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lobby - Page 2072

  • La France, ce nouveau despotisme… ou la démocratie totalitaire

    La liberté et la démocratie ne sont pas des abstractions. Ce sont des réalités vécues au quotidien.
    Les Suisses ont une égale liberté de choisir ce que la Suisse doit faire, lorsqu’ils participent aux référendums régulièrement organisés. Le 9 février, ils ont eu à se prononcer sur l’immigration. Les Français n’osent même pas en rêver. La France ressemble de plus en plus au « nouveau despotisme » décrit dans De la démocratie en Amérique : « Une foule innombrables d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs… Au-dessus… un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance. (*) »
    La confusion généralisée entre les sexes, les cultures, le citoyen et l’étranger efface les identités tandis que la dépense publique asphyxie le corps social et que les libertés fondamentales de penser, de s’exprimer, de circuler, d’enseigner sont écornées jour après jour.
    La vraie démocratie repose sur la liberté de personnes capables de faire des choix rationnels à chaque niveau de subsidiarité, de la commune à l’État en sachant s’abstraire de toute préoccupation individualiste ou communautaire pour ne retenir que l’intérêt général ou, mieux, le bien commun. Ces personnes ne peuvent être des individus égoïstes, ni des « ego » sartriens, détachés de tout et capables du pire. Inscrits dans une famille, dans une nation, ils doivent pouvoir adhérer à la formule de Montesquieu : « Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime.(**) »
    Seules des nations formées de ces citoyens responsables sont également libres de conduire leur destin, si elles demeurent souveraines, et non soumises à des oligarchies technocratiques.
    Aux deux niveaux, de l’individu comme de l’État, l’identité fonde la liberté, parce qu’elle dessine les limites : celle de la personne qui s’accepte
    et s’affirme pour ce qu’elle est, celle de l’État à l’intérieur de ses frontières. La liberté de l’homme ne peut être sans limite, fondée sur la transgression des traditions ou de la nature. La liberté d’une nation, de même, a besoin de frontières qui garantissent son autonomie comme celle de ses voisins. Jean-Louis de Lolme disait que le Parlement britannique pouvait tout faire, sauf changer une femme en homme. La folie actuelle envisage que des lois puissent autoriser de satisfaire le fantasme du changement de sexe. Mais on ne sait plus très bien quel Parlement le décidera, ni qui il représentera, ni à quel groupe de pression il sera soumis.
    La démesure, l’hybris des Grecs, détruit la liberté par les deux bouts : en bas, l’individu déresponsabilisé, ivre de droits et ignorant de ses devoirs, en haut, la tyrannie
    exercée par une caste agrippée au pouvoir et à ses privilèges, démagogue et dénuée de courage. La perte de l’identité, celle de la personne, celle de la nation, dissout le lien entre un citoyen structuré et une démocratie nationale forte : à la place de la première règne l’individu qui « s’éclate » en émotions, en pulsions justificatives, en besoins immédiats ; la disparition du sentiment d’appartenance à la seconde fait s’évaporer le patriotisme dans d’absurdes engagements dans des idéologies du lointain.
    La liberté et la démocratie ne sont pas des abstractions. Ce sont des réalités vécues au quotidien, et qui ne peuvent l’être que par des acteurs en chair et en os, qui affirment ce qu’ils sont, comme ils reconnaissent l’identité des autres, ce qui est le plus sûr moyen de la réciprocité et de l’échange.
     Christian Vanneste, 13/02/2014
    Notes :
    (*) Alexis de Tocqueville, Démocratie comme despotisme, extrait de De la Démocratie en Amérique, vol II (Quatrième Partie : Chapitre VI) (1840)
    (**) Montesquieu, Pensées diverses, Portrait de Montesquieu par lui-même.)
    Source : Boulevard Voltaire
    http://www.polemia.com/la-france-ce-nouveau-despotisme-ou-la-democratie-totalitaire/

  • Femen : le procès des extrémistes encore reporté

    Le procès des 9 Femen, poursuivies pour dégradations lors d'une action violente à Notre-Dame de Paris le 12 février 2013, a été renvoyé au 9 juillet prochain. Le tribunal correctionnel de Paris a décidé de reporter l'examen du dossier notamment car l'un des vigiles, actuellement à l'étranger, n'a pu être convoqué. Par ailleurs, l'avocat de Femen avait demandé le renvoi du procès. 

    De là à dire que Christiane Taubira les protège...

    Michel Janva

  • « Les familles ont besoin de courage, pas d’une loi sur l’euthanasie »

     

    Un signe du Printemps Belge devant le Parlement…

    Une cinquantaine de citoyens ont déposé des fleurs samedi après-midi devant le Parlement fédéral, à Bruxelles, pour protester contre l’élargissement de la loi sur l’euthanasie aux mineurs. Ils se sont ensuite rendus en fin d’après-midi à Evere pour fleurir la villa Indigo, une institution qui accueille des enfants malades nécessitant une prise en charge.
    parlement

    La Chambre a approuvé jeudi le projet de loi qui étend aux mineurs la loi de 2002 sur l’euthanasie. « Nous sommes extrêmement tristes que cette solution ait été retenue, alors qu’il n’y a pas de demande », exprime Bernard, l’un des participants à l’action. « Les jeunes enfants n’ont pas la capacité de décider. »
    ni fleurs ni couronnes

    Après avoir fleuri le Parlement en signe de deuil, les manifestants se sont rendus à Evere pour féliciter le travail d’accompagnement qui est réalisé à la villa Indigo. « Nous voulons mettre en avant les solutions alternatives », poursuit Bernard. « Les familles n’ont pas besoin d’une loi pour pouvoir euthanasier leurs enfants. Elles ont besoin de courage. Il faut leur montrer notre solidarité, développer les solutions d’accompagnement, et éliminer la douleur en soignant le malade, et non euthanasier le malade pour se débarrasser de la douleur. »

    garde à vue pour les couronnes

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/les-familles-ont-besoin-de-courage-pas-dune-loi-sur-leuthanasie_100142.html#more-100142

  • La mouvance et les libertés: la nouvelle donne ...

    Sur ce que sont les « fachos », bien des idées circulent, à commencer par celles qui sont erronées. Il y a la croyance au sein du Peuple que les fachos sont nécessairement psycho-rigides et très "jugulaire-jugulaire". Dans les faits, le plus souvent, c'est faux. C'est ainsi que l'individualisme est le plus souvent la règle chez eux et le fait n'est nullement nouveau.
    Voici quelques décennies, le groupe « Socialisme et barbarie » avait cru bon d'étudier les profils psychologiques des uns et des autres. Il s'est alors avérer que les vrais « fachos » n'étaient autres que les militants communistes, fascinés qu'ils étaient par l'ordre, l'obéissance et le fait qu'il ne devait émerger qu'une seule tête...
    Depuis, la postmodernité a fait les ravages que l'on sait, au point que les catholiques n'obéissent plus au Pape, que les républicains ont adhéré à la démocratie libérale, et que les communistes sont désormais imprégnés de subjectivisme. Notre mouvance n'est nullement épargnée par le fait et il n'est par exemple qu'à considérer l'utilisation bien peu prosélyte de facebook : bien peu de documents mis en ligne sont « partagés » alors que beaucoup sont « aimés ». Là encore, le subjectivisme est la règle, malgré la nécessité de diffuser l'information dont nous privent les media conventionnels.
    Autre fait emblématique, le peu d'intérêt aujourd'hui chez nous pour l'armée, structure pourtant d'ordre et hiérarchique, qui faisait chez nous presque l'unanimité voici encore une trentaine d'années.
    J'ai depuis une dizaine d'années une relation avec un palestinien, rebelle à l'acceptation du nouvel ordre mondial, depuis devenu un ami. Voici six ou sept ans, cet homme plus âgé que moi d'une décennie, donc disposant d'une plus grande expérience, me fit remarquer que paradoxalement la mouvance, finirait, malgré ses origines, par défendre les libertés.

    Nous y sommes.

    Le texte que j'ai lu récemment m'apparaît si important que je vous le livre en intégralité :

    Web: la police a désormais accès à toutes vos données personnelles

    La publication du décret au Journal Officiel a immédiatement provoqué une levée de boucliers des défenseurs de la liberté sur le web.
    Sites de commerce en ligne, fournisseurs d'accès à Internet, gestionnaires de comptes e-mail ou plateformes de vidéo (YouTube, Dailymotion...) doivent désormais conserver pendant un an l'intégralité des informations renseignées par l'internaute sur les sites concernés.
    Les données en question sont notamment: les nom, prénom et raison sociale; adresses postales; pseudonymes utilisés et mots de passe; adresses électroniques et mot de passe associé; numéros de téléphone; adresses IP; heures et dates précises de connexion et de déconnexion.
    En clair, l'ensemble des informations personnelles des internautes, y compris les plus confidentielles, sont désormais mises à disposition des autorités. Un gestionnaire de boîtes e-mails (Yahoo, Hotmail, Gmail par exemple) est dorénavant dans l'obligation de conserver la totalité des informations données par l'internaute lors de son inscription, y compris son mot de passe, ainsi que « les données permettant de le vérifier ou de le modifier ». Autrement dit la fameuse "question" à laquelle une réponse a été attribuée.
    Sont également concernés par ce pistage les commentaires postés sur des forums de discussion, les billets publiés sur des blogs ou encore les vidéos ou photos mis en ligne sur les grands sites spécialisés.
    Cet ensemble de données devra être rendu disponible, pour les besoins d'enquêtes diverses, à tout un ensemble de services. Et officiellement pour des besoins précis. La police et la gendarmerie en tout premier lieu. Mais également les services du fisc, lorsqu'ils mènent des investigations sur les contribuables. Ceux de l'URSSAF, en cas notamment de suspicion de fraude. Ceux de la répression des fraudes également, concernant essentiellement les ventes sur Internet. Ou encore les agents des douanes.
    Le décret élargit ainsi le champ d'application de la loi du 21 juin 2004 qui ne préconisait l'utilisation de ces données que par la police et la gendarmerie et « afin de prévenir les actes terroristes ».
    Sa publication provoque déjà une levée de boucliers de la part d'associations d'usagers d'Internet, mais aussi des opérateurs concernés par cette obligation. Nombreux soulignent les risques d'atteinte à la vie privée.
    Pour Jérôme Thorel, président de l'ONG Privacy France, « cela va à l'encontre des principes fondamentaux d'une démocratie. C'est disproportionné, c'est sans commune mesure avec le Big Brother qu'avait pu imaginer George Orwell ».
    Pour sa part, l'Association française des Services Internet communautaires (ASIC, regroupant notamment les branches françaises de Google, Facebook, PriceMinister, Dailymotion ou encore Ebay) envisage de saisir le Conseil d'Etat pour faire annuler le décret. Selon l'ASIC, « stocker certains mots de passe ou contenus est interdit par la loi ».
    (1)

    Le système démo-libéral, peut être parce qu'il n'a plus face à lui l'empire communiste,ce dernier exerçant un contre-pouvoir à l'occident, se permet désormais d'être de plus en plus oppressif. Montrant son vrai visage, il impose maintenant par la contrainte, des mesures portant atteinte aux libertés, dont il me semble que le peuple, malheureusement informé principalement par la télé qui est aux ordres et se tait donc, n'a pas vraiment conscience.
    L'article placé en supra n'est pas la seule information inquiétante : elles abondent...
    C'est ainsi par exemple que voici quelques années, le nombre annuel de gardés à vue, dépassa le cadre du million. On pourrait y voir la conséquence de l'augmentation, bien réelle, de la délinquance si on méconnaissait la profession de certains enfermés ; médecins généralistes et spécialistes, avocats, ingénieurs qui, à l'évidence, ne relèvent pas de par leur statut social ainsi que de par leur comportement de la garde à vue : aujourd'hui, cette procédure est utilisée de plus en plus fréquemment et de façon abusive …
    Ce n'est pas un hasard non plus si le gouvernement français qui ne cesse de fustiger Russie, Chine et Perse, au nom justement des libertés, est devenu le numéro un mondial en matière de suppression des tweets...
    L'affaire Dieudonné est aussi symbolique tout comme les la dissolution de groupuscules pourtant oeuvrant dans le cadre de la loi.
    Emblématique aussi, la volonté bruxelloise d'interdire tous les referendums en Europe …
    Même la reconnaissance bien tardive de la reconnaissance du vote blanc, qui a pourtant sa raison d'être, n'est qu'une manœuvre afin de freiner la déferlante Front National qui se prépare, pourtant bien démocratique.
    Bientôt question aussi, même s'il ne s'agit là que de détails, d'interdire aux Français, aussi bien le feu de cheminée que la culture d'un jardin potager...
    Alors que dans les années 70, les ouvrages censurés concernaient presque toujours la pornographie, ce sont aujourd'hui des ouvrages politiques qui sont le plus souvent bannis, condamnés au feu systémique. Autre forme de censure en matière de livres, l'impossibilité de publier tel ou tel ouvrage en France, les maisons d'édition s'y refusant, probablement soucieuses de ne pas offenser les pouvoirs.
    Idem aussi l'apologie par le ministre de l'intérieur des hackers (2), dès lors où ceux-ci s'en prendraient à des sites ou blogs alternatifs. Volonté aussi de recourir à l'implantation sous la peau, d'une puce électronique, bien évidemment au nom de nos intérêts, avec les dérapages que l'on peut imaginer. Même conclusion quant à la modification radicale de la famille traditionnelle, naturelle pourrait-on écrire, suite au mariage homosexuel ou à la théorie du genre que les Français, à juste titre, trouvent aberrante. Pareil pour l'utilisation des milices antifa, devenues polices parallèles ..
    On aurait tort de mettre uniquement en cause, aussi bien François Hollande que le gouvernement Ayrault, d'une part parce que la dérive est bien antérieure, d'autre part parce que le fait n'est nullement français de façon spécifique. Aussi bien Bruxelles que les Usa (les dérives liberticides du Patriot Act) s'en donnent à cœur joie...
    Voilà pourquoi j'estime qu'il faut maintenant lancer pendant qu'il est encore temps une grande campagne nationale, si possible relayée à l'étranger, au profit du referendum d'initiative populaire, procédure recueillant l'assentiment de la plupart des Français : l'exemple suisse nous y pousse d'ailleurs.
    Je ne vois pas d'autre alternative permettant de stopper l'involution en cours. Aussi bien en France où nous sommes encore loin de vaincre au second tour, qu'à l'échelle européenne où les institutions, parce qu'elles ne sont pas démocratiques, nous ne pouvons agir efficacement.
    Le salut avant la grande catastrophe ne pourra donc advenir que par la base : Le Peuple !

    Alain Rebours http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFAklElFlyuNWdJCFB.shtml

    (1) Source: http://rmc.bfmtv.com/info/150633/web-police-a-desormais-acces-a-toutes-vos-donnees-personnelles/

    (2) http://www.youtube.com/watch?v=Gj7IHs5Qo38

  • "Bluetouff" condamné en appel pour avoir su utiliser Google

    La cour d'appel de Paris a jugé le blogueur Bluetouff coupable d'avoir téléchargé des documents qui étaient librement accessibles, qu'il avait découverts par hasard en utilisant Google.

    Alors qu'il avait été relaxé en première instance par le tribunal de Créteil, le blogueur et activiste Bluetouff a été condamné mercredi par la cour d'appel de Paris à 3000 euros d'amende pour "accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données", et "vol" de documents. Olivier Laurelli, de son vrai nom, était poursuivi pour avoir obtenu des documents internes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)... qu'il avait découverts par hasard grâce à leur indexation par Google.
    Olivier Laurelli n'avait eu besoin d'aucune autre connaissance technique que celles de savoir se servir d'un moteur de recherche, d'un navigateur et d'une souris, pour obtenir les quelques 7,7 Go de documents téléchargés, relatifs à des données de santé publiques, tous obtenus sans effort sur le serveur extranet non sécurisé de l'ANSES. L'opération était passée inaperçue.
    Mais c'est un article mis en ligne sur Reflets.info, qui exploitait l'un des 8 000 documents téléchargés par Bluetooff, qui a finalement mis en alerte les services, et fait que la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) fut chargée de l'affaire. Malgré le caractère simplissime du "piratage", la DCRI a voulu identifier l'auteur du méfait et remonter les adresses IP utilisées pour télécharger les fichiers en cause en août août 2012. Or l'une des adresses utilisées, domiciliée au Panama, appartenait à une société de fourniture de services de VPN dirigée par Olivier Laurelli, fondateur de Reflets.info. L'enquête a donc abouti à sa mise en garde à vue (de 30 heures !) et à sa mise en examen.
    En première instance, le tribunal avait reconnu qu'il était difficile de retenir un "accès frauduleux" à un système informatique qui se laisse indexer par Google, et qui est donc librement accessible. Mais ce n'est visiblement pas la logique suivie par la Cour d'appel (mise à jour : la cour n'a retenu l'accès mais le maintien frauduleux dans un système d'information, et le vol de documents)
    Dans un reportage publié lors de l'audience d'appel en décembre 2013, Mediapart avait souligné le fait que les magistrats étaient "totalement hermétiques à toute notion technique, même les plus basiques", ce qui n'a pas aidé la défense :
    En ouverture d’audience, la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française « gogleu », ni savoir ce que signifie un « login », prononcé « lojin ». Difficile, dans ces conditions, d’expliquer qu’il est effectivement possible de tomber sur des documents de travail par une simple recherche…« Mais il faut tout de même taper des mot-clés… », demande ainsi, dubitatif, un de juges. « Comment faites-vous pour arriver sur des questions de santé publique alors que vous cherchiez des choses sur la Syrie ? » Au fil de l’audience, on se rend compte que les magistrats ont une vision totalement fantasmée d’internet, et des documents que l’on peut y trouver… « Vous ne vous souciez pas de savoir si vous alliez tuer toute la planète ? » s’indigne ainsi une magistrate alors que l’accusé vient de lui expliquer que ces documents n’étaient, visiblement, pas confidentiels.
    Rappelons que l'ANSES, un peu penaude, avait décidé de ne pas se porter partie civile. Mais le parquet, dont le représentant a confirmé à l'audience qu'il n'a "même pas compris la moitié des termes que j'ai entendus aujourd'hui", avait choisi de poursuivre coûte que coûte. Au nom de la mauvaise foi : "Vous saviez que cet extranet était normalement protégé".
    Il faudra attendre la lecture des attendus, mais il est donc probable que la cour d'appel de Paris a reconnu cette mauvaise foi comme critère constitutif d'infraction.

    Source : Numerama : http://www.numerama.com/magazine/28295-bluetouff-condamne-en-appel-pour-avoir-su-utiliser-google.html

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAklkZlFlrNDVIsBV.shtml

  • En prison pour avoir refusé de polluer !

    Témoignage poignant : Emmanuel Giboulot, le viticulteur bio qui passera la semaine prochaine au tribunal correctionnel pour avoir refusé d’utiliser un pesticide parle. Merci de le soutenir en signant sur ipsn.eu/petition/viticulteur/

  • Ces craquements qui annoncent l'effondrement de l'UE

    Lu dans Le Bulletin d'André Noël :

    "Pour une fois, nous sommes d’accord avec le député écolo-européiste et agitateur politico-médiatique Daniel Cohn-Bendit, à propos du referendum helvète : « Si on avait organisé en France un référendum comme celui qui s’est déroulé en Suisse, ça aurait été pire, 60% pour le oui. » Mais, voilà ! On ne laisse pas la parole aux citoyens français pour leur demander s’ils veulent redevenir maîtres chez eux. C’est à mettre, certes, au débit de nos dirigeants successifs mais aussi à celui de Bruxelles qui pose une chape de plomb sur les velléités d’émancipation des peuples, en exerçant un chantage à la subvention. Mais cela n’empêchera pas le couvercle de sauter ; la colère monte de partout…

    C’est ainsi que « le début de la fin » de l’empire soviétique s’est enclenché: par des craquements de plus en plus sonores dans les pays satellites qui aspiraient chaque année davantage à l’indépendance et à la liberté. Et puis, un jour, tout a craqué ; l’empire s’est effondré comme un château de cartes. Loin de nous l’intention d’assimiler Bruxelles à Moscou et l’Union européenne à l’URSS ! Mais, par-delà les régimes et les époques, il y a toujours une volonté des peuples de se libérer d’une tutelle étrangère, même si on tente de leur expliquer qu’elle n’est là que pour leur bien !

    Outre le cas de la Suisse que nous venons d’évoquer et qui ne fait pas partie de l’Union, lorsqu’on met bout à bout tous les signaux qui se manifestent, force est de constater que l’Union entre dans les convulsions de l’agonie et l’euro avec elle. Ainsi, la Finlande préfère se préparer à sortir de l’euro plutôt qu’à payer les dettes des autres pays de la zone, a déclaré la ministre des Finances Jutta Urpilainen, ajoutant : « La Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique européenne. »

    En Grande-Bretagne, le parti du Premier ministre David Cameron a déposé une proposition de loi qui garantit la tenue d'un référendum d’ici 2017, pour ou contre l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union. Selon un premier sondage réalisé depuis cette annonce, 40% des personnes interrogées voteraient en faveur d'une sortie et 37% accepteraient d'y rester. Extrapolant le vote des 23% d'indécis, le sondage réalisé par l’institut Populus pour le Times estime que 53% des Britanniques sont favorables à une sortie de l'U.E., contre 47% qui veulent rester en son sein.

    Partout, en Europe, l’euroscepticisme croît. Les peuples n’ont plus confiance : on leur avait promis la prospérité, la croissance et l’emploi ; ils constatent une hausse de la misère, du chômage et de la récession. Même les pays nouvellement adhérents n’y croient déjà plus ! La Lettonie a adopté l’euro au 1er janvier dernier ; or, selon l’institut SKS, 25 % des Lettons approuvent le passage à l’euro et 50 % sont contre. C’est leur gouvernement qui les y a conduits à marche forcée, sous la férule de Bruxelles. En Pologne, l’euro devait faire son apparition en 2015 ; face à la crise de la zone euro, son gouvernement a demandé à Bruxelles l’autorisation de différer son adoption.

    La fin de l’Union et celle de l’euro sont inscrites en filigrane dans ces faits. On le constatera également dans le résultat du scrutin européen qui ne permettra plus aux fédéralistes de faire ce qu’ils veulent face à une importante minorité de blocage. La seule question est de savoir si nous allons subir cet effondrement dans le désordre et les convulsions ou si nous allons l’accompagner dans l’ordre, selon un calendrier maîtrisé. Bruxelles, hélas! par son aveuglement semble avoir choisi la politique du pire."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/02/ces-craquements-qui-annoncent-leffondrement-de-lue.html

  • PMA et GPA, libération ou libéralisation ?

    Le gouvernement, à la suite de l’hostilité apparue en réaction à la question de la PMA et de la GPA dans le débat public, a décidé, de manière stratégique, d’annoncer qu’aucune loi sur la famille ne serait débattue en 2014. Il s’agit de reculer pour mieux sauter.

     

    Ces divers projets sociétaux, comme l’était le Mariage pour Tous (demain la question de l’Euthanasie pour Tous ?), sont la raison d’être de la Gauche. Pour elle, les immondes hordes de manifestants ­dignes héritiers du 6 février 34 (On aurait remplacé le colonel La Rocque par Béatrice Bourges, les camelots par des enfants brandissant des drapeaux roses ?)­, n’ont fait que retarder le processus républicain de l’Égalité. Ce n’est que partie remise, car l’inégalité et les préjugés sont encore et toujours vivaces dans la vieille France sclérosée.

     

    Car il est, pour le militant de Gauche, uniquement question ici d’égalité et de liberté. Grâce à l’accès des couples homosexuels à l’institution du mariage, ces couples sont les égaux des couples hétérosexuels. Il est donc anormal que la procréation et l’éducation des enfants soient l’apanage d’un seul type d’organisation familiale, excluant les autres formes légales d’unions hors du droit.

     

    Inégalité dites­-vous ? Les champions de la Gauche sociétale ne peuvent bien entendu laisser passer cet affront à la République, et à l’égalité entre tous les citoyens. Les carcans traditionnels familiaux occidentaux, mais également les lois de la génétique* ­forcément réactionnaires et contre le progrès de l’humanité­ empêchaient jusqu’à présent la réalisation de la structure de la parenté homosexuelle.

     

    Fort heureusement le militant de Gauche, le lecteur de Libération, des In­rocks, et parfois du Monde Diplomatique, ne fonctionne pas avec des œillères réactionnaires. Il est pour la liberté et l’égalité. De quel droit le mariage, institution sociale et civilisationnelle, ne pouvait pas autoriser le mariage pour tous, entre deux hommes, ou deux femmes, qui s’aiment ? Aujourd’hui, de quel droit empêcherait­-on les couples homosexuels mariés, victimes (?) d’une stérilité sociale (sic) d’avoir accès à l’adoption ?

     

    Pourquoi les femmes homosexuelles mariées, biologiquement et physiologiquement aptes à concevoir, ne peuvent pas avoir le droit, comme toutes les femmes stériles (stérilités médicales cette fois…) à une assistance médicale à la procréation ? (Les lois de la génétique, elles aussi, sont impénétrables…) Il est également totalement injuste et insupportable, car source d’inégalité, que les couples homosexuels masculins ne puissent concevoir biologiquement leur descendance. Il est donc tout à fait normal que le droit à la gestation pour autrui leur soit accordé, afin de passer outre cette inégalité biologique. Il ne s’agit pas d’un privilège communautaire, mais d’une juste avancée du progrès moral, de l’égalité entre tous les citoyens et des valeurs de la République. Les homosexuels sont ainsi, enfin, les égaux des autres citoyens. Rien de plus. La Gauche, le PS, toujours à la pointe du progrès social, a encore une fois fait reculer les barrières infamantes de la Tradition et des stéréotypes.

     

    C’est donc au nom des valeurs du socialisme, et pour créer une société plus décente, plus humaine, plus rationnelle, que ces champions de l’humanité travaillent. Dormez braves gens, tout est sous contrôle.

     

    La problématique me semblerait être totalement autre.

     

    Liberté ou liberté du marché ?

     

    « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. »

    Pierre Bergé

     

    Sous couvert de liberté, d’égalité, d’amour, la Gauche est le meilleur vecteur du libéralisme triomphant. Le parti Socialiste actuel, n’est rien d’autre que la forme nouvelle des Radicaux de Gauche et du Centre Gauche de la troisième République.

     

    Comme exemple flagrant on citera l’ouvrage au titre révélateur de Manuel Valls : Pour en finir avec le vieux socialisme et enfin être de Gauche (2008) :

     

    « Tu dis bien « tout détruire » ? Il faut tout remettre en cause, oui. Et d’après moi jusqu’au nom du parti. Parti socialiste, c’est daté. Ça ne signifie plus rien. Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie. Mais c’était une utopie inventée contre le capitalisme du XIXe siècle ! Cela ne signifie rien aujourd’hui, dans la globalisation, l’économie virtuelle, la crise écologique ! Nous n’avons plus de Terre promise idéologique, acceptons-­le… Tu détestes vraiment ce mot, socialisme, et ce parti ? C’est exactement le contraire. Si je détestais ce parti, je n’y serais pas depuis plus d’un quart de siècle. Et c’est pour le prolonger que je veux le faire renaître. Quant à ce mot, socialisme, il réveille toujours en moi des trésors d’émotion. Mais cette émotion est trompeuse, si elle obère l’action. J’ai besoin d’un parti et d’une idéologie pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Je suis un politique du XXIe siècle, et c’est à cette aune que je prétends être jugé. »

     

     

    Le vieux parti radical abandonne enfin le masque usurpé, depuis la fin du 19ème, du socialisme pour enfin assumer son héritage philosophique et historique global et cohérent.

     

    Pour rappel, l’idéologie libérale est de Gauche, fille de la philosophie des Lumières. Bien que découlant lui aussi, en partie, des mêmes sources philosophiques, le Socialisme naît des conséquences du libéralisme concret et de ses applications (en France que l’on peut faire naître avec le décret Allarde et la Loi le Chapelier de 1791) et est pensé comme une alternative radicale à celui­-ci. Gauche et Socialisme originels sont donc des courants de pensée autres et rivaux, au même titre que la Droite anti­libérale d’un René de la Tour du Pin.

     

    Le 19ème siècle n’est que l’histoire de la récupération et du phagocytage des courants de pensée autres, tout d’abord les milieux conservateurs de Droite puis secondairement le Socialisme à partir de la deuxième Internationale des travailleurs (1889). La matrice idéologique libérale de la Gauche, le Progrès, (tout progrès est bon en soi) va alors contaminer l’idéologie socialiste (le Français Jules Guesde n’y est pas pour rien), cassant la radicalité critique du Socialisme originel, pour en faire une composante alternative du projet libéral. La mort réelle du Socialisme, suite à ses nombreuses compromissions, sera le ralliement et l’alliance à la Gauche, lors de l’affaire Dreyfus, source de la confusion actuelle qui veut que Gauche = Socialisme.

     

    Le Mariage pour Tous, la PMA, la GPA s’inscrivent totalement dans cette démarche libérale. Ces signes font sens. Sous le couvert de l’« égalité citoyenne », de la « lutte contre toutes les inégalités » (seraient­-ce les « inégalités » biologiques, avec le concept surréaliste de stérilité sociale) et contre « toutes les discriminations » (réflexions qui sont toujours plus en rapport avec le domaine de l’émotionnel, qu’avec avec un raisonnement logique, réellement soucieux de l’égalité réelle, et n’ayant que peu conscience que chaque avancée du progrès, chaque mutation sociétale, a des avantages, mais aussi un prix à payer), la Gauche se montre comme étant le bras armé du libéralisme victorieux et conquérant. La bonne foi de la majorité des individus pro-­mariage homosexuel, pro-­GPA, pro­-PMA, n’est pas ici remise en cause. Cette population est favorable car elle assimile ces « avancées créatrices d’égalité » au Bien. C’est en toute bonne foi qu’elle participe au combat « émancipateur ». Démarche honnête mais naïve. Naïve car ne voyant pas que ce qu’on leur vend comme étant un progrès de la liberté (projet qui en soi n’est pas contestable), est en réalité, selon le bon mot de Jean-Claude Michéa, une libéralisation :

     

    « De même en effet que l’hédonisme partout célébré dans le Spectacle, n’est qu’un substitut pathétique de tout hédonisme réel, de même que le triomphe présent de l’esprit « libertaire » a peu de chose à voir avec ce qu’on entendait autrefois sous ce nom. Il suffit simplement pour comprendre cet aspect des choses, de ne plus confondre les progrès de l’autonomie individuelle avec ceux de l’atomisation des individus, ni la libération effective des « mœurs » avec ce qui n’en a constitué jusqu’ici que la seule libéralisation. »

     

    Le libéralisme, historiquement et philosophiquement attaché aux valeurs de Gauche (qui rappelons­-le encore une fois n’a rien à voir avec le projet socialiste originel) a besoin de détruire les valeurs du système dans lequel il s’inscrit. On se libère toujours de quelque chose, par rapport à quelque chose. La liberté en soi ne veut rien dire. Or la référence à une liberté ontologique fantasmée, but ultime du projet libéral, n’est pas compatible avec les valeurs traditionnelles. Dans les mondes de la Tradition, où le vivre­ ensemble ne passe pas uniquement par l’interface de l’intérêt privé ni de l’acte marchand, tout ne s’achète pas, tout ne se vend pas. Des pans entiers de la société sont ainsi préservés de la notion de valeur d’échange et valeur d’usage, et sont ainsi mis hors du domaine de la marchandise. Bien loin d’être l’outil de domination de la classe bourgeoise, ces valeurs sont un des freins à l’extension de la sphère libérale, qui sans elles, plongerait le monde, selon la formule de Karl Marx, « dans les eaux glacées du calcul égoïste ».

     

    Au nom de la liberté et de la libération des mœurs, la Gauche sape les derniers barrages qui limitaient, au sein des classes populaires, propagation terminale de l’idéologie libérale. Ce qu’Orwell appelait la common decency, ce fond de décence commune, où règne la logique du Don (Donner ­Recevoir et Rendre), est mis à mal. La bourgeoisie libérale-­libertaire, ­selon l’excellente formulation d’un Michel Clouscard­, très bien représentée par la clique de bobos parisiens canalplusiens (de gôch’ bien entendu), prétend ainsi lutter contre les vieux relents réactionnaires. La Gauche anti­capitaliste, l’extrême-Gauche (à ne jamais confondre avec un socialisme radical), les anti­fa’ (qu’Orwell a bien identifié dans Hommage à la Catalogne comme étant toujours, en dernière instance, les meilleurs alliés objectifs du Capital, souvent à leur insu) pensent être engagés dans une lutte héroïque contre un des piliers de la domination capitaliste et traditionnelle, intrinsèquement fasciste (tout est fasciste pour un anti­fa). Or, Karl Marx et Engels l’avaient parfaitement identifié, dès 1872, la bourgeoisie est la classe par excellence qui modifie les rapports sociaux pour développer son système de domination. La bourgeoisie prédatrice est l’ennemie à la fois du prolétariat et des valeurs traditionnelles antérieures à son règne.

     

    Qui a parlé d’idiots utiles ?

     

    Loin d’être un appel à un retour à l’Ordre Moral, à la criminalisation de l’homosexualité (qui en tant qu’histoire d’un vécu individuel n’est pas condamnable) le refus de ces « avancées citoyennes », selon la novlangue libérale, est un appel humaniste.

     

    Non tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas, n’en déplaise à M. Pierre Bergé. La PMA, la GPA sont des extensions de la sphère et de la logique libérale et marchande au corps humain. Les enfants ­et par-la même, la vie humaine­ deviennent une marchandise comme une autre, qui subira les lois de l’offre et de la demande, ainsi que celle de la spéculation. Autrefois hors de la logique du primat de l’intérêt privé, l’Homme et sa gestation voient leurs caractères sacrés rabaissés au même niveau que toute autre activité ou produit humain mesurable à l’échelle de l’échange marchand monnayable.

     

    Les « gestatrices » professionnelles qu’appellent certains de leurs vœux, rentreront dans le marché du travail, au même titre qu’un plombier, un gardien de prison ou un avocat. Elles vendront un savoir-­faire, gérant leur « entreprise et capital corps ». Il est bien entendu que, loi du marché oblige, les lois de la concurrence, feront que l’on délocalisera la « production », afin de satisfaire une « demande », en Chine ou au Nigeria, où des « usines à bébés » ont déjà vu le jour. (Peut­-on imaginer des périodes promotionnelles ? ­50% sur les filles !). On pourra « consommer français », ou bien faire le choix de la production étrangère « low cost ». Il en ira de même pour l’achat de sperme afin de satisfaire les demandes en PMA. La demande, le contrôle qualité, seront à l’origine d’une nouvelle forme d’eugénisme (tel couple voudra un garçon, l’autre une fille, l’autre d’origine africaine etc. créant par là un marché de la procréation, une mode de la procréation. Cet hiver les asiat’ seront top tendance). Le meilleur des mondes on vous dit ! L’incroyable opportunité qui sera offerte aux couples, homosexuels ou non d’ailleurs ­mais toujours appartenant aux groupes pouvant s’offrir le « luxe » de se payer un enfant­, se fera bien évidement par une augmentation des conditions de l’aliénation marchande sur les classes les plus fragiles. On voit bien ici tout le mensonge de cette prétendue égalité et liberté nouvelle. Encore une fois la liberté est toujours relative.

     

    L’homme et sa « production » (sic) devient une marchandise comme une autre, au même titre que du café, des sex­toys ou des voitures familiales. Bien sûr on rétorquera que la PMA et la GPA seront des actes marginaux, que la majorité de la population continuera à avoir des enfants de manière classique (devrait-on plutôt dire avoir des enfants de manière non ­socialement discriminatoire ?) et que l’opposition à ces projets sont le fait de réactionnaires qui feraient bien mieux de s’occuper de leurs affaires.

     

    Ce qu’il faut faire remarquer c’est qu’un acte a une cause, mais aussi des conséquences. Que si la Gauche se pare de nobles idéaux, cela ne doit pas nous cacher la réalité des modifications profondes, anthropologiques et sociales, que ces réformes portent en elles.

     

    Ici cela sera la transformation de la place et du caractère de l’Humain, quelle que soit la marginalité de ces actes. Le devenir-­marchandise de l’Homme intéresse par conséquent la totalité de l’espèce humaine.

     

    * : Bien plus que les chromosomes X et Y, marqueurs chromosomiques du sexe génétique, il existe des marqueurs moléculaires sexuels rendant impossibles, même par intervention humaine en laboratoire, de croiser le patrimoine génétique de deux individus de même sexe, rendant indispensable la procréation à partir de deux individus de sexe différents.

    Léo Goumert

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/PMA-et-GPA-liberation-ou-liberalisation-23506.html

  • Pourquoi diaboliser l’Internet ?

    Le ton de la presse et de certains politiques concernant l’Internet et les réseaux sociaux est devenu bien grave ces derniers temps. Pourtant il n’y a pas si longtemps l’enthousiasme était de mise : ils étaient vus comme des outils de communication modernes indispensables dans une société ouverte et libre. Mais depuis l’affaire Dieudonné en particulier, nous assistons à un étrange mouvement de diabolisation. L’Internet serait dangereux. L’Internet devrait être contrôlé. Et déjà les paroles se traduisent en actes.

    Des philosophes comme Alain Finkielkraut se sont également exprimés, s’emportant dans les médias sur ce qu’il appelle « la malédiction Internet » et déclarant : « C’est quand même un monde sans foi ni loi », ou encore : « Internet devient un immense cloaque où les sphincters de la liberté ne cessent de déverser leurs productions innombrables. » Christophe Barbier, l’inénarrable écharpe rouge de l’Express, en vient même à déclarer sans sourciller : « Internet ça se régule ! Les Chinois y arrivent bien ! »

    Une campagne de diabolisation de l’Internet auprès de l’opinion publique semble donc engagée. De manière à peine subliminale, on installe dans les esprits l’idée que l’Internet est un outil certes utile mais qui, sans régulation, est dangereux pour la société et sa cohésion.

    Pourtant, tant que l’Internet était une plateforme de « divertissement », un relai de la société de consommation, un espace où fleurissaient la violence et la pornographie, personne ne semblait s’émouvoir. Mais il est peu à peu devenu une voie alternative d’accès à l’information. Une multiplication des sources et des opinions a ainsi eu lieu, des voix discordantes se sont affirmées, se confrontant directement avec celles véhiculées sur les canaux grand public.

    L’Internet leur offre un support, les réseaux sociaux, et par leur caractère viral, de la visibilité. Ainsi des questions complexes mais néanmoins centrales, totalement esquivées voire galvaudées par les médias traditionnels, prennent place sur la toile. Les problématiques liées à la création monétaire, le système de la dette et la loi de 1973, ou encore les traités européens sont désormais librement évoqués, suscitant un fort intérêt de la part du public.

    Mais dans un contexte de fortes turbulences économiques où les crises passées ont prouvé les excès et les défaillances d’un système à bout de souffle, la tolérance vis-à-vis de la libre (ré)information est un luxe que le pouvoir n’est plus en mesure de s’offrir. Il se tend d’autant plus que la crise et surtout sa soumission à Bruxelles et aux banques l’obligent à imposer aux Français des politiques de plus en plus visiblement contraire à leurs intérêts.

    Il n’est donc pas étonnant de voir journalistes et politiques feindre de s’offusquer pour un geste potache qui s’est développé grâce à la viralité des réseaux sociaux, mettre au pilori un humoriste qui doit en partie sa notoriété à internet, ou encore lâcher des cris d’orfraie pour chaque tweet injurieux. Le tout en insistant lourdement sur un retour du populisme des années trente et de ses dangereuses conséquences.

    L’idée sous-jacente est bien de décrédibiliser l’ensemble du contenu Internet dissident, y compris les réflexions socio-économiques alternatives, et de construire une légitimité à une future répression sur l’Internet. Cette répression se caractériserait par des prises en compte effectives et structurées des dénonciations, par des ingérences systématiques du pouvoir dans les plateformes de diffusion libre de contenus, et par à un nouvel arsenal législatif sur mesure.

    L’UEJF a montré la voie en attaquant Twitter, pour s’être rendu « complice » des « racistes et des antisémites » en ne livrant pas les informations permettant leur identification. En fin de compte, le réseau social a fini par céder et s’est exécuté [1].

    De même, après avoir obtenu de la justice la censure partielle d’une vidéo de Dieudonné postée sur Youtube, le syndicat étudiant communautaire a proposé à la plateforme de diffusion de « se rapprocher des associations pour voir dans quelles conditions ils respecteront à l’avenir leurs obligations légales », autrement dit, permettre aux organisations communautaires et autres relais du pouvoir de leur dicter des règles de modération [2]. Le gouvernement semble prêt à emboiter le pas, Manuel Valls ayant encore affirmé le 6 février dernier que certains « groupes » avaient une influence décuplée « grâce notamment à Internet » [3].

    C’est donc sous le sempiternelle prétexte de la menace brune que les premières étapes vers le contrôle de la toile sont franchies.

    La récente enquête intitulée « Nouvelles fractures française » [4] réalisée par l’IPSOS souligne un rejet massif des Français du système politique et médiatique. Elle démontre que 77 % des Français n’ont plus confiance en les médias traditionnels et 73 % en l’Assemblée nationale et le Sénat. Il y a le feu, le système l’a bien compris. Internet est devenu une malédiction qu’il est urgent de censurer.

    Ian Purdom