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international - Page 1265

  • Union transatlantique : la grande menace

    On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début du XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commun bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40% des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis. 

         La « libéralisation » totale des échanges commerciaux est, on le sait, un vieil objectif des milieux financiers et libéraux. Un premier cycle de négociations, dit « Uruguay Round », s’était conclu en avril 1994 avec les accords de Marrakech, qui avaient abouti un an plus tard à la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le projet de grand marché transatlantique, lui, a discrètement mûri depuis plus de vingt ans dans les coulisses du pouvoir, tant à Washington qu’à Bruxelles. On en repère aisément les étapes. 

    Nouvel Agenda transatlantique 

    Dès le 22 novembre 1990, un an après la chute du Mur de Berlin, les Etats-Unis et l’Europe avaient adopté une première « Déclaration transatlantique » par laquelle ils s’engageaient à « promouvoir les principes de l’économie de marché, à rejeter le protectionnisme, à renforcer et ouvrir davantage les économies nationales à un système de commerce multilatéral ». En décombre 1995 s’était ensuite tenu un sommet américano-européen, qui avait conclu à la nécessité d’institutionnaliser la relation transatlantique au moyen d’une déclaration commune d’engagement politique. Ce fut le « Nouvel Agenda transatlantique » (NAT), patronné par Bill Clinton, Jacques Santer, alors président de la Commission européenne, et Felipe Gonzalez. En 1995 fut également créé, sous le nom de « Dialogue économique transatlantique » (Trans-atlantic Business Dialogue, TABD), une coalition de grandes entreprises privées et de multinationales qui entama aussitôt d’intenses activités de lobbying pour que s’engagent des négociations. Trois ans plus tard, en mai 1998, lors du sommet américano-européen de Londres, un premier Partenariat économique transatlantique était signé. 

         Le projet fut réactivé en juin 2005, au sommet américano-européen de Washington, sous la forme d’une déclaration solennelle en faveur d’un « Nouveau partenariat économique transatlantique ». Le 30 avril 2007, un « Conseil économique transatlantique » était mis en place par George W. Bush, président des Etats-Unis, Angela Merkel, alors présidente du Conseil européen, et José Manuel Barroso président de la Commission européenne, sous la direction conjointe de Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce, et de l’Américain Michael Froman. Cette nouvelle instance se fixait pour objectif de négocier le marché transatlantique dans tous ses aspects législatifs liés à la production, au commerce et aux investissements. Il fut convenu de se réunir tous les ans. En mai 2008, une résolution du Parlement européen approuvait officiellement le projet. Elle prévoyait la suppression de toutes les barrières au commerce, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. 

         A peine élu, Barack Obama décida de faire entrer le projet dans une phase concrète. Les Européens ne furent pas en reste. Le 2 février 2009, le Parlement européen adoptait une résolution sur « l’état des relations transatlantiques » invitant à la création effective d’un grand marché transatlantique calqué sur le modèle libéral et impliquant une liberté de circulation totale des hommes, des capitaux, des services et des marchandises. Le texte précisait que ce partenariat transatlantique se fondait « sur des valeurs centrales partagées, telles que la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit », et qu’il devait « demeurer la pierre angulaire de l’action extérieure de l’Union ». Le même document se félicitait de « la présence croissante d’organisations d’origine américaine à Bruxelles », soulignait « l’importance de l’OTAN en tant que pierre angulaire de la sécurité transatlantique », prônait une « intégration progressive des marchés financiers », et se déclarait partisan de la « suppression des obstacles qui entravent les investissements et la prestation de services transatlantique ». Orientations sans équivoque, par conséquent. Le processus, dès lors, pouvait s’engager, la Commission européenne mettant les bouchées doubles à partir de janvier 2011. 

    La France muette 

    En février 2013, le Conseil européen se prononçait à son tour « pour un accord commercial global EU-USA ». Le 13 février, Obama signait avec José Manuel Barroso et Herman Von Rompuy une déclaration adoptant le principe d’un accord de partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement. François Hollande, censé représenter la France, restait muet et laissait faire. Le 12 mars, la Commission européenne approuvait le projet de mandat concernant la conclusion d’un tel accord avec les Etats-Unis. 

         Le 14 juin 2013, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne ont donc officiellement donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec le gouvernement américain la création d’un grand marché commun transatlantique, qui a reçu le nom de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (Trans-atlantic Trade and Investment Partnership, TTIP). Quelques jours plus tard, le 17 juin, le Conseil de l’Union européenne adoptait un rapport concernant les directives pour la négociation de ce partenariat, qualifié par José Manuel Barroso de « plus important au monde ». 

    Les mensonges de la Commission européenne 

    Les premières négociations officielles se sont ouvertes à Washington le 8 juillet 2013, suite au sommet du G8 organisé le mois précédent en Irlande du Nord. Les négociations ont jusqu’à présent été conduites par Karel De Gucht, qui est actuellement poursuivi pour fraude fiscale en Belgique, assisté de l’Espagnol Ignacio Garci Bercero, directeur à la Commission européenne pour le Développement durable et le commerce bilatéral. Les partenaires espèrent parvenir à un accord d’ici 2015. 

         Pour quel objectif ? L’élimination des barrières commerciales transatlantiques, dit-on, apporterait entre 86 et 119 milliards d’euros par an à l’économie européenne, et entre 65 et 90 milliards aux Etats-Unis, ce qui pourrait entraîner d’ici quinze ans une augmentation moyenne des revenus de 545 euros par ménage européen. Selon un rituel bien au point, on assure que l’accord bénéficiera à tout le monde, qu’il aura un effet favorable sur l’emploi, etc. Rapportées à l’horizon 2027, qui est celui que l’on a retenu, de telles promesses sont en réalité dépourvues de sens. En 1988, la Commission européenne avait déjà affirmé que la mise en place du grand marché européen, prévue pour 1992, créerait entre 2 et 5 millions d’emplois. On les attend toujours. Concernant les effets du marché transatlantique, les analystes les plus optimistes parlent de quelques dixièmes de point de PIB (entre 0,27% et 0,48%), ou encore d’un « surcroît de richesse » de 3 centimes par tête et par jour à partir de 2029 ! Le projet table par ailleurs sur les exportations comme moyen de relance de la croissance. Il sera donc un frein à toute relocalisation des activités de production. La hausse escomptée des exportations entraînera en revanche une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre, alors que l’Union européenne était au contraire censée les réduire. 

         Mais ce qui frappe le plus les observateurs, c’est l’extraordinaire opacité dans laquelle se sont déroulées jusqu’à présent les discussions. Ni l’opinion publique ni ses représentants n’ont eu accès au mandat de négociation. La classe politique, dans son ensemble, s’est réfugiée dans un silence qui laisse pantois. Les traités confiant à la Commission européenne une compétence exclusive en matière commerciale, le Parlement européen n’a même pas été saisi. Beaucoup n’hésitent pas à parler de « négociations commerciales secrètes » pour qualifier ces tractations qui se déroulent à huis clos. 

    Elément n°151, Alain de Benoist

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/union-transatlantique-la-grande-menace.html

  • URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondations

    22/05/14 – PARIS (NOVOpress via l’association humanitaire Solidarité Kosovo)

    18 tonnes de nourriture récoltées en France, mais il faut encore financer les frais de transport

    Un grand malheur frappe en ce moment même la Serbie, plongée entre chaos et désolation. Plus d’un million de personnes sont victimes des terribles inondations qui ont paralysé une partie de la région. Le bilan humain faisant état d’une cinquantaine de morts s’aggrave d’heure en heure.

    Depuis vendredi dernier, la Serbie est en proie aux pires inondations survenues en Europe. En une seule journée, il est tombé l’équivalent de quatre mois de pluie. Les pluies torrentielles ont fait gonfler les cours d’eau jusqu’à leur débordement provoquant des ravages terrifiants. Les conséquences sont dramatiques : un million de personnes sont privées d’eau potable, cent mille foyers n’ont plus d’électricité, la circulation a été interrompue sur la plupart des grands axes routiers et ferrés, les écoles ont été fermées. Entièrement évacuées, plus de dix villes sont encore assiégées par les eaux allant jusqu’à cinq mètres.

    Au calvaire des sinistrés, un nouveau danger est venu s’ajouter: le spectre de l’épidémie. Au cours des ces prochains jours, les météorologues annoncent des températures allant jusqu’à 30°C. Une fois les eaux retirées, les villes ensevelies de boue et de cadavres devront être rapidement nettoyées pour éviter la prolifération de bactéries par les eaux contaminées.

    Pour l’heure, l’urgence est d’enrayer le drame humanitaire qui se joue aux portes de l’Europe. Plus de 20.000 personnes ont été extirpées de leurs domiciles piégées par les eaux. Les familles sinistrées ont été évacuées vers des centres d’accueil de la capitale serbe. Elles ont besoin en urgence de denrées humanitaires.

    Depuis les premières heures du drame, une équipe de Solidarité Kosovo déploie son action sur le terrain pour prodiguer aux victimes les premiers secours,. Grâce à une aide exceptionnelle immédiatement débloquée par l’association française, plus de 15.000 articles d’hygiène et de nourriture pour enfants ont pu être achetés sur place et distribués aux victimes. 

    URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondations

    Dans le centre d’accueil à Belgrade où conjointement avec ses homologues serbes, Solidarité Kosovo prodigue les premiers secours

     

    URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondationsHier soir, Solidarité Kosovo était l’invitée des chaînes nationales serbes B92 et RTS, l’équivalent des M6 et TF1 français (image ci-contre). Première ONG internationale à avoir secouru les victimes des inondations sur le terrain, les médias ont vivement salué sa réactivité d’intervention.

    A cette occasion, Arnaud Gouillon, fondateur-dirigeant de Solidarité Kosovo, a annoncé qu’au cours de ces prochaines heures, l’aide d’urgence de Solidarité Kosovo allait être amplifiée par un convoi exceptionnel de nourriture en partance de la France.

    18.000 boites de conserve en partance de France pour les centres d’accueil pour les évacués

    URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondations

    Au centre d’accueil de Belgrade, une pause récréative pour le petit Stefan qui avec ses parents a été évacué d’urgence de leur appartement du centre ville d’Obrenovac entièrement enseveli par les eaux.

    Alors qu’une partie de l’équipe de Solidarité Kosovo se trouve au cœur des efforts de secours en Serbie, en France une cellule d’urgence a été créée pour récolter des fonds financiers et des denrées alimentaires non périssables.
    En moins de trois jours, une campagne d’appels marathon a permis de récolter en France plus de 18 tonnes de nourriture d’une valeur dépassant les 60 000 euros.

    Dans l’entrepôt humanitaire isérois de l’ONG, les petites mains des bénévoles se sont affairées à charger les 18.000 boites de conserve recueillies.

    L’expédition est d’envergure. Pour couvrir les frais de ce convoi exceptionnel et apporter aux victimes ces denrées indispensables, Solidarité Kosovo en appelle à votre générosité.

    Les  dons peuvent être adressés:
    - Par chèque : A libeller à Solidarité Kosovo – A envoyer à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38220 Vizille – France
    - Par virement Paypal : rendez-vous sur le site de l’association en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne ».
    - Par virement bancaire, contactez l’association : contact@solidarite-kosovo.org

    Solidarité Kosovo étant reconnue d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction d’impôt correspondant à 66% du montant du don.

    http://fr.novopress.info/167139/urgence-serbie-convoi-exceptionnel-18-tonnes-nourriture-les-victimes-inondations/

  • La Russie laisse faire et observe

    Moscou a donné des signes d'apaisement à l'approche de la présidentielle du 25 mai en Ukraine, mais a émis suffisamment de réserves pour ne pas cautionner un vote qui renforcerait le pouvoir pro-occidental de Kiev.

    «La Russie ne va pas reconnaître ces élections», estime Nikolaï Petrov, professeur à la Haute école d'économie de Moscou. «La Russie ne sera satisfaite qu'avec une sorte de contrôle sur l'Ukraine toute entière, ou sur l'Est» du pays. Le Kremlin avait à l'origine rejeté l'élection présidentielle anticipée, organisée après la destitution du président Viktor Ianoukovitch, à l'issue de trois mois d'une contestation pro-occidentale qui s'étaient achevés dans un bain de sang à Kiev. Après le rattachement de la péninsule ukrainienne de Crimée à la Russie en mars, des séparatistes russophones ont pris le contrôle de certaines régions de l'est de l'Ukraine, suscitant une intervention des forces loyalistes ukrainiennes. Dans ces conditions, met en doute la légitimité d'une élection tenue «au son du canon». Tout en maintenant des réserves et en se gardant de dire s'il reconnaîtrait le résultat du scrutin, le président Moscou a adopté dernièrement un ton plus conciliant, admettant que le scrutin pouvait aller «dans le bon sens». Les experts l'ont interprété comme un changement de ton relevant d'une tactique visant notamment à éviter de nouvelles sanctions occidentales qui pourraient toucher non plus quelques hauts responsables mais certains secteurs de l'économie russe. La conjoncture économique est en effet mauvaise pour la Russie, entrée en récession selon le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit des fuites de capitaux de 100 milliards de dollars (73 milliards d'euros) sur l'année et la chute des investissements dans un climat d'incertitude. «Il y a le sentiment que l'Europe ne souhaite pas imposer de plus graves sanctions à la Russie, et Poutine voulait donner un argument à ceux qui s'opposent aux sanctions», remarque Maria Lipman, analyste au Centre Carnegie, à Moscou. «Cela ne veut pas dire que la Russie soutient l'élection en Ukraine... C'est une concession mais elle ne fait que peu de différence». Pour les analystes, la tactique de la Russie est aussi de permettre aux séparatistes de consolider leur contrôle des régions industrielles de l'Est de l'Ukraine. La Russie considère que les Occidentaux ont orchestré la destitution de Viktor Ianoukovitch, et observe le développement de la situation dans une région devenue instable et désormais ingouvernable pour le gouvernement pro-occidental. «L'objectif de la Russie est à long terme», indique Maria Lipman, il s'agit d' «installer un gouvernement qu'elle puisse contrôler». Son objectif à court terme, le rattachement de la Crimée à la Russie, ayant été achevé, Vladimir Poutine peut se permettre d'être patient avec le reste de l'Ukraine, soulignent les experts. La popularité du président russe a atteint des sommets vertigineux, stimulés par une vague de patriotisme. Selon un sondage en avril par le centre indépendant Levada, 82% des Russes soutiennent leur président. Le Kremlin souhaite par ailleurs que l'Ukraine soit un exemple pour les autres ex-républiques soviétiques qui pourraient chercher à se rapprocher de l'Occident - tout comme la guerre contre la Géorgie en 2008 était une réaction à ses efforts pour rejoindre l'Otan. Pour l'International Crisis Group, basé à Bruxelles, Vladimir Poutine, qui estime avoir la responsabilité de combattre ce qu'il considère être une domination occidentale et un déclin moral en Europe, est «fermement déterminé» à continuer sa stratégie en Ukraine. Même si cela signifie que «pour une génération au moins, les Ukrainiens vont considérer Moscou comme un puissant, dangereux voisin, et non pas un ami ou un allié».

    Source : L'Expression :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuppyFkZEywbcdyCxi.shtml

  • Chroniques du mondialisme – Entretien avec Pierre Hillard (vidéo)

    On ne présente plus Pierre Hillard, docteur en science politique et spécialiste du décryptage de la gouvernance mondiale.

    Dans cette vidéo exclusive réalisée pour Médias-Presse.Info, Pierre Hillard répond aux questions d’Eric van den Bavière et nous présente son nouvel ouvrage, Chroniques du mondialisme. Pierre Hillard aborde la question du nouvel ordre mondial d’un point de vue spirituel et oppose les principes de la synagogue à ceux de l’Eglise catholique. 

    Pour acheter ce livre :

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  • Marcher contre le capitalisme

    Après avoir dialogué de façon calamiteuse quasiment d’égal à égal avec la fameuse Leonarda, le Président Hollande veut éviter de discuter avec Jérôme Kerviel. L’ancien trader de la Société Générale, condamné par la justice française pour avoir fait perdre 5 milliards d’euros à son employeur, se présente comme un simple pion dans le jeu de la finance internationale.

    Après une longue marche en Italie depuis Rome où il a vu le pape François, Kerviel est arrivé à la frontière française dans un grand battage médiatique. Mgr Di Falco, évêque de Gap, qui préside son comité de soutien, sait utiliser la presse (voir comment il a organisé le succès des Prêtres chanteurs) mais il est aussi dans la ligne du pape qui a renouvelé la condamnation catholique traditionnelle contre les excès du capitalisme.

    Mais cette condamnation ne peut être complète sans la lutte contre la République qui a permis la domination de la Finance.

    Il est bon de soutenir la marche de Kerviel mais il est encore mieux de marcher contre le capitalisme, contre la république, pour la France et pour le ROI grâce auquel les pouvoirs des financiers seront limités.

    La suite sur le blog de l’Action française Provence

  • Tribune libre : LA FIN DES HARICOTS.

    Bonne initiative du Figaro qui publie de temps à autre des articles du New York Time. On peut ainsi mesurer la liberté de ton de la presse d’outre Atlantique ce qui nous change du veule conformisme de la nôtre.

    Cette semaine, deux articles semblaient se répondre. Le premier signé Maureen Dowd s’intitulait "Une civilisation perdue". Constatant la décadence du parti républicain, qu’elle juge irréversible, l’auteur décrit cette organisation comme un regroupement « d’hommes blancs, arrogants, coincés, autoritaires et rétrogrades ». Elle attribue son déclin à leur refus obstiné de s’adapter à un monde où « les malades, ceux qui ont la peau noire ou mate, les femmes et les gays sont importants ». Mme Dowd n’est pas loin de considérer que le comportement obtus des républicains annonce la fin du Grand Old Party. Elle imagine les élections de 2016 avec la démocrate Hillary Clinton en conquistadora portant le coup de grâce à ces républicains dont le comportement serait celui des riches planteurs d’Autant en emporte le vent.

    Il est intéressant , voire passionnant, d’analyser les arguments de ceux dont nous ne partageons pas les vues. Je ne suis pas américain et je n’ai pas mis les pieds aux Etats-Unis depuis plusieurs années, toutefois, si j’étais citoyen de ce pays les perspectives qu’ouvre Mme Dowd me préoccuperaient fortement.

    Car enfin….,le parti républicain actuel avec ses insuffisances, ses balourdises, sa mauvaise foi et ses échecs rassemble un électorat attaché à des valeurs et à un passé qui, en des temps meilleurs, firent la gloire de l’Amérique. Certes, nous sommes tentés d’ajouter pour le meilleur et pour le pire ; mais ne chicanons pas. Les Etats Unis sont une grande nation et même une superpuissance grâce à des principes, à des institutions, à des hommes du temps jadis qui paraissent, malgré tout, mieux représentés par les républicains (peu prestigieux aujourd’hui) que par les démocrates (même s’il n y a pas que des imbéciles dans leurs rangs).

    Néanmoins, peut-on imaginer sérieusement que pour les républicains les noirs, les malades, les femmes et tutti quanti ne comptent pas ? N’est-ce pas là un raccourci simplificateur et polémique ? La vérité est que les conservateurs américains ont du mal à s’adapter à une Amérique en pleine évolution où la majorité blanche décroit à vue d’œil et tend elle-même à devenir une des nombreuses minorités qui peuplent le pays.

    Or, je ne voudrais paraître ni cruel, ni biaisé mais si l’Amérique ne devait s’appuyer que sur la compassion et n’avoir pour socle que des minorités ethniques ou sexuelles tout en tournant le dos à ses valeurs traditionnelles, il me semble qu’elle ne resterait pas longtemps une grande puissance. Maureen Dowd s’en rend-t-elle compte ? Peut être car elle dit que les républicains furent autrefois intelligents. Elle ajoute cependant aussitôt et impitoyables. Ceci peut s’interpréter comme la reconnaissance, de mauvaise grâce, que ces hommes, jadis, créèrent une société, certes imparfaite, mais dont la gloire, les succès, le prestige, la puissance ne sont pas discutables.

    Les Européens voient souvent l’Amérique comme une société dont le principe fondamental serait : marche ou crève, d’où sans doute l’adjectif qu’utilise Madame Dowd impitoyable qui Nous rappelle le feuilleton Dallas. Mais cette journaliste est elle-même américaine. Si critique et caustique qu’elle soit vis à vis de ses compatriotes républicains, elle appartient à l’établissement. Sa position au sein de l’élite du journalisme américain, elle en est redevable à des hommes et à des femmes très proches de ceux qu’elle caricature si durement aujourd’hui. Ne serait-ce que parce que leurs ancêtres (et les siens aussi d’ailleurs) ont créé cet univers de liberté où elle évolue.

    Même s’ils ne sont aujourd’hui que de pâles héritiers des pères fondateurs, les républicains actuels s’accrochent à un univers que les privilégiés américains auraient tort de traîner dans la boue. En effet, si l’Amérique édifiée du XVIIIème au XXème siècle devait s’écrouler ce serait bien plus grave qu’une civilisation perdue ce serait la fin des haricots et même du pop corn. Car, à mon avis le danger qui guette l’Amérique va bien au-delà du parti républicain et de ses déboires. D’autres menaces visent cette société, donc, tous les Américains y compris ceux qui étant démocrates, ont mis leurs fauteuils dans le sens de l’Histoire.

    C’est ce que montre le second article qui a pour auteur David Brooks. Celui-ci est assez conservateur et défend la famille traditionnelle. Spécialiste de l’étude du phénomène bobo, il a inventé ce terme dérivé de bourgeois bohemian. Son papier s’intitule : "Après l’explosion de la cellule familiale". Il donne à réfléchir. Qu’on en juge : 30% des femmes blanches américaines n’ont pas ou ne veulent pas avoir d’enfants.

    Depuis 1950, le nombre des célibataires aux Etats-Unis est passé de 9 à 28%. De 1990 à nos jours, le nombre d’Américains favorables aux enfants dans un couple est passé de 65% à 41%. En Scandinavie, 40à 50% des gens vivent seuls. Les mariages en Espagne ont baissé de 270.000 en 1975 à 170.000 actuellement. En Allemagne, un tiers des femmes ne veulent pas d’enfants. En 35 ans, au Brésil, le taux de fécondité des femmes est passé de 4,3 bébés à 1,9.

    Quelles sont les causes de ces chutes vertigineuses de la démographie qui mènent rapidement les civilisations occidentales au tombeau ? Selon Brooks, il y en a deux : - L’affaiblissement du sentiment religieux ; - l’implication accrue des hommes et des femmes en des carrières exigeant du temps et du dévouement ce qui réduit ou annule le désir d’enfant.

    D’après Brooks, et nous retrouvons la problématique évoquée au début, les couples mariés votent plus facilement républicain. Parmi, les célibataires ,on vote pus facilement démocrate. Dans cette catégorie, Obama cartonne contre Romney à 62% contre 35%.

    Brooks pense que le choix républicain était meilleur car, pour lui : « …on vit mieux drapé dans des convictions qui transcendent les choix personnels d’ordre familial, spirituel, professionnel ou politique………….La famille est le plus sûr moyen de créer des liens….. Le modèle familial est une façon efficace d’inciter chacun à veiller sur les autres, à s’engager dans sa communauté et à se consacrer à l’avenir de son pays et du genre humain… »

    Très logiquement, le journaliste en conclut qu’il faut favoriser la famille et la fécondité par des crédits d’impôts et de généreux congés parentaux. Et l’auteur, de stigmatiser ces adultes qui persistent à privilégier l’ère des possibles. (Expression américaine désignant la multiplicité des choix censés devoir s’offrir à l’individu).

    Brooks a consacré un livre aux bobos, ces cadres aisés, libéraux, permissifs. Son article répond indirectement à celui de M. Dowd. Souhaitons bon courage à l’auteur. L’Amérique comme toutes les sociétés occidentales évolue vers l’urbanisation accrue, l’étiolement constant de la morale, et, la faillite économique. Dans ce contexte, vouloir favoriser la famille est une noble perspective. Elle requiert de l’héroïsme, car c’est un peu comme attendre d’un pommier qu’il produise des bananes (ou des socialistes français qu’ils entendent quelque chose à l’économie).

    A moins d’un miracle, _ Mais l’auteur de ces lignes croit aux miracles, ou simplement comme Dominique Venner, en tablant sur l’Imprévu en Histoire , les carottes sont cuites (à vue humaine seulement).

    Ha ! N’oublions pas non plus la petite fée Espérance chère à Péguy.

    Jean Monneret

     
  • OK COMPUTER – Des images très compromettantes pour la NSA

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    Le cliché est accablant. Parmi les fichiers de l'Agence nationale de sécuité (NSA) américaine révélés par le livre Nulle part où se cacher de Glenn Greenwald, une photo montre des techniciens de l'agence au travail. Elle a été publiée mercredi par le site américain Ars Technica. On y voit des employés d'un des départements de la NSA baptisé Tailored Access Operations (TAO), mettre sous surveillance un routeur de marque Cisco. 

    Source de l'image : Capture d'écran du site http://arstechnica.com/ 

    Cette photo date de 2010. Elle faisait partie d'une newsletter envoyée en interne par le chef du TAO. La légende explique que le cliché de gauche montre les "colis interceptés ouverts précautionneusement" et celui de droite une "station implantant une balise" de surveillance. 

    Les multiples révélations de la presse alimentées notamment par Edward Snowden ont décrit minutieusement la façon dont la NSA espionnait les communications des chefs d'Etat et les organisations. Un dirigeant de la NSA cité dans l'article explique que les routeurs et serveurs étaient "interceptés" avant leur livraison à différentes organisations. Ils étaient ensuite "emmenés dans un endroit secret" où on y installait un "cheval de Troie". "Ces composants étaient ensuite reconditionnés et postés vers leur destination initiale", décrit ce manager. Selon lui, ce travail constituait une grande partie de l'activité du TAO. 

    La publication de cette photo conforte les informations du New York Times, qui, s'appuyant déjà sur des documents fournis par Edward Snowden, avait révélé que la NSA avait espionné le géant chinois de l'équipement réseau Huawei, notamment en pénétrant dans ses installations. Ces éloquentes images fragilisent aussi la position des Etats-Unis, qui ont longtemps montré du doigt les fabricants chinois d'équipements de réseau, les soupçonnant de n'être qu'un paravent du régime afin de surveiller Internet, et plus spécifiquement les intérêts américains. Une pratique à laquelle s'adonnent, à l'évidence, les Etats-Unis.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/ok-computer-des-images-tres.html

  • Les politiques nucléaires dans le monde [2.L’Amérique du Nord]

    Le faux sommeil du nucléaire américain
    Cet article constitue la deuxième partie sur cinq de l'étude géopolitique des politiques nucléaires dans le monde de notre collaborateur Michel Gay. 
    Le parc nucléaire américain est le premier du monde. Il compte 104 réacteurs et a produit en 2012 un peu moins du tiers de l’électricité nucléaire mondiale. Presque tous les réacteurs ont été construits entre 1967 et 1990. Jusqu’en 2013, aucun nouveau chantier n’avait été ouvert.
    Une inactivité qui n'est qu'apparente
    Le nucléaire américain s’est beaucoup transformé et ses exploitants se sont démenés. Le taux de disponibilité est excellent : 91,1% en 2008 contre 66% en 1990 et 56,3% en 1980. Les Américains ont beaucoup travaillé, accru la puissance de certaines installations, et énormément amélioré la gestion de leurs centrales. Areva participe à ces efforts. Mille salariés de l’entreprise française travaillent dans cette activité aux USA. Le parc nucléaire américain existant produit de l’électricité à 2,4 centimes de $ le kWh, le gaz et le charbon à environ 3,3 centimes. Il a fourni en 2012, 19% de l’électricité du pays. (On se reportera au texte de la World Nuclear Association sur les Etats-Unis).
    Aujourd’hui, le nucléaire américain contribue aux bas prix de l’électricité aux Etats-Unis (en moyenne deux fois moins élevés qu’en Europe). En France, les prix moyens de l’électricité sont, en moyenne, 60% plus élevés.( www.geopolitique-electricité.fr )
    Souvent, on attribue à l’accident de Three Mile Island (1979) l’arrêt des constructions nucléaires aux Etats-Unis. Or, cet arrêt s’est produit plusieurs années avant. Le système judiciaire américain à plusieurs niveaux permettait de rallonger la durée de construction en déposant des plaintes. Les tribunaux stoppaient les chantiers le temps de leur réflexion, ce qui augmentait les coûts et dissuadait les compagnies de lancer des nouveaux projets. C’est pourquoi, dès la fin du XXème siècle, des dispositions législatives successives ont été mises en oeuvre débouchant sur l’ « Energy Policy Act » de 2005, pour donner aux constructeurs nucléaires une plus grande sécurité juridique (entre autres dispositions). A cette époque, les conditions de relance à grande échelle du nucléaire étaient réunies et des projets très importants apparurent. 
    Mais, parallèlement, la révolution du gaz de schiste éclata Outre-Atlantique, rendant le nucléaire non compétitif et faisant même reculer le charbon. Le fer de lance de l’industrie nucléaire américaine est l’AP1000, rival de l'EPR d'Areva.
    C'est la révolution du gaz de schiste qui a empêché la relance du nucléaire aux Etats-Unis. La transition énergétique Outre-Atlantique ne comporte pas de sortie du nucléaire. Le parc actuel de réacteurs, le premier du monde, sera en quasi-totalité, prolongé de vingt ans. Le marché intérieur américain pour de nouveaux réacteurs est donc faible pour le moment.
    Le petit frère canadien et le "CANDU"
    Le Canada a été un pionnier du nucléaire civil. Les 19 réacteurs en fonctionnement produisent 15% de l’électricité. Le pays a développé une filière nationale, dite "CANDU", qui a la particularité d’utiliser l’uranium naturel, évitant les frais d’enrichissement. Cet avantage est grignoté par les coûts liés à l’utilisation de l’eau lourde. Il n’y a pas aujourd’hui de projets de nouvelles constructions dans le pays. « Les faibles prix du gaz et la rapidité avec laquelle les centrales à gaz sont construites rendent difficiles la construction de nouvelles centrales nucléaires ». ( Nuclear Energy Sector, Canadian Nuclear Association, Saskatoon Workshop Report -8/7/2013 ).
    Cependant, comme aux Etats-Unis, les réacteurs verront leur durée de vie prolongée, après réfection. Notons que des réacteurs canadiens sont très importants pour la fourniture mondiale des isotopes radioactifs médicaux. Le Canada a réussi à exporter 31 de ces réacteurs CANDU dans sept pays, dont 13 en Inde, mais aussi en Roumanie, en Chine, en Argentine, etc.
    Les réacteurs CANDU et leurs dérivés locaux forment aujourd’hui la plus grande partie du parc nucléaire. Le parc nucléaire canadien ne s’accroîtra pas à moyen terme. Le modèle local de réacteur, CANDU, ne dispose pas de marché intérieur et est fortement concurrencé à l’exportation par les réacteurs à eau pressurisée et à uranium enrichi.

    Source : Metamag :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuppuZlpFljPXSsgGf.shtml