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lobby - Page 1957

  • Les djihadistes jouent avec les nerfs de leurs alliés mondialistes

    La duplicité des gouvernements Occidentaux et plus particulièrement de celui des USA ne fait aucun doute dans l’expansion du djihadisme. Sans remonter aux sources que sont la Bosnie, le Kosovo ou l’Afghanistan, il suffit d’écouter ce qu’en disait le député de Paris, proche de Nicolas Sarkozy, Claude Goasguen, sur BFMTV le 11 août dernier:

    « l’année dernière M. Obalma soutenait les djihadistes contre M. Assad, puis les djihadistes sont passés en Irak et maintenant M. Obama combat les djihadistes, c’est d’une logique toute américaine dans laquelle nous sommes entraînés »

    Cela est un secret de polichinelle sauf pour les sourds et les aveugles. Ce secret de polichinelle à peine levé, voilà que la grosse caisse des médias et la propagande américaine voudrait nous faire croire que les Kurdes sont les seuls combattants qui se battent contre l’Etat Islamique.

    La vérité ne vient pas forcément de là où on l’attendrait. Un journaliste a pu effectuer un reportage sur l’Etat Islamique de l’intérieur. Selon les extraits en français que nous en propose RT« les combats faisaient rage hier autour de la ville de Racca entre l’Armée syrienne et les adeptes du califat de l’Etat Islamique. ».

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  • L’allégorie de la caverne au XXIème siècle

    En repensant à l’allégorie de la caverne dans la République de Platon, j’ai été frappé par la ressemblance entre la situation des hommes enchaînés dans la caverne et condamnés à ne percevoir de la réalité que les ombres agités par des « marionnettistes », et celle des citoyens consommateurs abrutis par la propagande politique et commerciale que nous sommes devenus en ce début de XXIème siècle. Voici une version actualisée possible de « l’allégorie de la caverne ». Les deux personnages, Socrate, et Glaucon, sont conservés, et je colle largement à la trame utilisée par Socrate dans sa démonstration. J’ai conservé quelques morceaux intacts (dans la traduction sur laquelle je me suis basé). Pour que le lecteur comprenne pleinement l’approche, j’indique à la fin de l’article le lien renvoyant à la traduction de l’allégorie de la caverne sur laquelle je me suis basé.

    Socrate : Je voudrais mon cher Glaucon, te montrer à quel point notre vision du monde est déterminée par l’éducation, et à quel point une éducation délibérément orientée dans une mauvaise direction, peut fausser le jugement dans des proportions étonnantes. Imagine un monde dans lequel les hommes vivent dans des villes ceintes de très hautes murailles et surplombées d’un dôme les isolant totalement de l’extérieur. Il y vivent depuis si longtemps qu’ils ont complètement oublié le souvenir de leur installation. Ils peuvent se déplacer, d’une ville à l’autre, mais uniquement dans des véhicules circulant dans un réseau souterrain. Ils ne peuvent donc s’aventurer en dehors des villes et des véhicules et voir de leurs propres yeux à quoi ressemble le « dehors ». A défaut de contact direct avec l’extérieur, les hommes de ce monde sont inondés d’une prodigieuse quantité d’informations sur le dehors diffusées par le biais de chaînes de radio, de télévision, de quotidiens, de magazines, et de livres. Ces médias présentent une diversité apparente : ils s’entendent pour exposer régulièrement leurs désaccords sur des points mineurs, donnant le sentiment aux hommes qu’ils peuvent choisir entre ces différents canaux d’information. Toutefois, sur la question la plus importante : « que se passe-t-il au dehors ? », ces médias sont unanimes pour peindre une réalité terrifiante, afin d’imprimer dans l’esprit des hommes que ces villes entièrement coupées du monde sont d’indispensables refuges. Sur toute la surface de la terre, dans toutes les villes, tous ces médias peignent le même tableau et adressent les mêmes mises en garde. Chaque fois qu’ils voyagent d’une ville à une autre, les hommes se rendent bien compte que l’information, malgré certaines particularités locales, est partout la même, ce qui renforce leur confiance en cette vision du dehors. Je dis « vision » car cette présentation du dehors est un mensonge organisé par une caste de marionnettistes qui sont parvenus, au fil des millénaires, à réduire le reste de l’humanité en esclavage. Au dehors, le monde est le même que celui dans lequel nous vivons, c’est à dire un monde vaste, magnifique, et peuplé d’innombrables espèces de plantes et d’animaux. Pour vivre l’existence libre et opulente à laquelle ils se croient seuls prédestinés, ces marionnettistes ont besoin du travail d’un grand nombre d’hommes, et comme en même temps ils les méprisent et ont horreur de se mélanger avec eux, ils ont mis au point ce complexe de gigantesques structures, dispersées un peu partout à la surface de la terre. Au sommet de chacune d’elles, à l’air libre, vit un petit groupe de marionnettistes qui assurent le fonctionnement de la structure. Ces marionnettistes ne se mêlent aux hommes d’en bas que pour les opérations de propagande destinées à conforter le formatage, et pour recueillir le fruit de leur travail. Dans les premiers temps, ils ont été contraints de recourir à l’extrême violence, mais par la suite ils se sont rendus compte qu’il était plus efficace de fabriquer le consentement de leurs esclaves, en leur enseignant une fausse histoire et en les abrutissant de propagande politique et commerciale. C’est ainsi qu’entrés avec des chaînes dans ces camps de concentration, ils ont fini par les considérer comme les derniers havres de liberté sur la terre. Du reste, les conditions de vie de ces hommes sont loin d’être atroces : ils vivent un peu entassés les uns sur les autres, ont peu de pièces dans leurs logements, mais ils mangent à leur faim, peuvent s’apparier avec qui ils l’entendent, et leur esprit est occupé par une multitude de divertissements en tous genres diffusés par les médias qui viennent adoucir la rudesse de leur quotidien. Pour donner encore plus d’assurance à leur emprise mentale, les marionnettistes ont créé et favorisé la diffusion d’une religion élevant le mensonge organisé en vérité éternelle, et promettant les pires châtiments envers ceux qui remettraient en cause la révélation.

    Glaucon : C’est un monde terrifiant que tu me décris là, Socrate.

    Socrate : C’est une fiction, Glaucon, rassure-toi. Des hommes réduisent en esclavage d’autres hommes depuis la nuit des temps, parfois sur une vaste échelle, mais personne n’a encore conçu un plan aussi machiavélique que celui-ci. Mon propos est simplement de te montrer combien il est difficile de se libérer d’une erreur, quand on y a cru pendant trop longtemps.

    Glaucon : En tous cas ce sont d’étranges prisonniers.

    Socrate : Et ils nous ressemblent pourtant. Dis moi… Penses-tu que ces hommes aient jamais vu autre chose que cette réalité du dehors complètement déformée par les médias qu’ils consultent quotidiennement et en lesquels ils se fient ?

    Glaucon : N’oublies-tu pas internet dans ta liste de médias ? Avec internet, ils pourraient développer une forme d’autonomie.

    Socrate : Non, les marionnettistes ont depuis longtemps interdit internet dans les villes. Les internautes vivant dans ces lieux confinés n’auraient de toute façon, comme tous les autres habitants, aucun moyen de savoir ce qui se passe « au dehors ».

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  • GPA et pédophilie : pas un amalgame, un fait

    Extraits d'un article paru dans le numéro de Minute du 13 août :

    "Même à gauche, la Gestation Pour Autrui commence à créer un malaise. « Ventres à louer, le malaise », titrait d’ailleurs « Libération » mercredi dernier. Quelques jours auparavant, des personnalités de gauche (Sylvianne Agacinski, Lionel Jospin, Jacques Delors…) avaient abjuré, dans le même journal, François Hollande de prendre clairement position contre « l’entrée en France des contrats de mères porteuses », ce qu’il n’a évidemment pas fait. La secrétaire d’Etat chargée de la famille, Laurence Rossignol, a donc annoncé d’un côté qu’elle allait recevoir ces opposants à la GPA… tout en confirmant de l’autre que la France ne ferait pas appel de l’arrêt récemment rendu par la Cour européenne des droits de l’Homme ! [...]

    Belle hypocrisie en perspective, donc : la GPA est interdite en France mais la filiation issue de la GPA est reconnue, si bien que cette interdiction (visant à entraver le marché) ne sert plus à rien ! « Il est juste que les enfants nés de la GPA bénéficient de la même sécurité juridique que les autres », a d’ailleurs déclaré Laurence Rossignol. C’est la stratégie de l’état de fait. On avance petit à petit en sanctionnant par le droit les conséquences d’un comportement illégal (passible d’un an de prison), qui du coup se généralise. Et un beau jour, on dit : « maintenant qu’on y est autant l’autoriser, ça ne changera rien ». Depuis la circulaire Taubira, c’est toute la politique du gouvernement qui est fourbe en la matière. Cette circulaire, envoyée aux tribunaux d’instance le 25 janvier 2013, affirmait que le « seul soupçon » de gestation pour autrui, ne pouvait plus suffire à « opposer un refus aux demandes de certificat de nationalité française ». En bref, elle favorisait la reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse, ce qui était une manière de dépénaliser en douce la GPA. [...]"

    L'affaire Gammy est pourtant éloquente :

    "Pattaramon Chanbua, une Thaïlandaise pauvre de la province de Chon buri a accepté moyennant l’équivalent de 11 000 euros de porter un bébé pour un couple infertile d’Australiens. En décembre dernier, elle accouche de jumeaux, dont l’un, Gammy, est atteint de trisomie 21, d’insuffisance cardiaque et d’infection pulmonaire. Bref, un produit tout pourri, tout raté,que le couple d’Australiens refuse de ramener à la maison.Dans leur esprit, c’est comme si on leur avait promis une tablette Samsung dernier cri et qu’on leur remettait un minitel en panne. Ils rentrent donc chez les kangourous avec la petite soeur en bonne santé et laissent l’avorton à sa mère porteuse qui a déjà d’autres enfants et n’a pas d’argent pour le soigner. [...]

    D’un bout à l’autre de la planète, on sort les mouchoirs, on évoque l’innocence et on se révolte contre la cruauté des gens et leur absence de morale. [...]"

    Mais l'affaire ne s'arrête pas là :

    "Mais désormais, c’est le sort de la sœur jumelle qui inquiète les Australiens, rapporte notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. Ce mardi, des médias australiens ont révélé que le père biologique a été condamné pour des agressions sexuelles sur mineures. David Farnell a un casier judiciaire bien chargé. Cet électricien de 56 ans, installé dans l'Etat d'Australie occidentale, a été condamné à trois ans de prison en 1997 pour des agressions sexuelles sur deux fillettes de moins de 10 ans, quand il était âgé d’une vingtaine d’années, a révélé la chaîne de télévision publique ABC. Il a ensuite écopé d'une deuxième condamnation de 18 mois de prison pour des attouchements sur un autre enfant.

    Choquée, Pattaramon Chanbua, la mère porteuse, se dit prête à élever la jumelle de Gammy pour la soustraire à ce père pédophile. [...]"

    Michel Janva

  • "Un des résultats du féminisme a été de rendre difficile, voire impossible, la relation avec les hommes."

    On lisait voici quelque temps dans Le Point : "Être homme aux États-Unis, c'est être condamné à vivre avec la mauvaise conscience de l'oppresseur, responsable de tous les maux de l'humanité." Outre-Atlantique, le malaise dans les rapports entre les sexes engendre une violence réactive contre les femmes, mais aussi des représentations pathologiques à base d'hypervictimisation ou d'hypervirilité. Elisabeth Badinter rappelait elle-même que le féminisme américain a fleuri sur le terreau "d'un puritanisme radical qui rend quasi impossible l'appréhension tranquille de son corps, et du corps de l'autre. Il traduit une peur particulièrement forte des hommes en face des femmes (parallèlement à la puissance de la figure maternelle), et leur incapacité à surmonter cette peur ne pouvait que déboucher sur la guerre des sexes".

          Guerre des sexes ? Choderlos de Laclos évoquait déjà, en son temps, "l'état de guerre perpétuelle qui subsiste entre les femmes et les hommes". On n'en est peut-être pas encore là, mais le fait est que les rapports hommes-femmes deviennent de plus en plus difficiles. Un sondage Sofres réalisé en mars 2012 révèle que pour 36% des hommes les relations hommes-femmes sont devenues ces dernières années plus dures, plus difficiles pour 42%, plus conflictuelles pour 47%.

         "Un des résultats du féminisme, estime Julia Kristeva, a été de rendre difficile, voire impossible, la relation avec les hommes." Valeurs masculines et féminines étaient auparavant perçues comme complémentaires. Désormais, elles s'opposent, se dressent les unes contre les autres, quand elles ne sont pas simplement niées. La différence homme-femme se transforme en un différend, où les aspirations psychiquement et symboliquement sexuées sont régulièrement déçues.

         Le changement des règles du partenariat sexuel laisse beaucoup d'hommes désorientés. Ils acceptent volontiers d'avoir des relations "d'égalité", mais savent rarement ce que cela signifie. Ils hésitent à s'engager, recherchent des liaisons éphémères, refusent de faire des plans d'avenir. Les femmes, de leur côté, veulent bénéficier d'un engagement durable de la part de leur partenaire tout en conservant leur "autonomie". C'est la quadrature du cercle. La recherche d'égalité se heurte à la profonde dissymétrie existant entre les sexes. L'une des causes majeures du malaise entre les sexes, et de la difficulté qu'ils éprouvent à communiquer, est le fait qu'ils ne parlent pas la même langue, n'aspirent pas aux mêmes choses, les femmes utilisant souvent un langage de relation et d'intimité là où les hommes emploient un langage d'indépendance et de statut. Le refus de prendre en compte ce type de différences aggrave les choses. Dans le passé, on l'a vu, il n'y a jamais eu de société humaine qui ait assigné aux hommes et aux femmes les mêmes fonctions ou les mêmes rôles sociaux. Le fait que les sociétés occidentales soient les premières à évoluer dans cette direction est l'une des sources profondes de la disharmonie entre les sexes et de leur mutuelle incompréhension : chaque sexe attend de l'autre sexe autre chose que ce qu'il peut lui donner. Ce qui est difficilement supportable car, si les règles ont changé, la psychologie de chaque sexe, telle que l'évolution l'a façonnée, n'a elle pas changé. Le sentiment se répand alors que chaque sexe usurpe les fonctions de l'autre, et que chacun d'eux doit faire face à une hostilité qui n'a pas lieu d'être.

    Alain de Benoist, Les démons du Bien

    http://www.oragesdacier.info/2014/08/un-des-resultats-du-feminisme-ete-de.html

  • Bernard Lugan censuré par l’Elysée

    Dans ce numéro de l’Afrique Réelle je publie l’intégralité[1] du texte de mon intervention censurée par l’Elysée (voir mon communiqué du 9 juillet 2014).
    Pour mémoire, le 24 juin 2014, à la demande des Armées, je devais présenter aux Attachés de Défense français en poste dans une quinzaine de pays africains, la question de l’interaction entre l’Afrique du Nord et le Sahel à travers le temps long. Le but de cette intervention très spécialisée était de donner à ces hauts responsables militaires une vision globale ainsi que des clés de lecture dépassant les frontières de leurs affectations respectives. Cette intervention de type universitaire n’avait aucun caractère politique ou polémique et les abonnés à l’Afrique Réelle le constateront d’évidence en en lisant le texte.

    lugan

    Quelques jours avant la date prévue, un ordre téléphoné depuis l’Elysée contraignit les organisateurs à décommander la prestation bénévole qui m’avait été demandée. Dans mon communiqué daté du 9 juillet, j’écrivais :

    « Alors que la complexité des situations locales et régionales nécessite une connaissance de plus en plus « pointue », non idéologique et basée sur le réel, la présidence de la République, avec un sectarisme d’un autre temps, a donc privé les Attachés de Défense français d’une expertise à la fois internationalement reconnue et nécessaire à la bonne compréhension des zones dans lesquelles ils servent… ».

    Je n’ai rien à retirer à ces lignes. D’autant plus que les épurateurs zélés qui prospèrent actuellement dans l’appareil de l’Etat ont déclenché une campagne visant à m’évincer des divers cénacles militaires devant lesquels j’interviens.
    Le fond du problème est que ces idéologues sont désemparés car ils ont perdu le magistère qu’ils exerçaient depuis les années 1950 dans le domaine des études africaines. Or, il faut bien avoir à l’esprit que ce fut à travers cette « chasse gardée » qu’ils imposèrent la culture de la repentance et de la culpabilisation, socle du désarmement moral de notre société. Il leur est donc insupportable de voir qu’une pensée non « conforme » puisse circuler au sein de l’institution militaire. Ils ont donc décidé de me remplacer par l’un ou l’autre de ces « africanistes » formatés et sans mémoire qui expliquent les crises actuelles par des facteurs d’abord économiques ou sociaux et qui, au nom de l’universalisme et du concept désincarné du « village terre », négligent la réalité ethnique parce qu’elle fait référence à un enracinement et encore plus grave à leurs yeux, à une identité. Certains vont même jusqu’à soutenir que les ethnies sont des créations coloniales…

    Les officiers français ne sont pas dupes car, hommes de terrain, ils ont pu observer que si l’ethnie n’explique évidemment pas tout, rien ne peut s’expliquer sans elle… De plus, si les idéologues peuvent, sans risques, manier des concepts abstraits dans leurs douillets cabinets, les militaires sont quant à eux condamnés au réel. Ils ne peuvent en effet pas tricher avec les faits car il en va de leurs vies et plus encore, de celles de leurs hommes. Voilà pourquoi, fondées sur le seul réel et sur une longue connaissance du milieu, mes analyses connaissent un certain succès parmi nos Armées. Cela, les « bien-pensants » ne peuvent l’accepter.

    Bernard Lugan

    [1] Moins naturellement ce qui concerne les opérations en cours ou prévues.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/bernard-lugan-censure-par-lelysee_114347.html#more-114347

  • Montebourg sème la haine !

    L’ineffable Montebourg n’a pas de franchouillard que sa marinière bretonne, il a aussi ses sabots. Des vrais, des lourds, en bois.

    Astucieux comme pas deux, il n’a pas manqué de prendre connaissance des sondages qui rapportent l’image désastreuse véhiculée par certaines professions. Ainsi en est-il par exemple des huissiers, des pharmaciens et des notaires.

    Le voilà donc qui se paie une tentative de montée dans les sondages à l’aide d’une dénonciation de ces professions, dénonciation dont il connait la résonnance assurée pour lui chez le « bon peuple ».

    Il n’est pas le premier à se rendre intéressant en excitant les bas instincts populaires. C’est un plan « boomerang » qui marche à tous les coups, avec retour assuré en pleine poire. Alors, voyons voir.

    Les pharmaciens

    Certains sont riches, sans doute. Le plus grand nombre apporte, pour pas grand-chose, une prestation de proximité, que les hommes de l’Etat auraient pu supprimer depuis fort longtemps s’ils l’avaient jugé utile. Il y a belle lurette que la grande distribution propose de prendre en charge la vente des médicaments, leur prix baisserait alors de 30 à 40%. Mais finie la proximité pour l’usager et la multiplicité des impôts sur les officines pour le trésor public. Sans compter le risque d’augmentation de la consommation liée à l’agressivité commerciale de la grande distribution.

    Il faut savoir ce que l’on veut, avant de jeter toute une profession au pilori par intérêt personnel, il serait bon, au minimum, de faire preuve d’un peu de cohérence.

    Les huissiers

    Il y a bien longtemps qu’ils ne font plus le travail pour lequel ils sont payés : la délivrance des actes. Le tarif auquel ils sont tenus les amène à vous envoyer une simple lettre vous invitant à aller chercher chez eux ce qu’ils devraient apporter chez vous. La part de richesse de certaines études, là encore ce n’est pas la majorité, est liée aux constats, dont, objectivement, les prix se font à la tête du client, ou à des actes non obligatoires où ils négocient leur assermentation.

    L’objectif de Montebourg est-il de ruiner les petits huissiers et de remplacer les gros par des fonctionnaires ? Double gain : perte de fiscalité pour lui, dérive assurée d’un service pour nous. Il ferait mieux d’augmenter les huissiers, tout en leur imposant d’accomplir leur tâche réellement.

    Zut, j’oubliais son but. En réalité, il n’en a rien à foutre des huissiers, pour lui c’est son coup de pub sur leur dos qui compte.

    Les notaires

    Comme pour les deux autres professions, il y a davantage de toutes petites études vivant difficilement que de caïds de l’acte notarial. Mais, oublions les petits pour nous pencher sur les gros, ceux qui font fantasmer les jaloux.

    D’abord, il y a lieu de remarquer que la plus grande partie (80 à 90%) des émoluments des notaires n’en sont pas. Il s’agit de taxes levées pour l’Etat, dont les notaires sont les zélés percepteurs. Imaginons que les notaires soient démotivés ou carrément éradiqués par Montebourg, remplacés par des fonctionnaires, l’effet serait double : lui n’aurait plus à sa disposition ces brigades serviles et gratuites de collecteurs d’impôts, nous, nous devrions faire établir nos actes par une cohorte de « fonctionnaires-notaires » qui ne manqueraient pas de nous faire remarquer à la fois leur épuisement professionnel et notre humiliante place d’usager dont la moindre révolte serait sanctionnée par davantage d’inertie de la part de ces « fonctionnaires-notaires ». Pour passer un acte, il ne faudrait pas être pressé.

    Je vous laisse imaginer le bazar.

    Ajoutons à cela que les notaires s’auto-surveillent, qu’ils absorbent, sur leurs fonds propres, toutes les escroqueries de certains de leurs petits camarades, ce que l’Etat ne saurait faire lorsque, de la même façon, certains de ses « fonctionnaires-notaires » pèteraient un câble.

    Conclusion

    Les collectivistes ne sont pas possibles. Ce sont bien eux qui initient l’envie, qui font de la jalousie et de la haine qu’elle inclut les moteurs de leur gloire. Ce sont eux, il n’y a pas à en douter, qui favorisent les extrêmes qui prônent la violence.

    Nous sommes bien loin du libéralisme, de l’individualisme, bien loin de la main invisible que la liberté favorise, qui régule naturellement l’équilibre social. Pas plus que le chien ne mord s’il n’y est pas contraint ou entraîné, l’homme ne hait s’il n’y est pas contraint ou entraîné.

    Les collectivistes sont les spécialistes de l’entraînement à la haine, à laquelle sont finalement acculés ceux qui adhèrent à leur système. Ils sont les spécialistes du « poing invisible », ce choc qui surprend et détruit, dont la survenance est symptomatique de leur dogme.

    Le collectivisme tue, saborde, dresse les hommes les uns contre les autres, alors que, paradoxalement, il a la prétention d’être la panacée de la vie en commun.

    Mais, à y bien réfléchir, comment la perte de la liberté individuelle, la contrainte du groupe, pourraient-elles se transformer en plaisir de vivre ?

    M. Montebourg le sait bien, lui qui se garde de vivre comme il prétend nous faire vivre.

    Henri Dumas

    http://francelibre.tumblr.com/post/92674482401/montebourg-seme-la-haine#.U_Mfq7wX5iA

  • Une véritable enquête policière a mis fin au mensonge d’Etat sur le monopole de la sécurité sociale !

    Le grand mystère de la Sécurité sociale a une adresse : 14 avenue Duquesne à Paris (7e)C’est le siège du ministère des Affaires sociales et de la Santé. C’est aussi le siège du Conseil supérieur de la mutualité. Cet organisme a un secrétaire général qui a pour mission d’immatriculer les mutuelles. Il s’agit de vérifier si celles-ci ont bien des statuts en règle et répondent aux exigences du code de la mutualité.

    Il y a donc au 14 avenue Duquesne une liste que tout citoyen a le droit de consulter et sur laquelle doivent figurer les noms de toutes les caisses de sécurité sociale françaises, qu’il s’agisse de l’URSSAF, du RSI, de la MSA, des caisses primaires d’assurance maladie, des caisses de retraite etc. En effet, en vertu des ordonnances de 1945 qui ont fondé la Sécurité sociale et édicté le statut de la mutualité, les caisses de sécurité sociale sont des mutuelles et ne peuvent être que des mutuelles.

    Si l’une des ces caisses est une mutuelle immatriculée, elle n’a pas le moindre monopole, ce qui veut dire qu’elle ne peut contraindre quiconque à cotiser.

    Si elle n’est pas une mutuelle immatriculée, elle est dissoute.

    Le MLPS a donc voulu consulter cette liste. Pour que cette consultation soit incontestable, il a dépêché par deux fois, le 4 juin 2014 et le 20 juin 2014, un huissier de justice au 14 avenue Duquesne. Le premier s’est entendu répondre que « nous ne voyons pas la portée de la question, car le RSI, l’URSSAF etc. ne sont pas des mutuelles », et le second que « cette liste n’est pas immédiatement disponible et qu’au surplus ces organismes ne sont pas des structures mutualistes ».

    Le problème est que le 16 mai 2014 à 9 h 30, un avocat du MLPS avait téléphoné au Secrétariat général du Conseil supérieur de la mutualité et, ayant demandé si le RSI était bien immatriculé en qualité de mutuelle, s’était entendu répondre que « le RSI et ses diverses caisses régionales sont bien inscrits et qu’ils ont même été les premiers à effectuer cette démarche » !

    L’appel téléphonique de notre avocat avait évidemment semé la panique au ministère, et celui-ci s’était immédiatement mis en plongée périscopique, toutes écoutilles fermées. D’où les réponses faites aux huissiers.

    Ce que le citoyen doit savoir – et que peu de Français savent – c’est que la décision de dissimuler le caractère mutualiste des organismes de sécurité sociale a été prise en 2004 par le gouvernement de Jacques Chirac pour retarder la mise en application des lois supprimant le monopole de la sécurité sociale. Un journaliste avait même reçu, à l’époque, un document de travail du ministère où figurait une consigne formelle : « Ne pas dire que les caisses de sécurité sociale sont des mutuelles » !

    Il reste une question : pourquoi le RSI s’est-il empressé de s’inscrire lorsqu’un décret du 26 septembre 2011 a changé la procédure. Tout simplement parce qu’à sa création, en 2005, il ne s’était pas fait immatriculer au registre national des mutuelles et qu’il était donc dissous. Le décret du 26 septembre 2011 a supprimé ce registre et l’a remplacé par une inscription auprès du secrétaire général du Conseil supérieur de la mutualité. Du coup, s’étant inscrit, le RSI retrouvait une existence légale. A ceci près – et ce n’est pas rien – qu’étant dissous, il aurait dû se reconstituer pour bénéficier d’une immatriculation. Le ministère a donc inscrit un cadavre ! Le décret du 26 septembre 2011 n’avait pas d’autre but que cette manipulation.

    Aujourd’hui, le mensonge officiel sur la nature mutualiste des organismes de sécurité sociale est, comme on vient de le voir, toujours en vigueur. Mais plus pour longtemps. D’abord parce que la Cour de cassation a jugé que les tribunaux devaient enjoindre aux caisses de sécurité sociale de décliner leur identité mutualiste, et ensuite parce que, s’appuyant sur un avis de la Commission d’accès aux documents administratifs, une foule de citoyens assiège le Secrétaire général du Conseil supérieur de la mutualité pour obtenir cette fameuse liste et la brandir au nez des caisses de sécurité sociale qui prétendent en toute illégalité les contraindre à cotiser.

    Le monopole de la sécurité sociale est bien mort. A présent doit venir le temps des sanctions. Les ministres et les hauts fonctionnaires qui ont violé le droit des Français à la liberté sociale doivent être jugés. Nous réclamons des sanctions à la hauteur du préjudice causé à l’état de droit, à l’économie nationale et à la situation économique et sociale de tous ceux qui travaillent dans notre pays. C’est dire qu’elles doivent être particulièrement sévères !
    Dr Claude Reichman

    http://francelibre.tumblr.com/post/92674365716/une-veritable-enquete-policiere-a-mis-fin-au-mensonge#.U_LvUrwX5iA

  • Quand John Mc Cain fréquentait le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi

    Lu sur IHS news :

    "Le Conseil de sécurité de l’ONU vient de prendre des mesures contre les djihadistes en général, certaines visant par exemple à empêcher le recrutement et le financement des djihadistes en Syrie et en Irak.

    Le Conseil a par ailleurs, ajouté les noms de six extrémistes, parmi lesquels des responsables de l’Etat islamique et du Front al-Nosra originaires d’Arabie saoudite ou du Koweït, sur une liste d’individus soumis à des sanctions internationales pour leurs liens avec al-Qaïda.

    Ces sanctions consistent en un embargo sur les armes, des gels d’avoirs et une interdiction de voyager.

    Le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquermais n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire.

    A l’issue du vote, l’ambassadrice américaine Samantha Power a salué la position ferme et unie du Conseil et sa volonté de prendre des mesures concrètes face à ce qu’elle a qualifié de nouveau front de la menace terroriste.

    Le représentant russe a, de son côté, souligné que la résolution ne donne pas d’approbation pour une action militaire seule capable selon lui de résoudre le conflit.

    [...] Le Conseil de sécurité rappelle également, qu’en vertu d’une précédente résolution adoptée cette année, tous les Etats doivent prévenir et réprimer le financement des actes de terrorisme et doivent veiller à ce qu’aucun fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques ne soient mis directement ou indirectement à la disposition de ces deux groupes extrémistes.

    Or, l’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vue à Paris, des coffres de diverses banques, comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin, avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et … du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

    D’où viennent les armes ? Essentiellement des Etats-Unis, de Londres et de Paris.Le matériel, fourni aux opposants à Bachar el Assad, est passé à 90% entre les mains des djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

    Alors que va faire le Conseil de Sécurité ? Pour les armes, les fautifs peuvent déclarer que leur intention n’était pas de les fournir aux extrémistes. Mais pour les financements ?Les pays occidentaux, si forts en paroles, vont-ils sanctionner le Qatar qui, comme le révélait un journal hier, est le pays le plus reçu à l’Elysée…???Des mesures pour stopper le financement du terrorisme mondial par ce pays appliquant la Charia stricte, l’esclavagisme… vont-elles être enclenchées, où comme on peut le penser les condamnations vont-elles rester lettre morte ?

    On peut revenir pour comparer à ce qui se passe actuellement en Ukraine. Les Etats-unis et l’Europe prennent des sanctions économiques contre la Russie pour une aide, toujours pas prouvée (nous ne disons pas qu’elle n’existe pas, mais juste que l’on attend les preuves) à des séparatistes qui, somme toute, ne font que faire ce qu’ont fait les actuels dirigeants ukrainiens au moment des affrontements du Maïdan à Kiev. Séparatistes qui ne décapitent pas, ne chassent pas les populations, ne pratiquent pas d’attentats suicides, ne violent pas, ne détruisent pas les lieux de cultes, et ne s’adonnent pas à l’esclavage. Mais qui mènent une action militaire (légitime ou pas c’est une autre question dont nous avons déjà abondamment parlé ailleurs) contre des forces armées et non des civils.

    En revanche, contre le Qatar et l’Arabie Saoudite qui financent ouvertement pour le premier, plus subtilement pour le second, les groupes djihadistes, y compris l’Etat islamique avec toutes les horreurs pratiquées par ce dernier, pas l’ombre d’une sanction n’a été mise en place ni même évoquée. Bien pire, aucune voix officielle ne s’est élevée de la part des démocrates occidentaux pour ne serait-ce que rappeler à l’ordre ces pourvoyeurs de terrorisme. Avez-vous entendu le président Obama menacé le Qatar ou simplement lui demandé d’arrêter son soutien aux terroristes ? Jamais. Avez-vous entendu Laurent Fabius condamner le Qatar ? Non, le 1er août, le ministre des Affaires étrangères préférait de loin inaugurer l’hôtel Peninsula situé avenue Kleber à Paris. Il s’agit d’un palace qui propose 200 chambres – dont 45 suites -, fruit d’un investissement de 900 millions d’euros qui associe le groupeShangai Hotels, propriétaire du nom Peninsula, et Katara Hospitality (anciennementQatar National Hotels), puissant groupe qatari qui possède déjà en France l’Intercontinental Carlton Cannes. [...]

    Et encore, ce n’est que le début, car plus on avance dans cette affaire plus les révélations sont sombres et révoltantes, à l’image de la photo de John Mc Cain en compagnie de plusieurs djihadistes dont le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi, prise en 2013 alors qu’il était déjà classé comme terroriste, se multiplient."

    Michel Janva

  • La Ligue du nord et la droite européenne contre les sanctions antirusses

    Matteo Salvini, député italien au Parlement européen et secrétaire fédéral de la Ligue du nord a fulminé ce jeudi sur son compte Twitter contre la politique de sanctions de l’Union européenne à l’égard de la Russie. « Seuls des sots de Bruxelles et de Rome pouvaient adopter des sanctions économiques contre la Russie. », pouvait-on lire. Un milliard d’euros de produits agro-alimentaires exportés en Russie ayant été retournés en Italie en vertu de la spirale des sanctions, le cadre de la Ligue du nord s’est insurgé en ces termes : « Qui remboursera nos producteurs? Matteo Renzi ? Angela Merkel? Il est indispensable de lever immédiatement les sanctions imposées contre la Russie. »

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  • Qui finance l’Etat islamique ? Vous et moi

    Les missiles tirés du ciel ne suffiront pas à stopper ou à faire reculer l’Etat islamique. C’est le Pentagone qui le dit. Alors, que faire contre ces bataillons brutaux et fanatisés qui contrôlent maintenant, sous la houlette du nouveau calife, un gros morceau de l’Irak et de la Syrie ? Il y a de la panique dans l’air. La preuve ? On cherche des coupables.

    Hillary Clinton s’en prend ainsi à Barack Obama (et c’est bien la preuve qu’elle est déjà candidate, sans le dire, à sa succession). Elle reproche à son ancien patron de ne pas l’avoir écoutée, il y a deux ans, quand elle proposait d’armer la résistance syrienne modérée contre Bachar el-Assad. Le refus américain, dit-elle, a créé un vide que d’autres ont rempli. L’argent et les armes qui ont afflué par ces canaux-là sont allés aux groupes islamistes les plus extrémistes, assurant leur suprématie, d’abord en Syrie, maintenant en Irak.

    Quels canaux ? Hillary Clinton ne le dit pas. Mais Dominique de Villepin casse le morceau. L’ancien premier ministre français, qui n’est pas le plus mal informé sur ces questions, dénonce le «jeu destructeur» de «l’Arabie saoudite et des monarchies conservatrices» du Golfe.

    John McCain, l’adversaire républicain d’Obama en 2008, désignait il y a quelques mois les mêmes coupables. Mais pas pour les condamner : il félicitait les Saoudiens, les Qataris et autres émirs d’avoir fourni aux rebelles syriens les armes que leur refusait Obama. C’était avant, il faut le dire, la prise par l’Etat islamique de Mossoul et d’une bonne partie de l’Irak.

    Sir Richard Dearlove, ancien chef des services de renseignements britanniques, est plus précis. Il rapporte des propos que lui avait tenus naguère le prince Bandar ben Sultan, l’un des architectes depuis trente ans de la sécurité du royaume saoudien. Le prince annonçait que le moment de régler leur compte aux chiites approchait. Pour le Britannique, la promesse a été tenue : une armée djihadiste inspirée par le wahhabisme saoudien défie aujourd’hui, devant Damas et devant Bagdad, les pouvoirs soutenus par l’Iran chiite.

    Or, Bandar vient d’être démis de ses fonctions. Il a d’abord perdu la responsabilité des opérations clandestines du royaume, puis des services de renseignements qu’il dirigeait.

    Tout se passe comme si Riyad, sous pression américaine, avait soudain pris conscience que ses pétrodollars ont nourri un monstre. Comme en Afghanistan il y a trente ans. L’appui massif – avec les Etats-Unis cette fois – aux moudjahidines antisoviétiques avait alors donné naissance à Al Qaïda.

    Les Saoudiens, naturellement, rejettent à hauts cris ces accusations, portées aussi par le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, désormais sur un siège éjectable [N.B. : depuis la rédaction de cet article, il a été remplacé par Haïder al-Abadi. - Fortune].

    Mais Riyad sait bien que la formidable armée de l’Etat islamique n’est pas née par génération spontanée dans les sables. Même si les rois et les émirs n’y sont pas allés directement de leur poche, les milliers de princes et les énormes fortunes du Golfe ont suffi, au départ, à pourvoir les légions sunnites du futur calife. On connaît même les circuits de ces financements discrets : ils passent par le Koweït où l’argent ne laisse guère de traces.

    Maintenant que les brigades de l’Etat islamique ont établi leur domination sur les terres non contrôlées de Syrie et d’Irak, et maintenant que des recrues venues de partout se rallient à son drapeau noir, le calife autoproclamé a acquis ses propres sources de revenus. Il lève des impôts, pille les banques, rackette les infidèles. Et surtout, il a du pétrole.

    C’était même sans doute son objectif central : s’emparer des puits dans la région de Raqqa, puis autour de Mossoul, en visant aussi Kirkuk. Le califat est potentiellement une puissance pétrolière, il se libère peu à peu des bailleurs de fonds qui ont permis son ascension.

    Et on en revient toujours à cette évidence écopolitique : la richesse et le malheur du Proche-Orient sont les produits de notre soif inextinguible de pétrole et de gaz. Ces économies de rente, qui tuent la démocratie dans le Golfe et emprisonnent les peuples dans des combats fratricides, sont intimement liées à nos besoins énergétiques. Tant que nous remplissons nos réservoirs, tant que nous allumons le gaz, le calife peut se payer des canons.

    Bilan

    http://fortune.fdesouche.com/351439-qui-finance-letat-islamique-vous-et-moi#more-351439