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Euthanasie en France : référé gagné ! Vincent Lambert vivra… Mais il reste menacé
Extraordinaire victoire, samedi après-midi, pour le respect de la vie ! Devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, un référé-liberté plaidé en faveur de Vincent Lambert, 37 ans, a abouti à une ordonnance qui a reconnu le droit de ses parents et d’une partie de ses proches de s’opposer à ce qu’il soit tué lentement par l’arrêt de son alimentation.Me Jérôme Triomphe venait de plaider avec passion contre la mise à mort volontaire du patient, au nom de ses parents, de sa sœur et de son demi-frère ; Me Jean Paillot avait exposé l’éthique biomédicale qui exige le respect de la vie. L’audience, chargée d’émotion, avait duré plus de deux heures. Ils ont été entendus et compris.Vincent Lambert : oui, c’est le vrai nom de celui que jusqu’ici, dans un souci de discrétion visant à donner un maximum de chances aux démarches pour sauver sa vie, j’ai appelé « Hervé ».C’est un jeune homme frappé il y a quatre ans et demi par un accident de voiture qui l’a laissé gravement handicapé. D’abord maintenu dans un coma artificiel, il est resté ensuite pendant deux ans dans un coma végétatif. Puis il est entré dans un coma pauci-relationnel, qui correspond chez lui à un état de « conscience minimale plus » où existe une interaction avec l’environnement : Vincent peut suivre des yeux, réagir aux voix familières, manifester la conscience de ses émotions. Il sourit. Ou plutôt : il souriait.Depuis qu’une équipe médicale a décidé que, sa « qualité de vie » étant insuffisante, il convenait de lui couper l’alimentation et une bonne part de son hydratation en vue de le faire mourir, il pleure lorsque sa mère ou ses proches viennent le voir…Cet arrêt de l’alimentation et la diminution drastique de son hydratation, réduite de 3 litres au total à 500 ml par 24 heures, ont été mis en place depuis le 10 avril dernier, avec le consentement de son épouse, mais malgré l’opposition expresse de ses parents et d’une partie de sa famille qui n’ont été d’aucune façon entendus à propos de cette décision médicale, qui n’est rien d’autre qu’un arrêt de mort par cessation des soins.C’est très exactement une euthanasie par omission.Le juge des référés, Mme Catherine Monbrun, a ordonné samedi après-midi à 16 h 45 que l’alimentation et l’hydratation normales de Vincent Lambert soient rétablies, annulant par ce fait la « décision collégiale » qui avait été prise le 8 avril par l’équipe médicale du CHU Sébastopol de Reims, de le faire mourir à petit feu au motif que ces soins apparaissent aujourd’hui comme « inutiles, disproportionnels et ayant comme seul effet le maintien artificiel de la vie ».Elle a ainsi reconnu qu’il y avait une « atteinte grave et manifestement illégale » à une « liberté fondamentale » qu’il s’agissait de sauvegarder : la vie même de Vincent Lambert, menacée, et le droit de ses proches qui ne souhaitaient pas le voir tué. L’urgence étant caractérisée par l’affaiblissement déjà très avancé du patient du fait de ce refus de nourriture et d’eau.Au nom du principe du « respect de la vie » affirmé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, que doit respecter notamment « toute personne morale de droit public » tel un hôpital public, l’ordonnance de référé rappelle que le juge des référés peut prendre toutes les mesures de nature à faire cesser le danger « lorsque l’action ou la carence d’un tel établissement crée un danger caractérisé et imminent pour la vie d’un patient, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale ».Vincent Lambert, à l’heure où j’écris ces lignes, est hors de danger. Par l’effet de l’ordonnance de référés, on a recommencé à lui administrer du glucose et son alimentation est rétablie avec toute la précaution et la progressivité que requiert son état. Sa vie est sauvée.Mais pour combien de temps ? Le résultat du référé a provoqué la « rage » du chef de service de l’unité de soins palliatifs où Vincent est hospitalisé. Une colère que m’a décrite Me Triomphe : il l’a constatée sur place au CHU de Reims, samedi après-midi, où le médecin chargé de soigner Vincent Lambert a clamé qu’il ferait tout pour procéder quand même à l’arrêt de la nourriture et de l’essentiel de l’hydratation de Vincent Lambert, refusant son transfert dans un autre hôpital plus respectueux de la vie au motif qu’ils sont « responsables » du jeune homme, rejetant encore et encore la volonté expresse de ses parents et d’une partie de sa famille de ne pas le voir ainsi volontairement poussé vers la mort. L'idée ? Relancer la « procédure collégiale », dans les règles cette fois (manière de reconnaître que tout avait été fait dans l'illégalité), mais avec la volonté préméditée de passer outre à la volonté des parents de Vincent Lambert.Ce que l'on constate chez ce médecin, c'est une pure volonté de tuer – et j’écris cela en pesant mes mots, sans craindre de me voir contredire – puisque tel est l’objectif unique de l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation.Ce médecin qui a pris en toute illégalité – c’est ce qu’établit l’ordonnance de référé – la décision de faire mourir Vincent Lambert de faim et de soif, entend donc maintenant refaire toute la procédure de manière respectueuse de la loi, cette fois, pour lui couper encore les vivres.Comment peut-il prétendre cela ?Un élément peut, selon la manière dont on interprète la loi, lui donner raison, et il faut que la France le connaisse, qu’elle sache qu’aujourd’hui la loi française peut permettre de tuer un patient en le précipitant vers sa fin de vie.Un deuxième lui donne tort, absolument et d’emblée, nous allons voir comment.*1. La décision d’arrêter les traitements, même en l’absence de situation de maladie en phase terminale, est une possibilité offerte aux médecins dans le cadre de la loi Leonetti. Cela correspond à la volonté d’éviter qu’une « obstination médicale déraisonnable » n’impose d’inutiles souffrances au patient ; c’est le refus de l’« acharnement thérapeutique » qui permet de refuser les traitements « inutiles, disproportionné ou qui n’ont d’autre objet que le maintien artificiel de la vie ».« Traitement » : le mot dit bien ce qu’il veut dire et ne désigne pas de lui-même les soins ordinaires dus à tout patient et d’ailleurs à tout homme dans la mesure du possible : un toit, l’hygiène, la nourriture et l’eau.L’entourloupe de la loi Leonetti, qui apparaît dans ses travaux préparatoires et qui est confirmée dans le rapport d’évaluation de l’application de la loi par le même Jean Leonetti, consiste à classer le soins ordinaire qu’est la nourriture (même administrée par sonde) au nombre des « traitements médicaux ».L’ordonnance de samedi prend acte de cette possibilité et suit non la lettre de la loi, mais ces éclairages plus que douteux du point de vue du droit, puisque la loi interdit au médecin tout acte de nature à provoquer la mort.On peut craindre que le droit français ne finisse par entériner cette interprétation qui aboutit à donner aux médecins un pouvoir de vie et mort sur leurs patients, même des patients qui comme Vincent Lambert vivent comme tout être humain grâce à l’absorption de nourriture et d’eau et qui ne souffrent d’aucune maladie qu’il faudrait soigner.La morale et le bon sens imposent cependant de noter que la nourriture et l’hydratation même administrées autrement que par la bouche ne sont pas des soins extraordinaires ni un traitement médical : la vie qui est maintenue ainsi n’est pas plus « artificielle » que celle d’un nourrisson que l’on nourrit ou d’un malade trachéotomisé qui reçoit sa « ration de survie » par sonde. Il ne s’agit pas de prolonger par des moyens techniques disproportionnés une vie qui ne tient plus qu’à un fil. La preuve : c’est le refus de nourriture qui va opérer la dégradation de la santé du patient et provoquer, lentement mais sûrement, une mort cruelle.2. Mais cette décision de refuser la nourriture et l’essentiel de l’hydratation doit répondre à des règles strictes. Il faut tenir compte de la volonté du patient si elle peut s’exprimer. Sinon, l’équipe médicale doit tenir compte, le cas échéant, si elles existent, de ses directives anticipées, mais ne peut prendre sa décision de mort sans consulter la famille et les proches du patient.Et s’il y a opposition, il faut aussi en tenir compte.Dans le cas de Vincent Lambert, ainsi que le plaida Me Jérôme Triomphe et ainsi que les pièces produites devant le juge allaient l’établir, la décision de mettre fin à sa vie a été envisagée dès le mois de janvier, et que l’épouse du jeune homme y a été « associée » dès début février. Mais ses parents n’en ont pas été tenus informés : certes on a parlé à sa mère, le 5 avril, sans précisions, mais assez pour que celle-ci manifeste sa ferme opposition à toute éventualité d’une telle décision.Elle a été prise pourtant le 8 avril et mise en œuvre le 10 avril.Les médecins qui soignent Vincent Lambert assurent que sa famille a été régulièrement tenue au courant… à partir du 25 avril. En effet ! Mme Lambert a été alertée par certains de ses enfants que Vincent, à ce qu’ils avaient remarqué, n’était plus nourri, et c’est elle qui s’est précipitée à Reims pour aller dire aux médecins son refus absolu d’une telle procédure qui constitue une mise à mort volontaire !C’est sur ce point de non-respect de la procédure prévue par l’article 2. 4127-37 du code la santé publique que le juge des référés a donné raison à M. et Mme Lambert.L’ordonnance souligne le défaut d’information dont ont ils été victimes par rapport à la mise en œuvre de la procédure collégiale par laquelle un médecin, conforté par l’avis favorable d’un autre médecin étranger au cas, peut décider de couper les vivres à un patient pour le faire mourir. L’ordonnance dénonce aussi que le fait que les parents « n’ont pas été informés de la nature et des motifs de cette décision ». Plus important encore, le juge souligne que « la décision d’arrêter l’alimentation et de limiter l’hydratation n’a pas pris en compte les souhaits des parents de M. Vincent », et ce quand bien même une partie de ses frères et sœurs et son épouse se sont montrés d’accord avec elle.Autrement dit, en cas d’opposition de la famille, en l’occurrence le père et la mère de la victime qui sont tout de même on ne peut plus proches, les médecins ont l’obligation d’en tenir compte.C’est un frein réel à l’application mortifère de la loi Leonetti, et cette affaire a eu pour premier mérite de le mettre en évidence.Lorsque le médecin de Reims prétend remettre en route une procédure collégiale, cette fois en respectant les conditions posées par la loi, non seulement il soulignent en creux la manière illégale dont ils ont agi, mais il méconnaît ce droit des parents qu'en tout état de cause il doit respecter en s'abstenant de prendre une décision de mise à mort.*Il n’est pas inutile de noter que les documents médicaux produits par le CHU de Reims en défense de sa décision démontrent l’état de conscience réel quoique apparemment très diminué et le fait qu’il ressent des émotions. Ni que la décision de faire cesser son alimentation et de limiter fortement son hydratation ont fait suite à ce que l’équipe médicale appelle des « signes d’opposition comportementale de la part de M. Lambert lors des actes de “nursing” a fait suspecter un refus de vivre et a suscité une réflexion éthique au sein de l’équipe médicale ».En clair : il a montré son inconfort lors de la toilette, des soins de bouche…Cela leur a suffi.Nous parlerons de cette affaire avec Me Jérôme Triomphe sur Radio Courtoisie à partir de 8 h 30 ce dimanche matin, l’émission sera rediffusée à 21 h 30 : on peut l’écouter partout dans le monde sur http://www.radiocourtoisie.fr. -
Les Femen dimanche contre Jeanne d’Arc ?
C'est ce que croit savoir NDF en exclusivité :
"Deux Femen, Inna Shevchenko et Oksana Shachko, ont réservé une chambre à l’hôtel Régina situé place des Pyramides à Paris où elles ont été aperçues et formellement identifiées samedi soir. Il est probable qu’elles préparent une action car c’est justement place des Pyramides que s’achèveront dimanche matin plusieurs manifestations en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc et « contre le mondialisme » organisées par différentes organisations nationalistes (Action française, Troisième voie, Synthèse nationale, Renouveau français, JNR, Europe identité, etc.), l’après-midi, le défilé de l’Institut Civitas. Contactée par Nouvelles de France, la direction de l’hôtel Régina affirme n’être au courant de rien et n’a pas souhaité réagir à la présence des Femen dans son établissement".
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Le "Gender pour tous" et les droits des parents : Etat des lieux en Europe
Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l’école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.
Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l’école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi sur la « refondation de l’école de la République » prévoit, entre autres dispositions, d’introduire un nouvel enseignement obligatoire de morale laïque et d’éducation civique, ainsi que de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre. Dans la presse et à l’Assemblée, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a précisé que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[1]pour « permettre à chaque élève de s’émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »[2]. Dans la même veine, la Ministre de la Justice, Christiane Taubira a également déclaré à l’Assemblée que « dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »[3].
L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre ; la déconstruction des stéréotypes de genres est conçue comme un moyen d’émancipation des enfants. Le projet de « refondation de l’école de la République » prévoit à présent que « l’éducation à l’égalité de genre » devienne une mission de l’école élémentaire, dès l’âge de 6 ans, « afin de substituer à des catégories comme le sexe (…) le concept de genre qui (…) montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites »[4]. Cette volonté ressort également du récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales[5] qui recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », qu’elle déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme pour « tendre vers une société » égalitaire. A cette fin, ce rapport recommande notamment aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc. Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle. Outre ces aspects relatifs à la théorie du genre, la morale laïque promue par le projet de « refondation de l’école de la République » est aussi source d’inquiétudes. Ce projet de loi vise à refonder la société via l’école ; il est complémentaire du projet Taubira qui « refonde » la famille via le mariage. Comme l’indique M. Peillon, « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [6]. [...]
Grégor Puppinck - La suite sur Zenit.org
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Adhésion de la Turquie : l'Europe contre ses peuples
❏ LA VOLONTÉ de la majorité des gouvernements européens d'accélérer l'adhésion de la Turquie à l'Union est illégale dans la mesure où elle est contraire non seulement aux traités internationaux régissant la matière européenne mais aussi aux termes des actes législatifs produits par les autorités européennes elles-mêmes comme le montrent les "décisions" relatives à la désignation des Capitales européennes de la Culture et en particulier celle d'Istanbul. Mais elle est surtout profondément antidémocratique puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent l'hostilité des Européens à accueillir Ankara ; le nombre des contre étant passé de 52 % en 2005 à 55 % en 2008, le nombre des pour chutant de 35% à 29%.
L'hebdo Valeurs actuelles, qui s'est penché sur les résultats de deux sondages Ifop réalisés, le premier en 2004 (5 000 personnes consultées dans les cinq plus importants pays membres de l'Europe occidentale), le second en 2008 (7000 personnes dans les mêmes pays plus la Belgique et les Pays-Bas), pouvait titrer dans son édition du 4 septembre « Turquie, le "non" des Européens ». Les sources font apparaître non seulement le caractère majoritaire dans les sept pays de l'opposition à l'adhésion de la Turquie mais surtout le retournement de l'opinion alors que, le temps passant, elle était mieux informée. Dans les trois pays favorables à cette adhésion en 2004, on constate ainsi que 51 % des sondés - sont devenus opposés en Espagne (soit un bond de 29 %), 57 % des Britanniques (+ 15 %) et 56 % des Italiens (+ 23 %) ; de plus, le rejet atteint des sommets dans les pays déjà réfractaires en 2004. Le non l'emporte en France à 80 % (+ 12 %) et à 76 % en Allemagne (+ 13 %). En Belgique et aux Pays-Bas, les taux de rejet sont de 68 et 67 % respectivement. Le Luxembourg, exclu de l'enquête vu sa petite taille, enregistrerait selon l'Eurobaromètre 2008 un taux de rejet de 75 % proche du maximum.
L'évolution aussi générale que rapide des opinions se trouve partiellement expliquée par les comportements agressifs de la Turquie et de ses amis, dont l'actualité confirme la permanence. Ainsi le Premier ministre Erdogan a-t-il indigné les Allemands en présentant la tentative d'intégration des immigrés turcs comme un « crime contre l'humanité » ; ainsi le soutien apporté par la Turquie à la Géorgie fait-il songer à un atavisme antirusse du genre territorial déjà présent lors de la guerre de Crimée; ainsi les Etats-Unis ont-ils délibérément plongé dans une forme renouvelée d'affrontement avec la Russie déterminée par des préoccupations moyen-orientales dans lesquelles son alliée la Turquie prétend jouer un rôle majeur mais qui sont largement étrangères aux intérêts européens. Les erreurs commises par les Américains dans la gestion de leur imperium mondial affaiblissent d'ailleurs considérablement la portée de leurs interventions à l'égard de leurs vassaux. Déjà, l'intervention du président Bush le 26 juin 2004, à l'époque cruciale de l'ouverture des négociations d'adhésion, auprès des autorités européennes réunies à Dromoland Castle, suivie par sa visite à Ankara le lendemain, avait été des plus malvenues. L'existence d'un foyer de tension autour de l'Iran, conjuguée à la situation critique en Irak et en Afghanistan, persuade les peuples européens de ne pas se laisser entraîner dans des alliances militaires illimitées.
La période serait donc favorable à un alignement des politiques européennes à l'égard de la Turquie sur les souhaits exprimés par les seuls peuples européens. Cela mettrait fin à une époque où les autorités chargées d'appliquer les textes de loi les plus clairs se rendaient coupables au moins d'imposture. En particulier le président français (et actuel président de l'Union Européenne), qui s'est fait élire grâce à l'apport des voix des opposants à la Turquie mais dont les représentants aux négociations d'adhésion (qui se poursuivent) autorisaient Libération à titrer le 9 mai 2008 : « À Ankara, Jouyet rassure sur le processus d'adhésion » - à propos duquel le Conseil européen des 11 et 12 décembre prochain pourrait décider de l'ouverture de deux nouveaux chapitres de négociations.
Imposture ou forfaiture ? De toute façon s'y ajoute le mépris du peuple.
✍ Pierre AERTS. Rivarol du 7 novembre 2008 -
On a menti aux Français! Mariage pour tous = réforme pour tous
Et ce n'est pas la théorie du complot de quelques nervis, c'est un simple article du Figaro intitulé "La transmission du nom de famille modifiée pour tous" qui met cette vérité en lumière :
"La loi Taubira modifie les règles d'attribution des noms de famille. Désormais, en cas de désaccord entre les parents, l'enfant portera les noms des deux parents accolés par ordre alphabétique.
Ce volet de la loi Taubira est passé presque inaperçu. Il va pourtant faire du bruit. La réforme modifie les règles d'attribution des noms de famille pour tous les couples. Actuellement, à la naissance, les parents peuvent choisir quel nom transmettre: celui du père, celui de la mère, ou leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par les parents. En cas de désaccord entre les parents, l'enfant porte le seul nom du père.
Ces règles ont été instituées par la loi du 4 mars 2002, due à la majorité parlementaire de Lionel Jospin, et qui avait supprimé la transmission automatique et exclusive du nom du père à l'enfant, en vigueur depuis la loi du 6 fructidor An II. La réforme de 2002 avait déjà suscité des polémiques. Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit et auteur du rapport au garde des Sceaux «Réformer le droit de la famille» (1999), avait alors estimé que la loi de 2002 «mettait en cause l'équilibre des liens qui unissent l'enfant à ses deux parents. En cas de divorce, si la garde de l'enfant revient à la mère, l'enfant ne conserve souvent qu'un seul lien avec son père : son nom».
Or, aujourd'hui, la loi Taubira va plus loin" (suite).
Alors, ça ne vaut pas le coup d'insister jusqu'au bout? Jusqu'au Conseil constitutionnel? Jusqu'à la promulgation? Jusqu'au 26 mai? On ne lâche rien !
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Manuel Valls vs Cardinal Barbarin : 0 - 1
Quand le ministre de l'intérieur déverse son discours maçonnique sur la laïcité devant un parterre de responsables religieux, il n'apostrophe que l'archévêque du lieu, le cardinal Barbarin.
Ce dernier lui répond en mettant en avant ses contradictions sur la Foi qu'il voudrait restreindre, comprimer à la fameuse sphère privée, comme s'il appartenait, soit dit en passant, à la République et à un ses ministres, fussent-ils en loges, de définir la Foi, son application et son étendue dans la vie des hommes.
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Comment les leçons d’antiracisme accentuent l’intolérance chez les élèves en « suscitant leur animosité à l’égard des autres cultures »
Une étude néerlandaise arrive à la conclusion que les débats touchant à des préoccupations ethniques sensibles peuvent être contreproductifs.
Le ministre de l’Education [du Royaume-Uni] Michael Gove se trouve sous le feu des critiques pour avoir envisagé de mettre un terme à l’enseignement de sujets multiculturels aux adolescents.Une importante étude a révélé hier que les enfants à qui l’on donne des cours d’antiracisme à l’école ont davantage tendance à être intolérants hors de leur classe.
Selon cette étude, accuser les élèves blancs de racisme est source d’animosité et discuter de questions ethniques sensibles comme les crimes d’honneur c’est dépeindre sous un mauvais jour les enfants appartenant à des groupes minoritaires.
L’enquête souligne que les enfants qui vivent dans des quartiers mixtes sont souvent dénués d’hostilité envers les autres groupes raciaux.
Mais, en revanche, elle constate que « lorsqu’en classe on accorde davantage d’attention à la société multiculturelle, l’effet de libéralisation que ce contact positif exerce dans les classes sur les attitudes xénophobes des jeunes diminue. »
Cette étude réalisée aux Pays-Bas arrive en pleine controverse sur la place du multiculturalisme – qui reproche à la Grande-Bretagne son racisme historique et exige d’elle qu’elle encourage les cultures minoritaires – dans les programmes et l’enseignement national des écoles britanniques.
Le secrétaire à l’Education Michael Gove s’est trouvé sous le feu des critiques d’universitaires de gauche pour avoir envisagé de stopper l’enseignement aux adolescents de sujets tels que « la grande diversité culturelle, sociale et ethnique de la Grande-Bretagne du Moyen Age au XXe siècle et sa contribution à la formation de l’identité de la Grande-Bretagne ».
Au lieu de cela, à l’avenir les élèves auront davantage de cours d’histoire de la Grande-Bretagne.
L’étude néerlandaise, publiée dans la European Sociological Review (Revue d’histoire sociologique), se fonde sur une enquête menée auprès de 1.444 élèves âgés de 14 et 15 ans dans dix écoles de la ville de Nimègue.
Les adolescents, issus de différentes classes et origines raciales, et de capacités scolaires distinctes, ont été interrogés sur leur attitude vis-à-vis de ceux qui ont des origines ethniques différentes et sur l’enseignement multiculturel de leur école.
L’étude a retenu que les garçons avaient tendance à être plus intolérants que les filles vis-à-vis d’autres groupes, et que l’intolérance la plus marquée se trouvait chez ceux qui se réclamaient d’une forte identité religieuse ou ethnique, chez ceux provenant des milieux turc ou marocain, et chez ceux dont les résultats scolaires étaient les plus faibles.
Mais elle affirme que l’enseignement du multiculturalisme exerce un « effet négatif inattendu ».
Elle ajoute: «L’impact du contact inter-ethnique positif dans les classes disparaît ou même s’inverse lorsqu’il est davantage mis l’accent sur le multiculturalisme pendant les cours. Parler de discrimination et des us et coutumes des autres cultures pendant les cours affecte indirectement les attitudes xénophobes des jeunes. »
Le rapport ajoute que l’animosité chez les groupes minoritaires pourrait provenir de discussions sur des sujets comme les crimes d’honneur ou l’excision. Cette animosité pourrait aussi avoir pour cause une « approche unilatérale du racisme dans un rapport délinquant-victime ».
Les conclusions font écho aux points de vue de Ray Honeyford, directeur d’école à Bradford, qui a été chassé de son emploi il y a près de 30 ans pour avoir affirmé que l’enseignement multiculturel était nocif aux élèves.
M. Honeyford disait que les performances des élèves étaient freinées par «la notion de ce programme multiracial imposé par les autorités, et le fait de faire dans les classes, de la couleur et de la race, des questions importantes et cruciales ».
Patricia Morgan, auteur d’ouvrages sur la famille et l’éducation, a déclaré hier : «Si mettez le nez des enfants dans leur racisme supposé, ils n’aiment pas cela.
On accuse les élèves de choses qu’ils n’ont ni pensées ni faites. Le multiculturalisme tente de manipuler les pensées, les croyances et les émotions des enfants, cela revient à les endoctriner, et ça ne marche pas. C’est contreproductif.
Cette étude montre que lorsque les gens essaient de manipuler les esprits des enfants, ça leur retombe dessus. »Steve Doughty,
Correspondant affaires sociales
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26 avril 2013Titre original :
How anti-racism lessons INCREASE pupil intolerance by ‘causing animosity to other cultures’Traduction pour Polémia : René Schleiter
Source : Polémia – 11/05/2013.
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La famille est-elle un “fantasme” ?
C’est la négation de la différenciation sexuelle qui est une chimère, pas la famille composée d’un homme et d’une femme.
Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la Famille, a déclaré au Sénat le jeudi 4 avril : « La sexualité est désormais dissociée de la conjugalité et de la procréation. »
Alors que la sénatrice Michelle Meunier, membre de la commission des Lois, affirmait en parlant du “mariage pour tous” : « Ce texte s’inscrit dans la devise de notre République. Il permet aux couples homosexuels de faire famille. Assumons-le. Il sort la famille du fantasme “une maman, un papa et un enfant”. […] Cette famille-là n’a jamais été universelle. […] De tout temps, des enfants ont été élevés par d’autres personnes que leurs père et mère. Ce qui pose problème, c’est cette famille idéalisée, “hétéro-patriarcale-blanche” de préférence de plus en plus éloignée des réalités. »
Derrière ces discours pour le moins idéalistes, Dominique Bertinotti passe allégrement d’un fait sociologique, où des enfants naissent hors mariage, à une affirmation ontologique minimisant leur origine pour avaliser une “parenté” homosexuelle qui n’existe pas puisque les enfants sont issus d’un lien entre un homme et une femme. Elle fait d’un constat une norme structurelle.
D’autre part, peut-on concevoir que la famille “une maman, un papa et un enfant” serait un “fantasme” ? A-t-on encore le sens des mots pour réfléchir ? C’est ici que nous pouvons comprendre que lorsqu’une société perd le sens de la différence sexuelle, elle perd le sens de la vérité des réalités. Nous y sommes quand on invente des droits incohérents.Au sens psychanalytique, un “fantasme” est l’expression d’un désir impossible et donc irréalisable, et le symptôme d’une autre scène inavouable et souvent transgressive. Or, il faut bien un homme et une femme et leur union la plus intime pour qu’au coeur de leur corps respectif et dans le meilleur des cas du corps conjugal, se conçoive une union et naisse un enfant. En affirmant un tel déni, la sénatrice dit le vrai fantasme qui est au coeur du “mariage” irréaliste qu’elle soutient : dans la relation de similitude et de miroir entre deux personnes de même sexe, se développe l’idée que chaque sexe pourrait se suffire à lui-même en réactivant le fantasme primaire de toute-puissance de l’autoengendrement. “Je me fais tout seul” ou encore “je produis un enfant en solitaire”. C’est le summum du narcissisme qui ne crée ni une relation d’altérité, ni un couple générationnel, mais qui transgresse la différence sexuelle !
Il est difficile d’attribuer à un duo de personnes de même sexe les mêmes caractéristiques qu’à un couple formé par un homme et une femme alors que psychologiquement, socialement et symboliquement, ils ne les possèdent pas. On confond ici l’égalité en dignité de la personne avec l’égalité des situations et on fait l’impasse sur les distinctions nécessaires si l’on ne veut pas entretenir la confusion des pensées.
La majorité des personnes homosexuelles ne souhaite ni se marier ni adopter des enfants, car ces personnes savent que cela ne « comblera pas leurs lacunes » (comme l’a dit, lors de la “manif pour tous” du 24 mars, Jean-Marc Veyron la Croix, maire socialiste de Chasselas). Et les Français le refusent à 56 % (sondage BFMTV-le Parisien du 11 avril) quand il s’agit de l’adoption des enfants (mariage et filiation sont liés même si on veut les séparer). Une minorité d’activistes et d’idéologues veulent pourtant obtenir l’un et l’autre comme une sorte de reconnaissance sociale en récupérant le symbole matrimonial pour apparaître “normaux” et avoir les mêmes droits, mais ils ne se marieront pas pour autant. Nous l’avons vu avec le pacs, plus de 93 % sont contractés par un homme et une femme. Et dans les pays où le “mariage” entre personnes de même sexe est permis, passé une période d’engouement, leur nombre s’est effondré.
On nous affirme que “marier” les personnes de même sexe ne retire rien aux autres citoyens mais que le législateur donne de “nouveaux droits”. En fait, cela change tout puisque le code civil est modifié pour redéfinir le mariage et la filiation à partir des fantasmes de l’unisexualité et de l’autoengendrement en supprimant les termes qui renvoient à la différence sexuelle ! Une transgression majeure et délétère qui suscite déjà de nombreux ressentiments. La politique, c’est aussi savoir ne pas prendre des symboles pour des fantasmes.
Tony Anatrella * Valeurs actuelles
(*) Tony Anatrella est l’auteur, sur le même sujet, du Règne de Narcisse (Presses de la Renaissance, et en livre audio Saint-Léger Productions) et de la Tentation de Capoue (Éditons Cujas).
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Un nouveau mai 68 ?
Commentateurs et journalistes s'interrogent devant le mouvement de résistance spirituelle qui prend forme. Quel rapport peut-on établir entre mai 68 et mai 2013 ?
La réponse m'est apparue, lumineuse, en tombant sur cette remarque faite par le philosophe russe Nicolas Berdiaeff au début du XXe siècle :
« Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre. »
Les jeunes et moins jeunes citoyens qui se mobilisent aujourd'hui en déployant des trésors d'imagination ne le font pas pour communier fugitivement en une utopie où les désirs de l'homme se verraient affranchis de toute limite. A l’inverse, leur conscience crie – et c'est une bonne nouvelle que tant de consciences soient encore vives – à l'approche de l'ombre qui se profile derrière cette loi. L'ombre d'une distopie qui se caractérise par la négation de la complémentarité homme-femme, de la parenté et surtout par le développement de l'eugénisme et de la marchandisation de l'homme dans la mesure où les couples homosexuels, stériles par nature, demandent dès à présent, fort de leur nouveau statut, à pouvoir accéder aux techniques de procréation médicalement assistés. Huxley avait pressenti cette société monstrueuse à laquelle la rupture radicale entre la culture et la nature humaine conduit. Et ce n'est certes pas un hasard s'il a placé la phrase de Berdiaeff citée ci-dessus, en épigraphe de son Meilleur des mondes (1932), livre qui décrit une société dans laquelle la reproduction est devenue entièrement artificielle et où la seule évocation de la notion de parenté est considérée comme obscène.
L'eugénisme est en marche. Il l’est déjà négativement depuis quelques années. Les personnes en devenir atteintes de trisomie sont presque totalement éliminée avant de naître. Toute une classe d'hommes est ainsi privée de venir à l'existence. La loi actuelle prépare l'ouverture d'un eugénisme positif avec la sélection des gamètes pour concevoir artificiellement les hommes en fonction du désir de couples stériles par nature. Lisez les reportages de grands journaux comme La Croix sur les banques de sperme danoises et les cliniques indiennes qui pratiquent la GPA. Discutez avec une personne qui a eu recours à ces techniques à l’étranger : derrière une belle histoire vous arriverez toujours au point où elle vous dira : « oui j’ai acheté du sperme, j'ai choisi celui récolté à côté d’un campus d’étudiants danois ». Le prix du sperme à l’étranger est aujourd'hui variable en fonction de l'anonymat ou non du donneur, et, dans le second cas, de son niveau de diplôme, de ses caractéristiques physiques et, probablement, implicitement, de la couleur de sa peau. On se demande pourquoi Harlem Désir et la cour européenne des droits de l’homme ne s’émeuvent pas de ce qui est déjà une réalité en Belgique, au Danemark ou dans le pays qui autorisent cela. Pour la GPA, il serait intéressant de savoir comment sont sélectionnées les femmes indiennes qui s’y plient : en fonction de leur corpulence et de leur dentition ? Il est vraie qu’une prétendue journaliste (en fait une militante de la cause lesbienne) qui fait trop parler d’elle pour la citer encore ici, déclarait déjà sur la matinale de France-Culture il y a quelques années que les femmes du tiers-monde gagneraient à porter des enfants (des femmes occidentales) plutôt qu’à devoir se prostituer. Les déclarations de Pierre Bergé sur la GPA ("Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?") n'ont visiblement pas plus choqué le gratin médiatique et politique (la petite-amie du président de la République, Manuel Vals, Rama Yade, Roselyne Bachelot, Laurence Ferrari...) qui se sont précipités à la soirée demi-mondaine que le milliardaire qui a financé la campagne de François Hollande organisait pour défendre cette cause.
Mai 68 et mai 2013 sont inverses dans leur motivation profonde, même si la générosité et la vitalité de la jeunesse peuvent s’y exprimer avec le même éclat. Mai 2013 ressort d’un feu plus intérieur, plus profond, dans un monde plus ténébreux. Puisse-t-il contribuer à éclairer des consciences ankylosées par la dispersion de l’attention, la désinformation, la surconsommation, la sexualité dégradée. Les temps qui viennent nous réservent des surprises. Le monde actuel ne tient que sur une gigantesque entreprise de suggestion. Ouvrez les yeux, vos yeux et ceux de vos proches, et il s'effondrera comme l'illusion qu'il est.
Blaise Caillerez http://www.printempsfrancais.fr/
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Forte mobilisation en vue pour le 26 mai
Lu dans Le Figaro :
"Selon le responsable des transports, «la mobilisation est déjà un cran au-dessus» par rapport à la manifestation du 24 mars. Treize rames de TGV sont affrétées (au lieu de 10), et les commandes de billets groupées se multiplient. «Pour les cars, on en est à exactement le même nombre que le jour du 24 mars, alors qu'il nous reste plus de deux semaines!, affirme Caroline, l'une des organisatrices. Quant à la solidarité interrégionale, elle est importante: le nombre de dons de gens qui n'ont pas les conditions physiques pour venir, ou qui résident à Paris et veulent parrainer un provincial, est lui aussi en augmentation.» Sur le site de la Manif pour tous affluent les propositions de logement, de covoiturage ou de garde d'enfants. [...]
Pour la grande démonstration de force du 26 mai, les parcours qu'emprunteraient quatre cortèges sont encore à l'étude. «L'idée est d'investir Paris en venant de la porte de Saint-Cloud, de la porte d'Orléans, et aussi de l'est et du nord, évoque Caroline. Pour se retrouver soit aux Invalides, soit au Champ-de-Mars.» Et après la «Méga manif»? «Il n'y aura pas de pause, assure Ludovine de la Rochère. Tout l'été, nous proposerons de nouveaux types d'action sur les lieux de villégiature.»