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Cette semaine, le sous-marin INS Drakon — le plus grand sous-marin construit en Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale — achève sa traversée entre Kiel et Haïfa. La cérémonie organisée par ThyssenKrupp Marine Systems pour marquer son départ s’est déroulée dans une relative discrétion. Mais le symbole est difficile à manquer : ce bâtiment d’une valeur de 550 millions d’euros met le cap sur les côtes israéliennes à peine trois semaines après que le Bundestag a reçu des données venant mettre en doute la rhétorique officielle de Berlin sur sa « retenue » en matière d’exportations d’armes vers Israël.
J’ai reçu une question ce matin de l’un de nos camarades lecteurs qui avait sorti toutes ses tablettes et son historique de chiffres parfaitement justes pour relever ce qui semble être une incohérence majeure. En effet, nous payons aujourd’hui plus cher notre carburant alors que le cours du baril a déjà été nettement plus élevé.
Le gouvernement promet la stabilité fiscale, les chiffres racontent autre chose. Le projet de budget pour 2027, transmis au Haut Conseil des finances publiques avant sa présentation en Conseil des ministres le mercredi 30 septembre, prévoit une hausse du taux de prélèvements obligatoires de 43,9 % du PIB en 2026 à 44,2 % en 2027. Soit 0,3 point de plus en 1 an — l’équivalent de près de 9 milliards d’€ de prélèvements supplémentaires, sous réserve de l’évolution de l’activité économique et du vote du Parlement, selon Les Échos. Dans le même temps, la dette publique poursuivrait son envol : 115,6 % du PIB en 2025, 119,3 % attendus en 2026, puis 121,7 % en 2027, un record, avec un déficit encore à 5 % du PIB.
Je suis plus proche de l’âge de la retraite que de mon début de carrière, une retraite qui d’ailleurs pour ma génération s’éloigne à chaque réforme un peu plus, on nous parle désormais de 70 ans… autant dire qu’à ce rythme il n’y aura plus de retraite.
Ça cause sur le budget. Il faut faire des efforts, qui pourrait-on taxer, à partir de combien de jour on rembourse les arrêts maladies, de qui va-t-on diminuer l’allocation… tout le monde est d’accord, curieusement, pour trouver quelques types à ratiboiser, ceux qui gagnent plus de 2000 euros, on vit bien avec 2000 euros, ose Lescure, du haut de ses 10 000 et plus par mois et sans doute plus avec les avantages. Même les patrons des partis d’opposition se plient à cette discussion hors sol, même les patrons tout court et même le premier d’entre eux, comme s’ils obéissaient tous à des éléments de langage calibrés : on peut parler du budget, mais uniquement avec les arguments qu’on va vous faire passer. On ne sait pas si c’est le cas, mais dans la pratique, c’est tout comme.
La crise financière est à nos portes et elle risque de frapper (bien fort) lorsque les discussions budgétaires s’enliseront et les déclarations du jour font également frémir tant un accord semble totalement impossible et la censure du gouvernement presque certaine.