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  • LOGEMENT : LES EFFETS PERVERS DE L’IMMIGRATION

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    Depuis deux mois, maintenant, j’ai quitté Paris pour le soleil du midi. Sans regret aucun, sinon pour y avoir laissé des êtres chers, mais je ne supportais plus de voir une ville où j’ai passé quatre décennies devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Je « remonte » à la capitale régulièrement, et plus le temps passe, plus cela m’est pénible !

    Outre la qualité de vie – une expression pleine de sens –, je cherchais de la place. De l’espace. Je l’ai trouvé. De quoi, très largement, me faire entrer dans les catégories de l’INSEE dont je vous parlais l’autre jour : je vis désormais dans un appartement en « sous-peuplement très accentué ». Très très accentué, même. Pire que ces égoïstes qui « ont tendance à conserver leur logement après le départ des enfants du domicile familial ou le décès du conjoint », j’en ai acquis un tout exprès pour y recevoir la famille et les amis, et j’espère bien pouvoir en profiter.

    C’est mesquin, honteux sans doute car dénué de charité chrétienne, mais c’est ainsi. Ayant passé mon enfance provinciale dans une longère où nous dormions à trois par chambre, et vingt ans à quatre dans un modeste appartement parisien, je m’offre aujourd’hui ce grand luxe qu’est l’espace.

    Passé ce petit préambule, j’aimerais justement vous livrer quelques réflexions sur le logement. Une question qui peut sembler secondaire en regard de tant d’autres problèmes mais qui est, incontestablement, la cause de la frustration de bien des Français.

    Voilà, pour illustrer, trois histoires qui touchent des proches et disent, sans qu’il soit besoin de commentaires, toute l’absurdité de notre système.

    Une amie vend à la frontière des XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris un appartement de 76 m2 pour la coquette somme de 780.000 euros. Elle part dans le IXe où, pour 760.000 euros, elle va s’installer dans un appartement de 64 m2 où il lui faut faire des travaux.

    Un couple d’amis avait acheté, voilà dix ans, un appartement de 65 m2 dans les immeubles neufs qui font face à la gare RER d’Évry, la bonne ville de Manuel Valls. La location arrivant à son terme, ils souhaitent le vendre. Il est en parfait état. Acheté 175.000 euros, ils ne trouvent pas, aujourd’hui, preneur à 130.000.

    Madame X., âgée, est partie en maison de retraite. Pour payer les frais, ses enfants ont vendu l’appartement dans lequel elle s’était installée après son veuvage. (Ex)-beaux quartiers de Poitiers, belle prestation : 70 m2, salle d’eau et salle de bains, parties communes bien entretenues, deux chambres. Ils l’ont très péniblement vendu… 70.000 euros ! Pourquoi ? Parce que la municipalité a installé en face des logements sociaux pour y abriter des populations « allogènes » venues de la capitale avec ses mœurs et ses trafics.

    Paris ne compte plus, désormais, que des gens « très riches » – soit parce qu’ils sont depuis longtemps propriétaires d’un logement dont les prix flambent de façon délirante, soit parce qu’ils appartiennent à une classe sociale extrêmement aisée ; face à eux, des logements sociaux. Entre ces deux extrémités, on ne trouve plus personne. Les cadres moyens fuient vers la banlieue, qui se met elle aussi à flamber. Un jeune couple qui s’est installé voilà cinq ans à Montreuil dans une maison d’à peine 90 m2 où il a fallu faire de lourds travaux, payée 347.000 euros, s’en voit proposer aujourd’hui 650.000 !

    J’ai discuté avec mes déménageurs. Ils parcourent la France, doivent souvent dormir à l’hôtel. Seulement voilà, ils ne trouvent plus d’hôtels à bas prix : tous ou presque, en périphérie des grandes villes, sont réquisitionnés pour y loger à l’année des immigrés.

    Les déménageurs sont payés au SMIC. Que croyez-vous qu’ils pensent lorsque le patron les engueule parce qu’ils n’ont pas trouvé une chambre en dessous de 100 euros la nuit ?

    Les beaux esprits nous serinent que « les populistes » se trompent ou, pire, qu’ils vivent dans le fantasme : faux, l’immigration ne coûte pas cher à la France ! Reste qu’elle coûte probablement très cher aux Français en qualité de vie, en pertes individuelles, en désespoir parfois.

    http://www.bvoltaire.fr/logement-effets-pervers-de-limmigration/

  • La novlangue se porte toujours aussi bien, merci

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples 

    Il y a plus de 10 ans, Polémia publiait son premier Dictionnaire de novlangue. En 2013, le Nouveau Dictionnaire de novlangue était présenté à ses lecteurs, avec plus de 500 mots nouveaux. Deux ans plus tard, c’est un nouveau Dictionnaire de novlangue, consacré à Mille mots qui manipulent les Français. Aujourd’hui, Michel Geoffroy, notre lexicographe toujours vigilant, a répertorié près de 30 nouveaux mots ou nouvelles expressions qui envahissent les médias. Polémia

    Adoption internationale : Trafic d’enfants des pays pauvres organisé au  profit des riches occidentaux.

    Appropriation culturelle :  Expression consistant à affirmer « qu’une culture dominante s’approprie les codes esthétiques d’une culture dominée », évidemment pour de nouveau mettre en accusation la culture occidentale. Alors que le phénomène inverse est au contraire très courant : ce sont en général les dominés qui s’approprient les codes des dominants pour essayer de leur ressembler.

    Attaque meurtrière : Expression alambiquée pour ne pas écrire « attentat » (exemple : Le Monde du 2 octobre 2017 qui titre « Marseille : l’attaque meurtrière a été revendiquée par l’EI ») ; on peut dire aussi « attaque au couteau » dans le même sens (Le Monde du 13 mai 2018).

    Blanc / Blanche : Couleur faisant référence à une ethnie coupable par essence aux yeux des non-blancs. Selon l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le terme blanc serait la troisième injure la plus souvent proférée à l’encontre d’un homme.

    Casseur : Terme utilisé par les médias pour éviter de les désigner par référence à leur appartenance à l’extrême-gauche.

    Chahuté : Se dit d’une personne politiquement correcte lorsqu’elle a été agressée par l’extrême-gauche.

    Complotiste : Selon Maurice Szafran (Challenges), une personne qui affirme que la presse mainstream en France serait systématiquement favorable à Emmanuel Macron.

    Crinière de lionne : Expression à proscrire quand elle vise une personne de couleur et qu’elle est proférée par une personne « perçue comme blanche » sous peine de racisme.

    Démocratie illibérale : Démocratie qui n’obéit pas aux commandements de l’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite de la Davocratie.

    Déracinés : Immigré clandestin pour les médias.

    Discours de haine : Prises de position politiquement incorrectes et, pour cette raison, destinées à être censurées à l’initiative des GAFA sur le net et les réseaux sociaux.

    Droits reproductifs /droits génésiques : Expression désignant par antiphrase, dans le vocabulaire du Conseil de l’Union Européenne pour les affaires étrangères au titre de ses priorités pour 2018, les « droits » à l’avortement, à la contraception d’urgence et à l’éducation sexuelle.

    Episode neigeux : Expression utilisée systématiquement dans les médias pour minimiser les faits climatiques n’allant pas dans le sens de la théorie du réchauffement climatique et de son origine humaine.

    Exilés : Immigré clandestin pour les médias.

    Interruption volontaire de vie sans consentement du malade : Euthanasie des malades.

    Maîtrise de l’antenne : Expression utilisée par le CSA et désignant la nécessaire censure des propos tenus dans les médias audiovisuels afin que tous les intervenants, y compris les invités, respectent les commandements du politiquement correct.

    Moyen d’enseignement : Expression désignant désormais une classe pour le ministre Blanquer, lorsqu’on en supprime en milieu rural.

    No-go-zone : Expression désignant les quartiers interdits de fait aux forces de l’ordre, aux représentants de l’Etat, aux journalistes et aux femmes non voilées. Il est bien entendu que ces zones n’existent pas sinon dans les fantasmes de l’extrême-droite.

    Non-mixité : Réunion exclusivement réservée aux personnes appartenant à un même groupe, parfaitement tolérée par les pouvoirs publics dès lors qu’elle n’est pas le fait de personnes « perçues comme blanches ».

    Nouveaux arrivants : Immigrants clandestins pour Le Monde du 10 mai 2018.

    Nouveaux habitants : Immigrants clandestins selon certains maires de grandes villes françaises, dont Alain Juppé.

    Orphelins de la république : Enfants produits de la GPA off-shore, après commande de clients nantis, par des mafias locales utilisant des femmes esclaves.

    Pétainiste : Etudiant adhérant à un syndicat de droite pour l’extrême-gauche.

    Racisé : Personne non-blanche.

    SAMD : Sans ascendance migratoire directe : français de souche… selon l’INSEE.

    Terrorisme endogène :  Expression inventée lors de l’attentat islamiste de Trèbes destinée à justifier pourquoi les pouvoirs publics ne pourraient prévenir ce genre de terrorisme.

    Trublion : Islamiste menaçant pour Le Parisien du 4 février 2018, relatant l’arrestation d’un islamiste à Mantes-la-Jolie.

    Ultra-conservateur : Droite américaine selon le journal Le Figaro  (ex « Bannon, l’ex-conseiller de Trump, quitte le site ultra-conservateur Breitbart News »). S’il s’agit d’un russe, on dira « ultra-nationaliste ».
    Voile catholique : Fichus portés par les femmes françaises selon M.Christophe Castaner et qui serait dès lors identique, selon lui, au voile islamique.

    Michel Geoffroy 21/05/2018

    https://www.polemia.com/la-novlangue-se-porte-toujours-aussi-bien-merci/

  • Facebook : les identitaires, la censure et les libertés publiques

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    La suppression par Facebook de la page de Génération Identitaire, qui rassemble plus de 200.000 abonnés, a suscité un vif débat public. Dominique Reygnié, directeur général de la Fondapol, s’en est ému dans une tribune parue dans le Figarovox.

    Selon lui, « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il s’agit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. »

    Nicolas Bay, patron du Front national au Parlement européen, a lui aussi soulevé la question de cette censure politique et directement interpellé le président-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, auditionné hier par les députés européens. Ce dernier s’est contenté d’une réponse évasive affirmant qu’il était très attaché à la liberté des opinions politiques.

    https://fr.novopress.info/

  • "Messieurs les censeurs, bonsoir !"

    Entre deux corrections de copies et le suivi régulier de l'actualité, j'essaye de lire tout ce qui sort en librairie ou dans la presse sur Mai 68, les événements et les idées, et cela nourrit ma propre réflexion sur cette époque particulière mais aussi ses héritages et notre « bel aujourd'hui ». Ainsi, je redécouvre Maurice Clavel, surtout présent aujourd'hui dans la presse d'inspiration catholique et grâce à Gérard Leclerc, son lecteur fidèle et l'un des derniers amis de ce penseur original et non-conformiste. J'avoue que, la première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un passage dans les locaux parisiens de la Nouvelle Action Royaliste, au milieu des années 1980, mais les combats de l'immédiat du moment et mes lectures plus « maurrassiennes » d'alors ne m'avaient guère permis d'aller plus loin dans la découverte de ce « drôle de paroissien » aux verres étonnamment épais et peu esthétiques, mais à la si vive intelligence. Aujourd'hui, Clavel est peu cité et inconnu des mutins de Tolbiac, ou des commémorateurs d'un « Mai » fantasmé et devenu stérile d'avoir été trop plagié sans avoir été ni compris ni intelligemment critiqué par les clercs qui prétendent « faire l'opinion ».

    Pourtant, son « Messieurs les censeurs, bonsoir », jeté à la face d'un ministre et d'une télévision « aux ordres » quelques années après Mai 68, me semble, au-delà de l'heureuse formule, d'une grande actualité à l'heure où la liberté d'expression est de plus en plus encagée par les Tartuffes bien-pensants et, souvent, communautaristes, et que parler librement expose aux foudres judiciaires ou médiatiques des « fâcheux ». Désormais, la censure ne vient plus seulement de l’État ou du parti dominant, elle s'affirme sur (et par) les réseaux sociaux, dans les médias dominants (publics comme privés), et, entre autres, dans les bibliothèques et les universités, sous la houlette d'innombrables Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté », a remplacé la formule de Jean Yanne, devenue mythe soixante-huitard avant que de devenir la règle d'un certain libéralisme libertaire, « Il est interdit d'interdire »... Ainsi, on est passé de la boutade potache à la froide rigueur de la Vertu « révolutionnaire » ! Du désordre de 1789 à la Terreur de 1793...

    Il est aussi une censure plus silencieuse, celle de « l'oubli programmé », et nombre d'auteurs ou de penseurs en sont les victimes, sans que cela ne provoque de scandale : Maurras en a longtemps été victime, mais les rééditions récentes, sous des formats variés et dans des maisons d'éditions prestigieuses, en ont fait justice, soulevant à l'occasion quelques débats et beaucoup plus encore de polémiques, alimentées par les pages affreuses qu'il a pu écrire dans son quotidien sans, d'ailleurs, les reprendre dans ses livres eux-mêmes. Mais il est sorti du purgatoire éditorial, et c'est tant mieux : pouvoir relire « L'ordre et le désordre » ou les pages lumineuses du chapitre « Que la France pourrait manœuvrer et grandir » (tirées du « Kiel et Tanger » de 1910) qui ont tant inspiré le général de Gaulle avant qu'elles ne soient citées par son successeur Pompidou devant les étudiants de Sciences Po ; pouvoir citer quelques lignes de « L'inégalité protectrice » (texte reproduit dans un récent hors-série de l'hebdomadaire Le Point) en classe de philosophie comme cela redevient possible ; pouvoir entendre les mots à la fois forts et sensibles de « La prière de la fin » dans une cérémonie de funérailles comme dans une assemblée de colloque... Tout simplement pouvoir lire Maurras comme on lit Marx, ou Voltaire, ou Lénine, ou Jean-Paul Sartre, ou Aragon ! Cela ne vaut pas adhésion ou, même, acceptation, mais cela ouvre au moins la discussion, la « disputatio » sans l'insulte...

    Mais tant d'autres restent confinés dans les poussières des bibliothèques abandonnées ou publiés en des collections confidentielles, tandis que les mêmes et d'autres, pourtant à la lecture plus facilement accessible, sont systématiquement « oubliés », au point que leur nom suscite, sur les ordinateurs, le liseré ondulé rouge qui signale une faute d'orthographe ou leur inexistence... Faîtes l'expérience avec La Varende, Bernanos, Boutang, Maulnier, Clavel même, et vous le constaterez immédiatement, et tristement, voire scandaleusement... Et pourtant ! Que de trésors chez les uns et les autres, qu'ils soient littéraires ou politiques, philosophiques ou poétiques ! Que de leçons, aussi, à méditer...

    Ces multiples redécouvertes à faire ne doivent pas néanmoins interdire de lire les nouvelles plumes qui cherchent à penser la politique au-delà des conformismes habituels : aujourd'hui, il est un bouillonnement idéologique que les royalistes, s'ils veulent saisir le monde et peser sur les décisions qui l'ordonnent, ne doivent pas négliger. Sans doute y aura-t-il quelques remises en cause de quelques certitudes « passéistes » (Maurras ne disait-il pas que « Toute vraie tradition est critique »?), mais elles me semblent nécessaires pour préparer les remises en ordre et assumer les libertés à (re)venir...

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • LA COUR DES COMPTES JUGE SÉVÈREMENT LE PREMIER BUDGET GÉRÉ PAR M. MACRON

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    La Cour des comptes va sortir, le 23 mai, son rapport sur le budget 2017, mais Le Monde a pris connaissance à l’avance de son contenu. Ce rapport juge férocement la politique du gouvernement sortant et les débuts du nouveau.

    M. Hollande et ses ministres, MM. Sapin et Eckert, sont accusés d’insincérité, c’est-à-dire que leurs chiffres étaient faux et qu’ils camouflaient, par des artifices comptables, l’augmentation du déficit. M. Macron a hérité, en mai 2017, d’un budget qu’il avait en partie préparé, bien qu’il eût démissionné avant son adoption par le Parlement. Les dépenses avaient déjà été engagées, mais il avait tout loisir d’imprimer sa marque par un collectif budgétaire et une réorientation des crédits. Or, il n’a rien fait et la Cour des comptes lui reproche d’avoir laissé les dépenses filer. Elles ont, en effet, augmenté de 4,8 % (progression la plus forte depuis 2007) ! Un chiffre énorme si on le compare à l’inflation, qui stagne autour de 1 %. (En principe, si la gestion était saine, un budget ne devrait jamais augmenter plus que l’inflation !)

    Or, le retour inespéré de la croissance est venu au secours de M. Macron (mais c’est la principale caractéristique de notre nouveau Président : être servi par une chance insolente !). Le PIB a augmenté, en 2017, de 2,3 %, le chiffre le plus fort depuis vingt ans (mais qui reste modeste si on le compare aux performances des autres nations européennes). Résultat : les recettes ont bondi de 5 %, permettant une toute petite baisse du déficit, de l’ordre de 1,4 milliard. Une paille, car nous dépensons encore 67 milliards de plus que nous ne percevons ! Nous ne couvrons que 80 % de ce que nous dépensons, un déficit colossal qu’il faudrait, en principe, éliminer car la dette a atteint des sommets qu’elle ne peut plus dépasser. Comme les recettes ne sont pas extensibles (il est impossible de les augmenter de 20 %, sauf à assommer les Français), la seule voie de salut consiste à comprimer sérieusement les dépenses, et c’est ce que n’a pas fait le gouvernement de M. Macron.

    Certes, la croissance camoufle ces mauvais résultats : le déficit a baissé de 3,4 % à 2,6 % du PIB, uniquement parce que celui-ci s’est accru. Pour la même raison, la dette représente 96,9 % du PIB (chiffre qui est resté stable), mais elle n’est pas plus soutenable qu’autrefois et nous frisons toujours la faillite. Or, celle-ci nous est interdite, car les pays qui se sont retrouvés dans cette situation (l’Argentine et la Grèce) avaient un excédent des finances publiques, hors service de la dette. Nous empruntons non pas pour rembourser ce que nous devons, mais pour finir nos fins de mois, et si nous faisions défaut sur la dette (comme certains le préconisent), nous serions dans une situation épouvantable, car il nous manquerait 40 milliards par an, même si nous ne remboursions plus les intérêts des emprunts. M. Macron va-t-il enfin redresser la barre ? Va-t-il enfin faire 20 milliards d’économies ? Nous le verrons bientôt !

    http://www.bvoltaire.fr/cour-comptes-juge-severement-premier-budget-gere-m-macron/

  • Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

    6a00d83451619c69e20224e03b9c6e200d-800wi.jpgDe la CFTC Métallurgie des Yvelines :

    "Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

    Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

    Qu'est-ce à dire?

    1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

    2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

    3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

    Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

    Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

    Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/pr%C3%A9l%C3%A8vement-%C3%A0-la-source-le-voile-se-l%C3%A8vecontre-les-familles.html

  • Vous avez dit complot? “Fake news”? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

    Hier, mardi  22 mai , le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée  loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français (voir ici et  ici). Mme Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »   De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent  dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde. 

    Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné   à la vindicte, sans les nommer expressément  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou! 

    C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai. Le  député européen  frontiste était présent à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationaleprésidée par Madame Sabine Thillaye pour espérer quelques éclaircissements  sur les motivations des auteurs de cette loi très inquiétante.

    Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse  embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant  de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est assez éclairante... C’est cet extrait que nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous.

    https://gollnisch.com/2018/05/23/vous-avez-dit-complot-fake-news-bruno-gollnisch-plonge-un-depute-lrem-dans-lembarras/

  • Islam radical dans les médias : de quoi cette empathie est-elle le nom ? L’exemple de Libération

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    Alors que débute le Ramadan et que 300 imams étrangers arrivent sur le territoire national, une étrange ambiance règne dans les médias quand il s’agit d’évoquer l’islam radical. Un cas d’école avec Libération, le 14 mai 2018.

    Après l’attentat perpétré à Paris le samedi 12 mai 2018 par un tueur islamiste musulman, Libération a publié un article donnant la parole à d’anciens camarades de classe et à un ancien professeur du terroriste. Les témoignages anonymes sont ceux de quatre personnes ayant connu le tueur ainsi que son complice au lycée Marie-Curie de Strasbourg. Ce qu’ils racontent est édifiant et ajoute à ce que l’on sait par ailleurs de l’état mental, intellectuel et ethnique des lycées français. Toute aussi édifiante est la façon dont Libération « raconte » les faits, par le prisme de ses témoins.

    Voyage au bout de l’islamisme

    Comme il est devenu habituel, le tueur musulman était « gentil », « timide », « sympathique » et rien ne semblait le prédisposer à tuer des innocents avec un couteau de cuisine. C’est ce qui ressort des témoignages. Libération ne prend pas la peine, ni le recul critique, une vertu pourtant éminemment journalistique, d’interroger ce fait : quelle information se cache derrière ce qui est dit depuis plus de trois ans, après chaque attentat islamiste, au sujet de tueurs toujours présentés ainsi ? Et que signifie que des journaux tels que Libération fassent ressortir de tels portraits au sujet d’assassins, sans en interroger le sens ?

    Les témoignages vont très loin dans l’empathie, bien plus que tout ce que pourrait imaginer l’observateur moyen concernant un autre cas de figure potentiel, par exemple si un tel article était publié au sujet d’un tueur évangéliste du Sud des États-Unis : le terroriste musulman « allait chercher à manger », « il n’avait pas de musique sur son téléphone », « on ne le soupçonnait pas de quoi que ce soit », « c’était un mec discret et gentil », « c’était un ami », « il disait qu’il voulait sauver des vies », « nos classes étaient mixtes, avec des athées, des chrétiens et des musulmans. Il n’y avait pas de discrimination », « ils me montraient des textes ou des images pour me prouver que le Coran n’incitait pas à la violence », « personne ne pouvait imaginer cela de quelqu’un de si respectueux, si poli », « un mec adorable, il était discret, studieux, il voulait devenir médecin », « ce qu’il a fait est impardonnable mais quand on l’a connu, quand on l’a côtoyé pendant trois ans, quand on a mangé avec lui pendant trois ans, ça nous choque que le voir diabolisé par les médias » (sic !), « on sait tous qu’il s’est fait laver le cerveau »… Un tueur gentil, sympa, un pote auquel il n’aurait pas fallu toucher, lequel est cependant coupable d’un attentat au motif d’une conception religieuse et politique totalitaire du monde. Imaginons que Libération ait existé en 1945, il est permis de se demander si sa rédaction aurait mené l’enquête au lycée de Himmler, histoire de voir si ce garçon reconnu coupable de quelques meurtres n’auraient pas été un type discret, sympa et poli…

    Par contre, son complice et supposé inspirateur est présenté comme le grand méchant de ce drame. L’effet de contraste est saisissant, renforçant le sentiment d’empathie véhiculé par les témoignages au sujet du tueur. N’oublions pas, à ce propos, que ce qui est dit par les témoins dans cet article résulte d’un choix de la rédaction de Libération, laquelle ne publie pas ici l’intégralité des propos des témoins mais ce qu’elle veut publier. Le complice ? « Je sais qu’il voulait partir en Syrie pendant un petit moment. C’était des rumeurs comme cela. Après ça s’est étendu et tout le lycée l’a su et après il s’est calmé et il a dit qu’il avait retrouvé la raison. On se moquait de lui en disant qu’il allait partir en Syrie », « il était assez brutal », « plus pratiquant », « il voyait tout à travers le prisme de la religion », « j’avais bien perçu qu’il y avait un problème quant à sa vision de la démocratie ou sur le rapport aux femmes. Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes », « il avait fait un exposé sur le sujet et j’ai dû y mettre fin car je ne pouvais pas laisser dire tout ça au sein d’une institution laïque », « quand je le voyais parfois après le bac, je changeais de trottoir », « il avait une vision extrémiste, en tout cas poussée de l’islam. Il s’exprimait toujours contre les actions terroristes mais il disait aussi que c’était normal qu’il y ait des attaques si la France lançait des frappes en Syrie », « il tenait toujours à ce qu’on ne fasse pas d’amalgame entre islam et terrorisme »…

    Ce qui devrait étonner Libération

    ‣ Le complice de l’assassin est présenté comme violent et ses camarades se méfient de lui depuis qu’il s’est levé en classe et a jeté violemment des tables et des chaises dans un mur.

    ‣ Ce même complice est radicalisé et fait un exposé de propagande sur l’islam radical en classe, même si cet exposé est interrompu.

    ‣ L’avancée discrète des islamistes radicaux apparaît comme une stratégie évidente dans ce cas d’école et pourtant de cette stratégie Libération ne dit mot.

    Plus surprenant encore :

    Dans un lycée de la République française, la question de l’islam est devenue centrale : au point que l’on peut envisager d’en exposer les doctrines sectaires et radicales en classe. Il est possible d’affirmer dans ce cadre que la « charia est une bonne chose ».
    Un élève peut se lever et jeter chaises et tables contre un mur.
    Des individus scolarisés en France tiennent ouvertement des propos de collaboration avec des ennemis de la France
    Les lycéens s’amusent, se moquent d’un individu radicalisé dont il est supposé qu’il envisage de partir en Syrie
    Le chef d’établissement d’un lycée de la République doit concentrer son attention sur des musulmans attirés par le salafisme, source avérée du djihadisme.
    Le quotidien n’interroge pas l’origine des deux complices, ni le fait qu’ils sont des migrants devenus français depuis peu.

    Cette phrase : « Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes » devrait interpeller les journalistes des médias officiels. Dans l’expression du témoin, le voile en tant que marqueur de l’inégalité hommes femmes au sein de l’islamisme est évident. Voilà qui donne de la perspective à un autre moment de présence de l’islam dans l’espace public et médiatique français, une présence qui est devenue permanente : l’intervention de la musulmane voilée présidente de l’UNEF Sorbonne à la télévision, le 14 mai ; une musulmane voilée prenant la parole en tant que syndicaliste étudiante, responsable d’un syndicat féministe et « progressiste » de gauche.

    Devant les critiques, une salve d’empathie à fusé, un peu comme au sujet du « sympathique » lycéen devenu tueur dans les rues de Paris. Pourtant, le simple bon sens ne peut que conduire à dire ceci : il est incroyable qu’une représentante syndicale de l’UNEF soit voilée, et tout autant incroyable que nombre de journalistes ne voient pas une évidence en cela. Ce qui n’est pas le cas par exemple de Marianne, très clair à ce sujet. D’autres discours deviennent pour le moins confus : ici. Discours de méconnaissance complète des stratégies des islamistes en direction de la jeunesse. N’est-il pas problématique qu’une religion en particulier occupe une telle place, quotidienne, empathique et souvent militante, dans l’espace public de la République laïque, avec le soutien d’une partie de la gauche radicale et la bienveillance de nombre de médias officiels ?

    Tribune reprise du site OJIM

    https://fr.novopress.info/210871/islam-radical-dans-les-medias-de-quoi-cette-empathie-est-elle-le-nom-lexemple-de-liberation/#more-210871