
Les sondages se succèdent et malgré l’assurance affichée par certains commentateurs, ça commence à grincer : l’écart entre Édouard Philippe et Jean‑Luc Mélenchonse réduit commepeau de chagrin. Un point, un seul. On sait que Mélenchon est excellent dans cet exercice, qu’il part toujours bas pour ne cesser de monter, jusqu’à étonner au soir du premier tour et laisser les sondeurs perplexes. Philippe, lui, bénéficie d’un soutien médiatique massif, d’une indulgence rare, d’un silence assourdissant sur son bilan. Car enfin : qui a entendu, sur unechaîne nationale un journalisteévoquer sa gestion des Gilets Jaunes, les éborgnés et les morts dont il porte la responsabilité ? Personne. Pas plus que n’est abordée la flambée de la dette sous son autorité, ni, d’une manière plus générale, l’ensemble de son bilan qui est globalement catastrophique. Il semblerait que les électeurs, eux, s’en souviennent et seulement 16% seraient prêts à lui faire confiance. C’est encore trop à notre goût, mais s’ils pensent que l’homme des problèmes est aussi celui des solutions, c’est qu’ils ont renoncé à toute logique.








