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  • On a toujours raison à un moment ou a un autre... mais le mieux, c'est d'avoir raison au bon moment.

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    Giscard confie ses regrets au sujet du regroupement familial... Il est temps !

    Lu dur f.desouche.com cliquez ici :

    Comme rarement, l’ex-chef de l’État s’est livré au biographe Éric Roussel. Ses blessures, ses doutes, ses idéaux… Extraits en avant-première du livre.

    « Son grand regret, le regroupement familial, décidé par un simple décret de Jacques Chirac en 1976. (…) L’idée de faire venir les familles des immigrés paraissait, à l’époque, naturelle. Avec l’augmentation massive de l’immigration en provenance de pays musulmans, elle divise profondément. Raymond Barre, d’ailleurs, le suspendit pour trois ans, avant que le Conseil d’État annule cette décision au motif que le regroupement familial faisait désormais partie de principes généraux du droit. »

    Avec le recul, Valéry Giscard d’Estaing regrette cette initiative : « L’idée en soi était juste et généreuse (…) Mais elle a été mal appliquée, et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application ; j’en ai donc la responsabilité (…) Nous visions le noyau familial tel que nous le connaissons et nous avons vu arriver des noyaux familiaux totalement différents. »

    Dans son essai, Le sens de la République, l’historien Patrick Weil a aussi révélé que le président avait eu le projet de dénoncer les Accords d’Evian pour pouvoir rapatrier quelque 500.000 Algériens en cinq ans.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/10/09/on-a-toujours-raison-a-un-moment-ou-a-un-autre-l-essentiel-e-6095569.html

  • Migrants clandestins expulsés de leur squat : des associations portent plainte

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    Compliquée, la vie de migrants clandestins. Cela se passe à Dijon, en Côte-d’Or. Ils pensaient, une fois parvenus à destination, prendre définitivement possession de logements gratis généreusement mis à leur disposition et les voilà, en définitive, contraints de poursuivre leur itinérance, odieusement expulsés d’un bâtiment à l’autre. Bâtiments dans lesquels, grâce à l’héroïque altruisme d’associations, ils s’introduisent en toute illégalité. Ces clandestins ont été expulsés fin août de leur avant-dernière demeure, mais cela n’empêche nullement quarante associations (rien que ça !) de porter plainte aujourd’hui contre le procureur de la République qui a ordonné cette expulsion.

    Récapitulons. Ils sont 80, pour l’essentiel des Tchadiens, des Soudanais et des Maliens, dont on ne sait quand et par quels biais ils ont rejoint la France. Expulsés le 11 juillet d’un hôtel désaffecté de la rue des Ateliers de la capitale bourguignonne, au bout d’un mois à camper ici et là, les associations se sont emparées de seize appartements d’un bâtiment affecté au ministère des Armées, avenue de Stalingrad, d’où, le 28 août, ils en seront à nouveau expulsés. Et illico recasés dans un centre culturel de la ville.

    Au moins ont-ils un toit au-dessus de la tête, compatissez-vous. Détrompez-vous. En dépit, en plus, des « dons de matériel et de nourriture […], ils déplorent leurs conditions de vie » : « Plein de trucs leur manquent »« manger avec 80 personnes, c’est vraiment très dur », disent-ils, visages cachés, au micro de France 3 régions. Ne connaissent pas la cantine. Récriminations si ridicules dans la bouche de ceux qui ont vécu l’enfer (il paraît) qu’on se demande si elles ne leur sont pas soufflées par leurs protecteurs. Et ils souffrent, aussi, du froid ! Comme ces onze millions de Français, selon la fondation Abbé-Pierre, qui déclaraient, en 2018, se priver de chauffage pour éviter de se ruiner et, donc, se gèlent tout l’hiver ?

    « Les migrants ne sont pas des sous-hommes, ils ont droit à ce que leurs droits soient respectés dans une procédure comme tout un chacun », dit un monsieur bien comme il faut sur un ton d’instituteur. Des sous-hommes : tout de suite les grands mots ! Des migrants, qui auront peut-être la chance de faire partie des 86 % de demandeurs d’asile pour qui l’État, dans son plan Immigration, Asile et Intégration », va ouvrir, d’ici 2020, 97.000 places supplémentaires pour la modique somme de 1,58 milliard d’euros, et ce, pour la seule année 2019. 200 millions de plus qu’en 2018 : on sait où passe (entre autres) le rabotage des retraites…

    Bref, la kyrielle d’associations a donc décidé de contester l’expulsion de Stalingrad, pour cause de « procédure judiciaire non respectée » et… « violation de domicile » !

    Dans une société qui marche sur la tête, idée aussi loufoque peut-elle encore surprendre ? Non, évidemment. La preuve par Montpellier : en août dernier, un squatteur occupant le domicile d’un propriétaire montpelliérain, lequel avait réussi à changer sa serrure afin d’éviter à l’indélicat de s’y réintroduire, a bel et bien vu sa plainte pour violation de domicile enregistrée par la police !

    En tout cas, ce n’est pas la poursuite par les autorités concernant l’occupation du bâtiment du ministère des Armées pour « dégradations en réunion et introduction frauduleuse » qui va empêcher de dormir sur leurs deux oreilles et dans leur lit les activistes de ces dizaines d’associations, probablement subventionnées.

    Caroline Artus

    http://www.bvoltaire.fr/migrants-clandestins-expulses-de-leur-squat-des-associations-portent-plainte/

  • Yves Mamou : “Il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam”

    Yves Mamou : “Il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam”

    index.jpgYves Mamou, ancien journaliste du Monde et ancien collaborateur au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune, vient de publier un ouvrage sur l’islamisme en France. Il répond au Figarovox :

    Selon vous, l’immigration et l’islamisation auraient pour conséquence d’empêcher les Français de «faire nation»? Quel lien faites-vous entre la supposée émergence perturbatrice de l’islam et la supposée désagrégation de la nation française?

    Le Grand Abandon est une tentative de reconstitution. J’ai essayé de savoir pourquoi et comment, à côté de la nation française, une nation islamique avait pu progressivement se constituer. Les déclarations fracassantes de Gérard Collomb, ex-ministre de l’Intérieur, au matin de sa passation de pouvoir à Edouard Philippe, Premier ministre, montrent que la juxtaposition de ces deux nations aujourd’hui en France engendre un risque d’affrontement. Nous sommes aujourd’hui «côte à côte» (sous-entendu musulmans et non-musulmans) a dit Gérard Collomb, mais rien ne garantit que demain nous ne serons pas «face à face». Cet avis de guerre civile en bonne et due forme a été proféré par l’homme qui, pendant un an et demi, Place Beauvau, a eu sous les yeux, au quotidien, tous les rapports de police et de gendarmerie.

    Gérard Collomb est partie prenante de l’élite politique française. Il abandonne son poste en informant que la guerre civile est à nos portes. Une fuite qui à elle seule justifie mon titre «Le Grand Abandon». L’avertissement aurait eu plus de force s’il avait été proféré par un ministre en exercice (…)

    En France, la nation islamique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est le résultat d’une politique. Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles… ont, pour de multiples raisons, plusieurs décennies durant – et encore aujourd’hui – encouragé et légitimé l’immigration musulmane.

    Cette préférence des élites pour l’islam a produit un fossé abyssal entre la France d’en haut et la France d’en bas (…)

    Peut-être, mais est-ce suffisant pour affirmer comme vous le faites que l’islamisme et l’immigrationnisme ont été voulus, théorisés, écrits et préparés à l’avance?

    L’immigration a été voulue et organisée, mais l’islamisation de cette immigration n’était sans doute pas inscrite au menu (…)

    La constance avec laquelle le Conseil d’État a aidé à la constitution d’une nation islamique en France est sidérante. Je liste dans mon livre tous les arrêts du Conseil d’État favorables à l’immigration musulmane, favorables au voile, favorables au burkini, favorables à la burqa, favorables aux familles polygames et j’en passe. Idem pour le Conseil constitutionnel qui trouve conforme à l’intérêt général de laisser les écoles salafistes proliférer ou de supprimer, au nom de la «solidarité», les peines qui frappaient autrefois les délinquants qui facilitaient l’immigration clandestine (…)

    Tout ce que j’avance dans mon livre est sourcé. Le Grand Abandon est riche de plus de 700 notes et références. L’ordonnancement et la mise en relation de ces faits étayés et vérifiés entre eux mettent en lumière une évidence: il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam (…)

    «L’antiracisme politique qui sévit aujourd’hui n’a jamais eu pour but de combattre le racisme.» Que voulez-vous dire?

    Je n’ai pas remarqué de mobilisation des organisations antiracistes contre le rappeur Nick Conrad qui a chanté le meurtre des Blancs et des enfants blancs dans les crèches. Ni contre les Indigènes de la République ou le syndicat SUD Éducation qui ont organisé des séminaires «racisés» fermés aux «Blancs», ni contre Médine qui rêve de crucifier les laïcards au Golgotha, ni contre Mmes Ernotte (France Télévisions) et Nyssen (ministère de la culture) qui souhaitaient voir moins de «Blancs» à la télévision.

    En revanche, quand Éric Zemmour a affirmé que les immigrés étaient surreprésentés dans les prisons, ou quand Georges Bensoussan a tenté d’expliquer que l’antisémitisme sévissait dans une large frange de la population musulmane en France, les associations antiracistes se sont unies pour les traîner devant un tribunal. Au nom de la lutte antiraciste!

    Ces quelques exemples permettent de situer la zone d’action de l’antiracisme: faire taire tout critique de la «diversité». La «diversité» n’est pas un slogan antiraciste un peu creux. Je démontre dans mon livre que la «diversité» est en réalité une politique. Et cette politique passe par les organisations antiracistes subventionnées par l’État, par l’école où l’apprentissage de l’arabe est proposé aujourd’hui dès le primaire, par une politique du ministère de la Culture qui subventionne la «diversité» au cinéma et au théâtre, par l’Afnor qui labellise les entreprises pour plus de «diversité», par le Conseil supérieur de l’audiovisuel qui, avec son Baromètre de la «diversité» rêve d’imposer des quasi quotas ethniques sur le petit écran, et par divers lobbys comme le Club XXI d’Hakim el Karoui ou l’association Coexister… (…)

    Les services du Premier ministre diffusent actuellement des clips contre les violences sexistes. L’un de ces clips montre un «Blanc» qui agresse sexuellement une jeune fille d’origine maghrébine laquelle est défendue par une «Blanche» en couple avec un homme noir. Ce clip d’État d’une grande pureté idéologique assigne la violence sexuelle aux hommes Blancs et refuse d’évoquer celle qui peut aussi exister chez les «victimes» de couleur. J’affirme que cette victimisation forcenée des Français de couleur participe à la fabrication de la violence d’aujourd’hui (…)

    Vous reprochez aux politiques, notamment de gauche («islamo-gauchistes») leur clientélisme, mais vous le reconnaissez vous-même en introduction, les musulmans deviennent une composante à part entière de la population: il faut bien que des politiques leur parlent à eux aussi?

    La gauche clientéliste flatte le communautarisme islamique: baux emphytéotiques pour la construction de mosquées, heures de piscine réservées aux femmes, etc., cela dans le but de recueillir les voix des musulmans (…)

    Vous critiquez beaucoup aussi l’Église. Mais n’est-elle pas dans son rôle lorsqu’elle exprime une compassion à l’égard des migrants? Faut-il toujours tout ramener à une vision politique?

    (…) Quant à la compassion de l’Église pour les migrants musulmans, il est bon de rappeler que cette compassion est sélective. L’Église ne défend pas les Coptes quand ils sont massacrés en Égypte, elle proteste à peine contre l’authentique épuration ethnique qui frappe les chrétiens d’Orient, et elle n’a guère eu de mot charitable pour les Yazidis massacrés par l’État islamique. C’est cette sélectivité compassionnelle qui interroge. J’essaye de montrer dans mon livre que la charité affichée de l’Église envers les musulmans est aussi une politique (…)”

    https://www.lesalonbeige.fr/yves-mamou-il-existe-bel-et-bien-une-preference-des-elites-francaises-pour-lislam/

  • Les dérives du communautarisme à l’école pointées par une note des services de renseignement

    Repas, sorties scolaires, mixité garçon-fille… Dans certains établissements scolaires en France, des élèves reproduisent un comportement jugé communautaire, adopté par leurs parents. Et cela inquiète l’Education nationale.
    EXCLUSIF
    L’école est-elle de plus en plus victime de dérives communautaires ? Europe 1 a pu consulter en exclusivité une note ultra-confidentielle des services de renseignement, reçue par le cabinet du président de la République, du Premier ministre et de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, sur les signalements de cas de communautarisme musulman dans les établissements scolaires.

    Des cas parfois extrêmes. Si le nombre des faits rapportés est stable, les motifs sont de plus en plus inquiétants. Certaines choses ne sont tout simplement plus faisables dans toutes les écoles, pour des motifs religieux. L’exemple le plus frappant, le plus nouveau, signalé dans cette note, est celui d’élèves qui refusent d’avoir cours dans des classes comportant du mobilier rouge, jugé “haram”, c’est-à-dire interdit par le Coran. Cet exemple remonte d’un établissement du Nord de la France.

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  • Zoom – Claude Meunier-Berthelot dénonce les mensonges de J-M Blanquer

  • UNE FOIS DE PLUS, NOTRE CAMARADE ET AMI THOMAS JOLY, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU PARTI DE LA FRANCE, EST CONVOQUÉ (EN APPEL) DEVANT LA JUSTICE...

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    Mercredi 24 octobre à 13h30, Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, passera devant la Cour d'Appel d'Amiens. Son crime ? Avoir illustré un article de son blog dénonçant la barbarie de l'État islamique avec des photos de la décapitation du journaliste James Foley et d'Hervé Cornara ; alors même que celles-ci sont accessibles à tous via n'importe quel moteur de recherche et sur, entre autres, les sites du Monde et de l'AFP !

    Scandaleusement condamné en première instance à deux mois de prison avec sursis et 2.000 € d'amende (compte-rendu à lire ici), Thomas Joly a fait appel de cette décision inique (voir ici).

    C'est pourquoi, tous les patriotes attachés à la liberté d'expression face à la barbarie islamiste sont invités à venir soutenir le Secrétaire général du Parti de la France mercredi 24 octobre à 13h30 à la Cour d'Appel d'Amiens (14, rue Robert de Luzarches).

    ECOUTEZ THOMAS JOLY CLIQUEZ ICI

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/10/07/une-fois-de-plus-notre-camarade-et-ami-thomas-joly-secretair-6095090.html 

  • Pour un Front de la liberté… réaliste!

    europe-des-nations-276x300.jpgLes gros médias, c’est le moins que l’on puisse dire,   n’ont pas beaucoup fait état de la rencontre qui s’est déroulée hier entre Marine Le Pen et Matteo Salvini à Rome.  La présidente du RN répondait à l’invitation de l’Union générale du travail (UGT), syndicat (à ne pas confondre avec son homonyme espagnol) proche de la Ligue, pour intervenir sur le thème de « la croissance économique et les perspectives sociales dans une Europe des nations. » Une réunion qui fut donc boudée par la grosse presse française  - couverte en revanche de manière très exhaustive par RT –  mais pourtant hautement symbolique  en ce qu’elle permettait de lier, sous l’égide d’un syndicat très en pointe dans la défense des intérêts des travailleurs, questions économico-sociales et problèmes migratoires.   Elle matérialise, à quelques mois des élections européennes dont Marine a rappelé le caractère décisif,  la lutte des nationaux, des populistes/souverainistes contre une idéologie mondialiste qui est le ciment de cette Europe technocratique. UE dont les dérives totalitaires s’accélèrent. On le constate notamment avec les persécutions qui ne se démentent pas contre les eurosceptiques,  discriminations dénoncées de nouveau par Bruno Gollnisch dans l’affaire dite des assistants parlementaires lors de sa conférence de presse du 2 octobre.

    Marine et Matteo ne se  sont pas contentés d’afficher leur identité de  vue «contre les ennemis de l’Europe que sont Juncker et Moscovici, fermés dans le bunker de Bruxelles»;  leurs constats communs sur «l’Europe, l’agriculture, le travail, la lutte contre l’immigration», la nécessité de «construire (une autre Europe) avec d’autres Européens »,  sur la base du  triptyque «sécurité, identité, prospérité»,  «pour remplacer ce qu’est devenu au fil des ans l’Union européenne. »

    Cette conférence a aussi été le lieu d’une annonce importante, au moment ou les nationaux cherchent à mener à bien le rassemblement le plus large et le plus efficace possible pour mener la lutte contre le système bruxellois à tuer les peuples. La présidente du RN,  le dirigeant  de laLigue et  vice-président du conseil des ministres italien ont ainsi annoncé le lancement  du  Front de la liberté, une alliance électorale dans la perspectives des élections de mai prochain.

    Les aspirations des peuples européens à plus de libertés, de protections, d’identité sont non seulement légitimes, mais elles peuvent être satisfaites et Marine a d’ailleurs loué les résultats obtenus par le nouveau gouvernement italien sur le front de la lutte contre la submersion migratoire. Beaucoup ont été frappés dans ce domaine par les propos de Gérard Collomb,  lors de son discours  de passation de pouvoir le 3 octobre . Le ministre démissionnaire a avoué ses échecs et ceux de ses prédécesseurs, malgré les milliards déversés dans les quartiers pluriels, par une  gauche et une droite pareillement immigrationnistes,   pour favoriser le vivre-ensemble.  « Je suis allé dans tous ces quartiers » a déclaré M. Collomb,  «la situation est très dégradée. On ne peut plus continuer à travailler commune par commune, il faut une vision d’ensemble pour recréer de la mixité sociale. » « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Moi, je le dis toujours : je crains que demain on vive face à face. »

    La seule vision d’ensemble qui tienne  est celle développée et défendue  par l’opposition  nationale, et M. Collomb  le sait peut-être  dans son for intérieur,  mais aura-t-il le courage de le dire, de confesser clairement  que les politiques des partis du Système peuvent conduire la France à la guerre civile,  si un changement radical n’est pas  amorcé?  Valéry Giscard d’Estaing  lui au moins, a  fait son  mea culpa en  se confiant à son biographe, dans un livre à paraître dont Le Point publie quelques extraits (repris sur le site fdesouche).

    «Son grand regret» , est-il écrit, « le regroupement familial, décidé par un simple décret de Jacques Chirac en 1976. (…) L’idée de faire venir les familles des immigrés paraissait, à l’époque, naturelle. Avec l’augmentation massive de l’immigration en provenance de pays musulmans, elle divise profondément. Raymond Barre, d’ailleurs, le suspendit pour trois ans, avant que le Conseil d’État annule cette décision au motif que le regroupement familial faisait désormais partie de principes généraux du droit.»

    « Avec le recul, Valéry Giscard d’Estaing regrette cette initiative : L’idée en soi était juste et généreuse (…) Mais elle a été mal appliquée, et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application ; j’en ai donc la responsabilité (…).  Dans son essai, Le sens de la République, l’historien (de gauche, spécialiste de l’immigration et  favorable à sa poursuite, NDLR)  Patrick Weil a aussi révélé que (VGE) avait eu le projet de dénoncer les Accords d’Evian pour pouvoir rapatrier quelque 500 000 Algériens en cinq ans.»

    A l’évidence, les lignes bougent et nous verrons certainement dans les mois et les années à venir certaines personnalités contraintes, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle, à certaines révisions déchirantes, même s’il  n’est jamais facile – ego quand tu nous tiens ! - d’avouer ses erreurs ou de faire le deuil de ses illusions. Michel Onfray lui ne varie pas dans ses convictions d’homme de gauche réaliste comme il se décrit;  l’homme par qui le scandale arrive en endossant dernièrement le costume du pamphlétaire attaquant la cour. Il a créé l’émoi avec sa seconde lettre  publique adressée  au président de la République  dans laquelle il pourfend  avec ironie, mais non sans une assez grande violence verbale,   l’épisode de  Macron et du  selfie-doigt d’honneur lors  du déplacement de ce dernier  à Saint-Martin  (voir ici et ici)

    Accusé d‘homophobie et accessoirement d’atteinte à la dignité du chef de l’Etat, M. Onfray affirme que son ton voltairien et son insoumission expliquent que son passage prévu sur France 5 pour parler de son dernier livre en date,  ait été déprogammé.  Bref, l’essayiste libertaire et  philosophe athée subirait à peu de chose près le sort d’un Eric Zemmour aujourd’hui banni du service public. Michel Onfray  a rappelé aussi les attaques dont il a été l’objet par le candidat Macron au cours de la campagne présidentielle, du fait de ses critiques virulentes contre l’Europe bruxelloise et  de la soumission à celle-ci  de la classe politique.

    Par mesure de rétorsion contre sa liberté de ton,  l’Elysée aurait aussi fait pression  pour que France Culture renonce à diffuser  les cours qu’il donne  à l’Université populaire de Caen (UPC)  dont il est le créateur. Il a annoncé le  27 septembre sur le site de l’UPC que dans ces conditions  il arrêtait ses activités. Il concluait son propos  par l’avertissement suivant: «La lutte contre les idées du FN qui avait motivé la création de l’Université Populaire en 2002, doit désormais être élargie à tous ceux qui mettent en péril la liberté de conscience, de pensée et d’expression. Ils sont bien plus nombreux qu’à l’époque. Plus nombreux et d’autant plus dangereux qu’ils sont désormais au pouvoir. »

    Ni Marine, ni Macron nous dit M. Onfray,  c’est son choix et c’est son droit ! Mais rassurons-le, il gardera sa liberté de ton et de parole si les Français nous confient les destinées de notre pays. Certes, et cela ne date pas d’aujourd’hui,  la liberté de conscience, de pensée et d’expression est en effet menacée, mais  par ceux qui sont les adversaires les plus acharnés des idées défendues par  l’opposition nationale. Ce ne sont  pas des groupes de pression émanant de notre famille de pensée qui concoctent des lois liberticides, communautaristes,  entendent  interdire la libre expression de M Onfray ou d’autres, quand bien même nous ne la partageons pas.  Quant principe de réalisme dont il se targue, il devrait  le conduire à mieux jauger et juger de l’action politique menée par notre courant politique qui en est épris. Et pour citer un philosophe qu’il apprécie, Nietzsche,  disons que le RN, la Ligue, tous les nationaux lucides se veulent    comme «l’Helléne ( qui ) n’est ni optimiste, ni pessimiste. Il est  essentiellement viril; il voit les choses terribles telles qu’elles sont et ne se les dissimule pas. » C’est bien au fond le reproche principal qui nous est fait par nos adversaires…

    https://gollnisch.com/2018/10/09/pour-un-front-de-la-liberte-realiste/

  • Michel Geoffroy : « Le rêve mondialiste est périmé ! »

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    Michel Geoffroy vient d’écrire un gros livre sur La super-classe mondiale contre les peuples. L’ancien haut fonctionnaire, pétri par la culture du secret, découvre, pour nous, les arcanes d’un nouvel ordre. 

    La super-classe mondiale, née d’un rapport de force entre finance mondialisées et souveraineté politique

    Monde & Vie : Qu’appelez-vous « la super-classe-mondiale » ?

    Michel Geoffroy : Fondamentalement, ce n’est rien d’autre que le Pouvoir économique et financier, dérégulé et mondialisé dans la seconde moitié du XXe siècle. Car en 1989, après la disparition de la menace communiste, la fonction marchande se met à tout diriger en Occident. C’est ce qui me différencie par exemple des travaux d’un Henry Coston, autrefois : je ne pointe pas telle ou telle minorité à l’œuvre dans l’histoire, même si cette méthode a eu son intérêt, mais je décris un système, que je caractérise ainsi : l’usurpation de la souveraineté politique par le pouvoir économique et financier mondialisé et dérégulé en Occident. Il faut bien se dire que les 100 premières entreprises mondialisées, qui sont américaines en grande majorité, représente un PIB supérieur à celui de l’Union européenne. Ajoutons qu’elles peuvent se localiser où elles veulent pour payer le moins possible d’impôts aux États. Eh bien ! La super-classe mondiale, c’est le milieu humain qui naît du nouveau rapport de force entre l’économie et la finance mondialisées d’une part, la souveraineté politique d’autre part.

    Que craignez-vous de cette super-classe ?

    L’Américain Christopher Lasch a bien expliqué le renversement de perspective auquel on est confronté par l’émergence de cette nouvelle hégémonie. Jusqu’à la fin du XXe siècle, note-t-il, on a eu peur de ce que l’Espagnol Ortega y Gasset appelait « la révolte des masses » assimilée au risque révolutionnaire. Aujourd’hui, il se passe le contraire : les peuples aspirent à la stabilité. Et ce sont les élites qui ont décidé de changer le monde à leur profit. Leur nouvelle toute-puissance se manifeste médiatiquement tous les ans au sommet de Davos par exemple. On n’est plus dans le vieux discours national des 200 familles, parce qu’aujourd’hui les 200 familles n’ont plus peur de rien : elles se sont alliées avec les classes dirigeantes des autres pays occidentaux contre les peuples. C’est tout le sens de la formule de Warren Buffet, l’un de ces grands oligarques, troisième fortune mondiale en 2016, que je cite au début de mon livre ; il a déclaré dans le New-York Times du 26 novembre 2006 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner ». Quel cynisme !

    Une super-classe relativement ouverte

    D’où vient cette expression de super-classe ?

    Je n’ai pas inventé ce concept. C’est Samuel Huntington, l’homme du choc des civilisations, qui l’emploie le premier, en 2002, dans son livre Qui sommes-nous. Il pointe le rôle d’une oligarchie nouvelle. Plus tard, en 2009, David Rothkopf reprend le terme dans son étude La Caste. Il évalue à 6 000 personnes le nombre des membres de cette caste, parce qu’il ne compte que les super-milliardaires. Huntington, qui inclut les millionnaires dans son décompte, en est, lui, à plusieurs millions d’influenceurs dans le monde.

    Vous êtes d’accord avec cette expression de Rothkopf : « la caste » ?

    Non pas tout à fait, parce qu’une caste est quelque chose de métaphysiquement fermé, à quoi l’on n’accède pas si l’on n’y est pas né. La super-classe est au contraire relativement ouverte. Ses membres se renouvellent périodiquement. Elle est formée de cercles concentriques, au travers desquels tout un chacun peut accéder au cœur du réacteur : le pouvoir économique et financier. Regardez : le président Obama, dans un discours tenu en Afrique du sud, à l’occasion d’un hommage à Nelson Mandela en juillet dernier emploie l’expression : « nouvelle élite internationale ». On peut lui faire le crédit qu’il sait de quoi il parle.

    Trump face à Clinton comme Staline face à Trotski

    Ce pouvoir transnational est largement d’origine américaine. Mais comment se fait-il que le président Trump rencontre en ce moment une telle opposition à travers le monde ?

    L’épicentre de ce nouveau pouvoir mondial est effectivement aux Etats unis, mais l’un des aspects intéressants de la présidence Trump, que l’on voit effectivement en butte à l’État profond américain, c’est que les Américains sous son égide, contre le mainstream mondialiste, sortent de tous les organes multilatéraux. On peut risquer une analogie un peu audacieuse : Trump face à Hillary Clinton, c’est un peu Staline face à Trotski, c’est « le communisme dans un seul pays » face à « l’internationale prolétarienne ». Au nom de ce nationalisme (voyez le slogan America first), Trump fait partie de ces nombreux présidents américains qui se heurtent à la puissance financière, aujourd’hui plus cosmopolite que jamais.

    Des cercles de pouvoir

    Revenons, pour mieux prendre la mesure de cette nouvelle classe, à l’image que vous utilisez des cercles concentriques…

    Il faut imaginer un caillou lancé dans l’eau. Plus les vagues concentriques sont éloignées de l’impact, moins elles sont fortes…Ce n’est pas « Une main cachée dirige le monde », mais un jeu permanent d’influences à différents niveaux. Le cœur, je vous l’ai dit, c’est évidemment la nouvelle puissance économique et financière mondialisée et dérégulée ; c’est le premier cercle, mais dans ce Système, au sens cybernétique du terme, différentes composantes rétroagissent. Les cercles ne sont pas fermés les uns aux autres.

    Quels sont les autres cercles ?

    Il y a ensuite le cercle médiatique et culturel. Les médias exercent un double pouvoir d’ahurissement et de présélection des personnels politiques, comme nous l’a montré en France l’émergence d’Emmanuel Macron. Évidemment, ces médias sont entre les mains de membres du premier cercle, comme en France Patrick Drahi (pour BFM) ou Arnaud Lagardère par exemple. Par le biais du mécénat, ils tiennent aussi la culture. L’art déraciné marchand que nous appelons « contemporain » est ce que l’on pourrait appeler du Financial art (Aude de Kerros), car les œuvres d’art ne sont pas imposables et constituent un juteux placement. Dans ce pouvoir culturel, il faut encore inclure les géants du net : la grande révélation de cet été est le rôle de Facebook, de twitter ou de Google dans la censure des opinions dissidentes. Vous remarquerez qu’autrefois la censure était le fait d’institutions relevant de la souveraineté temporelle ou spirituelle comme l’État ou l’Église, alors que les marchands essayaient de rester neutres. Aujourd’hui ce sont au contraire les « marchands » – c’est-à-dire les grandes entreprises mondialisées –qui censurent, et qui, tel le vice-président de Google, Ken Walker, dans une vidéo révélée récemment par le site Breitbart et le Daily Mail, s’engagent à lutter contre le populisme.
    On peut noter, en outre, l’étrange traçabilité de la préoccupation des fake news en Occident : le sujet est parti de Davos fin 2016. Il a été repris au Bilderberg, six mois plus tard, puis au congrès international des journalistes où l’on a entendu les géants du Net annoncer leur intention de « mettre un terme à la neutralité du net ». Enfin en 2018, Emmanuel Macron veut faire passer sa loi sur les fake-news, montrant bien qu’il est avant tout le serviteur dévoué du nouvel ordre mondial, appliquant les consignes des organisations prescriptrices, situées au-delà de la sphère étatique.

    Justement ces organisations forment ce que vous appelez le troisième cercle ?

    Le troisième cercle, ce sont toutes les organisations non gouvernementales, dont la plupart (90 %) sont d’origine anglo-saxonne. Parmi elles, je classe la franc-maçonnerie, la plus ancienne des ONG ! Autre ONG célèbre et qui a elle aussi un rôle mondial : l’Open society du milliardaire George Sorros, qui reconnaît travailler, comme la FM d’ailleurs, à la promotion de l’avortement, à la suppression des lois pro-vie dans le monde et à la promotion du chaos migratoire. Mais elle a un rôle plus large et encourage tous les agents de la déconstruction sociale, dans 140 pays au monde.

    De façon générale, alors que les liens sociaux tendent à disparaître (There is not such a thing as society disait Madame Thatcher), on parle désormais de « la société civile », en désignant à travers ce curieux pléonasme, toutes les forces qui appuient les intérêts de la super-classe mondiale. La reconnaissance de la légitimité de ladite société civile permet de faire pièce si nécessaire à la souveraineté des États.

    Les instances politiques et administratives peuvent participer elles aussi de la super-classe mondiale, mais leur pouvoir est résiduel et leur autorité marginale. C’est le quatrième cercle. Emmanuel Macron est à lui tout seul le symbole d’un politique qui est avant tout au service de la Davocratie mondialiste. Et de façon générale, le rôle de l’appareil d’État est à la fois de gérer les conséquences catastrophiques du libre-échangisme mondialiste et de donner un vernis démocratique à la gouvernance de l’oligarchie.

    Des déclarations limpides

    N’avez-vous pas peur que l’on taxe votre approche de « complotisme » ?

    En vérité ce serait un curieux complot que celui-là, un complot à ciel ouvert. Tout est sourcé dans mon livre. Les travaux du forum de Davos sont par exemple accessibles sur Internet. Nous avons en effet affaire à des comploteurs qui ne cachent pas leur projet.
    Dès 1970, le français Edmond de Rotschild déclarait par exemple : « Le verrou qui doit sauter à présent, c’est la nation ». C’est dans le magazine L’Entreprise du 18 juillet de cette année 1970. L’injonction est plus actuelle que jamais. Voyez aussi DSK, il se fait prophète le 15 novembre 2010 sur France Inter : « Le grand pari du XXIe siècle, c’est l’invention d’une gouvernance mondiale. Elle prend aujourd’hui la forme du G20 et au cœur de cette gouvernance, il y a le nouveau FMI ». James Paul Warburg, membre du Council of Foreign relations (CFR) déclarait au Sénat américain, le 7 février 1950 : « Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question est de savoir si le gouvernement mondial sera organisé par l’adhésion ou par la conquête ».
    Avouez que les comploteurs ont de la suite dans les idées et qu’ils le font savoir.

    Et malgré tout vous êtes optimiste ?

    Optimiste je ne sais pas, mais je crois que l’on assiste en ce moment à une désoccidentalisation du monde et que ce genre de rêve mondialiste, qui confond le monde et l’Occident, est d’ores et déjà un rêve périmé.

    Propos recueilli pour Monde & Vie par l’abbé de Tanoüarn

    Michel Geoffroy, La super-classe mondiale contre les peuples, éd. Via Romana, 472 p., 24€.

    Source : Monde & Vie – Septembre 2018

    Crédit photo : Thierry Ehrmann [CC BY 2.0], via Flickr

    https://www.polemia.com/michel-geoffroy-reve-mondialiste-perime/

  • Retraites : ne rien attendre de l'État

    6a00d8341c715453ef022ad397899d200d-320wi.jpgLe 8 octobre, Mireille Weinberg consacrait une vidéo sur le site de L'Opinion[1] à la réforme des retraites. Elle constate que, promise pourtant de façon répétitive en haut lieu, celle-ci devrait, de façon presque inéluctable, être repoussée de quelques mois.

    Elle devait, remarque la journaliste, "faire l’objet d’une loi, qui devait être votée au plus tard à l’été 2019. Pour y parvenir, le projet de loi aurait dû être déposé au parlement en mars 2019 ou dans le courant du printemps. Pile poil au moment de la campagne électorale pour les élections européennes…"

    Cette objection, considérée comme majeure, préempte l'appréciation du dossier par l'opinion publique.

    Or, on ne sous-estime pas l'importance de la question. Bien au contraire, dans l'éditorial du même journal, Nicolas Beytout y voit "un premier test majeur pour le prochain gouvernement."[2]

    La nuance consiste en ce que la partie semble se présenter comme jouée d'avance.

    Elle suppose une fois de plus que la majorité des Français ne voudrait pas, au fond, d'une telle réforme. Le mot d'ordre le plus significatif consistait pourtant jusqu'ici à aligner le calcul des pensions et l'âge de départ entre le secteur privé et le secteur public.

    Or, l'emploi public, si lourdement représenté soit-il, ne compte que 5,4 à 5,8 millions d'agents très divers, sur une population active estimée à 28,6 millions, dont 25,8 millions occupent un emploi et 2,8 millions au chômage. Ceci pèse donc entre 20 et 21 % de la population active.

    Il s'agit d'un pourcentage énorme. Il englobe des catégories que l'on additionne de façon quelque peu abusive, ne bénéficiant pas toutes des conditions particulières, considérées comme avantageuses, de la fonction publique d'État. Ainsi les personnels hospitaliers, mais aussi les innombrables précaires, contractuels, etc. auxquels il serait excessif de ne prétendre que reprocher des "privilèges". Ce mot totalement ambigu stigmatise les lois particulières, dans un pays qui se targue de les avoir abolis le 4 août 1789, mais qui en a institué de plus durables, de plus sournois et de plus mortifères, dommageables en particulier pour son économie.

    Quoi qu’il en soit, ce poids considérable ne forme pas une majorité : en face des 21 % de statutaires variés, se trouvent 79 % de Français, légitimement inquiets de la dégradation des perspectives de l'assurance vieillesse monopoliste. Ils ne se verront accorder à la fois ni la liberté de s'y soustraire, ni même voix au chapitre, puisque les forces syndicales comme les instances gouvernementales restent dirigées par la partie la plus attachée au statu quo.

    On peut donc, de façon tout à fait probable et parfois légitime, s'attendre à des réticences dans les trois branches du secteur public. Mais comme tout compris celui-ci ne couvre guère plus de 21 % de la population, cela veut dire que l'on prévoit, une fois de plus l'occultation du problème des retraites, tel qu'il se pose pour 79 % des Français…

    À défaut de l'abolition du monopole de la retraite par répartition, son simple desserrement n'est jamais évoqué. Tabou. Si l'on s'en tient aux programmes gouvernementaux dominants, les vraies solutions ne seront pas examinées : l'épargne ne sera pas libérée, la propriété familiale sera de plus en plus ponctionnée, le patrimoine qu'on fait mine de sauvegarder, sera de plus en plus menacé, pillé, dégradé.

    Les projets officiels ne résoudront rien, car ils consisteront à rogner sur les droits que les Français croient naïvement acquis pour toujours, puisque garantis par l'État. Les hauts fonctionnaires qui nous gouvernent répartiront la pénurie d'une manière plus restrictive : retraites plus tardives, pensions plus chiches, cotisations plus lourdes.

    Au fond on pourrait presque déplorer que la CGT de Martinez et FO du nouveau venu Pavageau, qui lui fait désormais concurrence et qui lui aussi vaut le détour[3], soient dirigées par des crétins voués à l'échec. Car le plus lentement cette non-réforme s'instituera, plus elle piétinera, terrorisée devant les perspectives de protestation au sein des 21 %, et plus les 79 % pourront s'organiser pour faire l'emporter, dans l'intérêt général du pays, la cause de la Liberté.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. "La réforme des retraites repoussée de quelques mois"
    [2] cf. "Réforme des retraites: un premier test majeur pour le prochain gouvernement"
    [3] "Un système de retraite par points, ce sera du travail sans fin" déclarait-il, agressif et arrogant le 8 octobre sur France Inter.

    http://www.insolent.fr/

  • Avec Anne Hidalgo, délation rime avec application… ou le contraire

    532px-Bouche_de_dénonciation_-_Palais_des_Doges-532x475.jpg

    C’est, une fois de plus, dans la consternation générale qu’Anne Hidalgo a proposé sa dernière idée saugrenue : une application baptisée #DansMaRue censée permettre aux Parisiens de signaler les « incivilités ». Outre l’aspect délateur du service déjà largement souligné sur les réseaux sociaux, l’exemple donné par la mairie de Paris mérite le détour : un véhicule est stationné sur une piste cyclable ? Vous pouvez le signaler avec l’application #DansMaRue, nos agents interviendront rapidement pour verbaliser ou l’emmener à la fourrière. Priorité #sécurité et #circulation apaisée !

    Confirmant, ainsi, que le vélo est, à Paris, ce que la vache est à Bombay, Anne Hidalgo ne voit d’autre problème que la merveilleuse piste cyclable, terrain sacré sur lequel toute incursion relève du pêché absolu. De la faute grave. Le summum de la nuisance. Les rats, les poubelles pleines à ras bord, les migrants regroupés dans une totale insalubrité, la guerre des dealers ne sont rien au regard du cycliste contraint de contourner une voiture garée sur la voie céleste qui lui est réservée.

    Dans le monde enchanté d’Anne Hidalgo, l’exemple donné de l’application est légitime. L’habitant des huit ou neuf arrondissements centraux de Paris n’est victime d’aucun préjudice plus grave qu’une piste cyclable entravée. Rien de plus ennuyeux. Dans son voyage du Marais à la place de la Madeleine, le bobo s’indigne de la moindre obstruction. « Dans quel monde vivons-nous ? Quels sont ces délinquants qui viennent ralentir notre roulement silencieux vers l’open space de notre start-up ? Que fait la police ? » Et c’est à ce moment qu’Anne Hidalo arrive sur sa trottinette magique toute de paillettes recouverte. Application. Délation. Signalement de l’outrage, contrevenant mis au ban de la société, exposé sur la place publique, aux jets de pierres, etc. Existe-t-il pire nuisible sur la place de Paris ?

    Est-il trop tard pour nommer un maire adjoint en charge des dix arrondissements dont Anne Hidalgo semble ignorer la problématique ? Un maire qui proposerait 40 applications aux Parisiens de ces quartiers-là. #agression #insultes #réglementdecompte # migrantsagressif #fraudemetro, etc.

    Dans le novlanque du bobo pédalant, l’infraction et certains délits se voient classés « incivilité » alors que, dans son sens littéral et bien imprimé dans l’inconscient collectif, le terme ne concerne que les attitudes relevant du manque de politesse ou de courtoisie (selon la définition Larousse). « Mon cher ami, ce pickpocket a manqué de courtoisie… Ah si, je vous assure… »

    Se garer n’importe où est une infraction. Au nom de quelle idée bizarre s’agirait-il d’une incivilité ? Qui plus est à dénoncer via une application ? L’un des rôles de la police consistant à verbaliser ce genre de comportement, Anne Hidalgo vient donc d’inventer l’eau chaude. La répression de l’illégalité par délation. Policiers, rentrez chez vous, la mairie de Paris a trouvé le moyen de faire régner l’ordre dans la capitale. Et de couper le beurre… grâce à un fil tenu par deux… enfin, bon. Anne Hidalgo vous expliquera…

    Jany Leroy

    http://www.bvoltaire.fr/avec-anne-hidalgo-delation-rime-avec-application-ou-le-contraire/