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élections - Page 399

  • Il n’y aura pas de victoire électorale sans alliance des conservateurs et des populistes

    A l'occasion de la sortie de son ouvrage, La Droite buissonnière, François Bousquet a bien voulu répondre à nos questions.

    6a00d83451619c69e201b7c8d12e68970b-250wi.jpg1) Vous venez de publier « La droite buissonnière ». Mais, avec la défaite de 2012, la « ligne Buisson » n'est-elle pas définitivement enterrée ?

    Les circonstances et le choix des hommes font que cette « ligne Buisson » n’est plus aujourd’hui à l’ordre du jour, du moins si on ne retient d’elle que son efficience électorale. Cette ligne reposait sur une stratégie de désenclavement sociologique de la droite, en faisant le pari d’agréger au bloc conservateur traditionnel, principalement catholique, le vote populaire, celui de la France périphérique décrite par le géographe Christophe Guilluy. Les précédents historiques ? La création du RPF en 1947 et de Gaulle en 1958. François Fillon a fait un autre choix, ce qui n’est sans poser problème sur la crédibilité de sa candidature, dont il n’est pas dit qu’elle aille à son terme, et sur ses chances de succès. Il fut un bon candidat à la primaire, il est d’ores et déjà ce mauvais candidat à la présidentielle qui menace de ramener la droite de gouvernement à son étiage chiraquien, autour de 20 %, là où la « ligne Buisson » avait porté Sarkozy en 2007 à plus de 30 %. On verra ce qu’il adviendra au printemps 2017. Mais il est probable qu’il n’y aura pas à l’avenir de victoire électorale sans alliance des conservateurs et des populistes, ce dont Sarkozy avait fini par se laisser convaincre pour des raisons d’opportunité (ou d’opportunisme) électorale, sans jamais songer à donner à cette ligne la moindre réalité politique. La Cause des peuples est suffisamment éloquente sur le sujet.

    2) La droite française semble orpheline. En 2017, elle semble devoir choisir entre un vote populaire FN, qui rejette de nombreux fondamentaux de droite, et un vote LR, assez éloigné des préoccupations populaires. Dans ce contexte, comment comprendre la permanence de la « ligne Buisson » ?

    Il faut croire que cette ligne est majoritaire dans le pays et c’est tout le paradoxe de la présidentielle de 2017 : rarement l’offre politique aura aussi peu coïncidé avec la demande du corps électoral. À lire les enquêtes d’opinion, dont le baromètre annuel Kantar TNS-Sofres sur l’image du FN, près de deux tiers des Français plébiscitent les questions culturelles, identitaires et sécuritaires, mais sans le FN pour presque deux tiers d’entre eux. Autrement dit, les Français veulent bien du message, pas du médium. C’est dans ce hiatus que s’est glissée la « ligne Buisson ». Jusqu’à quand un électorat orphelin acceptera-t-il de ne pas être représenté ou sous-représenté ? Ou inversement jusqu’à quand des partis politiques pourront-ils survivre sans s’adresser à une majorité susceptible de les porter au pouvoir et de les y reconduire ? Révolte des élites contre le peuple d’un côté, révolte du peuple contre les élites de l’autre. Ce fossé, dont le populisme n’est qu’une des traductions, se retrouve au sein même des partis politiques, entre des appareils recentrés et des bases radicalisées. Une telle situation n’est pas appelée à perdurer, la nature politique ayant elle aussi horreur du vide, mais c’est présentement la nôtre. Il n’y a pas à l’heure actuelle d’homme ou de femme politique en situation d’incarner cette France à la fois conservatrice et populiste.

    3) Le quinquennat Hollande a notamment été marqué par les grandes manifestations contre la loi Taubira, dont Patrick Buisson a pu dire qu'il s'agissait d'un mouvement « populiste chrétien ». Les deux termes ne sont-ils pas antinomiques ?

    L’expression est en effet venue dans la bouche de Buisson à l’occasion de la Manif pour tous. Il s’agissait à ses yeux de donner un prolongement politique au mouvement – Buisson évoquait une « phase que décrivait Lénine de politisation de catégories jusque-là réfractaires ou indifférentes à l'égard de la chose publique » – de façon à ce qu’il ne reste pas cantonné aux seules manifestations, comme le mouvement en faveur de l’école libre en 1984. À l’époque, la « rue » catholique avait certes eu raison de la loi Savary, mais sans droit de suite ni donner lieu à une réflexion de fond sur le type de société à envisager. C’est tout l’inverse qui s’est produit avec la Manif pour tous. Gaël Brustier a pu parler de Mai 68 conservateur. Défaits au Parlement, les manifestants ont peut-être enclenché un processus au long cours, en ouvrant une réflexion sur l’écologie humaine, le principe de la limite, la durabilité de notre modèle économique, la marchandisation des rapports humains. Tel est du moins le vœu de Buisson, qui guette le retour d’une droite porteuse d’une critique de l’anthropologie du libéralisme, anthropologie qui repose sur l’octroi quasi indéfini de droits aux uns et aux autres, du mariage gay à l’homoparentalité. Cela dit, l’expression « populisme chrétien » peut surprendre. Buisson semble y avoir renoncé depuis. Du populisme, la Manif pour tous avait surtout le spontanéisme initial, en mouvement issu de la société civile, rejoint par un épiscopat en ordre dispersé et des politiques qui n’avaient pas l’imprimatur de leur parti. Dans La Cause du peuple, Buisson préfère plutôt parler d’une politique de civilisation adossée au christianisme, élément central de l’identité européenne.

    A suivre

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/02/il-ny-aura-pas-de-victoire-%C3%A9lectorale-sans-alliance-des-conservateurs-et-des-populistes.html

  • François Fillon à la tête d’une candidature en faillite ?

    Le mec est dans les sables mouvants, coule, mais ne bouge pas, car s’il bouge, il coule plus vite encore.

    François Fillon ? Quelle rigolade, entre ordalie et guignolade. On dirait Pierre Richard, le Pignon de La Chèvre, film hautement jubilatoire de Francis Veber. Le mec est dans les sables mouvants, coule, mais ne bouge pas, car s’il bouge, il coule plus vite encore. Ou, dans le même registre, un autre Pignon, dans un autre film scénarisé par le même Francis Veber et, là, incarné par Jacques Brel, accroché à la gouttière : « Je glisse, monsieur Milan, je glisse ! » Ça, pour glisser, ça glisse. Laisse aller, c’est une valse, comme dirait Manuel.

    Comme l’affaire avance à la vitesse d’une série télé américaine – à côté, House of Cards, c’est Chapi Chapo –, tentons de résumer les épisodes précédents, à destination de nos lecteurs les plus distraits : François Pignon glisse de la gouttière vers les sables mouvants. Et le pire, c’est que sa Penelope l’enfonce un peu plus.

    En juin 2008, devant les caméras de France 2, pour l’émission « À vous de juger », elle assure, à propos de la collaboration d’avec son ex-futur président de mari : « Je n’ai pas de rôle, voilà. Je l’accompagne de temps en temps, comme ça, ça se limite à ça. » Puis, en 2016, elle affirme au Bien public, organe de presse au titre en forme de blague, vu les circonstances : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari… »

    Le problème, c’est qu’aujourd’hui, il s’agit vaille que vaille de démontrer le contraire. Cité par l’AFP, un proche collaborateur de François Fillon explique que « faire remonter la voix du terrain, la voix des électeurs, la voix de la Sarthe » faisait partie des missions de Penelope. Ce qui peut aussi signifier qu’elle palpait 7.000 euros par mois, juste histoire de passer ses journées au bistrot et d’en faire remonter les ragots de comptoir au palais Bourbon, institution qui, tel que son nom ne l’indique pas forcément de prime abord, n’a rien d’un bar à whisky, fût-ce pour une Anglaise.

    Après la mère, les enfants, paraît-il, salariés grâce à l’argent du contribuable en tant qu’avocats, alors qu’ils n’étaient qu’étudiants en droit. Puis, Marc Joulaud, maire de Sablé-sur-Sarthe et éternel dauphin de François Fillon, tout comme ce dernier le fut de Joël Le Theule ; Marc Joulaud, le seul susceptible de dédouaner monsieur et madame Fillon, mais qui persiste à jouer au mort. On en saura sûrement plus dès qu’il aura fini d’être auditionné par la justice, ce mercredi. 

    Du côté des Républicains, il y a de l’eau dans le gaz et du mou dans la corde à nœuds. Faudra-t-il trouver à François Fillon un remplaçant de dernière minute ? Un Alain Juppé qui a poliment décliné l’invitation ? Un Nicolas Sarkozy, dont la rate doit être actuellement en fin de vie, pour cause d’hilarité persistante ? Les demoiselles de Sens commun, aujourd’hui condamnées à se lapider à grands coups de figues molles pour avoir soutenu ce potentiel turlupin, plutôt que de s’être battues pour leur candidat naturel, Jean-Frédéric Poisson ?

    Philippe Gosselin, député LR de la Manche, évoque ainsi l’urgence consistant à « réfléchir à toutes les hypothèses », sachant que « gouverner, c’est prévoir », ou de l’art de dire, avec des mots choisis, que la candidature de François Fillon a du plomb dans l’aile. Dans cette perspective demeure, évidemment, l’option Jean-François Copé : il est moins fort que Fillon dans l’art du pipeau, mais au moins est-il pianiste émérite.

    Remarquez, il y a un reproche qu’on ne saurait faire à François Fillon : celui consistant à ne pas avoir le sens de la famille. En espérant, toutefois, que cette dernière lui sera reconnaissante des sacrifices qu’il aura consentis pour elle, quand il sera à la retraite ; ce qui ne saurait tarder.

    http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/francois-fillon-a-tete-dune-candidature-faillite,311029

  • Tentative de coup d’État et conjuration médiatique, mais Marine Le Pen ne se laisse pas déstabiliser…

    Marine Le Pen, candidate FN à la présidence de la République, le 26 janvier à Paris.

    Étonnant lynchage politico-médiatique! La gauche de Mélenchon à Macron en passant des écologistes à Benoît Hamon, et de Manuel Valls à François Hollande, tout ce monde est blanc comme neige. Tout ces innocents autoproclamés, mais plutôt véritable Gestapo, se transforment en procureurs de la République par une conjuration médiatique sans précédent, sans que la Justice n’y trouve rien à redire, sans qu’aucune enquête judiciaire ne soit diligentée contre une telle chasse aux sorcières.

    Syndrôme Trump, syndrome Brexit ? 

    Partout en Occident lorsque les forces mondialistes de gauche, haïes par les peuples, sont mises en minorité, elles tentent des coups d’Etat à la Soros: Printemps démocratique aux USA. C’est le cas en France où la Gauche imigrationniste du grand capital, en complète déconfiture après une gouvernance de 5 ans qui a mis le pays à genoux dans tous les domaines, tente un coup d’Etat médiatique tant en direction de François Fillon  que de Marine Le Pen, espérant sans doute confisquer le second tour au profit des seuls candidats de gauche qui tous ont exercé des responsabilités désastreuses dans le bilan de la présidence Hollande.

    Printemps socialiste : Marine Le Pen ne se laisse pas déstabiliser 

    Le scandale ne s’arrête pas là puisque le cas de Marine Le Pen aujourd’hui bruyamment amalgamé à celui de Fillon, n’a en réalité aucune comparaison, puisque les prétendus emplois fictifs étaient en réalité occupés, preuves à l’appui. Il faut dire que c’est Christiane Taubira qui a monté l’affaire avec l’appui de Schultz

    Et pendant ce temps-là, bien sûr, les programmes des candidats Le Pen et Fillon sont passés à la trappe puisqu’ils ne sont l’un et l’autre occupés qu’à se défendre, et ne sont interrogés, comme condamnés d’avance, que sur les accusations journalistiques qui tournent en boucle 24h/24, présentées comme vraies, qui occupent les chaînes en continu, alors que les accusés ne disposent que de rares interviews pour tenter de se disculper.

    Fillon: « coup d’État institutionnel »

    François Fillon estime aujourd’hui que l’affaire autour des emplois présumés fictifs de son épouse est « un coup d’État institutionnel venu du pouvoir et de la gauche », en soulignant que « le seul pouvoir, c’est celui de la justice ».

    Quand on sait déjà combien le pouvoir judiciaire est déficient en France, alors qu’espérer du pouvoir médiatique au profit de la gauche cosmopolite, guerrière et imigrationniste ?

    Après Fillon, Thierry Solère, porte-parole de Fillon, dénonce à son tour un coup d’État d’une gauche qui entend confisquer le pouvoir:

    « on assiste à un coup d’Etat institutionnel », « Vous avez vu pour la première fois un homme politique qui, à 90 jours d’une élection présidentielle, est mis en cause ».

    Que fait la Justice pour défendre le droit des présumés innocents ?

    Mais qui va inculper les journalistes qui 24h/24, sur toutes les chaines, relayant tous les Canards de la presse comme s’ils étaient l’Evangile, enfreignent gravement la loi en rendant verdicts et condamnations à mort électorales sans passage par la case Justice ? Car ces accusations toutes dirigées contre les candidats de droite à la présidentielle, ne reposent que sur des opinions de journaleux aux articles manifestement dirigés, appuyés par des sondages d’instituts qui somment les électeurs de croire sans aucune preuve à leur probité. Comme jamais personne ne pourra vérifier les sondages, ils peuvent faire dire aux Français tout ce qui arrange leurs affaires. Les sondages ont déjà prouvé leur incompétence et leur parti-pris au-delà du nécessaire.

    Non, la France aujourd’hui n’est plus un État de Droit!

    emmiliedefresne@medias-presse.info

    http://www.medias-presse.info/tentative-de-coup-detat-et-conjuration-mediatique-mais-marine-le-pen-ne-se-laisse-pas-destabiliser/68630/

  • Jean-Yves Le Gallou : « Macron n’a pas de programme mais il est programmé »

    Monde-et-Vie-Macron-Le-Gallou-251x350.jpgDans un long entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou analyse le « phénomène Macron », cette percée sondagière, qui reste à confirmer, d’un homme sans programme mais dont il explique qu’il est « programmé » :

    « Macron n’a pas de programme, mais il a mieux : des formules qui sont tout sauf spontanées car elles sont issues, si basiques soient-elles souvent, des méthodes de stratégie et d’analyse politique qu’une petite start-up française est allé chercher aux États-Unis. C’est la politique par algorithmes. »

    Le président de la fondation Polémia se livre également à une comparaison insolite entre l’attitude d’Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen, dont voici un extrait :

    « Regardez, quand Marine Le Pen enterrait gentiment le 1er mai en en faisant un banquet républicain pour les militants, Macron est à Orléans, la ville de la Pucelle et il dit lui ce que Marine aurait dû dire : « Jeanne d’Arc a fendu le Système et rassemblé la France ». Avec bien sûr ce message subliminal : Jeanne d’Arc, c’est moi… Dans le même registre, il vient, en ministre de l’Économie, au Puy du Fou, chez Philippe de Villiers. Pas Marine Le Pen… On peut multiplier les exemples, et pas seulement à propos de Marine Le Pen. »

    Et Jean-Yves Le Gallou d’ajouter, à propos de celui qu’il sait être le candidat des bobos, de l’immigration et l’hyper-classe mondiale :

    « Il sait avoir, sinon tout un discours, du moins des attitudes adaptées aux Français enracinés voire aux conservateurs et aux identitaires. En France, dans une campagne électorale présidentielle il faut aussi savoir se placer sous la protection tutélaire de hauts lieux. À croire que le banquier Macron a lu Buisson ! »

    Un entretien à lire en intégralité dans Monde & Vie.

    http://fr.novopress.info/

  • Le Parti de la France annonce 4 candidats en Bretagne

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    Lorient (Breizh-Info.com) – Carl Lang, président du Parti de la France et Lorrain de Sainte Affrique, secrétaire Général des Comités Jeanne ont animé samedi 28 janvier dans le Morbihan un déjeuner / débat lors duquel ils ont annoncé 4 candidatures de ce parti pour les élections législatives en Bretagne administrative.
    Ainsi, seront candidats :

    – Marie-Anne Haas sur la 6 ème circonscription du Finistère (29)
    – Jean-Paul Felix sur la 4 ème circonscription Ploërmel (56)
    – Alain Lyon sur la 3 ème circonscription Pontivy (56)
    – Jean-Marie Lebraud sur la circonscription de Redon (35)

    Deux autres candidats, sur Vannes et Lorient, devraient également être investis prochainement.

    Les candidats seront présentés sous une étiquette regroupant plusieurs partis, comités et associations qui défendront « La droite patriotique, nationaliste et souverainiste ». « Nous serons nombreux à défendre les valeurs de la vraie droite nationale en Bretagne et en France » ont déclaré les deux animateurs de la journée.

    Carl Lang et Lorrain de Saint Affrique ont également annoncé que Jean-Marie Le Pen soutenait ces candidatures – qui pourraient constituer une concurrence, à la marge, vis à vis du Front national.

    Estimant que le Front national prenait actuellement « un virage à gauche », et même « à gauche de Mélenchon », Carl Lang explique que « faire de la politique électoraliste ne correspond pas à nos valeurs, au PDF nous sommes là pour défendre la France, notre culture, notre histoire, nos familles.»

    Les candidats appellent à « résister à la colonisation et à l’islamisation de notre pays » , estimant ne pas se reconnaitre dans les propos de Marine Le Pen qui avait déclaré que l’Islam n’était pas incompatible avec la République française. Ils appellent également à revoir la PAC et ses dérives mais insistent aussi sur l’interdiction de l’abattage Halal et plus globalement, sur le respect de la condition animale.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Parti socialiste : vers un divorce par consentement mutuel ?

    La victoire de Benoît Hamon a rebattu les cartes dans des proportions peut-être encore plus importantes qu’attendu.

    Branle-bas de combat à gauche. La victoire de Benoît Hamon a rebattu les cartes dans des proportions peut-être encore plus importantes qu’attendu. Première conséquence visible : une partie du courant des « réformateurs » du Parti socialiste, comprenant environ une soixantaine de parlementaires, pourrait franchir le Rubicon en soutenant officiellement Emmanuel Macron. À l’initiative de Christophe Caresche et Gilles Savary, une vingtaine de parlementaires, loyaux à François Hollande durant le quinquennat, ont signé un appel au « droit de retrait ». Certains d’entre eux pourraient, néanmoins, ne pas se précipiter, si leurs circonscriptions se trouvent dans des endroits ayant largement plébiscité le champion de la gauche culturelle. On le sait, les élus sont parfois courageux, mais rarement téméraires.

    Toutefois, les récalcitrants ne masqueront pas la profonde division qui s’est fait jour au sein d’un Parti socialiste naguère uni, pour le meilleur et pour le pire. En effet, les pétitionnaires estiment que le discours de Benoît Hamon ne leur ressemble pas. Ainsi, le susnommé Gilles Savary a notamment dit : « On a l’impression qu’en trois jours, on a changé de parti sans que jamais nos militants n’aient été consultés. […] On ne se retrouve pas dans une valeur travail dépréciée et la promesse d’une société assistancielle dont on ne sait absolument pas comment elle serait financée. Par-dessus tout, ce quinquennat que Hamon juge insoutenable, nous l’avons défendu devant nos électeurs pendant cinq ans. Et il faudrait aujourd’hui défendre le contraire ? »

    Cette critique fait écho à des rumeurs en provenance de l’Élysée. Il se murmure que François Hollande conditionnerait son soutien au fait que Benoît Hamon veuille bien assumer le bilan quinquennal de sa présidence. Un exercice d’équilibriste difficile qui contraindrait le Breton à revenir sur ce qui a fait l’essentiel de son succès, c’est-à-dire, très précisément, le rejet de François Hollande. Benoît Hamon réinvente le Parti socialiste français. Il en fait le véhicule d’une horreur conceptuelle absolue, une gauche 2.0 qui aurait totalement tourné le dos à la France de Renan. C’est habile. L’espace politique de cette formation n’étant plus aussi important qu’avant, Benoît Hamon s’enfonce dans les brèches toujours ouvertes.

    Quant à Emmanuel Macron, nourri par les mêmes idées – celles de ses mentors et sponsors que sont, par exemple, messieurs Attali et Minc -, il tente, plus adroitement, d’unir la gauche Terra Nova au centre droit mondialisé. De Jean-Luc Mélenchon à Benoît Hamon, en passant par Emmanuel Macron, le nomadisme aura trois porte-étendard de différentes sensibilités pour le représenter en avril prochain.

    La force d’Emmanuel Macron est qu’il a réussi à se défaire, par un habile tour de passe-passe, de l’étiquette qui devrait normalement lui coller à la peau. S’il vient de la gauche de gouvernement, comme le prouve d’ailleurs sa participation active au quinquennat de François Hollande, Emmanuel Macron n’y est curieusement plus assimilé. Par la grâce d’une communication bien huilée, avec l’appui de nombreux médias et relais d’opinions, l’ancien ministre de l’Économie s’est transformé en messie de l’omnilibéralisme, créature prométhéenne brandissant fièrement son optimisme communicatif. N’oublions pas qu’il a, longtemps, eu la passion du théâtre… En fait, son positionnement, mal compris sous nos latitudes, ressemble trait pour trait à celui d’une Angela Merkel. Il est un candidat de synthèse, dans les deux sens du terme, se rêvant en champion d’une coalition technocratique et utilitariste, animée par le « bon sens ». Bref, le rêve de la post-démocratie en marche.

    Les manœuvres élyséennes, fomentées par les Gantzer et les Jouyet, sont évidentes. Ils veulent Macron à l’Élysée et Hamon en poste au 10, rue de Solférino. Ils éliminent patiemment tous les obstacles qui pourraient se dresser face à eux. Jean-Luc Mélenchon devrait en pâtir, frappé par un phénomène d’usure qui affecte tous les protagonistes de l’élection présidentielle de 2012, à l’exception de la présidente du Front national. Une séquence que les Français semblent vouloir clôturer. Il reste un caillou dans la chaussure de ces marcheurs. Un petit village gaulois résiste, envers et contre tout. Marine Le Pen ne faiblit pas, sûre de son fait. Elle est la seule candidate proposant de s’attaquer frontalement à deux gros chantiers : l’Union européenne et la politique migratoire. Il faut, maintenant, exprimer une idée-force : l’égalitarisme tue le mérite, nivelle par le bas. Seules les libertés permettent aux Français de réussir. Si nous voulons que nos enfants aient des ailes, il faut leur donner des racines !

    http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/parti-socialiste-vers-divorce-consentement-mutuel,310790

  • ZOOM - Général Didier Tauzin : "Je suis l’homme de la situation !"

  • Après le Penelope Gate, un nouveau scandale va-t-il éclabousser François Fillon ?

    Alors que son épouse, soupçonnée d’emplois fictifs, recevait dimanche le soutien de milliers de sympathisants à Paris, le candidat de la droite à la présidentielle est soupçonné d’avoir bénéficié de fonds occultes quand il était sénateur.

    François Fillon a ainsi lancé à la tribune :

    À trois mois de l‘élection présidentielle, comme par hasard, on construit un scandale. À travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n’ai peur de rien. J’ai le cuir solide. Si on veut m’attaquer, qu’on m’attaque droit dans les yeux, mais qu’on laisse ma femme en dehors de ce débat politique.

    Toutefois, un autre scandale pourrait entacher l’image de François Fillon. D’après Mediapart et Le JDD, le vainqueur de la primaire de la droite aurait touché lorsqu’il était sénateur des sommes indues en marge d’un système de « détournement » mis en place au Sénat.

    http://fr.novopress.info/203118/apres-le-penelope-gate-un-nouveau-scandale-va-t-il-eclabousser-francois-fillon/

  • « Le Vrai Fillon » #3 : Vous comptez sur François Fillon pour lutter contre l'immigration ?

  • Emmanuel Macron : les médias nous refont le coup du "3e homme"

    D'Eric Letty dans le dernier Monde & Vie à propos d'Emmanuel Macron :

    6a00e008d99039883401b8d25a539f970c-250wi.png"Les « grands médias » nous présentent ce dernier comme l’homme qui monte et sur lequel reposent les espérances de la gauche d’accommodement. On nous refait, en somme, le coup du « troisième homme », comme naguère avec Bayrou et comme hier avec Juppé. Macron, c’est en quelque sorte le Juppé de la deuxième chance. Or, on a vu ce que « pesait » réellement le maire de Bordeaux, que les journalistes et les sondeurs nous présentaient comme le probable vainqueur de la primaire de la droite. L’électorat de Macron, c’est peu ou prou celui de Juppé. Or, même avec l’appui de plusieurs centaines de milliers de voix venues de la gauche, ce dernier a échoué ; et sans cet appui, il n’aurait même pas figuré au deuxième tour face à Fillon. Certes, ce dernier s’est pris les pieds dans la pelote de Pénélope ; mais Macron aussi est éclaboussé par une « affaire » : deux journalistes l’accusent d’avoir dépensé 80 % de l’enveloppe annuelle accordée à son ministère au titre des frais de représentation, soit 120 000 euros en huit mois, principalement pour les besoins de sa communication personnelle.

    Surtout, sur qui peut-il compter ? Le centre droit et le centre gauche, dont il drague les électeurs en affirmant n’être ni de droite, ni de gauche ? Mais la France n’est pas au centre et il n’y a guère de chances ou de risques qu’elle le devienne en ce moment, alors que le pays ressemble à une cocotte sous pression d’où les passions sont prêtes à s’échapper comme d’une boîte de Pandore quand le couvercle sautera. Depuis douze ans au moins, les Français n’ont cessé de marquer par leurs votes la défiance que leur inspirent l’eurocratie, la technocratie et les oligarchies qui prétendent leur dicter leur avenir. Et ils éliraient un produit de la haute finance internationale, partisan avéré du primat de l’Europe de Bruxelles contre les nations, enfant prodige d’Attali, ancien secrétaire général de l’Élysée sous Hollande ? Même Cohn-Bendit affirme qu’il pourrait voter pour lui : c’est à cette aune que se juge la « jeunesse » des idées de Macron. Qui peut d’ailleurs dire précisément quelles idées agite le dernier espoir de la gauche bofric (bourgeoise-friquée) ? Pour l’instant, Macron se cantonne à ce qu’il sait et aime faire : la com’ et le flou ; mais comme les autres, il va devoir sortir du bois et préciser son programme. C’est là qu’il sera attendu."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html