Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4392

  • Contre l'Enarchie, la Monarchie !

    Ce que l'on peut reprocher à la République, au-delà même des personnes qui se partagent aujourd’hui l’Etat, ce n'est pas tellement d'avoir des énarques ou des technocrates, mais de leur avoir abandonné le Pouvoir, en les laissant maîtres des grandes administrations de l'Etat. L'intérêt de la Monarchie, c'est de les remettre dans le service de l'Etat, de les "ordonner" à l'Etat tout en les empêchant de former de "nouvelles féodalités". A bien y regarder, la Monarchie est, de ce côté-là, "libératrice". Nous ne sommes pas utopistes, et c'est pour cela que nous pensons que la Monarchie, en restaurant l'autonomie du Politique, restaure aussi l'indépendance d'action nécessaire de la magistrature suprême de l’Etat, aujourd’hui prisonnière des jeux partisans.

    Pour résumer, il s'agit d'établir la Monarchie pour limiter l'Enarchie : à l'Etat monarchique les pouvoirs régaliens ; aux énarques les tâches administratives et d'intendance. Cette utilisation des compétences par l'Etat royal évite la féodalisation du Pouvoir.

    Il n'est pas dit que cette "révolution royale" soit facile, mais elle est nécessaire pour libérer l'Etat et redonner des pouvoirs concrets aux citoyens, dans leurs cadres locaux et socioprofessionnels. Nécessaire, et urgente ! Vite, la Monarchie !

    Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionroyaliste.com/articles/republique-et-democratie/1388-contre-lenarchie-la-monarchie-

  • Communiqué de Prenons le Maquis

    L’équipe de Prenons le Maquis apprend avec stupeur que le Parti socialiste a qualifié les formations organisées les 28 et 29 juin derniers et les 30 et 31 août à venir de formations de groupes paramilitairesen se basant uniquement sur des extraits d’une vidéo présente sur la plateforme Youtube.

    La polémique artificielle née de ces déclarations est à la fois absurde et erronée. Cette formation, parmi tant d’autres que Prenons le Maquis organise, est basée sur le concept de Citoyen Responsable, et se propose donc de former les participants aux principes de base suivants :

    1. Premiers soins d’urgence, pour venir en aide à des membres de sa famille ou autres en cas de blessures, d’accidents, etc.

    2. Auto-défense, pour savoir prévenir et, le cas échéant, bien réagir en cas d’agression armée ou non (des armes factices - en plastique - étaient utilisées lors du stage par souci de réalisme) tout en restant dans le cadre strict de la loi.

    3. Le lien social, afin de savoir reconstruire des relations saines avec la communauté des autres citoyens, notamment dans un monde où l’individualisme a mis à mal toute forme d’empathie mais aussi les règles élémentaires du savoir-vivre.

    Nous sommes atterrés de constater que ce descriptif, clairement énoncé, ainsi que des extraits de vidéos pris hors contexte puissent donner lieu à de telles affirmations dont la malhonnêteté n’a d’égale que la bêtise.

    Sans doute le Parti socialiste, en crise et ne représentant plus que lui même, n’a pas d’autres os à ronger que de s’attaquer à une petite PME qui essaye de panser les dégâts économiques et sociaux que ses représentants ont infligés à notre pays depuis des décennies.

    Cette tentative coordonnée de diffamation de nos activités entachant gravement la réputation de la modeste entreprise qu’est Prenons le Maquis, nous nous réservons le droit de saisir les tribunaux afin de poursuivre les responsables du PS et les journaux s’étant fait l’écho de ces informations mensongères et calomnieuses.

    L’équipe de Prenons le maquis

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Communique-de-Prenons-le-Maquis-27140.html

  • Manuel Valls veut la peau d’Egalité et Réconciliation

    Plusieurs médias du système ont été mobilisés pour mener une charge contre Egalité et Réconciliation (E&R) afin d’obtenir son interdiction. Objet de l’offensive du moment : Egalité et Réconciliation organiserait des camps d’entraînement para-militaires !

    De quoi s’agit-il en vérité ? Prenons le Maquis, présentée comme une structure partenaire d’E&R, organise, comme elle le fait depuis longtemps, un stage de survie et de premiers soins. Avec également au programme quelques cours de self-defense. Sur ces quelques maigres éléments, un montage se met en place afin de faire croire que les participants s’entraînaient à prendre d’assaut la République qui en tremble déjà. Le Canard enchaîné a tiré la première salve, le Parti socialiste a suivi par un communiqué indigné, et les médias sont invités à faire du bruit autour de « l’affaire » et à faire frissonner le Français moyen.

    Cela tombe à pic. Pour faire bonne mesure, le ministère de l’Intérieur avait précédemment évoqué la dissolution de la Ligue de Défense Juive (LDJ). Compte-tenu du fait qu’il s’agit d’une milice qui n’a pas d’existence légale en France, Maître Goldnadel avait expliqué l’ineptie d’une procédure de dissolution.

    Médias Presse Info avait également signalé comment la France préparait la censure d’internet. Bien sûr au nom de prétextes plus louables les uns que les autres…

    Qui plus est, il n’est un secret pour personne que Manuel Valls a désigné Alain Soral comme une cible prioritaire. Les discours tenus à ce sujet par l’actuel premier ministre devant des organisations communautaires sont explicites.

    Pourquoi tant de hargne ? Il suffit de savoir que le site Egalité et Réconciliation se classe 174ème site internet le plus consulté en France, mais surtout le premier site d’information le plus consulté, bien devant les sites des médias du système, pour comprendre qu’une telle influence est inadmissible pour l’homme de Matignon.

    http://medias-presse.info/manuel-valls-veut-la-peau-degalite-et-reconciliation/13988

  • Abrutir plutôt qu’éveiller le cerveau disponible

    La plus brillante analyse de la tyrannie publicitaire a été effectuée en juillet 2004, par Patrick Le Lay, à l’époque PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ‘business’, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. [...] Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » 

    On voit ici qui commande : l’acheteur d’espaces publicitaires, dont Coca-Cola est l’exemple archétypique. Les conséquences sont immédiates sur le fond et la forme. « Vendre du temps de cerveau disponible » est une activité doublement exigeante : il faut aussi que le cerveau de la « cible » soit suffisamment ramolli pour accueillir sans esprit critique le message publicitaire. Cela a des conséquences sur le format et le contenu des émissions. 

         Prenons le journal de 20 heures de TF1 : voilà une succession d’anecdotes et de faits-divers sans grand intérêt, mis peu fatigants pour l’esprit. Un sujet consacré à la politique étrangère doit être simple : impossible d’expliquer la guerre civile en Libye par la division entre la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan ; impossible d’évoquer les rivalités entre tendances musulmanes et compagnies pétrolières. Mieux vaut miser sur les ressorts du feuilleton à rebondissement (le fameux « cliff hanger » des séries américaines à succès), avec du suspense, de l’émotion et des personnages forts, aux caractères bien tranchés. On présentera les bons d’un côté, les méchants de l’autre : Cosette n’a pas de zones d’ombre et Dark Vador ne fait pas dans le sentiment. D’un feuilleton à l’autre, ce qui vaut pour la Libye vaut pour la Syrie, la Serbie, l’Irak ou l’Afghanistan. 

    Les radios d’information ont les mêmes contraintes : un « grand » sujet d’actualité sur RTL, RMC ou France-Info dépasse rarement 40 secondes et 160 mots. Même les journaux soumettent le contenu et l’analyse aux logiques de l’argent-roi. Porté à la tête du Nouvel Observateur, en 2008, Denis Olivennes diminue le nombre de pages, raccourcit les reportages, mais développe les pages « consommation » et crée une rubrique « mode » - sans doute pour mieux rendre disponible les cerveaux de ses lecteurs aux messages publicitaires ! Quotidien du soir dit de « référence », Le Monde ne cesse d’appauvrir ses contenus pour dégager de la place pour les titres et les photos. Dans n’importe quelle publication commerciale, un sujet, même passionnant ou original, peut être rejeté au motif qu’il ne cadre pas avec les objectifs des partenaires publicitaires. D’où la multiplication des « suppléments », qui permettent aux journaux payants de se distinguer encore un peu des gratuits pour un minimum de contenu. Le sujet « chaud » ou supposé tel est soigneusement mis à l’écart des pages publicité. Celles-ci figurent dans des cahiers à part, au sein d’un écrin d’articles purement commerciaux et vidés de tout contenu. 

         L’exemple le plus emblématique est l’actuelle formule du Monde vendu le vendredi. Pour 3,50 € (en 2012) l’acheteur trouve un exemplaire de son quotidien habituel et... quatre suppléments. Les trois premiers – sport et forme, sciences et techo, culture et idées – sont au format traditionnel : ils comportent des textes de fond (plus ou moins profonds) mais n’ont pas de publicité. Le quatrième supplément est un magazine sur papier glacé au contenu aussi riche que celui d’une brochure d’aéroports : à lire en comatant sur son canapé. A titre d’exemple, feuilletons le numéro du 15 octobre 2011 : en hommage à Steve Jobs récemment disparu, la « Une », titré « ISad », est quasiment publicitaire. Les pages de droite qui suivent ne sont que de la publicité : pour Ralph Lauren, Louis Vuitton, Mercedes-Benz, Gucci, Chanel, Canali, Lanvin, Lacoste, MCS, EDF, Kenzo, Hugo Boss, Bulgari, Cerruti, Aigle, Eden Park, Alfa Romeo, HSBC, Skoda, Volvo. Bref, Skoda et EDF mis à part, essentiellement le monde du luxe ! Ce sont évidemment les publicitaires qui imposent cette séparation entre le texte et la publicité : car un texte de réflexion ne favorise pas la soumission au message publicitaire. 

    A cette aune, on comprend mieux l’hostilité de Maurice Lévy au Figaro Magazine dans sa forme d’origine : l’idéologie de ses rédacteurs, implicitement – voire explicitement – critique des valeurs marchandes, ne pouvait que lui déplaire. Sans compter que des textes intelligents, visent à garder l’esprit éveillé, n’étaient pas du tout favorables à l’épanouissement de la servitude commerciale. Or, pour un marchand d’espaces publicitaires, il vaut sans doute mieux 250 000 ahuris que 850 000 lecteurs mettant en œuvre leurs capacités cognitives. Ce n’est pas le public qui tire les médias vers le bas, ce sont les publicitaires. 

    Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique

    http://www.oragesdacier.info/2014/08/abrutir-plutot-queveiller-le-cerveau.html

  • Pas d’état d’âme dans le marchandage

    Nous voici devant l'une des conséquences dramatiques et parfaitement prévisibles de l'autorisation de la GPA.

    Chateau


    Il était une fois un couple d’homosexuels australiens qui passèrent commande auprès d’une jeune femme thaïlandaise, pour leur faire un bel enfant. Des examens en cours de grossesse révélèrent la présence non pas d’un bébé mais de deux : une petite fille en bonne et due forme et un petit garçon atteint de trisomie 21. Ah ben non, alors ! Mais, croyante, la maman porteuse âgée de 21 ans refusa d’avorter, en d’autres termes ne voulut pas subir de triage d’embryon et, comme la nature l’avait prévu, mit au monde les jumeaux.
    Eh bien, non seulement les Australiens mécontents embarqueront la petite fille en abandonnant le petit garçon malchanceux aux bons soin de sa mère, mais ils ne paieront que pour la bonne moitié de la transaction. À la jeune Thaïlandaise de prendre en charge les frais du bébé handicapé.
    Ne pensez pas qu’il ne s’agit que d’argent, confie-t-elle au Sydney Morning Herald. Si quelque chose tourne mal, personne ne vous vient en aide et si le bébé est abandonné de la société, nous devons en prendre la responsabilité. »
    Nous voici donc devant l’une des conséquences dramatiques et parfaitement prévisibles de l’autorisation de la GPA. Mais pourquoi, me direz-vous, être choqué par cette demande d’avortement quand elle émane d’un couple d’homosexuels et la comprendre quand il s’agit d’un père et d’une mère ? Parce que dans le premier cas, qu’on le déplore ou non, on est face à une situation de marchandage : un client, un produit. Alors que pour les seconds, il s’agit avant tout d’un problème de conscience : « Est-on assez solides pour faire face ? » « L’amour suffira-t-il ou trop de difficultés finiront-elles par l’éroder ? » « Et les frères et les sœurs ? »
    Bref, à des questions d’ordre existentiel et moral s’oppose le « satisfait ou remboursé » qui est le critère unique du marchandage.
    La procréation est devenue une pratique consumériste : l’enfant est un produit auquel on a droit », confiait Jacques Testart – l’un des pères d’Amandine, le premier bébé-éprouvette – au journal La Croix, en avril dernier. Un droit qui passe par celui de vouloir obtenir un enfant « de qualité », et de « façon manufacturée » (dérives déjà observées dans des pays étrangers), ne croyait pas si bien dire le professeur de biomédecine. La procréation médicale avec le triage des embryons qui s’ensuit, si elle permet aux couples à risque d’éviter de transmettre de graves maladies génétiques, aboutirait à sélectionner le futur enfant selon le sexe, des critères esthétiques spécifiques, lesquels – dans l’hypothèse pessimiste – engendreraient « une restriction de la diversité avec, à terme, l’anéantissement de l’espèce humaine », prévient encore le professeur.
    Et pas d’élitisme esthétique et physique sans moyens financiers : « Nous irions ainsi vers une humanité à deux vitesses. Certains hommes seraient améliorés par diverses techniques, tandis que d’autres resteraient sur le bord de la route. »
    Exactement ce que vient de faire ce couple d’Australiens homosexuels à leur petit garçon. Pas d’état d’âme dans le marchandage.

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EupZkyAVklokFEKzsl.shtml

  • Les rats(dicaux) quittent le navire

    Où il y avait une majorité plurielle, il n’y a plus qu’une majorité plus rien.   

    Quand M. Jean-Michel Baylet, propriétaire de La Dépêche du Midi, sénateur du Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche (PRG), menace de retirer ses ministres du gouvernement, la première réaction, il faut bien l’avouer, est plutôt à la rigolade. Quoi, le PRG existerait encore ? Quoi, il aurait des représentants dans l’équipe de M. Valls ? Renseignements pris, les deux faits sont avérés. Composante de la « majorité » (entre 16 et 20 % des intentions de vote) qui nous gouverne, le PRG compte encore dix-sept députés, treize sénateurs et trois ministres ou secrétaires d’État, et l’occasion est bonne, qui risque de ne plus se reproduire de sitôt, d’apprendre et de retenir les noms et les responsabilités de Mme Sylvia Pinel, de M. Thierry Braillard et de Mme Annick Girardin, respectivement ministre du Logement, secrétaire d’État aux Sports et secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie.

    Lire la suite

  • Ni veni ni vedi : Moscovici

    Avec deux jours d'avance, le 29 juillet le chef de l'État a donc envoyé au formateur et futur président de l'exécutif européen le nom du commissaire français qu'il choisit. Il s'agit bien de Pierre Moscovici. C'était prévu, c'est devenu officiel. (1)⇓

    Ancien ministre de l'Économie, il avait été débarqué le 2 avril, lors de l'arrivée au pouvoir de Manuel Valls. La veille de sa mise à pied il avait rencontré François Hollande à l'Élysée en vue de son nouveau plan de carrière. Tracé. "Je pars sans amertume, en bonne intelligence avec le président de la République, déclarait-il alors.Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait naufrage. Nous nous sommes séparés avec l'idée que je puisse être, le moment venu, le candidat de la France à la Commission européenne. C'est un beau projet : je vois cela comme une sortie par le haut et non comme une sanction." Avec un passé d'eurodéputé, d'ancien ministre des affaires européennes, d'ancien vice-président du Parlement européen, M. Moscovici se considère prédestiné "tout à fait préparé pour ce poste". Le 6 mai, un décret publié au J.O. préparait le terrain : une mission lui était confiée auprès du Premier ministre sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi.

    Certes on avait parlé d'autres hypothèses et candidatures, toutes plausibles. Telle ou telle pouvait même sembler plus convaincante : depuis la très sectaire Mme Guigou apparue dans le sillage de Delors, jusqu'à Pascal Lamy, lui aussi ancien collaborateur du concepteur de Maastricht.

    Mais une fois de plus, s'agissant du personnel hexagonal expédié à Bruxelles, ce qui prévaut ressortit comme par le passé de la cuisine politicienne parisienne. Les gens que propulse Hollande ces derniers temps sortent tous du sérail strauss-kahnien : ainsi Valls, ainsi Cambadélis, ainsi Moscovici, tous "socialistes à la sauce Bilderberg". (2)⇓

    Une fois surmontées les réticences du Parlement européen, où on accuse Moscovici d'avoir pris l'assemblée à la légère, il devrait ainsi se trouver propulsé au nombre des 28 Européens en charge du destin commun de nos pays.

    Ne perdons pas de vue dans cette affaire, d'abord, que l'Union européenne prend un nouveau tournant. Elle aura d'autres chats à fouetter, je le crains, que les états d'âmes carriéristes des recalés de Bercy.

    Nous ne pouvons pas rêver qu'à Lady Ashton succède un grand et véritable ministre des Affaires étrangères du continent. Concevons cependant qu'il est devenu difficilement envisageable de recruter pour cet emploi un personnage plus effacé et plus sinistre que cette vilaine petite militante gauchiste du CND, vice-présidente du Conseil national des familles monoparentales, devenue, par la grâce d'une fournée travailliste de 1999, membre de la chambre des Lords à titre viager. Sa nomination, en 2009, en même temps que l'on reconduisait José Manuel Barroso à la présidence de la Commission, s'est effectuée par défaut. Sa nullité s'est révélée au-dessus des programmations, calculs et prévisions techno-machiavéliennes du "couple franco-allemand". Son successeur pourra difficilement la faire regretter.

    En particulier il est admis par la plupart des États-Membres qu'il s'agira de montrer, dès la nomination de la nouvelle personnalité qui sera choisie une plus grande fermeté collective dans la "nouvelle guerre froide". (3)⇓

    Pour bien marquer la solidarité communautaire dans l'affaire du Boeing MH17 de Malaysia Airlines, on parle ainsi de nommer à ce poste l'actuel ministre social-démocrate des affaires étrangères des Pays-Bas Frans Timmermans, qui vient d'intervenir aux Nations unies de façon très remarquée au nom des victimes néerlandaises.

    La mise en ordre des finances publiques dans un certain nombre de pays de la Zone euro restera cependant une des préoccupations communautaires. Or sur ce terrain les 22 mois passés par Moscovici à Bercy se sont soldés par un échec. Et pour cette raison le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble se situe au premier rang de ceux qui s'opposent à l'idée de lui confier la responsabilité de faire respecter au niveau européen la rigueur budgétaire qu'il n'a pas su rétablir dans les comptes de l'Hexagone.

    Les socialistes strauss-kahniens français vont s'employer, à savonner la planche de l'orthodoxie financière. Leur homologue allemand, le gros démagogue Sigmar Gabrielvice-chancelier et ministre de l'économie s'active déjà de son côté dans ce sens. Leurs partisans envisagent donc d'opposer aux impératifs monétaires un Moscovici, commissaire français investi de fonctions dessinées en vue d'une politique de gaspillage. On retrouve ici une fois de plus les lubies "néo-keynésiennes" qui ont échoué dans le monde entier, et notamment en France : celles de la "relance par la consommation populaire". Cette doctrine n'a pas varié à gauche depuis le gouvernement Rocard de 1988-1991. Elle subsiste aussi dans certains secteurs politiques classés malheureusement "à droite".

    L'anniversaire lugubre de la guerre "fraîche et joyeuse" de 1914 n'a pas été encore compris de façon convenable de ce côté-ci du Rhin : on va donc faire semblant de jouer à l'éternelle et suicidaire "revanche" franco-allemande, en opposant pour les besoins de la cause, le "gentil" tandem Hollande-Moscovici aux gros méchants successeurs des terribles casques à pointe et autres hussards de la mort. Ce calcul ridicule sous-tend hélas le discours médiatique dominant à Paris, qui frise l'obscénité.

    Une chose peut néanmoins en déjouer le développement : l'intéressé lui-même, voué à décevoir ses propres partisans de gauche. C'est du moins ce que prévoit l'eurodéputé belge Philippe Lamberts, président du groupe de Verts : "Il va vouloir acheter sa crédibilité, en se montrant plus catholique que le Pape, c'est le niveau zéro de la stratégie politique du côté des Français…". (4)⇓

    JG Malliarakis
            Apostilles

    1.  cf. "Le Monde.fr" en ligne le 29 juillet 2014 à 14h59. ⇑
    2.  cf. à ce sujet notre Insolent du 6 février 2012 et le livre de Jacques Bordiot "Une Main cachée dirige". ⇑
    3.  Cette expression n'est malheureusement pas trop forte. Je signale que l'agence russe Novosti, toujours très intéressante à consulter et moins ouvertement poutinolâtre, – car plus subtile, – que les obligés français du maître du Kremlin, n'hésite pas à faire écho du point de vue de ce qu'elle appelle un "expert russe" en la personne de Vladimir Chtol, docteur en sciences politiques à l'Académie russe de l'économie nationale. Celui-ci considère que "la Troisième Guerre mondiale a commencé." Les lecteurs qui auraient la patience d'aller jusqu'au bout du dossier installé sur le site de l'agence moscovite découvriront une formule qui leur semblera sans doute plus correcte et plus branchée : celle de "Guerre froide v2.0" ⇑
    4.  cf. Mediapart le 29 juillet.⇑

    http://www.insolent.fr/