
C’est ce qui ressort d’une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès, Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach dans Le Figaro, à propos de la dernière élection municipale à Marseille :
Parallèlement à la victoire de Michèle Rubirola, la perte par le Rassemblement national du 7e secteur (13e et 14e arrondissements), conquis en 2014 par Stéphane Ravier, a constitué l’autre événement marquant du second tour à Marseille. La situation du parti frontiste dans la Cité phocéenne est cependant contrastée. On constate une baisse tendancielle du RN dans tous les secteurs du centre de Marseille. Cette érosion est spectaculaire dans les 1er et 2e secteurs où, en vingt-cinq ans, son audience a été divisée par deux. L’augmentation significative du poids de la population issue de l’immigration maghrébine, africaine et comorienne sur les listes électorales y constitue un handicap structurel pour le RN. À ce facteur est venue s’ajouter la « boboïsation » de certains quartiers du centre de la ville, la combinaison de ces deux facteurs aboutissant à un environnement socio-culturellement de plus en plus réfractaire au RN. Cette double logique se retrouve également dans le 8e secteur qui comprend le 15e arrondissement avec de nombreux électeurs issus de l’immigration et le 16e, où c’est plutôt l’embourgeoisement qui y limite les performances du RN. […]



Après avoir été bombardé à coups de cocktails Molotov et autres mortiers d’artifice par les bandes ethniques en mai 2018, puis à nouveau en avril 2020, nous pourrions presque dire, hélas, comme le font les grands médias au sujet des centaines de véhicules incendiés chaque année lors de la Saint-Sylvestre, que l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne est en quelque sorte devenue une « tradition ». Sauf que, cette fois-ci, faute de réponse ferme du gouvernement, l’assaut préparé et conduit de façon quasi militaire samedi soir par une quarantaine de voyous ethniques contre ce commissariat a atteint un seuil de violence jusque-là inégalé et particulièrement grave, qui laisse présager le pire pour l’avenir.
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