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international - Page 1264

  • Trahison européiste : une belle intervention

    de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale (quasi vide!) ce jeudi 22 mai 2014.

    Quelques noms de traitres français y sont rappelés, chose utile pour ce dimanche !


    Traité transatlantique : Intervention de N... par dlrtv 

    Paula Corbulon

  • Russie : Réunion spéciale de « dé-dollarisation », la Chine et l'Iran prêts à abandonner le dollar américain

    Évènement historique, tout indique que nous sommes sur le point d'assister à l'effondrement de l'économie américaine, signifiant par la même la fin de l'empire hégémonique étasunien. Cette « mise à mort » doit se concrétiser sous la forme d'un accord énergétique russe avec la Chine qui devrait être signé par Vladimir Poutine lui même lors de sa prochaine visite à Pékin le 20 mai prochain.
    J'avais récemment partagé avec vous des informations relatant cet accord et ces implications économiques, mais il est compréhensible que les multiples rumeurs du net relatant la fin de l'économie américaine ces derniers mois vous aient poussés à devenir méfiants, et ce à juste titre. Cette fois ci, le contexte est radicalement différent, et fait office de « réponse » de la part de la Russie face aux sanctions et allégations occidentales à son encontre dans le cadre de la crise ukrainienne.
    Il ne pouvait en être autrement ! Obama a osé défié Poutine sur son propre territoire, l'injuriant, maltraitant son peuple, et le menaçant par l'intermédiaire de sanctions burlesques ressemblant à s'y méprendre à une grotesque partie de poker. Seulement voilà, l'ours russe lui, ne bluffe pas ! Il n'en a de toutes manières pas le besoin, puisqu'il a en main toutes les bonnes cartes... Le veilleur
    Que la Russie ait fait pression pour que les accords commerciaux minimisent l'influence du dollar américain depuis le début de la crise en Ukraine (et avant) n'est pas un secret : ce qui a été largement couvert dans nos articles précédents (voir Gazprom prépare l'émission « symbolique » d'obligations en yuans chinois ; Alerte pétrodollars : Poutine se prépare à annoncer le « Saint Graal » : un deal sur le gaz avec la Chine; la Russie et la Chine s'apprête à signer « Saint Graal » : un deal sur le gaz ; 40 banques centrales prédisent quelle sera la prochaine monnaie de réserve ; Du pétrodollar au yengaz, et ainsi de suite).
    Mais jusqu'à présent, une grande partie de cela resta dans le domaine de la pensée magique et du ouï-dire en général. Après tout, il est certainement « ridicule » qu'un pays puisse sérieusement envisager d'exister en dehors des limites idéologiques et religieuses du pétrodollar... parce que si un seul peut le faire, tout le monde peut le faire, et la chose que vous savez tous si ça se passe, est que les États-Unis iront vers l'hyperinflation, l'effondrement social, la guerre civile et toutes les autres résultats obtenus dans les autres républiques bananières socialistes, comme le Venezuela, qui hélas n'a pas une monnaie de réserve mondiale a malmener.
    Ou alors les économistes keynésiens, les prêtres aka titulaires de ladite religion du pétrodollar, exigeraient que le monde y croit. Cependant, autant que ça puisse troubler les étatistes, la Russie pousse activement ses plans pour mettre le dollar américain dans le rétroviseur et le remplacer par un système libre du dollar. Ou, comme on l'appelle en Russie, une « dé-dollarisation » du monde.
    Citant des sources de presses russes, La Voix de la Russie rapporte que le ministère des Finances du pays est prêt à donner le feu vert à un plan visant à augmenter radicalement le rôle du rouble russe dans les opérations d'exportation, tout en réduisant la part des transactions libellées en dollars. Les sources gouvernementales estiment que le secteur bancaire russe est « prêt à traiter le nombre accru des transactions libellées en roubles ».
    Selon l'agence prime news, le 24 Avril, le gouvernement a organisé une réunion spéciale consacrée à la recherche d'une solution pour se débarrasser du dollar américain dans les opérations d'exportation russes. Les meilleurs experts au niveau du secteur de l'énergie, les banques et les agences gouvernementales ont été convoqués et un certain nombre des mesures ont été proposées en réponse aux sanctions américaines contre la Russie. Eh bien, si l'ouest voulait la réponse de la Russie sur l'escalade des sanctions contre le pays, elle est sur le point de l'obtenir.
    La « réunion dé-dollarisation » a été présidée par le premier vice-Premier ministre de la Fédération de Russie Igor Chouvalov, qui prouve que Moscou est très sérieuse et grave dans son intention de cesser d'utiliser le dollar. Une réunion ultérieure a été présidée par le vice-ministre des Finances Alexeï Moiseev qui a dit plus tard au canal TV Rossia 24 que « le montant des contrats en roubles sera augmenté », ajoutant qu'aucun des experts interrogés et des représentants des banques n'ont trouvé des problèmes avec le plan du gouvernement visant à accroître la part des paiements en roubles.
    Pour le bénéfice de nos lecteurs russophones, l'entrevue avec Moiseev est ci-dessous et la transcription peut être trouvée sur le site vestifinance.ru (russe - voir la vidéo). En outre, si vous pensiez que seul Obama pouvait régner par décret seul, vous avez eu tort - les Russes peuvent faire tout aussi bien.
    Entrez l'ordre exécutif (loi) « commutateur de monnaie » :
    Il est intéressant de noter que dans son interview, Moiseev a mentionné un mécanisme juridique qui peut être décrit comme ordre exécutif (loi) « commutateur de monnaie », disant que le gouvernement a le pouvoir légal d'obliger les entreprises russes à négocier un pourcentage de certaines marchandises en roubles. se référant au cas où ce problème pouvait être réglé à 100%, le responsable russe a déclaré que
    « C'est une option extrême et il est difficile pour moi de dire dès maintenant comment le gouvernement va utiliser ces pouvoirs ».
    Eh bien, tant que les options existent ; Mais plus important encore, rien de ce que projette la Russie n'aurait concrètement une chance de mise en oeuvre si il n'y avait pas d'autres pays prêts à se désengager des relations bilatérales de libre-échange en USD. La volonté de ces pays cependant existe, ce ne sera une surprise pour personne que les deux pays qui ont déjà répondu d'une manière positive et significative ne sont autres que la Chine et l'Iran.
    Bien sûr, le succès de la démarche de Moscou pour basculer le commerce sur des roubles, ou d'autres monnaies de la région dépendra de la volonté de ses partenaires commerciaux à se débarrasser du dollar. Les sources citées par Politonline.ru ont mentionné deux pays qui seraient prêts à soutenir la Russie : l'Iran et la Chine. Vladimir Poutine se rendant à Pékin le 20 mai, on peut supposer que les contrats de gaz et de pétrole seront signés entre la Russie et la Chine, libellés en roubles et yuans, mais pas en dollars.
    En d'autres termes, d'ici une semaine devraient être annoncés non seulement l'accord gazier du « Saint-Graal » décrit précédemment entre la Russie et la Chine, mais également ses termes financiers, et il semble maintenant pratiquement certain qu'ils seront réglés exclusivement en roubles russes RUB et en yuans chinois CNY, et non en dollars USD.
    Et comme nous l'avons expliqué à plusieurs reprises dans le passé, plus l'antagonisme de l'ouest contre la Russie sera élevé, avec des sanctions économiques accrues, plus la Russie sera contrainte de quitter un système commercial libellé en dollar américain vers un système qui fait face à la Chine et l'Inde. C'est pourquoi l'annonce de la semaine prochaine, aussi révolutionnaire qu'elle sera, ne sera que le début.
    Source Zero Hedge - Traduction resistance authentique
    Note du veilleur
    De son coté, Reuters (ndv: traduction par nouvelordremondial) révèle l'information complémentaire selon laquelle Andrei Kostin, le président de VTB, la deuxième plus grande banque de la Russie, a soutenu l'idée de paiement en rouble le mois dernier en tant qu'étape pour réduire l'influence de l'Occident sur l'économie russe. Kostin a fait référence aux
    « appels lancés par de hauts dirigeants occidentaux à isoler la Russie, à pratiquement détruire le secteur bancaire russe, en utilisant « l'arme nucléaire » moderne - les paiements en dollars »
    , a t-il déclaré lors d'une conférence, dans les commentaires cités par le journal Vedomosti. (...)
    Mise à jour
    La Voix de la Russie vient de publier à l'instant une information intéressante qui confirme la tendance, augmentant par la même occasion la pression économique russe sur les Etats-Unis, et ce par la liquidation massive de bons du Trésor de la dette publique américaine. Devant cet état de fait, il y a fort à parier que la planche à billets de l'oncle Sam va devoir redoubler d'efforts (quantitative easing) afin de racheter cette dette, occasionnant par la même occasion un nouvel impact négatif sur leur économie déjà au bord du gouffre.
    États-Unis : baisse record des investissements russes dans la dette publique (Trésor)
    Les investissements russes dans les bons du Trésor des Etats-Unis se sont réduits en mars de 20% par rapport à février dernier pour atteindre le niveau le plus bas depuis septembre 2008, indique le département américain du Trésor.
    En mars 2014, le montant des investissements se chiffrait à 100,4 milliards de dollars contre 126,2 milliards en février. Ce facteur a fait de la Russie le plus grand vendeur de bons du Trésor parmi les détenteurs souverains de ces titres.
    Les investissements russes dans la dette publique américaine se réduisent depuis quatre mois d'affilée. En octobre 2013, leur montant a diminué de près de 50%, ce qui a fait que la Russie a perdu sa place parmi les dix plus grands détenteurs de bons du Trésor américain. 
    L'une des raisons qui ont amené Moscou à vendre la dette publique américaine consiste dans les efforts de la Banque centrale de Russie visant à maintenir le cours du rouble : à cet effet, le régulateur est obligé de vendre massivement des dollars sur le marché intérieur, donc de les retirer des actifs dans lesquels ils sont engagés, à savoir des obligations américaines, estime James Bianco, président de Bianco Research LLC, cité par l'agence Bloomberg.

     • Russie : La riposte de Poutine aux sanctions de Washington
     • Russie : Le parlement adopte un nouveau système national de paiement, MasterCard commence à trembler !
     • Russie : Pourquoi Poutine se moque des « sanctions » de l'occident
     • Chine : La Banque Centrale annonce qu'elle va cesser d'acheter du dollar américain

    Le-veilleur.com

    http://www.scriptoblog.com/index.php/component/content/article/62-le-meilleur-du-web/economie/1451-russie-reunion-speciale-de-de-dollarisation-la-chine-et-l-iran-prets-a-abandonner-le-dollar-americain

  • L’armée de Bachar el-Assad fait une nouvelle percée à Alep

    Syrie – À deux semaines de la réélection attendue de Bachar el-Assad, les forces du régime ont marqué hier un point décisif dans la ville-clé d’Alep, en bloquant l’une des principales routes d’approvisionnement des rebelles.
    L’armée syrienne, avec l’aide des Forces de défense nationale (FDN) et du Hezbollah, est parvenue à  briser le siège qui durait depuis plus d’un an à la prison centrale d’Alep. Cuisante défaite pour le Front al-Nosra. « Ce succès est important, car il resserre l’étau autour des cellules terroristes à l’est et au nord-est d’Alep, et coupe la route que les terroristes utilisaient pour relier la campagne septentrionale à Alep », a annoncé le porte-parole de l’armée.

    Les djihadistes ne disposent plus que d’une seule voie de ravitaillement entre Alep et la frontière turque sur la route de Castello, dans le nord-ouest de la ville.

    Par ailleurs, dans l’est du pays, les groupes djihadistes autrefois alliés contre Bachar el-Assad se mènent désormais une guerre féroce. Daech (l’État islamique d’Irak et du Levant, EIIL) s’est emparé d’un champ pétrolier à Kharata, à 40 km au sud-ouest de Deir ez-Zor, et 26 combattants du Front al-Nosra et du Front islamique ont été tués.

    http://medias-presse.info/larmee-de-bachar-el-assad-fait-une-nouvelle-percee-a-alep/10336

  • Quand Elie Barnavi parle du « lobby juif »…

    Le propos est passé quasiment inaperçu. Dans son édition du 27 avril 2014, le journal L’Opinion évoquait le vieux conflit israélo-palestinien. Et citait Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, expliquant que Barack Obama se trouve « coincé par le Congrès et par le lobby juif » !

    L’extrait de l’article :

    Selon l’historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, seuls les Etats-Unis pourraient imposer une solution politique, mais, dit-il, « ils n’ont pas fait le boulot ! Le secrétaire d’Etat John Kerry s’est contenté de se balader entre Ramallah et Jérusalem. Il n’a même pas pu obtenir un accord-cadre… Coincé par le Congrès et le lobby juif, Barack Obama n’a tout simplement pas la force politique pour le faire. »

    Source

    http://www.contre-info.com/quand-elie-barnavi-parle-du-lobby-juif

  • BOKO HARAM ET LE NIGERIA

    Ce n'est pas une guerre de fillettes

     Michel Lhomme 

    Ex: http://metamag.fr

    L'opération médiatique de Boko Haram marche. On ne parle maintenant que de fillettes enlevées, la larme chrétienne à l'œil. Elles le furent quand même mi-mars, soit il y a  plus d'un mois ! En fait, depuis 3 ans, le Nigeria est la proie d’une insurrection qui se manifeste par des attentats réguliers et violents, des attaques sporadiques sur les bâtiments publics, des massacres de civils, des prises d'otages occidentaux, en général des prêtres ou des religieuses, monnaie d'échange pour le financement des bandes armées mais surtout bon service de propagande indirecte. La frontière avec le Cameroun échappe totalement à l'Etat central. Le pays est donc en état de décomposition avancée et un groupe obscur qui porte le nom de Boko Haram a revendiqué la plupart des attentats qui ont eu lieu dans le pays.

    Dans la foulée des attentats et des attaques sporadiques qui avaient eu lieu en octobre 2013 à Damaturu au Nord-est du Nigeria  c'est-à-dire à quelques kilomètres de Ndjamena (Tchad), l'ambassade des Etats-Unis avait émis un communiqué public étonnant qui, pour certains observateurs, révélait que l'ambassade des États-Unis en savait beaucoup plus sur l'attentat que ce qu'elle prétendait. Depuis les révélations de Wikileaks, on n'ignore plus le rôle que le gouvernement américain a joué ou peut jouer dans les actes de déstabilisation contre le Nigeria. Wikileaks avait en effet identifié l'ambassade américaine au Nigeria comme l'avant-poste opérationnel pour des actes de subversion contre ce pays, qui ne se limitaient pas seulement à la mise sur écoute classique des communications du gouvernement mais visaient tout à la fois l'espionnage économique des multinationales travaillant dans la zone pétrolière de Port-Harcourt, le soutien et le financement de groupes subversifs et d'insurgés, le parrainage d'une propagande de discorde entre groupes ethniques et religieux, à côté d'une politique classique de visas accordés aux politiques et hommes d'affaires nigérians en échange de la défense des intérêts américains.

    Les activités subversives de l'ambassade des États-Unis au Nigeria s'inscrivent dans une politique plus large, une politique de containment (pour reprendre l'expression anglo-saxonne) du Nigeria dans le but ultime d'éliminer tout simplement le pays, puissance économique en construction et véritable bombe démographique de l'Afrique de l'Ouest. Les Etats-Unis ne peuvent tolérer et admettre un Nigéria fort, futur rival stratégique des États-Unis sur le continent africain. 

    Boko Haram dans la stratégie américaine

    Pour comprendre ce qui se passe au Nigéria, il faut revenir en fait sur la guerre libérienne. En 1997, sous l'administration Clinton, avait été mis en place l'ACRI (African Crisis Response Initiative), forte à peu près de 15 000 hommes. Officiellement chargé d'humanitaire et d'entraînement au maintien de la paix, l'ACRI permit en réalité de moderniser et d'adapter les forces locales aux normes des forces américaines. L'ACRI fut pensé comme un contrepoids aidant le gouvernement nigérian dans sa conduite du groupe armé ECOMOG de la CEDEAO qui fut chargé dans la guerre civile libérienne de surveiller les cessez le feu et d'assurer le maintien du pays pour les pays de la Communauté Economique de l'Afrique de l'Ouest. L'ACRI produisit ainsi des recommandations, apporta son soutien dans la guerre civile libérienne et en fait orienta les forces de l'ECOMOG.

    Les Etats-Unis se félicitèrent alors du rôle central du Nigéria dans la crise libérienne, qui permit aux les Etats-Unis d'éviter une intervention directe et ils autorisèrent alors la CEDEAO à aller jusqu'au bout, le principal bénéficiaire étant à ce moment là le Nigeria. C'est dans ce contexte que se forma chez les diplomates et militaires américains l'idée de base d'une Pax Nigeriana dans la sous-région de l'Afrique de l'Ouest, une Pax Nigeriana éclipsant totalement l'influence des anciennes puissances coloniales, à savoir la Grande-Bretagne mais surtout, la France. Puis si l'on consulte de près les rapports sur l'ACRI on note que le Libéria étant une création américaine, le Liberia ne devait absolument pas tomber dans les mains du Nigeria. Deux rapports internes de la NSA indiquent par exemple que le Nigeria devrait être autorisé à avoir un pied au Libéria. Sans cesse, on redit dans ces textes qu'il faut contenir le Nigeria qui pourrait être enclin à contester la primauté des États-Unis et de l'Occident dans ces régions à fort potentiel économique.

    Bref, le gouvernement des États-Unis cherche à contenir absolument l'influence croissante du Nigeria dans la région par la formation d'une organisation parallèle à l'ECOMOG, en utilisant la diplomatie secrète ou parallèle, autrement dit dans le jargon des services, la déstabilisation interne. C'est dans l'opacité de l'ACRI, de l'ECOMOG, dans la confusion de tous ces rapports internes de la diplomatie et de l'armée américaine que finalement l'US Africa Command ou AFRICOM a été formée. 

    Et avec l'AFRICOM, tout change

    L'AFRICOM, créée le 1er Octobre 2008, est clairement programmée pour servir les intérêts militaires et stratégiques américains et en particulier pour contrer la portée et l'influence croissante de la Chine en Afrique. L'objectif de l'Africom est de s'approprier les principaux sites stratégiques en Afrique et de les placer le sous le contrôle direct des États-Unis afin de bloquer l'accès de la Chine aux ressources énergétiques et minérales vitales pour son économie. Mais pour mener efficacement cet objectif, les pays africains d'importance stratégique doivent devenir vulnérables afin de demander la protection et l'intervention des États-Unis. C'est ce se passe à Abuja (Nigéria), dans la région des grands lacs où les forces spéciales américaines ont été déployées sous prétexte de protéger les pays, d’insurgés autrefois parrainés par les États-Unis eux-mêmes. Au Soudan, nous avons vu aussi comment une couverture globale de crises humanitaires internationales orchestrées par les États-Unis à partir de la crise du Darfour a servi de prélude au démembrement du Soudan, à sa partition pour punir le gouvernement d'El-Béchir d'oser conclure des accords pétroliers avec les Chinois au détriment des entreprises américaines. En République Centrafricaine, rappelons que le renversement de Bozizé fut aussi la conséquence des pourparlers économiques initiés avec les Chinois. La Libye et Kadhafi ont été liquidés pour avoir osé détourner les intérêts pétroliers américains. Mais le plus grand défi pour l'AFRICOM, son plus grand objectif est de déployer la PAX AMERICANA en Afrique et pour cela, il lui faut mettre totalement au pas le pays africain le plus stratégique à savoir, le Nigéria. C'est cette question qui fait rage autour de Boko Haram et qui intervient juste après une prédiction largement rapportée par l'Intelligence Council des États-Unis sur une désintégration probable du Nigeria en 2015. De fait, la nature du soulèvement Boko Haram a suscité beaucoup de questions chez les Nigérians. Quels sont leurs réels griefs ? Ce n'est pas clair. Pourquoi ont-ils toujours refusé les demandes de négociations des autorités nigérianes ? Pourquoi sont-ils en mesure de perpétrer leurs attaques avec une relative facilitée ? Le Nigéria plutôt bien éduquée à l'anglaise n'était pas habitué à une telle violence sectaire. Enfin, comment un groupe hétéroclite de personnes très jeunes largement analphabètes, opérant principalement sur Okada ont-ils pu se transformer du jour au lendemain en groupe puissant au point d'être en mesure de concevoir, fabriquer et déployer des bombes dans des bâtiments d'importance et dans des véhicules coûtant plus d'un million de nairas tout en menant des attaques dans plusieurs endroits du pays ?

    Une telle coordination logistique suppose un poste de commandement, pas une réunion de bandits en pleine poussière sur le capot d'un 4x4 fut-il flambant neuf et un tel centre de décision ne pourrait pas en Afrique rester inaperçu, d'autant que la couverture satellitaire américaine est essentiellement axée sur cette région. Ainsi, ce n'est pas une coïncidence ni une simple conjecture si comme nous le relevions plus haut le Conseil national du renseignement américain a estimé que le Nigeria va se désintégrer en l'an 2015, juste avant les prochaines élections générales.Pour nous, l'opération vient de commencer.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/05/19/boko-haram-et-le-5372800.html

  • Affaire Karachi : L’argent, le sang et la démocratie

    Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés des constructions navales de Cherbourg. En 2012, dix ans après les faits, l’enquête va faire surgir une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995.

    Quatre contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d’une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l’attentat de Karachi.

    Réalisé par Jean-Christophe Klotz et Fabrice Arfi (France 2013)

    http://fortune.fdesouche.com/

  • L'Inde est de retour

    Oublions Jules Verne. Un tour d'horizon mondial, au XXIe siècle, se révèle facile à accomplir en moins de 80 minutes. Il suffit de passer par les sites des grands journaux du monde entier. Or, en les survolant ce lundi 19 mai, du "Washington Post" au "South China Morning Post", en passant par le "Times" ou le "Daily Telegraph" de Londres, "die Welt" de Berlin ou "La Repubblica", une chose pouvait frapper le visiteur. Chacun de ces titres prestigieux affichait 20 ou 30 articles de première page.

    Mais on n'y trouvait aucune évocation, de la principale nouvelle politique mondiale. Elle était pourtant connue, discrètement mentionnée la veille, dimanche 18. Idem les jours suivants.

    Elle glisse, inaperçue et anecdotique.

    Elle était pourtant pressentie depuis plusieurs semaines : il s'agit du basculement à droite de l'Inde sous la conduite de Narendra Modi.

    Le vieux parti hérité de Gandhi et de Nehru, le parti du Congrès a été balayé. Le BJP, parti du peuple Hindou, avec 172 millions de voix a doublé le nombre de ses électeurs de 2009. Sa victoire de 1999 avait porté au pouvoir Atal Bihari Vajpayee, avec seulement 86,6 millions de suffrages. Aujourd'hui, avec 282 sièges, il détient la majorité absolue à l'assemblée législative fédérale, la Lok Sabha. Pour la première fois depuis 1984, un chef de gouvernement va pouvoir diriger cet immense pays de manière homogène sans dépendre d'une coalition.

    La victoire éclatante du BJP ne se limite pas en effet à une simple alternance électorale, comme il en existe dans toutes les démocraties.

    Évoquons d'abord ce qui passionne les économistes, lesquels considèrent trop souvent les ratios financiers sans percevoir le modèle de développement social. Churchill le disait avec humour : "je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même trafiquées". Car les agrégats inventés au cours du XXe siècle, et adulés des technocrates du FMI, du monde bancaire, etc. devraient en vérité n'être pris en compte qu'à titre indicatif. En particulier le taux de croissance du produit intérieur brut ne nous informe que de la santé relative, instantanée, approximative et quantitative de l'évolution prévisible de la richesse des nations, certainement pas des perspectives des sociétés.

    Le parti qui vient de l'emporter en Inde peut dès maintenant se prévaloir de l'expérience gestionnaire d'un État, le Gujarat, peuplé de 60 millions d'habitants sur 196 000 km2. À comparer avec l'Allemagne de l'ouest, qui comptait 63 millions d'habitants sur 248 000 km2 avant l'unification, on ne saurait parler d'un simple galop d'essai local. Dès lors la réussite incontestable de son ministre-président, Narendra Modi de 2001 à 2014, pratiquement sans faute économique, a servi de premier argument pour la conquête du pouvoir fédéral à New Delhi. On l'a, certes, exprimé en termes de croissance. On a pu évaluer que cet État, pendant les 12 années de gestion de Narendra Modi et de ses "modinomics" a bénéficié d'un taux de croissance très supérieur à la moyenne nationale, une tendance durable accentuée depuis 10 ans. Etre exécrées par la gauche c'est toujours bon signe. Cela tient à une double préoccupation due au parti BJP en général et à Narendra Modi en particulier, celle de l'équipement et de la formation en liaison avec les nouvelles mais aussi à une moindre intervention redistributrice et dirigiste de l'État. Telle Margaret Thatcher, ce politique est issu de la classe moyenne, où on travaille dur dans l'échoppe paternelle et où on ne dépense que ce que l'on a gagné.

    On pourrait, à certains égards, comparer la prospérité qu'il a développée dans le Gujarat, à celle de la Bavière en Allemagne, sans doute la région la plus traditionnelle du pays, et cependant en pointe dans l'économie.

    Dans un cas comme dans l'autre il ne s'agit pas d'un paradoxe. Le nouveau Premier ministre indien est né en 1950. Il pratique et milite ardemment pour l'Hindouisme depuis l'âge de 13 ans. Cela déplaît fortement au courant dominant du monde actuel comme le catholicisme des dirigeants bavarois irrite ses détracteurs. Un article du "Courrier international" le dit de façon cocasse. On lui reconnaît d'innombrables qualités, y compris le sens de l'humour et l'élégance, mais on l'étiquette de l'épithète, supposée éliminatoire, de "controversé". La grammaire journalistique du New York Times, en France celle d'Anne Sinclair, appliquée au sous-continent indien, cela devrait faire sourire.

    Cela dénote une méconnaissance du problème central de l'Inde depuis son indépendance.

    Ce pays, hindou à 80 %, cherche à effacer les traces de l'épouvantable oppression musulmane subie pendant des siècles sous la domination moghole puis perse. Le parti du Congrès, politiquement correct, parfaitement adapté aux mots d'ordre mondialistes a toujours voulu nier ce problème de l'identité nationale. N'y voyons pas un hasard de l'Histoire.

    Dans cette lutte terrible contre l'islamisme, tant pakistanais qu'intérieur, on a voulu interdire les enjeux mémoriels et stigmatiser le "suprémacisme" des Hindous dans leur pays. En 2002 les États-Unis sont allés jusqu'à refuser à ce titre un visa à Narendra Modi. Il faudra bien pourtant que l'occident s'habitue à respecter ce choix qui n'attentera pas à la condition de 13 % de musulmans que compte le pays. On verra s'affirmera en Inde les valeurs éternelles et l'identité profonde de nos lointains cousins indo-européens, la plus ancienne religion du monde, assez voisine de celle des héros de l'Iliade.

    Convenons à l'évidence que deux nouvelles grandes puissances ont principalement émergé dans le monde depuis 20 ans, à taille à peu près égale : la Chine et l'Inde. Chacune de ces deux nations compte plus d'un milliard d'hommes. Chacune pèse plus que les 57 États musulmans additionnés. Elles se sont toutes les deux adaptées, résolument, à l'économie de marché. Mais elles ont abordé cette évolution de manière très différente.

    Et il n'entre pas dans le propos de la chronique d'aujourd'hui sous-estimer la réussite technique de l'Empire du Milieu dans de nombreux domaines. Non seulement les chiffres parlent mais une visite dans les rayons de nos grands magasins suffirait à éclairer ceux que l'étude de la pensée chinoise et des séjours espacés à Pékin ou Shanghai, à défaut de la campagne, n'auraient pas amenés à comprendre l'importance de ce pays.

    Reste une immense différence entre le développement de ce très grand pays, toujours gouverné par un parti unique, qui se dit encore communiste, et qui demeure imperturbablement oppresseur, etc. et l'émergence de l'Inde, terre de liberté et de diversité.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2014/05/linde-est-de-retour.html