
L’Allemagne répondait ce mardi aux questions et aux remarques des autres pays membres de l’ONU réunis au sein du Conseil des droits de l’homme à Genève. Plusieurs pays se sont inquiétés de la vague d’attaques antisémites dont souffre la nation qui a organisé et exécuté la déportation systématique des juifs d’Europe pendant la Deuxième guerre mondiale. Beate Rudolf, de l’Institut allemand pour les droits de l’homme, a parlé d’un problème de longue date de l’Allemagne avec un antisémitisme ancré dans sa population, que le « nouvel antisémitisme » amené par les migrants ne ferait qu’empirer. L’Allemagne ainsi retoquée pour « racisme »… est félicitée par d’autres pays pour l’accueil qu’elle a réservé à ces migrants ! Mais d’autres représentants ont dénoncé les actes racistes qui les visent (5.700 répertoriés ces dernières années) et le manque d’efforts de l’Allemagne contre le racisme et la xénophobie.
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Racisme : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU demande à l’Allemagne d’agir contre l’antisémitisme aggravé par les migrants
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Iran. Beaucoup de bruit pour rien ?

Par Thomas Flichy de La Neuville, spécialiste de l’Iran et professeur à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
Le retrait du Président américain de l’accord sur le nucléaire iranien a été immédiatement exploité par trois appareils médiatiques antagonistes à leurs propres fins : la Russie s’en est servie pour aiguiser les désaccords entre les Etats-Unis et l’Europe Occidentale, les libéraux américains pour condamner la politique étrangère jugée absurde de Donald Trump, les néo-conservateurs enfin pour vouer l’Iran aux gémonies. Ce retrait se présente en réalité comme un non-événement, le bruit médiatique généré étant inversement proportionnel à sa portée réelle. En voici les deux raisons principales.
En premier lieu, la décision du président américain était prévue de longue date. Dans les débats opposant les deux candidats à l’élection présidentielle, Donald Trump avait une position plutôt isolationniste par rapport à son opposante Hillary Clinton. Un pays faisait pourtant exception : l’Iran.
Si Donald Trump critiqua avec violence le rapprochement effectué par Obama avec l’Iran, c’était pour donner un gage aux néo-conservateurs et ainsi se donner une plus grande marge de manœuvre à l’intérieur. L’enjeu pour lui, n’était absolument pas cette puissance lointaine et parfaitement confinée qu’était l’Iran, mais bien sa propre réélection. Trump vient donc de remplir une promesse octroyée il y a longtemps.En second lieu, les effets du retrait seront nuls dans la mesure où la question nucléaire n’est qu’un prétexte efficace pour confiner un pays géopolitiquement lié à deux puissances continentales majeures : la Chine et la Russie. A tel point que si l’Iran renonçait brusquement et définitivement au nucléaire, l’administration américaine enclencherait immédiatement un plan B, soigneusement préparé à l’avance où l’Iran serait accusé de mettre au point des armes biologiques d’une extrême létalité. N’oublions pas que la manipulation des masses repose – comme nous l’expliquent ses théoriciens depuis plus d’un siècle – sur l’utilisation d’une idée-image effrayante, dont le danger n’est jamais démontré, mais présenté de façon répétée comme une menace majeure.
Le retrait américain, initié par Donald Trump afin de donner des gages à ses opposants est donc parfaitement cohérent avec ses propres objectifs politiques. Les Iraniens, qui perçoivent l’accord sur le nucléaire comme un jeu de dupes bridant leur souveraineté sans pour autant dégeler leurs avoirs bancaires seront donc les derniers à s’en étonner. Après, tout, en Iran, tout accord est promis à renégociation.Thomas Flichy de La Neuville 10/05/2018
Crédit photo : Maison blanche
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DONALD TRUMP VEUT-IL DONC EMBRASER L’ORIENT ?

Trump ose tout, et c’est à ça qu’on le reconnaît. Sept pays ont signé, en 2015, un accord empêchant l’Iran de poursuivre ses recherches nucléaires, en échange d’une levée des sanctions économiques. Le monde entier, excepté Israël, s’en est réjoui. En Iran, le clan des durs était furieux et Rohani, qui veut ouvrir son pays, en était sorti conforté.
Mais tout cela a été balayé par le président américain qui a donc annoncé, le 8 mai, avec quatre jours d’avance sur la date prévue, que les États-Unis se retiraient de l’accord. Israël a bruyamment applaudi, le reste du monde est consterné.
Que va-t-il se passer maintenant ?
L’Iran a réagi avec modération, indiquant qu’il allait consulter les autres signataires afin de savoir si l’accord tenait toujours ou s’il était caduc. Mais il est certain que la position de Rohani est fragilisée. Coincé entre une partie de la population qui ne supporte plus le régime des mollahs et une autre partie, plus religieuse, qui lui reproche d’avoir fait confiance à l’Amérique, il va connaître des heures difficiles.
Pour la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est une déconvenue. Jusqu’au bout, les trois puissances se sont relayées pour faire fléchir Trump. En pure perte. Emmanuel Macron connaît là son premier échec diplomatique, qui est d’autant plus cuisant que ce qu’il croyait être « d’excellentes relations personnelles »avec Trump ne pesaient finalement pas lourd face à la réalité. Les démonstratives embrassades et accolades n’ont servi à rien : c’est comme ça qu’on apprend le métier. Diplomatie et sentiments ne font pas bon ménage et Macron va devoir comprendre que le charme ne sert à rien lorsqu’on parle à la première puissance mondiale.
Mais que veut Trump finalement ?
C’est simple : un changement de régime en Iran. En sortant de l’accord et en annonçant de probables nouvelles sanctions contre l’État chiite, Trump espère aggraver la situation économique et susciter l’exaspération de sa population contre le régime. Au-delà du cynisme, vieille marque de fabrique américaine, ce calcul semble bien aléatoire. Rien ne dit que la population se soulèvera et, si c’était le cas, les dizaines de milliers de Gardiens de la révolution ne se laisseront pas faire. Cela risque de tourner à un bain de sang stérile, permettant aux durs de renforcer leur pouvoir.
Les Américains ont l’habitude d’embraser l’Orient, mais avec des succès très relatifs. Ils ont détruit l’Irak en renversant un dictateur sunnite mais laïque pour donner le pouvoir à des chiites alliés aujourd’hui à l’Iran… Ils ont soutenu des islamistes syriens, accélérant l’intervention russe qui a sauvé le régime alaouite, allié de l’Iran. Ils entretiennent une armée kurde en Syrie, se fâchant de ce fait avec la Turquie, qui s’est alors rapprochée de Moscou.
Tout cela n’est guère brillant.En attendant, la tension est montée d’un cran dans toute la région et il faudrait peu de choses pour un embrasement général.
Poutine, lui, ne dit rien et, comme toujours, prendra son temps pour agir… ou pas.
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«Antisémite», «complotiste», «islamophobe» : la une de Valeurs actuelles sur Soros fait réagir
Valeurs actuelles publie une enquête sur «l’empire du milliardaire George Soros, qui n’hésite pas à employer sa fortune pour influencer la société». Plusieurs personnalités se sont indignées de ce choix de sujet comme de son traitement.
Valeurs actuelles a publié une enquête le 9 mai sur l’homme d’affaires hongrois George Soros, comparé par l’hebdomadaire à un «milliardaire qui complote contre la France». Pour le magazine, «l’empire» de George Soros, «n’hésite pas à employer sa fortune pour influencer la société». Des formules choc qui ont fortement déplu à certains intellectuels français.
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Accord sur le nucléaire iranien : 10 conséquences de la (folle) décision de Trump
Le monde a basculé le 8 mai 2018, avec la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Voici ce qui risque de se passer maintenant.
Le monde a basculé ce 8 mai 2018.
Rien n’y a fait. Ni les câlins d’Emmanuel Macron. Ni les menaces du président iranien. Ni les assurances des patrons de la CIA et de l’AIEA. Donald Trump a tranché : sous le prétexte non prouvé que l’Iran ne le respecte pas, il retire les Etats-Unis de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015. Une folle décision aux conséquences considérables.
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Trump piétine l’accord sur le nucléaire iranien - Journal du Mercredi 09 Mai 2018
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Casseurs du 1er mai : le temps du débat
Sur le site de l'Institut d'Histoire sociale
Innombrables auront été les réactions les unes légitimement indignées, mais aussi, pour d'autres, faussement naïves face aux casseurs du 1er mai identifiés aux "blackblocs". Cyril Bennasar écrit ainsi dans Causeur du 3 mai 2018 sous le titre "Écoute-moi bien, petit con de casseur privilégié - La France, la vraie, te rit au nez" :Écoute petit con, toi qui contestes qui revendiques et qui protestes, qui brailles et qui manifestes, qui défiles dans nos villes et qui nous les casses, de plus en plus souvent et de plus en plus fort, je te connais comme si je t’avais fait. Je te connais comme si j’étais ton père parce que j’en ai l’âge mais surtout parce que moi aussi à vingt ans, j’étais anarchiste. (...) → Lire la suite de cette chronique
Corée du Nord : elle reste communiste et totalitaireLa poignée de main symbolique du 27 avril, entre leurs dirigeants respectifs, à Panmunjom, frontière séparant les deux pays coréens, n'a pas trompé tout le monde. Pierre Rigoulot, directeur de l'Institut d'Histoire sociale et auteur de trois livres sur l'État voyou de Corée du nord, refuse de croire aux miracles. Dans un entretien réalisé par Paul Sugy et publié le 30 avril par Le Figaro , il souligne que, pour symbolique qu'il soit, le rapprochement affiché
(...) → Lire la suite de cette chronique la suite de cette chronique
Venezuela : la crise des migrants que l’on cacheAlors que, souligne dans L'Opinion Éric Le Boucher, les yeux du monde sont tournés vers les réfugiés en Syrie, les embarcations de fortune partant de Libye ou la fuite des Rohingya de Birmanie, … le drame humanitaire d’ampleur équivalente des Vénézuéliens passe sous silence :
Les opinions publiques, poursuit-il, particulièrement en France, détournent le regard en toussotant, gênées, refusant d’admettre que le modèle de la "révolution bolivarienne"d’Hugo Chavez tant admiré par Jean-Luc Mélenchon, a tourné à la ruine, à l’oppression criminelle, à la famine(...) → Lire la suite de cette chronique
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Bruit de bottes, encore et toujours…
Emmanuel Macron espérait bien faire changer d’avis son homologue américain, peine perdue : Donald Trump a annoncé hier «que les Etats-Unis vont se retirer de l’accord nucléaire iranien » et de lourdes sanctions contre Téhéran. Le Plan d’action global commun, pour lequel Barack Obama avait beaucoup œuvré, avait été signé en juillet 2015 entre l’Iran d’un côté, et la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne de l’autre. Il stipulait que le gouvernement iranien s’engageait à réduire son enrichissement d’uranium et à limiter son programme nucléaire. Les contrôles effectués sur place par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indiquent que Téhéran respecte les termes de cet accord. Le président américain l’avait dit au cours de se campagne présidentielle et n’a cessé de le répéter depuis, il estime, comme le Premier ministre Benjamin Netanhayu a tenté d’en apporter la preuve sans convaincre les spécialistes, que l’Iran réchauffe en son sein l’arme atomique et développerait un programme de missiles balistiques qui menaceraient directement Israël et l’Arabie saoudite. Ou à tout le moins, l’arme nucléaire étant une arme de non - emploi, de dissuasion, Téhéran n’aurait pas renoncé à sanctuariser son territoire en se dotant d’un arsenal-assurance-vie de ce type.En dehors de l’allié israélien - une annonce «historique» et «courageuse» a déclaré Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - et des amis saoudiens – « le royaume soutient et salue les démarches annoncées par le président américain en vue d’un retrait de l’accord nucléaire », ont déclaré les autorités saoudiennes-, cette décision du président des Etats-Unis a été très sévèrement jugée. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont déclaré dans un communiqué commun qu’ils entendaient poursuivre «la mise en oeuvre de l’accord (sur le nucléaire iranien) avec les autres parties qui resteront engagées», en phase avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’est dit « profondément préoccupé par l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord et de la reprise de sanctions américaines». Il a demandé aux signataires de l’accord de 2015 de «respecter pleinement leurs engagements ».
Sans surprise, le ministère russe des Affaires étrangères a réagi: «Nous sommes profondément déçus par la décision du président américain de sortir unilatéralement (de l’accord et de) rétablir les sanctions américaines envers l’Iran. » « Nous sommes extrêmement inquiets que les Etats-Unis agissent contre l’avis de la plupart des Etats (…) en violant grossièrement les normes du droit international. »
Damas et Ankara ont jugé eux aussi que ce retrait américain fragilisait la cause de la paix. De son côté, rapporte RT, le président iranien Hassan Rohani a déclaré « que l’Iran avait toujours respecté ses engagements dans le cadre de l’accord, sous la supervision de l’AIEA : Nous disons et répétons depuis quarante ans (…) que l’Iran respecte ses engagements et que les Etats-Unis ne respectent jamais leurs engagements. L’histoire de ces quarante dernières années et même avant montre que les Etats-Unis ont toujours eu un comportement hostile à l’égard de l’Iran et des autres peuples de la région».« Il a par ailleurs affirmé que son pays resterait pour l’instant dans l’accord, sans les Etats-Unis, afin de laisser le temps à de nouvelles discussions avec les pays européens, la Chine et la Russie. Si à la fin de cette courte période, nous concluons, avec la coopération (de ces pays), que les intérêts du peuple iranien sont assurés malgré les Etats-Unis et le régime sioniste (…) l‘accord sera maintenu (…). »
Bruno Gollnisch l’a rappelé et nous nous en étions fait l’écho il y a tout juste un an, c’est «l’Europe qui a vendu cette technologie nucléaire à l’Iran » et si « la communauté internationale doit être vigilante, son désir de ne pas voir s’étendre les capacités nucléaires dans le monde, devrait pour le moins s’accompagner d’une réduction des armements nucléaires des pays qui en disposent. Mais il y a des principes qu’on ne peut pas transgresser, l’indépendance des pays membres des Nations Unies en est un. Au nom de quels principes justement peut-on interdire à certains Etats de faire des recherches nucléaires, même en les supposant à vocation militaire, alors qu’on n’interdit pas à d’autres de les faire ? C’est le cas d’autres nations asiatiques que l’Iran comme Israël, l’Inde, le Pakistan ou la Chine… »
Nous le notions aussi en octobre 2011, peut-on pareillement reprocher à Téhéran d’utiliser les moyens que la science met à sa disposition pour éventuellement pallier à ces besoins, pour rester « dans le coup » de la science mondiale ? On sait que le nucléaire est un des leviers de la recherche scientifique dans le monde. Pourquoi ce grand pays scientifique, historique serait, lui, condamné à ne pas pouvoir accéder à cette recherche ? Il y a peut être aussi dans le sentiment de l’hostilité musulmane à l’égard de l’Occident, ce sentiment de frustration d’être mis en état de subordination dans un certain nombre de domaine.
Ce qui est certain, c’est que la déclaration de Donald Trump coïncide avec l‘état d’alerte élevé des forces armées israéliennes qui occupent le plateau du Golan appartenant à la Syrie et qui disent avoir relevé des « activités inhabituelles » iraniennes sur le territoire syrien. Mardi, de nouveaux tirs de missiles israéliens ont visé, près de Damas, un dépôt d’arme appartenant aux Gardiens de la Révolution iraniens qui combattent aux côtés de la République arabe syrienne contre les milices islamistes. Une unité distincte de l’armée régulière iranienne qui entend défendre partout où elles sont menacées les populations chiites et dont les membres obéissent au Guide Khamenei, dont le poids politique est aussi important que celui du président Rohani. Une nervosité (agressivité) du gouvernement de M Netanyahu renforcée encore ce début de semaine par le résultat des élections législatives au Liban, pays particulièrement cher au cœur des Français (et de l’opposition nationale); scrutin entaché d’ailleurs par une forte abstention (un électeur sur deux) alors même que pour la première fois les Libanais vivant à l’étranger étaient autorisés à voter.
France 24 l’indique, « le Hezbollah et ses alliés ont conforté leur influence sur la scène politique libanaise (…) , le Hezbollah et l’autre parti chiite Amal, présidé par le président du Parlement Nabih Berri, ont remporté la quasi-totalité des 27 sièges réservés à leur communauté, selon le système politique confessionnel libanais, grâce à la mobilisation et à la discipline de vote de leurs partisans respectifs (…). Des figures pro-syriennes font également leur entrée au Parlement. Avec l’ensemble de ses alliés, en premier lieu Amal, le Hezbollah dispose déjà d’une minorité de blocage au Parlement et devrait pouvoir se forger plus facilement une majorité dans les jours à venir.»
Du côté chrétien nous retrouvons comme les années précédentes des personnalités, des partis qui ont apporté officiellement leur soutien à la structure politico-militaire chiite Hezbollah dirigée par Hassan Nasrallah et d’autres formations maronites qui y sont résolument hostiles. France 24 souligne que « le Courant patriotique libre (CPL) fondé par le président Michel Aoun, reste le parti le plus fourni en députés issu de cette communauté (…), allié à la fois au Hezbollah chiite et au Courant du Futur du Premier ministre sunnite Saad Hariri » -grand perdant de ce scrutin, son parti a perdu un tiers de ses sièges au sein du Parlement. « Le président libanais pourra jouer les arbitres (…).L’autre parti chrétien des Forces libanaises (FL), dirigé par l’ancien chef de la milice éponyme Samir Geagea – proche ami de notre camarade Thibaut de La Tocnaye, membre du Bureau Politique du FN, NDLR - farouchement anti-Hezbollah et rival du CPL, a pratiquement doublé le nombre de ses députés, qui passent de 8 à 15. Les FL ont notamment remporté un siège dans le bastion électoral du Hezbollah dans la circonscription de Baalbek-Hermel.»
Sur le site droitier et pro-israélien dreuz info, a été publié peu avant ce scrutin un article (logiquement) très hostile au Hezbollah. Il reprend les analyses du Washington Institute for Near East Policy(WINEP), un cercle de réflexion proche de l’extrême droite israélienne, fondé par des proches du groupe de pression pro-israélien aux États-Unis, l’Aipac. « Bien qu’il soit trop tard pour empêcher la victoire définitive du Hezbollah aux élections législatives, indique l’analyse du WINEP, la communauté internationale aura, elle, néanmoins, le temps, après ces élections, pour entreprendre des mesures susceptibles de restreindre les activités de ce mouvement (…). Il ne faudrait pas baisser la pression sur le Hezbollah pour la seule raison qu’il a obtenu la majorité au sein du Parlement libanais.»
Une pression, idéalement, qui doit aussi être maintenue sur les faucons qui, après avoir déclenché le chaos sanglant (et mal contrôlé) que l’on sait en Syrie ces dernières années, souhaite entrer en conflit armé avec Téhéran et partant, avec l’ensemble de l’arc chiite. Une guerre dont les conséquences pourraient être proprement apocalyptiques du fait des réactions en chaîne qu’elle induirait.
https://gollnisch.com/2018/05/09/bruit-de-bottes-encore-et-toujours/
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La guerre entre la Russie et Israël en Syrie a été évitée de justesse grâce à cette simple technologie
Moshe Yaalon, ex-ministre israélien de la Défense, a confié à Sputnik que l’établissement d’une ligne directe entre les militaires israéliens et leurs homologues russes en Syrie servait à éviter les affrontements non souhaités lors des opérations dans ce pays.
Dans une interview accordée à Sputnik Moshe Yaalon, ex-ministre israélien de la Défense, a raconté que la ligne directe établie entre les militaires israéliens et russes depuis près de trois ans avait dès le début permis d’éviter un grave incident quand un avion des forces aérospatiales russes avait failli entrer dans l’espace aérien de l’État hébreu.
«Elle (la ligne directe, ndlr) sauve des vies parce qu’elle permet d’éviter les malentendus. Au début de la présence russe, il y a eu une situation dans laquelle un pilote russe était à deux doigts de franchir notre frontière dans le Golan. L’avion aurait été abattu s’il avait été syrien. Mais nous avons compris que c’était un avion russe et nous avons recouru à la ligne directe pour contacter Hmeimim (une base militaire russe en Syrie, ndlr): « Votre avion va pénétrer dans notre espace aérien. Faites attention! »», a raconté M.Yaalon, un des créateurs de cette ligne directe à l’automne 2015.
«Le problème a été réglé en un clin d’œil. Si un avion syrien avait été à sa place, il aurait été évidemment abattu», a-t-il ajouté.
Environ un an avant et dans des circonstances similaires, les militaires israéliens avaient abattu un bombardier syrien Su-24 au-dessus de la zone du Golan sous leur contrôle.
Une ligne directe entre la base de Hmeimim et le centre de commandement de l’armée israélienne à Tel Aviv a été établie aussitôt après le déploiement en Syrie du groupe aérien russe. Les deux parties sont très satisfaites de l’efficacité de ce «mécanisme de « déconfliction »» et sont intéressées par son fonctionnement continu.
https://fr.sputniknews.com/international/201805051036228836-syrie-ligne-directe-israel-russie/
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Israël fait pression pour que Trump dénonce l'accord sur le nucléaire iranien

D'Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
"C’est le grand feuilleton que Donald Trump savoure depuis longtemps. Déjà, pendant sa campagne électorale, le futur président n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer cet accord, « le pire » que l’Amérique ait signé. Il est vrai qu’avec lui, le pire est souvent atteint. Depuis son élection, le discours a certes connu des variations, mais la tendance générale est à la dénonciation et donc au retrait américain de ce traité qui fut signé par les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne et l’Iran.
Appelé JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), il avait été très complexe à mettre en œuvre. La France y était opposée malgré les pressions des milieux d’affaires qui rêvaient de s’implanter en Iran. Laurent Fabius, fit tout pour faire capoter les négociations. Israël également. Mais l’habileté de Lavrov, la détermination d’Obama et les concessions iraniennes aboutirent à une signature en juillet 2015.
Les fréquentes envolées de Trump sur le sujet laissaient penser que l’affaire était entendue et que le retrait américain était certain, comme pour le traité sur le climat. Mais la détermination européenne (on croit rêver en accolant ces mots) a fini par peser sur l’obstination de Trump. La France et l’Allemagne lui ont rappelé qu’un accord, même imparfait, était préférable à l’absence d’accord. Macron a donc proposé de le renégocier pour y inclure des discussions sur les missiles balistiques et sur la présence iranienne en Syrie.
Les Russes ont doctement rappelé que l’accord était signé et qu’il n’y avait pas de raisons de revenir dessus. Quant aux Iraniens, furieux, ils déclarent qu’aucune nouvelle négociation n’aura lieu. Mais, en réalité, ils sont très inquiets et voient s’éloigner les levées définitives des sanctions qui empêchent le décollage économique du pays.
Israël, est à nouveau entré en scène. Tout en rappelant, comme d’habitude, que sa sécurité était en jeu, Benjamin Netanyahu a affirmé que l’Iran violait l’accord de 2015 et qu’il avait des preuves. Mais, comme pour l’attaque chimique en Syrie, on les attend toujours. Personne ne l’a cru, et son mensonge a été finalement contre-productif.
C’est le 12 mai que Trump annoncera sa décision. En attendant, il jubile : « Personne ne sait ce que je vais faire le 12 mai. Je pense que nous aurons une super occasion de faire un bien plus gros accord, peut-être. » Voilà qui n’est pas limpide, mais rappelons-nous que Trump a ses propres règles du jeu. En attendant le 12 mai, l’Iran ne se fait guère d’illusions et le Président Rohani s’est permis une sortie étonnante. A la télévision iranienne, il a ainsi interpellé Trump: « Vous n’avez aucune expérience en matière de traités internationaux. Comment un marchand, un constructeur de tours, peut-il émettre des jugements sur les affaires internationales ? ». Espérons que la raison l’emportera chez Trump et que l’on évitera le saut vers l’inconnu."
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