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magouille et compagnie - Page 2303

  • INDONÉSIE / LA VICTIME D’UN VIOL COLLECTIF SERA BASTONNÉE CONFORMÉMENT À LA CHARRIA !

    Une veuve de 25 ans violée par huit «justiciers» comme punition pour sa liaison avec un homme marié, subira l’humiliation additionnelle d’être bastonnée en public.

    Les violeurs ont surpris le couple lorsqu’ils ont fait irruption dans la maison, située dans la province d’Aceh au nord du pays, et ils ont accusé la femme d’avoir eu des «relations sexuelles impropres» avec l’homme de 40 ans.

    L’homme a été ligoté et battu pendant que la femme était violée à répétition, puis le couple a été aspergé d’eau d’égouts.

    C’est seulement après que la femme terrifiée a été traînée au poste de police par ses agresseurs, et dénoncée pour avoir enfreint les règles strictes de la charia contre les relations sexuelles extra-maritales, qu’on a appris qu’elle avait été violée. Trois des justiciers ont été immédiatement arrêtés et accusés de viol, pendant que les autres prenaient la fuite, mais cela n’a pas empêché la police de décider que la femme serait punie par la bastonnade pour avoir contrevenu à la charia.

    «La femme et l’homme seront tous deux soumis à la bastonnade car ils ont contrevenu aux normes de la charia sur les relations sexuelles», a déclaré au Jakarta Globe M. Ibrahim Latif, directeur du bureau de la charia dans la province de Langsa. Il a ajouté que le fait que la femme avait été violée ne sera pas pris en considération dans la détermination de la peine pour le crime religieux qu’elle a prétendument commis.

    Il a indiqué que la femme et son compagnon ont avoué avoir eu des relations sexuelles à plusieurs reprises, même si l’homme est marié et a cinq enfants. En vertu de la charia, la femme et son amant risquent jusqu’à neuf coups de bâton chacun, et le châtiment sera administré dans un lieu public.

    Les trois violeurs arrêtés, y compris un garçon de 13 ans, auraient été passibles du même nombre de coups de bâton s’ils avaient été inculpés en vertu de la charia, mais ils ont plutôt été inculpés devant un tribunal pénal. Les cinq autres violeurs sont toujours recherchés. [ ]

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Un pour tous, tous pour un ? (Partie 1 : l’OTAN et ses garanties en trompe-l’œil)

    Conséquence immédiate de la crise en Ukraine : la « défense collective » a le vent en poupe. L’un des mythes les plus soigneusement entretenus des relations transatlantiques et, par là même, l’un des tabous les plus persistants de la défense européenne, le concept d’assistance militaire mutuelle a été propulsé sur le devant de la scène. Il serait donc temps de le regarder d’un peu plus près.

    D’abord le mythe. Celui qui entoure le fameuxArticle 5 du Traité de Washington de l’Alliance atlantique, lequel article serait la transcription juridique de ce que l’on appelle communément le parapluie des Etats-Unis. Sauf que c’est un parapluie à trous, dès l’origine. Lors des négociations dudit traité, le contenu du dénommé pledge (promesse) faisait l’objet d’âpres controverses. Les Européens auraient souhaité un engagement automatique de la part de l’Amérique (comme celui du traité de Bruxelles entre la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, Le Luxembourg et la Belgique). Mais l’Amérique, elle, n’avait nullement l’intention de s’engager de la même manière. D’où la formule alambiquée de l’Article 5, selon laquelle, en cas d’agression, les parties « conviennent que chacune d’elles assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire ». 

    Ironie de l’histoire, la première fois que l’Article 5 a été invoqué, c’était pour marquer la solidarité des Européens à l’égard des Etats-Unis en septembre 2001, suite aux attentats terroristes. Mais, du même coup, les restrictions implantées dans l’Article 5 sont apparues au grand jour. Comme l’explique la fiche de l’OTAN : en vertu du Traité « chaque Allié examinera l’assistance qu’il devrait apporter ». « Les Alliés peuvent apporter toute forme d’aide qu’ils jugent appropriée face à la situation. Cette aide, qui n’est pas nécessairement militaire, dépend des ressources matérielles de chaque pays. Chaque membre détermine les modalités de sa contribution ». Et si ce n’était pas suffisamment clair, le texte répète que « Il s’agit d’une obligation individuelle pour chaque Allié et il appartient à chacun d’eux de déterminer ce qu’il juge nécessaire dans ces circonstances particulières ».La voilà, la version OTAN de la fameuse défense mutuelle.

    La question se pose tout de suite : pourquoi les uns et les autres tiennent alors à perpétuer le mythe ? Pour l’Amérique, cela va de soi, son parapluie fictif lui assure une influence et un droit de regard formidables. D’où la mise en avant des gestes de « réassurance » de sa part. Les motifs des Européens sont un tantinet plus compliqués. Les euro-atlantistes surjouent la défense collective de l’OTAN parce qu’ils espèrent ainsi justifier la primauté de l’Alliance, et se mettre donc dans les bonnes grâces de l’Oncle Sam. Les « euro-gaullistes » y trouvaient leur compte pour un moment, lorsqu’il fallait d’un côté faire place à la PSDC (politique de sécurité et de défense de l’UE, lancée sous condition de se limiter à la gestion des crises), de l’autre essayer d’éviter que l’OTAN soit entraînée dans les aventures guerrières des Etats-Unis.

    Surtout, pour l’écrasante majorité, c’est une manière commode de se dédouaner de leurs responsabilités. Faire croire (et feindre de croire) à un hypothétique parapluie américain, c’est le meilleur moyen pour justifier le sous-investissement en matière de défense. Ainsi que pour se débarrasser du fardeau psychologique (pour les pacifistes) et politique (pour les atlantistes) de ce qui serait une défense véritablement militaire et véritablement indépendante. Ce n’est pas évident de penser sa propre défense, d’en assumer la responsabilité, et de réfléchir en termes d’autonomie et de puissance. Surtout quand on en a perdu l’habitude depuis un bon bout de temps…

    Sauf qu’il faudrait, pour légitimer l’abdication, que le soi-disant parapluie US/OTAN fonctionne de manière crédible. Ce qui se vérifie surtout dans des situations de crise.* Or, jusqu’ici, la prestation de l’Alliance non seulement n’a pas convaincu les sceptiques, mais aussi et surtout elle a profondément frustré l’aile la plus atlantiste. Pour Ian Brzezinski, de l’Atlantic Council« la réponse de l’OTAN à l’invasion de l’Ukraine a été décevante », et elle a aggravé les inquiétudes concernant d’une part « la capacité de l’OTAN à agir de manière décisive », de l’autre « l’engagement des Etats-Unis ».

    D’après le New York Times « L’Europe de l’Est s’inquiète de la capacité de l’OTAN à freiner la Russie ». Des doutes se font entendre, notamment de la part de responsables atlantistes, quant à la capacité et la volonté de l’Alliance à faire autre chose que des gestes largement symboliques. Ces fidèles des fidèles se lamentent, réclament des bases permanentes, et annoncent que « si l’OTAN ne réagit pas avec force, alors l’OTAN est morte ». Reste à voir si, une fois la crise passée, cette expérience grandeur nature sera suffisante pour ouvrir la voie vers l’exploration d’autres options en matière de défense collective ou, au contraire, elle sera occultée et réinterprétée pour justifier un engagement encore plus ferme en faveur de l’US/OTAN et ses garanties fictives.

    Hajnalka VINCZE

    * Pour ce qui est de son volet dissuasion nucléaire élargie, il a été discrédité dès la perte du monopole nucléaire US. Comme le Général De Gaulle l’avait noté en 1963 : « Du fait que les Russes ont, eux aussi, maintenant, de quoi détruire l’univers et notamment le nouveau continent, il est tout naturel que l’Amérique voit dans sa propre survie, l’objectif principal d’un conflit éventuel et n’envisage le moment, le degré, les modalités de son intervention nucléaire pour la défense d’autres régions, en particulier de l’Europe, qu’en fonction de cette nécessité naturelle et primordiale ». Il s’agit là de la difficulté inhérente à toute idée de dissuasion élargie. Dans son livre La paix des illusions (la grande stratégie américaine depuis 1940 jusqu’à nos jours), Christopher Layne résume bien l’absurdité de la dissuasion assurée par un tiers dans l’ère atomique : en réalité, pour une puissance nucléaire « il vaut mieux de voir ses alliés conquis que son propre territoire anéanti ».  A moins de prétendre le contraire (et surtout d’en persuader à la fois les alliés et les adversaires potentiels), il ne peut tout simplement pas y avoir de dissuasion élargie.

    http://theatrum-belli.org/

  • Les fractures internes à l'UMP ne cessent de se réaffirmer

    Guillaume Bernard écrit sur le Figarovox :

    "Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy à la dernière présidentielle et la campagne interne de l'automne 2012, le bateau UMP tangue dangereusement. La sévère défaite de la gauche aux municipales (et, par contrecoup, la victoire décuplée de la droite) a, un temps, laissé croire à une accalmie. Mais, outre les querelles de personnes et leurs tactiques de positionnement en prévision de 2017, ce sont les fractures internes à la droite qui ne cessent de se réaffirmer.

    La déclaration d'Henri Guaino affirmant qu'il ne voterait pas pour la liste UMP dans la région Ile-de-France lors des prochaines élections européennes en est l'un des révélateurs. La dureté des propos à son égard tenus par Alain Juppé, soutenu par Jean-François Copé, lui intimant quasiment l'ordre de rentrer dans le rang ou de quitter le parti, révèle le malaise de cette formation politique:réunir une pluralité de sensibilités permet de capter différents segments électoraux, mais peut également conduire à une implosion lorsque les divergences sont trop profondes. Pour l'heure, l'UMP table, principalement, sur le rejet de l'Exécutif national socialiste et, subsidiairement, sur une dose d'intimidation intellectuelle (il n'y aurait pas d'autre Europe possible que l'actuelle UE) pour résister à la désertion d'une partie de ses électeurs vers l'abstention ou le FN.

    Toutefois, même si ses résultats aux prochaines européennes devaient être satisfaisants, cela ne fera pas disparaître la triple fracture que connaît l'UMP; celle-ci est d'ordresociologique, idéologique et stratégique. Sociologiquement parlant, ladistorsion entre les électeurs et les éluss'est explicitement manifestée, l'année dernière, à l'occasion de la contestation de la loi Taubira ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.Effarée, toute une partie de la droite s'est rendue compte qu'elle était représentée par un personnel politique qui ne partageait pas ses idées. Mais, l'évolution des mœurs et les questions de bioéthique ne sont pas les seuls sujets pour lesquels il existe une divergence profonde entre le «peuple de droite» et son élite politique. En 2005, le non (majoritairement de droite) l'avait emporté lors du référendum sur le TCE(Traité établissant une constitution pour l'Europe) alors que le Congrès avait voté, par anticipation, la révision de la constitution que la ratification de ce traité aurait rendue nécessaire et que, par la suite, le traité de Lisbonne l'a, pour l'essentiel, repris.

    Henri Guaino affiche d'autant plus volontiers ses positions souverainistes qu'il sait pouvoir compter sur l'oreille attentive d'une large part des sympathisants de l'UMP. [...] 

    Les dirigeants de l'UMP se retrouvent donc confrontés à ce que j'ai proposé d'appeler le «mouvement dextrogyre».[...] Les idées de droite, qui jusqu'à présent avaient été comprimées par le sinistrisme, se redéployent, regagnent du terrain et repoussent vers la gauche les idées qui occupaient son espace politique.Qu'ils l'approuvent ou non, le mouvement dextrogyre met les hommes politiques classés à droite devant une alternative: droitiser leurs programmes pour se maintenir sur leur créneau électoral ou accepter de glisser sur leur gauche s'ils entendent maintenir leur discours (dont les idées sont, en partie au moins, issues de la gauche). La «ligne Buisson» consiste dans la première option ; un éventuel retour de Nicolas Sarkozy au centre-droit incarnerait la seconde. Il semblerait que, peut-être à son corps défendant, Henri Guaino fasse partie de ceux qui, à l'UMP, se «buissonnisent».

    En tout cas, les organisations partisanes classées à droite sont idéologiquement composites. Pourront-elles longtemps faire l'économie d'une réorganisation sur la base de positionnements idéologiques clairement identifiés?"

    Michel Janva

  • Quand Aubry veut faire chanter Valls …

    Quelle traitresse ! Faire chanter l’esprit de gauche à un ministre de gauche… on aura tout vu !   

    A Lille, en clôture d’un pauvre meeting de campagne européenne du PS, la facétieuse Martine Aubry fait diffuser, en guise de Marseillaise, la chanson « Le chiffon rouge » de Michel Fugain. Quelle farceuse ! Excepté deux ou trois glandus, bien entendu, personne ne connait les paroles de ce chant de lutte version Big Bazar. Et surtout pas Manuel Valls. Air gêné, raide comme un manche à balai, le cravaté fait ce qu’il peut pour avoir l’air le moins bêta possible. Exercice de style… Du one man show sans texte, de la chanson sans paroles… Pour faire diversion, Manuel tente la discute avec le gars d’à côté, fait coucou à un spectateur imaginaire. Quelques-uns tout aussi embarrassés lèvent le bras à la manière des passagers sur le pont du Titanic au départ de Southampton… Au revoir ! A bientôt… à l’approche de l’iceberg électoral, le cadre PS sait trouver la juste attitude.

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  • C’est un festival ! Palme d’or pour les comptes de l’UMP ?

    En Sarkozye, version fillonniste ou copéiste, on pensait avoir tout vu. Fortuitement, non. Et Le Figaro de reconnaître : « En pleine campagne présidentielle, le parti aurait dépensé près de vingt millions d’euros entre janvier et juin 2012 dans l’organisation de conventions dont certaines seraient fictives selon le quotidien Libération. »

    Des « montants très importants », admet Valérie Pécresse, secrétaire générale déléguée de l’UMP qui ajoute, sur le plateau de i>Télé : « Je suis sûre que Jean-François Copé aura à cœur de clarifier, de donner toutes les explications. » Bonne copine, avec ça…

    Cité par Les Échos, un poids lourd de l’UMP conclut : « C’est calamiteux pour la maison UMP à dix jours des européennes… » Sans blague ? Quant à Marine Le Pen, c’est évidemment sans grande surprise qu’elle qualifie l’UMP de « pétaudière ».

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  • Journée de la jupe : et contre le racisme, on va se grimer en noir ?

    Julie Graziani, porte- parole d'Ensemble pour le bien commun, une association de jeunes laïcs catholiques, écrit dans le Figarovox :

    "[...] [O]u il y a un dessein derrière cette initiative (des lobbys LGBT transgenre qui ne peuvent pas résister à l'envie de déguiser nos garçons en filles), ou il n'y a qu'une absurdité qui révèle les impasses de la «théorie du genre» et la folle logique à l'œuvre dans les politiques de lutte contre les discriminations.

    Concrètement qu'attend-on de ces garçons invités à porter des jupes? Qu'ils se sentent dans la peau d'une femme l'espace d'une journée?Le présumer, c'est le comble du sexisme, puisqu'on y réduit le féminin à ses codes vestimentaires dans le moment même où l'on prétend dénoncer cette perception étriquée de la différence des sexes qu'est le sexisme.

    «La théorie du genre» est vouée à être le chien qui se mord la queue:pour dénoncer des inégalités entre les sexes il faut partir de la différence masculin/féminin. Pour atteindre l'égalité radicale il faut abolir les signes visibles de cette différence. Mais pour rêver une indifférenciation on ne sait pas faire autrement que recourir au travestissement, c'est-à-dire réaliser le transfert d'éléments ou de codes caractéristiques du sexe qui n'est pas le mien.C'est donc constamment le retour du refoulé: je ne manifeste jamais plus l'identité sexuée que lorsque je cherche à l'évacuer.

    La logique de lutte contre les discriminations, quant à elle, pense la personne sous l'angle de la catégorie dans laquelle on la range et développe une approche segmentée spécifique pour lui venir en aide. Si on décline l'initiative lycéenne relayée à grand renfort d'affiches et de dossiers de presse par l'Académie de Nantes cela donne: pour lutter contre le racisme se maquiller en blanc si on est noir et en noir si on est blanc, pour lutter contre les inégalités villes - campagnes venir avec une vache à l'école,pour lutter contre l'islamophobie instaurer une journée de port du foulard à l'école (chiche!),pour mieux accepter les personnes en surpoids enfiler un costume de sumo.

    L'approche par segment de population, inspirée du marketing, entretient la discrimination qu'elle prétend combattre, car elle fait disparaître la personne derrière la catégorie.Il serait préférable de lui substituer un principe plus général de respect dû à toute personne à raison, non pas de son appartenance à tel ou tel groupe mais à raison de ma propre responsabilité de créer du lien avec ceux que je côtoie."

    Michel Janva

  • 13 ans d’imposture enfin compilés dans un musée !

    C’est aujourd’hui que Barack Obama a inauguré le « musée du 11 septembre 2001 », à coups de grandes phrases bien à l’américaine: « Aucun acte de terrorisme ne peut égaler la force et le caractère de notre pays comme le grand mur et la roche qui nous entoure aujourd’hui (…) rien ne pourra jamais nous séparer, rien ne peut changer ce que nous sommes, des Américains ».

    L’exposition, accessible pour la « modique » somme de 24 dollars, comprend des restes humains de victimes toujours non identifiées, mais aussi des T-shirts et des souvenirs.
    Au cours de la visite, vous aurez la chance de pouvoir entendre les derniers messages vocaux désespérés des victimes laissés quelques minutes avant leur disparition sur des répondeurs, qui tournent en boucle. Outre un immense mur parsemé des photos des 2983 victimes officielles, le visiteur peut enfin découvrir l’accumulation impressionnante d’effets personnels retrouvés dans les décombres.

    Alors comme on dit là bas: enjoy !

    Marie de Remoncourt

    PS : l’occasion de rappeler l’existence de livres intéressants et iconoclastes à ce sujet :
    La Terreur fabriquée de Webster Tarpley ou Le 11 septembre n’a pas eu lieu(ouvrage collectif aux éditions Retour aux sources).

    http://www.contre-info.com/13-ans-dimposture-enfin-compiles-dans-un-musee

  • Mais surtout pas d'amalgame

    Sur le site de La Tribune, un article sur "La religionsource de complications au travailest superbement illustré d'un crucifix. Or les exemples de "complications" sont les suivants :

    • mise à disposition de salles de prière
    • Demandes d'absence ou d'aménagement du temps de travail pour motifs religieux
    • présence de menus confessionnels à la cantine
    • port de signes religieux ostentatoires
    • le refus de travailler avec ou sous les ordres d'une femme

    Bien entendu, les termes "islam" et "musulman" n'apparaissent pas dans cet article.

    Addendum 18h : la photo de l'article a été changée.

    Michel Janva

  • L'ABCD de l'égalité : une utopie éducative

    Lu sur le site des enseignants pour l'enfance :

    "Première remarque, l’ABCD de l’égalité est une entreprise qui repose sur une conception restrictive de l’égalité des sexes. On pourra s’étonner, à la simple consultation du site internet qui lui est consacré, de n’y voir que des femmes. Celles-ci, pédagogues ou enseignantes, sont représentantes d’un féminisme unique, qui est le féminisme de genre. Ainsi, Claire Pontais, professeur agrégée d’EPS, est responsable d’une séquence intitulée « Danser : le Petit Chaperon rouge », qui a été recommandée par l’ A. R. G. E. F. (Association de Recherche sur le Genre en Éducation et Formation). De même, Geneviève Guilpain, professeur de philosophie qui explique dans une vidéo du site comment « former les enseignants à combattre les stéréotypes », se félicite, dans une interview donnée à l’association « Adéquations », d’ « aborder la question de genre dans la langue » et de poser à ses élèves la question qui suit : « Comment une langue genrée modèle-t-elle notre vision de la réalité ? » Enfin, Véronique Rouyer, interrogée par les promoteurs de l’ABCD au sujet de la « Construction de l’identité sexuée de l’enfant », a pu être auteur d’un ouvrage collectif intitulé Genre et socialisation de l’Enfance à l’âge adulte. Sans qu’il soit ici question de discuter de la pertinence de ces travaux, soulignons-en seulement la convergence idéologique : fondé sur une exclusivité des positionnements, l’ABCD de l’égalité, qui laissait espérer la possibilité d’une ouverture, laisse place à la réalité d’une fermeture. L’égalité promise en ce projet ouvre ses portes à un abécédaire de la partialité. [...]

    Deuxième point, le programme, qui se donne pour ambition de changer les mentalités, déroge à la vocation de l’institution scolaire. [...]

    Il est une chose enfin, sur laquelle nous aimerions conclure, à l’appui de l’expérience : l’ABCD de l’égalité, qui entend changer les consciences, est une chimère qui semble vouée à l’échec. Pour avoir participé à bien des projets de ce type, pour être entrés dans bien des expériences similaires, nous sommes en mesure d’affirmer qu’à l’école la vertu ne s’enseigne pas par des leçons, mais se montre par l’exemple. Quelque chose au contraire nous dit que, à vouloir empêcher la construction des identités par le discours, il est à parier que celle-ci ne s’établisse par des moyens détournés, qui seront autrement plus violents. Le petit garçon, qui se verra bousculé en son identité, ne sera-t-il pas tenté, quand l’adulte aura le dos tourné, de faire preuve comme il l’entend de sa virilité naissante ? La petite fille, dont on suspectera la féminité, n’éprouvera-t-elle pas le désir de se réfugier vers des stéréotypes caricaturaux et aliénants ? Vouloir éradiquer les repères qui construisent les personnes, c’est aussi prendre le risque de laisser à chacun d’imposer les siens par le fait de l’arbitraire. Égalitaire en sa visée, cet abécédaire inédit risque de susciter, dans les cours de nos écoles, bien des vocations de despotes. Ainsi, une égalité des sexes qui souhaiterait passer outre les archétypes aurait pour corollaire le retour d’un sexisme arrogant, endigué par nulle culture. « Le courage », écrivait Jaurès, « c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. » Privilégiant l’un, sans tenir compte de l’autre, les promoteurs de l’ABCD de l’égalité risquent de faire naître, au sein même de notre école, de grandes déceptions, probable prélude à d’imprévisibles colères. [...]"

    Michel Janva