France et politique française - Page 3652
-
Forum de la Dissidence (3è partie)
-
Élections régionales : l’incertitude s’accroît à quelques jours du premier tour
– POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Il y a encore un mois, pour les régionales, on promettait une bérézina électorale au Parti Socialiste et un large succès au duo Les Républicains-UDI, le FN étant par ailleurs susceptible de remporter une ou au plus deux victoires symboliques.
La donne a changé avec les attentats islamistes du 13 novembre
Tandis que la cote de popularité du président Hollande grimpe en flèche (il a repris 20 points), le Parti Socialiste bénéficie d’un vote utile à gauche. Les électeurs se détournent en effet des petits partis de gauche, au profit du parti du gouvernement. Parallèlement, l’électorat de droite se droitise : depuis l’affaire Morano et les attentats, un nombre croissant d’électeurs passent des Républicains au Front National.
Résultat : les forces de gauche, du Centre-Droit et de la droite nationale s’équilibrent ; Les Républicains ne sont plus les grands favoris.Manuel Valls avait bien anticipé cette configuration
Comme nous l’avons détaillé dans notre bulletin du 18 novembre, le gouvernement savait qu’il existait une menace d’attentats imminente. Et il espérait bien en tirer profit sur le plan électoral. C’est ce qui explique que Manuel Valls, quelques jours avant le 13 novembre, avait affirmé que tout devait être fait pour barrer la route au Front National, jusqu’à un désistement dit républicain.Mais il faut aussi entendre par là un désistement des candidats du Centre-Droit !
Et si cela ne se fait pas, le Premier ministre compte au moins sur le fait que les électeurs nationalophobes se tourneront au second tour vers les listes de gauche. Dans certaines régions, ce sont en effet les listes conduites par les socialistes qui apparaîtront comme la meilleure candidature du Système. Peut-être en Rhône-Alpes par exemple.
Si les résultats du premier tour sont serrés, on peut attendre des surprises au soir du second tour.[édité par NOVOpress]
En tout cas, le FN continue à faire peur, comme en témoignent les déclarations de François Patriat, président PS de la région Bourgogne, lors d’une réunion publique à Besançon :Daech fait le boulot du FN. S’il réussit à communautariser les gens, le but est atteint.
On voit par là que le PADAMALGAM, ça n’est pas pour tout le monde… Même si la primeur de ce type de dérapage doit probablement être attribuée à Jean-Christophe Lagarde. Il y en a d’ailleurs pour tous les goûts, car à ceux que Daesh ne ferait pas peur, le MEDEF a sorti hier l’amalgame avec l’extrême-gauche et le programme commun de 1981.
Marion Maréchal-Le Pen estime d’ailleurs que le patron du Medef, Pierre Gattaz
est en mission commandée pour tenter de faire peur au monde économique, mais qui n’est pas dupe. Les seules attentes qu’a le monde économique, ce n’est pas de savoir qui est aux affaires, mais de savoir si la fiscalité est avantageuse, si la sécurité est assurée, si le transport des salariés est assuré, tout simplement.« Malheureusement pour lui l’ensemble des suggestions qu’il fait sont reprises dans notre programme qu’il n’a manifestement pas lu », a-t-elle ajouté, affirmant notamment que le FN ne prônait pas une augmentation du SMIC, mais simplement des baisses de cotisations sur certains salaires les plus bas, ce qui augmente mécaniquement la rémunération du salarié.
-
Face à LMPT, Marianne s'inquiète
La journaliste militante politiqueDelphine Legouté, rédactrice en chef du newsmagazine Marianne,s'inquiète sous le titre :
"Mauvaise nouvelle : la Manif pour tous a trouvé son filon pour les régionales"
Et elle écrit :
"La sortie de Marion Maréchal-Le Pen sur le Planning familial ? C'est eux. Celle de Valérie Pécresse sur la "théorie du genre" ? Toujours eux. Les obstinés de la Manif pour tous, peu audibles depuis la fin de leur combat d'arrière-garde contre le mariage gay, ont trouvé un nouveau filon pour les élections régionales. Depuis une semaine, une (petite) partie du débat politique tourne autour de leurs propres obsessions.
Pourtant, on ne peut pas dire que les questions familiales ou LGBT fassent franchement partie des compétences des régions. Mais la Manif pour tous a trouvé une pelote de laine à dérouler : celle des subventions du Conseil régional. Ajoutez à cela une série de rencontres avec des têtes de liste aux élections animées par un journaliste de Valeurs actuelles, et voici cette question invariablement posée : "si vous êtes élu-e, allez-vous supprimer telle ou telle subvention ?" [...]"
L'hebdomadaire Marianne aurait-il peur de perdre aussi ses subventions ? Selon le ministère de la culture et de la communication, Marianne a perçu1 504 222 euros d'aides financières de l'État en 2012.
-
Isère: un candidat PS et responsable de SOS Racisme mis en examen pour viol et violences conjugales
Amar Thioune, président de SOS Racisme Rhône-Alpes, en 18e position sur la liste du PS aux régionales en Isère, a été mis en examen pour viol et violences conjugales, des faits qu’il nie, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. « Les faits sont contestés et il bénéficie de la présomption d’innocence », a souligné Jean-Yves Coquillat, procureur de la République à Grenoble, confirmant une information du quotidien Dauphiné Libéré.
« Son épouse a déposé plainte et une enquête a été diligentée. Comme les faits sont contestés, on a ouvert une information judiciaire » confiée à un juge d’instruction indépendant, a précisé le magistrat. Placé en garde à vue lundi, Amar Thioune a été mis en examen pour viol et violences sur conjoint et laissé libre sous contrôle judiciaire le lendemain. Les faits en cause remontent à la nuit du 7 au 8 octobre.
-
« Grand Remplacement : aller à l’essentiel » : un point de vue italien par Andriano SCANCIA
Andriano Scancia est un intellectuel italien qui porte ici son regard sur le « Grand Remplacement ».
Responsable culturel de CasaPound, organisation italienne à vocation sociale et d’inspiration nationaliste-révolutionnaire et néo-fasciste, il rend grâces à Renaud Camus d’avoir identifié le nœud de la question, l’axe central autour duquel faire tourner l’ensemble du discours sur l’immigration.
Polémia
Le concept de Grand Remplacement est né de la plume de Renaud Camus, intellectuel pluriforme et controversé transalpin, très éloigné de tous les clichés de l’intellectuel de droite, fréquentant les avant-gardes intellectuelles, de Roland Barthes à Andy Warhol, et homosexuel déclaré. Il vit aujourd’hui dans un château et consacre la plus grande partie de son temps à dénoncer la substitution des peuples européens par des peuples allogènes du fait de l’immigration incontrôlée.
Aujourd’hui, la thèse du Grand Remplacement trouve un large écho parmi tous les mouvements identitaires et, malgré quelques réticences de la part de Marine Le Pen, est entré dans le discours du Front national. En Italie, seul Matteo Salvini s’en fait le portevoix.
Il n’est pas nécessaire d’apprécier l’ensemble de l’œuvre de son auteur (on pense en particulier à certaines de ses positions ouvertement pro-israéliennes) pour admettre l’efficacité du concept. Il est en tout cas nécessaire de rendre grâces à Camus d’avoir identifié le nœud de la question, l’axe central autour duquel faire tourner l’ensemble du discours sur l’immigration.
Le débat sur l’intégration est obsolète
Le Grand Remplacement rend notamment obsolète le débat sur l’intégration, ce terme qui s’interprète comme le lent procédé de « digestion », par la collectivité homogène, d’éléments étrangers afin qu’ils soient assimilés sans effet de rejet. Mais qu’en est-il de l’intégration dans un contexte où l’intégrité initiale de l’ensemble qui devrait assimiler n’existe plus ? dans un quartier peuplé à 90 % d’allogènes, qui doit s’intégrer ?
Le scénario selon lequel les Européens sont minoritaires sur leur propre territoire rend secondaires tous les autres discours.
Le scénario dans lequel les Européens sont en minorité sur leur propre territoire rend donc secondaires tous les discours sur l’effet criminogène (pourtant clair) de l’immigration, ou de ses coûts économico-sociaux, ou sur les problématiques religieuses et culturelles qui lui sont liées, tout comme perdent leur sens les analyses sur les motivations des exodes et les questions sur qui « fuit la guerre » ou qui ne la fuit pas.
L’immigration doit être rejetée ontologiquement
Au moment même où elle risque d’effacer la civilisation européenne, l’immigration doit être rejetée ontologiquement, refusée en tant que telle, toute autre considération faisant partie d’une tactique contingente et de la rhétorique politique occasionnelle. Ce n’est pas parce que les immigrés respectent les lois et paient leurs impôts qu’ils deviennent « acceptables », sinon dans une logique myope de courte durée.
Il existe cependant deux objections qui sont souvent faites aux « anti-remplacistes » (comme Camus appelle ceux qui adhèrent à sa thèse). Le Grand Remplacement serait :
1. Une fausse lecture de la réalité.
2. Une vision complotiste et paranoïaque.
Ni fausse lecture de la réalité…
À la première objection – celle selon laquelle, en substance, il n’y a aucun Grand Remplacement, que les immigrés représentent une infime minorité, il y en aurait même trop peu – on peut répondre par deux contre-objections. La première étant que, bien qu’en admettant que les statistiques officielles sur la présence immigrée seraient bonnes (on voit pourtant assez mal comment le nombre officiel de clandestins présents en Italie pourrait être précis et juste, étant donné qu’ils sont justement entrés illégalement dans le pays…), elles sont de toute façon sans valeur du fait de la volonté déclarée d’importer, dans un futur plus ou moins proche, des quantités astronomiques de nouveaux allogènes en Europe (250 millions, d’après La Repubblica et ses « économistes »).
Ainsi, même si les immigrés étaient vraiment « peu nombreux » actuellement, il existe bien une volonté claire et affichée d’en importer tant et plus.
La seconde contre-objection est que le Grand Remplacement est déjà objectivement en marche dans certaines villes et dans certains quartiers : il n’est point besoin de toujours aller chercher à consulter les statistiques démographiques des périphéries du nord de Paris, de Marseille ou de Bruxelles, il suffit de penser au cas emblématique de cette école de Brescia et de sa classe de CP sans Italiens. Ce sont des exemples toujours plus fréquents et qui sont en soi alarmants et déstabilisants sans que l’on ait besoin d’attendre la fin du processus.
… Ni vision complotiste
La seconde accusation faite aux anti-remplacistes est de les rendre coupables de proposer une nouvelle théorie du complot. Pourtant, à ce jour, sont bien référencés et documentés les intérêts du business migratoire des Soros, des Rothschild, des « coop » [Coopératives de gauche] et des ONG qui font des profits sur l’accueil, et Camus lui-même a déclaré, au cours d’un entretien récent au Libero : « Personne n’est à l’origine de ce projet […]. Je crois surtout à la force de gigantesques mécanismes historiques, économiques et idéologiques et même ontologiques au sein desquels les institutions et les hommes ne sont que des engrenages parmi tant d’autres. » Le Grand Remplacement est une dynamique historique objective, non pas un plan diabolique. Il est toutefois nécessaire de souligner que le Grand Remplacement bénéficie de soutiens explicites (pensons à certaines études de l’ONU, à certaines déclarations du pape Bergoglio ou, en Italie, à certaines propositions du Parti démocrate) qui rendraient de toute façon inutile toute trame obscure.
Le Grand Remplacement et la bataille pour l’essentiel
Le Grand Remplacement est donc un concept opérationnel fondamental. En sachant bien l’articuler et surtout en sachant lui opposer les outils conceptuels et politiques à sa mesure, se jouera le futur de quelque chose de bien, bien plus grand que nous-mêmes.
Andriano Scancia
• D’abord mis en ligne sur Polémia, le 27 octobre 2015.
-
Dimanche prochain, la Provence mettra Marion dans la crèche de PACA
La Provence va montrer qu’elle est l’exemple de ce que la France ne peut plus supporter.
La Provence-Alpes-Côte d’Azur est une région qui est sensible depuis plus longtemps que les autres à ce que nos élus appelaient un vote de mécontentement, le vote FN ou pour la droite souverainiste.
Terre d’accueil historique de toutes les victimes des guerres civiles et totalitaires d’Europe, des papes, des juifs, des protestants, des guerres de construction des pays voisins, servant de « poubelle » de la France par ses bagnes, l’accueil des réfugiés de la France occupée jusqu’en 1942, des pieds-noirs après les Français de Tunisie et du Maroc, la Provence a accueilli aussi les Africains à qui l’on avait fait croire à la France comme les harkis, puis encaissé les soubresauts post-coloniaux du Maghreb. Sa capacité d’intégration, de tolérance et de respect n’est donc pas récente. La PACA n’a jamais été raciste !
La raison du vote FN est l’autisme des élites parisiennes et ses spadassins parachutés : les habitants refusent d’accepter la morale doctrinaire des intellos de Paris, qui légifèrent en croyant connaître la région parce qu’ils y passent un mois par an quand le soleil efface les différences et dans des zones protégées d’où les conseils généraux écartent leurs population défavorisées par des lois d’urbanisme visant à exporter les « racailles » dans les villages et villes de l’arrière-pays. -
JT du Mercredi 02 Décembre 2015 - Dans le Nord : le "tout sauf Marine" en marche
-
[Ile de France] Cercle du 30 novembre
Hier soir après son tractage, la section lycéenne a assuré son premier cercle sur l’Histoire de l’Action Française. Lycéens nationaliste : ta place est chez nous !
-
Démocratie et immigration
Académie des sciences de la Fédération de Russie, 2 décembre 2015 à Moscou
♦ Conférence d’Ivan Blot, haut fonctionnaire, écrivain, conférencier, essayiste.
Introduction : pourquoi ce sujet n’est jamais traité ? Ce sujet fait polémique car à l’exception de deux pays, il n’y a jamais de référendums sur l’immigration. En Occident, les élites sont cosmopolites et sont en désaccord avec la population attachée à l’identité nationale. Elles sont conscientes de ce désaccord, donc elles ne veulent pas aborder ce sujet.
1/ La situation se caractérise par une immigration de masse implantée sans consultation démocratique.
– L’immigration en Europe et en France ne correspond pas du tout aux besoins de l’économie. C’est une immigration peu qualifiée dont le coût social pèse sur les budgets publics. Le contre modèle est l’Australie qui n’accepte que des immigrés qualifiés.
– L’intégration des immigrés européens réussit : en France, un million de Portugais se sont intégrés facilement. Mais l’intégration a massivement échoué pour deux catégories : les musulmans d’Afrique du Nord et les populations d’Afrique Noire. Elles sont culturellement déracinées, surtout les jeunes qui ont un taux de criminalité élevé. 20.000 étrangers sont incarcérés dans les prisons sur 80.000 personnes au total mais sous le mot « français » il y a énormément d’immigrés ou d’enfants d’immigrés mal intégrés. Depuis quelques années s’ajoute la menace terroriste : le Japon n’a jamais eu d’attaques terroristes islamistes mais l’immigration au Japon est presque inexistante : c’est un fait difficile à nier. C’est dans ce milieu que se recrutent les terroristes qui haïssent la société française et les tensions ethniques s’accroissent de façon préoccupante.
– Il y a désaccord entre les politiques d’immigration laxistes ou « généreuses » et les souhaits de la population. Un sondage du 26/02/2015 montre que 69% des Français trouvent qu’il y a trop d’immigrés, soit plus des deux tiers. Or les politiciens n’en tiennent pas vraiment compte. Résultat : 59% des Français n’ont plus confiance dans la politique.
– Les populations accueillies n’ont aucune tradition démocratique ni patriotique à l’égard de la France. On affaiblit la démocratie avec ces populations que l’école ni la société ne savent intégrer.2/ Les pouvoirs décisionnaires réels sont de nature oligarchique.
– Les causes de l’immigration sont notamment dues aux décisions économiques du patronat et des passeurs. L’autre cause est l’ouverture automatique des droits à des prestations sociales, même aux illégaux.
– L’appareil politique est dominé par les fonctionnaires et les juges, et l’opinion n’a pas droit à la décision.
– Les médias et les idéologues imposent une attitude laxiste que l’opinion réprouve.
– Des lobbies et certaines institutions étrangères font pression dans le sens de leurs intérêts propres ; Wikileaks a révélé que l’ambassadeur des USA en France envoyait en formation politique des dirigeants locaux musulmans de banlieues françaises pour en faire des activistes contestataires, ce qui n’est pas très « amical ».3/ Les décisions de politiques migratoires devraient faire l’objet de consultations populaires (référendums).
– Le peuple vote différemment dans un référendum que dans une élection. Le choix est concret donc beaucoup plus rationnel. Il n’est pas influencé par l’argent, les médias ou les partis. La position des citoyens qui votent en fonction de leur expérience personnelle dans la vie quotidienne est très différente de celle des élites, protégées par leur statut privilégié des conséquences négatives de l’immigration dérégulée.
– La Suisse consulte régulièrement le peuple sur les sujets concernant l’immigration. C’est ainsi qu’il a voté pour l’expulsion immédiate du territoire des criminels étrangers. Les naturalisations doivent être validées par les assemblées populaires locales. Le 9 février 2014, le peuple suisse a voté par 50,3% « la fin de l’immigration de masse » en demandant la création de quotas d’immigration et en remettant en cause la liberté de circulation en Europe des accords de Schengen. Le parlement avait rejeté cette proposition par 140 voix contre 54 et 1 abstention. On voit bien qu’ici le parlement n’était pas en phase avec le peuple.
– Aux Etats-Unis, les référendums sur l’immigration ne peuvent pas se faire au niveau national mais au niveau des 26 Etats fédérés (sur 50) qui tolèrent la démocratie directe. La proposition 187 en Californie a été votée en 1994 et interdisait de fournir des services publics aux immigrants illégaux. Les opposants défilèrent avec des drapeaux mexicains. La Cour suprême a interdit l’application de cette loi car l’immigration est une compétence de l’Etat fédéral et non de l’Etat de Californie.: ainsi 9 juges annulaient les votes de millions d’électeurs, montrant le côté oligarchique du régime politique aux USA. Des référendums analogues se sont tenus en Arizona, Colorado, Florida, Géorgie, Illinois, Nevada, New Mexico, New York, Oklahoma ou Texas. A New York et en Illinois en Géorgie et au Texas, ce furent des lois votées par le parlement local, le référendum n’étant pas possible. Tous ces votes ont été annulés par les tribunaux et finalement par la Cour suprême.
– Qu’est-ce que le peuple ? Ce n’est pas la somme des féodalités, c’est-à-dire des intérêts organisés. Les parlements prennent en compte surtout les intérêts organisés, et les intérêts non organisés qui sont ceux de la majorité des citoyens sont ignorés. Les sociologues parlent de « majorité silencieuse » qui n’a pas la parole. Les décisions populaires montrent que le peuple est très inquiet de l’immigration incontrôlée et se trouve en opposition avec la plupart des élites. Celles-ci raisonnent en terme d’intérêt (groupes de pression) et ignorent la dimension sentimentale du peuple attaché à son identité culturelle.Finalement, l’immigration se fait la plupart du temps dans des conditions non démocratiques et menace la démocratie dans la mesure où les nouveaux arrivants n’ont pas de tradition démocratique. L’immigration de masse se déroule en l’absence d’une procédure démocratique assurant que les citoyens sont bien d’accord avec elle. Le remède pourrait consister dans l’introduction du référendum d’initiative populaire et le modèle suisse mérite à ces égards une attention approfondie.
Conférence d’Ivan Blot, 2/12/2015
-
Régionales : la criante absence de stratégie du PS face à la montée du FN
À moins d'une semaine du premier tour des élections régionales, la nette progression du FN dans les sondages rend certains socialistes fébriles.
Quelles que soient les variations de l'opinion ou les surprises de l'actualité, la direction du PS répète sa ligne comme un mantra: aucune décision, aucune stratégie ne sera arrêtée pour réagir face à la poussée du FN avant le soir du premier tour. Une posture destinée à préserver la campagne des candidats sur le terrain, et à donner le change au ni-ni des Républicains. Alors même que les derniers sondages donnent le FN en passe de remporter trois régions, en cas de triangulaire au second tour.
Mais à six jours du premier tour, tous les socialistes ne veulent plus jouer à se faire peur en repoussant au dernier moment les décisions cruciales. «Je sais que c'est difficile à croire mais rien n'est arrêté» sur la stratégie au soir du premier tour, déplorait jeudi le député PS Yann Galut dans Le Parisien. Auteur d'un «guide anti-FN» en 2014, le député du Cher s'interrogeait: «Entre nous, on ne discute que de ça. C'est vraiment quelque chose qui nous travaille. Quel va être notre score? Est-ce qu'on maintient nos listes? Est-ce qu'on se retire?», raconte-t-il dans le quotidien.
Rue de Solférino, la fébrilité est encore montée d'un cran la semaine dernière. Réunies avec le premier ministre mardi, les têtes de listes socialistes n'ont convenu que d'une chose: aucune décision ne sera arrêtée avant le soir du premier tour. Cette position publique, martelée au sujet notamment des fusions de listes PS-LR là où le FN pourrait l'emporter, semble donc se traduire aussi en interne par une absence de discussions. Si la situation inquiète certain, elle en réjouit d'autres, comme, Christophe Castaner, tête de liste en difficulté face à Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi en Paca. «Aujourd'hui, prôner la fusion du FN c'est faire le jeu du FN. Mais ça pourrait ressurgir très vite», croit savoir le député. En effet Manuel Valls n'a jamais caché qu'il était prêt à envisager cette option. Mais jeudi 12 novembre, le patron du PS jurait pour sa part ne pas vouloir en entendre parler. «On met le FN trop au centre. La bataille centrale est avec la droite», avait-il martelé, adressant au passage ce message au premier ministre: «Je dis à tous les socialistes: ‘trop de confidences nuisent à la cohérence'».
Contacté par le Scan, Christophe Borgel, spécialiste des élections au PS se fait le chantre de la méthode Coué. «Je comprends que l'on soit inquiet face à la montée du FN, mais dans le combat politique, je ne comprends jamais que l'on puisse être fébrile. Mais je ne peux malheureusement pas bâillonner tous les députés socialistes», lance-t-il. «Comme nous l'avons déjà dit, notre position ne se décidera qu'au soir du premier tour, en fonction de l'ensemble des résultats, et une fois connue la position des autres partis. Nous gardons la volonté de faire le meilleur score possible au premier tour», martèle l'élu de Haute-Garonne. «J'appelle nos amis à ne pas oublier les surprises des départementales en mars dernier: le FN était donné au-delà de 30% et il n'a fait que 25. La droite était donnée gagnante partout et nous avons finalement bien résisté», ajoute Christophe Borgel. «Ces prochains jours seront décisifs, nous allons nous exprimer», promet-il. Et le député de miser sur un sursaut des abstentionnistes: «Avec ce qu'il vient d'arriver en France, les gens en sont encore à mesurer l'impact des attentats sur le cours de leur vie, pas encore sur leur vote. Pour les convaincre, nous devons démontrer notre capacité à porter le pacte de sécurité».Marc de Boni Le Figaro :: lien
