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France et politique française - Page 3655

  • Et si le Front national gagnait les régionales ? Trois régions au moins pourraient lui être acquises

    Un sondage de l’institut BVA sur les 12 régions métropolitaines donne le Front national en tête dans trois régions: La Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et  l’Auvergne-Rhône-Alpes. Mais la montée du Front se vérifie dans toutes les régions sans exception. Le FN est également en bonne position en  Normandie et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

    Douze sondages ont été réalisés par BVA pour la presse quotidienne régionale dans les douze régions métropolitaines. les tentatives d’accaparer la peur provoquée par les attentats de la part du pouvoir ne trompe pas un électorat de moins en moins dupe des mensonges et manipulations. Les Pays de Loire connaissent même un pic au premier tour de plus de 7 points, 6 en PACA et Bourgogne-Franche-Comté et Nord-Pas-de-Calais-Picardie, 5,5 en Auvergne-Rhône-Alpes, et même la Bretagne décolle avec 4 points.

    Dans le Nord, Marine Le Pen arriverait en tête avec 42% au premier tour contre 24% pour Xavier Bertrand (LR-UDI) et seulement 17% pour le PS. Au second, la présidente du FN caracolerait en tête avec 44% des suffrages contre 30% pour le les Républicains et 26% pour le PS.

    En PACA même score pour Marion Maréchal-Le Pen fait elle aussi carton plein avec 42% (+6 points) au premier tour, contre 28% (-4) pour Christian Estrosi et 16% au PS. Au second tour, le FN ferait encore mieux avec 43% (+6), face à la droite + le centre 32% (-4) et le PS 25 % (-2).

    En Bourgogne-Franche-Comté, Sophie Montel, tête de liste du FN arrive en tête avec 32%(+6) d’intentions de vote contre la droite en recul avec 27% (-4)  au FN et 20% au PS (+1). Le second tour reste incertain avec une égalité entre la droite (-1) et le FN (+5) à 35%.

    En Normandie, Au second tour ce serait le PS qui remporterait la région avec un point d’avance sur la droite à 34% contre 33 % à la droite et au FN à égalité. Score donc, très serré.

    En Pays-de-la-Loire la droite dominerait  avec 42% (-3) au second tour contre 34 % à la gauche (-2) et le FN 24 % (+6). Même topo dans le Centre où la liste LR-UDI l’emporterait au second tour avec 39% (-1) contre 31% (+4) au FN et 30 % (-3) au PS.

    En Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, la droite remporterait la région avec 39% au second tour contre 35% pour le FN de Florian Philippot et 26% pour la gauche.

    En Auvergne-Rhône-Alpes, second tour très incertain avec une égalité entre la liste de gauche de Jean-Jack Queyranne 36% (-1) et celle de Laurent Wauquiez 36% (-4). Le FN arrivant 3e avec 28% (+5).

    En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes  la gauche reste en tête d’une courte tête: 39% contre 37% mais là aussi avec une chute de 7 points pour Alain Rousset.

    En Île-de-France, la liste de Valérie Pécresse accroit son avance avec 41% contre 36% à la gauche et 23% au FN.

    En Bretagne Jean-Yves Le Drian au second malgré une chute de 4 points reste en tête avec 42% contre 35 % à Le Fur (-1) et 23 % (+5) pour le FN.

    Les électeurs du FN ne devront pas se démobiliser en pensant avoir partie gagnée, s’ils veulent avoir une chance d’évaluer les instances du FN à l’oeuvre en France, les régionales pouvant servir de tremplin aux Présidentielles de 2017. Le second tour bénéficiera d’une mobilisation tous azimuts de la part des UMPS, qui feront tout pour parvenir à un front républicain, quitte à manier la carotte et le bâton en même temps, tant vis-à-vis des candidats récalcitrants que vis-à-vis des électeurs à qui l’apocalypse sera promise en cas de victoire du FN.

    D’autant plus qu’il ne faut accorder à ces sondages qu’une valeur relative, un sondage peut être un moyen de démobiliser un électorat qui pourrait avoir le sentiment d’avoir partie gagnée d’avance.

    Emilie Defresne

    emiliedefresne@medias-presse.info

    http://www.medias-presse.info/et-si-le-front-national-gagnait-les-regionales-trois-regions-au-moins-pourraient-lui-etre-acquises/44637

  • [Ile de France] Tractage

    Aujourd’hui en fin d’après midi, les militants lycéens de l’AF Île-de-France, sont descendus dans la rue pour une séance de tractage. Lycéen nationaliste : rejoins les rangs !

     

  • Jean Sévillia : supprimer les crèches de Noël ne résoudra pas le problème de l’islam radical

    L’historien Jean Sévillia qui vient de publier « La France catholique » (Michel Lafon) rappelle le sens de l’Avent et la signification des crèches que l’AMF voudrait retirer des lieux publics.

     

    La crèche de la paroisse Sainte -Clotilde à Paris. Photo : Jean-Christophe Marmara- le Figaro

    Dimanche 29 novembre, les chrétiens entrent dans le temps de l’Avent. Dans les églises et les familles catholiques, c’est le moment d’installer la crèche. Ce rite, habituellement joyeux, s’accomplira en 2015 dans une ambiance teintée de gravité. D’abord en raison des circonstances, quinze jours après les attentats de Paris, deux jours après l’hommage national rendu aux victimes. Ensuite parce que la crèche de Noël, qui est pourtant la représentation la plus innocente qui soit, se trouve prise cette année dans une polémique dont certains ne semblent pas soupçonner la violence symbolique.

    L’Avent, début de l’année liturgique, commence au quatrième dimanche avant Noël, sauf chez les orthodoxes qui le font débuter le 15 novembre. Le mot vient du latin adventus, qui signifie « venue, avènement ». Ce temps d’attente conduit en effet vers l’événement qui, aux yeux des chrétiens, a renversé le cours de l’histoire : l’incarnation de Dieu sur terre. A Bethléem, il y a deux mille ans, son fils a endossé la condition humaine sous les traits d’un enfant couché dans une mangeoire. Cette condition, il la portera, le péché excepté, jusqu’à sa mort sur la croix. Chaque année, les fidèles sont invités à célébrer sa venue parce qu’entre la Nativité, fête de la naissance de Jésus, le fils de Dieu, et Pâques, fête de la Résurrection du Christ Sauveur, se déroule l’alpha et l’oméga de la foi chrétienne. [....]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jean-Sevillia-supprimer-les

  • JT du Lundi 30 Novembre 2015 - COP21 : beaucoup de bruit pour rien

  • C’est officiel : la France envisage d’enfreindre les Droits de l’Homme

    La France a écrit au Conseil de l’Europe pour l’alerter qu’elle risque de déroger à la Convention européenne des Droits de l’Homme. 
    C’est officiel : la France envisage de déroger aux Droits de l’homme, dans le cadre de l’état d’urgence décidé après les attentats. Le gouvernement a lui-même envoyé un courrier au Conseil de l’Europe pour l’en informer. "Les autorités françaises ont informé le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe d’un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence […], mesures qui sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme", peut-on lire sur le site du Conseil. Une procédure nécessaire pour se prémunir d’un éventuel procès auprès de la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH). 
    Mise à jour 27/11/2015 à 12h42 : La France a formellement informé le Conseil de l'Europe "de sa décision de déroger à la Convention européenne des droits de l'homme". 
    L’article 15, où la possibilité d’une dérogation. La Convention européenne des Droits de l’Homme, dont le Conseil de l’Europe est le garant, oblige ses signataires à respecter une liste de droits fondamentaux : droit à la vie, interdiction de la torture, interdiction de l'esclavage et du travail forcé, droit à la liberté et à la sûreté, droit à un procès équitable, pas de peine sans loi, droit au respect de la vie privée et familiale, liberté de pensée, de conscience et de religion, liberté d'expression, liberté de réunion et d'association, droit au mariage, droit à un recours effectif ou encore interdiction de discrimination. 
    Mais l’article 15 de cette convention prévoit aussi une possibilité de déroger à certains de ces droits. Les pays signataires peuvent ainsi "prendre des mesures dérogeant aux obligations prévues par la présente Convention, dans la stricte mesure où la situation l’exige […] et ce uniquement en cas de guerre ou en cas d’autre danger public menaçant la vie de la nation". 
    La France a fait une demande officielle. Pour éviter tout procès devant la CEDH, la France doit, pour déroger à ses obligations, faire une déclaration qui motive ses raisons. En clair, elle doit officiellement se déclarer en guerre ou expliquer quel est le "danger public" qui menace "la vie de la nation". Ce qu’elle a fait dans un courrier du 24 novembre : "la menace terroriste en France revêt un caractère durable, au vu des indications des services de renseignement et du contexte international (…) De telles mesures (celles de l’état d’urgence ndlr) sont apparues nécessaires pour empêcher la perpétration de nouveaux attentats terroristes. Certaines d’entre elles […] sont susceptibles d’impliquer une dérogation aux obligations" de la CEDH. C’est on ne peut plus clair : la France informe officiellement qu’elle risque d’enfreindre certains Droits de l’Homme avec les mesures récemment votées pour lutter contre le terrorisme. Et même qu’elle l’a déjà fait. 
    De quelles mesures parle-t-on ? L’état d’urgence, récemment élargi et prolongé pour trois mois, donne en effet le droit aux autorités françaises d’enfreindre certaines libertés. Premièrement, le ministère de l’Intérieur a désormais la possibilité d’ordonner des perquisitions, de jour comme de nuit, sans passer par une autorité judiciaire. Durant ces perquisitions, les policiers peuvent notamment fouiller et copier toutes les données informatiques qu’ils souhaitent. Ce qui, en temps normal, est jugé contraire au droit à la vie privée. Autre mesure concernée : l’élargissement des assignations à résidence à n’importe quelle personne pour laquelle il y a "des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public". En temps normal, une telle mesure pourrait être jugée arbitraire est contraire à la liberté de circulation. 
    La France risque-t-elle un procès à la CEDH ? Il revient désormais au Conseil de l’Europe et à la CEDH de vérifier la conformité de la dérogation déposée par la France. Car cette dérogation ne peut pas s’appliquer à tous les droits. Ainsi, elle ne peut pas se faire à l’encontre du droit à la vie, de l’interdiction de la torture, l’interdiction de l’esclavage, ou du principe de légalité des peines (il faut enfreindre la loi pour être condamné). 
    En outre, une dérogation doit respecter le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Or ce pacte, qui dépasse le cadre européen, prévoit d’autres droits intangibles, comme la liberté de pensée, de conscience, et de religion. En outre, la dérogation s’applique uniquement s’il y a vraiment "menace sur la vie de la nation". S’il s’avère que des perquisitions sont menées sans lien avec les attentats et/ou qu’elles s’avèrent discriminante contre une religion, la France pourrait, en théorie, être inquiétée. 
    D’autres pays ont-ils déjà dérogé ? Cette invocation de l’article 15 est loin d’être une première. Le Royaume-Uni avait également dérogé aux Droits de l’Homme en 2004, après les attentats de Londres. L’Irlande avait, elle aussi, déposé une dérogation en 1957 et 1970 pour lutter contre les terroristes de l’IRA (l’armée républicaine irlandaise). La Turquie, qui a signé la Convention européenne, avait elle aussi dérogé à la Convention européenne en 1996, à la suite d’affrontements entre les forces de l’ordre et le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan.

  • Immigration : et pendant ce temps, la Grande invasion continue…

    Sur l’île grecque de Lesbos, les canots pneumatiques continuent de déverser leur flot de clandestins à un rythme soutenu. Si la voie maritime semble moins « à la mode » depuis que des cohortes innombrables ont choisi de passer par l’Europe centrale au départ de la Turquie, la Méditerranée reste un point d’entrée essentiel pour l’immigration clandestine. Lesbos, île grecque à quelques encablures des côtes turques est en première ligne pour les « migrants » du Moyen-Orient et d’Asie Centrale (Syrie, Irak, Afghanistan…), tandis que la voie « Sud », au départ de la Libye est privilégiée par les candidats venus de toute l’Afrique, que les mauvaises conditions météo ne suffisent pas à décourager.

    http://fr.novopress.info/

     

  • Les candidats d'Ile-de-France face à La Manif Pour Tous : les vidéos

    Pour ceux qui n'ont pas pu suivre le direct, voici les interventions d'hier, lors du meeting de La Manif Pour Tous :

    • introduction de Ludovine de La Rochère

    •  Intervention de Wallerand de Saint Just :

    • Intervention de Valérie Pécresse :

    •  Intervention de Nicolas Dupont-Aignan :

    Michel Janva

  • Pascal Gannat (FN) veut lui aussi supprimer les subventions au Planning familial

    Contrairement à Wallerand de Saint-Just qui s'est défaussé à propos des subventions au Planning familial, reniant ainsi lâchement des années d'engagement pro-vie, contrairement à Pascal Gannat, tête de liste FN pour les Pays de Loire, qui a lui courageusement défendu leur suppression, confirmant ainsi que cela ne fait pas "seulement débat dans la tête de Marion Maréchal Le Pen" :

    Comme_Marion_Maréchal_Le_Pen_Pascal_Gannat-v"Tête de liste FN aux régionales pour les Pays de la Loire, Pascal Gannat (photo) a annoncé ce samedi à Nantes que s’il était élu à la tête de la région,il supprimerait les subventions au Planning familial. Une proposition qui, si elle rejoint celle faite par Marion Maréchal Le Pen pour la région PACA, va à l’encontre de la position de Marine Le Pen, pour qui cette volonté n’est « pas dans les projets du Front national » (...)

    Opposé à subventionner le Planning familial, il est partisan d’aider les associations qui viennent en aide aux femmes et aux jeunes filles en difficulté. En guise de « scud » à l’égard de Bruno Retailleau, il rappelle enfin que sur les 250 textes LGBT qui ont été adoptés par le Parlement européen, 37% d’entre eux ont été votés par 90% des députés français du PPE – dont les Républicains font partie…"

    Dans cet important débat, vous pouvez soutenir Marion Maréchal le Pen en lui écrivant ici et Pascal Gannat ici.

    Philippe Carhon

  • « Une barbarie peut en cacher une autre » de Jure Georges Vujic

    Jure Georges Vujic est un écrivain franco-croate, avocat et géopoliticien, diplômé de la Haute Ecole de guerre des forces armées croates. Directeur de l’Institut de géopolitique et de recherches stratégiques de Zagreb, il contribue aux revues de l’Académie de géopolitique de Paris, à Krisis et à Polémia. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de la géopolitique et de la politologie.

    ♦ Les derniers attentats parisiens constituent une étape supérieure dans la surenchère de la terreur et révèlent l’impact psychologique de cette nouvelle stratégie de la tension employée par l’Etat islamique en France et en Europe.

    En efffet, alors que les attentats contre Charlie Hebdo étaient ciblés contre la rédaction du journal, les attentats de ce week-end touchent au cœur de la population, avec plusieurs frappes simultanées et essentiellemenp dirigées contre la population civile. La spirale attentat-répression et les bombardements aériens en Syrie n’empêcheront pas, hélas, la prolifération du terrorisme islamiste en Europe qui manipule et infiltre les vagues migratoires, alors que les technocrates bruxellois s’offusquent à la vue du moindre barbelet aux frontières européennes. On s’achemine tout droit vers le scénario d’une transposition pure et simple sur le sol européen d’une guerre civilisationnelle et ethno-confessionnelle longtemps programmée dans les laboratoires de l’oligarchie mondialiste.

    En écoutant les réactions des officiels de l’Establishment qui fustigent la « barbarie » de l’Etat islamique, comment ne pas constater l’impuissance politique et morale de l’Occident á se confronter aux véritables causes de cette « barbarie » au lieu de persister dans l’erreur et d’assainir les symptômes. En effet, persister dans l’alignement sur une politique belliciste atlantiste néocoloniale au Moyen-Orient en s’appuyant sur l’Arabie Saoudite wahhabite, principale exportatrice du fondamentalisme islamiste, est bel ei bien une posture schizophrène et suicidaire. En effet, une barbarie peut en cacher une autre, et la « barbarie » bestiale et meurtrière de l’Etat islamique sert trop souvent de repoussoir compassionnel à une autre « barbarie civilisationnelle », celle d’un Occident matérialiste et mondialisé, qui souffre d’une perte de sens identitaire, historique et ontologique.

    Cette barbarie intérieure, intime, indolore et sournoise qui, derrière le drapeau de la civilisation matérielle, marchande et libérale et les tintamarres républicains et les mélopées pleurnichardes de la Marseillaise, semble encore une fois prêcher par déraison. C’est pourquoi il faudra traquer et châtier sans scrupules les auteurs de ces abominables massacres. Mais il faudra aussi garder à l’esprit la responsabilité des chiens de garde et des porte-paroles de cette barbarie civilisationnelle et mondialiste qui depuis des décennies plonge les peuples européens dans l’irénisme pacifiste et humanitariste, ceux qui depuis apprennent à nos jeunes générations à baisser sa garde, à avoir honte de soi, de sa propre culture, de sa nation, ceux qu’on assomme depuis la décolonnisation à coups de marteau culpabilisateur. Il faut se souvenir de cette phrase de Lacordaire : « Les peuples s’éteignent et disparaissent dans l’agonie insensible d’un repos confortable. D’autres disparaissent dans l’ivresse des fêtes en chantant des hymnes à la victoire et l’éternité » : c’est pourquoi l’hyperfestif et la liberté illimitée de jouir comme mode de vie occidental est soluble dans l’humanitarisme compassionnel qui n’a jamais rien résolu.

    Rendons-nous une fois à l’évidence, au nom de la civilisation occidentale, rationaliste et marchande, au nom de la sacro-sainte démocratie de marché, une nouvelle barbarie indolore et insidieuse s’est installée chez nous, dans nos têtes, notre habitus mental. C’est pourquoi il ne suffit pas de s’en référer pathétiquement à la défense de « notre façon de vivre » comme si notre culture europénne millénaire était réductible aux images d’Epinal, d’un parisianisme bobo de pacotille, à l’hystérie ostensible de la consommation, la permissivité et l’hédonisme généralisés, le cynisme moqueur qui se rit de tout, tout ce qui fait les matrices sociétales et idéologiques de l’Occidentisme post-moderne. Le politologue américain Benjamin Barber décrit ce « village mondial » anglo-saxon et occidental comme une civilisation McWorld, une sorte d’oumma anglo-saxonne en tant que contre-monde en opposition au Califat de l’Age l’or, une sorte d’oumma originelle et fantasmagorique. J’écoutais le témoignage d’un passant à proximité des lieux d’attentats dire que « c’est la faute au communautarisme » et que « la France était avant tout une nation à laquelle il faudrait croire et adhérer ». Oui, mais avant d’adhérer à la nation, il faudrait préalablement qu’il existe un sentiment partagé d’appartenance à une communauté nationale, une volonté de vivre ensemble un certain « projet commun » dans les sens Renanien du terme. Or c’est cela qui fait défaut : le marché, la consommation, la laïcité, l’égalitarisme républicain, le multiculturalisme ne constituent plus les vecteurs de référence des deuxièmes voire des troisièmes générations d’immigrés le plus souvent plongées dans le désarroi social dans les banlieues et cités-dortoirs des grandes villes françaises. Le mode intégrationniste français ou communautariste anglais ont failli partout en Europe et il va falloir reconstruire sur de nouvelles bases cuturelles et sociales le lien d’appartenance nationale.

    La civilisation occidentale n’est pas synonyme de la culture européenne. L’Occident matérialiste et marchand ayant proclamé le nouveau règne de l’individu-Roi, du fondamentalisme séculier, a chassé et banni le culturel européen, l’organique, l’enraciné et le différencié, le point de référence et de liaison social, politique et identitaire. De l’autre cȏté en évacuant le fondement culturel la référence historique et le principe territorial, un autre islam hybride a-culturel a-historique et globalisé s’est autogénéré tel un rejeton du globalisme, dans la fantasmagorie d’un retour á l’âge d’or du Califat. Entre ces deux hydres globalistes, il sera extrêmement difficile de réinstaller en Europe des valeurs stabilisatrices fondées sur le civisme, la loyauté, le respect de la souveraineté mais il faut pourtant s’y attacher. Les institutions qui permettent de vivre dans la paix, la liberté et la sécurité exigent la loyauté (pas nécessairement aveugle), et la loyauté exige en retour un sens de l’identité. D’autre part, comment ne pas s’interroger sur les appels pathétiques à la guerre totale contre le terrorisme de l’Etat islamique, comme si l’on faisait la guerre aux menaces terroristes asymétriques et à un ennemi invisible et intérieur, de front avec des moyens de guerre conventionnels. Le démantèlement des réseaux islamistes, des centres logistiques et des réseaux financiers supposera l’engagement de forces et d’actions spéciales en profondeur dont l’envergure et la nature dépassent les législations européennes pointilleuses quant à la défense des droits de l’homme et des immigrés sans oublier les relais médiaques « antiracistes ».

    La « culture globale » dominante est une mono-culture capitaliste marchande qui broie les identités et les cultures enracinées, y compris musulmanes. Le fondamentalisme islamiste sectaire et violent se présente alors en tant que réponse-réaction à cette culture dominante unique. La mondialisation facilite la diffusion de modes de représentation adaptés à la logique du marché et non à la dynamique des peuples. De la transmission générationnelle nous sommes passés à une transaction commerciale de la culture, du moins dans la culture dominatrice, la culture dite « occidentale ». Cette incidence est à l’origine de la crise de sens que nous connaissons et subissons. C’est pourquoi il est vain et illusoire d’en appeler au rassemblement fraternel sous l’égide de la liberté, l’égalité et la fraternité, car l’espace public n’est plus le fruit d’une transmission et d’une représentation générationnelles communes mais est déterminé par la capacité discriminatoire d’un compte en banque et de l’appartenance à une des tribus privilégiées de l’Establishment dominant. D’autre part, parallèlement à cette perte de repères d’identité et d’anomie sociale, le continent européen est voué au constat d’une population autochtone en cours de remplacement accéléré. Et c’est la raison pour laquelle le combat contre l’hydre islamiste et l’occidentisme marchand supposera indéniablement une réappropriation de la souveraineté sur le sol et les frontières européennes.

    Jure Georges Vujic, 17/11/2015

    Jure Georges Vujic est l’auteur d’un essai Nous n’attendrons plus les barbares, Editions Kontre Kulture, 5 juin 2015, 171 pages.

    http://www.polemia.com/une-barbarie-peut-en-cacher-une-autre-de-jure-georges-vujic/