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écologie et environnement - Page 119

  • Rouen : la quantité de produits chimiques brûlés lors de l’incendie revue à la hausse

    Une large partie du site de « Normandie Logistique », une entreprise située à côté de l’usine chimique de Lubrizol, a aussi été touchée par les flammes le 26 septembre. Plus de 4000 tonnes de produits Lubrizol (12 700 fûts) et 139 tonnes de produits Total y étaient entreposées. Alors, 5 000 tonnes ou le double ? la quantité exacte de produits partis en fumée reste inconnue alors que Lubrizol et Normandie Logistique se rejettent la responsabilité de l’origine de l’incendie catastrophique.

    En tout cas, en plus des 5 253 tonnes de produits de chez Lubrizol partis en fumée, la préfecture de Seine-Maritime a publié le 4 octobre une nouvelle liste de 9 050 tonnes de produits entreposés par l’entreprise voisine, partiellement touchée par l’incendie.

    Chez Normandie Logistique, on affirme toutefois qu’il n’y avait «pas de stockage de produits explosifs ou dangereux».

    RT News

    https://www.tvlibertes.com/actus/rouen-la-quantite-de-produits-chimiques-brules-lors-de-lincendie-revue-a-la-hausse

  • Pour 500 scientifiques de 13 pays, il n’y aurait pas d’urgence climatique

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    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Menés par Guus Berkhout, un géophysicien professeur émérite à l’université de La Haye aux Pays-Bas, ils sont donc 500 scientifiques et professionnels de 13 pays du monde. Parmi eux, 40 sont français. Ils ont adressé le 23 septembre dernier un courrier incitant à relativiser l’alarmisme climatique à António Guterres, secrétaire général des Nations unies, et à Patricia Espinosa Cantellano, secrétaire exécutif de la Convention-cadres des Nations unies sur les changements climatiques.

    Quel est le propos de cette équipe de scientifiques ?

    Pour eux, le réchauffement climatique serait principalement du à des phénomènes géologiques naturels déjà observés il y a des milliers d’années. Les hausses du taux de dioxyde de carbone précéderaient ces réchauffements climatiques, participeraient peu au réchauffement de la planète, et seraient même utiles à la vie terrestre en permettant une meilleure croissance de la vie végétale ! Par ailleurs, le réchauffement climatique se révélerait même moins élevé que ce qui pouvait être calculé par les scientifiques alarmistes sur le climat.

    Les signataires sont pour une prise de conscience écologique

    Effectivement, ils sont pour la surveillance du climat, mais s’interrogent sur l’utilité de milliards dépensés sur une urgence climatique qui examinerait tout à l’aune de « l’émission carbone ». Quid de l’avenir des batteries en lithium non recyclables qui fleurissent dans notre quotidien ? Des herbicides chimiques qui empoisonnent le végétal et intoxiquent entre autres les abeilles ? Ainsi, tel qu’expliqué dans leur courrier, « Les scientifiques doivent aborder de façon ouverte les incertitudes et les exagérations dans leurs prévisions d’un réchauffement planétaire », et les dirigeants politiques doivent réagir de façon dépassionnée.

    https://fr.novopress.info/215703/pour-500-scientifiques-de-13-pays-il-ny-aurait-pas-durgence-climatique/

  • Rouen : la preuve que l’écologie n’est qu’une arme politique

    Emmanuel Macron et son gouvernement prétendent faire de l’écologie la clé de voûte de leur politique. Depuis deux ans, les Français sont assommés de recommandations, interdictions, taxes et toutes sortes de brimades en tous genres. Voilà qu’une vraie catastrophe écologique survient, près de la bonne ville de Rouen. En toute logique, nous devrions assister à une mobilisation massive des pouvoirs publics, le Président, le Premier ministre, les ministres concernés devraient en appeler à l’urgence, sonner le tocsin, dicter à la population des consignes de prudence drastiques, lui donner des recommandations pour se protéger. Eh bien, non, vous n’y êtes pas. Il aura fallu attendre trois jours, et la montée des questions et du mécontentement, pour que le Premier ministre déclare : « L’engagement du gouvernement est de répondre à toutes les questions et de faire la transparence totale. »

    L’explosion de l’usine classée Seveso ? Une broutille. « La qualité de l’air est normale », annonce, en boucle, le préfet ! Pendant ce temps, les Rouennais se promènent dans les rues avec des masques stériles, pour ceux qui osent sortir de chez eux. Beaucoup ressentent des difficultés respiratoires, des nausées, des céphalées, bref, ne peuvent vivre normalement et sont, par ailleurs, très inquiets de la situation. Surtout, ils sentent bien qu’on minimise les conséquences de la catastrophe au risque de mettre leur santé en danger. Et cela n’est pas de nature à les rassurer…

    Alors, donc, tout d’un coup, l’écologie n’est plus ce problème capital dont dépend la survie de notre civilisation ? En fait, pour Macron et sa bande, elle l’est, mais surtout comme un prétexte pour taper sur la tête des Français, les culpabiliser, les montrer du doigt, les taxer, les gêner dans leur vie quotidienne. Ou alors pour désigner à la vindicte des chefs d’État étrangers qui ne répondent pas à la doxa dominante. Mais quand l’heure vient de protéger des Français effectivement menacés par une vraie catastrophe, tout d’un coup, on minimise, on euphémisme, on brasse de l’air – fût-il pollué.

    L’écologie, c’est la punition que la superclasse mondiale, et ses fondés de pouvoir dont Macron, infligent aux Occidentaux. Et quand elle ne sert plus cet objectif-là, elle perd comme par enchantement toute valeur aux yeux mêmes de ceux qui nous en abreuvent à longueur de journée.

    Olivier Piacentini

    https://www.bvoltaire.fr/rouen-la-preuve-que-lecologie-nest-quune-arme-politique/

  • Climat : le mouvement initié par Greta Thunberg est financé par Aileen Getty, héritière d’un empire pétrolier

    Le Climate Emergency Fund, cofondé par des membres des familles Getty et Kennedy, soutient aussi le groupe radical Extinction Rebellion, qui pratique la désobéissance civile.

    La couleur du mouvement international de lutte contre le réchauffement climatique est aussi verte que les dollars qui le financent. Largement soutenues et promues par la jeune activiste écologiste suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, les manifestations qui déferlent dans les grandes métropoles du monde depuis plusieurs mois sont en partie subventionnées par de richissimes personnalités, dont certaines appartiennent à d’illustres familles américaines. Une manne militante qui soutient des actions illégales et des groupes radicaux parfois violents.

    Le Climate Emergency Fund (CEF), un fond qui finance la désobéissance civile pour le climat, a été lancé en juillet dernier par trois multimillionnaires pour arroser « des activistes disruptifs », dixit Trevor Neilson, un des co-fondateurs. « L’investissement le plus intelligent pour les philanthropes vise cette nouvelle génération de militants qui refusent d’accepter les excuses des adultes dont l’approche paresseuse face au climat nous mène dans le précipice, a-t-il ainsi confié au New York TimesL’ère du gradualisme dans l’activisme environnemental est terminée. »

    Business, Malibu et feux de forêts

    Trevor Neilson est le PDG de la société i(x) investments, co-fondée avec le petit-fils du financier milliardaire et 3e fortune mondiale, Warren E. Buffett. Il a aussi été directeur exécutif de la Global Business Coalition, une coalition de plus de 200 multinationales dédiée aux questions de santé et créée avec le fondateur de Microsoft Bill Gates, le financier George Soros et le fondateur de CNN Ted Turner. Ex-dirigeant de la Fondation Bill & Melinda Gates, Neilson a été nommé « Jeune leader global » par la Forum économique mondial et a servi à la Maison Blanche sous l’administration de Bill Clinton.

    […]

    L’article dans son intégralité sur Valeurs Actuelles

    http://www.fdesouche.com/1272019-climat-le-mouvement-initie-par-greta-thunberg-est-finance-par-aileen-getty-heritiere-dun-empire-petrolier

  • Lubrizol : le flou derrière la fumée – journal du mercredi 2 octobre

    1) Lubrizol : le flou derrière la fumée
    Après avoir martelé pendant cinq jours qu’il n’y avait pas de risque pour la santé, le gouvernement semble bien en peine d’évaluer les véritables conséquences de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Un flou qui laisse la place à tous les commentaires et les fake news. Le professeur, André Picot, chimiste spécialisé en toxicologie, nous apportera des précisions dans cette édition.

    2) La police descend dans la rue
    Manque de moyens, nombre de suicides record, violences au quotidien, les policiers tirent la sonnette d’alarme. Réunies à Paris, les forces de l’ordre font entendre leur colère au milieu d’une séquence où le ministère les met à contribution depuis des mois.

    3) Urgences : des “stars ” ruent dans les brancards
    Après plus de 7 mois de grève aux urgences en France, c’est au tour d’une centaine de personnalités d’adresser une lettre ouverte au président pour l’alerter sur la situation. Un geste solidaire qui dénote également que les services d’urgences se dégradent partout et pour tout le monde.

    4) L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/lubrizol-le-flou-derriere-la-fumee-journal-du-mercredi-2-octobre

  • Lubrizol : le flou derrière la fumée

    Les incertitudes se multiplient autour de l’affaire Lubrizol. Mardi, la préfecture de Seine-Maritime a dévoilé l’inventaire des substances entreposées dans les bâtiments de l’usine de Rouen au moment de l’incendie. Des éléments loin de faire la lumière sur les conséquences réelles de la catastrophe.

    Un inventaire qui manque de clarté

    C’était la première revendication des habitants de Rouen : connaître la liste des produits qu’ils respirent depuis l’incendie de l’usine Lubrizol. Cinq jours après la catastrophe, le gouvernement a donc répondu à la requête. Ainsi, mardi en début de soirée, la préfecture de Seine-Maritime a publié sur son site internet l’ensemble des produits entreposés dans l’usine au moment de l’incendie. 5 253 tonnes de produits chimiques ont été détruits par les flammes dont plus de 60% d' »additifs multi-usages » mais aussi 13% d’améliorant de viscosité. Le reste inclut du détergent, de l’huile vierge ou encore du dispersant, tous trois aux alentours de 4%. Des termes techniques totalement incompréhensibles pour le commun des mortels.

    Source

    Selon le professeur André Picot, chimiste expert en toxicologie que vous pourrez retrouver pour un interview dans notre JT dece mercredi, il s’agit pourtant bien de composés potentiellement dangereux. Pourtant, les autorités publiques poursuivent leur stratégie du « tout est sous contrôle ». En effet, dans la foulée, la préfecture a précisé que tous les produits n’étaient pas dangereux, la dangerosité dépendant de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de l’exposition aux produits. Comprendre : il n’y a pas de risque mais un petit peu quand même. Une nouvelle tentative du gouvernement pour rassurer la population.

    On nous cache tout ?

    Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn a affirmé ce mercredi matin que les autorités sanitaires n’avaient aucun intérêt à cacher quoi que ce soit. En réalité, le gouvernement n’a pas besoin de cacher les informations puisqu’Agnès Buzyn le concède elle-même, personne ne sait exactement ce que donnent ces produits mélangés lorsqu’ils brûlent. En effet, si la liste des produits a été dévoilée, et que l’effet de leur combustion peut être à peu près évalué, les interactions entre les différentes substances restent quant à elles peu prévisibles. Sur ces points cruciaux, l’Etat n’est effectivement pas en mesure d’apporter de réelles réponses. Un terrible aveu après avoir martelé pendant cinq jours que l’air était « parfaitement respirable ». 

    Si d’un côté, le gouvernement, en quête de paix sociale, tente de minimiser le potentiel impact sanitaire de l’incendie, de l’autre, c’est la course au scénario catastrophe donnant lieu parfois à une prolifération de fausses nouvelles. Une prolifération qui résulte également d’un manque de confiance envers le gouvernement et les autorités publiques. De quoi laisser planer un immense flou après l’épais nuage noir. 

    https://www.tvlibertes.com/actus/lubrizol-le-flou-derriere-la-fumee

  • Lubrizol : le gouvernement joue avec le feu – Journal du mardi 1er Octobre 2019

    1) Lubrizol : le gouvernement joue avec le feu

    Cinq jours après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, le gouvernement multiplie les déclarations pour rassurer la population. Mais la défiance semble prendre le pas et la vérité se fait toujours attendre.

    2) Brexit : Boris Johnson présente un nouveau plan

    En difficulté sur le plan national, le premier ministre britannique Boris Johnson s’engage vers de nouvelles négociations sur le Brexit avec Bruxelles. Un nouveau rendez-vous crucial à moins d’un mois de la date butoir.

    3) Quand les banques mettent au chômage

    Licenciements en pagaille dans le domaine de la banque. Alors que la conjoncture se tend et qu’une nouvelle crise financière est annoncée par de nombreux observateurs, le secteur banquier enchaîne les plans de licenciement. Une tendance qui pourrait avoir des répercussions sur toute l’économie.

    4) L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/lubrizol-le-gouvernement-joue-avec-le-feu-journal-du-mardi-1er-octobre-2019

  • "La planète brûle et nous regardons ailleurs"...

    Cette semaine était placée sous le signe de l’écologie ou, du moins, du souci environnemental, mais l’échec du sommet de l’ONU sur le climat et les annonces peu rassurantes des scientifiques du GIEC sur l’état de santé des océans n’en font pas vraiment une semaine heureuse. Cette dégradation de notre cadre planétaire de vie, qui peut légitimement inquiéter et, même, en colérer, avait été dénoncée il y a déjà dix-sept ans par feu le président Jacques Chirac, dans son célèbre discours de Johannesburg, discours qu’il n’est pas inutile de relire avec ce recul des années qui lui confère désormais un statut de texte fondateur dans l’histoire du souci environnemental des Etats. Mais sa lecture peut aussi, a posteriori, nous inciter à une certaine indulgence face à la fureur mal maîtrisée de cette jeune Suédoise invitée à s’exprimer devant les membres de l’ONU en début de semaine, une fureur qui a peut-être desservi son message écologiste mais n’enlève rien à la pertinence de l’alerte, déjà mille fois répétée mais si peu écoutée et mal entendue.

    Souvenons-nous : en 2002, la Terre compte environ 6 milliards d’habitants et le triomphe de la société de consommation semble total, en particulier depuis la chute des derniers régimes communistes de l’Europe orientale et la fin et l’absence (toute apparente, en fait) de toute « alternative » visible et crédible à la mondialisation libérale capitaliste. La fin de l’histoire, évoquée par le néoconservateur états-unien Francis Fukuyama au début des années 1990, semble se réaliser par la globalisation démocratique qui cache (mal) l’établissement d’une sorte de « globalitarisme » marchand et moralisateur ; les océans sont assaillis par des flottes de plus en plus nombreuses, entre porte-conteneurs chargés de produits fabriqués ailleurs et loin, et navires-usines chargés de tirer des mers toute vie économiquement négociable et monnayable pour emplir les assiettes des consommateurs de plus en plus gourmands ; les sociétés dites du « Sud » veulent se fondre dans le grand Tout consumériste et commencent, en leurs classes moyennes, à imiter leurs aînées du « Nord », suivant le modèle énergivore et polluant qui a fondé, par exemple, les fameuses et mal nommées « Trente Glorieuses » en France ; l’empreinte écologique des sociétés humaines explose malgré les mises en garde des spécialistes de la météorologie et des milieux naturels…

    Il y a bien quelques écologistes dans les pays développés et des partis qui se revendiquent de cette préoccupation environnementale, certaines bonnes volontés et quelques doux rêveurs, quelques lanceurs d’alerte et militants (y compris dans les milieux royalistes qui, par exemple, évoquent la nécessité d’une « écologie intégrale »), mais cela semble ne pas dépasser un cercle plutôt socialement et électoralement restreint, et les Etats font, le plus souvent, la sourde oreille, au prétexte de l’économie et de son primat sur les autres considérations.

    C’est le président Jacques Chirac qui, par quelques phrases d’un discours prononcé à Johannesburg, en Afrique du Sud, va appeler à une prise de conscience politique des questions environnementales, même si, en définitive, son discours restera plus un bel exercice oratoire qu’il ne sera suivi d’effets concrets et pérennes. Néanmoins, ce discours résume bien les enjeux d’une situation qui commence, sans qu’on le comprenne toujours, à échapper aux sociétés humaines, et sa première phrase ne peut laisser indifférents ceux qui s’inquiètent du bien commun et de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à sa patrie comme à la Terre toute entière, ainsi qu’à tous ceux qui y vivent : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Cet été 2019 qui vient de s’achever nous en a donné la preuve éclatante, et de façon presque littérale : les grands incendies amazoniens, si dramatiques pour la faune et la végétation « historiques » comme pour les populations indiennes locales et pour les terres, désormais nues face aux aléas climatiques, ont vaguement attiré le regard des Occidentaux quelques semaines, mais pour des raisons qui, parfois, n’avaient que peu à voir avec le souci environnemental. Certains n’ont voulu voir et désigner qu’un coupable, facile à trouver et à critiquer sans grand danger : le président brésilien, si caricatural du mépris à l’égard de la nature et si représentatif de la volonté de mener à terme le « développement » au dépens de l’environnement, n’en a cure, et en a même profité pour renforcer un discours « anticolonialiste » qui préfigure l’argumentation prochaine des pays du Sud quand nous leur parlerons d’écologie nécessaire et du respect de l’environnement « chez eux »… De plus, la forêt n’a cessé de brûler en Afrique ou en Indonésie, sans que cela ne provoque de réactions notables du gouvernement français, soucieux de ne pas froisser des Etats parfois très susceptibles et qui auraient, pour le premier continent cité, dénoncé, là aussi, une politique colonialiste française pour mieux s’émanciper de leurs devoirs environnementaux… La puissance française, faute de s’assumer pleinement, semble ne plus savoir trouver le bon ton et les bonnes paroles pour inciter les Etats d’Afrique à préserver leurs propres trésors et atouts (et atours, aussi…), et pour initier un mode de développement local qui sache concilier l’accès à la prospérité avec le respect des équilibres environnementaux locaux.

    « Nous regardons ailleurs »… La formule chiraquienne est apparemment désabusée quand, en définitive, elle renferme en elle une profonde colère et un appel à nous confronter aux réalités environnementales, y compris aux dépens de ce confort intellectuel dans lequel nos sociétés croient pouvoir nous enfermer par la séduction de la marchandise et la satisfaction immédiate et tarifée de nos désirs consuméristes. Et cette exclamation d’il y a dix-sept ans reste d’une triste actualité, aggravée par les conséquences cumulatives des « efforts de sobriété » qui n’ont pas été faits ! A-t-elle été vaine ? Peut-être pas totalement, et M. Chirac, malgré toutes les limites de son action et toutes les critiques que nous ne lui avons pas ménagées du temps de sa présidence, a au moins eu le mérite de poser quelques mots qui, désormais, trouvent un écho de plus en plus fort près de jeunes et de moins jeunes qui ont saisi que, comme l’écrivaient à tour de rôle le général de Gaulle et le comte de Paris dans les années 1960-80, « l’avenir dure longtemps », et qu’il faut donc le préparer pour en préserver toutes les potentialités et tous les bonheurs souhaitables. Si les paroles de M. Chirac me sont familières et sympathiques, c’est aussi parce que je ne conçois une action écologique utile que par son inscription dans la durée et, si possible, son enracinement dans la continuité monarchique qui peut permettre une écologie, non du spectaculaire et de la seule émotion, mais de l’Etat et du long terme.

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Rétractation d’un article de « Nature » sur le réchauffement des océans

    Quand la science climatique hoquette
      Le 31 octobre 2018, la prestigieuse revue scientifique Nature publiait un important article sur le réchauffement des océans. Cet article était signé d’une demi douzaine de chercheurs d’institutions réputées (Université Princeton, Université Fudan de Shanghai, Centre de recherche sur les océans de Kiel), y compris un Français cumulard, qui se déclare affilié à la fois à l’Ecole Normale Supérieure, à l’Ecole Polytechnique, à l’Université Sorbonne, et au CNRS.
    Répétons-le : il ne s’agissait pas d’un article publié par un débutant dans une revue de deuxième ordre, à prendre avec prudence, mais de ce qui se fait de plus solide en matière de science climatique.  
         Cet article démontrait que les océans se réchauffent bien plus rapidement qu’on ne le pensait jusqu’alors, et donc que la « sensibilité climatique » – l’augmentation de la température moyenne du globe causée par un doublement de la teneur en CO2 de l’atmosphère – est bien plus élevée que ce que l’on croyait, en bref que nous allons griller encore plus tôt que prévu. Le doute n’était pas permis, la science climatique avait parlé. En réalité, elle avait hoqueté. L’article était bidon. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la science elle-même qui le reconnaît.
    Nature a demandé aux auteurs de retirer leur article, ils se sont exécutés et ils ont, la queue entre les jambes, publié en septembre 2019 dans Nature une « rétractation ».
         Ce trébuchement de la science donne à penser.
    Il ne dit rien ou pas grand chose sur l’avenir de la planète, mais il éclaire trois ou quatre points.
         Le premier concerne la complexité de la science climatique.
    Les auteurs sont des océanographes réputés, dont la démonstration repose sur des analyses statistiques.
    On peut être bon océanographe et mauvais économètre.
    Le chercheur amateur qui a débusqué le lièvre est peut-être un mauvais océanographe, mais il est un statisticien sérieux, et il trouvé une erreur (au demeurant assez grossière) dans les calculs effectués.
         Le second se rapporte à la faillibilité du système de publication sur lequel repose la science.
    La pluralité des auteurs assure en principe la correction des erreurs que tout un chacun peut commettre.
    Surtout, la relecture à l’aveugle par au moins deux experts indépendants du manuscrit envoyé à la revue, ce qu’on appelle la révision par les pairs, est supposée empêcher la publication des articles indignes. La qualité, la crédibilité, d’une revue dépend de l’efficacité de ce processus.
    En l’occurrence, il n’a évidemment pas bien fonctionné. Le peer-reviewing a été un pire-reviewing.
    Si cela arrive avec Nature, cela doit arriver plus souvent encore avec des revues moins  prestigieuses. Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l‘eau du bain et de condamner ce procédé. Mais il convient d’être critique, et de pratiquer le doute cartésien : on a besoin de climato-sceptiques.
    Le fait que les conséquences de l’article allaient dans le sens du réchauffisme (ou de l’écologisme comme dit Bruno Durieux) dominant explique sans doute en partie ce fiasco. Ce fait a pu émousser l’esprit critique des réviseurs.
    Il explique certainement l’ampleur et la chaleur de l’accueil médiatique de l’article.
    Des dizaines de « grands journaux » ont titré en première page : « la science prouve que le réchauffement s’accélère ».
    Gageons qu’ils ne donneront pas la même ampleur à la rétractation intervenue.
         On notera enfin que le système scientifique a en l’espèce plutôt bien fonctionné. Le David amateur qui a refait les calculs et lancé l’alerte a finalement triomphé des Goliaths patentés qui s’étaient trompés.
    Nature a eu l’honnêteté de le reconnaître. La science ne s’en sort pas si mal. Comme on voudrait que les médias et les politiques fassent sur ce sujet la moitié du même chemin !
    source
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/09/retractation-dun-article-de-nature-sur.html#more

  • PMA et écologisme, pour oublier le peuple, par Ivan Rioufol

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    Ils disent : respectons la nature et ses limites ! Les macroniens ne jurent plus que par l’écologisme, ce mondialisme qu’ils croient plus présentable. Mais les mêmes s’enflamment pour défendre la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules. Transgresser la nature serait donc interdit… mais autorisé. La contradiction montre la fragilité de la conversion d’Emmanuel Macron à l’idéologie verte, cet universalisme de substitution. Les plus cohérents des écolos sont ceux qui, comme José Bové, refusent toute manipulation du vivant, qu’il soit végétal, animal ou humain.

    Le projet de PMA pour toutes, examiné par les députés depuis mardi, viendra bouleverser la condition humaine. Celle-ci sera dégagée du fait qu’un enfant était jusqu’alors, sauf pour les couples hétérosexuels infertiles, le fruit d’une rencontre charnelle entre une femme et un homme. Désormais, la technique autorise l’homme-dieu à devenir son propre créateur. Dès lors, tout est envisageable. L’homme transgenre pourra même être mère. Bienvenue chez les apprentis sorciers.

    Les minorités homosexuelles militantes, qui attendrissent les progressistes, sont en train de bouleverser la procréation au nom de l’égalitarisme et de leur bon plaisir. Elles arguent de leur douleur à ne pouvoir enfanter. Du coup, les lobbies en sont à justifier l’homme enceint. Ainsi, dans Libération, Cléo Carastro, historienne et anthropologue, a pu écrire mardi, dans la logique d’une PMA ouverte aux femmes devenues hommes (les “trans”) : “(…) C’est pour tou-te-s qu’il faut penser (la PMA pour toutes), pour les hommes et les femmes souhaitant engendrer (…) Deux hommes peuvent engendrer en mobilisant leurs seules forces procréatrices, et deux femmes le peuvent également (…).” Ces déconstructeurs ont perdu toute décence. Ils sont devenus mabouls. S’ébauche Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley : un univers totalitaire où les bébés fonctionnels sortent de laboratoires.

    Rien n’est plus dangereux que les courbettes du pouvoir devant ces groupuscules despotiques et capricieux, qu’il prend pour l’air du temps.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 27 septembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/215646/pma-et-ecologisme-pour-oublier-le-peuple-par-ivan-rioufol/