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culture et histoire - Page 814

  • « Une Bibliothèque idéale » : un acte de résistance contre le déracinement de la jeunesse européenne

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    Par Michel Geoffroy, essayiste, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples  

    Il faut saluer l’initiative salutaire d’Anne-Laure Blanc, de Valérie d’Aubigny et d’Hélène Fruchard qui viennent de publier un excellent guide Une Bibliothèque idéale. Que Lire de 0 à 16 ans, aux éditions Critérion/Fondation pour l’Ecole. Il s’agit en effet d’un guide destiné aux familles, aux écoles, aux enseignants et aux bibliothèques pour les aider à sélectionner quels livres proposer aux enfants et aux adolescents. Pour les distraire mais aussi pour leur faire aimer la lecture et découvrir la richesse de notre patrimoine littéraire et de notre culture.
    A l’âge de la tyrannie du numérique, de l’idéologiquement correct et de la submersion de la sous-culture nord-américaine, cette ambition est déjà tout un programme. Un programme de résistance à la gigantesque entreprise de déculturation de la jeunesse européenne. Comme le rappellent les auteurs, Jean-Jacques Rousseau ne recommandait-il pas déjà de ne faire lire qu’un seul livre aux enfants ? C’était… Robinson Crusoé.

    Une œuvre collective

    Ce guide est aussi une œuvre collective puisqu’il reprend et enrichit les travaux du blog Chouette un livre ! et du site 123loisirs.com.
    C’est donc le fruit de ce travail en commun, entrepris dans la durée, que nous livrent Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard, toutes trois passionnées de littérature jeunesse et expertes en la matière.

    Leur guide s’ouvre d’ailleurs sur une remarquable histoire de la littérature de jeunesse et ses vicissitudes à l’époque moderne. Elle montre comment cette littérature a été longtemps conçue comme un tremplin vers l’accès à la culture et comme le moyen de diffuser des valeurs positives dans la jeunesse. D’où aussi la loi du 16 juillet 1949 sur la protection de la jeunesse, aujourd’hui ouvertement bafouée par certains éditeurs.

    L’amnésie programmée

    Mais ce modèle a été mis à mal avec l’avènement du marketing mondial d’une littérature conformiste et standardisée, qui organise sur une grande échelle le déracinement mémoriel. Avec le terrorisme audiovisuel qui fait reculer la capacité de concentration et donc la lecture.

    Avec enfin le rouleau compresseur de l’Education nationale qui, au nom de l’utopie égocentrique d’une auto-construction des savoirs, organise sciemment la rupture de la transmission culturelle. Une utopie car, comme l’écrit si bien Renaud Camus, « l’œil est idiot » : sans le soutien d’une culture on peut certes regarder le monde, comme on regarde la télévision, mais on ne peut pas le comprendre ni apprécier sa richesse. Ni encore moins agir dessus.

    Mais n’est-ce pas justement ce que recherche un Système qui n’a besoin que d’une ressource humaine amnésique et donc manipulable à l’envi ?

    Revenir aux fondamentaux

    Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard nous proposent au contraire de revenir aux fondamentaux de notre culture et de faire entrer l’enfant puis l’adolescent dans le monde enchanté mais formateur des contes et des légendes, des belles histoires, des romans historiques, des ouvrages religieux et des trésors de notre littérature classique. Mais aussi d’avoir recours aux beaux livres, bien écrits, avec de belles illustrations, pour stimuler le sens esthétique.

    Le guide a sélectionné pour ce faire près de 2 000 titres, classés par âge des lecteurs, par nature de livres et accessibles pour toutes les bourses : contes, abécédaires, aventures, histoire, romans, grands auteurs, etc. Il s’agit bien d’une sélection et les auteurs ne s’en cachent pas : à chacun d’y trouver son bonheur, de forger ses propres « clés » de lecture – voire de faire partager d’autres trouvailles.

    Mais leur choix permet justement de s’orienter dans le maquis – sinon le marécage – des publications destinées aux enfants et qui représente 14 % du marché de l’édition (hors bandes dessinées) : une bonne affaire pour certains mais pas forcément pour les familles.

    En outre leur choix est explicité car il s’appuie sur un « carré magique » : le respect de la langue française, la qualité esthétique du livre, la cohérence avec les valeurs morales et les traditions de notre société, enfin un regard positif et optimiste porté sur les personnages et les situations.

    Bref, tout le contraire du conformisme repentant, déracinant, consumériste voire LGBT friendly que le Système impose à nos enfants !

    Suivez le guide !

    Le guide, didactique, est enfin très bien conçu pour être d’usage facile, car il repose sur une progression en fonction de l’âge, avec notamment une découverte graduée des grands auteurs classiques mais pas seulement : les romans policiers, les romans d’aventure et la science-fiction ont aussi droit de cité ! Il s’agit en effet d’un guide actuel et non pas passéiste. Les Petites Filles modèlesaccueillent bien volontiers la Famille Saint-Arthur et le Prince Eric de Serge Dalens y côtoie le Sergent Flamme du Capitaine Caval. De même, les grandes figures mythologiques y conversent avec les héros de notre Moyen Age, croqués par des plumes contemporaines de qualité.

    L’ouvrage comporte aussi des monographies sur des auteurs incontournables comme les frères Grimm, Jules Verne ou la comtesse de Ségur, un index détaillé des auteurs et des illustrateurs ainsi que différents tableaux de synthèse.

    Lire c’est résister

    On retiendra pour conclure, la belle recommandation qu’Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard adressent aux parents ou aux enseignants : lisez d’abord les livres que vous offrirez à vos jeunes lecteurs.

    À l’âge de l’ahurissement médiatique de masse, lire c’est aussi résister.

    Ce n’est pas pour rien si les auteurs recommandent la lecture du chef d’œuvre de Ray Bradbury Fahrenheit 451….

    Michel Geoffroy 27/09/2018

    Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard, Une Bibliothèque idéale. Que Lire de 0 à 16 ans, 2018, Éditions Critérion/Fondation pour l’Ecole, 286 p., 17,90 €

    https://www.polemia.com/une-bibliotheque-ideale-acte-resistance-deracinement-jeunesse-europeenne/

  • La Nouvelle Librairie a organisé avec succès sa première dédicace avec Eric Zemmour

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    C’était un événement dans le Quartier latin. Malgré les menaces et intimidations de mouvements antifascistes, la venue d’Eric Zemmour hier à la Nouvelle Librairie a rencontré un succès inattendu. Une manche gagnée pour François Bousquet et la revue Eléments, qui ont récemment rouvert l’ancienne librairie de l’Action française, en plein Quartier latin, 11 rue de Médicis. Un important dispositif policier protégeait la librairie toute la journée, et plusieurs militants d’ultra-gauche ont été arrêtés.

    Pour leur première signature, ils ont invité Eric Zemmour, en pleine polémique sur la sortie de son livre.

    Plus de 400 personnes ont pu rencontrer Eric Zemmour et obtenir une dédicace de son dernier livre. Intitulé « Destin Français ».

    Lire la suite

  • Destin français, d’Éric Zemmour

    3153493209.jpgC'est une intéressante recension du dernier livre d'Eric Zemmour que Gabrielle Cluzel nous donne ici. [Boulevard Voltaire, 18.09].  

    Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel participe - d'ailleurs toujours brillamment - à certains de nos colloques et conférences, dont quelques unes sont les siennes propres.   LFAR

    L’œuvre d’Éric Zemmour est un peu comme Star Wars : elle a commencé par la fin, et ce n’est qu’ensuite que l’on comprend, en revenant aux sources. Après Le Suicide français, voici Destin français, magnifique fresque historique qui tient de Bainville, de Castelot, de G. Lenotre, de Bordonove et n’est à la fois rien de tout cela. C’est l’Histoire de France incarnée, spirituelle, prophétie biblique : « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées… » Le péché originel des parents sera expié par les fils. « L’Histoire ne repasse pas les plats », disait Céline, mais elle accommode les restes, pour les servir des siècles plus tard : « La France semble condamnée à revivre sans cesse la même histoire, à revivre sans cesse les mêmes passions délétères. »

    Zemmour compare la France à une mourante qui verrait défiler devant ses yeux toute sa vie : « Elle semble repasser par toutes les étapes de son existence millénaire. »

    Chaque chapitre est peu ou prou consacré à une figure emblématique – Clovis, Saint Louis, François Ier, Richelieu, La Pompadour, Robespierre, Napoléon, Clemenceau, Pétain, de Gaulle… – dont le destin s’est un moment confondu avec celui de la France, et dont le courage ou la pusillanimité, la clairvoyance ou l’aveuglement, la détermination ou la légèreté ont infléchi le cours de la vie de nos aïeux, et le cours de la nôtre qui lui est indissolublement lié.

    Il est des livres succincts dont on dit, riant, que s’ils tombent, ils ne risquent pas de vous casser le pied… Méfiez-vous de ne pas laisser choir celui-ci. Et pourtant, aucune longueur. Le livre est lourd mais la plume légère.

    Éric Zemmour l’a dédié à ses parents, et c’est à eux qu’il consacre les première pages, surprenant ses lecteurs qui le savent peu prompt à s’épancher – la proximité de Christine Angot, sur les plateaux, l’a sans doute vacciné. C’est qu’ils sont l’alpha et l’omega de ce bouquin-là : il leur doit son inextinguible fibre française. Pieds-noirs, descendants de Berbères soucieux de faire à Rome comme les Romains (donc, de donner des prénoms « du calendrier » à leurs enfants – confer une controverse récente), ils s’agacent de s’entendre qualifier de « juifs de France » quand ils se considèrent « Français juifs ».

    Éric Zemmour opte résolument pour le roman national, mais un roman qui ne s’inscrirait pas comme le Lavisse dans le courant romantique mais serait résolument réaliste : le féminisme beauvoirien tel que présenté par Éric Zemmour a quelque chose de bovarien, Simone aurait dû s’appeler Emma, James Rothschild a les traits de Nucingen et l’Italienne Catherine de Médicis les états d’âme d’une héroïne de Stendhal. Il les décrit comme ils sont, sans les noircir ni les idéaliser. Le manichéisme ne passera pas par lui et les titres des chapitres respectivement consacrés à Pétain et de Gaulle – « L’homme qu’il faut détester »« l’homme qu’il faut aimer » – parlent d’eux-mêmes. Il sort même du placard de grands oubliés, depuis longtemps remisés parce que trop étrangers à l’esprit du temps pour pouvoir être compris : qui connaît encore Bossuet, dont Zemmour écrit pourtant qu’il « réussit dans une langue d’une pureté inégalée la synthèse française du quadrilatère européen des racines juives, chrétiennes, grecques et romaines ». Qui sait encore que le comte de Chambord, par ce drapeau blanc dont il a fait « le test de sa liberté », a signé un « échec emblématique, matriciel même pour la droite française », « [annonçant] les défaites à venir pour pour ce courant conservateur ».

    On dit d’Éric Zemmour qu’il est misogyne ; il est surtout misanthrope. Atrabilaire amoureux d’une France volage, futile, mondaine, inconséquente et belle comme pas deux, dont il voit avec une acuité féroce tous les travers qui la font courir à sa perte mais dont il ne peut se déprendre. Et nous avec lui.   

     Ecrivain, journaliste

    Son blog

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • A Toulon, mercredi 3 octobre, ouverture du Cycle de Conférences du Cercle Pierre Debray...

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  • ARNAUD RAFFARD DE BRIENNE PRENDRA LA PAROLE LE DIMANCHE 14 OCTOBRE LORS DE LA 12e JOURNÉE DE SYNTHÈSE NATIONALE À RUNGIS (94)

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  • Passé présent n°210 : 1918, l’année de la victoire

  • Contes et légendes du communisme français : la légende « résistentialiste »

    Dès 1943-1944, plus encore après la libération et jusque dans ces dernières années, le PCF s’est présenté comme le premier parti de la résistance à l’occupant. Premier par le nombre, mais aussi premier par la date de l’engagement. Pourtant, dès 1946 l’ancien président du Conseil, Edouard Daladier révélait que le PCF avait entretenu des relations avec les nazis au début de l’occupation, en juillet 1940, afin d’obtenir la légalisation de la presse, interdite en septembre 1939 par le gouvernement de... ce même Daladier, pour propagande défaitiste
    Bien entendu, le PCF, par la voix de son numéro deux, Jacques Duclos, démentit bruyamment ces informations, les mettant sur le compte d’une propagande anticommuniste « primaire ». Il ne manque pas d’insister sur « l’appel du 10 juillet », signé de Thorez et de lui-même, et qui inaugurait la résistance des communistes à l’occupant. Or, l’étude attentive de cet appel puis l’ouverture des archives de Moscou montrent au contraire, à cette date de juillet 1940, des relations du PCF avec les Allemands qui sont plutôt compromettantes pour un parti revendiquant la précocité de son entrée en résistance. 
    Le 14 juin 1940, alors même que les Allemands entrent dans Paris, Jacques Duclos et Fried y arrivent, venant de Belgique dans une voiture diplomatique. Le 18 juin, au moment même où le général de Gaulle lance à la BBC son premier appel à la résistance, une militante communiste, sur ordre de Duclos, se présente à la propagandastaffel – l’organe de la censure allemande – pour demander la reparution légale de L’Humanité. L’autorisation est accordée le 19 dans l’après-midi alors que le matin même L’Humanité clandestine a diffusé « le communiqué officiel publié par ordre de l’autorité militaire allemande » et que la veille elle appelait à la fraternisation entre ouvriers français et soldats allemands
    Pendant que les Allemands libèrent de prison les communistes emprisonnés par le gouvernement Daladier pour défaitismeOtto Abetz, le représentant personnel de Hitler à Paris, reçoit à l’ambassade d’Allemagne, le 26 juin, une délégation communiste avec laquelle il engage des négociations politiques. Le lendemain, Duclos fait parvenir à Abetz un mémorandum qui propose « la répression énergique de toute action tendant à entraîner de nouveau le peuple français dans la guerre » et « la conclusion d’un pacte d’amitié avec l’URSS, qui compléterait le pacte germano-soviétique et constituerait un important facteur de pacification européenne ». Foin de la résistance et vive la pax totalitaria ! 
    Les négociations vont se poursuivre avec Abetz jusqu’au milieu du mois d’août et Staline sera régulièrement informé par Duclos de leur évolution, avant de considérer que ce jeu de chat et de souris n’en vaut plus la chandelle. En attendant, les communistes parisiens, croyant à leur retour à la légalité, sont sortis au grand jour, ce qui permettra à la police de Vichy – après feu vert de l’occupant – de les arrêter par centaines en octobre 1940 et de les mettre en camps d’internement qui serviront bientôt de réservoirs d’otages. Non seulement le PCF est « entré en résistance » en cherchant une alliance avec l’occupant, mais sa politique de Gribouille a coûté l’arrestation et bientôt la vie à des centaines de ses militants fusillés comme otages. Nul doute que ce « retard à l’allumage » d’entrée dans la résistance ne fut pas étranger à l’espèce de frénésie antinazie qui, à partir de l’attaque allemande contre l’URSS, poussa Jacques Duclos, le chef du PCF dans la clandestinité, à développer à partir de juillet 1941 un discours ultra-patriotique, voire chauvin, qui allait aboutir à des slogans comme « A chacun son boche ! »
    Dès avant la libération, le PCF se vantait d’avoir été le premier à engager la lutte armée contre l’occupant, mais il oubliait de préciser dans quelles conditions d’improvisation, pour quels résultats et à quel prix ! 
    Dès août 1941, Duclos lança les Jeunesses communistes dans un combat totalement irréaliste contre l’occupant, afin de rattraper le précieux « temps politique » perdu depuis septembre 1939, face au général de Gaulle et à l’ensemble de la résistance. Cette décision se traduisit, à l’été et l’automne 1941, par des actions armées et des sabotages contre l’armée allemande. 
         Très rapidement, elle entraîna d’abord des vagues massives de dizaines d’exécutions d’otages communistes – dont les 50 otages de Chateaubriand et le désormais fameux Guy Môquet – pour chaque soldat allemand blessé ou tué, puis par l’arrestation et l’exécution de dizaines de ces jeunes envoyés au sacrifice. Et tout cela pour six Allemands tués entre juillet 1941 et mars 1942, alors qu’au même moment Hitler perdait des centaines de milliers d’hommes sur le front de l’Est ! 
         Mais Duclos avait démontré sa solidarité avec Moscou et le PCF allait pouvoir critiquer « l’attentisme » de l’ensemble de la résistance qui, sur les conseils du général de Gaulle, estimait que le moment de l’action armée n’était pas encore venu. 
    Pendant des décennies, le PCF a nié ces évidences, a continué de colporter ses légendes et a vilipendé les historiens qui mettaient au jour ces vérités. Mais aujourd’hui, après l’ouverture des archives de Moscou ou de la préfecture de police de Paris, ces légendes s’évanouissent en fumée, et comme à tout conte il faut une « morale », nous retiendrons celle-ci : « Tel est pris qui croyait prendre. » 
    Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire

    http://www.oragesdacier.info/

  • Zoom exceptionnel avec Michael Lonsdale sur TV Libertés

    Artiste considérable, Michael Lonsdale est l’un de nos plus grands acteurs de théâtre et de cinéma. Ses apparitions se font très rares et il a accepté de venir sur TV Libertés pour évoquer son récent pèlerinage à Tibhirine sur les traces de Frère Luc dont son émouvante interprétation dans “Des hommes et des dieux” lui a valu un César. Une rencontre unique avec un immense acteur et homme de prière.