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France et politique française - Page 4352

  • Les européistes bien dégonflés

    Les Français, dans leur écrasante majorité,  ne croient plus aux  promesses de François Hollande et de son gouvernement. Dans le  Journal du dimanche, le chef de l’Etat a  encore tenté  une prophétie  en prédisant l’imminence d’«un bouleversement » bénéfique,  assuré que «le retournement économique (tant attendu)  arrive». Divine surprise d’une reprise économique qui aborderait enfin nos rivages dont les  pontes socialistes eux-mêmes ne sont guère persuadés. Quant aux électeurs,   selon l’enquête  réalisée  par l’institut CSA, réalisée du 22 au 24 avril pour le groupe Nice-Matin, il s’en  trouverait même un  sur trois (35%)  ayant  voté pour François Hollande  à la présidentielle de 2012  pour affirmer  qu’il ne referait plus le même choix.  Il est aussi dans l’ordre des choses  qu’un autre candidat du parti bruxellois  comme Nicolas Sarkozy ne profite pas de cet affaiblissement du chef  de l’Etat, puisque 58% des personnes interrogées  estiment qu’il  n’aurait pas fait mieuxs’il avait été réélu en 2012.

     Les raisons de ce fossé qui ne cesse de se creuser entre les élites  euromondialistes autistes et le peuple,  ne sont d’ailleurs pas uniquement  d’ordre économique. Elles sont aussi à chercher  sur le terrain de  notre identité nationale, de  nos  valeurs helléno-chrétiennes bafouées par les « progressistes »,  de l’antinomie existant entre la véritable civilisation européenne  et sa contrefaçon  bruxelloise qui en est souvent la radicale  antithèse.

     Manuel Valls qui  intervenait  samedi soir lors d’un meeting des jeunes socialistes à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), a pris la mesure du danger,  de la vague nationale et populiste qui peut  prendre l’allure d’une déferlante. Il a solennellement appelé à ne pas « laisser le terrain à ceux qui en veulent à l’Europe et qui l’accusent de tout pour (…) ébranler ses fondements ». « C’est à nous de porter le rêve européen »,  « l’Europe est notre destin commun ».  « Il faut battre les extrêmes dans les urnes en envoyant dans trois semaines une majorité progressiste » a-t-il encore affirmé, fustigeant les  patriotes, les souverainistes du FN, «qui n’aiment ni leur patrie ni l’Europe, car ils n’aiment pas l’avenir». « Argument dérisoire » a relevé Bruno Gollnisch.

     Alors oui, en effet, les nationaux espèrent un  autre avenir que le projet porté à bout de bras par l’UMPS.  Depuis vingt-cinq ans, élections après élections,   européistes  socialo-libéraux  ou libéraux-progressistes  promettent du  rêve , « une autre Europe »,   qui celle-là  fonctionnerait  enfin !  

     Oui, répétons-le, le  cauchemar européiste,  cette France rabougrie, ravalée au rang de petite colonie de l’Empire, encore visitée par les touristes mais dépouillée de sa grandeur,  que veulent nous imposer Valls et les cénacles planétariens n’est  pas une fatalité. Une autre voie est possible  que l’inféodation à  cette Europe mondialiste,  envahie, sous domination atlantiste,  mue par les idéologues d’un  constructivisme bruxellois désincarné, sans âme, contraire aux intérêts de la France.

     Selon le sondage Viavoice  paru aujourd’hui  dans Libération, il est clair  que cette Europedéfendue par l’UMP et le PS n’est plus considérée,  comme un modèle viable et performant  par un nombre croissant de  nos compatriotes. Si 59% des sondés estiment encore qu’il ne faut pas  sortir de l’euro 60%  que la France doit rester dans  l’Union européenne,  64%souhaitent que l’UE  se recentre sur certains pays   (les pays fondateurs).

     Signe de  la confusion existant encore dans l’esprit de nos compatriotes, résultat dedécennies de propagande intensive  sur le thème « Hors Bruxelles point de salut », les réponses aux autres questions posées par cet  institut peuvent   apparaître contradictoires avec les  précédentes.  Ainsi, pour  49% des personnes interrogées, l’Union européenne évoque « quelque chose de négatif »  (45% qui jugent le contraire). De même  52% considèrent  que  l’Europe de Bruxelles  est « une contrainte politique, pénalisante pour la France »,   moins  d’un Français sur trois  (32%)  y voit un « atout ».

     Dans ce contexte délicat,  pontes de l’UMP  et du PS se relaient pour tirer à boulets rouges sur l’opposition nationale, n’hésitant pas,  à défaut de bilan présentable,  à mentir effrontément.  A ce petit jeu là, le  fédéraliste européen  Alain Lamassoure, tête de liste de l’UMP  en Ile-de-France,   se montre très zélé. Il a ainsi accusé la semaine dernière les députés européens FN de faire n’importe quoi, en voulant pour preuve le fait que  les députés FN  Jean-Marie Le Pen,  Marine Le Pen et Bruno Gollnisch se soient abstenus de voter  sur la révision de la directive sur les travailleurs détachés.

     France info en a rajouté une louche en écrivant sur sont site au sujet de cette abstention que  « Pour le coup, la présidente du Front National se comporte finalement comme beaucoup d’hommes politiques. Leurs votes ne sont pas toujours le reflet exact de leurs prises de positions ». En réalité,  comme l’a expliqué Bruno Gollnisch sur France Inter le 2 mai, les élus FN se sont «  abstenus sur ce texte parce qu’il avait le mérite d’organiser un minimum de contrôles. Donc nous ne voulions pas voter contre. En revanche, nous ne voulions pas voter pour parce que nous sommes contre le fait que l’on incite un certain nombre de travailleurs des pays de l’Est à venir travailler sur notre territoire à des conditions qui sont celles du droit social de leurs pays, c’est-à-dire à 50, 60 % de charges en moins que celles qui sont imposées aux ouvriers, aux artisans, aux commerçants français, que l’on ruine méthodiquement. »

     Bruno a proposé à M. Lamassoure un débat pour faire justice des mensonges de cet acabit,  colportés par lui ou d’autres…lequel a pris grand soin de ne pas relever le gant…

    http://gollnisch.com/2014/05/05/les-europeistes-bien-degonfles/

  • L’hymne breton au Stade de France : bravo les Breizh, Blancs, Blacks !

    Bretagne, terre des vieux saints, terre des bardes […]. Chaque montagne, chaque vallée est chère à mon cœur.   

    Je n’aime pas spécialement le foot, préférant de loin le ballon ovale au ballon rond, l’angoisse d’un dimanche gallois de gueule de bois d’après-match à… la Marseillaise footballistique, sifflée moult fois au Stade de France. Et à tout prendre, Michalak, Florian Fritz ou Morgan Parra à… Ribéry, Karim Benzema & Co. Et puisqu’on y est, Fabien Galthié ou Raphaël Ibañez à Guy Roux ou Jean-Michel Larqué, rejoints demain au Mondial par le soixante-huitard Cohn-Bendit en mal de reconversion… Mamma mia !

    Mais le foot breton a réussi ce tour de force que le rugby des Catalans de l’Aviron bayonnais ou des Basques du Biarritz olympique n’a pas réussi à ce jour : faire chanter l’hymne national breton Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères) au Stade de France.

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  • Regis Debray - Le bel âge

    Régis Debray, né en 1940, est philosophe et écrivain. Auteur de romans, d’essais et de pièces de théâtre, il est membre de l’Académie Goncourt. Président d’honneur de l’Institut Européen en Sciences des Religions, il dirige la revue trimestrielle Médium, consacrée aux arts, savoirs et techniques de la transmission. Il a récemment publié : Eloge des frontières (Gallimard, 2010), Du bon usage des catastrophes (Gallimard, 2011), Jeunesse du sacré (Gallimard, 2012), Rêverie de gauche (Flammarion 2012), Modernes catacombes (Gallimard, 2013).

     [1]

    Présentation de l’éditeur. "Un pays frileux et à l’âme vieillissante est-il condamné au culte de la jeunesse ? " s’interroge Régis Debray. Ce pamphlet fournit une analyse de la société contemporaine. L’auteur met en évidence un culte voué à l’instant présent, sitôt énoncé, sitôt oublié, et où paradoxalement le vintage est à la mode. Il montre la nécessité de savoir se retourner sur son passé pour créer et pour vivre, que ce soit dans le champ politique ou le monde de la culture.

    Le point de vue de La Revue Critique. Plus qu’à une critique du "jeunisme", c’est à une réflexion sur le temps et sur les relations entre générations que nous convie Régis Debray. L’omniprésence de l’information, l’idéalisation du présent, la recherche effrénée de la performance, la dictature du résultat immédiat, tout nous pousse à oublier que les choses difficiles se font dans la lenteur et qu’elles nécessitent mémoire et enracinement. Si le monde occidental connait un vieillissement prématuré, c’est parce qu’il est grisé par la vitesse et fasciné par l’accessoire. A la jeunesse, faussement adulée et qui en est en réalité la triste victime de notre époque, de réagir, d’organiser le ralentissement du monde et de préparer, par là même, son réenchantement. C’est à une révolution qu’appelle Régis Debray, mais à une révolution tranquille, où la lecture attentive, la saine digestion des idées et le goût des grandes aventures intellectuelles auront toute leur place. Le bel âge, n’est-ce pas celui où l’on retrouve les beaux élans de sa jeunesse ? Paul gilbert.

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    Notes

    [1] Régis Debray, Le bel âge, Paris, Flammarion, 2013, 107 pages.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Regis-Debray-Le-bel-age

     
  • Chevènement : « L’armée d’aujourd’hui est la meilleure depuis au moins cinquante ans »

    L’ancien ministre est favorable à la poursuite du contrat Mistral avec la Russie et qualifie de "gesticulations" le déploiement de Rafale en Pologne.

    Lors d’une rencontre avec la presse diplomatique, l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a confié que « nous avons aujourd’hui la meilleure armée que j’ai connu depuis au moins cinquante ans ».

    De retour de Centrafrique, le sénateur du Territoire-de-Belfort a été impressionné par le « doigté » dont les militaires font preuve « dans des conditions très difficiles ». Il a par ailleurs vanté « la bonne articulation entre la diplomatie et les armées » dans les crises actuelles.

    Interrogé sur le déploiement de quatre Rafale en Pologne, dans le cadre des mesures de réassurance de nos alliés de l’Otan, Jean-Pierre Chevènement - qui exprime des positions favorables à la Russie - a jugé qu’il s’agissait de « gesticulations » : « C’est un entraînement, mais cela pèse sur le budget de la Défense qui n’est déjà pas terrible ». Au passage, il a rappelé qu’il s’être mobilisé pour la défense de ce budget, lors des arbirtrages de l’an dernier, considérant toutefois que les 31 milliards par an n’étaient « pas suffisants ». [...]

    La suite sur Secret Défense

     
  • La laïcité risque de devenir l’équivalent fonctionnel d’une religion d’Etat

    Henri Hude vient de rédiger un compte-rendu du livre du cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan,  traduit en français sous le titre Oublier Dieu ? Religion, violence et tolérance dans la société mondialisée. Extrait :

    "La doctrine de la liberté religieuse est entendue comme un droit civil dans l’ordonnancement juridique de la société. Elle a un caractère essentiellement juridique et négatif : cette liberté est conçue comme une immunité par rapport à la contrainte externe. Elle ne dérive pas d’une revendication d’indépendance illimitée de la pensée et de l’action, ni d’une exaltation de la créativité arbitraire. Elle dérive de la dignité de la personne humaine, dont le respect des droits fait partie de l’ordre moral objectif dérivant de la structure même de la nature humaine créée par Dieu. L’Auteur rend ainsi clair le fait que la doctrine de la liberté religieuse s’inscrit dans le cadre de la théologie catholique la plus traditionnelle. La seule limite à l’exercice de ce droit est « le respect d’un ordre public juste». Cela montre que ce droit n’est concevable qu’inscrit dans le cadre de la structure objective de la justice et en cohérence avec la vertu du même nom. Ce qui est défini là pose de nombreuses questions et bien sûr est très éloigné de la praxis concrète de la liberté religieuse, ou de la privation de liberté religieuse.

    C’est pourquoi le quatrième chapitre revient à la situation concrète de la liberté religieuse dans le monde. Il montre trois sortes de contraintes exercées à l’encontre de la liberté religieuse. La première, islamiste, est une contrainte de type prémoderne ; une contrainte de type moderne perdure dans les pays qui, comme la Chine populaire, conservent la référence au marxisme ; enfin une contrainte de type postmoderne est en train de s’établir aux Etats-Unis et en Europe. Contrairement à l’enseignement précis de Habermas ou de penseurs de la communication, libéraux tel Appel, ou plus conservateurs tel Taylor, la praxis occidentale dérive dans le sens d’un accaparement de l’espace public par un relativisme qui se transforme en dogmatisme et en principe d’exclusion. Dans le ch.5, l’Auteur montre comment la laïcité risque de devenir peu à peu l’équivalent fonctionnel d’une religion d’Etat plus ou moins persécutante au bénéfice d’une philosophie où le vide et l’amnésie se trouvent absolutisés.

    Ainsi peut-on conclure que la liberté religieuse n’a pas encore été réalisée et demeure une tâche à accomplir – le temps étant venu de l’accomplir. [...]"

    Michel Janva

  • Un syndicat ne peut pas exclure ses membres pour ses idées politiques

    Le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand vient d’annuler la décision de la Confédération nationale des salariés de France-Fédération nationale des chauffeurs routiers (CNSF-FNCR) d’exclure l’un de ses membres, Dominique Morel, cadre du Front national.

    En janvier 2013, Dominique Morel, alors chauffeur routier, se voit retirer sa carte et son mandat de délégué syndical au sein de la FNCR. L’organisation, qui se veut apolitique, reproche à son adhérent de confondre militantisme FN et engagement syndical.

    Or, pour la justice, saisie par Dominique Morel, la CNSF-FNCR ne peut prononcer une quelconque sanction disciplinaire et encore moins de procédure d’exclusion, dans la mesure où ni l’une ni l’autre ne sont prévues dans ses statuts. Le tribunal constate par ailleurs que le délégué syndical a été exclu le jour où la décision lui était notifiée. De fait, il n’avait pas la possibilité de se défendre.

    Michel Janva

  • La prochaine Journée de retrait de l’école aura lieu le 12 mai 2014

     

    La nouvelle Journée de retrait de l’école aura lieu le lundi 12 mai 2014.

    La prochaine Journée de Retrait de l’École sera le moment de montrer que vous voulez préserver vos enfants de la théorie du genre.

    Faites circuler la date partout ! Par courriel, sur Facebook, par texto… !

    Vaincre ou mourir !

    Si vous doutez encore de la véracité et de l’utilité des JRE, voyez cette vidéo ahurissante de collégiens réalisée en janvier 2014.

    On ne se demande plus après pourquoi ils ont de si mauvais résultats en dictée ou en math :

    http://rutube.ru/video/3e6aededfca1a909a9b52de1dc4514e4/

    Pour découvrir et rejoindre l’action des Journées de retrait de l’école de Farida Belghoul : 
    - jre2014.fr 
    - facebook.com/jre2014

     

  • Mais au fait qu’est ce qui marche encore en France ?

    « Nous avons pris l’habitude de nous résigner, de « prendre sur nous » et de ne rien dire.»

    Les incessantes péripéties ridicules de l’UMPS donnent à penser que la classe politique française brille par sa nullité et que nous vivons une crise de régime qui ne dit pas son nom. Comme souvent dans notre pays.

    On accuse évidemment les médias de se livrer à un « bashing » permanent et de ne s’intéresser qu’aux trains qui déraillent en négligeant la France qui réussit. La mise en cause des médias est un grand classique quand on prend le système en défaut.

    Cependant le mal qui touche la classe politique n’exprime-t-il pas quelque chose de plus profond ? Car, à vrai dire, qu’est-ce qui fonctionne vraiment encore correctement en France aujourd’hui, à part les écoutes téléphoniques ?

    Les services publics fonctionnent-ils correctement ? Rendent-ils les services que l’on attend d’eux ? On peut en douter quand on pense aux performances de l’Education nationale, de l’Université, de la Justice, de la Police, du ministère des Finances ou des Hôpitaux, par exemple, c’est-à-dire aux plus gros effectifs publics au sens strict. Bref, l’Etat fonctionne-t-il encore en France ?

    Mais quand on vit en France on se résigne à diminuer ses exigences en permanence : de ce fait l’anormal paraît finalement habituel. Mais cette illusion se dissipe quand on a la chance de voyager à l’étranger – par exemple en Asie : dépaysement salutaire qui nous permet de percevoir par contrecoup l’ampleur de la débandade française.

    Regardons par exemple nos villes : en général elles sont sales, sauf dans certains quartiers privilégiés où réside l’oligarchie, et l’urbanisme contemporain y est médiocre. Les graffitis se multiplient et gagnent tous les grands axes comme un cancer qui s’étend, dans l’indifférence générale : on n’épargne même plus les portiques sur autoroutes.

    Les commerces de proximité ferment, remplacés par des fast-food, des banques et des pharmacies (on est très malade dans le « grand hôpital occidental »). Il y a aussi des vendeurs de fringues et, bien sûr, les « centres commerciaux » tentaculaires. D’ailleurs, les touristes en France viennent maintenant photographier nos marchés, comme sous les tropiques : signe d’une curiosité en voie de disparition, puisque les rues de nos villes n’offrent plus rien d’attrayant, sauf ce qui a été construit avant 1900.

    Par contraste, n’importe quelle ville asiatique grouille de vie, de petites échoppes ou de grands magasins, de temples décorés et de bâtiments publics dignes de ce nom. Mais en France, dans les villes, on ne voit plus que des vieux, des bobos à vélo, des Africains et des policiers.

    Le spectacle de nos gares vaut qu’on s’y arrête également. D’ailleurs on s’y arrête de plus en plus fréquemment puisque la circulation de nos trains connaît des aléas croissants : déchets divers sur le ballast, graffitis partout, vitres cassées, herbes folles le long des voies. Le look du personnel vaut le détour, en outre. Dans la plupart des pays, le personnel roulant veille à sa tenue ; en France on est conduit ou contrôlé par des quidams qui ont des allures de loubards de banlieue. Encore heureux s’ils ne se mettent pas en grève (on dit « mouvement social » ou « difficultés de circulation » à la SNCF) et si votre train part et arrive à l’heure, un luxe de plus en plus rare.

    Les aéroports constituent normalement, comme les ports, des zones de rencontre, d’activité et d’échange entre les hommes.

    Faites donc l’expérience si vous le pouvez : allez visiter Rotterdam, Barcelone ou, mieux encore, un port asiatique et comparez avec Marseille ou Le Havre. Vous reconnaîtrez assez vite là où il y a du vrai trafic, des containeurs pleins, des bateaux que l’on répare et des grues qui fonctionnent et là où il y des dockers CGT…

    Les aéroports permettent aussi de mesurer l’état réel de notre pays qui fut pourtant un pionnier du transport aérien. Dans la plupart des pays on connecte les aéroports avec différents moyens de transport : pas en France, parce qu’il ne faut pas faire ombrage aux camarades syndiqués de la SNCF. A vous de tenter d’attraper une navette (si  le trafic n’est pas « interrompu »), un taxi (s’il accepte de vous conduire où vous voulez aller) ou d’attendre un train pendant deux ou trois heures parce que vous ne voudriez tout de même pas que les horaires correspondent à ceux des avions.

    Nos aéroports sont beaux, assurément. Mais quand même, allez faire un tour du côté de Hong Kong, de Bangkok ou de Singapour, par exemple, et vous verrez les choses différemment.

    Il s’agit d’exemples limites, me direz-vous ?

    Bien sûr, il y a encore dans notre pays des îlots d’excellence, pauvres naufragés perdus dans le grand océan du laisser-aller national et qui ne rêvent souvent que d’une chose : quitter l’Europe vermoulue.

    Mais n’avez-vous pas pris l’habitude de multiplier par deux ou trois les démarches les plus simples, parce que vous n’êtes pas tombé sur le bon interlocuteur, parce que la personne qui devait « vous rappeler » ne l’a pas fait ou encore parce que le service rendu ne correspondait pas à ce que vous attendiez ? N’avez-vous pas pris l’habitude d’assurer vous-même la coordination de services ou de prestataires qui ne savent plus le faire ? d’attendre une journée entière une livraison ? de voir arriver un réparateur sans son matériel ? de patienter trois mois avant de consulter un ophtalmo ? N’êtes-vous pas obligé, de plus en plus, de réaliser par vous-même sur Internet les opérations que les institutions ne veulent plus assurer ? N’avez-vous pas pris l’habitude du service rendu médiocre, des coûts croissants, des interlocuteurs pas aimables ou mal formés et des sous-traitants désinvoltes ?

    Si, justement, là réside bien le plus grave du mal français : nous avons pris l’habitude de nous résigner, de « prendre sur nous » et de ne rien dire. Nous nous sommes habitués à notre décadence et à notre dormition.

    Michel Geoffroy, 23/04/2014

    http://www.polemia.com/mais-au-fait-quest-ce-qui-marche-encore-en-france/

  • Les manifs? "Ça sert à rien."

    Les manifs… on en a tous fait et à chaque fois, on s’est dit la même chose. "Ça sert à rien."

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    Ça sert à rien parce que la plupart des gens s’en foutent, que ça fera au maximum 3 minutes au journal de 20h et un article à sensation dans un canard papier du système que plus personne ne lit.

    Ça sert à rien, parce que le fait de marcher, que ce soit 100 mètres ou 10 km n’a aucune influence sur les gens qui nous gouvernent. Les manifestants de la manif pour tous doivent en garder un souvenir amer. Eux qui ont débarqué à Paris par centaines de milliers pour s’opposer au mariage homo et qui malgré leur investissement n’ont absolument rien obtenu. Pas même un referendum, ni une véritable indépendance des maires.

    Ça sert à rien parce que les mots d’ordre sont souvent peu clairs, les discours peu intéressants et qu’au bout d’un moment on se demande ce qu’on fout là.

    Ça sert à rien parce que les porte-paroles n’expriment pas la pensée de la foule, mais la leur, et parce que les porte-paroles servent des intérêts : ceux du système, ceux de leur parti, ou leur intérêt personnel.

    Ça sert à rien parce que les manifs ne sont en réalité qu’une addition d‘atomes et non un véritable corps en mouvement. Chacun vient pour lui-même, pour son autosatisfaction, pour y être, mais en définitive, pas pour faire de la politique.

    Ça sert à rien, parce que personne ne partage une culture politique commune, chacun chante son slogan et que tout le monde repart comme il est venu, à cause du boulot, des gosses, des bouchons sur la route …

    Ça sert à rien parce qu’aucune manif ne remplace une action politique localisée et suivie.

    Ça sert à rien parce que la manif est typiquement dans l’esprit du bougisme moderne. Bouger pour bouger, sans aucune construction politique derrière. Beugler pour beugler, hurler des slogans en lieu et place d’une argumentation, se parler à soi même, ou à qui veut l’entendre, plutôt que de se confronter directement à la population, ou à un contradicteur.

    Ça sert à rien parce que ça alimente juste la société du spectacle, et qu'on est pas là pour la nourrir.

    Ça sert à rien parce que ça fait des décennies que des mecs ont l’impression de militer en allant se balader dans la rue un samedi après-midi.

    Ça sert à rien, parce qu’on déclare pas la révolution en préfecture.

    Mais alors, me répondrez-vous, il faut abandonner la rue ? Laisser le système prospérer sans jamais se montrer ?

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    Pas tout à fait… il faut surement réfléchir à l’objectif réel d’une manifestation. Ça ne sert à rien mais, ça peut permettre de se faire connaître, ça peut permettre de cohérer des troupes, ça peut permettre de montrer la vitalité d’une idée, ou la valeur d’une opposition. La manif pour tous n’a rien obtenu, mais nul ne pourra affirmer que personne ne s’est opposé, que l’opposition était minoritaire et circonscrite dans les cercles catholiques intégristes. Le gouvernement triomphe sans gloire lorsqu’il ne tient pas compte d’une telle mobilisation. C’est une victoire à la Pyrrhus, une victoire pour l’orgueil, pour la forme. Quand on est ouvrier, marin-pêcheur ou agriculteur, la manif c’est un moyen d’aller au carton, de déverser des tonnes de fumier devant les pourris de la ripoublique et leurs laquais. De leur rappeler le principe du réel.

    La manif doit toujours être intégrée dans une stratégie politique globale, être bien préparée, bien encadrée, aucun détail ne doit être laissé au hasard. La manif doit toujours demeurer une action politique, c'est-à-dire qui a comme objectif le bien commun. A ce titre les manifs estampillées « nationalistes » sont généralement un désastre. Entre les looks, les slogans, les attitudes… Rien de politique, tout dans l’autosatisfaction de son égo de mauvais garçon et de paria. Et des tonnes d’images pour alimenter les troupes d’occupation mentale, les discours de l’ennemi et justifier toutes les mesures d’hostilité contre nous.

    La manif doit donc devenir une activité secondaire. Si le marquage et l'appropriation du territoire sont nécessaires, ils doivent se faire sous d’autres formes que les manifs et les collages, qui occupent le temps des militants mais ne sont source d’aucune réussite politique. On ne peut triompher politiquement qu’en revenant au réel, en s’adressant à la population, en construisant avec elle une alternative à la ploutocratie mondialiste.

    Jean/C.N.C

    Photo 1 : La Manif pour tous

    Photo 2: Black Bloc d'extrême-gauche

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2014/05/03/les-manifs-ca-sert-a-rien-5359820.html

  • Affaire Alstom : trop tard pour pleurer !

    Après le dossier PSA ou la fusion Lafarge-Holcim, la séquence est vraiment mauvaise pour l’industrie française.   

    L’auteur de ces lignes voudrait bien qu’il existe une alternative réelle à l’offre de General Electric. Oui, la fin d’Alstom fait mal au cœur et, après le dossier PSA ou la fusion Lafarge-Holcim, la séquence est vraiment mauvaise pour l’industrie française.

    Mais le procès fait aux dirigeants d’Alstom ne tient pas. Patrick Kron a redressé Alstom et gagné auprès de ses salariés une très flatteuse réputation. Aujourd’hui, il cherche à préserver l’avenir.

    Le procès des grandes entreprises ne tient pas plus. Il est si facile ! Dans les grands pays industrialisés, le secteur privé et l’administration coexistent. En France, l’administration a disparu. Ses meilleurs talents sont dans le privé et ceux qui restent vont et viennent en politique. Le privé, lui, remplit sa vocation. Elle est peut-être méprisable (gagner de l’argent) mais elle était connue d’avance !

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