
Tribune de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, parue dans Valeurs Actuelles :

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Tribune de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, parue dans Valeurs Actuelles :

Aliette Espieux, porte-parole de la Marche Pour La Vie, décrypte la loi d’Albane Gaillot sur l’avortement.
L’Assemblée nationale a accepté, mardi 30 novembre 2021, d’allonger jusqu’à 14 semaines le délai légal de recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse mais a, en revanche, refusé de supprimer la clause de conscience spécifique à l’avortement. Le texte est pour l’heure entre les mains du Sénat.

La société Worldometer a publié le 31 décembre un rapport montrant que l’avortement a été la première cause de décès dans le monde en 2021 avec 42,6 millions de morts. Cela élève l’avortement au niveau d’un génocide.
Les décès, toutes causes confondues, se sont élevés à 101,5 millions de personnes : ceux dus à l’avortement à 42,6 millions.

D’après les chiffres de l’INSEE accessibles ici, voici l’évolution de la mortalité en France métropolitaine depuis l’an 2000 (et en attendant les chiffres de 2021) :

Soit une hausse de 43 754 décès entre 2019 et 2020 (+6,5%), de 33 238 entre 2018 et 2020 (+4,8%), de 25 224 entre 2017 et 2020 (+3,6%)…
Si la thématique de l’avortement n’est quasiment jamais abordée par les candidats à la présidentielle, elle n’en demeure pas moins d’actualité : le 19 janvier prochain, le Sénat devra se prononcer sur l’allongement de 12 à 14 semaines du délai légal pour avorter. Pour Boulevard Voltaire, c’est l’occasion d’interroger Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie, une manifestation qui, tous les ans, rassemble les opposants à l’avortement. Elle est fixée, cette année, le dimanche 16 janvier 13 h 30 à Paris.

Le Canard Enchaîné évoque la crise des maternités, passées de plus de 1300 en 1975, année de la légalisation de l’avortement, à moins de 500 aujourd’hui :
Décidément, les voies du Seigneur sont bien impénétrables si l’on considère les grandes manœuvres de ces derniers jours, à Strabourg, alors que l’échéance du départ de David Sassoli, le président du Parlement européen, approche. Mardi 14 décembre, le sujet a animé nombre de débats entre eurodéputés. Car, quarante-deux ans après avoir porté à la tête de l’institution Simone Veil, qui venait de légaliser l’interruption volontaire de grossesse en France, les parlementaires européens sont tentés d’y élire une autre femme, la Maltaise Roberta Metsola, membre du Parti populaire européen (PPE, droite) qui n’a jamais caché son opposition à l’avortement !


Lu sur IFN :
Le délai de réflexion que les lois de certains pays imposent aux mères avant l’avortement fonctionne dans un nombre important de cas. La confirmation vient d’Irlande. Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé, environ 20 % des femmes qui avaient initialement demandé un avortement ont changé d’avis.
La règlementation irlandaise, en vigueur depuis janvier 2019, stipule qu’il doit y avoir un délai de réflexion d’au moins trois jours entre la première consultation et l’intervention chirurgicale pour retirer le bébé de l’utérus. C’est le cas si vous avez l’intention d’avorter au cours du premier trimestre de la grossesse, c’est-à-dire dans le délais légal pendant lequel un avortement est autorisé sans motif précis. Pour les avortements au cours des deuxième et troisième trimestres, en cas de diagnostic de malformation du foetus ou de risque pour la santé de la mère par exemple, la loi n’exige aucun délai de réflexion.

Confrontées à une grossesse imprévue, non désirée, nombre de femmes subissent harcèlement et pressions pour les conduire à avorter. Pressions et harcèlement sont des réelles violences faite aux femmes qui la subissent et sont reconnues comme telles par la loi. (Code pénal – Section 3bis – Art 222-33-2-2)
L’avortement est trop souvent imposée par les hommes sous le prétexte qu’ « un enfant ça se fait à deux ». Or les hommes ne portent pas les enfants, ils ne ressentent pas les symptômes de la grossesse comme les femmes. Pour certains hommes, confrontés à une grossesse imprévue, l’avortement est une solution d’autant plus facile que ce n’est pas eux qui le subissent.