Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

économie et finance - Page 5

  • La postmodernité, nouveau cadre du Système ? 3/4

    États-Unis, puissance postmoderne de tutelle

    Comme on l'a vu lors des émeutes interraciales de Ferguson, les États-Unis, puissance postmoderne de tutelle, est elle-même confrontée à des replis et des lignes de fractures raciales et communautaristes que la postmodernité croyait avoir proscrits, grâce aux bienfaits pacificateurs du marché et de la société de consommation. Il serait loisible de vérifier la pertinence de la thèse postmoderne de l'écroulement des systèmes de pensée modernes dans le cadre de l'outillage conceptuel contemporain des relations internationales. Si l'on parle volontiers, parfois trop aisément, de l'archaïsme du fait national, de la fin du modèle moderne de l’État-nation, le débat postmoderne sur le pouvoir politique porte toujours sur la capacité d'exercer la souveraineté, la capacité d'exercer une action sur la scène internationale.

    Lire la suite

  • Zemmour/C News : Il nous faut aujourd'hui un Colbert et un Louis XIV...

    De l'émission d'hier soir, il faudrait tout raconter. On retiendra juste les 2 points suivants :

    1. Marc Menant a proposé dans son hommage à De Gaulle une très faible et très décevante relation de la visite de De Gaulle à Franco. Vous en saurez plus et mieux en consultant la dernière entrée de notre Ephémeride du 8 juin : 1970 : Le général de Gaulle rend visite au général Franco.


    (A Guy Bertran de Balanda, à l'origine de cette chronique télévisuelle)...

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2020/11/09/zemmour-c-news-il-nous-faut-aujourd-hui-un-colbert-eu-louis-6275875.html

  • La postmodernité, nouveau cadre du Système ? 1/4

    Forgé par le philosophe français Jean-François Lyotard, le mot de « postmodernité » entendait résumer le désenchantement suscité par notre époque en même temps que l'hédonisme nihiliste. Auteur de La modernité à l'épreuve de l'image. L'obsession visuelle de l'Occident (L'Harmattan), l'écrivain franco-croate Jure Vujic voit dans la postmodernité une nouvelle arme idéologique au service de la théocratie libérale.

    L'histoire des civilisations et l'anthropologie culturelle ont plus d'une fois démontré que chaque civilisation s'enracine dans une certaine vision du monde, une Weltanschaung singulière, qui repose sur un système de croyance, idéologique ou religieux. La culture d'une nation, son système d'éducation, son système juridique et politique spécifique sont indéniablement imprégnés par son héritage culturel et historique. Afin de mieux comprendre une société, on se réfère à la vision du monde qui la fonde, qui lui donne un sens. Au Moyen Âge, la religion chrétienne était le système de pensée dominant, alors que le siècle des Lumières et l'avènement de la modernité rationaliste et scientiste ont ouvert la voie aux grands systèmes de pensées idéologiques totalitaires et matérialistes du XXe siècle, qui s'appuyaient sur les fameux récits de la modernité, en tant que grands modèles de compréhension et d'interprétation de l'histoire.

    Lire la suite

  • « Et si Trump était élu, et si le vaccin ne marchait pas ! » L’édito de Charles SANNAT

    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

    Je sais, je sais, vous allez me dire mais Charles « cessez toujours de broyer du noir », « Charles laissez nous fêter l’élection de Biden, et l’arrivée du vaccin », « laissez-nous souffler un peu » !!

    Je veux bien vous laisser souffler, mais dans votre masque histoire que vous ne contaminiez pas, et en restant bien sagement confiné chez vous ! Tout de même restons sérieux.

    Au delà de la plaisanterie, il s’est passé deux choses hier.

    Les marchés ont commencé à fêter la victoire de Biden et… une promesse de vaccin qui fonctionnerait dans 90 % des cas a été rendue publique.

    Le résultat a été immédiat.

    Lire la suite

  • Accord universel pour le laxisme monétaire : « tempête parfaite » à l’horizon, par Marc Rousset.

    La Bourse de Paris a clôturé, vendredi, en baisse de 0,46 %, mais a affiché sa meilleure performance depuis cinq mois en bondissant de 7,98 % sur la semaine, suite à la perspective d’une entrée de  à la Maison-Blanche avec une majorité sénatoriale républicaine pour paralyser ses actions malfaisantes en économie. Une victoire à la Pyrrhus avec retour au blocage qu’a connu Obama.

    Trump a perdu, avec un très faible pourcentage d’écart, Biden ayant axé sa campagne sur le thème du Covid-19, de faible importance pour l’avenir d’une nation : la peur de mourir des Occidentaux individualistes.

    Lire la suite

  • La mondialisation, stade suprême de l'expansion du capitalisme (texte de 2014) 4/4

    Des gouvernements privés de leur souveraineté

    Les partisans de la mondialisation affirment que le commerce stimule la croissance, alors qu'historiquement c'est bien plutôt la croissance qui a stimulé le commerce. Loin que la libéralisation des échanges commerciaux profite à tous les pays, et qu'il existe un fort lien entre ce commerce et la croissance mondiale, c'est le contraire qui est vrai la croissance est en relation inverse avec le degré d'ouverture au commerce international. De même, ce n'est pas l'austérité, mais au contraire un haut niveau de protection sociale qui favorise l'expansion économique. On rappellera en outre que le PIB, qui ne mesure que ce qui est vendu, comptabilise positivement toute activité économique même lorsqu'elle a été provoquée par une catastrophe. Incapable de prendre en compte l'épuisement des ressources naturelles et les destructions induites par la mondialisation, il ne mesure pas tant la richesse que le degré de marchandisation d'une économie qui possédait auparavant un secteur non marchand. Quant aux vertus du libre-échange, on en connaît les limites(13).

    Lire la suite

  • Obsolescence, mythe... programmé ? (texte de 2012)

    Au cœur des critiques de la société de consommation de masse, l’obsolescence programmée tient une place de choix. Les industriels s'évertueraient à nous proposer des produits dont la durée de vie est volontairement limitée, pour nous pousser à les renouveler régulièrement. Mythe ou réalité ?

    Expérience vécue une imprimante, servant régulièrement mais modestement, tombe en panne brusquement. Une recherche sur le Web montre rapidement qu'une puce, présente dans la machine, la désactive après un nombre donné d'impressions. C'est ce que l'on appelle l'obsolescence programmée, et elle serait presque aussi vieille que la société industrielle.

    Lire la suite

  • La mondialisation, stade suprême de l'expansion du capitalisme (texte de 2014) 3/4

    L'attitude des marchés financiers vis-à-vis des États a néanmoins évolué. Alors que dans le passé, les libéraux cherchaient à réduire le rôle de l'État au minimum, leurs héritiers ont très bien compris qu'ils sont maintenant en position de mettre les structures étatiques à leur service. Ils ne demandent donc plus la disparition de l'État, mais attendent que lui qu'il crée les conditions les plus favorables au déploiement de la Forme-Capital. En adoptant une politique de la dette pour financer la demande sociale et renflouer les banques, les États, de leur côté, se sont placés entre les mains des marchés financiers et des agences de notation, puisqu'ils ne peuvent plus emprunter auprès de leurs banques centrales. Ils n'ont dès lors d'autre ressource que de se soumettre aux diktats de la finance en cherchant à rendre leurs structures les plus attractives possibles pour le Capital.

    Lire la suite

  • Bastia – Manifestation contre le confinement et pour la défense des commerçants jugés “non essentiels”

    Corse – Vendredi soir, à Bastia, une manifestation contre le confinement et pour la défense des commerçants a animé les rues.


    https://www.medias-presse.info/bastia-manifestation-contre-le-confinement-et-pour-la-defense-des-commercants-juges-non-essentiels/126725/

  • La mondialisation, stade suprême de l'expansion du capitalisme (texte de 2014) 2/4

    Les règles de conduite du capitalisme financier

    Mais il ne faut pas se tromper sur le sens de cette évolution. Les mesures de dérégulation et de libéralisation financière des années 1970 et 1980 correspondent aussi à une époque où l'érosion des taux de rentabilité du capital a ouvert une crise structurelle du capitalisme, que celui-ci ne pouvait surmonter qu'en remettant en cause les acquis sociaux au sein des pays développés et en intégrant les pays tiers dans une nouvelle division internationale du travail. L'avènement du capitalisme financier coïncide avec le moment historique où, à partir des niveaux de productivité et de rentabilité irréversibles qu'il a lui-même engendrés, il ne lui était plus possible de procéder en termes d'économie réelle à l'expansion de la valorisation du travail vivant, d'où une suraccumulation structurelle du capital mondial qui se traduit notamment par un chômage structurel de masse, la fermeture de nombreux sites industriels et la fuite du capital-argent dans des bulles financières. La mondialisation, de ce point de vue, n'est rien d'autre que la réorganisation planétaire des processus productifs de la valeur et des processus de distribution de celle-ci pour sortir d'une crise structurelle de rendements marginaux décroissants.

    Lire la suite