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France et politique française - Page 2176

  • Choisis ton camp camarade (catho)

    caspar-david-friedrich.jpgCitant le média allemand Welt, François Sauvy notait sur twitter que «le nombre des demandes d‘asile déposées au sein de l‘UE repart à la hausse : 206.500 pour les quatre 1er mois de 2019, contre 179.000 pour la même période de 2018. »Un asile au sens large, un droit de séjour dont profitent très largement les ressortissants Turcs en France, sans toujours manifester un sens aigüe de la mesure et du respect élémentaire que notre pays d’accueil est en droit d’attendre. Lors de la rencontre vendredi entre l’équipe de France de foot et l’équipe nationale turque dans le stade de Konya en Turquie, notre hymne national a été hué par les supporters ottomans… ce qui a contraint «Emmanuel Macron a demandé à la Fédération française de football d’obtenir des sanctions auprès de l’UEFA. ». Certes, le phénomène n’est pas nouveau. On se souvient de la Marseillaise copieusement sifflée par les jeunes de Seine-Saint-Denis lors de la rencontre entre le onze tricolore et l’Algérie en 2001 au stade de France ou encore en 2007 face au Maroc… Vendredi, sur les Champs-Élysées, la victoire de la Turquie a été célébrée de nouveau dans une ambiance francophobe par un concert de klaxons et des Turcs ont encerclé l’Arc de Triomphe en agitant le drapeau de leur pays. Imagine-t-on une seule seconde des supporters Français se conduisant de la même manière au pied de la Mosquée bleue à Istanbul?

    Comme à chaque fois, les gros médias et les autorités ont préféré ne pas faire état de cette provocation communautaire au pied de l’Arc de triomphe pour ne pas alimenter, au nom du vivre-ensemble, les stigmatisations. Il s’agit aussi, symétriquement, de ne pas faire état des racines chrétiennes de notre pays, de la manifestation du réveil identitaire d’une partie de notre  jeunesse en gardant un silence très pesant en cette fête de la Pentecôte sur le traditionnel pèlerinage de Chartres qui s’est déroulé cette fin de semaine. Pourtant comme l’a écrit Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire, « ils étaient encore plus nombreux que l’an passé – 14.000– à s’élancer sur les routes de Chartres. Le problème n’est pas tant que le deux poids deux mesures soit agaçant – la Marche des fiertés, avec ses 1.000 participants, a bénéficié, vendredi, à Saint-Denis, d’une couverture médiatique nationale fantastique (…) -, il n’est pas tant que les catholiques ne semblent intéresser la presse que lorsqu’ils sont éclaboussés par un scandale ou lorsqu’on peut les déclarer, au vu d’un sondage péremptoire dont on aimerait creuser la méthodologie, supplétifs dociles et vieillissants d’un pouvoir fragile…il est surtout que, de ce fait, les Français sont mal informés : la jeunesse catholique existe (…).»

    Une jeunesse catholique qui ne peut pas se reconnaître dans une droite qui comme au Sénat, vient de voter l’amendement de la socialiste Laurence Rossignol qui rallonge le délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines. Une jeunesse qui entend plus largement rester maitre chez elle et qui constate la collusion entre la droite molle et la macronie  au nom d’une idéologie libérale commune. Le JDD a ainsi publié samedi une tribune, signée par soixante-douze maires et élus locaux de la  droite et du centre, pour la plupart des ex LR (Christophe Béchu, maire d’AngersDelphine Bürkli, maire du 9e arrondissement de ParisOlivier Carré, maire d’OrléansBrigitte Fouré, maire d’Amiens, Christophe Bouchet, maire de ToursGuillaume Delbar, maire de Roubaix, Laurent Hénart, maire de Nancy Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi….), qui disent leur soutien à Emmanuel Macron dans l’espoir de garder leur mairie en 2022. Comme pour la présidente du Conseil régional d’Ile-de-FranceValérie Pécressec’est bien évidemment la lecture des résultats électoraux obtenus par LREM le 26 mai dans leur ville qui ont précipité leur choix.

    Un ralliement gamellard, le choix en faveur de la France mondialisée,  habillé de justifications assez savoureuses au vu de la poursuite du déclin de notre pays depuis l’élection présidentielle et de l’état de sécession grandissant d’une large partie des Français vis-à-vis de ses élites. «Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec»; maires qui veulent «,prendre (leur) part à ce travail de reconstruction» écrivent-ils. «Le grand débat voulu par le président de la République» pour répondre à la crise des Gilets Jaunes «a révélé les aspirations légitimes de Français qui se sentent délaissés, éloignés, relégués. Il a également souligné le rôle pivot des maires et des élus locaux dans notre République». « Le temps n’est plus aux querelles de chapelles ou aux écuries présidentielles qui spéculent sur 2022. Le temps ne peut pas être à l’opposition systématique qui in fine alimente les extrêmes» (sic).

    Maires, faut-il le noter, qui se définissent aussi souvent comme catholiques, or , comme le note durement le journaliste Kevin Bossuet (Valeurs Actuelles), qui constate plus généralement le vote macroniste dans les villes et les quartiers réputés bourgeois et/ou conservateurs, «le crédo de la bourgeoisie catholique qui a voté LREM aux élections européennes» serait plutôt «Le pognon avant le goupillon ».  «Une bourgeoisie sans valeurs, une bourgeoisie sans principes, une bourgeoisie qui a oublié ce qu’était avoir le sens du bien commun et de l’intérêt général.»

    Bourgeoise, l’universitaire Charlotte Girard, membre de LFI, co-rédactrice de son programme l’Avenir en commun, certes ne l’est pas. Mais elle vient elle aussi de claquer la porte du parti mélenchoniste. Dans une longue lettre publiée sur facebook, elle prend acte de l’echec de son parti le 26 mai et explique les raisons de son départ . Pour Libération celui-ci «n’est pas réellement une surprise.» Cette « insoumise respectée des militants, des figures du mouvement et des intellectuels de la gauche radicale (…) tire la sonnette d’alarme depuis des mois. Elle n’a pas apprécié de voir les stratèges insoumis reprendre langue avec la gauche classique. Et elle a réclamé, à plusieurs reprises, une réorganisation du mouvement, qu’elle ne jugeait pas assez démocratique.»

    Reste que dans sa lettre d’explication Charlote Girard montre elle aussi un certain aveuglement sur les raisons de la fronde populaire de ces derniers mois. Elle écrit ainsi que « la révolution citoyenne dépend essentiellement du succès de la jonction entre ce que le mouvement insoumis produit idéologiquement et le peuple. Sur le fond, on a touché du doigt cette rencontre quand on a réalisé que les revendications (des Gilets Jaunes, NDLR) étaient les mêmes que celles de l’Avenir en commun. Et pourtant la jonction n’a pas eu lieu.C’est ce questionnement qui gît sous les demandes de réflexion sur le fonctionnement (de LFI). »

    Il est certes possible de penser avec Bruno Gollnisch et d’autres  que le virage ethno-communautariste du parti mélenchoniste, la liquidation depuis deux ans de son courantnational-souverainiste, a brouillé le message populiste qui a fait le succés de la campagne présidentielle de Mélenchon. Mais il s’agit aussi de comprendre que les revendications prioritaires, structurantes  de la France périphérique en souffrance, qui a massivement mis un bulletin RN dans l’urne quand elle ne s’est pas abstenue, sont bien plus proches des thématiques, des valeurs défendues par l’opposition nationale que de celles brandies par LFI. Là aussi les pendules ont été remises à l’heure.

    https://gollnisch.com/2019/06/11/choisis-ton-camp-camarade-catho/

  • Trafic de migrants : la main dans le sac

    6a00d8341c715453ef0240a4b6e7d0200b-320wi.jpgDepuis, le 3 octobre 2013, l'île italienne de Lampedusa est considérée comme le symbole même à la fois de la misère migratoire, de l’incurie des technocrates qui nous gouvernent et, bien entendu, de la culpabilité européenne.

    Ce jour-là, en 2013, au large de ses côtes leur 366 migrants clandestins africains sont morts dans le naufrage de leur embarcation illégale. Cette terrible tragédie en Méditerranée paralyse, depuis, ce qui tient lieu de conscience aux dirigeants européens

    Or, en ce 22 juin 2019 on détient enfin la preuve matérielle du fonctionnement d'un trafic d'être humain organisé par les spécialistes historiques du trafic d'esclaves. Elle est fournie par Frontex. Rappelons que cet organisme gère depuis 2016 la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne. Son siège se trouve à Varsovie. Souvent accusé de laxisme, son budget très limité qui devrait atteindre 322 millions d'euros en 2020 et ne dispose que d'un effectif prévu la même année à hauteur de 1 000 personnes.

    Or, ce 22 juin à 12 h 06 une vidéo[1] de l'agence faisait état d'une opération combinée menée par les autorités italiennes.

    Le Centre national italien de coordination avait en effet lancé sur cette affaire la Guardia di Finanza. Cette police spéciale très efficace, créée en 1774 par le royaume de Sardaigne[2] emploie aujourd'hui 68 000 fonctionnaires. Habituellement mobilisés contre les trafics en tous genres, ils ont ainsi arraisonné devant Lampedusa 81 illégaux. Ils étaient épaulés ce jour-là par les garde-côtes traditionnels. Or, ils ont rattrapé le plus gros navire et arrêté les trafiquants présumés. Le bateau de migrants a été intercepté dans les eaux italiennes.

    Étrangement, à vrai dire, au moment où son auteur entreprend de rédiger cette chronique, à 17 h 04 heure de Paris, il n'avait connaissance d'aucune dépêche en provenance des sources, médias ou sites internet franco-français.

    Voici cependant les faits attestés à 18 h 33.

    Ils établissent à quel point l’arrivée de migrants ou de réfugiés sur les côtes européennes est l’œuvre de bandes bien organisées. Celles-ci procèdent par un système de bateaux-mères. Les canots pneumatiques, souvent de mauvaise qualité partent en l'occurrence des plages libyennes. Les réseaux mafieux turcs procèdent de même vers la mer Égée, les Marocains vers l'Andalousie, etc. Les trafiquants recourent à une technique plus raffinée que ce que l'on imagine. C'est un bateau-mère qui remorque un ou plusieurs navires ou canots en haute mère, et à une distance raisonnable des côtes italiennes ou maltaises, ils coupent le cordon laissant voguer leurs clients vers leur destination finale. Plus cher mais plus sûr pour les migrants illégaux, plus difficile à intercepter ce voyage se révèle plus lucratif pour les trafiquants.

    Mais, souligne le centre d'information Bruxelles 2[3], il est repérable par voie aérienne, en effet :

    "Les experts du corps européen des garde-frontières Frontex ont eu le nez fin quand ils ont détecté un bateau de pêche remorquant un petit radeau à coque rigide, vide. Bizarre en pleine mer. Ils ont décidé de le suivre à la trace, durant plusieurs heures, à l’aide d’un avion et d’un drone. Quelques instants plus tard, bingo ! La preuve de l’activité devient irréfutable. La vidéo le montre :

    Sur les images, on voit ainsi des personnes sortir une par une du bateau, certaines avec des gilets de sauvetage, et monter, ou plutôt s’entasser sur le radeau. Quand le plein est fait, 81 en tout, le bateau mère remet les gaz, toute puissance, pour s’éloigner au maximum du radeau qui devra atteindre ensuite, seul, les côtes italiennes de Lampedusa.

    L’alerte est donnée à Rome et à Malte, ainsi qu’au QG de l’opération Sophia Eunavfor Me. La Guardia di Finanza et les garde-côtes italiens sont mobilisées à la recherche des deux navires. Le bateau-mère est finalement intercepté dans les eaux internationales. Les passeurs présumés — six Égyptiens et un Tunisien — sont arrêtés et ont été débarqués à Licata en Sicile, escortés par la police financière italienne, ce matin du 22 juin à l’aube. Le canot rempli de migrants est intercepté dans les eaux italiennes."

    Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres, nous suggère depuis 1821 la devise du Guardian de Manchester que tout Européen de bonne foi devrait reprendre à son compte.

    À Lampedusa, comme en Mer Égée, comme en Andalousie, la misère migratoire, l’incurie des technocrates qui nous gouvernent et la mauvaise conscience européenne doivent cesser.

    JG Malliarakis  
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    Épilogue

    C'est seulement après un délai de plus de 24 heures que les médias hexagonaux ont répercutés cette information. Par exemple BFM TV la diffuse le 23 à à 17 h 35... Les JT du soir à 20h le même jour. Or, elle était connue depuis la veille. Ce type de retard à l'allumage est assez constant en face de ce genre de nouvelles...

    Apostilles

    [1] cf. Frontex du 22 juin 2019.
    [2] cf. Chi Siamo
    [3] cf. "Bruxelles 2 Un bateau mère de passeurs pris sur le fait au large de Lampedusa".

    https://www.insolent.fr

  • L'intervention de Vincent Vauclin (La Dissidence française) lors du colloque de Valence en Espagne samedi dernier

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    Vincent Vauclin intervenait samedi dernier lors de la conférence internationale « Nous sommes l’Europe » à Valence (Espagne), organisée par l’Asociación Cultural In Memoriam Juan Ignacio (ACIMJI) et les Lansquenets de Gabriele Adinolfi.

    Cet évènement a rassemblé plus d’une centaine de participants, et a réuni des représentants de France (Dissidence Française), d’Italie (Centro Studi Polaris), de Pologne (3 Droga), d’Espagne (ACIMJI), d’Autriche (Institut Suworow) et de Grèce (Aube Dorée) autour d’interventions et de débats sur la question européenne et les menaces qui pèsent sur la souveraineté et l’identité de l’Europe. Dans une interview exclusive diffusée à cette occasion, Jean-Marie Le Pen a dénoncé la submersion démographique qui menace les peuples européens et a plaidé pour l’instauration immédiate d’une politique de restriction du droit du sol, du droit d’asile et du regroupement familial.

    Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’intervention de Vincent Vauclin :

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  • Le Rassemblement National veut multiplier les listes d’union des droites aux municipales

    Le Rassemblement National veut multiplier les listes d’union des droites aux municipales

    Perpignan est la plus grande ville que le RN peut espérer décrocher. Le candidat sera Louis Aliot, qui a reçu dimanche le soutien d’un ancien LR, Jean-Paul Garraud, co-fondateur avec Thierry Mariani du courant “La droite populaire” au sein des Républicains.

    Ils ont été élus tous les deux eurodéputés sous l’étiquette RN et ils ont réactivé leur label pour convaincre d’autres élus LR de s’allier au RN. Et d’après un membre de la direction du Rassemblement national, ça fonctionne. Jean-Paul Garraud fait partie de la commission d’investiture qui planche sur les dossiers.

    “On a quelques touches dans les départements où nous sommes bien implantés”.

    Il cite le Gard, le Vaucluse, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Pas-de-Calais ou l’Aisne. Mais il y a aussi des contacts “prometteurs” dans des régions où il y a ce qu’il appelle un effet sauve-qui-peut” chez les Républicains. Notamment en Normandie, à l’est et en Bourgogne.

    https://www.lesalonbeige.fr/le-rassemblement-national-veut-multiplier-les-listes-dunion-des-droites-aux-municipales/

  • Têtes à Clash n°52 : Marion Maréchal, le début de quelque chose ?

    Franck Tanguy reçoit Gabrielle Cluzelle, Jean-Louis Masson, Xavier Moreau et François Samson. Ils débattent de l’actualité de Marion Maréchal, du regain de popularité pour l’exécutif et du bateau à migrants Sea-Watch 3.

    https://www.tvlibertes.com/tetes-a-clash-n52-marion-marechal-le-debut-de-quelque-chose

  • L'ISLAMO-GAUCHISME DANS LES UNIVERSITÉS FRANÇAISES

  • Les grandes impostures (1) : « Le nationalisme, c’est la guerre »

    3703153683.jpgFranck Timmermans  

    Membre du Bureau politique du Parti de la France

    « Le nationalisme, c’est la guerre » (François Mitterrand en janvier 1995, repris par Juppé en 2016 et Macron en mai 2019).

    Il y a comme une filiation entre ces trois-là et nul doute que vous l’aurez établie par la simple chronologie, l’étude des faits qui explique souvent tout. En 1995, c’était le dernier discours de Mitterrand, c’était au Parlement européen et ce n’était pas un hasard. Après l’ovation des eurodéputés énamourés, le Président rencontra à la préfecture de Strasbourg Le Pen et Hersant en grande conversation et dit à JMLP « Bonjour M. Le Pen, je vous ai bien eu tout à l’heure. (...) vous ne vous êtes pas senti visé ? » lequel répond : « Non, M. le Président ! Vous savez très bien que beaucoup de guerres n’ont rien à voir avec le nationalisme ; il y a des guerres de religion, des guerres pour le pétrole, etc ». Mitterrand l’admet à mi-mots : « Ah, c’est un grand sujet que la cause des guerres ; on n’a pas le temps d’en parler maintenant dans ce salon (...) Je le regrette d’ailleurs mais on va se revoir bientôt ? Je l’espère. À vous d’en décider. » Plus qu’une invitation, une invite ! Reste à savoir si les mémoires du sollicité en diront plus. Quoi qu’il en soit, Le Pen avait fort bien répondu (on dit « taclé » en novlangue…) mais c’est Carl Lang qui le fit dans le numéro du 1er février 95 de la Lettre de JMLP, avec d’excellents arguments. Sans doute, le Président du FN avait-il eu entre-temps l’occasion d’en débattre et il se dispensa donc élégamment d’un épilogue de trop dans son journal.

    Resituons le contexte de 95 : nous sommes à 5 mois des élections présidentielles ; le Premier Ministre Balladur est en disgrâce pour avoir usurpé en août 1994 des prérogatives réservées à l’Élysée en l’absence de Mitterrand malade. La réaction prostatataire dudit est sans appel et son soutien discret à Chirac est dès lors acquis puisqu’il est hors de question d’adouber Jospin comme successeur du Pharaon. Le PS peut sombrer, après lui le déluge ! Ce discours dès le début janvier résonne comme une charge. J’aurais tendance à la considérer comme celle du chef autoproclamé du Front républicain d’alors, comme également un message de soutien indirect à Chirac, le candidat le plus viscéralement antilepéniste qui soit. Aucune équivoque ne doit profiter à Balladur qui a eu l’audace d’être conciliant avec le FN et qui pourrait même être tenté par un rapprochement, qui sait ? La chronologie parle encore : c’est le lendemain précisément, le 18 janvier, que Balladur a choisi depuis longtemps pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Et ce n’est pas un hasard si Mitterrand essaye dès la veille de lui voler la vedette et de cadrer le vrai débat. Voilà pour la forme florentine des tactiques. Sur le fond, ses divers successeurs ou disciples aiment donc à reprendre la formule. Pourtant, le Président jarnacais fit preuve d’un abus d’amalgame et sa grande culture d’essence maurrassienne n’en dévoile que davantage encore la manœuvre ! Mitterrand, pour la circonstance et les besoins de sa cause, se plut donc à confondre « nationalisme » et « impérialismes expansionnistes ». La diatribe est trop forte et générale pour se limiter à la seule 2e guerre mondiale, et il y aurait beaucoup à dire sur ses origines ainsi que sur les idéologies et protagonistes réellement en cause. Et il ne faut pas oublier ces pays de gouvernements « nationalistes » qui préservèrent leurs populations des affres de la guerre (Argentine, Portugal, Espagne, Turquie, etc). Au sujet de la 1ère Guerre mondiale, à qui donc faisait-il le reproche du « nationalisme », à l’assassin de l’Archiduc présenté comme tel, puis plus tard déifié par Tito ? À celui de Jaurès qui était un cinglé manipulé ? Ou aux Habsbourg, aux familles impériales toutes confondues et tant honnies par les loges et les Gauches réunies ? En France, ce sont bien des Radsocs comme Poincaré, Briand et Clémenceau qui étaient au pouvoir, ce n’est pas l’Action française, et ce fut bien Poincaré qui poussa la Russie à la guerre pour mieux encercler les empires centraux. Pour Mitterrand, qui sont les nationalistes fauteurs de guerre en 1870 ? Napoléon le « petit » comme disait Hugo ? Les Versaillais et Adolphe Thiers qui rétablirent la République ? Ou les communards avec parmi eux le Colonel Louis Rossel ? Le Nationalisme a trop bon dos, celui d’un fusible.

    Mitterrand le savait pourtant bien, utiliser le manichéisme dans l’analyse des guerres c’est autant la réserver à la seule propagande du vainqueur ! Notre Nationalisme a trop à cœur l’économie du sang des Français pour être belliciste ! Le Nationalisme politique réagit toutes les fois où le peuple et la Nation sont en danger, qu’il soit économique, social, identitaire ou militaire, et aujourd’hui culturel, religieux et démographique. Son action est celle de défenses immunitaires. Si nous étions des provocateurs, nous aurions eu depuis longtemps l’occasion de mettre le feu aux poudres. Je dirais même que si le combat national avait été tout autre, les risques de guerre civile dès 1985 auraient pu conduire notre Pays au chaos et dans les bras du communisme. Le Pen a eu raison de répondre à Mitterrand. Aux religions et au pétrole, nous pourrions ajouter les guerres provoquées par les officines de pays qui n’avaient à l’époque rien de nationalistes, la CIA et le KGB, responsables de guerres civiles en Afrique et en Asie pour leurs besoins respectifs ; celles provoquées dès 1918 par le Communisme qui aura semé la mort de 85 millions d’hommes partout où il s’est installé ! Les guerres civiles aussi, comme en France et en Amérique, et dont les causes ne doivent rien au nationalisme, nous le savons bien. Les guerres de succession, les guerres économiques par FMI interposé, les blocus affameurs, les guerres ethniques et tribales, les guerres sporadiques dues au terrorisme, et même en 1969 une guerre du football qui opposa le Salvador au Honduras ! Demain, ce sera peut-être la guerre de l’eau, la guerre de l’air, la guerre du Dollar, celle des Réseaux internet ou celle des USA contre la Chine. Notre monde est fou. Et Mitterrand avait un sacré culot pour viser le FN en 1995, le premier parti politique à dire NON à la guerre en Irak dès 1990 !

    Mais il avait ses raisons, toutes politiciennes. Et c’est là une circonstance aggravante pour un Président que d’utiliser un subterfuge pour ostraciser cyniquement une partie de l’électorat !

    En 1995, Mitterrand avait l’excuse de l’âge, de la maladie et de l’orgueil pour scénariser sa sortie. En 2019, il n’y a pas d’excuses, il n’y a qu’un misérable spéculateur qui exacerbe les tensions d’un pays acculé au désastre par la faute du même Front républicain depuis 40 ans.

  • Sectarisme LR

    Sectarisme LR

    Certains élus LR se sont indignés du sectarisme de LREM, qui a exclu le député Agnès Thill qui a eu le tort de penser autrement sur la PMA. Mais cette indignation peut être retournée contre les élus LR, qui font preuve du même type de sectarisme.

    Les élus régionaux des Pays de la Loire vont en effet statuer vendredi 12 juillet sur le retrait des délégations de Sébastien Pilard, en raison de la présence de ce dernier à un dîner privé (pas un meeting) en compagnie de Marion Maréchal.

  • Thierry Mariani : “Aujourd’hui, on ne sait même plus pourquoi il y a une ligne rouge entre certains du RN et certains de LR”

    Thierry Mariani : “Aujourd’hui, on ne sait même plus pourquoi il y a une ligne rouge entre certains du RN et certains de LR”

    Contrairement aux girouettes Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, co-fondateurs de la “Droite forte” (sic) et qui militent désormais pour une droite molle, Thierry Mariani va relancer son club “La droite populaire”, qui réunissait les plus à droite de l’UMP, en vue des municipales de 2020 :

    L’ancien ministre des Transports Thierry Mariani s’apprête, lui, à relancer La Droite populaire, son club qui réunissait l’aile dure de l’UMP au temps du sarkozysme triomphant : “Aujourd’hui, on ne sait même plus pourquoi il y a une ligne rouge entre certains du RN et certains de LR, et j’espère réunir tous ceux qui veulent ce rapprochement“, annonce-t-il (…)

    Mais, surtout, le RN espère nouer des alliances, indispensables pour gagner les scrutins locaux des prochaines années, en particulier les municipales de 2020 pour lesquelles le parti ne peut compter que sur un petit réseau d’élus sortants et doit engranger des ralliements pour l’emporter au second tour.

    “Les ténors comme Wauquiez ou Larcher, on ne les fera pas bouger, mais on s’en fout, poursuit Philippe Olivier. En revanche, des élus de base vont nous rejoindre car dans leur ville ils pressentent un raz-de-marée d’En marche ou du RN, et ils savent que leurs chances de survie sont nulles s’ils restent à LR.”

    Le parti désire ainsi débaucher maires sortants ou conseillers municipaux, principalement dans des communes de taille moyenne, moins dépendantes des logiques d’appareil que les grandes agglomérations. Plusieurs municipalités, où le rapport de forces est favorable au RN, sont déjà dans le viseur. Les cadres lepénistes se refusent à tout commentaire sur ces objectifs. Dans l’entourage ­d’Emmanuel Macron, on craint que Lens (Pas-de-Calais), Toulon (Var), La Seyne-sur-Mer (Var) et Perpignan (Pyrénées-Orientales), où le RN a dépassé les 30% aux européennes, tombent dans leur escarcelle, ainsi que Nîmes (Gard) et Avignon (Vaucluse), où il a flirté avec les 25%.

    https://www.lesalonbeige.fr/thierry-mariani-aujourdhui-on-ne-sait-meme-plus-pourquoi-il-y-a-une-ligne-rouge-entre-certains-du-rn-et-certains-de-lr/