
La campagne électorale allemande a sans doute atteint son paroxysme le 27 janvier dernier lorsque Friedrich Merz, tête de liste de la CDU, a indiqué qu’il accepterait le soutien de l’Alternative für Deutschland pour faire passer au Parlement ses mesures anti-immigration. À l’appel des partis de gauche, entre 160 000 et 250 000 personnes – suivant les estimations de la police et des organisateurs – se sont rassemblées à Berlin, dimanche 2 février, pour dénoncer le rapprochement de la droite et de l’« extrême droite » allemandes, à trois semaines des élections législatives anticipées. La foule s’est massée devant le Parlement, en plein cœur de la capitale allemande, avant de défiler jusqu’au siège de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Samedi, plus de 220 000 personnes avaient manifesté dans les grandes villes du pays, comme Hambourg, Leipzig, Cologne ou Stuttgart.
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