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France et politique française - Page 4352

  • La guerre des gauches qui commence

     

    Avant même de savoir à quelle sauce le croque-mitaine Valls nous mangera, un cri du cœur venait à l'esprit de beaucoup  de nos compatriotes : Duflot dehors ? bon débarras ! Le départ de Duflot doit être tenu pour une bonne nouvelle. Et d'abord, pour l'environnement, elle semble excellente, la première sans doute depuis 2012. L'air printanier est déjà plus pur : "je ne dis pas que c'est pas injuste mais je dis que ça soulage".

     Déjà le 25 février 52 % des Français estimaient que les ministres d'Europe-Ecologie Les Verts devaient quitter le gouvernement compte tenu de leurs désaccords politiques. (1)⇓

    Au lendemain de leur départ effectif un nouveau sondage indiquait cette fois que "les Français ne regrettent pas les Verts". Ils ont quitté le gouvernement ? Tant mieux, jugent 56 % des Français. (2)⇓

    Il est évidemment trop tôt, en effet cependant pour évaluer les mesures concrètes que commencera à annoncer le nouveau gouvernement en se présentant ce 8 avril devant les députés.

    Ce 7 avril, une alléchante publicité sur Radio Classique incitait les citoyens et contribuables curieux à acquérir "Les Échos" du jour. On nous promettait de révéler quelles diminutions de la dépense publique envisagerait le nouveau pouvoir pour atteindre la somme de 50 milliards lancée le 14 janvier par le chef de l'État.

    Hélas, en dépit des jolis "camemberts" graphiques en pages 2 et 3, le lecteur restait sur sa faim, l'acheteur avide d'informations en était pour ses 2 euros. Et on peut présumer que les précisions ne se révéleront pas bien convaincantes, au point qu'on se demande bien ce qu'à l'échéance de la rencontre du 15 avril avec les autorités européennes le pouvoir parisien pourra bien "négocier" en vue du troisième report qu'il revendique.

    Or, tout cela divise sérieusement la gauche. On prétend maintenant donner à cela une coloration théorique: Il se dessinerait, croit-on une "économie politique de l'offre", préconisée par Hollande — ce qui semble lui accorder beaucoup d'honneur et en face, on prétend parler d'une "économie de la demande" qui s'attacherait à alourdir encore la redistribution.

    Plus grave encore : un Benoît Hamon pousserait le cynisme jusqu'à considérer que l'impossibilité de cette deuxième politique, que réclament pourtant plus de 80 députés du PS conduirait à offrir aux Français l'illusion d'une plus forte tension avec la Commission de Bruxelles, au moins jusqu'aux élections européennes

    Or, Cécile Duflot le sait depuis des semaines, et elle a donc décidé de "tomber à gauche", dans la plus pure tradition politicienne, afin de se positionner en vue de la prochaine élection présidentielle.

    Ainsi pour la première fois depuis son départ du gouvernement, elle intervenait le samedi 5 avril devant le conseil fédéral de son parti.

    Dans son discours, fort applaudi par une claque assez bien organisée au sein de ce public restreint, elle a cru nécessaire de déclarer : "je veux dire ici une chose bien claire : je ne crois pas à la guerre des gauches. Et l’écologie politique ne servira jamais de variable d’ajustement, ou d’idiot utile, dans les règlements de comptes entre les forces déclinantes du productivisme." 

    Or, quand un politicien construit cette sorte de démentis publics, on doit toujours formuler l'hypothèse inverse. Sa négation rhétorique ne doit pas nous convaincre.

    1. contrairement à ce que prétend Duflot la guerre des gauches semble bel et bien se dessiner à l'horizon

    2. et d'autre part, l'espace de l'écologisme va probablement constituer, l'un des enjeux de la rivalité entre sociaux-démocrates et post-staliniens.

    Dans le jeu de go des deux tendances issues de la majorité présidentielle de 2012, désormais en voie de fragilisation, les Verts, petite secte gauchiste dans son mode fonctionnement, appartenaient plutôt jusqu'ici au camp des "hollandais".

    En fait, dans la perspective des élections présidentielles à venir, la camarade Duflot ne semble nullement décidée à laisser une quelconque Eva Joly prendre une place qui lui revient, pense-t-elle, après son propre passage au gouvernement, maintenant ou jamais. (3)⇓

    Elle sait aussi que les divers discours où Mélenchon, et même l'appareil communiste, en arrivent à revendiquer une part du courant écologiste annoncent une redistribution des cartes.

    Le gouvernement Valls n'a été constitué ni en vue d'une véritable réorientation "sociale-démocrate" ni en considération de cette rupture, mais seulement en fonction des équilibrages internes au sein du parti socialiste – la seule compétence que l'on puisse reconnaître à Monsieur Normal – et afin d'éviter une décrue électorale trop désastreuse aux européennes de mai.

    Mais, par la force des choses, il se trouvera contraint de gérer les clivages de plus en plus fort entre les deux familles, de plus en plus déchirées, de la gauche. Et il ne pourra pas esquiver longtemps la nécessité de prouver sa volonté de réformes.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/04/la-guerre-des-gauches-qui-commence.html

    Apostilles

    1.  cf. sondage Ifop publié "Ouest-France" en ligne dans son édition du Soir.
    2.  cf. Le Parisien en ligne le 05.04.2014, à 6 h 34
    3.  Sur le caractère de secte gauchiste strictement politicienne du parti de Mme Duflot, on se reportera au livre de Christian Laudrut "l'Imposture écologiste" (aux Editions du Trident) 

     

  • L’AFE Nantes à jour de colère

    Les militants de l’action française étudiante Nantes étaient présents lors du jour de colère.

     
  • Vous reprendrez bien un peu d'hypocrisie républicaine

    Extrait du discours de politique générale de Manuel Valls à l'assemblée :

    "La France, c’est aussi un pays de liberté. Cette majorité l’a montré en ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Mais je souhaite l’apaisement, et c’est la volonté du Président de la République. Et c’est aussi cela la gauche ! La gauche est fidèle à elle-même et à ses valeurs quand elle sait s’adresser à tous et rassembler. Dans un pays traversé par les fractures, les rumeurs, notamment sur cette soi-disant théorie du genre à l’école, tous les républicains doivent savoir s’écouter, se retrouver et éviter les surenchères dont les extrémismes sont les seuls vainqueurs.

    Je pense à la réforme pénale, dont le but, je le rappelle, est de lutter contre la récidive. Je pense à la famille, sujet sur lequel nous devons continuer à légiférer dans le seul intérêt de l’enfant. Je pense à la politique d’immigration et d’asile : deux projets de loi vous seront bientôt soumis. Je pense aussi à la fin de vie pour laquelle un consensus peut être trouvé dans le prolongement de la loi Leonetti."

    Michel Janva

  • Un gouvernement de combat contre nos libertés

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités à propos du remaniement :

    "Au moins est-il clair que François Hollande fait la politique du PS et ne cherche pas à séduire les électeurs qui ne sont pas d’accord avec lui. Peut-être cela pourra-t-il donner des idées à d’éventuels futurs chefs de la droite… Il n’y a guère qu’à droite, en effet, que l’on ait l’idée loufoque de se faire élire sur un programme et d’appeler au gouvernement des adversaires de ce programme pour (ne pas) le mettre en oeuvre !

    S’agissant du gouvernement Valls, à part le fantastique bras d’honneur aux électeurs, je retiens trois importants motifs d’inquiétude. Tout d’abord, l’attelage à Bercy est encore moins cohérent que précédemment (ce qui n’est pas peu dire). Dire, comme on l’a entendu ces derniers jours, que Bercy serait désormais, en quelque sorte, co-dirigé par Michel Sapin, pour la rigueur, et Arnaud Montebourg, pour la croissance, est grotesque. Il faut choisir. Soit on considère que le principal problème de la France est sa crédibilité comme débiteur et l’on commence à rembourser, donc à tailler dans le gras de l’État-providence. Soit on croit possible de relancer la croissance par l’investissement public, et l’on remet à plus tard l’équilibre budgétaire. Mais on ne peut pas tenir les deux discours en même temps.

    Deuxième source d’inquiétude : le maintien en poste de Christiane Taubira. Comme cette femme n’est pas de celles qui s’accrochent à leur maroquin à tout prix, il est clair qu’elle est restée à ses conditions. Ce qui me laisse craindre qu’elle soit fermement décidée à faire voter sa nouvelle loi Taubira, sur la réforme pénale. Ainsi, non seulement nous allons être tondus par l’impôt, mais, en plus, livrés à des délinquants que l’État aura désormais mission de protéger et non plus de neutraliser. On peut certes espérer le contraire, puisque son principal adversaire dans la majorité sur ce sujet est désormais Premier ministre. Mais je ne vois pas comment Christiane Taubira accepterait d’en rabattre sur son programme, qui reste de mettre la justice française au service d’une espèce de conception archaïque de la lutte des classes.

    Enfin, ma dernière inquiétude tient à Manuel Valls lui-même. Je n’oublie pas qu’il fut l’un des rares élus locaux PS à tenir compte de la réalité, à proposer de revenir sur les 35 heures, ou à comprendre le problème de l’insécurité. Mais je n’oublie pas non plus son bilan désastreux comme ministre de l’Intérieur… Et, surtout, je constate que sa seule façon, pour obtenir le soutien de la désormais très courte majorité de socialiste à l’Assemblée, est de donner des gages. Or, les seuls qui soient possibles, sans modifier radicalement son image (entreprise trop lente et trop périlleuse pour qu’il puisse s’y risquer) tiennent auxlimitations des libertés publiques – en particulier sur internet, bête noire des socialistes. Il y a tout lieu de croire que c’est contre les honnêtes gens, et tout spécialement contre nos libertés, que ce « gouvernement de combat » va agir. Nos libertés ont déjà rétréci comme peau de chagrin."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Charlie Hebdo veut rééduquer les villes qui votent mal

    PARIS (Bulletin de réinfo) - « C’est une offre spéciale gueule de bois post‑électorale » ! L’hebdomadaire satirique français de gauche, Charlie Hebdo, a décidé d’offrir des abonnements à prix réduit dans les villes passées à droite et à l’extrême droite suite aux résultats des élections municipales de mars dernier. Valable jusqu’au 8 avril, l’offre sous‑entend vouloir soutenir dans cette terrible épreuve les administrés en leur apportant ce menu lot de consolation. A la une du journal, une caricature, représentant un postier affublé de son fidèle destrier galopant, pour distribuer les journaux de la rédaction avec un message clair : « la résistance s’organise ». Pour les responsables du journal il s’agit d’un véritable « acte militant » mais également d’un « acte pour faire rire, pour détendre l’atmosphère ».

    http://fr.novopress.info/

  • L'arrière-plan philosophique de la démarche du Conseil d'Etat dans l'affaire Vincent Lambert

    De Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

    "[...] Les observations écrites déjà émises par les dix-sept juges sont loin d’être rassurantes. Pour la première fois, les magistrats ont en effet estimé formellement que « l’alimentation et l’hydratation artificielles constituaient bien au sens de la loi Leonetti un traitement qui peut être interrompu en cas d’obstination déraisonnable », ouvrant une première brèche dans le principe du respect de la vie de ces patients. Dans un discours capital prononcé le 20 mars 2004 devant un congrès international sur l’état végétatif, le saint pape Jean-Paul II avait au contraire montré que « l’administration d’eau et de nourriture, même à travers des voies artificielles, représente toujours un moyen naturel de maintien de la vie et non un acte médical » et qu’en conséquence « elle devait être considérée comme ordinaire, proportionnée et moralement obligatoire […] pour le malade dans un état végétatif dans l’attente d’un rétablissement ou de sa fin naturelle ». Dès lors, sa « suspension revêt le sens d’une véritable euthanasie ». Cette analyse a été ensuite confirmée par la Congrégation pour la Doctrine de la foi dans une note extrêmement argumentée sur le statut de l’alimentation artificielle dont Benoît XVI avait approuvé et ordonné la publication le 1er août 2007, pressentant que le sujet allait devenir l’une des portes d’entrée « politique » de la légalisation de l’euthanasie.

    Le second point soulevé par les magistrats est également loin d’être anodin puisque ceux-ci demandent au collège de spécialistes de « se prononcer sur le caractère irréversible des lésions cérébrales dont souffre Vincent Lambert » et « de déterminer s’il est en mesure de communiquer ». On comprend bien l’arrière-fond « philosophique » ici à l’œuvre : exiger un minimum de fonctionnement cérébral pour continuer à attribuer une certaine dignité à un être humain, faute de quoi la vie n’aurait plus aucun sens à être préservée. Cette perspective qui dénie la qualité de personne à celui qui n’aurait plus conscience de soi est développée par de nombreux penseurs à travers le monde dont le philosophe américain Jeff McMahan (qui enseigne à l’Université d’Oxford), lequel soutient que « nous cessons d’exister lorsque notre cerveau perd la capacité d’exercer la conscience » (The Ethics of killing, 2002). Si d’aventure le Conseil d’État devait légitimer l’arrêt de l’alimentation des personnes en état pauci-relationnel, et a fortiori en état végétatif, il introduirait alors, selon l’analyse de Jean-Paul II, un principe juridique «discriminatoire et eugénique » approuvant de manière officielle l’euthanasie utilitariste de ces malades."

    Michel Janva

  • Fourest, Bergé, Noah et leurs copains ont encore frappé !

    « La défiance s’est installée et on en a oublié l’essentiel : la fierté et le bonheur de vivre ensemble. »   

    « Après la haine, la fraternité ». Fourest, Bergé, Noah et leurs copains ont encore frappé : une énième tribune publiée évidemment dans le journal Libération (qui en est encore à se demander pourquoi il n’a plus de lecteurs…).

    Ils condamnent la « haine » en déversant la leur, appellent à la fraternité en conspuant toute opposition… Les Français sont homophobes, racistes et antisémites… Comme c’est original !

    « Aujourd’hui, en France, on ne débat plus, on crache ; on ne s’oppose pas, on lynche ; on ne conteste pas, on conspue. » À qui le disent-ils… Et de poursuivre : « Dans la France de 2014, quand on manifeste en famille son désaccord avec la politique de la garde des Sceaux, on la traite de guenon ». Six mois plus tard, ils en sont encore à montrer du doigt une gamine de 11 ans pour tenter de culpabiliser le million de personnes descendues dans les rues pour redire leur attachement à la famille…

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  • Euromondialistes, « Bêtes » et méchants…

    Les électeurs  sont largement indifférents à  l’argument invoqué par le Système  pour les mobiliser selon lequel,  pour la première fois lors de ces élections européennes, le   président de la Commission européenne sera élu sur la base du rapport  des forces politiques dans l’hémicycle européen. Une fausse  avancée démocratique car  l’arrivée  dans ce fauteuil, en remplacement du portugais  Jose Manuel Barroso, de son clone luxembourgeois, le  libéral-social Jean-Claude Juncker ou de son jumeau allemand, le  social-libéral  Martin Schulz, n’entrainerait en rien  la rupture nécessaire,  attendue  avec l’idéologie euromondialiste qui  nous fait tant de mal. Si comme le notait hier Jean-Marie Le Pen lors du Talk Le Figaro, «  La France est une sous-colonie, colonie de l’Union européenne, elle-même colonie des Etats-Unis», les  peuples de la Vieille Europe attendent autre chose, ils plébiscitent toujours plus nombreux le retour aux valeurs nationales.

     L’oligarchie euromondialiste se sentant   menacée il est  dans l’ordre des choses qu’elle  sonne l’alarme ! A son petit niveau (d’audience), la chaîne Arte s’y colle ce soir en programmant à 20h50 un documentaire, «  Populisme, l’Europe en danger » dans lequel le FN ne sera bien évidemment pas oublié. « Alors que le mécontentement enfle face à la crise, est-il expliqué sur le site de la chaîne, les mouvements populistes espèrent triompher lors des élections européennes de mai 2014. Sont-ils réellement en marche vers le pouvoir ? Enquête sur les rouages d’un extrémisme florissant ». Cela promet !

     Est-il nécessaire  de rappeler que l’escroc intellectuel Bernard-Henry Lévy, est président duConseil de surveillance d’Arte depuis maintenant prés de 21 ans,  soit le plus long mandat du  Paysage audiovisuel français »?  Et que le site  du bulletin qu’il anime, La Règle du Je(u),  s’est laborieusement, maladroitement  et très grossièrement  investi ces derniers mois pour  tenter d’empêcher le FN de conquérir des mairies et d’obtenir des conseillers municipaux ?

     Son « meilleur ami » et complice, l’ex gauchiste Gilles Hertzog, éditeur, journaliste, écrivain,  directeur de la publication de  La Règle du Jeu, a publié vendredi sur ce même site, un texte qui en dit long  sur la peur du peuple qui glace l’échine de nos « élites ».

     Petit-fils de Marcel Cachin, fondateur du Parti Communiste « français », fils de Marcelle Cachin, député communiste et du chirurgien-militant rouge  Paul Hertzog, qui opéra en son temps  de nombreux dignitaires de la sanglante dictature soviétique, Gilles Hertzog est inquiet.  « Quand, dédaignant le Front de Gauche (…)   la moitié de l’feu-classe ouvrière vote pour le Front National (…), quand, dans les profondeurs les plus ancrées de la France populaire, la moitié du pays réel cher à Charles Maurras passe outre à la tradition révolutionnaire et républicaine et met le parti de Jean-Marie Le Pen et sa fille en tête, peut-on encore soutenir que le peuple, en dernière instance, voit juste et a toujours raison  ? (…).Peut-on encore et toujours parler d’un vote du désespoir ? Et non d’un vote d’adhésion, faisant sien, en pleine connaissance de cause, les valeurs, le programme du FN, les adoubant sans réserve ? ».

     M. Hertzog en tire notamment comme conclusion  que  « c’est moins le FN » «  qu’il faut exorciser », « que les électeurs eux-mêmes, les citoyens eux-mêmes, déchirant souverainement le pacte républicain, qu’il faut incriminer » (sic).

     « Le vieil ordre libéral et démocratique craque de partout, poursuit-il,  tandis que le nouvel ordre mondialisé s’avance masqué. Comme l’analysait Gramsci, l’ancien n’est pas encore mort, le nouveau tarde à apparaître. « Et dans ce clair-obscur, ajoutait-il, surgissent des monstres.  On en est là. Toutes les aventures sont possibles. Reste que face au glissement de terrain en cours dans les profondeurs du tissus français, l’angélisme de gauche est moins que jamais de mise ».

     Gilles Hertzog qui attend l’assomption de ce nouvel ordre mondialisé,  ne va pas jusqu’à livrer le fond de sa pensée. Il n’annonce  pas  clairement ce qu’il préconise en lieu et place de cet  angélisme de gauche  pour empêcher que ne s’incarne à grande échelle  le 25 mai ,  ce vœu d’une  Europe des patries enracinées, libres et souveraines, qu’il assimile lui,  à la sortie des eaux  de la   Bête de l’Apocalypse

     « Prennent peu à peu le commandement de millions d’âmes la boue, la haine affichée de l’autre, la peur des différences, le goût de la tribu et de l’entre-soi, la passion d’exclure et la fin du partage. Cela s’appelle la Tentation totalitaire » écrit-il encore.  En gros le projet et les travers  qui sont  justement reprochés par beaucoup aux  doctrinaires du mondialisme et…à BHL.  Nous nous souvenons du jugement d’Henri Guaino sur ce dernier : « Bernard-Henry Lévy n’aime pas la France (…). Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout ». Ses leçons d’amour, de tolérance, et de non tribalisme ajouterons-nous, BHL pourrait en effet essayer de se les appliquer à lui même…

     Ce même député UMP  expliquait en février sur LCP  qu’il sentait monter dans le pays « une immense colère » et  « vis-à-vis de l’Europe beaucoup de déception, d’amertume et de colère ».  Le Front National est en capacité de devenir « un instrument de la colère populaire », notait-il,  estimant que l’UMP préparait mal les élections européennes.

     D’ores et déjà le  sondage Ifop-Sud-Ouest Dimanche  qui vient de paraitre donne certesl’UMP en tête le 25 mai avec  24 % des intentions de vote, mais talonnée par le  Front National (22 %), qui se hisse devant  le Parti socialiste (19 %),   Europe Écologie-Les Verts (8,5 %), le  Modem-UDI (8 %) et le Front de Gauche (7,5 %).

     Directeur du département «opinion» de l’Ifop,  Jérôme Fourquet explique dans  Sud Ouest Dimanche  que si l’abstention sera certainement « massive »,  «la concurrence ( de l’UMP)   avec le FN est exacerbée par le fait qu’une partie de l’électorat UMP, que nous estimons à 12 %, peut être tentée de voter FN ».

     « Depuis Airbus ou Ariane, il y a vingt ans, il n’y a plus de grandes idées qui fédèrent et font office de carburant » en Europe explique-t-il encore. « Il y a de grandes avancées institutionnelles ou très techniques, comme l’Union bancaire (pour tenter de sauver l’euro, NDLR) . Mais le décalage est criant avec ce que les peuples attendent ».

     Les exemples cités sont  plutôt mal choisis  si  M.  Fourquet  se veut le défenseur de l’Europe bruxelloise note Bruno Gollnisch, car  « les grandes réussites que sont la fusée Ariane,  l’avion  Airbus,  mais aussi  Galileo (la réponse européenne au GPS américain),  l’anneau franco-suisse  (l’étude de   la structure de la matière menée par le Centre européen de recherches nucléaires),  ne doivent rien à l’Europe bruxelloise ».

     Elles  sont  tout simplement à mettre  « au crédit de l’excellence de nos scientifiques, ingénieurs, chercheurs Français et Européens, le fruit d’une  coopération concrète menée hors du cadre de l’Union européenne »… C’est cette  Europe des nations  performante là, cette Europe de  la libre coopération qui a les faveurs du FN souligne le député FN,  pas sa ruineuse et obsolète caricature bruxelloise  défendue par l’UMPS et ses alliés.

    http://gollnisch.com/2014/04/08/euromondialistes-betes-mechants/

  • La France de François Hollande et de Manuel Valls...

    Barbès, c’est un quartier d’Alger ?

    Double nationalité oblige, la campagne présidentielle algérienne s’invite à Paris. Tracts sur les voitures et affiches géantes en arabe, du candidat Ali Benflis, dans le quartier de Barbès :

    Merci au Salon Beige

    Avec Valls, le problème de l’immigration est résolu !

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Dans-la-France-de-Francois

  • Après 1 an, le mouvement des veilleurs est toujours bien vivant

    Axel Noorgard Rokvam, l'un des fondateurs du mouvement des Veilleurs, déclare au Figarovox :

    "Les veillées ont commencé grâce à la mise en place de la «loi Taubira» et le comportement scabreux des autorités politiques et préfectorales face à un mouvement populaire d'une consistance inédite dans notre histoire, tant sur le fond que sur la forme. Dans l'agacement général et face à la tentation de l'insurrection, nous nous sommes souvenus que «le bien ne fait pas de bruit» et que «le bruit ne fait pas de bien» (Saint François-de-Sales) et avons décidé d'organiser des veillées, assis calmement sur les places publiques pour «redevenir humain»selon le mot de Georges Bernanos.

    Je pense que les veillées sont avant tout le signe visible d'un mouvement de l'âme, d'une aspiration à davantage de justice dans une sociétéoù l'illusion, en toutes choses, prend le pas sur la réalité et où la notion de justice est pervertie. Les événements politiques ont suscité ou ressuscité chez de nombreuses personnesla prise de conscience d'une responsabilité personnelle face au délitement du sens de l'homme et la dissolution du lien social, à commencer par le lien familial.Partant de l'idée avancée par Emmanuel Levinas que «nous sommes tous coupables de tout et de tous devant tous, et moi plus que les autres» (Les frères Karamazov, Fedor Dostoïevski), les veillées sont pour nous une réponse possible à cette prise de conscience. Elles sont ouvertes à tous, gratuites, non-confessionnelles et non-partisanes.

    Quelle vision de la société défendez-vous? A quoi cela sert-il de veiller?

    Comme l'a si bien écrit il y a quelques mois Gaultier, un veilleur de Lyon: «Nous ne sommes ni un groupe de prière ni un meeting partisan, nous n'avons ni morale ni programme à asséner. Nous ne sommes pas des gardiens de musée, des conservateurs de l'ancien monde, ni même simplement des indignés. Nous sommes des amoureux de la vie, c'est-à-dire de ce qui se transmet

    Veiller, c'est sortir de son confort idéologique pour affronter la réalité. «Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu», écrivait Hélie de Saint-Marc. La veillée est une main tendue à la société, un risque que le veilleur prend en donnant une part de lui-même, qu'il s'agisse d'un témoignage, d'une pensée philosophique, d'un talent musical ou d'une présence attentive. Les veillées ont le souci d'éveiller les consciences et de mener à l'engagement personnel par le biais de la rencontre. Nous espérons que naissent des liens entre les personnes présentes, ou au-delà, avec ceux qui nous ignorent et nous voient ou ceux qui nous connaissent et ne nous comprennent pas. Dans une société post-moderne où la «liberté» ne consiste plus à s'unir mais à se distinguer, unir les personnes autour d'un témoignage ou d'un poème a certes une portée politique, mais elle ne vient qu'en surcroît de la rencontre. Don Luigi Giussani disait que «les forces qui changent le cours de l'histoire sont les mêmes que celle qui changent le cœur de l'homme». Il y a quelque chose de plus qui ne s'explique pas, qui se déroule à l'intérieur et que l'on ne ressent qu'assis, humblement, parmi les veilleurs, et qui permet de dépasser la seule émotion de la rencontre et de s'engager.

    Le réseau s'est étendu au fil du temps, à près de 200 villes aujourd'hui. Comment cela fonctionne-t-il?

    Pour quantifier le mouvement, il serait plus pertinent de parler d'une cinquantaine de veillées par semaine en France, un nombre stable malgré une diminution du nombre de personnes dans les veillées dans le cœur de l'hiver. La question de l'organisation intrigue souvent, car on n'ose plus croire qu'un tel mouvement puisse apparaître spontanément et durablement. Pourtant, après la première veillée à Paris, nous avons seulement cherché à prendre contact avec les personnes qui organisent des veillées partout en France pour les relayer sur notre site internet. Chaque ville agit de manière autonome. A Paris, nous sommes une poignée de jeunes devenus amis et nous organisons environ une veillée par mois. Exceptionnellement, nous avons proposé à toutes les villes de veiller simultanément ce mardi 8 avril.

    Quel bilan peut-on tirer de cette première année? Est-ce un mouvement appelé à durer?

    Nul n'est en mesure d'établir un bilan exhaustif de ce qu'il s'est passé au sein d'environ 3.000 veillées (selon mon calcul). Je sais qu'à Paris, des personnes ont pris des engagements politiques, crée des associations au service du bien commun, des vies ont été «renouvelées». Deux mariages sont même prévus pour cet été, à la suite d'une rencontre au sein des veilleurs !

    Un an après son apparition, le mouvement semble toujours bien vivant. Il s'est même exporté en Italie où les «sentinelles» se réunissent par centaines sous une forme légèrement différente. En Espagne, à Madrid, des jeunes veulent aussi se lancer. Tout me laisse penser que cette forme de réappropriation de l'espace public s'installe durablement. En France, je pense que si le mouvement parvient à s'unir régulièrement autour de veillées nationales, il peut durer bien au-delà des contingences et mandats politiques passagers qui lui ont permis de naître.

    On entend souvent dire qu'il n'y a «plus de raisons de manifester». C'est bien mal connaître ce que font les veilleurs. Il suffit d'aller s'asseoir parmi eux un soir pour voir que les veillées se sont non seulement émancipées de la seule question de la filiation, mais qu'elles l'ont approfondie et élargies à une plus large réflexion sur l'homme, la liberté, la justice, la vie et la mort. Mardi soir, le thème de la veillée à Paris, place Saint- Michel, sera «Culture et démocratie»."

    Michel Janva