne qui garantit la paix et de prospérité économique, le peuple français engraissé et totalement anesthésié disparaît à petit feu. Depuis cinquante ans la paix sur le sol français a infiniment plus détruit le peuple français et même les peuples européens que n'importe quelle guerre. Selon les démographes, il y a environ six millions de musulmans en France, chiffre qui double tous les vingt ans. Donc au milieu du XXIe siècle, la religion musulmane sera la première religion de France. On ne peut que souligner la lâcheté des dirigeants français qui cachent la vérité aux Français. Le réveil s'il existe sera d'autant plus brutal. Il faut souhaiter que l'homme blanc finisse par se réveiller au bord de la tombe.
    par Patrice GROS-SUAUDEAU  2000

  • Edito de L'AF 2866 : L'Amérique à l'écoute

    L’ébullition politique, tant au plan national qu’européen, entourant les prétendues révélations du Spiegel sur la portée des écoutes américaines, aurait été du plus haut comique si elle ne confirmait pas l’état de vassalité dans laquelle les Etats-Unis tiennent les pays européens et singulièrement la France...

    ...depuis au moins 1945 et plus exactement même depuis la fin de la Première guerre mondiale, dont nous commémorons le centenaire de la déclaration l’an prochain. Il faut en effet toujours prendre du recul et dépasser l’effervescence d’une phénomène pour en extraire le précipité et comprendre sa nature profonde.

    Les accusations du Spiegel, fondées sur des documents confidentiels transmis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden, ne font que confirmer ce que, il faut du moins l’espérer, les Etats européens et la Commission européenne savaient depuis toujours : oui les Américains nous écoutent, oui, il nous espionnent, et ils le font parce qu’il y trouvent leur intérêt. Aussi convient-il, plutôt que de le leur reprocher — nous devrions pour notre part consacrer à des écoutes réciproques davantage de moyens — de prendre les déclarations indignées de nos dirigeants nationaux et européens pour ce qu’elles sont : du théâtre en direction des peuples. Dès 1980, l’affaire Echelon avait révélé au grand public la surveillance au niveau planétaire, opérée par les Américains, avec déjà, pour l’Europe, la complicité des Britanniques, des communications téléphoniques, de télécopie, puis, à leur apparition, des messageries électroniques transitant par les satellites de communication, voire les communications diplomatiques par ondes courtes, un logiciel étant dédié au filtrage des messages en fonction d’un lexique pré-choisi. Or jamais l’Europe n’a conditionné la bonne qualité de ses rapports avec les Etats-Unis à la loyauté de l’Oncle Sam. Pourquoi ? C’est là que nous revenons à l’histoire. Parce que les Etats-Unis ont commencé d’imposer à l’Europe à la faveur de la Première guerre mondiale une mainmise à la fois idéologique et politique qui est devenue, à la faveur de la Seconde — nous écrivons bien « à la faveur » car du point de vue américain, ces deux guerres ont été une aubaine — une hégémonie culturelle et économique (plan Marshall) que d’aucuns ont justifiée jusqu’en 1989 par le danger communiste. Et s’ils n’ont pu forcer la planète, après la chute du Mur de Berlin, à accepter leur hyperpuissance unilatérale — version américaine de la fin de l’histoire —, ils n’en ont pas continué d’imposer leur cadre à un « projet européen », qui n’a jamais été conçu par ses promoteurs, notamment français (qu’il s’agisse de Jean Monnet, de Robert Schuman ou de Léon Blum) indépendamment de la « protection » des Etats-Unis, c’est-à-dire de la soumission à leurs intérêts. Comme le prouve suffisamment la servilité continue avec laquelle les Européens s’empressent, sans jamais exiger de réciprocité, de satisfaire les exigences américaines, s’agissant notamment du transfert des données des passagers aériens européens aux autorités américaines ou, tout simplement, de l’ouverture, qui sera peut-être simplement retardée par décence [1], d’un traité de libre-échange transatlantique, qui permettra au renard américain d’entrer désormais en toute liberté dans le poulailler européen, l’arbre de la question culturelle dissimulant la forêt des abandons bientôt consentis par les Européens, tant en termes économiques, qu’en matière de propriété intellectuelle et de préservation de la qualité des produits et d’un mode de vie étranger au tout-consumérisme outre-atlantique.

    C’est pourquoi lorsque Michel Barnier, seul commissaire européen français, tweete : « Clarté, vérité et transparence : c’est ce qu’on peut et doit attendre de nos amis et alliés. Les explications américaines sont nécessaires et urgentes », il continue de prendre les Français et les Européens pour des imbéciles : nous ne vivons pas au pays des Bisounours, et si les Américains ont pu apparaître au cours de l’histoire comme nos alliés — au même titre, et certainement pas plus, que les Russes puis les Soviétiques —, ils ne sont certainement pas nos « amis », comme le sait, du reste, fort bien Barroso qui se contente de son rôle de valet d’Obama — un rôle qu’il a maladroitement surjoué à propos de la question de l’exception culturelle. Il n’en reste pas moins — et ce serait le seul effet heureux de cette affaire des écoutes — que l’icône du « premier-président-noir-des-Etats-Unis » pourrait enfin être sérieusement écornée auprès d’une opinion publique qui, en Europe, et à la suite de la propagande de media gardiens de l’ordre américain, s’était majoritairement retrouvée sur l’image d’un Obama nouveau messie d’une Amérique de paix et d’amour... — en quelque sorte une résurrection mais en mieux, puisque issue de la « diversité », du président Wilson... alors qu’il s’agit précisément de la version la plus dangereuse de l’impérialisme américain.

    Hollande, en déplacement à Lorient, a patriotiquement déclaré le 1er juillet : « Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés. Nous demandons que cela cesse immédiatement », ajoutant que « les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications ». Quant on sait que François Hollande est le premier « Young Leader » de la FAF — ... pour French American Foundation, groupe de pression chargé de promouvoir les intérêts américains dans le monde —, à être devenu président de la République française (promotion de 1996) et que son gouvernement en comprend quatre autres — Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem —, sans oublier son conseiller Aquilino Morelle, on peut être certain de la détermination de notre vénéré Geôlier pour tous à défendre l’intérêt national.

    Geôlier pour tous ? Plus encore que la condamnation, qui pouvait être sans lendemain, la mise en détention immédiate de Nicolas Bernard-Buss restera une tâche indélébile sur le mandat de Hollande. Taubira, pour justifier la séquestration de ce pacifique veilleur, interpellé sans aucune base légale par la police politique de Valls, a osé invoquer les lois répressives adoptées sous le quinquennat de Sarkozy. Comment expliquer dans ces conditions que ces mêmes lois épargnent la prison aux délinquants ? Une justification mensongère est un aveu de culpabilité : Nicolas Bernard-Buss est bien un prisonnier politique. Hollande avait déclaré en 2012 qu’il ferait de la jeunesse la priorité de son mandat. Voilà une promesse tenue... mais en renouant avec la triste pratique des prisonniers politiques. En visant délibérément un jeune étudiant brillant, dans le seul but de « terroriser » une jeunesse généreuse et pacifique, mais déterminée à refuser le monde inhumain que l’idéologie totalitaire au pouvoir veut lui imposer, Hollande a montré son vrai visage : celui d’un apprenti-dictateur entouré de fanatiques — Taubira, Belkacem, Peillon pour ne citer que les plus caricaturaux et les plus haineux — et déterminé à violer les libertés publiques si c’est le prix à payer pour traduire en acte une volonté morbide de changer de force la société et les comportements. Le dernier projet en date : imposer le congé parental aux hommes et la lutte contre les « stéréotypes sexués » à la télévision... Imposer, imposer...

    Face à une élite politique, qui redouble la désagrégation économique par la désagrégation sociétale et qui est, par ailleurs, complètement discréditée par son haut niveau de corruption, les Français ont commencé à montrer, eux aussi, qu’ils n’hésiteraient pas, en cas de besoin, à entrer en résistance.

    François Marcilhac - L’AF 2866  http://www.actionfrancaise.net

    [1] : La décision de Hollande de refuser le survol du territoire français au président bolivien soupçonné de ramener dans son pays Snowden et celle d’ouvrir finalement les négociations sur le traité transatlantique à la demande de Merkel ne font que confirmer la profonde vassalité de notre "Young leader" Hollande.

  • Avec vos impôts, la France finance les lobbies LGBT en Côte d'Ivoire

    Lu ici

    "La Coopération française a octroyé une somme de 30 millions FCFA à une ONG ivoirienne pour la promotion de l’homosexualité. Une importante somme d’argent destinée à encourager les efforts fournis par ce pays dans le cadre de l’intégration des homosexuels dans sa société. Un modèle de référence qui vaut aujourd’hui à la Côte d’Ivoire l’appellation de « terre d’asile des homosexuels »

    30 millions FCFA (45.735 euros), tel est le montant dégagé le 25 juin par la Coopération française pour promouvoir et vulgariser les droits des homosexuels en Côte d’ivoire. Selon La dépêche d’Abidjan, la convention a été signée au siège de l’ONG Alternative Côte d’Ivoire, sis à Cocody-Angré entre cette ONG, présidée par Touré Claver, lui-même homosexuel, et la France.

    Selon le journal, le financement des activités des homosexuels de Côte d’Ivoire n’est pas nouveau. Le programme d’urgence du programme des États-Unis pour la lutte contre le sida (Pepfar) finance déjà les activités des minorités sexuelles".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le mariage pour tous et la Fin de l’Histoire

    Le mariage pour tous, les Google babies, le tout-robotique, la dissolution des nations et des sexes montrent au moins une bonne chose : l’espèce humaine est à bout de souffle et se sent, à l’exception de la minorité chrétienne, dans la nécessité d’être remplacée. C’est pourquoi je ressens le besoin de reprendre la plume pour évoquer à nouveau Kojève et sa "Fin de l’Histoire".

    En dépit des guerres et des crises financières qui nous menacent de tous côtés, l’expression Fin de l’Histoire a fait le tour du monde. Elle n’est pas de Francis Fukuyama, mais de son inspirateur, un russe blanc émigré à Paris, Alexandre Kojève, esprit universel du niveau de Nabokov, professeur de sanscrit et auteur des meilleurs commentaires de la philosophie de Hegel. Fonctionnaire à la CEE vers la fin de sa vie, choix qui relevait chez lui d’un apostolat, Kojève s’est efforcé de comprendre pourquoi nous allions vivre des temps si ennuyeux. Voici comment il définit la Fin de l’Histoire dans ses notes célèbres sur Hegel, écrites en 1946.

    « En fait la fin du Temps humain ou de l’Histoire signifie tout simplement la cessation de l’Action au sens fort du terme. Ce qui veut dire pratiquement : - la disparition des guerres et des révolutions sanglantes... Mais tout le reste peut se maintenir indéfiniment ; l’art, l’amour, le jeu, etc., etc. ; bref, tout ce qui rend l’Homme heureux. -Rappelons que ce thème hégélien, parmi beaucoup d’autres, a été repris par Marx. »

    Ce bonheur de l’homme de la Fin de l’Histoire a aussi été prédit par Nietzsche dans "Zarathoustra" (« le dernier homme qui a inventé le bonheur ! ») et par Tocqueville dans des pages célèbres et magnifiques : « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. »

    Kojève ne nie pas le danger inhérent à cette Fin de l’Histoire : l’homme risque en effet de devenir un petit animal heureux, « un oiseau construisant son nid ou une araignée tissant sa toile ». Il redeviendrait même un jeune animal joueur, comme dans les films de Walt Disney ! Par une vision géniale, Kojève pressent même le devenir de l’espèce humaine livrée à la technologie, au téléphone et aux réseaux. C’est un avenir d’insecte communiquant.

    « Les animaux de l’espèce Homo sapiens réagiraient par des réflexes conditionnés à des signaux sonores ou mimiques et leurs soi-disant "discours" seraient ainsi semblables au prétendu "langage" des abeilles... Car il n’y aurait plus, chez ces animaux post historiques, de connaissance du Monde et de soi. »

    Sur le plan historique et en pleine guerre froide, Kojève remarque plus tard que finalement Russes et Américains ne s’opposent pas. Or on est en 1959 ! Le but est le même, le confort matériel et le bonheur de tous. Pour lui les jeux sont faits depuis Napoléon et la Révolution française. Ce n’est pas pour rien que Kant avait troublé sa promenade à l’annonce de la prise de la Bastille, ni que Hegel avait parlé d’âme du monde à la vue de l’empereur en 1806.

    « En observant ce qui se passait autour de moi et en réfléchissant à ce qui s’est passé dans le monde après la bataille d’Iéna, j’ai compris que Hegel avait raison de voir en celle-ci la fin de l’Histoire proprement dite. Dans et par cette bataille, l’avant-garde de l’humanité a virtuellement atteint le terme et le but, c’est-à-dire la fin de l’évolution historique de l’Homme. Ce qui s’est produit depuis ne fut qu’une extension dans l’espace de la puissance révolutionnaire universelle actualisée en France par Robespierre-Napoléon. »

    Kojève relativise alors tout le vécu moderne, même le plus tragique : la colonisation, les deux guerres mondiales, le nazisme, le communisme, la décolonisation, le tourisme, l’ONU, le centre commercial, tout annonce la réalisation de la Fin de l’Histoire ! Cette Fin de l’Histoire suppose un triomphe du modèle américain, mais pas pour des raisons politiques. Car pour Kojève l’Amérique est la terre de la Fin de l’Histoire et même la réalisatrice du marxisme ! C’est le feuilleton Happy days !

    « On peut même dire que, d’un certain point de vue, les Etats-Unis ont déjà atteint le stade final du "communisme" marxiste, vu que, pratiquement, tous les membres d’une "société sans classes" peuvent s’y approprier dès maintenant tout ce que bon leur semble, sans pour autant travailler plus que leur coeur ne le leur dit... J’ai été porté à en conclure que l’American way of life était le genre de vie propre à la période post-historique, la présence actuelle des Etats-Unis dans le Monde préfigurant le futur "éternel présent" de l’humanité tout entière. »

    L’expression d’éternel présent a été reprise par Guy Debord et les situationnistes pour caractériser la société spectaculaire contemporaine. Plus loin Kojève ajoute même ces lignes propres à choquer un marxiste-léniniste des années 1950 : « les Russes et les Chinois ne sont que des Américains encore pauvres, d’ailleurs en voie de rapide enrichissement. »

    Il fallait le dire, en plein maoïsme !

    Le seul (petit) salut qui viendrait à l’homme, si l’on voulait éviter cette entropie de la médiocrité et du petit bonheur, serait le modèle japonais. Pour Kojève en effet le modèle japonais avait connu trois expériences de Fin de l’Histoire. Au cours de ces périodes le Japon avait développé une civilisation harmonieuse, une culture artistique très personnelle : et Kojève de citer le théâtre Nô, la cérémonie du thé et l’art des bouquets de fleurs. Presque optimiste, Kojève prévoit alors un devenir-artiste de l’Humanité en 1959 :

    « Ce qui semble permettre de croire que l’interaction récemment amorcée entre le Japon et le Monde occidental aboutira en fin de compte non pas à une rebarbarisation des Japonais, mais à une "japonisation" des Occidentaux (les Russes y compris). »

    Kojève, que je soupçonnerais presque d’être un agent de la CIA, de l’impérialisme et du Mikado (!!!), théorise donc un futur en deux branches : un futur animal de consommation de masse, de type américain ; et un autre de type aristocratique et artistique, de type nippon. La fin du communisme économique en Chine, en Russie et dans le reste du monde, l’américanisation culturelle et technologique de la planète, le développement de la communication et de l’individualisme festif, la culture du snobisme universel (prophétisée sous Victoria par Thackeray) ont donné raison à ses analyses étonnantes.

    Ce bonheur d’homme creux est-il supportable ? Car l’humanité adulte vue par Kant et par Hegel retombe en une festive enfance en vieillissant très vite. Et on comprend pourquoi elles avaient suscité, ces prévisions, une forte hypocondrie chez Hegel, entre sa vingt-cinquième et sa trentième année. Et Kojève de terminer sur ces lignes tristes et belles :

    « Mais, finalement, Hegel a surmonté cette "Hypochondrie". Et, devenant un Sage par cette acceptation dernière de la mort, il se réconcilie définitivement avec tout ce qui est et a été, en déclarant qu’il n’y aura jamais plus rien de nouveau sur terre. »

    Allons bon ! L’oncle Sam, faute d’envoyer un nouvel homme dans l’espace, lâchera bien une bombe sur Téhéran ! Mais pour Kojève, ce sera toujours de la Fin de l’Histoire. Le show américain, ce n’est plus de l’Histoire.


    Alexandre Kojève, "Introduction à la lecture de Hegel", Gallimard.
  • Une vision alternative de ce qui se joue en Syrie

  • Egypte : chute de « l’islam politique » pour Bachar al Assad

    DAMAS (NOVOpress) – Le président syrien Bachar al Assad, combattu par les rebelles islamistes depuis plus de deux ans, a estimé mercredi que la destitution du président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, signifiait l’échec de l’islam politique. « Le résumé de ce qui se passe en Egypte, c’est la chute de ce que l’on appelle l’islam politique », estime le chef d’Etat syrien. L’armée égyptienne a annoncé dans un message télévisé mercredi soir avoir écarté Morsi, suspendu la Constitution et annoncé la tenue d’une élection présidentielle anticipée en Egypte. La branche syrienne des Frères musulmans joue aujourd’hui un rôle crucial dans le coalition nationale de l’opposition syrienne en exil.

     

    L’Egypte est un pays sunnite, de même que la plupart des rebelles syriens hostiles au régime de Bachar el-Assad. A la lumière des événements égyptiens, Bachar al Assad a ajouté : « Quiconque se sert de la religion dans le champ politique pour favoriser un groupe aux dépens d’un autre tombera où que ce soit dans le monde ». Une réponse claire et nette au slogan « L’islam est la solution » des Frères musulmans. Car à la différence de l’Egypte, les chrétiens ne sont pas persécutés par l’Etat en Syrie mais par les terroristes islamistes. Des villages chrétiens sont exterminés, tandis que 1.700 églises ont été profanées ou détruites par les « révolutionnaires » islamistes en Syrie.

    http://fr.novopress.info/