magouille et compagnie - Page 1905
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Têtes à Clash #1 : Têtes à Clash #1 – Présidentielles 2017, voile & Brexit
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Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »
Source : OJIM – “Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »”
Il y a quelques semaines, l’Ojim vous révélait l’initiative du Conseil Économique et Social Européen visant à définir les « bonnes pratiques » dans la couverture médiatique de la crise des migrants. L’heure des travaux pratiques a commencé. C’est maintenant l’Union Européenne qui récompense les journalistes qui adoptent une présentation de la crise migratoire conforme à sa vision favorable à l’immigration.
L’UE a en effet lancé en début d’année un Prix des médias pour promouvoir « un journalisme sur la migration basé sur des preuves ». Partant du constat que « le discours actuel qui entoure la migration a pris une tournure dramatiquement négative durant la dernière décennie en Europe et ailleurs » et que « la couverture des médias des phénomènes migratoires joue un rôle important dans la formation de l’opinion publique », les organisateurs de ce prix ont comme objectif de « renforcer le rôle positif que les médias peuvent jouer quand il s’agit d’influencer le récit actuel des migrations ». Cette compétition permettra de réunir 72 récits qui pourront être utilisés et diffusés grâce à des droits d’auteurs partagés. La remise des prix aura lieu le 22 juin 2017 « sous les auspices de la Présidence maltaise de l’Union Européenne ».
Quand Bill Gates finance les médias favorables aux migrants
Hasard du calendrier, l’European Journalist Centre est quant à lui à l’origine d’un projet, financé notamment par la fondation Bill Gates, qui vise à assurer la couverture pendant dix-huit mois de l’arrivée et de l’intégration de familles de migrants. Quatre grands journaux européens vont participer à l’opération, Le Monde, le quotidien anglais Guardian, le quotidien espagnol El Pais et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Selon Le Monde, « le projet s’inscrit dans l’approfondissement de notre couverture des questions migratoires ». Le Directeur de l’European Journalism Centre indique sur le site de l’EJC qu’« avec 10 élections nationales en 2017 sur le continent, des projets de cette envergure sont vitaux ». On n’en connaitra pas plus sur les « enjeux vitaux » de ces élections, mais l’angle des articles publiés dans le cadre de cette initiative, des récits de vie, vise à développer l’empathie vis-à-vis des migrants, indépendamment de toute autre considération.
Et l’UE prône d’ouvrir les vannes en grandLe commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures l’affirmait récemment à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». «Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».
L’Union Européenne utilise donc la carotte pour influencer une opinion publique de plus en plus réticente à accueillir une immigration massive dans une Europe qui compte 21,4 millions de chômeurs et 29 millions de travailleurs pauvres. Mais elle pourrait aussi manier le bâton, comme le relate France Soir le 2 mars : « la Commission européenne a durci le ton jeudi face aux États membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés ».
Politique de la compassionLes récits de vie des migrants sont de plus en plus nombreux dans les médias et l’espace public : outre l’initiative des 4 grands journaux européens, le Télégramme relate le 5 mars que des bénévoles se sont succédés à Rennes pour un marathon de lecture de 24 heures pendant lequel ont été lus 400 témoignages de migrants, « contenus dans une encyclopédie des migrants, recueillis de Brest à Gibraltar ». Le 8 mars, Arte dressait dans un documentaire le portrait de trois femmes qui ont choisi la France.
Ces récits peuvent participer de l’information sur les migrations actuelles vers les pays européens. Mais des monographies, aussi touchantes soient elles, ne peuvent résumer à elles seules les différentes dimensions de l’accueil des migrants. Ce type d’enquête fréquemment utilisé en sociologie soulève, selon le sociologue J.C. Passeron, cité dans un article consacré aux recherches qualitatives deux problèmes :
– « Le récit de vie se veut exhaustif et par-dessus tout signifiant, ce qui donne l’impression de tout comprendre au risque de faire disparaître toute approche théorique permettant de décrire le problème étudié.
– Le risque est grand de céder à l’illusion de ce que le sociologue appelle la « panpertinence » : tout est pertinent et fait sens, le monde ne peut être décrit ».
Il est vrai que la pression migratoire a tout intérêt à être minimisée, enjolivée ou carrément passée sous silence. Les passages en force de clandestins à Ceuta relatés par Ouest-France, les millions de candidats qui attendent dans les pays africains l’occasion de passer la méditerranée cités par Il Tempo, le nombre toujours croissant de demandeurs d’asile arrivés en France, 100 000 en 2016 selon Le Figaro, et dont les déboutés ne sont quasiment jamais reconduits dans leurs pays : autant d’événements qui pourraient accréditer l’idée d’une situation hors de contrôle.
Vouloir influencer le jugement des citoyens en récompensant des journalistes qui se conforment à la vision hors sol des peuples et de l’économie de l’Union Européenne, indépendamment des implications sociales et culturelles de l’accueil massif de migrants : une nouvelle étape dans le formatage des esprits.
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Christian Estrosi tente de tirer François Fillon vers la gauche
Christian Estrosi, qui a battu Marion Maréchal-Le Pen aux dernières régionales grâce au renfort de la gauche, alerte François Fillon :
"je regrette que parfois, dans mon propre camp politique, on finisse aussi par banaliser ce FN si haut. On assiste plus dans cette campagne à des règlements de comptes entre la droite et la gauche pour tenter de décrocher la deuxième place derrière elle. Or, tout devrait être fait pour qu'elle ne soit même pas au second tour. Le pire, c'est que je pense même qu'elle est sous-évaluée dans les intentions de vote pour le premier tour.
C'est-à-dire ?
On la crédite à 25 % en moyenne, je pense qu'elle pourrait dépasser les 30 % voire même gagner l'élection présidentielle. C'est pour cela qu'il faut la combattre dès le premier tour, en ne lui laissant aucun terrain et en s'adressant notamment aux classes moyennes et populaires. Le mot social n'est pas un gros mot.
Pourtant, on ne sent pas que le social, les classes moyennes et populaires, soit la priorité de François Fillon dans son programme...
S'il est vrai que la part du social a évolué dans le programme de François Fillon, ça ne sert à rien de faire la course à l'échalote sur le terrain du FN en faisant une surenchère excessive en matière de sécurité et d'immigration. [...]
Sens commun a pris une part importante dans la campagne de votre candidat. Qu'en pensez-vous ?
Cela m'inquiète et j'ai eu l'occasion de le dire à François Fillon. Il ne peut pas confier l'organisation de la campagne à la frange la plus radicale de notre famille politique s'il veut rassembler plus d'un Français sur deux. Je respecte cette frange, mais elle est minoritaire. Face au FN, il ne faut pas ressembler, il faut rassembler."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Comment les médias effectuent un conditionnement anti-FN
On sait que la campagne présidentielle est lancée quand mensonge et diabolisation se conjuguent pour faire barrage à Marine Le Pen. C’est donc parti ! Jean-Yves Le Gallou en fait le décryptage dans le n° 143 de son émission I-Média, sur TV Libertés.
01:39 Conditionnement anti-FN dans les médias
Le Front national fait les frais d’une campagne de dénigrement, une de plus. En 2017 comme à chaque fois, les médias s’appliquent à conditionner les électeurs. Pour l’information objective, on repassera ! Quandle scrutin sera terminée…
14:59 Le Zapping d’I-Média
Le journaliste Franz-Olivier Giesbert qualifie le quotidien Le Monde de journal incompréhensible. Il est tiraillé entre la ligne Macron, définie par les propriétaires (Xavier Niel, Pierre Berger) et une rédaction qui roule pour Benoît Hamon.
Quant à France info, la radio d’information en continu du service public, elle diffuse une séquence… d’astrologie sur le candidat des Républicains François Fillon !
25:05 Caricature de Macron, circulez y’a pas de banquier
Caricature de Macron en banquier : la sanction médiatique est unanime. Le dessin est antisémite et fait référence aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Mieux, dans le Huffington Post, Fabrice d’Almeida ira jusqu’à affirmer que cette caricature vient sûrement des plus zélés du camp Fillon, c’est-à-dire de la Manif Pour Tous. C’est le point Godwin de la semaine.
33:15 Les tweets de la semaine
Sondage sur le site du Figaro ; quand les internautes répondent « oui » à la question : Etes-vous favorable à la sortie de l’euro ?, le Figaro modifie sa question en « Craignez-vous les conséquences d’une sortie de l’euro », et tant pis pour ceux qui se sont exprimés.
Novlangue dans l’Obs à propos des « soutiens sulfureux » de François Fillon.Charlotte d’Ornellas propose une autre définition du mot « sulfureux » : « De droite, régulièrement en désaccord avec la rédaction du Nouvel Obs ».
37:05 Sevran : décryptage de la contre-enquête du Bondy Blog.
Femmes interdites dans un bar PMU à Sevran, le Bondy Blog publie une contre-enquête. Pour le journal des banlieues, il n’y pas de ségrégation. En fait, la contre-enquête est biaisée et incomplète.
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Libertés démocratiques? Le FN n’a pas vraiment de leçons à recevoir!
Sur le site du huffington post, dont la déclinaison française est cornaquée par Anne Sinclair, le dénommé Romain Herrreros a commis un article médiocre sur l’opposition du FN à la date retenue du 19 mars pour commémorer la fin du conflit algérien. Une opposition dit-il assez sottement, par méconnaissance historique ou partialité, qui traduirait « un retour aux fondamentaux pour le Front National» avec «un aspect électoral, le Front National s’employant depuis plusieurs années à capter le vote pieds-noirs, notamment dans le sud-est de la France.» Une ânerie car le FN ne s’emploie pas à capter le vote des Pieds-Noirs et des Harkis depuis quelques années. Non, le FN fut tout simplement le seul mouvement à défendre leur honneur, écouter leur souffrance, à la comprendre, à leur manifester de l’attention, de la solidarité, à vouloir notamment régler d’une manière définitive par une loi-cadre les questions patrimoniales et morales liées à l’exode des rapatriés; la seule formation politique dont aucun dirigeant n’avait approuvé et/ou trempé dans le lâchage dans les conditions atroces que l’on sait de de l’Algérie française.
Romain Herrreros cite les tweets de David Rachline, Louis Aliot, Marine Le Pen, contestant ce choix du 19 mars 1962, date de la signature des accords d’Evian imposée l’année dernière par François Hollande, alors qu’elle est pourtant comme l’a dit Marine « une journée de deuil pour les Harkis et Pieds-Noirs ». Bruno Gollnisch a rappelé de très nombreuses fois, comme beaucoup d’esprits honnêtes, que choisir la date du 19 mars, voulue par les communistes et les soutiens du FLN, relève d’ une écœurante provocation. Car « c’est après 19 mars 1962 que débutèrent les massacres de masse, les tortures, enlèvements et viols de Harkis et de Pieds-Noirs noirs perpétrés par le FLN avec la complicité du pouvoir gaulliste.»
A cette haine passée, correspond aujourd’hui celle toujours actuelle de certains déracinés des banlieues plurielles contre la France. Elle emprunte parfois les oripeaux de l’islamisme, comme ce fut le cas samedi avec l’agression d’une patrouille de militaires à l’aéroport d’Orly par le dénommé Ziyed Ben Belgacem. Un délinquant multirécidiviste qui a crié Allah Akbar lors de son attaque avant d’être abattu, mais dont l”autopsie a révélé qu’il était sous l’emprise de la cocaïne et de l’alcool, autant de substances bien peu hallal, pour ne rien dire de son mode de vie de délinquant. L’islam comme souvent a bon dos et sert de prétexte, de voile pour masquer chez les décérébrés, les voyous, la racaille une haine plus basique et laïque de la France et des Français que ne partage pas bien évidemment de nombreux musulmans vivant en France et/ou de nationalité française.
Une haine qui consiste aussi à s’attaquer au FN, ce symbole de la résistance de la France et des Français, aux conséquences de l’idéologie mondialiste qui a pris le pouvoir à Paris comme à Bruxelles. Une permanence frontiste a été de nouveau l’objet d’un incendie criminel dans la nuit de vendredi à samedi à Alençon (Orne). L’hypothèse d’une action menée par l’extrême gauche n’est pas à écarter. Il est vrai que les militants antifascistes correspondent plus que jamais à la définition qu’en donne le philosophe Jean-Claude Michéa: des gardes rouges au service du capital; antifas qui s’attaquent au seul adversaire sérieux des candidats des banques, de Bilderbeg, de la finance vagabonde, du capitalisme spéculatif et débridé.
Nous ne sommes pas non plus surpris de voir la réaction du ministre de la Culture, Audrey Azoulay, à la déprogrammation par le maire FN Luc-en-Provence (Var) , Pascal Verrelle du film de propagande anti FN Chez nous dans le cinéma communal. « J’ai fait en sorte de le déprogrammer, je ne vais quand même pas donner le bâton pour me faire battre» a déclaré ce maire FN. Et le masochisme n’est pas non plus une obligation! Pas de quoi fouetter un chat d’autant que ce brûlot n’attire pas les foules, mais Mme Azoulay a fait pondre par un de ses assistants un petit communiqué dénonçant « le vrai visage du Front National, celui de la censure, de la négation de la liberté de création, de l’atteinte à la liberté d’expression et du refus du débat démocratique. Dans le passé, à Vitrolles, Marignane ou Orange, le FN s’attaquait aux livres en exerçant la censure dans les médiathèques. »
Certes, Audrey Azoulay ne va pas aussi loin dans le délire que le président LR de PACA, Christian Estrosi, dont les éructations, les pertes récurrentes de contrôle de soi et de sang-froid commencent vraiment à inquiéter. Vendredi, dans l’hémicycle du Conseil régional, en pleine transe, il ainsi traité le conseiller régional FN Philippe Vardon (qui a porté plainte) « d’héritier de Goebbels ».
Mais ce que Mme Azoulay ne dit pas, ou peut-être après tout ne sait pas, c’est que ce qui était reproché aux mairies FN citées ici n’étaient pas en réalité de s’attaquer aux livres dans les bibliothèques -les auteurs de gauche n’ont pas été mis à l’index!- mais au contraire d’en avoir ajouté en ouvrant les médiathèques aux auteurs anticonformistes, de droite, censurés en général par les cultureux de la gauche bien-pensante. En fait de liberté d’expression et de liberté démocratique, le FN n’a pas vraiment de leçons à recevoir. A fortiori de la part de partis politiques qui se sont assis sur les résultats du référendum de 2005 sur la Constitution européenne et s’appliquent plus largement de ne pas entendre les souhaits de nos compatriotes de voir protéger et préserver notre identité, notre culture, nos valeurs fondatrices.
https://gollnisch.com/2017/03/20/libertes-democratiques-fn-na-vraiment-de-lecons-a-recevoir/
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Racisme anti-blanc : Hamon tient son Mehdi Meklat
Benoît Hamon n’avait pas besoin de ça. Sa campagne patine, son projet de revenu universel se voit officiellement remis aux calendes grecques et réduit à quelque micro-expérimentation, les hiérarques socialistes rallient par charrettes entières la locomotive Macron, aucun sondage ne le qualifie pour le second tour de la présidentielle. Le candidat officiel du Parti socialiste a beau ne traîner aucune casserole judiciaire et mener une campagne de fond, contentant tantôt les objecteurs de croissance, tantôt les multiculturalistes fanatiques, cela ne dessine pas un destin présidentiel. Au mieux une carrure de Premier ministre, sinon de ministre du Budget. Mais voilà qu’un gros parpaing s’est planté dans sa chaussure plombée.
Récidiviste du tweetSur Twitter, la “porte-parole égalité femmes-hommes” de la campagne hamoniste, Laura Slimani, s’en est violemment pris au maire de Montpellier. Ce qui pourrait n’être qu’une subite poussée d’acné à la Bruno Masure devient une affaire judiciaire car l’édile, ex-militant PS exclu du parti il y a quelques années pour candidature dissidente, et passé avec armes et bagages du côté de chez Emmanuel Macron, a très mal pris la joute mi-jeuniste mi-racialiste de l’ex-patronne du MJS, aujourd’hui conseillère municipale de Rouen et présidente des Jeunes socialistes européens.
“Vieux mâle blanc libéral” : trois péchés irrémissibles ? Rassurez-moi, naît-on blanc et libéral à la naissance ? La vieillesse n’a pas d’âge, mais y a-t-il un gêne libéral dont certaines populations leucodermes seraient naturellement porteuses ? La sociobiologiste Slimani pourrait certainement nous éclairer sur la question. D’autant que cette militante aguerrie n’a rien d’une péronnelle. Laura Slimani, pur produit du MJS dont Hamon a rédigé les statuts de façon à ce qu’il soit lié éternellement à la gauche du PS, peut difficilement mettre ses sorties sur le compte d’un “double maléfique”, façon Mehdi Meklat du Bondy Blog. Car elle n’en est pas à son premier coup d’essai, tant s’en faut. Ainsi, l’été dernier, en pleine polémique sur le burkini, tandis que des islamistes piégeaient les médias sur la plage de Nice à peine quelques semaines après le carnage du 14 juillet, que twittait cette antifa émérite ?
“Hommes blancs” vs “femmes musulmanes” : la Weltanschauung du PIR a fait des petits… Le méchant homme blanc (“souchien” dixit Houria Bouteldja) existe, Laura Slimani l’a visiblement rencontré. Et ça s’est mal passé. Au point que la sémillante socialiste rejette le terme de français de souche, que François Hollande avait imprudemment employé début 2015 à la suite des attentats perpétrés par des suprématistes white et blancos. ”Brouillage intellectuel” avait dénoncé cette brillante sémiologue née en 1989 et “venue à la politique par le féminisme”.
Légitime défense
Son dernier tweet un tantinet raciste (ou “ethno-différencialiste”, comme disent certains milieux…) serait passé quasi inaperçu hors des frontières de l’Occitanie si le premier concerné n’avait réagi. Or, le maire de Montpellier Philippe Saurel a légitimement décidé de porter plainte pour “injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination en raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe”.
On pourrait croire à un malheureux concours de circonstances si Benoît Hamon avait fermement condamné les propos incriminés. Ou si l’un des membres de son premier cercle, le député PS Pascal Cherki, n’avait applaudi l’organisation d’une conférence “interdite aux Blancs“ à l’université Paris 8 l’an dernier : « Pour ma part je pense que la fac de Paris 8 est une excellente fac parfois en rupture avec l’idéologie dominante. Tant mieux ! »
Quoi qu’en disent ses détracteurs, la gauche n’a pas encore totalement adopté ce deux poids deux mesures ethnoracial. Pour le maire de Montpellier et quelques autres, contrairement à La Ferme des animaux d’Orwell, la France ne considère pas certains citoyens comme plus égaux que d’autres…
Daoud Boughezala
Article paru dans Causeur
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Avec cet accord électoral, François Fillon donne à l’UDI la possibilité d’être une minorité de blocage
Ne serait-ce pas ce qu'il cherche, afin de se dédouaner à moindre frais de ne pouvoir appliquer son programme une fois élu ?
Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, membre du Parti chrétien-démocrate (PCD), était investi par Les Républicains (LR) pour être candidat aux législatives dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis. Suite à l'accord entre entre LR et l’UDI, il fait partie des candidats de droite « sacrifiés » pour un candidat centriste. Xavier Lemoine voit son investiture retirée au profit de Ludovic Toro, maire UDI de Coubron, et proche de Jean-Christophe Lagarde.
Jean-Christophe Lagarde a obtenu 92 circonscriptions de François Fillon, ainsi que 42 « primaires », où les candidats LR et UDI seront en concurrence lors du premier tour des législatives. Jean-Christophe Lagarde est partisan du mariage homosexuel comme de la légalisation du cannabis. Au Sénat (où la droite est censée être majoritaire), les élus UDI ont voté plus souvent avec le PS qu'avec LR. C'est dire.
Xavier Lemoine interroge :
« C’est l’électorat conservateur qui l’a porté lors des primaires. C’est l’électorat conservateur qui lui a sauvé la mise à la manifestation du Trocadéro. François Fillon le trahirait de manière éhontée ? Si nous visons le moindre mal, alors il faut soutenir François Fillon, mais sans aucune illusion. À un moment donné, il faudra se fâcher ! »
Anne Lorne, conseillère régionale LR et déléguée nationale de Sens Commun, devait recevoir l’investiture dans la première circonscription du Rhône. Bien que présente à la manifestation du Trocadéro aux côtés de François Fillon, elle fera face à une candidate UDI, Djida Tazdaït, ancienne députée européenne écologiste ! Anne Lorne questionne :
« Qu’avons-nous à voir avec ces gens-là ? La droite est le dindon de la farce de cet accord ! Je comprends l’objectif du rassemblement. Mais là, on abandonne les convictions au profit de la politique politicienne ». « Mon espérance est que le bon sens français prenne le dessus. Nous ne pouvons pas avoir le cheval de Troie du Hollandisme, ou le cheval de guerre ». « Aujourd’hui, la France n’est pas au centre ! Les attentes des Français sur l’économie, la sécurité, l’éthique, ne sont pas au centre ! »
Xavier Lemoine est persuadé que si elle retrouve le pouvoir, la droite ne pourra pas compter sur le soutien des centristes :
« Avec cet accord électoral, François Fillon donne à l’UDI la possibilité d’être une minorité de blocage sur beaucoup de sujets ».
Au fond, c'est sans doute ce que François Fillon cherche.
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I-média #143 : Conditionnement anti FN dans les médias
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Face aux offensives tous azimuts, le FN contre-attaque !

Cette offensive des partisans de Marine risque de faire très mal…
Ici, la France périphérique : un Français parle aux Français !
Vous l’avez constaté certainement : depuis un mois, nous sommes en guerre, ou plutôt le système est en guerre, non contre les islamistes mais contre la candidate Marine Le Pen.
Tous sont là : les chroniqueurs stipendiés haineux et les lodateurs « micronistes » béats, les faux repentis et les vrais propagandistes, les délateurs en caméras cachées et les manipulateurs qui ne se cachent plus, les économistes qui étrangement dénigrent son programme et les curés programmés contre le dénigrement des étrangers. Mais le plus comique sont les appels de certains clans à ne pas voter pour elle.
Ainsi, nous avons « L’appel des 32 psychanalystes contre Marine Le Pen et le Parti de la Haine ». À ces maquignons du divan, je répondrai par la phrase de Patrick Modiano : « La psychanalyse s’arrête quand le patient est ruiné. »
Nous avons aussi « Les 158 dessinateurs qui se mobilisent contre l’extrême droite, ceci à travers une exposition itinérante planifiée par l’association Le Crayon, qui défend la liberté d’expression et le dessin de presse », tout en « gommant » ce droit à 30 % de la population.
Qu’attendent les bigoudènes en goguette, les souffleurs de binious, les dompteurs de puces et les péripatéticiennes vespérales pour se dresser contre la bête immonde ?
Heureusement, même avec ses faibles moyens, comme nous l’annonce Le Figaro, l’entreprise mariniste contre-attaque : ainsi, s’agissant du statut réel de certains assistants parlementaires, le Front national devrait engager rapidement « deux procédures distinctes auprès de l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) et du parquet national financier (PNF). Cette démarche concerne une quarantaine d’assistants parlementaires associés à une trentaine d’eurodéputés français représentant divers courants politiques.
Toutes les données, récoltées par le parti frontiste, seraient rassemblées dans un tableau précisant, pour chacun des députés concernés, la liste de ses assistants ainsi que leurs mandats et leur fonction au sein de leur formation politique de référence. Les fruits de cette enquête, menée durant plusieurs semaines, comprendraient également d’autres informations encore plus précises, allant jusqu’aux liens de parenté et aux situations de conflits d’intérêts. […] Le parti de Marine Le Pen souhaite que des enquêtes préliminaires, des perquisitions et des convocations d’élus soient réclamées selon les procédures qui ont été engagées contre la présidente du FN. […] En toute logique, le même traitement devrait s’appliquer à l’ensemble des députés. »
Mais logique et sectarisme ne font pas bon ménage. Les lecteurs assidus de Boulevard Voltaire se souviendront que j’avais commenté dans un article précédent le cas Bayrou, et le fait que Mélenchon avait reconnu sur France 2 que son assistant parlementaire ne travaillait pas spécifiquement pour le Parlement européen.
Cette offensive des partisans de Marine risque de faire très mal. Seul problème : sera-t-elle relayée par des médias qui, jusqu’ici, n’ont enquêté que sur la candidate patriote ?
Comptons sur celle-ci et sur ses lieutenants pour ne pas laisser retomber le soufflé de ces révélations.
http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/face-aux-offensives-azimuts-fn-contre-attaque,319362
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Les détournements de la réserve parlementaire - Journal du vendredi 17 mars 2017