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lobby - Page 1513

  • Merkel « perd la boule » sur le Brexit

    Le 23 juin se tiendra le référendum pour le Brexit et la chancelière, qui se croit désormais la chef autoproclamée de l’Europe, menace !

    Dans les pas de son mentor Obama, Merkel affûte ses couteaux contre le Royaume-Uni, en prévenant qu’il ne pourrait plus s’attendre à conclure des accords commerciaux favorables s’il devait se trouver « hors zone ».

    C’est exactement ce dont Obama a menacé les Anglais il y a quelques semaines, et la « Mutti », qui manque assurément de fantaisie, ânonne les semonces du président américain, dont le mandat touche à sa fin. Obama, dont on se demande de quoi il s’occupe, et son toutou obéissant, Merkel, pris de panique, essaient de tyranniser l’Angleterre, l’avertissant que si la Grande-Bretagne votait pour le Brexit, elle serait sanctionnée !

    Ah, ils adorent ça, les sanctions, lorsque l’on ne danse pas selon leur tempo ! Sanctions contre la Russie, sanctions maintenant contre le royaume de Sa Majesté Élisabeth II ! Sanctions contre ses « salauds de sujets » s’ils votent mal. On se demande si la démocratie est un concept qui veut encore dire quelque chose dans leur cerveau ?

    Leurs « sanctions » ont renforcé le peuple russe à se tenir derrière leur président, qui n’a jamais été aussi populaire. Les agitations financées par Soros, contre le peuple américain qui plébiscite Donald Trump, le renforce à vouloir le porter à la Maison-Blanche et je vous parie ma chemise que les Anglais feront la même chose : ils voteront le Brexit, tant ces dictateurs du NOM (Nouvel ordre mondial) veulent les contraindre.

    Boris Johnson accuse le Foreign Office d’orchestrer le bal des vampires et déclare que la panique gagne devant les sondages qui donnent le Brexit gagnant. « Le Foreign Office essaye d’influencer les leaders européens à exercer des représailles contre les Britanniques s’ils devaient oser voter contre leur volonté, afin de reprendre le contrôle de la situation », déclare l’ancien maire de Londres. Et de continuer : « Les Allemands et les Hollandais doivent se faire du souci si nous ne payons plus à Bruxelles notre contribution hebdomadaire de 350 millions de livres sterling, afin d’entretenir les largesses de l’Union européenne. Angela Merkel, qui estime que nous aurons plus d’influence en restant dans l’Union européenne, est à côté de la plaque. David Cameron a essayé d’avoir les coudées franches pour plus de réformes, qu’elle a constamment bloquées. Ceux qui plaident pour rester dans l’Union européenne sont affolés, car ils constatent que les gens se détournent d’eux et de leurs propos qui promettent les feux de l’enfer. »

    La députée travailliste Kate Hoey s’énerve en lançant que « la dirigeante allemande serait bien avisée de rester en dehors d’une élection qui est très, très importante pour la démocratie britannique ».

    Sir Gerald Howarth, ancien ministre de la Défense conservateur, est d’avis que Merkel, qui a refusé de faire des concessions à David Cameron lors de certaines négociations, a clairement démontré que la Grande Bretagne n’a aucune influence au sein de l’Union européenne. « La Grande-Bretagne a contribué à la reconstruction de l’Allemagne après la guerre afin d’y restaurer la démocratie. Nous faire maintenant tancer par eux à vouloir procéder démocratiquement est très décevant », estime sir Gerald. Et il ajoute : « L’idée que nous ayons une influence à l’intérieur de l’Union européenne est pour les oiseaux. »

    Je ne citerai pas toutes les personnalités de la perfide Albion qui ne décolèrent pas, la place me manque. Une chose est certaine, c’est que ce référendum est en train de prouver que l’UERSS doit trouver une fin, et vite.

    Et, pendant ce temps, les Russes doublent leur exportation de gaz vers la Grande-Bretagne ! Avec ça, Merkel prétend que les Anglais ne pourraient plus bénéficier de « good deals » sans l’Europe ? Souvenez-vous, un psychiatre allemand de renommée, Hans-Joachim Maaz, avait diagnostiqué en janvier dernier, chez Angela Merkel, « tous les symptômes d’une dépression nerveuse » (Le Point) qui rendait sa politique « complètement irrationnelle ». Il semblerait qu’elle ne s’arrange pas

    Hildegard von Hessen am Rhein, 9/06/2016

    Source : Boulevard Voltaire.fr

    http://www.polemia.com/merkel-perd-la-boule-sur-le-brexit/

  • Ivan Rioufol : À Nice, la charia ne passera pas

    Dans ce billet d'humeur qu'on ne peut qu'approuver [Figarovox, 8.06] Ivan Rioufol réagit au récent incident survenu à Nice : une serveuse a été frappée par deux hommes pour avoir servi de l'alcool pendant le ramadan.

    Les féministes, les démocrates, les républicains, la gauche, la droite ... ont-ils si peu à dire devant les intimidations de l'islam radical qui veut imposer la charia ? Cette fois, c'est une serveuse d'un bar du centre de Nice qui a été violemment agressée par deux hommes, lundi au premier jour du ramadan, parce qu'elle servait de l'alcool. L'un d'eux, en arabe : « Tu devrais avoir honte de servir de l'alcool en période de ramadan (…) Si j'étais Dieu, je t'aurais pendue ». Elle (musulmane, pratiquant aussi le ramadan) : « Tu n'es pas Dieu pour me juger ». Les deux hommes feignent de partir, puis l'un revient et gifle à toute volée la jeune femme qui s'effondre. Elle explique à l'Obs : « Ce n'est pas parce que je sers de l'alcool que je n'accomplis pas mon devoir. Si je le fais c'est parce que je suis serveuse. En Tunisie, j'exerçais le même métier et je n'ai jamais eu le moindre problème. Je ne pensais pas qu'en France, pays de libertés, je puisse être agressée pour ça ». Les indignés ne se bousculaient pas, ce mercredi, pour dénoncer cette violence machiste et obscurantiste, dont l'un des auteurs serait de surcroit un étranger en situation irrégulière. Il est vrai que cette terreur intégriste est déjà le quotidien des cités françaises gagnées par le salafisme et par l'emprise des Frères musulmans. Cela fait des années que la République, désarmée et conciliante avec les minorités, recule devant ce totalitarisme islamiste qui a pour objectif revendiqué de dominer l'Occident droit de l'hommiste, y compris sur son propre sol. Les féministes de salon, qui le 15 mai annonçaient face au sexisme : « Nous ne nous tairons plus », sont de ces innombrables tartuffes qui rampent devant l'islam politique, qui se comporte de plus en plus comme en terrain conquis. Qu'attendent-elles pour déclarer, à la barbe des illuminés : « La charia ne passera pas ! ».

    Ce renoncement à résister au nazislamisme, soutenu par une extrême gauche qui voit dans le musulman le nouveau damné de la terre, est évidemment la pire des solutions pour éviter l'affrontement civilisationnel. A ce compte, en effet, la France millénaire est vouée à disparaître à terme sous un multiculturalisme laissé à la loi du plus fort, du plus brutal. Ce sont ces risques que je décris, dans La guerre civile qui vient (Editions Pierre-Guillaume de Roux, mars 2016). Si les médias audiovisuels maintiennent l'omerta sur mon essai, je constate que Gérald Darmanin, maire LR de Tourcoing (nord), partage pour sa part l'analyse. Il déclare (l'Opinion, lundi) : « Non seulement la guerre civile couve mais, si elle advient, est sera la pire de toute : elle sera religieuse ». Il serait loisible de discuter ce point : je crois cette guerre davantage politique que religieuse, dans la mesure où elle défend un projet de société cohérent défendu par un islamo-gauchisme qui consolide ses alliances. Mais Darmanin à raison, quand il met en garde contre la montée en puissance des exigences communautaires, qui se multiplient dans l'indifférence des politiques. C'est ainsi que vient d'être lancée, sous les encouragements d'Edwy Plenel (Médiapart), Téléramadan, « la revue des musulmans qui en ont marre de s'excuser d'exister ». Ses promoteurs (dont Mouloud Achour, ex-animateur sur Canal +) écrivent : « Nous sommes le Grand Remplacement. Sûrement pas celui que les fous peuvent fantasmer. Nous sommes un grand remplacement naturel (…). Nous sommes le Grand Remplacement d'un système archaïque (…) ». Renaud Camus ne dit pas autre chose. Au fait, Téléramadan prendra-t-elle la défense de la jeune femme humiliée par ces brutes?   

    Ivan Rioufol 

    Ivan Rioufol est éditorialiste au Figaro. Retrouvez ses chroniques sur son blog.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Anne Hidalgo confirme que les véhicules diesel seront interdits à Paris en 2020

  • Berlin menace le Royaume-Uni en cas de Brexit

    Le Brexit donne des sueurs froides aux technocrates bruxellois et politiciens européistes.

    Envisager de sortir de l’Union Européenne est pour ces paladins de nos démocraties modernes, des droits de l’homme, de la liberté pour tout et pour tous, une véritable infamie qu’il faut contrer par tous les moyens.

    La campagne terroriste contre quiconque a l’intention de voter pour la sortie de l’UE le 23 juin prochain en Grande-Bretagne s’amplifie. Si le Brexit l’emporte, que les Britanniques le sachent : Londres n’aura plus accès au marché unique européen, contrairement à la Norvège, au Liechtenstein, à l’Islande et aussi la Suisse, qui sont en-dehors de l’UE pourtant.

    C’est la nouvelle menace allemande envers Londres. L’avertissement vient du puissant ministre des Finances, Wolfgang Schaeuble, considéré comme un intransigeant mais aussi comme un des plus européïste d’Allemagne.

    « L’Europe travaillera sans la Grande-Bretagne si c’est nécessaire. A un certain moment les Britanniques se rendront compte qu’ils ont pris la mauvaise décision. Et un jour ils accepteront de revenir, si c’est ce qu’ils désirent. »

    Wolfgang Schaeuble conclut en affirmant que « nous sommes entrain de nous préparer à tous les scénarios possibles pour limiter les risques (…) Même si le Brexit gagne de peu de voix, ce sera un avertissement à ne pas poursuivre comme maintenant. Quoiqu’il arrive, nous devrons sérieusement voir comment réduire la bureaucratie. »

    Plus soft, Angela Merkel, fait aussi son petit chantage afin que le Royaume-Uni reste dans l’UE :

    « De mon point de vue, le fait que la Grande-Bretagne reste dans l’UE est la meilleure chose et la plus souhaitable pour nous tous. Avec Londres, nous avons une étroite collaboration et ce serait, indubitablement, un bien de continuer sur cette ligne dans le cadre de l’UE. »

    Les eurosceptiques ne sont pas pour autant effrayés par ces menaces voilées ou pas : ceux qui aujourd’hui prévoient de graves contre-coups économiques sur l’économie britannique en cas de Brexit « sont les mêmes qui, il y a quelques années, prévoyaient des choses terribles si nous n’entrions pas dans l’euro. » Et ajoute Nigel Farrage : « Ils disaient que si nous restions en dehors de l’euro, nous aurions une baisse des investissements et que la City serait finie. » Et, a-t-il fait observer, c’est le contraire qui est arrivé.

    Francesca de Villasmundo

    http://www.theguardian.com/politics/2016/jun/10/no-single-market-access-for-uk-after-brexit-wolfgang-schauble-says

  • Ne dites plus « grand remplacement » mais « dynamique de peuplement » !

    Le « grand remplacement » ? Quel « grand remplacement » ? Scandalisée par la récente couverture du Figaro Magazine sur Saint-Denis, qualifiée de « Molenbeek-sur-Seine », deux militantes politiques déguisées en journalistes, Sihame Assbague et Widad Ketfi, viennent de livrer à Acrimed une prétendue « contre-enquête » sur la préfecture de Seine-Saint-Denis, présentée comme un modèle de «  travail de journalisme de terrain ». La bonne blague !

    Parmi les très nombreuses critiques que Sihame Assbague et Widad Ketfi portent sur le reportage du Fig Mag figure celle d’avoir écrit qu’il devient difficile de trouver de la viande qui ne soit pas halal à Saint-Denis. Faux ! s’exclament-elles, car « en se renseignant, auprès des Dionysiens ou de Google » (sic), on trouve une charcuterie tout près de la mosquée et… « au moins deux autres boucheries vendant de la “viande non halal“, un peu plus loin dans la ville » ! « Un peu plus loin » comment ? Au bout de la ligne de bus ? Deux boucheries traditionnelles donc – on n’ose écrire « normales »… – dans une ville de plus de 100 000 habitants et il faudrait se réjouir ?

    Fières de leur trouvailles sur Google, Sihame Assbague et Widad Ketfi écrivent alors :

    « Ce qui se “cache“ derrière le marché du halal, ce n’est pas la main invisible du “grand remplacement islamique“ mais celle de… l’offre et de la demande mue par des dynamiques de peuplement s’expliquant, elles-mêmes, par des facteurs historiques, sociaux et politiques. »

    Mais dites, Mesdames, cette « dynamique de peuplement », n’est-ce pas justement ce qui entraîne le « grand remplacement » ? Vous avez quatre heures.

  • Indigènes de la République : le pire des partis

    Qu’il y a-t-il de pire que ce PiR, improprement auto-dénommé ?

    Une des adhérentes (Aya Ramadan ; tout un programme…) du Parti des indigènes de la République a cru bon de se féliciter de l’attentat à Tel Aviv, qui a fait quatre victimes et cinq blessés, le 8 juin :« Dignité et fierté ! Bravo aux deux Palestiniens qui ont mené l’opération de résistance à Tel Aviv. »

    Des propos ignominieux n’ayant aucunement ému Manuel Valls (ni Bernard Cazeneuve), plus prompt, en d’autres occasions, à dissoudre le mouvement extrême-droitiste de Serge Ayoub présumé impliqué dans le décès de l’extrême-gauchiste Clément Méric.

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  • L'école laïque et obligatoire fait ramadan

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    Lu sur Novopress :

    "Nous savions depuis longtemps que l’école publique s’était soumise aux exigences des musulmans avec des cantines scolaires sans porc mais, à l’heure du ramadan, il fallait montrer encore plus de soumission en adaptant les tarifs et ne pas pénaliser les musulmans qui auraient payé la cantine : dans beaucoup d’établissements publics, les parents d’enfants qui font ramadan peuvent exiger le remboursement des frais de cantine. Avec ou sans justificatif. Novopress a passé en revue quelques établissements."

    La dhimmitude à l'école c'est maintenant.

    Et comme le souligne Yves Daoudal, les services de protection de l’enfance, d'habitude si tatillons, trouvent tout à fait normal que des enfants soient privés de nourriture et de boisson pendant les longues journées de juin… et qu’ils s’empiffrent toute la nuit de ce que l’on peut trouver de plus gras et de plus sucré.

    Michel Janva

  • Les écoles hors contrat dans le viseur de Najat Vallaud-Belkacem

    10/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Najat Vallaud‑Belkacem a annoncé hier une série de mesures visant à museler davantage les écoles hors contrat. Ce bastion de liberté défendu dans la rue, en 1984, se voit une nouvelle fois menacé par la ministre qui a décidé, cette fois-ci, de légiférer par voie d’ordonnance : cette procédure permet d’adopter les textes sans vote du Parlement donc sans débat, contestation, grève ni crise sociale. La procédure peut donc à ce titre aboutir très rapidement.

    Quel est le contenu des réformes à venir ? La ministre déplore qu’on puisse à l’heure actuelle ouvrir une école plus facilement qu’un bar ou un restaurant. Il suffit aujourd’hui de déclarer la création d’une école à l’administration : celle-ci ne dispose alors que d’un mois pour s’y opposer, en cas d’atteinte à l’hygiène ou aux bonnes mœurs. Mais désormais il faudra, selon la ministre, obtenir une autorisation que l’administration aura quatre mois pour refuser. Elle pourra la refuser parce que l’établissement porte atteinte à l’ordre public ou au droit à l’instruction. Ces deux notions sont floues : avec le temps, elles devraient conférer à l’administration une grande liberté pour refuser ou accepter la création d’écoles.

    L’autre forme d’enseignement indépendant de l’Etat, l’enseignement à domicile, sera également plus encadré : les contrôles seront multipliés au nom du droit qu’ont les enfants à l’instruction. Des enseignants volontaires pourront tenir ce rôle d’inspecteurs, et dénoncer les familles contrevenantes.

    Une proposition de loi a d’ailleurs déjà été déposée par Eric Ciotti escorté de 28 députés des Républicains le 27 avril dernier. Ce texte prévoit l’instauration d’un régime d’autorisation préalable ; on pourra refuser la création d’une école pour intégrisme religieux. Les critères ne seront plus sanitaires, mais également idéologiques. L’enseignement à domicile sera quant à lui seulement permis après autorisation de l’académie et pour des cas marginaux, liés au handicap. En bref, il sera pratiquement interdit.

    Najat Vallaud‑Belkacem justifie cette réforme par la progression du nombre d’établissements hors contrat et d’enseignement à domicile. Il en existe aujourd’hui près d’un millier en France et 80 ont été créées en un an. Les parents fuient quand ils le peuvent la tutelle idéologique d’une Education nationale où les échecs se multiplient. Loin de se remettre en question, la ministre veut lutter contre les « replis identitaires » qui en résulteraient.

    Une pétition, « NON au coup d’Etat de Najat Vallaud-Belkacem contre les écoles libres ! », a été mise en ligne par le député Jean‑Frédéric Poisson. Elle a déjà recueilli plus de 15 000 signatures.

    http://fr.novopress.info/

  • Quand le gouvernement français fait passer à tabac un policier qu’il cible pour son refus de l’islamisme

    Sébastien Jallamion, brigadier-chef de la Police Nationale à Lyon, témoigne des incroyables persécutions dont il est victime de la part de sa hiérarchie et du système judiciaire, ainsi que de l’agression sauvage dont il a été victime — pour la seule raison qu’il avait mis sur son compte Facebook une photo du chef terroriste de l’Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avec une cible sur sa tête !

    Le gouvernement, voulant le faire taire, a été jusqu’à recourir à de la racaille pour le passer à tabac.

    Quand un système atteint ce point de corruption et de capitulation devant l’ennemi, sa chute n’est plus qu’une question de temps.

     

    http://borislelay.com/

  • « Le Leviathan » | Par James Howard Kunstler.

    L’image de la situation économique fabriquée par la transe du consensus national n’a jamais été autant hors de tout contact avec la réalité de ma vie.

    Aussi les questions que tout le monde devrait se poser, deviennent difficile à aborder. Comment puis-je protéger mes économies ? Pour qui dois-je voter ? Comment puis-je penser l’avenir de mon pays ? L’incohérence règne, en particulier dans les cercles dirigés par ceux qui protègent le statu quo, ce qui comprend les médias officiels qui ont échoué.

    La Réserve fédérale s’est transformée en une institution sans visage agissant dans l’ombre pour les objectifs plus que limités d’une claque de nécromanciens et d’astrologues, dirigée par un grand vizir, bien en vue du public, semblant guider un bateau économique gigantesque qui a, en fait, perdu son gouvernail et se trouve à la dérive dans un gigantesque tourbillon.

    Depuis plus d’un an, le sort de la nation est accroché à la décision de la Fed de relever ou non ses taux d’intérêt de référence d’un quart de point. Ils en parlent sans cesse, et la foule des observateurs des marchés financiers doit donc sans cesse aborder ce sujet et ce bavardage sert lui-même à éviter la nécessité d’une action réelle sur cette question. La Fed arrive à influencer les marchés sans jamais avoir à faire quoi que ce soit. Et surtout elle a travaillé pour produire le mythe d’une économie avancée qui fonctionne magnifiquement bien à l’avantage du bien commun.
    Cela survient dans le contexte d’un réseau mondial plus large de relations économiques qui est très clairement en train de se briser tout seul. Les tensions croissantes entre les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Union européenne ont grandi parallèlement aux bêtises monétaires innovantes de notre banque centrale, en particulier les manigances autour de la monétisation de la dette, qui ont créé des distorsions dangereuses sur les marchés, dans le commerce et dans la perception de l’intérêt national. Les nations sortent les sabres du fourreau et fanfaronnent les unes en face des autres. Le monde est en faillite après trente ans de traites tirées sur l’avenir pour financer les fêtes du présent, et les autorités ne peuvent pas le reconnaître.

    Mais elles peuvent fournir les conditions pour déguiser cela, en particulier par le jeu statistique de miroirs qui il-était-une-fois produisaient des signaux sensés concernant la circulation des capitaux. Au lieu de choix et de décisions fondés sur la réalité, la tâche à accomplir par les personnes en charge a été d’élaborer un faux-front économique à la Potemkine de plus en plus baroque, derrière lequel se trouve un paysage de ruine balayé par des racketteurs désespérés. Que ce racket ait évolué de manière si transparente dans l’enceinte autrefois sacrée des médicaments et même au delà, doit nous informer sur le désespoir et le danger de la situation.

    Le dernier opus du jeu de la désinformation concernait le communiqué de presse sur l’emploi de vendredi publié par l’US Bureau of Labor Statistics. C’était un blockbuster, ce qui implique un ciel bleu partout, de Montauk à Malibu. Sauf que personne ayant gardé une parcelle minimale de faculté critique ne peut y croire. 80% des nouveaux emplois ont été attribués au mythique modèle naissance-mort1, un fantasme pseudo-scientifique d’hypothétiques nouvelles mises en chantier d’affaires associées à de nouvelles hypothétiques embauches. Démographiquement, la plupart des nouveaux emplois sont allés à la cohorte des plus de 55 ans, ensacheurs d’épicerie et agents d’accueil chez Walmart – beaucoup moins pour les hommes de 25 à 54 (cette tranche a sensiblement perdu des emplois). Le taux de chômage officiel est tombé à 5%, sans discussion sérieuse sur le grand nombre de gens découragés qui ont abandonné la population active.

    Mais la perception d’une économie qui tourne à plein régime a envoyé les indices boursiers vers le ciel. Le Dow Jones, le S&P et le Nasdaq sont les seuls signaux que les médias officiels regardent avec attention et les politicards prennent leurs repères sur eux, dans une boucle de rétroaction de fausses informations qui engendre une psychologie positive plus délirante sur ces mêmes marchés. Je soupçonne que le sentiment qui règne maintenant est bien capable de passer au travers de la saison des fêtes sans accident financier.

    Mais cette Fed se trouve maintenant dans un piège de sa propre fabrication. Ayant interminablement jappé à propos de la hausse des taux d’intérêt, la banque centrale devra la mettre en place ou se taire en décembre. Seuls les chiffres définitifs de l’emploi annuel du BLS pourraient jeter un froid, si les chiffres ne semblent pas si phosphorescents. Je pense que la vérité est que cette économie bidon de la foutaise ne peut pas résister même à un maigre quart de point d’augmentation des taux d’intérêt de référence. Pour une seule raison, cela ferait exploser les modèles d’exploitation de Fannie Mae et Freddie Mac, les acheteurs de prêts immobiliers qui gardent en vie l’industrie de la construction, ainsi que le racket en parallèle dans les prêts automobiles et étudiants titrisés. Imaginez tous les paris sur les dérivés (CDS) [paris sur le non remboursement des prêts, NdT] qu’il faudrait honorer. En réalité, la Fed sait qu’elle aura à bourrer à la pelle plus d’argent ZIRP [à intérêt zéro, NdT] dans la gueule d’un Léviathan financier mourant, saturé de dettes. Elle peut le faire, bien sûr, et probablement elle le fera au cours de l’hiver 2016, mais le moment venu, elle n’aura absolument plus aucune crédibilité en réserve. Et le Léviathan sera un peu plus près d’être rejeté mort sur la plage.

    James Howard Kunstler
    9 novembre 2015.

    James Howard Kunstler est l’auteur « Too Much Magic: L'amérique désenchantée » (Le Retour aux Sources, 2014) 

    Traduit par Hervé, édité par jj, relu par Literato pour la Saker Francophone

    1Délai existant entre l’enregistrement statistique de la disparition d’une entreprise et celui de la création d’une autre.

    http://www.scriptoblog.com/index.php/archives/billets-d-auteurs/39-economie3/1914-le-leviathan-par-james-howard-kunstler