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Alain Soral 2014 Dieudonné – 30 Mars 2014, folle journée – Vidéo du mois
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Une porte-parole du PS lobbyiste chez Bouygues Telecom
Rafika Rezgui a été nommée dans l'équipe du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. Nouveau conflit d'intérêts au Parti socialiste ?
L'information pourrait causer des remous rue de Solférino. Rafika Rezgui, 38 ans, nommée porte-parole du Parti socialiste au sein de l'équipe de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, est directrice des services extérieurs de Bouygues Telecom. En clair, elle est lobbyiste pour la branche téléphonie du groupe de BTP. "Son travail consiste à nouer des contacts avec les élus notamment et ainsi de constituer un réseau favorable aux intérêts de cette entreprise du CAC 40", confirme une source parlementaire. "Je n'assure pas directement de rendez-vous avec les élus, mais je coordonne des équipes en charge d'informer les élus. Je suis dans une direction opérationnelle", assure Rafika Rezgui au Point.fr.
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« Le Nouvel Observateur / 50 ans de passions »… [et de mystifications] de Jacqueline Remy
« Claude, faites attention quand vous allez vendre, ne faites pas n’importe quoi .»
♦ Pendant cinq décennies, sur fond de lutte des ego entre ses fondateurs – le travailleur du chapeau Jean Daniel et l’industriel et inlassable bailleur de fonds Claude Perdriel –, « Le Nouvel Observateur » fut à la France ce qu’était Ceausescu à la Roumanie : le « Danube de la pensée ». « On est des intellos, faut pas déconner ! »protestait d’ailleurs sa rédaction quand, les ventes étant en chute libre, Perdriel, bien que prodigieusement enrichi par son usine de saniboyeurs, avait le mauvais goût d’envisager quelques économies. Mais les meilleures choses ont une fin et, le 8 avril, le mécène, soucieux des intérêts de ses héritiers légitimes, a fini par vendre son « enfant » à la triade Pierre Bergé/Xavier Niel/Matthieu Pigasse déjà propriétaire du « Monde ». Alors qu’une page s’achève, engageons un retour sur le passé avec le livre de Jacqueline Remy, « Le Nouvel 0bservateur / 50 ans de passions » (1). C.G.
« Parc naturel de la pensée »
« Grand journaliste », ainsi qu’il se définissait lui-même faute d’être reconnu comme grand écrivain, Jean Bensaïd, dit Daniel, portait sur sa personne et son œuvre à la direction de L’Obs’ (de 1964 à 2008) les jugements les plus flatteurs : l’hebdomadaire, le seul selon lui à pratiquer « le journalisme culturel » et « l’économie des Lumières », était un « parc naturel de la pensée » ayant le « monopole du cœur ». Aucune flatterie ne lui paraissait excessive, par exemple quand une nouvelle rédactrice lui déclara que « son rêve avait toujours été d’écrire dans un journal dont Jean Daniel signait l’éditorial » (elle fut aussitôt embauchée) ou quand, par manière de plaisanterie, un journaliste lui suggéra de changer la une annonçant « Israël, les juifs et moi » par « Moi, Israël et les juifs ». « En effet, c’est mieux ainsi », acquiesça l’intéressé.
Naturellement, cette haute idée de soi-même avait fait école. On appelait « l’étage des princesses » celui où officiaient les grandes plumes féminines et où les hommes se pavanaient en pulls cachemire et vestes Harris Tweed. Très loin du vulgum pecus et de la plèbe immigrée dont l’hebdo, devenu magazine après une naissance militante puisqu’il avait pris la suite de l’ultra-progressiste France Observateur, fer de lance de l’anticolonialisme, se voulait le défenseur.
Omerta sur les copains et les coquins
Qu’on ne s’y trompe pas : c’est avec tendresse que Jacqueline Remy (2) file ces anecdotes édifiantes, au point de donner l’impression qu’ancien rédacteur en chef de L’Express, elle se console mal de ne pas avoir appartenu à la « famille » de L’Obs’. Et c’est avec la même indulgence qu’elle évoque les compromissions du journal, toujours très réticent, à l’image de Jean Daniel, à parler des faiblesses, des erreurs ou des trahisons de la gauche. Ainsi, écrit en 1999, un papier d’Hubert Prolongeau évoquant le priapisme et la passion échangiste de Dominique Strauss-Kahn ne sera-t-il publié qu’en 2003, et DSK, non cité, y sera simplement qualifié d’ancien ministre.« Russie : une presse aux ordres », titrait Le Monde le 28 mars dernier tout en admettant « l’existence en Europe ou aux Etats-Unis de “biais”, c’est-à-dire d’influences culturelles inconscientes et de prismes déformants dans le traitement de l’information, malgré les pratiques professionnelles et les règles déontologiques ». Ces biais, c’est-à-dire le refus de voir la réalité, qui, omniprésents dans nos propres médias, expliquent le discrédit croissant qui les touche, résument toute l’histoire du Nouvel Observateur : formidable succès de presse (400.000 exemplaires vendus à l’aube de 1981) après des débuts difficiles, il redevenait végétatif trente ans plus tard malgré une consommation effrénée de directeurs de la rédaction et de directeurs administratifs, dont aucun n’a pu endiguer la déroute. Les Bobos ne sauraient-ils plus lire ?
Le trio BNP aux commandes
« Claude, faites attention quand vous allez vendre, ne faites pas n’importe quoi », déclara François Hollande (lequel, en ses jeunes années, pigeait lui-même à l’hebdo, qu’il fournissait en échos « confidentiels » puisés à bonne source) le 17 décembre 2013 à Perdriel qui répliqua : « Ne vous inquiétez pas, ce sera quelqu’un qui aura nos opinions politiques. » En fait, depuis des entretiens secrets aux Maldives (on est prolo ou on ne l’est pas), tout était déjà ficelé entre Perdriel et Le Monde Libre (LML), holding du journal Le Monde et propriété de Bergé, Niel et Pigasse (3), qui ont acquis pour 4,1 millions d’euros 65% des parts du journal que l’industriel, qui le tenait à bout de bras, se défend d’avoir « bradé ».
A l’évidence, les nouveaux copropriétaires, désormais largement majoritaires, sont de gauche comme le souhaitait l’Elyséen. Mais quelle gauche ? De plus en plus irascible et imprévisible avec l’âge (84 ans), Pierre Bergé méprise François Hollande. Xavier Niel, patron de Free enrichi dans le Minitel rose, milliardaire passé entre 2010 et 2011 de la 18e à la 12e place dans la liste des plus grosses fortunes françaises, se soucie essentiellement de ses propres intérêts. Quant au banquier Matthieu Pigasse, pur produit et fleuron de l’écurie Lazard, intime de Laurent Fabius puis soutien frénétique de Strauss-Kahn, il vient de publier chez Plon un Eloge de l’anormalité sonnant comme une déclaration de guerre à l’actuel président, qui n’en décolère pas.
Le 11 avril, c’est Matthieu Croissandeau qui a été choisi pour diriger la rédaction du néo-Nouvel Observateur dont il avait été le collaborateur. Interrogé par Jacqueline Remy qui préparait alors son livre, il lui avait répondu : « Est-ce qu’on est le journal de toutes les gauches ou d’une gauche ? Le journal a raté le virage altermondialiste… On a fait le choix d’être le journal d’une gauche élitiste, un peu germanopratine, hors sol. »
Reste à savoir, bien sûr, si l’altermondialisme qui, désormais, sera sans doute privilégié, n’est pas lui aussi élitiste et « hors sol »… En attendant, le prophète Jean Daniel, affaibli par la maladie et le poids de ses 94 ans, se désole : « On ne m’a pas consulté… C’est comme si je n’existais plus. »
L’enfer, ce n’est pas les autres : c’est que les autres vous tiennent pour quantité négligeable après vous avoir encensé.
Camille Galic
(1) Jacqueline Remy, Le Nouvel 0bservateur / 50 ans de passions, Ed. Pygmalion 2014, 310 pages (hélas sans index).
(2) Jacqueline Remy est une journaliste et écrivain française, ancienne rédactrice en chef du service « Société » et des pages « Débats » à l’hebdomadaire L’Express qu’elle a quitté en 2007.
(3) Voir la bio des trois compères dans le chapitre sur le « trio BNP » dans Les médias en servitude de Claude Lorne (éd. Polémia 2011).Source : Polémia – 18/04/2014
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« Messe sataniste » Femen pour le Dimanche de Pâques
Les Femen sont dépendantes de leur médiatisation et, pour la conserver, ont recours à la surenchère permanente dans la provocation. Dimanche prochain – la date n’est pas choisie au hasard, c’est le dimanche de Pâques -, les Femen organisent une soirée « sataniste » dans leur nouveau « quartier général » situé 4 rue du Port à Clichy la Garenne.
OPEN DOOR PARTY
FEMEN ouvre les portes de son nouveau QG implanté dans des bureaux désaffectés à Clichy.
Messe sataniste, bucher de merguez, coups de fouets, débats infernaux, musique païenne et blasphème à tous les étages: le 20 avril gagnez votre ticket pour l’enfer en pénétrant dans l’antre des sorcières! -
Pourquoi Manuel Valls peut satisfaire Bruxelles avec son plan d'austérité
Manuel Valls a présenté son plan de réduction des dépenses de 50 milliards. Parmi les raisons avancées, une est rarement évoquée: à défaut de parvenir à limiter à 3% son déficit public fin 2015, la France doit montrer à l'Europe qu'elle a diminué son déficit structurel de 0,8 point. Ce que permettent ces 50 milliards.
Cette fois, on y est. Le gouvernement décrète un véritable plan d'austérité pour diminuer de 50 milliards d'euros le rythme des dépenses publiques entre 2015 et 2017, soit, tout de même, l'équivalent de… 2,5 points de PIB. Ce n'est pas rien, en cette période de faible croissance. En effet, le PIB devrait progresser de 1% au mieux cette année et de 1,7% en 2015. Des données qui ont sérieusement compliqué la donne pour le gouvernement, parfaitement conscient qu'un plan d'austérité très contraignant pourrait venir contrarier cette progression du PIB - déjà faible - attendue, selon la théorie des effets multiplicateurs chère aux keynésiens.
Le Pacte de responsabilité devait être financé par une diminution des dépenses
Il fallait donc ajuster au mieux. Mais les choix étaient limités dès lors que le président de la République avait annoncé en janvier que le pacte de responsabilité (20 milliards d'euros pour le CICE et 10 milliards d'euros supplémentaires d'allègements des cotisations patronales) ne serait pas financé par des hausses d'impôts pesant sur les ménages. Autre donnée contrariante, la France est tenue de revenir dans les clous de ses engagements européens à la fin 2015 en limitant ses déficits à 3% du PIB. Elle a déjà obtenu un délai supplémentaire de deux ans l'an passé. Et les autorités de Bruxelles on clairement fait comprendre au ministre des Finances Michel Sapin que l'Hexagone s'exposait à des sanctions s'il ne tenait pas ses engagements. Or, ce déficit était de 4,3% à la fin 2013 et il devrait être de 4% à la fin de cette année.
D'où ce plan à 50 milliards d'euros sur trois ans. D'autant plus, autre argument avancé, que la dette française ne cesse d'augmenter, passant de 50% du PIB à la fin 2002, à 65% en 2007, puis à 90% en 2012 à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy et à 93,9% fin 2013.
Le plan de 50 milliards d'euros, selon Manuel Valls, nécessite des efforts, « équitablement répartis ». C'est quasi exact… Sauf que les entreprises ne sont absolument pas concernées, puisqu' elles sont protégées par la « nouvelle politique de l'offre » chère au président de la République. Les salariés également passent entre les gouttes. Mais ils ont beaucoup donné les années précédentes. Le Premier ministre a ainsi pris soin de souligner que le Smic ne serait pas remis en cause.
Un coup rude pour les fonctionnaires
En revanche, pour les quelque 5 millions de fonctionnaires, le coup est rude. Manuel Valls a annoncé, une nouvelle fois, le gel de la valeur du point. C'est la quatrième année consécutive depuis 2010 sous François Fillon. Pis, Manuel Valls s'est bien garder de dire qu'il s'agissait de la dernière année. Donc quid de 2015 ?
Il faut dire que pour l'Etat, prié de faire 18 milliards d'économies, la rémunération des fonctionnaires constitue une très bonne variable d'ajustement. Chaque hausse du point d'indice de 1% augmente de 800 millions la masse salariale des agents de l'Etat et de 1,8 milliard d'euros celle des l'ensemble des administrations publiques. Or, selon la Cour des comptes, cette masse salariale représente 13,6% du PIB et, à elle seule, la masse salariale des fonctionnaires d'Etat atteints 80 milliards d'euros, soit 4 points de PIB.
Et ce n'est peut-être pas fini pour la fonction publique. Certes, le Premier ministre a confirmé l'engagement de campagne de François Hollande : le recrutement de 60.000 fonctionnaires dans l'Education nationale est maintenu et va se poursuivre. Idem pour les recrutements de magistrats et de policiers. Mais pour les autres ministères, Manuel Valls veut baisser les effectifs. Dans quel ordre de grandeur ? va-t-on revenir à la règle Sarkozienne du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux ?
Du côté des collectivités territoriales, priées d'économiser 11 milliards en trois ans, ça va faire mal également. Les départements et régions vont freiner leurs dépenses d'équipements. « Les entreprises du BTP vont se prendre en pleine figure la baisse des investissements des collectivités » analyse Eric Heyer, économiste à L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Gel des prestations sociales jusqu'en octobre 2015
Pour leur part, la protection sociale et la santé vont être amputées de 21 milliards d'euros, dont 11 milliards concerneront les prestations sociales. Manuel Valls a été très clair : aucune prestation sociale ne sera revalorisée avant octobre 2015. A l'exception toutefois des minima sociaux (RSA, ASS, Minimum vieillesse). Une mesure qui rappelle « les commissions de la hache » du gouvernement (SFIO) de Paul Ramadier de 1946 quand il avait fallu opérer des coupes drastiques dans les finances publiques.
Très concrètement, ce gel des pensions - qui va permettre une économie dépassant les 3 milliards d'euros - sera autant d'argent en moins dans la poche des retraités notamment. Il sera intéressant de mesurer son impact sur la consommation, et donc sur la demande intérieure.
Quand Manuel Valls empiète sur le domaine des partenaires sociaux
Manuel Valls a même inclus dans ce gel les retraites complémentaires (Arrco pour les salariés et Agirc pour les cadres). Une intrusion étonnante dans un domaine réservé aux partenaires sociaux. Ce sont en effet le patronat et les syndicats qui sont gestionnaires des régimes complémentaires et seuls décisionnaires sur l'évolution des pensions. Or, justement, en 2013, patronat et syndicats ont conclu un accord douloureux, rendu nécessaire par l'état financier des régimes : ils avaient décidé de désindexer partiellement la revalorisation des pensions par rapport à l'inflation en appliquant pour 2014 et 2015 la règle de la revalorisation moins un point par rapport à l'inflation ou au moins la hausse des prix si elle est inférieure à 1 %.
Les partenaires sociaux doivent se revoir fin 2014 pour négocier la suite. « Manuel Valls préempte cette négociation, explique Philippe Pilhet, responsable des retraites à FO. Il nous met la pression pour que nous allions jusqu'à une non revalorisation totale. Et le Patronat va certainement appuyer cette demande ». Étrange pour un gouvernement que se revendique social-démocrate et donc partisan de la codécision des partenaires sociaux ?
La même réflexion prévaut pour l'assurance chômage. Manuel Valls demande que l'Unedic soit dans le « vert » à la fin 2017. Or, actuellement, l'assurance chômage perd environ 4 milliards d'euros par an du fait du taux élevé de chômage. Et la nouvelle convention qui va s'appliquer à compter du 1er juillet permet, pour l'instant, de n'économiser « que » 400 millions par an. Le Premier ministre met donc la pression sur les partenaires sociaux pour aller beaucoup plus loin.
La vraie raison du plan: éviter des sanction de l'Europe à l'encontre de la France
Mais pourquoi ce programme au pas de charge ? On l'a dit, d'abord pour financer en partie le pacte de responsabilité, puis pour freiner nos dépenses publiques. Mais il y a une autre raison, fondamentale, liée encore une fois à l'Europe.
En 2013, la Commission européenne avait autorisé la France à ne revenir qu'à la fin 2015 à un déficit public limité à 3% du PIB. La France avait reçu l'injonction d'y parvenir. Cette année, on sait que Bruxelles a refusé un nouveau délai à Michel Sapin et Arnaud Montebourg. Le respect des « 3% » est donc impératif, sous peine de sanction…
Sauf que, en 2013, la France et la Commission européenne avaient prévu un « plan B ». Si la France ne parvenait pas aux fameux « 3% » - et avec ce plan d'économies de 50 milliards elle devrait plutôt se situer au mieux entre 3,3% et 3,7% -, pour échapper aux sanctions, la Commission regarderait alors si la France avait au moins réussi à réduire son déficit structurel à hauteur de 0,8 point de PIB en 2014 et en 2015. Or, avec son plan à 50 milliards d'euros, soit 16,33 milliards par an, la France sera dans les clous à la fin 2015.
Reste que le pari est risqué. Car en freinant la demande intérieure avec un tel plan, il n'y a plus qu'à espérer que le pacte de responsabilité réunisse à stimuler la compétitivité des entreprises françaises ce qui devrait favoriser la demande extérieure… Sinon, on sombre dans une spirale infernale.
Jean-Christophe Chanut
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Bonnet d’âne pour les Grandes Gueules !
Mes électeurs seraient des personnes en souffrance n’ayant pas réglé « un certain nombre de trucs »...
À l’occasion de la sortie du livre que j’ai écrit, Du gauchisme au patriotisme, édité par Riposte laïque, nous avons eu droit, grandeur nature, à un décodage du fonctionnement d’une certaine presse – papier, radiophonique et télévisuelle.
Premier épisode : l’AFP, dont le journaliste Guillaume Daudin a lu, lui, le livre, produit une dépêche intitulée « Le maire FN d’Hayange livre un réquisitoire anti-islam dans son autobiographie ». Certes, j’ai évoqué la religion musulmane dans cet ouvrage, en quelques lignes, sans doute fort critiques, mais qui ne dépassent pas quelques phrases. J’ai par ailleurs attaqué un dogme, comme le fait régulièrement le philosophe Michel Onfray, et pas des personnes.
Mais c’est très loin d’être l’essentiel d’un livre qui évoque mon itinéraire militant, celui d’un ouvrier qui a milité à Lutte ouvrière, puis à NPA, a monté une section syndicale CGT à Nilvange, avant de rejoindre le Front national, et de gagner l’élection municipale d’Hayange.
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PERMIS DE TUER. Ukraine: l’Occident donne à Kiev le droit de tuer tous ses opposants
« Les séparatistes qui ne déposent pas les armes seront liquidés« , affirme Kiev, élu par personne, et ceci, pince-sans-rire. Non, ce n’est pas de l’humour. c’est le vrai visage de l’Occident qui est ici exprimé, avec sa plus grande splendeur de criminel. Hier, Washington affirmait qu’il pourrait offrir des armes à Kiev, pas de vendre, d’offrir. Le contraire serait une surprise. Moscou ne doit plus être le prétexte. Il doit agir avec le plus grande fermeté. Trop c’est trop.
Comment en serait-il autrement ? On a vu, après un débat à la télévision, à Kiev, hier soir, le candidat Oleg Tsarev attaqué par des nazis, sans que l’Occident n’ose s’exprimer sur cet incident qui en dit long sur ce qui se passe en Ukraine, pas seulement à l’est ou au sud-est, mais à Kiev même. Après avoir cru que Kiev était l’Ukraine, l’Occident veut donc passer en force et permet que tous ceux qui osent critiquer Kiev meurent. Le tort d’Oleg Tsarev est celui d’avoir déclaré que « Kiev porte la responsabilité du massacre à Slaviansk (région de Donetsk)« . Heureusement, Kiev n’a pas osé attaquer Slaviansk.
Oleg Tsarev a été agressé après l’émission » Liberté d’expression « , sur une chaîne de Kiev. Quand une organisation terroriste comme Pravyi Sector (Secteur droit) peut agir en toute impunité en plein Kiev, que voulez-vous ?
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République irréprochable : dis, la droite, pourquoi tu te tais ?
Si l’UMP ne la "ramène" pas trop sur l’affaire Aquilino Morelle, c’est peut-être pour éviter un effet boomerang.
Les copains et les coquins sont dans le collimateur… Du parachutage doré à l’IGAS de l’ex-première édile de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, à la démission obligée du conseiller de la présidence Aquilino Morelle en passant par la nomination d’Harlem Désir – ancien de SOS Racisme rebaptisé « SOS Pôle emploi » –, on s’habitue peu à peu à un scandale hebdomadaire dans la République irréprochable de « Moi Président ».
Acculée, la gauche monte au créneau, depuis Jean-Christophe Cambadélis, tout nouveau premier secrétaire du PS – « Si ce qui est dit est vérifié, je ne vois pas comment il [Aquilino Morelle] peut rester » – jusqu’à la nouvelle cheftaine d’EELV Emmanuelle Cosse, dont on ne sait plus très bien si son mouvement est encore ou non dans la majorité – « Quand je vois cette affaire, je me demande si on a appris de l’affaire Cahuzac » – en passant par le locataire de l’Élysée lui-même qui assure qu’« Aquilino Morelle a pris la seule décision qui s’imposait, la seule décision qui convenait »…
Et puis, il y a le Front national pour qui « l’affaire Aquilino Morelle témoigne de la profonde arnaque socialiste sur la République qui, enfin, devait devenir exemplaire »…
Et c’est tout ! À droite, « c’est silence radio ou presque », comme le souligne le site huffingtonpost.fr. Pourquoi la droite est-elle tétanisée ? Pourquoi, par son silence, laisser ainsi le champ libre au seul Front national pour fustiger le pouvoir en place, au risque d’accréditer dans l’opinion publique la certitude que les copains et les coquins pullulent bien au-delà de l’actuelle majorité parlementaire… Soit jusqu’à l’UMP elle-même !
À l’exception du député de la Marne Benoist Apparu, qui a fait savoir que « la démission du conseiller de François Hollande était une évidence quand on passe son temps à donner des leçons aux uns et autres », on ne peut guère se satisfaire de l’absence de réaction de la principale force d’opposition parlementaire avec l’argument donné par son vice-président Brice Hortefeux : « Ne pas faire de publicité à Mediapart », site sur lequel est paru le premier article dénonçant le « conflit d’intérêts » du conseiller de François Hollande… Ce qui, entre parenthèses, dément les accusations de l’inénarrable Nadine Morano, qui accusait le média dirigé par Edwy Plenel de rouler pour la majorité actuelle (un tweet du 18 mars dernier).
Mais ceci explique finalement peut-être cela : si l’UMP ne la « ramène » pas trop sur l’affaire Aquilino Morelle, c’est peut-être pour éviter un effet boomerang : de « l’affaire Bettencourt », encore fraîche dans les mémoires, au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Kadhafi en 2007 et aux extraits des écoutes judiciaires de l’ex-Président diffusés justement par Mediapart, la gauche n’attendait peut-être que cela : renvoyer la droite à ses propres ennuis judiciaires en rappelant notamment que l’ancien ministre Éric Woerth avait, lui, refusé de démissionner malgré les lourdes accusations pesant sur lui…
Au fait, qu’est devenu Éric Woerth ? Mis en examen pour trafic d’influence passif et recel de financement illicite de parti politique en février 2012, il a été réélu maire de Chantilly le mois dernier. Avec 74,6 % des voix ! Comme quoi…
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Notre-Dame-des-Landes : La France menacée de sanction par l’Europe
Nouvel épisode dans la série aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cette fois-ci, c’est la commission européenne qui ajoute encore un peu de plomb dans l’aile du projet en lançant une procédure d’infraction contre la France.
La Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n’avoir pas mené d’évaluation environnementale sur le projet controversé de l’aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes.
La Commission a envoyé, mercredi, une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, première étape dans la procédure d’infraction pour non-respect de la réglementation européenne, a indiqué aujourd’hui jeudi un responsable de la Commission. La France a maintenant deux mois pour répondre. La Commission reproche aux autorités françaises de n’avoir pas mené, lors de la procédure d’autorisation, “une évaluation des effets synergiques et des impacts cumulés de l’ensemble des infrastructures du projet d’aéroport Grand-Ouest“.
Problème d’évaluation
La France aurait ainsi violé la directive qui impose aux Etats membres de soumettre “à une évaluation stratégique environnementale les plans et programmes fixant le cadre pour la construction d’un aéroport“, recensant, notamment, “les effets notables sur l’environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs“. Une telle évaluation doit être effectuée avant l’adoption du projet.
La Commission invoque également une autre directive qui impose une “évaluation environnementale” des projets d’infrastructures, imposant au maître d’ouvrage de “fournir une description des effets importants que le projet proposé est susceptible d’avoir sur l’environnement“.
“Petite formalisation“
Interrogée, la préfecture de Loire-Atlantique a dit “prendre acte” de la décision de Bruxelles, y voyant “une petite formalisation des points qui restent à traiter” dans le cadre du “dialogue que nous entretenons avec la Commission européenne depuis plusieurs mois“. “Sur le fond du dossier, ça ne change rien“, a-t-on ajouté à la préfecture, en soulignant que la mise en demeure européenne n’annulait pas les arrêtés pris en fin d’année par le préfet en vue d’autoriser le début des travaux.
L’ouverture de la procédure européenne constitue “une première victoire grâce à l’Europe du droit sur la mégalomanie“, s’est, en revanche, félicité le député européen Vert, Yannick Jadot, sur son compte Twitter.
Procédure gelée
Confié, en 2010, au groupe Vinci pour remplacer l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame des-Landes, cher à l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est de facto gelé en raison de procédures engagées par des opposants. La Commission européenne leur avait porté un coup dur, en novembre, en donnant son feu vert à l’aide octroyée par l’Etat français pour la construction de l’aéroport, jugée, selon elle, “compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides d’État“.
A la suite d’une manifestation fin février dans les rues de Nantes qui avait donné lieu à des violences, M. Ayrault avait retardé le lancement des travaux jusqu’à la fin des recours juridiques lancés par les opposants contre le projet. Cette prise de position a été réaffirmée par la nouvelle ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, dès sa prise de fonctions au début du mois.
Le Télégramme
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L'Europe a lancé une véritable propagande américaine
Interview avec Johann Gudenus (Parti de la liberté d’Autriche)Johann Gudenus, chef de file des élus nationalistes du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) au Parlement du Land de Vienne, décrit pour le quotidien russe Izvestia comment les médias occidentaux présentent les événements en Ukraine aux Européens.
- Pour l'UE, le mouvement du Maïdan était une manifestation de "démocratie" et exprimait la "volonté populaire des Ukrainiens".
- En effet pour l’UE, les manifestants prêts à recourir à la force sur le Maïdan étaient considérés comme des activistes qui exigeaient le renversement du président élu Viktor Ianoukovitch car ils étaient préoccupés par la situation dans le pays. La position actuelle de l'Occident, qui traite de "terroristes" les manifestants du sud-est de l'Ukraine, n'est rien d'autre qu'une politique de doubles-standards - bien que les politiciens européens ne reconnaissent pas ces accusations de la part de Moscou. On remarque que la volonté populaire n’est discutée en Europe que quand la population se prononce pour l'UE à l'unanimité.
- Moscou affirme que la presse occidentale diabolise injustement la Russie et fait de la propagande antirusse. Est-ce le cas ?
- Malheureusement, la couverture des événements en Ukraine par les médias occidentaux est très unilatérale. Je reconnais que les Russes sont diabolisés. Des éléments historiques, comme le fait que depuis des décennies un grand nombre de Russes vivent en Ukraine ou encore la proximité de Moscou et de Kiev, ne sont même pas mentionnés. Les discours des politiciens occidentaux rappellent une rhétorique d’avant-guerre. Les médias européens ont lancé une propagande purement américaine. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler une position impartiale.
- En particulier, La Russie est accusée d'avoir annexé la Crimée et de revenir à la politique agressive de l'Union soviétique…
- L'Europe cherche à faire passer la Russie et la politique de Vladimir Poutine pour le mal absolu qui, tout en misant sur la paix dans le monde entier, cherche à satisfaire ses propres ambitions d'expansion et à occuper les territoires ukrainiens par la force armée. On cite toujours en exemple le référendum de Crimée, qui se serait déroulé sous la pression des militaires russes. Mais j'étais observateur à ce référendum et peux affirmer que c'est faux. Les Criméens sont allés voter avec bonne humeur, de leur propre gré, sans être forcés. Une ambiance de fête régnait dans les rues le soir du scrutin. Les policiers étaient les seuls représentants des forces de l’ordre que nous avons pu rencontrer.
- L'Union européenne promet d'adopter de sévères sanctions contre Moscou. Vous ne pensez pas qu'au final, cela puisse nuire à l’UE elle-même ?
- Je m'oppose aux sanctions et estime que l'UE cherche seulement à offenser Moscou par de telles menaces. La Russie a acquis depuis des années la réputation de partenaire commercial et économique fiable de l'Occident, qui a toujours respecté les accords à la lettre. L'UE droit également comprendre que le renforcement des sanctions contre la Russie, appuyé par des menaces de guerre, serait immédiatement suivi d'une réaction de Moscou. L'UE doit trouver une issue à cette situation par un dialogue avec la Russie et sans les USA qui lui dictent le comportement à adopter. En fin de compte, il ne faut pas oublier que la Russie se situe historiquement et géographiquement bien plus près de l'Europe que l'Amérique.
- Il vous semble que dans le contexte des événements en Ukraine, l'Europe a complètement perdu son autonomie en politique étrangère et agit sous la dictée des USA ?
- C'est effectivement le cas, à en juger par le caractère très unilatéral de la politique européenne. Alors que les négociations sur un accord de libre échange entre les USA et l'UE battent leur plein, la politique de Bruxelles est dominée par Washington. Or l'autonomie sur l'arène internationale est un facteur primordial pour l'Europe. Il est nécessaire de créer un axe géopolitique Paris-Berlin-Moscou comme véritable contrepoids politique à l'Otan. L'Autriche, en tant que membre de l'UE mais pas de l'Otan, pourrait ainsi conserver sa neutralité en se réservant le droit de critiquer les actions de l'Alliance.
- En dépit des récents événements, l'UE reste disposée à un rapprochement avec l'Ukraine et à la signature d'un accord d'association. Ne pensez-vous pas qu'il serait néfaste pour l'UE de se rapprocher d'un pays au seuil de la guerre civile et de la faillite ?
- Les intérêts de l'UE en Ukraine ne sont pas clairs aujourd'hui. L'Ukraine, un Etat en faillite, n'étant pas membre de l'UE, demande déjà des investissements conséquents. Un citoyen européen ne peut pas le comprendre et ne doit pas le comprendre. On a l'impression que l'Occident cherche à retenir l'Ukraine par tous les moyens, uniquement pour conserver la possibilité d'y déployer à terme de nouvelles bases de l'Otan à proximité des frontières russes. Personne ne doit s'étonner à Bruxelles que la Russie se sente au pied du mur. Le renforcement de l'Otan dans les Etats à l'est de l'Alliance est un flagrant outrage à la Russie.
Source : http://fr.ria.ru/discussion/20140417/200996780.html