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Europe et Union européenne - Page 907

  • Les pires stéréotypes sur les femmes

    Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport Rodrigues (14/09/15))

    L’émancipation des jeunes filles dans l’Union européenne

    Pas une session sans son rapport « gender ». Le pire, cette fois-ci, est le rapport Rodrigues. J’ai eu l’occasion de le dire des centaines de fois ici : ni la famille ni les programmes éducatifs ne sont du ressort de l’Union européenne. Encore moins quand il s’agit d’organiser propagande et bourrage de crâne de nos enfants dès le plus jeune âge, au nom de théories fumeuses et sous la pression de lobbies ultra-minoritaires.

    Comme ses prédécesseurs, le rapport Rodrigues véhicule lui-même les pires stéréotypes sur les femmes, éternelles victimes, éternelles dominées, éternelles discriminées d’une société machiste perpétuant des schémas surannées. Parle-t-on du sort des femmes dans les zones dominées par Daech ? En Arabie Saoudite ? Non, on parle de l’Union européenne dans sa globalité, en 2015.

    Je conseille à Mme Rodrigues, pour avoir une vue claire des véritables causes des situations éducatives les plus problématiques en Europe, d’aller elle-même tenter un cours sur la dimension de genre et la tolérance dans un collège d’un quartier sensible de France. A défaut de la laisser intacte psychiquement et physiquement, peut-être cela la remettrait-elle en contact avec la réalité que vivent hélas, au quotidien, des milliers de professeurs et de leurs élèves féminins.

    http://gollnisch.com/2015/09/18/les-pires-stereotypes-sur-les-femmes/

  • Un guide pour émigrer clandestinement en Europe distribué en Turquie par une ONG européenne

    w2euSur une plage de l’île grecque de Lesbos, les reporters de la chaîne de télévision Sky News ont découvert un petit manuel distribué aux candidats à l’immigration clandestine avec astuces, cartes, numéros de téléphone et conseils pour traverser illégalement l’Europe. Ce manuel distribué par l’ONG w2eu (pour « Welcome to Europe » – Bienvenue en Europe) avait été oublié par des clandestins parmi des gilets de sauvetage abandonnés et des canots pneumatiques percés. Sur la couverture, un jeune homme sur une plage au crépuscule, lorgnant vers la mer, avec à ses pieds les rames du canot qui vont lui servir à faire la traversée. Le guide, écrit en arabe, contient des numéros de téléphone d’organisations pouvant aider les clandestins dans leur voyage, comme la Croix Rouge et le HCR. Il contient aussi une carte avec les plages d’arrivée habituelles des bateaux remplis de clandestins. À l’arrière du guide figurent des photographies d’îles grecques sous le soleil, le port de Mitylène, à Lesbos, et un homme souriant avec la légende : « Quand je suis arrivé sur le rivage à Mitylène, j’ai compris que je n’étais plus un enfant. »

    Lire la suite sur Nouvelles de France…

    http://www.contre-info.com/

  • Entretien avec Jacques Bompard : À l’heure du Grand Remplacement

    — Si vous étiez le maire socialiste d’Orange, combien de migrants logeriez-vous dans le théâtre antique ?
    Jacques Bompard : Les mairies socialistes ont répondu qu’elles étaient favorables à l’accueil… mais pas sur leur territoire. Tout comme les autres maires, je n’ai aucun pouvoir d’empêcher les gens de venir à Orange s’ils le veulent. Par contre, j’ai le pouvoir, et le devoir, de ne pas dépenser l’argent municipal. Toute cette histoire d’accueil est étonnante, le pays se comporte comme lorsque des gens recueillent un petit chat ou un petit chien. Le petit chien fait pipi dans le salon, le petit chat s’accroche aux rideaux, au bout de quelque temps on se débarrasse de l’animal. Or les migrants, ou les réfugiés, ou les clandestins – on ne sait plus très bien comment les nommer – ne sont pas des petits chiens ou des petits chats. Ils ont des droits, à défaut de devoirs. Mais l’État français va se débarrasser d’eux et ce sera aux collectivités locales de s’en occuper. Pendant ce temps, d’autres États, milliardaires ceux-là, ne prennent personne. Nous prend-on pour des imbéciles ? J’aurais tendance à le penser, d’autant plus que les sondages montrent que les Français sont majoritairement hostiles à « l’accueil ».

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    — Vous avez déposé en juin deux propositions, lutte contre l’immigration, lutte contre le Grand Remplacement. Pourquoi distinguer les deux alors que, comme vous le soulignez dans ces textes, ils sont liés ?
    J.B. : Le projet de loi de lutte contre l’immigration vise à établir qu’on a le droit de demander à la République de stopper l’immigration. Celui de lutte contre le Grand Remplacement est plus philosophique. Il considère qu’il y a des primo-occupants de l’Europe qu’on doit défendre et non remplacer. Or il y a bien un remplacement organisé par nos politiques.

    — Organisé activement ou toléré, passivement ?
    J.B. : Tout le mandat de François Hollande prouve qu’il existe une volonté de casser le pays. Comment expliquer ce Grand Remplacement sinon par la haine des gouvernants pour leur peuple ? Cette détestation de soi est telle qu’elle tend au suicide. Lorsque j’évoque la philosophie chrétienne dans l’hémicycle, il faut voir les moues dégoûtées que certains députés prennent… Quand j’ai déposé une proposition de loi concernant l’avortement, juste pour qu’on laisse aux femmes un délai de réflexion – juste cela, ce que j’estime être le minimum avant un acte lourd de conséquences pour l’enfant comme pour la mère –, les réactions ont été violentes. C’est pour cela qu’il est vain de s’en remettre à des partis politiques, de voter et de laisser la main à des élus. Une élection n’est pas un blanc-seing. Il faut s’impliquer personnellement, voter et suivre ce que fait le député ou le maire. Je promeus une école de la responsabilité dans le domaine politique.

    — Quel est l’avenir de ces différentes propositions que vous avez déposées ?
    J.B. : Le gouvernement choisit ce qu’il met à l’ordre du jour. Lutter contre l’immigration, le Grand Remplacement et la christianophobie n’est évidemment pas sa priorité ! Il préfère qu’on parle d’autre chose. En tout cas mes propositions, qu’elles concernent la famille, le travail ou l’immigration, ont un lien et une cohérence : elles sont un projet de gouvernement. Le député n’est pas élu pour discourir devant ses pairs, mais pour légiférer, ne l’oublions pas.

    — Vous souhaitez introduire la christianophobie dans la loi Gayssot, au même titre que le racisme et l’antisémitisme. Utilisez-vous la loi Gayssot ou la bonifiez-vous ?
    J.B. : Pourquoi punir un discours contre l’islam tout en laissant attaquer le christianisme ? Même le diable peut porter Pierre. Vu les conditions dans lesquelles nous nous battons, nous avons peu le choix des armes. Je fais du judo, d’une certaine façon : j’utilise la force de l’adversaire à mes propres fins. Et, en ce qui concerne la loi Gayssot, le raisonnement par l’absurde n’est pas dénué d’intérêt ni d’humour.

    — Vous souhaitez que « la France interdise le financement public d’actions christianophobes ». Une pratique qui a déjà cours à Orange ?
    J.B. : À notre arrivée à la mairie d’Orange, nous avons trouvé un patrimoine chrétien en déshérence. Nous l’avons relevé peu à peu. N’est-ce pas là l’utilisation normale de subventions municipales ? Le patrimoine est une richesse à la fois économique et culturelle, plus que cela : identitaire et spirituelle. Mais nous n’avons pas fait que défendre ou promouvoir cet héritage. Nous avons consacré Orange au Sacré-Cœur et, du haut de la colline Saint-Eutrope, la Sainte Vierge veille sur la ville. Ce n’est pas inutile, je crois.

    Propos recueillis par Samuel Martin

    http://fr.novopress.info/

  • Le chef de la diplomatie UE : « Parler de réfugiés et non plus d’immigrés, a contribué à faire évoluer l’opinion »

    Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, Federica Mogherini ancienne ministre des Affaires étrangères italiennes, en poste à Bruxelles depuis moins d’un an, livre àLibération son analyse de la plus grave crise humanitaire subie par l’Europe depuis 1945.

    Libération : Depuis quelques mois, certains pays européens se montrent plus ouverts à l’accueil des réfugiés…

    Federica Mogherini : Lorsque certains responsables politiques ont commencé à parler de réfugiés et non plus d’immigrés, cela a contribué à faire évoluer l’opinion. S’il s’agit de réfugiés, il y a un devoir d’accueil, de protection. Les mots sont importants, comme on le voit.

    http://www.contre-info.com/

  • Mais qu’est-ce qui fait reculer Angela Merkel ?

     Nous l’avions souligné dans les premiers, la CSU bavaroise, aile droite de la coalition d’Angela Merkel, aux cotés de la CDU ne pouvait accepter la submersion de Munich par  une migration incontrôlée. Débordée par l’afflux record de réfugiés à ses frontières, l’Allemagne a fait volte-face, dimanche.

    Alors que 63.000 migrants sont arrivés à Munich, dans le sud du pays, en l’espace de 15 jours, et 13.000 au cours de la seule journée de samedi, le pays a décidé de rétablir les contrôles à ses frontières, notamment avec l’Autriche, dimanche, suspendant ainsi les modalités de l’accord de Schengen sur la libre circulation.

    Erreurs et conséquences peuvent lui coûter cher

    Les images de la Bavière envahie ont traumatisé les autres landers allemands. Des sondages non publiés ont manifesté un retournement de l’opinion publique. L’émotion solidaire a laissé place à l’inquiétude humaine ethnique et religieuse comme dans les pays de l’est.

    Les manifestations d’opposition à la politique de la porte ouverte se multiplient, même non médiatisées, et une vague de xénophobie proportionnelle à celle de l’arrivée des étrangers enfle.

    Enfin la possibilité de la pénétration terroriste, alors qu’il n’y avait plus aucun contrôle, est devenue une réalité indiscutable avec, de plus, le recrutement salafiste des migrants. Les services de sécurité ont averti la chancelière qu’elle pourrait être responsable de l’impossibilité de contrôler les nouveaux djihadistes. En fait Merkel, la généreuse, est devenue pour beaucoup, Merkel l’irresponsable.

    Elle tente donc une marche arrière à toute vitesse pour influencer les autres pays européens et arrêter de présenter l’Allemagne comme la mère nourricière de tous les réfugiés et clandestins. À Berlin on entend les ricanements hongrois et polonais et la mauvaise humeur autrichienne. Un nouveau tournant pour l’Europe puisque le fameux Schengen., vache sacrée de la libre circulation à l intérieur de l’Europe qu’il serait impossible de toucher, est suspendue par Angela Merkel sans doute jusqu’à ce que mort s’ensuive.

    Signé en juin 1985, entré en application le 26 mars 1995, l’accord de Schengen prévoit la libre circulation des biens et des personnes, ce qui implique l’élimination des contrôles frontaliers entre les pays signataires, chargés par ailleurs de renforcer la surveillance des frontières extérieures à l’espace Schengen, qui compte actuellement 26 Etats membres.

    Mais les textes autorisent effectivement la suspension exceptionnelle de ces règles. L’article 2 de la Convention d’application de l’accord de Schengen prévoit ainsi dans son deuxième paragraphe le rétablissement des contrôles aux frontières internes, en cas de nécessité. « Lorsque l’ordre public ou la sécurité nationale l’exigent…..»

    Ainsi la chancelière des migrants reconnait que sa politique trouble l’ordre public et met en danger la sécurité nationale. Si c’est elle qui le dit…

    Jean Bonnevey., 14/09/2015

    SourceMetamag.fr

    http://www.polemia.com/mais-quest-ce-qui-fait-reculer-angela-merkel/

  • Poutine est le seul chef d’État à avoir une vision claire du Moyen-Orient

    D'Yves de Kerdrel :

    Unknown-8"Notre salut passe par Poutine. Le président de la Russie est le seul Chef d’État au monde à avoir une vision claire de ce qui se passe au Moyen-Orient. Il l’a exposée dans un discours qu’il a fait hier au Tajikistan. Selon ses informations, non seulement Dae’ch contrôle une grande partie de l’Irak et de la Syrie. Mais l’organisation terroriste a déjà planifié des attentats à La Mecque, Médine et Jérusalem. De la même manière, elle vise à s’étendre en Europe, en Russie et en Asie du Sud-Est. C’est ce qui amène Vladimir Poutine à appeler la communauté internationale à unir ses forces contre cet ennemi prêt à déstabiliser toute cette région. C’est ce qui l’a conduit aussi, selon nos informations, à expédier auprès des côtes syriennes son plus gros sous-marin nucléaire doté de 200 missiles balistiques."

    Michel Janva

  • Syrie, crise des migrants, Angela Merkel, "Art" contemporain…

  • France Angleterre attractivité comparée

    Dans un stimulant édito publié par Le Point du 10 septembre Pierre-Antoine Delhommais se demande "pourquoi les migrants évitent la France". Comme toujours on doit se garder des généralités absolues : ce ne sont pas en effet "les migrants" qui évitent la France, mais une partie d'entre eux. Les partisans hexagonaux de l'immigration à tout prix peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles, l'heure du reflux, ou même celle de l'immigration zéro, ne semble pas se précipiter à conforter l'approximation de son énoncé.

    L'article est illustré d'une photo prise début août dans le camp de réfugiés de Calais. On y voit des migrants s'agrippant à un camion pour tenter de passer en Angleterre. Car dans ce qu'on appelle la "jungle" de Calais s'entassent de notoriété publique et depuis des années de milliers de migrants, venus des pays les plus éloignés, y compris l'Afghanistan et qui rêvent de rejoindre le Royaume Uni.

    L'existence même de ce foyer de désordre, hier à Sangate, aujourd'hui à Calais, demain ailleurs peut-être, témoigne du scandale idéologique bafouant la supériorité de notre merveilleux modèle social, dont même les candidats à l'immigration connaissent la nocivité.

    À remarquer que depuis l'appel d'air supplémentaire lancé par le gouvernement allemand aboutissant à un flux d'immigration de diverses sources, le même phénomène a été observé : ceux qu'on oriente vers l'Hexagone renâclent de la même manière. Ils préfèrent l'Allemagne où les droits sociaux sont plus restreints, où le salaire minimum en fait n'existe pas vraiment, etc. On ne saurait donc invoquer en faveur de la Grande-Bretagne l'argument d'un avantage linguistique de la "langue mondiale" que les immigrants illégaux sont supposés mieux connaître que celle de Molière ou celle de Goethe.

    Pierre-Antoine Delhommais s'interroge dès lors à propos de cette humiliation de voir tous ces jeunes Syriens, Irakiens, Érythréens déployer autant d'énergie et de courage pour traverser la Manche que pour fuir le chaos que connaissent les pays où ils sont nés.

    "Risquer leur vie, note-t-il ainsi, pour quitter au plus vite la patrie des droits de l'homme, de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, dirigée de surcroît par un gouvernement socialiste et humaniste, ami autoproclamé" des dits immigrants, quel paradoxe en effet, au moins aux yeux de la CGT et, plus généralement de la gauche bien-pensante.

    Pour les candidats à l'immigration, pense notre auteur, ce ne sont pas, ou plutôt ce ne devrait pas être les "avantages sociaux" qui attirent, mais le dynamisme économique des pays d'accueil.

    "Le nôtre est en berne", souligne-t-il.

    Sur ce point nous ne pouvons, hélas, que partager entièrement son analyse.

    Mais comme les faits montrent, aussi, une forte et durable présence d'immigrés, il faut se rendre à une autre évidence.

    Le dynamisme économique de l'Allemagne ou de la Grande Bretagne attire, certes, ceux qui veulent travailler, réussir, controbuer àa la richesse du pays d'accueil, leur refuge provisoire pour certains, leur patrie d'adoption pour la majorité.

    Notre modèle social, notre Code du Travail à 3 800 pages, attire donc les autres, tous les autres.

    Ceux qui pensent qu'il faut à tout prix des immigrés pour payer nos retraites, pour soigner nos vieillards, peut-être même pour sauver la gauche de son effondrement électoral, peuvent donc se rassurer : "les autres", ceux qu'attire notre merveilleux modèle social, restent encore très nombreux, et démographiquement très dynamiques. Nous ne sommes pas encore menacés par la pénurie des chances pour la France.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • "Migrants" : Les enjeux géopolitiques que cache le torrent de propagande "humanitaire"

  • Balayons d'abord devant notre porte

    Au soir de la réunion du 14 septembre, il était évident que la réunion des ministres de l’intérieur de l’Union européenne avait échoué. Elle était consacrée en fait à l’immigration illégale, et pas seulement aux cas minoritaires des vrais réfugiés. Ces derniers, rappelons-le, sont estimés officiellement à 120 000 sur un total prévisionnel provisoire de 800 000.

    La politique des États l'avait emporté sur la manipulation des émotions. Or, on s'achemine de toute évidence vers de nouvelles négociations, tergiversations, temporisations, au niveau des chefs d'États un jour, des technocrates le lendemain, des ministres un autre jour. Elles se dérouleront dans l'opacité. Mais leur résultat se concrétisera dans la clarté, celle de problèmes qui s'aggraveront alors qu'on se propose de les résoudre.

    L'éditorial du "Monde" daté du 16 septembre dénonce en l'occurrence ce que son rédacteur appelle "l'Europe des égoïsmes nationaux".

    Voilà qui semble, une fois de plus, bien mal poser le problème. "L'égoïsme national" bien compris, en effet, cela supposerait une considération prioritaire, par les gouvernants, de l'intérêt "national". Or, celui-ci, en France, par exemple, ne doit pas conduire à l'affrontement systématiques avec 27 partenaires, peuples frères et amis. Il commande toujours, au contraire, un rapprochement avec les quelques pays constructeurs de l'Europe dite du traité de Rome de 1956. Toute manipulation des opinions à l'encontre, notamment, de l'entente franco-allemande, mais aussi franco-italienne, etc. piétine cette réalité essentielle qui avait conduit, les pires adversaires des deux guerres à la signature salutaire du traité de l'Élysée.

    De ce point de vue, il convient de se souvenir qu'en 2012 la présidence Hollande avait très mal commencé.

    La première préoccupation de l'ancien président du conseil général de Corrèze et sa campagne électorale l'avaient conduit à exacerber artificiellement en antagonismes les divergences de vues avec Berlin.

    Sa gestion même de la crise grecque, en particulier, avait été clairement inspirée par une crainte de plus en plus notoire de nos dirigeants : celle de voir l'État central parisien rappelé à l'ordre pour son propre surendettement et pour sa propre incapacité à maintenir le cap des réformes timidement et tardivement entreprises les années précédentes.

    On doit prendre acte en ce moment que la logique même des dossiers l'amènent à chercher à réparer, hélas bien tardivement, cette mésentente qu'il avait ainsi provoquée. L'urgence, le bon sens et, pour rester dans le vocabulaire du "Monde", "l'égoïsme national" strictement franco-français le commanderaient.

    L'éditorial du "Monde" en effet "regrette de se trouver en présence d'une association d’États liés par un accord de marché unique et pas grand-chose d’autre. C’est, poursuit ce texte, une régression par rapport à ses ambitions originelles. C’est aussi un aveu d’impotence collective dangereuse."

    Voilà qui est faire, en partie à juste titre, le procès de l'Europe des États, de l'Europe toujours intergouvernementale, telle que conçue par MM. Delors et Lamy dans leurs bureaux de Bruxelles et négociée à Maastricht en 1992. Le passage à l'idée d'une véritable Confédération, – idée que semblèrent partager un temps Helmut Kohl et François Mitterrand, – dépassait le petit entendement et les petits moyens des producteurs parisiens de jus de crânes de technocrates.

    Car toutes les erreurs commises depuis 20 ans ont été conçues par les rejetons cette caste hexagonale. Et l'on peut nommer parmi les responsables aussi bien un Giscard, promoteur du traité rejeté par la majorité des Français en 2005, Juppé et Toubon inspirateurs du désastreux accord de Nice de l'an 2000, mais aussi un Barrot, paradigme de l'ectoplasme propulsé à Bruxelles en récompense de sa docilité ministérielle de signataire des ordonnances du plan Juppé, et de tous ceux dont Chirac s'est débarrassé par la même procédure, utilisant les institutions européennes comme dépotoir, sorte de voiture-balai de notre classe politique. Cette procédure a été continuée sous Hollande avec la nomination de l'aimable mollasson Moscovici pour succéder à son confrère Barnier.

    En observant par exemple le travail que produisent la plupart des eurodéputés français, on peut en mesurer les dégâts. À quelques exceptions louables ils siègent à ce parlement, élu à la proportionnelle depuis 1979, c'est-à-dire nommés sur les listes confectionées par les états-majors parisiens, en se désintéressant totalement de l'Europe : poubelle des uns, tiroir-caisse des autres.

    La classe politique hexagonale, et notre système de partis subventionnaires, portent une responsabilité écrasante dans tous ces reculs, aussi bien ceux de la France en Europe, que ceux de l'Europe face au monde.

    C'est là qu'il faut porter le coup de balai. 

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/