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F.O 3.04 Le privilège marron - Pierre CASSEN Vorgenss DeLorraine Levayer
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Islam : les mots changent, la politique est la même
Le discours était bien ficelé, il a suffi d’une image pour le ruiner. Alors que Macron s’exprimait le 18 février contre « séparatisme islamique », il s’est fait photographier en compagnie d’une jeune jeune femme pourtant le voile intégral. Symbole parfait de son impuissance.
Le verbe était haut, la voix ferme. Macron a étalé son courage, le 18 février dernier au « Quartier de Reconquête Républicaine » de Bourtzwiller, à Mulhouse. Le Président a osé nommer le « séparatisme islamiste » ! Oh, le joli mot, « séparatisme » ! Plus précis que la « radicalisation » (qui n'était jamais islamiste), plus fort que le « communautarisme », les précédentes marottes présidentielles sur le thème de l'islamisme conquérant.
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Annulation de la dette : le Zambèze avant la Corrèze
Macron et le pape François ont une solution miracle pour combattre le coronavirus : opérer une annulation massive de la dette des pays pauvres. Vous voyez le rapport ? Pas vraiment. Mais le pape François pousse à cette annulation. Il l’a dit dans son message pascal. Lundi, le président Macron a évoqué lui aussi une « annulation massive » de cette dette.Montant de la dette : 365,5 milliards d’euros. Ce n’est pas une bagatelle. Mais après tout, au point où l’on en est… 25 pays seraient les heureux bénéficiaires de ce transfert de richesses. Parmi ces pays, figurent plusieurs pays francophones, d’anciennes colonies françaises avec lesquelles nos liens restent évidemment très forts, comme la Centrafrique (ex-Oubangui-Chari), Madagascar, le Mali (ex-Soudan français), la Guinée, etc. Pays pauvres ? Si l’on veut. Mais, dans ce groupe de 25 pays pauvres, on trouve des pays potentiellement riches comme, par exemple, la République démocratique du Congo (ex-Congo belge), pays immense, eldorado victime de guerres internes à répétition.
Sur CNews, Eric Zemmour a souligné l’aberration ou du moins le caractère très inapproprié de cette proposition présidentielle, au moment précis où l’on nous prépare à une catastrophe économique sans précédent, dans un contexte de récession mondiale : « Les Français qui ont entendu cela auraient préféré qu’on annule leurs dettes à eux. » Mais l’éditorialiste a aussi émis quelques hypothèses sur cette soudaine générosité en pleine crise sanitaire : « Je pense qu’ils annulent la dette pour empêcher une nouvelle vague migratoire vers l’Europe. »
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Un plan européen qui confirme la domination germanique

Un plan de lutte contre la crise du coronavirus a été validé par les ministres des Finances de la zone euro : 540 milliards d’euros pourront être injectés pour soutenir l’économie. Trois moyens de financement sont mis en œuvre. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est activé pour un montant de 240 milliards d’euros. Ensuite, la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises. Enfin, la Commission européenne prévoit 100 milliards d’euros pour le financement du chômage partiel, comme le rappelle Capital.
Les divergences ont été surmontées. Les Pays-Bas souhaitaient, en contrepartie de l’aide du MES, que les pays bénéficiaires réalisent des réformes. Cette exigence n’a pas été maintenue. Par ailleurs, les corona bonds n’ont pas été acceptés malgré les demandes de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Ces obligations mutualisées entre pays européens ont été refusées par les Pays-Bas, l’Allemagne et des pays scandinaves.
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L'empire de la victimologie
Bon an mal an, le complexe de supériorité des Européens s’est retourné en complexe d’infériorité. Des bancs de l’école à ceux de l’Université, c’est toute une époque qui est prié de relire l’histoire coloniale à la lumière de la déchéance européenne. Une Europe symboliquement jugée à Nuremberg et qui instruit elle-même son propre procès à charge. Un cas clinique de masochisme post-colonial qui réclame un traitement d’urgence.Est-ce que Chesterton pressentait la vague de repentance européenne quand il disait que le monde était plein d'idées chrétiennes devenues folles ? Peut-être. Mais le monde est finalement bien trop petit pour loger cette inépuisable soif de mortification. Pauvre Europe qui n'en finit pas de commémorer, non pas son glorieux passé, mais l'accablant passif (de la Shoah, du colonialisme, de l'impérialisme). Mea culpa, mea maxima culpa. Pauvre Europe sortie brisée de 1945 et qui n'a plus la volonté de prendre date avec l'histoire, tirant au contraire une gloire trouble de son ethnomasochisme, preuve de sa (nouvelle) moralité. En un mot, malade de son pénitentialisme et de sa morale humanitaro-sulpicienne - plus mièvre encore que celle qui faisait horreur à Léon Bloy.
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Flicage numérique

Il est clair que certains profitent de la crise sanitaire pour faire avancer leur vision du monde, où les libertés publiques n’ont pas beaucoup de place (il est vrai que l’admiration pour le modèle chinois, très répandue dans l’oligarchie anti-française, n’est pas forcément le meilleur moyen d’apprécier les libertés!). Ce qui nous conduit à nous méfier grandement des “propositions” de traçage numérique (sur la base du volontariat, naturellement!) comme solution pour sortir de notre actuelle assignation à résidence. L’Obs (lâcherait-il Macron ? ça, ce serait une information!) vient de publier un entretien croisé avec Eric Léandri, fondateur de Qwant, et Baptiste Robert, hackeur, qui ne nous rassure pas vraiment :
L’application [stopcovid], telle qu’elle est pensée, est techniquement inutile, elle ne servira à rien sur le plan sanitaire, tout en rognant un peu plus les libertés individuelles.
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Laurent Obertone : « Le confinement rend visible la sécession »

On ne présente plus Laurent Obertone. Romancier et essayiste populaire, ses livres polémiques rencontrent un succès retentissant malgré une omerta de la majeure partie des médias. Avec la crise sanitaire actuelle, sa saga dystopique Guérilla trouve un écho dans le quotidien confiné des Français. Entre économie, forces de l’ordre et État « Big Brother », Nora Bussigny s’est entretenue avec l’auteur.
Dans votre saga romanesque, il fallait une Guérilla pour que notre société s’ébranle puis renaisse de ses cendres. Pensez-vous que ce virus pourrait être l’occasion pour la société occidentale de repenser sa façon de vivre ?
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Mondialisation : fin d'une idéologie
Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote, est l’un des meilleurs connaisseurs actuels de la géopolitique française. Son enquête sur la loi du 3 janvier 1973 est capitale pour comprendre comment l’origine de la crise économique actuelle est monétaire, c’est à dire structurelle. Il nous explique ici ce qui peut se passer après la fin de ce que l’on appellera la mondialisation américaine. Propos recueillis par l’abbé G. de Tannoüarn
Qu'est-ce que la mondialisation que nous sommes en train de vivre recèle de nouveau ?
Contrairement aux grands mouvements qui l'ont précédée, qui avait toute l'anarchie des commencements, la phase actuelle de la mondialisation est très organisée par une planification américaine. Exemple le transfert d'usines n'a pas eu lieu dans les années 60, il était interdit. L'État national avait alors pouvoir sur la vie économique. Ce qui manquait ? Un dessein politique, une organisation et une idéologie. L'idéologie cosmopolite existait dans l'Antiquité mais elle ne concernait qu'une petite élite culturelle.
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Sur le blog de Michel Onfray : le slip français.

Un effort de guerre national
Dans les grands moments de son Histoire, la France eut les taxis de la Marne; au vingtième siècle, ce fut l’arme atomique dont chacun a toujours en tête les terribles images du feu nucléaire de l’Etat français qui se protégeait des Etats-Unis et de l’Union soviétique qui parlaient guerre nucléaire chaque matin que le diable faisait.
Nous pouvons dire dès à présent qu’au XXI° siècle, face à ce qu’un chef d’Etat (dont le nom sera aussi connu que celui des présidents du conseils de la IV° République aujourd’hui) avait appelé «une guerre», la France eut le slip français !
En des temps d’avant coronavirus, une boite fabriquait en effet des slips français, c’était ce que la nation faisait de mieux, avec des marinières - on avait alors le Grand Siècle qu’on pouvait… Un soir de rigolade pas bien fine, deux membres de cette entreprise s’étaient grimés en noir - péché mortel dans notre civilisation loqueteuse… "Le Slip français" avait été sous les feux de la rampe pendant plusieurs jours, il avait défrayé la chronique et, à longueur de plateaux télé, sur les chaînes d’info continues, les questions étaient : Blâmable ? Condamnable ? Louable ? Punissable ? Déplorable ? Attaquable ? Contestable ? Avant qu’une autre question chasse celle-ci et qu’on laisse les deux guignols et leur patron faire résipiscence… Le Tribunal révolutionnaire moral avait été généreux en évitant le goudron et les plumes, il avait écarté le pilori sur la place publique pendant trois jours, il avait décliné le gros plan sur un visage transpirant nous expliquant qu’il ne comprenait pas « pourquoi il s’était comporté d’une façon inappropriée… », etc.
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Tiers-mondisation de la France ?
Toujours persuadé, au fond, que ce pays reste la cinquième ou la sixième puissance mondiale et devrait se comporter comme telle, Éric Zemmour s'exclamait ce 13 avril sur CNEws, dans son émission Face à l'Info : "Si on n’est toujours pas capables de produire suffisamment de masques, cela veut vraiment dire que l’on est un pays du tiers-monde".
Cette terrible question était formulée le 14 avril, avant même l'intervention présidentielle. Fidèle admirateur des institutions de la cinquième république, un peu contrarié cependant par les faits du demi-siècle écoulé depuis 1970, notre brillant polémiste en attendait manifestement un caractère providentiel.
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