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France et politique française - Page 4349

  • L'idéologie du genre aboutit à la mort du sexe

    Alain de Benoist est interrogé dans Présent à propos de l'idéologie du gender. Extraits :

    "[...] Les catholiques font, en général, une critique morale de la théorie du genre, alors que j’en fais une critique intellectuelle. J’examine la valeur de vérité de cette théorie, je constate qu’elle est nulle et je dis pourquoi. Certains théoriciens ne se cachent certes pas de vouloir « déconstruire » la norme hétérosexuelle. Eric Fassin, par exemple, dit textuellement que l’objet des études de genre est de « penser un monde où l’hétérosexuelle ne serait pas normale ». Mais ce n’est là qu’un aspect très partiel du problème. Ce que la théorie du genre soutient fondamentalement, c’est que la différence des sexes n’est pas une donnée de nature, c’est-à-dire que l’identité sexuelle n’a fondamentalement rien à voir avec le fait d’être né fille ou garçon. Il s’en déduit que le sexe biologique n’a aucune influence sur les comportements, les choix personnels, les jeux que l’on préfère, les métiers vers lesquels on se dirige, etc. L’idée qu’il existe du féminin et du masculin résulterait de l’intériorisation de « stéréotypes », dont on espère venir à bout en prônant systématiquement la « mixité des rôles ». La théorie du genre se dévoile par là pour ce qu’elle est en réalité : une théorie de l’indistinction, de l’indifférenciation qui, loin de favoriser la « liberté sexuelle », aboutit à la mort du sexe.

    Vous stigmatisez deux erreurs fondamentales dans la théorie du genre. Quelles sont-elles ?

    La première est de croire que la sexuation n’est qu’une affaire d’organes génitaux, alors qu’elle intéresse la totalité du corps (le cerveau lui-même est « sexué »), qu’elle façonne aussi les esprits et entraîne, dans tous les domaines de la vie, des comportements différents entre les sexes. La seconde est de s’imaginer que l’« identité de genre » résulte d’une « construction sociale » qui s’effectuerait à partir de rien. Or, s’il est bien évident qu’il y a une part de construction sociale dans toute identité, individuelle ou collective, cette construction sociale s’élabore toujours sur la base d’un déjà-là, en l’occurrence sur la base de la division de l’espèce humaine en deux sexes (car il n’y en a que deux !). A partir de là, la théorie du genre confond systématiquement le sexe, le genre, la préférence ou l’orientation sexuelle, et aussi le « sexe psychologique » (le fait que certains hommes sont plus virils que d’autres, certaines femmes plus féminines que d’autres), jusqu’à s’imaginer qu’il appartient aux pouvoirs publics de donner une traduction institutionnelle à n’importe quel sentiment, fantasme ou désir. [...]"

    Michel Janva

  • Les évêques ont-il peur du réveil des vrais catholiques ?

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    La question peut sembler surprenante. Pourtant, les évêques de France – du moins, la majorité d’entre-eux – ont une tendance manifeste à affectionner ceux qui se disent chrétiens mais prennent dans la doctrine catholique ce qui leur plaît et rien de plus. Au nom de la modernité et de la démocratie dans l’Eglise, on laisse – et même on encourage – les fidèles (si peu, en vérité) à piocher dans un menu à la carte.

    Mais lorsque les évêques rencontrent des catholiques attachés à l’intégralité de la doctrine catholique, c’est le malaise qui s’installe chez ceux qui devraient être des bergers.

    Cela se confirme encore au vu des travaux des évêques réunis en ce moment à Lourdes et ce jusque vendredi. Ils s’inquiètent du développement des « réseaux conservateurs » ! La loi Taubira aurait permis aux « ultras », aux « intégristes », d’exercer une influence croissante au sein de l’Eglise.

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  • "L'une des choses que je regrette le plus à propos des nationalistes français de notre génération, c'est l'absence de toute culture générale militaire."

    Attention : il ne s'agit pas d'une culture centrée sur l'histoire militaire, mais plutôt sur la guerre, le fait militaire, l'armement, etc. Autrefois, ceci constituait le bagage basique de n'importe quel nationaliste. Savoir tirer, posséder une tenue militaire complète, participer à des camps, savoir reconnaître un tank d'un transport de troupe ou un fusil-d'assaut d'une mitrailleuse lourde...

    C'est sur la base de cette culture militaire que les troupes de Maidan ou de Crimée se sont constituées (ces groupes que le nationaliste français de base regrette de ne pas voir ici).

    Il ne s'agit pas de devenir des troupes d'élites. En cas de guerre, vu le niveau physique faible et le caractère amateur de cette culture militaire, les nationalistes qui la possèdent ne peuvent pas constituer des forces de fantassins ""modernes", mais ils peuvent déjà se constituer en milices.

    Une milice comme le HOS croate, les tchetniks serbes, les NDF syriens ou le SSNP libanais... On a beau dire que ce sont des amateurs, ils sont déjà 100 fois plus efficaces qu'une horde de fafs braillards et brouillons.

    La culture militaire amène à la pensée militaire/militante. C'est à dire, à des militants qui ne seraient plus une horde de petites filles sentimentales et individualistes, mais déjà des soldats politiques.

    Une petite fille sentimentale et individualiste : "Ce parti ne me plait pas, je ne vais pas militer avec eux car je n'aime pas la couleur de leur logo qui ne correspond pas à mon trip personnel."

    Ou encore: "Le chef m'a parlé sèchement, il doit avoir une dent contre moi, je vais bouder et poster des statuts énigmatiques et semi-accusatoires sur facebook..."

    Ou encore : "ça fait 5 minutes que nous sommes au rassemblement, et il ne se passe rien d'intéressant, alors allons boire des bières ailleurs."

    Le militant/militaire, lui, est capable de ""penser utile"", de """penser efficace"", de penser la guerre. Car la politique, c'est la guerre, les fusils en moins.

    Le militant/militaire pensera au contraire :

    ""Ce parti fait un truc dans mon cois, je suis d'accord avec le motif pour lequel il manifeste et/ou ses objectifs. Je m'y rends."""

    """Le chef m'a parlé sèchement, je me demande pourquoi, je lui demande. Ou alors c'est peut être parcequ'on était pressé, que j'ai fais une connerie, etc."""

    """Je ne quitte pas le rassemblement sans que le chef de section décide qu'on s'en và. J'observe.""

    De même, le militant/militaire s'habillera en circonstance: sobre, discret et utile, là ou le faf sentimental mettra tellement de soins dans sa tenue qu'il ne sera absolument pas crédible politiquement.

    Le militant/militaire va au carton avec un treillis foncé, large et une veste passe-partout, le faf sentimental se trimballe un polo à 70 euros et une panoplie à la fois inappropriée à l'action et qui le coupe de tout contact avec le peuple (soit fashion-bourge de droite, soit gogol88, etc).

    Sur le terrain, le militant/militaire analyse l'espace de manière fonctionnelle: issue, environnement, sorties et menaces potentielles, positionnement de ses camarades, parcours de la manif, etc.

    Le faf sentimental, lui, se croit en promenade du dimanche, tel une cible, il discute ou pianote sur son portable, les mains dans les poches. Il ne se rend pas compte de la présence de l'ennemi ou des flics avant que ceux-ci ne soient sur lui.

    Le militant/militaire ne fait usage de la force que de manière utilitaire. Il est poli, courtois, calme face à l'ennemi. Il garde ses munitions sous le coude. Mais lorsqu'il est violent, il l'est vraiment, car il a un objectif et des moyens définis. (""On est 10, on fait une contre-charge pour réduire la pression sur notre flanc gauche, etc"").

    Le faf sentimental, lui, se perd en regards méprisants pour les passants, en slogans ultraviolents, mais il n'est capable que d'éruptions de violence désordonnées, disproportionnées et inutiles ou inadaptées à la situation.

    Le militant/militaire sait attendre. Il sait analyser la situation. Il sait se déplacer rapidement ou lentement, de manière efficace. Il sait prendre des décisions rationnelles.

    Le faf sentimental fonce dans tous les pièges têtes baissées, il répond à toutes les provocations et fait toujours ce que le système attend de lui.

    Le militant-militaire est le nationaliste parfait. Il a compris que dans un groupe, l'individu est subordonné aux décisions communes. Il sait en revanche faire preuve d'initiative lorsque c'est nécessaire, et prendre la tête d'un groupe de manifestants désordonné ou anarchique. Il sait que la discipline est vitale et que la guerre n'est pas un jeu.

    Le faf sentimental lui, envisage la politique comme une activité du dimanche, romantique ou ludique, durant laquelle il s'amuse ou tape la pose.

    Le militant-militaire comprend qu'en guerre, l'impératif est de monter des forces, de les structurer, de les coordonner, d'assurer un front large et une chaîne de cohésion entre les unités.

    Le faf romantique saisira la moindre occasion pour briser cette chaîne de cohésion ou se démarquer des unités qui ne sont pas les siennes mais assurent ses flancs. Le faf romantique est dans le clivage et la rébellion adolescente, le militant-militaire, lui, est dans la guerre révolutionnaire.

    Le militaire/militant juge ses camarades sur leurs actes.

    Le faf sentimental leur prête des intentions imaginaires ou fantasmées sur la base de ses propres affects.

    Cette culture militaire n'est pas dispensable. On ne peut pas s'en passer en se disant """qu'il ne se passera rien"". Car que la société française explose ou non, que nous vivions ou non une guerre civile... cette culture militaire/militienne, cet impératif d'être prêt, cette tenue en forme, constitue le socle de toute culture nationaliste, et de tout socialisme réellement révolutionnaire. C'est à partir de cette culture/pensée militaire que tout mouvement réellement dangereux pour le pouvoir se fondera.

    Fini les sambas à 70 euros, les selfies de fashion et les bars branchés, ou les week ends bière/concert et la bande de potes imprécise et changeante.

    Mieux vaut les magnums boueuses, les week ends rando/orientation, la licence de tir et l'organisation collective en cellules de combat avec grades, etc.

    Collectif, discipline, pragmatisme et réalisme. Que ce soient pour les admirateurs de Maïdan ou de Poutine, que ce soient pour les adeptes du Printemps Français ou du Nationalisme intégral.

    Rien ne se fera sans la culture et la pensée militaire.

    L'absence de culture militaire entraîne chez les éléments les plus radicaux et désespérés, isolés, des phénomènes de ""lone wolf"" (loup solitaire) ou de terrorisme, qui desservent notre cause et ne sont qu'une impasse suicidaire."

    Guillaume Lenormand http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFAZpVlEplsyHDGHLS.shtml

    notes

    Le blog de Guillaume Lenormand : http://rougenoir76.over-blog.com/

  • Un repris de justice en remplace un autre à la tête du PS

    Lu sur VA :

    "Harlem Désir a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour « recel et abus de confiance ».Jean-Christophe Cambadélis, lui, a été condamné à six ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, en plus d’une autre condamnation de cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d’amende."

    Michel Janva

  • Quand les journalistes prennent les villes FN pour des zoos

    France Info diffusait le 8 avril un reportage titré "les premiers pas du FN". Celui-ci illustrait parfaitement la dérangeante façon dont les médias traitent ce parti et plus encore les Français qui ont osé l'élire.

    Atlantico : Suite à la victoire du Front national dans plusieurs mairies, plusieurs reportages ont commencé à émerger pour tenter de "décrypter" la vie quotidienne des citoyens de Béziers, Hénin-Beaumont ou Mantes-la-Ville, parfois avec beaucoup de distance. N'y a-t-il pas un syndrome de "safari médiatique" dans le traitement de ces localités par les chaînes d'information ?

    Arnaud Mercier : Il est certain que la tentation de tomber dans ce panneau est grande, et ce pour deux raisons. A la fois parce qu'on voit bien que chez un certain nombre de journalistes qui se livrent à ça, on constate une certaine forme d'incongruité idéologique comme sociologique à accepter l'idée que le Front national puisse remporter des villes. Chez certains journalistes, ça reste de l'ordre de l'incompréhensible, de l'inconcevable voire de l'intolérable. C'est, cependant, une problématique particulièrement habituelle du traitement médiatique réservé au Front national : on n'a pas attendu ces municipales-là. Il y a également un deuxième enjeu lié à cette incongruité, c'est qu'elle est tout de même partagée par une majorité de Français. Même si aujourd'hui on assiste à une dédiabolisation du Front national, qu'un certain nombre de nos concitoyens adhèrent en partie aux idées développées par le FN et que beaucoup d'entre eux n'estiment plus qu'il représente une menace pour la démocratie, et en dépit des indicateurs objectifs qui actent cette dédiabolisation, il n'en reste pas moins qu'une majorité de Français pense encore le contraire. C'est donc nécessairement un enjeu que de servir, avec ce regard-là, des reportages sur le Front national. Donner à voir le Front national comme une incongruité à un public qui le voit déjà comme une incongruité, que ce soit en tournant en ridicule certains électeurs ou certains policiers, n'est pas étonnant d'un point de vue de logique médiatique.

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  • Education : revisiter sans tabou les accords entre l’Église et l’État

    Aymeric Pourbaix met le doigt où cela fait mal :

    "Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon, a effectué une partie de sa scolarité chez les maristes. Il n’est pas sûr que cela soit suffisant pour sortir l’école de l’ambiguïté, entretenue par son prédécesseur, d’une sexualité présentée comme neutre et indifférenciée. Un virage à 180° est pourtant urgent, quand des parents musulmans en viennent à retirer leurs enfants de l’école, faute de confiance en cette institution essentielle…

    Le « gouvernement de combat » voulu par le chef de l’État doit également porter son effort sur ce terrain de l’éducation. En particulier pour ceux qui n’ont pas les moyens de choisir leur école. Car nous en sommes à un moment crucial : la situation ne changera qu’en prenant des résolutions très fermes. Voulons-nous continuer à élever des enfants dans cette société où tout se vaut, et où tout est permis ? Est-ce là l’avenir que nous leur réservons ? Si ce n’est pas le cas, alors il faut agir, et se donner les moyens d’un avenir meilleur.

    Il ne s’agit certes pas d’être naïf, de tout attendre d’un changement de gouvernement ou même de majorité. C’est de la société civile, c’est-à-dire en premier lieu des parents, que doit venir le sursaut initial. Certains créent des écoles indépendantes, et de plus en plus. D’autres ne renoncent pas à préserver le « caractère propre » de l’Enseignement catholique.

    Mais il faut le dire clairement : cette situation ne sera pas tenable longtempssi, de l’autre côté, l’idéologie continue à dicter les discours et les programmes des partis. On ne peut pas expliquer aux enfants qu’il existe une vérité au sein de la famille, et une autre à l’école ou dans la société. À moins de les rendre schizophrènes, ou de leur donner le sentiment que ce qui est dit à la maison n’est pas si important.

    Déjà au XIXe siècle, Alphonse de Lamartine avait perçu ce« déchirement »dans l’âme des enfants :«Que voulez-vous que devienne l’homme moral et intellectuel dans un état d’enseignement et de société où l’enfant est comme ces fils de barbares qu’on trempait tour à tour, en naissant, dans l’eau bouillante et dans l’eau glacée, pour rendre leur peau insensible aux climats?»

    C’est donc un véritable projet politique d’ensemble qui devra un jour être élaboré à partir de cette promotion du bien et du vrai pour nos enfants. Quitte – pourquoi pas ? – à revisiter sans tabou les accords qui existent entre l’Église et l’État dans ce domaine. À l’époque déjà, Lamartine affirmait que quand l’Église et l’État voulaient «pactiser sans sincérité» en matière d’enseignement, le dernier mot était «la perdition des âmes»."

    Michel Janva

  • Les jeunes n’ont jamais autant été touchés par le chômage

    En 2013, trois ans après leur sortie du système scolaire ou supérieur, 22% des jeunes actifs étaient à la recherche d’un emploi. Le plus haut niveau jamais observé selon le Centre d’études et de recherches des jeunes sur les qualifications (Céreq).

    Plus qualifiés, mais moins embauchés. Tel est le résultat de l’enquête sur les jeunes et l’emploi, menée par le Céreq et dévoilée mardi. Selon cette publication, la génération des jeunes diplômés en 2010 serait la plus touchée par le chômage depuis 1970.

    Près d’un jeune sur cinq au chômage

    La hausse par rapport à la génération diplômée en 2004 est de 16 points pour les non-diplômés et de 3 points pour les diplômés du supérieur, indique le Céreq. Ils sont ainsi 22% à n’avoir toujours pas trouvé de travail trois ans après la fin de leurs études, soit une personne sur cinq. L’organisme indique : “L’insertion se dégrade lourdement. La transition de l’école à l’emploi s’avère bien plus difficile“.


    Et d’ajouter que la crise financière arrivée en 2008 et celle des dettes souveraines à l’été 2010 sont les deux raisons principales de la dégradation du marché du travail. En plus de cette détérioration de la conjoncture économique, le Céreq pointe “la faiblesse de l’intervention publique traduite par la diminution des contrats aidés destinés aux jeunes. La montée en charge des emplois d’avenir, créés en octobre 2012, ne s’opère qu’en 2013“.

    Compte tenu du fonctionnement du marché du travail, les débutants sont souvent les plus touchés en temps de crise.

    La génération “la plus éduquée”

    Jamais les employeurs n’ont pourtant eu affaire à des candidats aussi diplômés, en particulier dans le supérieur. Depuis 2004, la part des étudiants qui sortent avec un Master en poche est passée de 14% à 17% en 2010.

    Les titulaires d’un Master, les diplômés d’écoles d’ingénieurs, de formation médicale et les thésards “ont bien résisté“. Leur taux de chômage n’atteint pas les 12% quand celui des CAP et des BEP dépasse les 30%.

    Les disparités se sont ainsi accentuées. Les jeunes sans diplôme ou faiblement diplômés ont vu leurs conditions d’insertion se dégrader lourdement.

    Chômage record pour les non diplômés

    Les jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme représentent 16% de la génération 2010. Un de ces jeunes actifs sur deux était encore à la recherche d’un emploi en 2013.

    Quant à l’intérim, en plein effondrement, il ne joue plus son rôle de passerelle vers l’emploi. Parallèlement, les contrats aidés destinés aux jeunes ont été moins nombreux entre 2010 et 2013. Le Céreq, qui précise qu’ils ont été 12% à n’avoir quasiment pas travaillé, ajoute : “Une partie des jeunes de cette génération, pour la majorité sans diplôme, n’a pas franchi en trois ans la barrière de l’emploi, avec un risque d’exclusion sociale accrue“.

    Des salaires et des conditions de travail stables

    Les résultats du Céreq laissent néanmoins poindre quelques aspects positifs : malgré l’ampleur de la dégradation, la majorité des jeunes, soit 62% d’entre eux, continue d’accéder à l’emploi en moins de trois mois. La part des Contrats à durée indéterminée (CDI) reste stable et le montant des salaires a légèrement, et lentement, augmenté. “La moitié des jeunes salariés de la génération 2010 débute avec un revenu net mensuel supérieur à 1.350 euros, soit 70 euros de plus que leurs aînés“.

    La Tribune

    http://fortune.fdesouche.com/335985-les-jeunes-nont-jamais-autant-ete-touches-par-le-chomage

  • Harlem Bruxelles…tout le monde descend

    On nous avait promis un « gouvernement de combat » « resserré ». » Resserré,  il ne l’est pas puisque il comptera tout de même trente ministres et secrétaires d’Etat, dont  beaucoup de chevaux de retour.  De combat,  il l’est certainement mais un combat toujours  plus européiste et antinational, dont les catégories populaires, particulièrement  trahies par la gauche,  sont les premières victimes.  L’entrée au gouvernement de Harlem Désir au poste de secrétaire d’Etat aux Affaires européennes (« une coquille vide » note l’Express, « dans la mesure où c’est l’Elysée qui pilotera les Affaires européennes ») a à cet  effet  valeur de symbole. C’est en tout cas  la solution qui a été trouvée  par  MM. Hollande et Valls en réponse à  la déculottée électorale du PS aux  municipales, et   avant celle attendue aux  européennes, pour recaser l’ex responsable socialo-trotskyste  de SOS racisme. Une manière de faire passer la pilule  de son éviction de la tête du PS ou il fut nommé  en octobre 2012 à la suite de Martine Aubry.Une promotion en or qui fait jaser, y compris dans les rangs du PS , puisque le ci-devant député européen Désir, brilla surtout pas ses absences,   la pauvreté  et la médiocrité de ses interventions.   M. Désir fit son entrée en parlement européen en 1999, déjà un  lot de consolation ( ?), après  avoir écopé l’année précédente  de dix-huit mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour « recel d’abus de confiance »…

     Tout aussi significatif  de la décadence intellectuelle et morale  du PS, deux noms circulaient  pour remplacer le brave Harlem, gourou haineux et grand-guignolesque de l’antifascisme-antiracisme  en carton pate. Fut ainsi  un  temps pressenti,  l’ex trotskyste kriviniste , ancien  vice président de SOS racisme et membre du Grand OrientJulien Dray.

     Juju est un chanceux, c’est peut être pourquoi il obtint  les faveurs des superstitieux de la rue de Solferino. Il  bénéficia en effet  « miraculeusement »  en décembre 2009,   d’un simplerappel à la loi par le parquet de Paris et échappa  au renvoi en correctionnelle dans l’enquête sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes et ceux d’associations comme la Fidl (organisation lycéenne proche du PS) et SOS Racisme. L’enquête avait détaillé le train de vie somptuaire du notable socialiste amateur de Rolex, les achats de luxe effectués dans différentes capitales, de Paris à Tel- Aviv.

     Autre nom avancé, celui l’ex trotskyste lambertiste et  soutien de Martine Aubry,  Jean-Christophe  Cambadélis, à l’origine du  Manifeste contre le Front National en 1990.   Condamné  en 2006 à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende dans l’affaire de la MNEF,  celui-ci   a finalement emporté le morceau.  Une compensation  pour les amis du maire de Lille qui s’estiment mal représentés  dans la composition de ce nouveau gouvernement,  mais qui provoque cependant  de nombreux grincements  de dents au sein des factions rivales de la pétaudière socialiste

     Tout ce beau monde pourra toujours se réconcilier en prenant des billets pour les prochains concerts du chanteur de variétés « Patrick Bruel », qui vient de se prononcer pour la création d’une nouvelle officine  antiraciste, tout en annonçant son refus de se  produire dans les villes qui viennent d’élire un maire  FN. «Je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l’idéologie» (sic) a déclaré M. Bruel au mensuel Technikart. Certes, le potentiel comique de ce grand  comédien, ancien parrain de SOS racisme,  ne se dément pas.   Ses récents  pas de danse avec La Fouine dans l’émission Le Grand Show sur France télévision, mis en ligne sur internet,  ont de nouveau provoqué l’hilarité générale, un brin vacharde,   des internautes.

     Les occasions de rire au  PS ne sont pas si fréquentes, comme l’atteste la lecture d’unnouveau sondage  TNS-Sofres sur les prochaines élections européennes pour Le Nouvel Observateur et RTL. Le PS (crédité de 19% des intentions  de vote)  serait ainsi très largement distancé par les listes du FN qui creuseraient l’écart et  recueilleraient en moyenne 24% des voix, au coude à coude avec l’UMP (25%). Les listes EELV et UDI-Modem récolteraient 9% des voix, celles du  Front de Gauche  7%.

     Dans sa recension du débat organisé hier sur le thème Populisme : la faute à l’Europe ?, par la Commission européenneArte, Harris Interactive et l’Express, le quotidien gratuit Vingt Minutes rapporte les propos de  Anne Houtman, chef de la Représentation française de la Commission européenne. Elle affirme que « les Français ont donc du mal à comprendre l’Europe, et c’est tant mieux pour les ténors de la politique tricolore qui dézinguent régulièrement Bruxelles ». «Ils font de l’Europe un bouc-émissaire et cela a des effets désastreux sur la montée du populisme».

     Une Europe certes,  qui sert en effet de  moyen commode pour les gouvernements  de gauche comme de droite  pour se défausser  de leurs propres  échecs et capitulations, chargée  d’endosser la responsabilité d’une politique qu’ils cautionnent  sans (toujours)  oser l’avouer.

     Mais Mme Houtman,  omet de préciser  que  cette  Europe à laquelle a été abandonnée très largement la gestion de notre pays se révèle par nature, du fait de son logiciel ultra libre échangiste, incapable de protéger les Français des effets de la mondialisation.

     Pareillement  l’argument assez oiseux  et largement faux  développé ensuite par Anne Houtman  sur le thème Qu’est-ce qui est apparu en premier: l’œuf ou la poule ? , n’emporte pas plus l’adhésion quand elle explique  que   «C’est le Conseil européen, autrement dit les chefs d’Etat et de gouvernement, qui décide des orientations politiques de l’Europe, pas la Commission européenne. »

     Jean-Daniel Lévy, de Harris Interactive,   note de son côté  avec raison que «Les Français veulent voter pour des candidats qui vont réellement défendre leurs mandats et leurs missions. Or, le fait que des politiques, qui se présentaient comme des Européens convaincus, aient abandonné leurs fonctions à peine élus n’a pas rassuré les citoyens quant à la réalité de leur engagement».Il constate aussi l’évidence quand il souligne que  la «promesse» formulée en 1992  par le   traité de Maastricht qui « devait organiser l’UE de manière à leur créer un avenir meilleur »,  « n’a jamais été tenue ». « Bien au contraire: la crise est là en permanence depuis les années 1990.»

     Il ne pouvait pas en être autrement du fait des tares structurelles de l’Europe bruxelloise que le FN anticipa et dénonça avant  tout le monde, alors  même  les Français souhaitaient « une Europe plus protectrice », « voie  (qui) n’est pas privilégiée dans l’actuelle construction de l’UE ». « Reste, est-il écrit,  que si les Français sont, après les Britanniques, les Européens les plus eurosceptiques, les études prouvent qu’ils ne souhaitent pas sortir de l’Europe, ni même de l’euro. Ce n’est donc pas la politique antieuropéenne de Marine Le Pen qui emporte l’adhésion d’une partie des citoyens, mais plutôt sa critique des élites.»

     Une analyse à minorer note Bruno Gollnisch,  tant  il est vrai que sur ces sujets là les lignes ont très sensiblement bougé ces dernières années.  Le choc de la réalité a  là aussi fracassé les mensonges du Système, ouvert les yeux de nos compatriotes. Avec comme conséquence de  rendre  beaucoup plus  intelligible et audible les positions défendues par l’opposition nationale… et les très nombreux économistes eurosceptiques.Le FN poursuivra jusqu’au 25 mai son travail  de clarification et de pédagogie en direction de nos compatriotes;  Marine Le Pen aura l’occasion de l’évoquer  ce soir, invitée exceptionnelle Des paroles et des actes sur France 2.

    http://gollnisch.com/2014/04/10/harlem-bruxellestout-monde-descend/

  • La décroissance la plus bête du monde ?

    C’est un fait établi : le mouvement identitaire a très tôt fait siennes les problématiques liées à l’environnement et les solutions proposées par le localisme et la décroissance. Le Grece avait depuis longtemps montré le chemin en franchissant – comme il en a l’habitude – les frontières du politiquement correct, sans s’interdire de puiser à gauche les bonnes idées que la droite avait délaissées. Alain de Benoist est revenu à de nombreuses reprises sur ce sujet, rassemblant sa vision écologique dans un livre de synthèse publié en 2007 “Demain la décroissance !”[1].

    Or il s’avère qu’un véritable « cordon sanitaire » est maintenu autour de cette famille de pensée par les maîtres de la décroissance officielle, avec à leur tête le journal“La Décroissance” (photo). Il est en effet rare de parcourir un numéro sans y trouver un règlement de compte ou une mise en garde vis-à-vis de tel penseur « fascisant » ou « réactionnaire » qui aurait commis le crime de faire sienne certaines positions décroissantes. Il en est de même vis-à-vis des défenseurs d’une écologie chrétienne.

    Un lecteur s’en est d’ailleurs attristé dans le courrier des lecteurs du dernier numéro[2] : « Souvent, je me suis senti troublé par la manière dont vous traitez de la religion. Pour Jacques Ellul, un de vos maîtres à penser, elle avait une place éminente ! La vie de François d’Assise le montre en grand précurseur de la cause ! Le nouveau pape, qui s’inspire de son œuvre, s’attaque, lui, de front, à la mafia financière internationale et met la simplicité au centre de ses préoccupations ! Notre journal n’a pas à faire l’apologie d’une religion, mais il ne faut pas non plus se tromper d’ennemi ! »

     

    Il nous reste simplement à dire « bis ». Ne pas se tromper d’ennemi en effet. Et que les mandarins de la décroissance n’oublient pas que nous sommes du même côté de la bataille. Même lorsque nous leur soumettons la contradiction évidente qu’il y a à vouloir relocaliser l’économie sans relocaliser les populations. Allons messieurs, grands apôtres du « dialogue », ouvrons celui-ci ensemble !

    [1] “Demain la décroissance ! Penser l’écologie jusqu’au bout”, Editions E-dite, octobre 2007

    [2] Numéro 108, avril 2014 : « Energie : plus dure sera la chute »

    http://fr.novopress.info/162345/decroissance-bete-du-monde/#more-162345