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international - Page 791

  • LE KRACH AURA LIEU : DES CYGNES NOIRS DE PARTOUT !

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    Marc Rousset

    Jeff Gundlach, lors de la Strategic Investment Conference 2018, a déclaré que « la situation devrait exploser en 2019 ». Il estime que les fondamentaux de l’immobilier sont « plutôt horribles »alors que les taux immobiliers commencent à augmenter, que les déficits américains par rapport au PIB sont trop élevés et que tous les indicateurs pointent vers la hausse de l’inflation. Les avantages sociaux du gouvernement américain qui n’atteignaient pas 5 % du revenu disponible des Américains dans les années 70 atteignent, aujourd’hui, 25 %.

    Quant au très célèbre gestionnaire de fonds d’investissement Paul Tudor, il a déclaré à Goldman Sachs que les seules choses qui valent la peine d’être détenues sont les matières premières, les actifs tangibles ou du liquide. Il critique les baisses d’impôts, les dépenses généreuses du Congrès américain et prédit une augmentation de l’inflation qui provoquera la panique sur les marchés actions. Il a comparé le président de la Fed Jerome Powell au général Custer dans les dernières heures de la bataille de Little Big Horn, « cerné par une horde de guerriers menaçants » : bulles, dettes des entreprises, marché des changes, tribu des cryptos, taux réels négatifs et, derrière lui, le peuple de l’inflation qui l’empêche de battre en retraite !

    La BCE de Mario Draghi se renie, suite à la revalorisation de l’euro et à l’insuffisante inflation en Europe. Draghi remet en question la date butoir d’octobre 2018 ; il vient de déclarer que les achats d’actifs par la BCE cesseront seulement quand l’inflation sera jugée suffisante….

    Si l’on considère les graphiques de la dette mondiale, du Dow Jones, de l’or et des obligations, on constate que la folie douce a commencé à s’emparer des esprits dans les années 1994-1995, avec des courbes qui grimpent à la verticale à une vitesse hallucinante. La dette mondiale était de 30.000 milliards de dollars en 1994 ; elle s’élève, aujourd’hui, à 230.000 milliards de dollars. Le PIB de l’économie réelle est le seul graphique qui se traîne lamentablement vers le bas à un rythme trop lent. Cela sent donc à plein nez le chaos et l’écroulement des actions à venir.

    Le journal The Economist du 10 février 2018 pressent également un krach financier. Il s’étonne des bulles sur les actions Tesla et Uber car les marchés se refusent à tirer les conséquences de l’envolée des pertes en 2017. Il remarque que l’euro a progressé de 17 % en un an sans que cela inquiète les dirigeants européens. Il est préoccupé par le parcours du bitcoin, passé de moins de 1.000 dollars, début 2017, à près de 20.000 dollars, en décembre, et 6.000, début février 2018, tout comme par l’effondrement d’un fonds de 1,9 milliard de dollars du Crédit suisse indexé sur la volatilité dont la valeur s’est effondrée de 92 %, le 6 février 2018, quand le Dow Jones a perdu 4,6 %.
     
    Pour The Economist, le niveau du Dow Jones est 60 % plus haut qu’avant le précédent krach de 2008 et les seules questions en suspens sont le moment du prochain krach (2019, 2020 ou 2021 ?) ainsi que le facteur déclenchant (Tesla ou Uber, hausse du pétrole et regain de l’inflation, avec hausse des taux, ou crise financière en Italie ?).

    L’Italie, avec sa dette publique de 2.200 milliards d’euros (132 % du PIB) et son système bancaire malade (263 milliards d’euros de créances douteuses) ne pourra pas supporter la remontée des taux d’intérêt. Si la Bundesbank se retrouve avec une créance excédentaire « Target 2 » de 800 milliards d’euros, la Banque centrale d’Italie se retrouve avec une dette de 400 milliards d’euros envers la BCE. L’Italie est dans une situation financière gravissime et intenable.

    Pour couronner le tout, il suffit de penser aux risques géopolitiques avec la révolte électorale des Italiens contre l’invasion migratoire, à la nomination du faucon Mike Pompeo comme nouveau secrétaire d’État de Trump qui rêve, comme Israël et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, d’en découdre avec l’Iran.

    Enfin (cerise sur le gâteau), il est tout à fait probable que Trump va engager une violente guerre commerciale avec la Chine pour la punir de ses infractions aux lois sur la propriété intellectuelle ainsi que pour son excédent, en 2017, de 342,8 milliards de dollars avec les États-Unis.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • L’entreprise Facebook une nouvelle fois sous le feu des projecteurs suite à la collection et l’utilisation de nombreuses données personnelles

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     INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Suite à des révélations du New York Times la semaine dernière, le géant du numérique Facebook fait face à une nouvelle controverse. Les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs récupérées sans leur accord auraient été utilisées par Cambridge Analytics, une entreprise de communication. Les informations personnelles de 270 000 personnes auraient tout d’abord été récupérées via une application proposant un test de personnalité. Ces données étaient collectées de manière légale, les utilisateurs ayant donné leur accord tacitement en se connectant à l’application via leur compte Facebook. Grâce à une fonctionnalité du réseau social, l’application a par la suite pu entrer en possession des informations des contacts de ces personnes, soit plusieurs dizaines de millions d’individus. Toutes ces données ont été utilisées par la suite pour cibler des publicités sur les utilisateurs concernés.

    Cette utilisation des données personnelles paraît être tristement banale dans le monde connecté du XXIe siècle.

    Ces pratiques sont en effet monnaie courante pour les entreprises du numérique moderne dont le principal argument commercial est leur nombre d’utilisateurs et les données que ceux-ci représentent. Si cette nouvelle fait néanmoins grand bruit en particulier Outre-Atlantique, c’est que Cambridge Analytics a été une des entreprises en charge d’assurer la mise en avant du candidat républicain Donald Trump durant la campagne électorale américaine. La révélation de cette affaire, tout comme celle de la prétendue ingérence russe sur les élections américaines via encore une fois les réseaux sociaux, viserait donc encore à minimiser la victoire du candidat républicain. La diligence de l’enquête du New York Times ne surprend donc guère, ce journal étant réputé pour ses prises de positions libérales.

    Cette affaire ferait donc elle aussi partie intégrante de la campagne médiatique anti Trump qui bat toujours son plein à quelques mois des cruciales élections de mi mandat.

    En effet, et sa révélation, si elle a son coût sur le cours de l’action Facebook en bourse, suit le but avoué des géants de la Silicon Valley. Ceux-ci, à l’exception notable de l’entrepreneur Elon Musk, se dressent tous unanimement et publiquement contre l’actuel président des États-Unis. Cette affaire est tout de même à double tranchant pour ces entreprises du numérique. Elle expose en effet publiquement la facilité avec laquelle les données personnelles des utilisateurs des réseaux sociaux peuvent être exploitées.

    https://fr.novopress.info/

  • Sarkozy : rattrapé par la Libye ? - Journal du Mardi 20 Mars 2018

  • La réélection de Poutine : une réaction patriotique, par Francis Bergeron

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    « Russie ! Russie ! » C’est avec ces mots que Vladimir Poutine a accueilli sa spectaculaire réélection. Spectaculaire, car personne n’attendait un taux de participation de 65 %, alors que l’un des principaux opposants à Poutine, Alexei Navalny, déclaré inéligible par la commission électorale, avait appelé à l’abstention. Bien plus, ce taux de participation est en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin. Plus remarquable encore : Poutine signe son meilleur score personnel. Il recueille près de 74 % des voix. Parmi les autres candidats, celui du Parti communiste arrive en seconde position avec 11,2 % des voix, perdant le tiers des voix qui s’étaient portées en 2012 sur le PC. Le nationaliste, Jirinovsky, obtient 6,7 %. Les autres candidats n’ont pas atteint les 5 %.

    Candidats « fantoches », comme l’écrivent certains journaux ? Jirinovsky n’a rien d’un fantoche et tout le monde connaît l’intransigeance de ses convictions. Quant au communiste, son score était attendu avec bienveillance par certains observateurs étrangers, qui pensaient qu’il bénéficierait des difficultés économiques du pays, loin d’être résolues.

    Les queues devant les ambassades pour voter

    Ce scrutin a parfois donné lieu à des fraudes, à des anomalies de comptage. Mais globalement personne ne peut nier que la popularité de Vladimir Poutine est au zénith et que trois Russes sur quatre le soutiennent. Il suffisait de voir les queues devant les ambassades à l’étranger et d’interroger ces électeurs. Pourquoi l’opinion publique est-elle avec Poutine, malgré une situation économique encore médiocre, malgré la corruption et malgré l’affaire de l’espion empoisonné ? Parce que les électeurs ont d’abord exprimé un vote patriotique. Cette élection correspondait au quatrième anniversaire de l’annexion de la Crimée. Et le monde entier a pu constater l’immense ferveur populaire qui s’est notamment exprimée à Moscou, place du Manège, à proximité du Kremlin à cette occasion, et par les votes en Crimée et en Tchétchénie : 90 % des voix en faveur de Poutine. Ce qu’indiquent ces votes, ce qu’a montré cette foule, réunie à Moscou, c’est l’étroite corrélation entre le soutien à Poutine et l’affirmation nationale. Quant à l’affaire de l’agent double assassiné, Hélène Carrère d’Encausse, répondant à Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro de samedi, tout en rappelant que la responsabilité russe n’est pas formellement établie, notait que l’empoisonnement d’opposants était couramment pratiqué par le camp communiste jusqu’à la chute du mur de Berlin. En Angleterre, ce n’est d’ailleurs pas un opposant qui a été empoisonné, c’est un traître : Skripal, de nationalité russe, travaillait en effet pour les services secrets d’un autre pays. De ce point de vue, même Hollande a reconnu (Un président ne devrait pas dire ça) avoir ordonné ou couvert plusieurs assassinats de ce type. Pour les Russes, l’empoisonnement de Skripal est un pseudo-événement, voire une action légitime.

    Hélène Carrère d’Encausse, dans la même interview, nous apprend que Poutine se réfère fréquemment à l’immense figure nationaliste et anticommuniste de Piotr Stolypine, le Premier ministre de Nicolas II, celui qui aurait pu sauver la monarchie russe et contenir les velléités expansionnistes germaniques, s’il n’avait pas été assassiné en 1911. Les réformes agraires de Stolypine, son patriotisme, son courage politique et même physique (il se déplaçait sans garde du corps) l’avaient rendu populaire. Poutine joue sur les mêmes ressorts, exprime les mêmes aspirations, et vient d’en recueillir les fruits, dans les urnes.

    Francis Bergeron

    Article repris du quotidien Présent

    https://fr.novopress.info/

  • Bruno Gollnisch sur LCP: Une élection présidentielle russe sur fond de nouvelle guerre froide ?

    Bruno Gollnisch était hier soir l’invité de LCP pour évoquer  la réélection triomphale de Vladimir Poutine, l’audience retrouvée sur la scène internationale de la Russie, les tensions générées par cette  montée en puissance de Moscou, notamment au Levant. Pour en parler, l’élu frontiste était confronté au député français MoDem des Hauts-de-Seine ( et ancien député européen)  Jean-Louis Bourlanges,  à l’essayiste spécialiste des pays de l’Est Roumiana Ougartchinska et à la politologue spécialiste de la Russie Hélène Blanc. Un débat de qualité.

    https://gollnisch.com/2018/03/20/bruno-gollnisch-sur-lcp-une-election-presidentielle-russe-sur-fond-de-nouvelle-guerre-froide/

  • Un chef d'oeuvre de désinformation

    La chaine Arte a récemment diffusé un reportage intitulé "Guerre de l'info : au coeur de la machine russe", bien évidemment à charge contre la Russie. Christian Harbulot, l'un des experts français les plus compétents sur le sujet de la guerre de l'information, démontre en quoi ce reportage est un bijou en terme de désinformation, et donc de malhonnêteté journalistique. Nul doute que le régime Macron se saisisse prochainement de l'affaire pour dénoncer cette vilenie...

    Notons au passage que M. Harbulot n'adopte pas pour autant une position pro-russe, puisqu'il évoque le cas avéré de mensonge des autorités russes au sujet du sous-marin Koursk. Dans la même approche objective de son décryptage, il mentionne une étude réalisée par l'École de guerre économique sur les influences étrangères lors des élections russes de 2012, téléchargeable iciL'objectivité en matière de guerre de l'information repose fondamentalement sur une analyse globale et à 360°des jeux d'influence, et non sur une marteau thérapie à cible unique. À défaut, toute évocation de la guerre de l'information devient en soi un outil de désinformation...

    La chaîne Arte a diffusé récemment un long documentaire sur la guerre de l’information que la Russie orchestre depuis plusieurs années dans le monde occidental et en particulier en France. Son auteur Paul Moreira instruit un dossier à charge contre la Russie. La faiblesse principale de sa démarche est de jouer sur l’ambiguïté. Il plante le décor de la guerre de l’information sans en expliquer le cadre, ni les parties prenantes. Il laisse les Russes s’expliquer sur ce sujet sans jamais présenter, en tant que journaliste, son analyse du cadre de l’affrontement. Pour comprendre la dynamique de ces affrontements informationnels, il est nécessaire de rappeler qui est contre qui et pourquoi, et plus particulièrement comment les puissances s’affrontent par la guerre de l’information où l’attaque prévaut sur la défense. Depuis l’affrontement des Blocs jusqu’à aujourd’hui, les États-Unis comme la Russie se livrent une guerre acharnée dans le domaine de l’information, à l’exception de la période de Boris Eltsine qui était entouré de conseillers qui avaient l’oreille de Washington.

    Dans cette nouvelle forme de guerre, les antécédents de certaines puissances occidentales et de la puissance russe renaissante sont lourds de sens. Côté occidental, il est nécessaire de resituer les ordres de grandeur. Le monde occidental trop souvent présenté comme une victime a été à la manœuvre pour attaquer, avec des conséquences non négligeables sur l’évolution des rapports de force dans certaines parties du monde, en particulier au Moyen Orient. Est-il nécessaire de rappeler la désinformation sur les armes de destruction massive orchestrée par des entités américaines et qui a abouti à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Irak. Il s’agit là d’un point de repère fondamental sur la manière dont certains États occidentaux ont utilisé ce type de fake news pour déclencher une guerre. En termes d’ordre de grandeur, cette opération de tromperie de l’opinion publique internationale est au moins aussi grave que la tentative de manipulation d’une élection par le biais de médias ou d’Internet.

    Le problème posé par la démarche de Paul Moreira est l’absence de points de repère historiques qui explique cette nouvelle forme de course aux armements cognitifs. Moreira se contente d’une formule facile : cette guerre de l’information est l’expression d’une nouvelle forme de guerre froide. Toute sa démonstration est fondée sur le fait que c’est la Russie qui est à la manœuvre et les Etats-Unis comme les pays européens en subissent les conséquences. Ce raccourci stylistique fait oublier les tentatives d’ingérence anglo-saxonnes dans la vie politique intérieure de la Russie. Infoguerre a publié en juin 2012 une étude sur ces méthodes d’ingérence américaine pour tenter d’orienter le débat politique en Russie.

    L’École de Guerre Économique étudie depuis sa fondation en 1997 les différentes formes de guerre de l’information sur les terrains économiques mais aussi géopolitiques et culturels. En 2005, le site infoguerre a publié un article qui dénonçait une opération de désinformation concernant le naufrage du sous-marin russe Koursk. Nous relevions à l’époque que le jury du festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société, avait attribué son grand prix à ce documentaire intitulé « Koursk, un sous-marin en eaux troubles ». Ce documentaire de Jean-Michel Carré et Jill Emery avait été diffusé sur France 2 dans l’émission Contrecourant. Ces deux journalistes accréditaient la thèse que c’était un sous-marin américain qui aurait torpillé le Koursk en 2000. Cette version des faits a été démentie récemment par Vladimir Poutine, en personne, dans une vidéo diffusée par le média russe Sputnik. Les auteurs de ce documentaire s’étaient donc trompés ainsi que le jury qui leur avait décerné le prix. Notons à ce propos que les autorités russes de l’époque leur avaient laissé le champ libre pour mener leur enquête avec le résultat que l’on sait.

    Autrement dit, l’analyse des phénomènes de guerre de l’information ne se résume pas à un exercice de style et exige une approche rigoureuse du sujet. A ce propos, Paul Moreira n’est pas un inconnu. Ce journaliste d’investigation a déjà fait parlé de lui dans le passé en créant quelques controverses comme le souligne l’article « TV: « Fabrication d’un monstre » daté du 24 avril 2017 et publié par le quotidien Le Monde. Dans cette rubrique télévisions/radio, le journaliste  Christophe Ayad estimait que Paul Moreira se « perdait en chemin »

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    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • 21.000

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    Pieter Kerstens

    Le 16 mars 2018, la dette publique américaine a franchi le seuil des 21.000 milliards de dollars, ce qui a conduit chaque habitant des Etats-Unis à un passif de 64.000 dollars (52.000 euros).

    Certains analystes et hommes ou femmes politiques chantent les louanges de la santé économiques américaine et son indéniable dynamisme, en évoquant un taux de chômage de 5% et d’autres vantent les prouesses de la Bourse de New York où le Dow Jones a progressé de 25% en moins d’un an. Ces résultats sont certes inconnus en Europe, depuis des années. Mais qu’en est-il réellement du pouvoir d’achat des ménages.

    Plus de 45 millions d’Américains subsistent grâce à des bons alimentaires, en mars 2018. Il y a actuellement aux USA plus de 95 millions d’inactifs et une population active de 155 millions de personnes. En l’an 2000, les actifs comptaient pour 156 millions et les inactifs étaient de 80 millions. Très révélateur, les emplois industriels étaient de 17,25 millions en 2000 et seulement de 15,58 millions maintenant. L’Amérique s’est enrichie ? Pour les milliardaires sans doute, grâce à la flambée de la Bourse et les spéculations diverses, mais pour la grande majorité du peuple, c’est la stagnation. Entre 2000 et 2018, le revenu annuel médian de la population est passé de 31.276 USD à 31.712 USD, soit 436 dollars de mieux en 18 années = 1,4% !  *

    A la lecture des chiffres ci-dessus, on comprend que la victoire surprise de Donald Trump, au mois de novembre 2016 a, dans un premier temps, créé la panique sur les marchés boursiers, avant que ces derniers ne se reprennent et s’orientent très positivement. Mais cette victoire, le milliardaire Trump ne la doit qu’aux « laissés-pour-compte », « à ceux d’en bas », « aux sans dents », ceux qui vivent dans l’Amérique profonde, ayant une culture générale sommaire, mais possédant un réel bon-sens en contrepartie. En effet, le changement qu’incarne le nouveau président des Etats-Unis, devrait se traduire par des créations d’emplois et des travaux d’infrastructures, mais cela implique également une hausse du déficit américain et partant une hausse des taux. La volonté manifeste de Trump de valoriser le travail et de favoriser la préférence nationale s’est traduite par un sentiment d’euphorie pour les opérateurs de marchés, les investisseurs ayant salué les initiatives du Président des Etats-Unis. Un président qui focalise la haine des médias, du show-business, des bourgeois bohèmes (les Bobos) et de la gôche-écolo-libertaire, parce qu’il tient ses promesses électorales. Il considère que les intérêts des Etats-Unis passent avant tout, cela dans l’intérêt du peuple américain d’abord..

    L’envers de la médaille, c’est bien sûr la hausse de la dette : 1.000 milliards de dollars en 1 an ! Il va falloir serrer rapidement les boulons, car si les taux d’intérêt remontent, la dette américaine (et celles des pays européens fortement endettés) explosera et entrainera l’ensemble du système financier mondial vers le krach.

    En Europe, certains hommes politiques, en particulier les nationalistes, ont cherché à récupérer leur indépendance face à une Europe qui accumule les disfonctionnements et les erreurs dans la gestion des crises humanitaires, industrielles, financières ou sociales. De nombreux économistes réputés s’élèvent notamment contre les diktats de la Commission ou les dérives interventionniste illégales de la BCE (Banque Centrale Européenne). Le prix Nobel d’économie, Olivier Hart, avait déjà remis en question le bien-fondé d’une monnaie commune, en janvier 2017 et prônait un retour à plus d’indépendance des Etats. Il vantait une décentralisation des processus de décisions tout en gardant cependant quelques domaines privilégiés comme la libre circulation des biens et des personnes.

    La situation actuelle est la suivante : les banques, les assureurs et les fonds de pension européens sont structurellement incapables de rentabiliser leurs capitaux tout en contrôlant leurs risques. Une régulation excessive et mal calibrée, une gestion trop souvent gabégique, et clairement un manque d’initiatives, de responsabilités et de courage de la part des dirigeants des institutions financières, favorisent la déliquescence du système financier européen. Afin de préserver la pérennité de certaines institutions, il est impératif de ne pas se soumettre aux exigences de l’Europe, quitte à payer des amendes, plutôt que de voir la disparition des métiers qui nous sont propres ! C’est une question de volonté politique et bien évidemment de compétence et de bon sens.

    LES CHAROGNARDS DE LA MAFFIA POLITICO-MEDIATIQUE.

    Il est tout de même délicieux de constater que depuis des mois, les journalistes, les commentateurs, les analystes et les politiciens n’égratignent en aucune manière le nouveau « Timonier » de l’Empire du Milieu qui, ayant obtenu 100% des votes positifs du Comité Central du Parti Communiste Chinois, sans abstention ni opposition, pourra donc diffuser sa science jusqu’en 2078…. Tout lui est autorisé, rien ne lui est refusé : là-bas, comme ici ou ailleurs, les Fils du Ciel peuvent tout se permettre. Agitant les liasses de billets verts ou mauves, ils raflent nos usines, nos laiteries, nos vignobles, nos hôtels de prestiges entre autres. En Afrique et en Amérique du Sud, ce sont les nouveaux colonisateurs qui envahissent les campagnes pour l’élevage et la culture dont les productions prendront le chemin de Pékin. Idem pour ce qui est des hydrocarbures et des minerais où la lutte est acharnée partout dans le monde, matières premières vitales pour la Chine.

    Dès 2016, des signes de ralentissement économique se sont manifestés : surcapacité de production, baisse des exportations, augmentation du prix des logements, réduction des investissements privés, et enfin baisse des revenus en partie due à la chute des cours boursiers. Plusieurs millions de particuliers ont été ruinés lors de la baisse du marché d’actions chinois. L’endettement des entreprises publiques reste très élevé et les créances douteuses des banques s’accroissent, parce que la mauvaise gestion est endémique. La banque centrale chinoise manipule (comme la BCE, la FED ou la BOJ) les cours des actifs financiers locaux, mais contribue également à contrôler le cours de sa devise par de nombreuses interventions. Les effets combinés de ces interventions ne font qu’accroître la fuite des capitaux, signe de confiance limitée des investisseurs dans la politique monétaire chinoise.

    Caressant Xi Jinping dans le sens du poil, chantant les louanges de ce client important, les médias n’ont pas de mots plus durs ou d’invectives haineuses envers Donald Trump ou Vladimir Poutine, qui eux, seraient responsables de tous les maux de la Planète, de la disparition de la mouche Tsé-Tsé à la guerre en Syrie, en passant par l’édification d’un mur entre le Mexique et les USA –d’ailleurs entamé sous Bill Clinton- ou en accusant l’un ou l’autre « d’atteinte aux Droits de l’Homme » (alors qu’il existent 1145 camps de concentrations, les Laogaïs, en Chine), ou encore de la pollution atmosphérique en CO2 alors que chaque semaine, en Chine, il se construit une nouvelle centrale thermique au charbon. Motus et bouche cousue. Seuls le « fâââââchiste » Trump et le Tsar Rouge Poutine doivent être la cible permanente des médias critiques.

    En Russie, l’inflation est maitrisée et la hausse du prix du pétrole depuis 18 mois permettra des budgets futurs en équilibre, malgré les embargos des USA et de l’Union Européenne. Les recettes fiscales vont augmenter malgré la baisse des impôts de sociétés actives dans le secteur pétrolier. Ces revenus permettront des investissements dans l’éducation, les infrastructures et l’innovation. La détente des relations américano-russes devrait également favoriser le climat d’investissements étrangers dans la fédération de Russie.

    La stabilité du rouble, malgré une baisse importante ces deux dernières années et une stabilisation des actifs financiers, restaurent un climat propice aux investissements tant privés que publics.

    Et le fait que Vladimir Poutine puisse être réélu jusqu’en 2023 plongent nos médias dans une rage folle.

    *Chiffres issus de www.USnationaldebtclock.us     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Poutine dans un fauteuil

    Ce résultat était attendu et il n’y avait guère de suspense, Vladimir Poutine, candidat du parti national  Russie Unie,  a été très confortablement réélu à la tête de la fédération de Russie. M. Poutine est donc en route pour un quatrième mandat  avec plus de 73,2% des suffrages (63,60% en 2012);  très loin devant Pavel Groudinine, le candidat du Parti communiste ( 11,2% ),   Vladimir Jirinovski, président du parti  nationaliste LPDR (6,7%) et la richissime femme d’affaires et journaliste libérale Ksénia Sobtchak, très connue en Russie, membre du Conseil de coordination de l’opposition russe (2,5%). L’inconnu résidait surtout dans le taux de participation pour une élection dans laquelle Vladimir  Poutine n’avait pas d’opposants sérieux. L’agence publique TASS a fait savoir que là aussi le pari a été gagné puisque 60% à 70% des 107 millions  d’électeurs russes se seraient déplacés dans les bureaux de vote, pourcentage  équivalent ou supérieur à la présidentielle de 2012 (65,27%).

    Un scrutin  qui se déroulait sur  fond de tension internationale avec l’Occident en général et la Grande Bretagne  en particulier. Le Premier ministre Theresa May a  accusé  Moscou (qui dément) d’être  « coupable » de l’empoisonnement  chimique sur le sol britannique d’un agent double Sergueï Skripal et de sa fille. Mercredi, Mme May a annoncé  le gel des contacts bilatéraux et  l’expulsion de 23 diplomates russes, mesures qui ont conduit les autorités russes à procéder à l’expulsion d’un nombre équivalent de diplomates  britanniques et l’arrêt des activités en Russie de l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation, le  British Council.

    Emmanuel Macron lui n’est pas sorti grandi de sa réaction épidermique, peu réfléchie (?), très pusillanime qui l’a conduit par «solidarité avec nos amis britanniques» à boycotter vendredi le pavillon officiel de la Russie présent au salon Livre de  Paris. Nous sommes déjà loin du discours qui était le sien à l’occasion de la visite de Vladimir Poutine à Versailles  au mois de mai dernier…

    Le site de France 24 a  rappelé à cette occasion que le pavillon russe accueillait au nombre des écrivains présents aussi bien « le controversé  (sic) Zakhar Prilepine, 42 ans, proche du chef du Parti national-bolchevique, Édouard Limonov, écrivain parmi les plus doués de sa génération, (et qui défend désormais  la présidence Poutine, NDLR), que   « Ludmila Oulitskaïa, lauréate du prix Médicis étranger en 1996 et voix de l’opposition en Russie. »  « Natalia Soljenitsyne, veuve du prix Nobel de littérature Alexandre Soljenitsyne (s’est) déclarée  peinée »:  « Emmanuel Macron n’a pas fait ce qu’il fallait et en premier lieu pour la France elle-même. J’avais l’impression, au vu de ce qui s’était passé ces derniers mois, que le président Macron n’était pas le pire des amis de la Russie, […] qu’il était moins influencé par cette hystérie qui règne dans les médias occidentaux quand il s’agit de la Russie»

    Et l’épouse de l’auteur de L’archipel du goulag  et de Deux siècles ensemble d’ajouter:  « Quand les diplomates ne savent plus se parler, ça devient encore plus important que se parlent les artistes et les gens de la culture et des arts. »  « Tourner le dos au dialogue avec les gens de la culture et des arts, c’est extrêmement étonnant et ne sied pas à un leader politique français » On ne saurait mieux dire.

    Certes, les attaques portées contre la Russie émanant des cénacles atlantistes, européistes, mondialistes ont surtout pour effet de conforter la  popularité d’une  présidence russe  sous l’action de laquelle  la Russie a connu un  boom économique, une forte progression du niveau de vie de ses citoyens, une embellie (timide mais réelle) de sa démographie  et retrouvé une place ce tout premier plan sur la scène internationale.

    Il n’en reste pas moins que certains ont dénoncé la sincérité  du scrutin présidentiel. L’ONG Golos, financée par un certain nombre de bailleurs de fonds  américains,  a fait état d’irrégularités dans les votes qui ont eu lieu hier.  Il a été évoqué des bourrages d’urnes, des entraves, des votes multiples. Toutes choses qui auraient eu pour objet de gonfler le taux de participation,  dans un certain nombre des 97 000 bureaux de vote du pays, que les quelques dizaines de milliers d’observateurs indépendants déployés par l’opposition, les ONG,  l’UE -des parlementaires européens se sont rendus sur place,  dont le vice-président du  FN Louis Aliot- ne pouvaient tous contrôler.

    Golos explique avoir comptabilisé  2.629 irrégularités, à l’instar de observateurs d’Alexeï Navalny,  une des figures de l’opposition à Vladimir Poutine. M. Navalny, officiellement très engagé dans la lutte contre la corruption, a été exclu de la présidentielle russe  pour cause de condamnation(s) judiciaire(s) ; il a été soutenu dans ses démêlés judiciaires par les États-Unis, l’Union européenne et  le Conseil de l’Europe.

    Comme c’est le cas pour Golos, les adversaires d’Alexeï  Navalny affirme qu’il est instrumentalisé par l’étranger, rappelant que par le passé, la formation politique DA !,  à la création de laquelle il participa il y a douze ans ans, fut financée par  la National Endowment for Democracy, (NED). Une officine proche de la CIA, fondée en 1983,  dont l’objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde.  En clair,  une structure  d’orientation neocon, soutenue par le parti républicain comme par le parti démocrate, appuyée matériellement par de grandes multinationales (Coca-Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft…).

    Pour autant, M. Navalny est aussi critiqué pour son…nationalisme. « Jamais je ne soutiendrai la position selon laquelle en Russie le nationalisme est une chose terrible qu’il faut interdire » déclarait-il en 2013. «En France, en ce moment, le Front National connaît une période de poussée frénétique  (sic) de sa popularité. Vous parlez d’une horreur, Alain Delon soutient Marine Le Pen ! Et des processus analogues ont cours dans toute l’Europe. Et alors, allons-nous boycotter les croissants français ? Ou bien dire carrément que les Français ont le droit de faire ça, et pas les Russes ? »

    Bruno Gollnisch  qui sera ce soir l’invité de LCP à 19h 30  pour évoquer la présidentielle russe, estime bien évidemment que l’amour de la patrie, la volonté de la voir rayonner et prospérer, d’en préserver l’identité, la souveraineté,  sont des aspirations   fort légitimes et non pas des causes de haine ou des sources de conflits  comme l’affirment les médias, les faiseurs d’opinion et les politiciens  progressistes.

    Nous le relevions en décembre 2011 sur ce blogue, citant alors Xavier Moreau:   reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, défense de la famille traditionnelle,  c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes.  Au-delà des imperfections de la toute jeune démocratie russe, il est en tout cas permis de s’interroger, comme Bruno Gollnisch, sur le fait de savoir si ce n’est pas surtout ce sursaut national et identitaire russe qui vaut à ses dirigeants actuels d’être traînés dans la boue.

    https://gollnisch.com/2018/03/19/poutine-dans-un-fauteuil/