
Entretien avec Richard de Sèze
Richard de Sèze et Alain de Benoist sont aussi sensibles l'un que l'autre à l'urgence écologique. Le second envisage la fin du système capitaliste, le premier croit encore à son adaptabilité. L'un prône la décroissance, l’autre propose une autre croissance. L'un et l'autre voient dans l’écologie - bien obligés - la Révolution du XXIe siècle : un retour à la nature.
À quelles conditions, selon vous, le discours écologique est-il aujourd'hui un discours en prise sur le réel ou un simple discours de bonne conscience ?
Entendons-nous bien : il est vraisemblable que nous rentrons dans une nouvelle période climatique, qui entraine des bouleversements physiques et sociaux bien réels, il est évident que la motorisation de nos économies a généré une pollution dantesque, et il est clair que la surproduction mondialisée a conduit à des aberrations physiques et sociales : pollution atmosphérique et hydrique aux conséquences désastreuses pour la santé, mise en danger de la biodiversité, disparition des cultures vivrières, etc. Le constat est implacable.

Le titre du dernier ouvrage de Michel Maffesol est énigmatique écosophie. Ce professeur de sociologie à la Sorbonne expliquerait sans doute les choses autrement. Mais disons pour simplifier, que l’écosophie, c'est l’écologie de droite.




