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France et politique française - Page 4570

  • Les fondements de l'Identité nationale

    En 1991, Pierre Pujo répondait à une enquête du Centre Charlier sur l’identité française et une éventuelle “identité européenne”. Ce texte conserve toute sa valeur au moment où le projet de Nicolas Sarkozy de créer un “ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale” soulève une controverse passionnée. Nous le publions ci-dessous.
    QUESTION. - Y a-t-il une identité française ?
    PIERRE PUJO. - L’identité française est l’ensemble des caractères qui résultent de l’appartenance à la nation française. La France ne s’identifie pas à une race : elle est historiquement un composé de races. Celtes, Gaulois, Romains, Germains se sont fondus au cours des siècles avec beaucoup d’autres dans un même creuset. Aujourd’hui, avec ses prolongements d’outre-mer, la France est pluriethnique. Qui refuserait aux Antillais, français depuis 350 ans, ou aux Mahorais, français depuis 1841, la qualité de Français, même s’ils ont la peau noire ?
    La France ne s’identifie pas non plus à une religion, même si l’Église a joué un rôle capital dans notre histoire et si le catholicisme a profondément imprégné nos moeurs et notre civilisation. On peut être français et protestant, musulman ou juif.
    La France ne s’identifie pas à une langue. L’aire de la langue française déborde de beaucoup nos frontières. Sur le sol national, des langues régionales, langue d’oc, provençal, breton, basque, sans parler des langues locales d’outre-mer, subsistent à côté du français.
    Ce qui constitue l’appartenance à la nation française, c’est une longue histoire commune, avec ses heurs et ses malheurs. De par leur naissance, les Français sont les héritiers d’un immense capital matériel, intellectuel, spirituel, accumulé par les générations successives, qu’ils ont le devoir de maintenir et de développer. Les étrangers qui choisissent de devenir français s’engagent à assumer cet héritage et à remplir ce devoir.
    Le miracle de la monarchie capétienne a été de rassembler tant de peuples divers pour en faire une nation. Sans roi la France se défait et la conscience française tend à s’estomper.
    Q. – Y a-t-il une identité européenne ?
    P.P. – Il existe une unité géographique de l’Europe, encore que, vers l’Est, ses limites soient incertaines. En dehors de cela, il n’y a en Europe que diversité d’histoires, de civilisations et d’intérêts. Les tentatives de réaliser l’unité européenne ont échoué, celles de Napoléon et de Hitler ont fait le malheur des peuples. Le communisme n’a même pas réussi à unifier entre eux les pays de l’Est où le nationalisme est plus vivace que jamais. L’Europe des douze est celle des technocrates et des marchands, sans plus. Elle n’a pas de bases politiques car il n’existe pas de nation européenne. Le grand marché unique prévu en 1993 exacerbe la concurrence, la compétition, les occasions de frictions entre les peuples. C’est se payer de mots que de parler de l’Europe comme d’une puissance économique mondiale. Les réalités politiques et économiques fondamentales demeurent les nations.
    Persistance des nations
    Q. – Les deux sont-elles compatibles ?
    P.P. – Au Congrès de Vienne en 1815, Talleyrand se flattait d’être : « bon européen » parce qu’il défendait le principe de légitimité, facteur d’ordre et de paix en Europe après les bouleversements de Napoléon. On peut être conscient de son appartenance nationale et désireux de la sauvegarder et en même temps être “bon européen”. Mais cela ne saurait conduire à accepter un démantèlement de notre souveraineté nationale. Pour un trop grand nombre de nos politiciens, être “européen”, c’est vouloir confier à des autorités étrangères le soin de régler des problèmes, d’opérer des réformes qu’ils sont incapables de traiter sur le plan français. Cette attitude équivaut à une démission nationale.
    Il est bon de travailler à rapprocher les peuples européens, à les faire coopérer dans tous les domaines où des accords réciproquement profitables peuvent être conclus. Mais il faut d’abord rendre la France plus forte sur tous les plans : économique, militaire, social, politique, diplomatique. Cela suppose une réforme intellectuelle qui tourne le dos aux funestes principes de 1789 tout comme un changement des institutions politiques, cause principale de tous les retards accumulés par notre pays.
    Avec une France faible, l’Allemagne se lancera de nouveau dans la voie de dangereuses aventures. La France doit être assez forte pour maintenir l’équilibre européen, gage de paix. Au moment où les pays de l’Est commencent à secouer leurs chaînes, son rôle pourrait être considérable.
    Par ailleurs, pour capitales que soient les questions européennes, la France ne saurait oublier la place importante qu’elle tient encore en Afrique. Pour cela aussi, elle doit conserver son identité et refuser de se laisser englober dans un ensemble européen où elle subirait la loi de l’étranger.
    Pierre Pujo L’Action Française 2000 du 5 au 18 avril 2007

  • Qui peut encore croire au gender ?

    Toute la partie « scientifique » de la justification du gender repose sur l’idée de la plasticité du cerveau. Effectivement il y a cinquante ans, la pensée médicale voyait dans le cerveau un organe fixe qui ne se renouvelait pas. Or l’image par Résonnance Magnétique permet de se situer au plus profond des arcanes du système nerveux. Il existe des appareils qui plongent au 100.000ème par rapport à ceux qui sont utilisés par exemple dans une atteinte de la hanche. Ces appareils détectent les mouvements intercellulaires d’où le nom d’IRM fonctionnelle. Ainsi, il est possible de quantifier la douleur qui passe d’une cellule nerveuse à une autre, de doser les médicaments qui sont prescrits, de prévoir une crise d’épilepsie, de « lire » la dépression. Ce sont les neurosciences. Elles permettent de suivre et d’interpréter le câblage des neurones. Il s’agit d’une véritable cartographie dynamique.

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  • Les Français ont davantage besoin d’une droite des valeurs que d’une droite technocratique

    D'Yves de Kerdrel dans Valeurs Actuelles :

    "L’opposition ne reviendra au pouvoir qu’en apportant des solutions à la crise des valeurs que connaît la société française et en restaurant des repères éternels.

    VLa gauche est en lambeaux. La majorité socialo-écolo-communiste est en morceaux. Le gouvernement est en rideau. François Hollande et Jean-Marc Ayrault n’ont plus aucune crédibilité ni marge de manoeuvre. [...]

    Face à ce désastre prévisible, la droite est encore bien trop silencieuse et absente. Bien sûr, elle a mené un combat efficace contre la stupide et coûteuse réforme des rythmes scolaires. Bien sûr, en dehors de certaines de ses têtes d’affiche, elle est montée au front contre l’inepte loi instaurant le “mariage pour tous”. Bien sûr, elle a très tôt mis en avant le bilan catastrophique de Manuel Valls en matière de délinquance et les absurdités de la réforme pénale voulue par Christiane Taubira. Bien sûr, elle a joué son rôle de premier opposant, à la tribune de l’Assemblée comme sur le terrain. En revanche, cette droite ne capte pas encore l’adhésion de l’opinion publique, car elle est sinon absente, du moins bien trop timide sur le terrain des solutions.

    D’ici quelques semaines, l’UMP rendra public un projet qui lui permettra de partir à l’assaut des municipales avec un premier ensemble de propositions. Mais il faut craindre que ce début de programme soit centré sur le champ économique. Il parlera compétitivité, réduction des dépenses publiques, convergence fiscale avec l’Allemagne, baisse des charges sociales, efficacité de l’État ou réforme du mille-feuille territorial. Autant de thèmes qui conditionnent le sursaut dont la France a besoin pour enrayer enfin le déclin inexorable dans lequel elle est plongée depuis une trentaine d’années. Mais qui sont loin d’être suffisantes pour entraîner un renouveau de la droite, qu’elle soit populaire, gaulliste, orléaniste, bonapartiste ou sociale.

    Comme le souligne très bien un excellent petit livre écrit par le sondeur François Miquet-Marty (les Nouvelles Passions françaises, Michalon), les préoccupations quotidiennes de nos compatriotes ne sont ni le taux de croissance du produit intérieur brut ni le montant de la dette publique, et encore moins le niveau de l’euro. Elles vont bien au-delà : « C’est fondamentalement la société tout entière qui est dévoyée pour les Français et, avec elle, les valeurs qui l’animent », précise l’auteur. Des valeurs, qui sont, tout simplement, l’éducation, le travail, l’ordre et le respect. À cela s’ajoute la volonté de mettre fin aux abus de trois catégories de personnes. Les profiteurs d’en haut, qui se gavent d’avantages et de privilèges indus, les profiteurs d’en bas, qui ne sont rien d’autre que les professionnels de l’assistanat, et enfin les étrangers qui refusent de s’intégrer ; ce qui ne reflète pas une xénophobie française, mais une perte progressive des repères de la nation.

    Ce petit livre de sociologie appliquée [...] montre à quel point les Français ont davantage besoin d’une droite des valeurs que d’une droite technocratique, qui applique finalement les mêmes mesures que la gauche. La preuve en a été faite à l’occasion des grandes manifestations contre le “mariage pour tous”. [...]

    « Les nations ont besoin de héros et de saints comme la pâte a besoin de levain », disait si joliment le philosophe Gustave Thibon, que la chaîne Histoire a fait superbement revivre dans un film diffusé ce mercredi. Pour cela, les peuples ont davantage besoin de valeurs que de mesures de circonstance. En suivant cette voie, l’opposition éviterait enfin le reproche de cet ami de Simone Weil : « À droite, on dort. À gauche, on rêve. »"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/12/les-fran%C3%A7ais-ont-davantage-besoin-dune-droite-des-valeurs-que-dune-droite-technocratique.html

  • Le pays légal, on n’en veut plus !

    L’annonce d’une refonte générale de la fiscalité par le Premier ministre n’aura donc pas eu l’effet naïvement escompté : calmer la colère d’un pays réel en proie au ras-le-bol fiscal. Il est même possible que cette annonce n’ait fait que nourrir un peu plus l’inquiétude des Français.

    Car une telle remise à plat pourrait avoir pour seul effet, en élargissant les différentes assiettes, d’augmenter un peu plus encore les ponctions du gouvernement socialiste dans leur porte-monnaie. Ainsi, la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu pourrait faire 10 millions de perdants.

    Les Français ne sont plus dupes : le prouvent les échecs piteux des tentatives de diversion menées par les différents relais du système. Le 23 novembre dernier, les manifestations, visant à briser la révolte sociale des Bonnets rouges, organisées en Bretagne par sept syndicats, qui tous, ou presque, émargent à la très « jaune » Confédération européenne des syndicats et sont donc pleinement complices de la politique conduite par Bruxelles, n’ont rassemblé que des troupes squelettiques en dépit de la présence de Thierry Lepaon et de Laurent Berger, les deux patrons respectifs de la CGT et de la CFDT. Au contraire, c’est de nouveau par dizaines de milliers que ce sont retrouvés les Bonnets Rouges, ce dimanche 1er décembre à Carhaix dans le Finistère, parallèlement à des manifestations de routiers rejoints par les centres équestres. Pendant ce temps, ce même dimanche, Jean-Luc Mélenchon, qui persévère à jouer les idiots utiles du mondialisme, ne rassemblait qu’une dizaine de milliers de Parisiens rouge-vert. Quant aux manifestations organisées dans le pays le samedi 30 novembre à l’appel de toutes les associations antiracistes rejointes par les partis de gauche et les syndicats, sans oublier l’inusable Inter-LGBT, elles ont fait un flop retentissant : il n’y a eu, pour toute la France, que quelques milliers de benêts à opposer leurs poitrines héroïques au retour de la Bête immonde. Si la gauche n’a pas compris que métamorphoser artificiellement Taubira en icône outragée de la République est insuffisant à détourner les Français des vrais problèmes, alors, c’est que son cas est désespéré — ce dont nous ne nous plaindrons pas. Il n’en reste pas moins qu’en dépit de ses troupes étiques, la police antiraciste continue de faire régner en France la même terreur que la police religieuse en Arabie Séoudite : il suffit simplement d’en appeler à une interprétation très extensive de lois par elles-mêmes déjà liberticides. La LICRA vient ainsi de faire censurer, au mépris à la fois du principe de non rétroactivité et ...du sens même des textes, l’immense Léon Bloy, transformé, à ses mânes défendant, en écrivain antisémite ! Voilà comment ce vice de la pensée qu’est l’idéologie antiraciste conduit à un crime contre l’intelligence dans la sainte alliance du fanatisme et de l’ignorance crasse. Il est néanmoins rassurant de voir la Sorbonne se joindre aux descendants de l’écrivain pour délivrer un bonnet d’âne aux censeurs subventionnés.

    « Rien ne va plus ! » Il ne s’agit pas là de la formule des croupiers même si, à bien des égards, le pays légal semble jouer l’avenir du pays à la roulette. Mais précisément, si rien ne va plus pour nos élites dirigeantes, les jeux ne sont pas faits. Depuis un an la France, ce pays moisi, composé presque uniquement de ringards, de fachos, de néo-cons, de racistes et de beaufs, révèle un dynamisme insoupçonné, une volonté de vivre et de se redresser dont les moins pessimistes n’osaient même pas rêver. Le parti socialiste, englué dans le spectacle cynique de ses reniements, est dépassé par les événements, les écologistes ne se lassent pas de vivre les délices de ces « nouvelles » formes de familles, dont ils font la promotion, en voie permanente de recomposition, et sa lutte permanente d’egos interdit à l’UMP de penser à un projet pour le pays. En revanche, tous se retrouvent dès qu’il s’agit de bâillonner le peuple, comme dans l’affaire de ce référendum d’initiative partagée — ça ne s’invente pas ! —, voulu par Sarkozy et réalisé par Hollande, qui est au référendum d’initiative populaire ce que la politique d’influence est à une diplomatie indépendante : un leurre ...dans lequel les gogos, finalement, sont les politiciens eux-mêmes qui, comme s’ils en avaient besoin, viennent de s’inventer une nouvelle raison d’être méprisés. Non que nous soyons des inconditionnels de la démocratie directe : toutefois, comme les Croates l’ont montré dimanche 1er décembre en refusant à plus de 65% le « mariage » homo, dès qu’on demande au pays réel de se prononcer sur les problèmes de fond, le bon sens peut l’emporter haut la main ! Quant au Front National, d’aucuns nourrissent des espoirs dans un double succès de cette formation aux municipales et aux européennes, annonciateur d’un bouleversement profitable au pays. L’Action française, qui a toujours eu pour objectif de convertir à la solution royale les patriotes républicains, ne peut que souhaiter qu’un parti républicain s’affichant comme défenseur du seul intérêt national soit le plus fort possible, ne serait-ce que pour concourir, dans l’attente de l’héritier, à la préservation de l’héritage dans ce régime de mort qu’est le règne des partis. Encore faut-il que les Français ne placent pas d’espoirs démesurés dans une formation qui, même chez les républicains, n’a pas le monopole du patriotisme et qui doit encore montrer sa capacité à rassembler par-delà des objectifs strictement politiciens. Si le pays légal ne lui pardonne rien et est même capable de le piéger, à quarante ans passés le Front national doit avoir acquis la maturité suffisante pour assumer ses faiblesses. Et les corriger. Sinon, il ne gardera pas longtemps les belles prises récentes que l’état de la France, plus encore que son attractivité propre, lui a amenées. Entre caporalisme, manque de formation intellectuelle et politique des cadres et absence d’esprit d’ouverture — quid de la stratégie de rassemblement national via le Rassemblement Bleu Marine ? —, la montée du Front National risque de s’essouffler.

    Les patriotes, à quelque tradition, républicaine ou royaliste, à laquelle ils appartiennent, ne doivent pas sous-estimer la capacité d’endiguement du pays légal. Certains analystes évoquent complaisamment 1788 pour dessiner la crise que traverse le pays, comparant au passage Hollande à Louis XVI. Or comparaison — insultante — n’est pas raison. La situation de la France est plus critique en 2013 qu’elle ne l’était en 1788, où les bases sociales étaient encore solides et le peuple homogène et maître chez lui. Quant au roi, quelles qu’aient pu être ses insuffisances, il ne prit d’ordre que de sa conscience, jamais d’une oligarchie apatride. Rien ne va plus, disions-nous : mais une élite, une vraie, se réveille ou s’éveille, car elle traverse les générations. Par la qualité de leur formation et leur capacité à mobiliser, les jeunes d’Action française en sont les rameaux les plus prometteurs.

    Français Marcilhac - L’AF 2875

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-Le-pays-legal-on-n-en

  • Le grand malaise démocratique

    Les oligarchies politiques ont peur du peuple.
    La démocratie directe a été l’un des thèmes de la campagne électorale allemande de 2013. Mais le referendum d’initiative populaire – pourtant souhaité par 84% des allemands – a été exclu du programme gouvernemental de grande coalition. Voici le point de vue éclairé d’un blog alsacien.
    Polémia.
    En Allemagne, le programme de la nouvelle coalition gouvernementale (CDU/CSU et SPD) conduite par Angela Merkel vient d’être présenté officiellement. La mise en place de la démocratie directe au niveau fédéral n’en fait pas partie, alors qu’il s’agissait d’un des thèmes de la campagne électorale et que la CSU et le SPD y étaient favorables, comme 84% de la population allemande, d’après le dernier sondage Emnid traitant de cette question. La chancelière fraîchement réélue a simplement dit non. Contre l’avis largement majoritaire du peuple, mais également contre l’avis largement majoritaire de la base de son propre parti.
    Au même moment les institutions françaises valident dans un silence assourdissant la mise en place du référendum d’initiative partagée, qui est une parodie grotesque du référendum d’initiative populaire. Tellement grotesque que tous les observateurs s’accordent à dire qu’aucun référendum d’initiative partagée (l’initiative populaire étant partagée avec le parlement) ne verra jamais le jour dans la forme actuelle de la loi. En mars 2011, un sondage (*) de l’Ifop révélait que 72% des Français étaient favorables (et seulement 12% contre) à la mise en place du référendum d’initiative populaire en France.
    Dans les deux cas, en France comme en Allemagne, les dirigeants élus ont refusé à leurs électeurs le droit à la démocratie directe.
    Pour autant, l’aspiration à la démocratie directe ainsi que sa pratique progresse lentement en Europe et dans le monde. Les Allemands sont de plus en plus massivement favorable à cette modification fondamentale de leurs institutions, et pour la première fois en Allemagne l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral a été un des enjeux des discutions de la coalition gouvernementale. Cela s’explique certainement par le fait que les électeurs allemands pratiquent la démocratie directe au niveau des Länder, et semblent de moins en moins comprendre pourquoi, dans la mesure où ils sont censés être le peuple souverain, les référendums d’initiative populaire ne seraient pas possible au niveau fédéral, là où tout se décide, d’autant plus qu’en 2005, ils ont vu les Français et les Hollandais voter sur l’Union Européenne, sans qu’ils aient eu eux-mêmes droit au chapitre.
    Aux États-Unis, la démocratie directe existe également dans 26 des 50 États, et elle y est de plus en plus pratiquée. Et plus de 60% des Américains sont également favorables à l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral.
    Les démocraties parlementaires sont et ont toujours été des formes de despotisme éclairé. Les citoyens y sont considérés assez libres et responsables pour élire leurs représentants par des modes de scrutins par ailleurs on ne peut plus contestables, mais ne sont pas considérés assez libres et responsables pour décider directement, en tant que peuple véritablement souverain, des questions politiques les plus importantes, à commencer par les questions d’ordre constitutionnel, qui vont déterminer les règles du jeu démocratique et les droits civiques fondamentaux.
    Au cours de l’Histoire, les monarchies absolues se sont transformées en monarchies constitutionnelles, les élections aux scrutins censitaires ont évolué en scrutins au suffrage universel masculin, et accorder le droit de vote aux femmes s’est finalement imposé comme une évidence.
    La progression constante de la pratique du référendum d’initiative populaire aux États-Unis, les récents débats sur l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral en Allemagne, ainsi que le haut niveau d’opinion favorable à la démocratie directe aux États-Unis, en France ou en Allemagne, laissent à penser que l’imposture intellectuelle et politique qui consiste à prétendre que la démocratie peut se concevoir sans démocratie directe, sans que le peuple ait véritablement la main sur ses propres affaires et son propre destin, commence sérieusement à battre de l’aile.
    Il n’y a jamais eu de véritable démocratie sans démocratie directe et il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe, nos voisins suisses le savent depuis longtemps, et de plus en plus de citoyens et de peuples à travers le monde commencent à s’en rendre compte.
    Es gibt keine echte Demokratie ohne direkte Demokratie. (Il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe)
    U.H.
    Mis en ligne le 29/11/2013 par Klapperstein
    http://blog.unsri-heimet.eu/2013/11/7984/
    Voir :
    (*) Les Français et le référendum d’initiative populaire Résultats détaillés – 11 mars 2011
    http://www.polemia.com/le-grand-malaise-democratique/

  • Mafia politicienne : des adjoints au maire de Paris (5500 € mensuels) profitent de HLM

    Alors que 140.000 ménages sont inscrits comme demandeurs de logements sociaux à Paris, cinq adjoints du maire Bertrand Delanoë vivent dans des logements sociaux au cœur de la capitale, selon les informations de Mediapart.

    Le Figaro a déjà révélé le cas de Claudine Bouygues, chargée de l’intégration, qui loue un 56 m2 à 700 euros dans le XVIIIe, et  celui de Liliane Capelle, en charge des seniors et conseillère PS du XIe, qui loue un appartement de 1 800 euros pour 100 m2.

    Mediapart en cite trois autres: Jean Vuillermoz conseiller (PCF) de Paris depuis 2011, qui vit seul près du métro Saint-Fargeau (XXe) dans un appartement de 53m2 pour un loyer de 300 euros ! Didier Guillot (PS), adjoint à la vie étudiante depuis 2008, qui vit dans un appartement de 113m2 près du métro Jules Joffrin (XVIIIe) et dit payer 1900 euros par mois; Pierre Mansat, adjoint (PCF) en charge de «Paris Métropole», qui occupe un 75m2 dans le XIIe et dit payer 1100 euros.

    Le site d’information évoque enfin le cas de Catherine Vieu-Charier, adjointe (PCF) chargée de la mémoire et du monde combattant, qui habite un logement de fonction dans une école maternelle dont elle n’est plus directrice depuis 2002.

    Précisons que les adjoints au maire de Paris touchent, rien qu’à ce titre, 5 512 € mensuels !

    A quand une révolution ?!

    http://www.contre-info.com/mafia-politicienne-des-adjoints-au-maire-de-paris-5500-e-mensuels-profitent-de-hlm

  • Le fléchage des dons du Téléthon : mission impossible?

    Chaque année, la polémique au sujet de l'utilisation des dons du Téléthon repart de plus belle.  Investissements immobiliers hasardeux, notes de frais étonnantes, salaires exhorbitants et achat d'une maison pour la direction ont été pointés en 2004 par la Cour des comptes ; des chercheurs ont accusé l'association de donner de faux espoirs aux patients en misant excessivement sur la thérapie génique, en dépit de ses résultats décevants, quand des évêques rappellent, eux, chaque année, qu'une partie des dons finance la recherche sur l'embryon. Famille chrétienne pose donc la question : pourquoi ne pas flécher les dons ?

    "L’Association française contre les myopathies (AFM) pourrait pourtant mettre fin à cette polémique en prenant exemple sur la Fondation maladies rares. Que ce soit pour les dons ou les legs, cette structure créée en 2012 accepte le ciblage des contributions financières de ses donateurs. « Vous pouvez faire une donation, un legs, donner le bénéfice d’une assurance vie, en l’adressant particulièrement à la cause qui vous touche. Dans ce cas, sur le formulaire de don en ligne, indiquez là simplement dans la case « commentaires ». En cas de legs ou d’assurance vie sans indication particulière sur la cause choisie, votre patrimoine pourra financer un programme d’intervention ou le fonctionnement de la Fondation maladies rares », peut-on lire sur le site Internet de ladite fondation. L’AFM pourrait d’autant plus s’en inspirer qu’elle fait partie des membres fondateurs de la Fondation maladies rares Pourquoi le fléchage serait-il possible chez l’une et pas chez l’autre ?"

    Réponse de l'AFM :

    « Cela risquerait de remettre en cause la stratégie de l’association »

    ... qui compte bien continuer à choisir elle-même la façon dont elle dépense les dons.

  • [Bordeaux] L’AF toujours présente sur le campus universitaire !

    Lundi soir, les militants de l’AF Bordeaux ont effectué une action de salubrité publique sur la fac’ en nettoyant les murs des affiches fraîchement collées par l’UNEF avant les élections universitaires !

    Avant

    Après

    Plus tard dans la nuit, presque 1000 autocollants ont recouvert les abords de Bordeaux 3 et Bordeaux 4 !!!

    D’autres photos sur le blog de l’AFE Bordeaux

  • Antiracisme identitaire versus antiracisme égalitaire

    XXIXe Université du Club de l’Horloge
    Voici le résumé d’un texte fort : l’intervention de Jean Violette sur antiracisme et immigration à l’université du Club de l’Horloge des 23 et 24 novembre 2013, consacrée au « Cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale ». Le texte s’ouvre par l’étude pertinente de l’opposition entre antiracisme identitaire (qui respecte la diversité des peuples) et antiracisme égalitaire (qui veut imposer le magma mondial par la coercition). Nos lecteurs trouveront en PDF l’intégralité de la conférence de Jean Violette, en cliquant en bas de cette présentation.
    Polémia
    Antiracisme/immigration
    Il est impossible de dissocier ces concepts et les réalités qu’ils recouvrent :
    -Pour l’oligarchie le problème n’est pas l’immigration mais le « racisme » des autochtones. Si l’on supprimait le racisme par une répression et une éducation appropriée, alors l’immigration deviendrait une vraie chance pour tous.
    -Le discours antiraciste a donc pour fonction d’inverser les rapports de causalité en nous faisant croire que ce serait le racisme prétendu des autochtones qui provoquerait les difficultés de l’immigration. Mais comme le dit très bien Pierre-André Taguieff dans son Dictionnaire historique et critique du racisme (PUF 2013), « le racisme n’explique rien ; il est plutôt à expliquer ».
    -En fait c’est l’immigration, c’est-à-dire « le grand remplacement » des peuples européens programmé par l’oligarchie, qui provoque les phénomènes que l’on veut diaboliser sous l’accusation de « racisme ».
    Une idéologie de combat
    L’accusation de « racisme »  ne relève pas de la morale mais d’une idéologie de combat, une idéologie de combat qui sert à empêcher tout débat et toute remise en cause de l’immigration et à diaboliser le droit des Européens à rester eux-mêmes. Il faut donc savoir de quoi l’antiracisme est le nom aujourd’hui : de l’immigrationnisme et du « grand remplacement ».
    La mise en cause de l’idéologie antiraciste officielle ne signifie pas, bien entendu, que l’on se prononce en faveur du racisme car il y a deux sortes d’antiracisme :
    -un antiracisme différentialiste ou identitaire : mais il est censuré par le Système ;
    -un antiracisme égalitaire : c’est malheureusement ce dernier qui est imposé aujourd’hui en France par le Système, car il est une composante essentielle du projet cosmopolite.
    Antiracisme identitaire et antiracisme égalitaire : deux formes d’antiracisme incompatibles
    -L’antiracisme identitaire se fonde sur l’existence des différences humaines et la diversité des civilisations. Il considère qu’il convient de respecter et de préserver cette diversité, comme une richesse. Il se prononce pour la préservation de toutes les identités, y compris la nôtre. Cet antiracisme croit que chaque civilisation possède son équilibre et sa dynamique propre. Il se prononce pour un monde multipolaire et se méfie de toute tentative d’instaurer un gouvernement mondial.
    -L’antiracisme égalitaire, au contraire, ne reconnaît pas la diversité humaine et nie, bien sûr, l’existence des races. Il considère que tous les peuples et toutes les civilisations sont identiques et donc appelés à un même développement historique. Il affirme que l’avenir de l’humanité réside dans le métissage, les migrations et la disparition des nations.
    L’antiracisme identitaire se fonde sur la nature humaine. L’antiracisme égalitaire la récuse et continue de se fonder sur l’anthropologie fantaisiste du XVIIIe siècle.
    On rappellera à cet égard la déclaration significative de Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, qui affirmait à propos de l’Union européenne que « l’intégration politique implique un changement de perspective anthropologique et l’établissement d’un cadre dans lequel les cousins deviennent des frères et les voisins deviennent cousins » (Forum économique de Bruxelles le 19 juin 2013). « Changement de perspective anthropologique » : ce qui revient à revendiquer une posture antinaturelle. Changeons la vie !  Une posture prétentieuse propre à tous les cosmopolites et à tous les égalitaristes.
    Ces deux formes d’antiracisme sont irréductibles. L’antiracisme différentialiste respecte les identités. L’antiracisme égalitaire est une idéologie de combat contre les identités.
    -L’antiracisme différentialiste est en phase avec le XXIe siècle : il tire les conséquences d’un monde divers où les Européens, de plus en plus minoritaires, ne peuvent plus prétendre incarner le « one best way » de l’humanité et encore moins l’imposer.
    -L’antiracisme égalitaire est un résidu des lubies du XIXe siècle et un ethnocentrisme camouflé. L’antiracisme égalitaire n’est qu’une nouvelle version de la prétention occidentale – précisément anglo-saxonne –  à incarner le stade suprême du développement humain.
    Il s’inspire d’ailleurs en tout des pratiques américaines (discrimination positive, politique de quotas, mixité scolaire imposée [busing], politiquement correct, enseignement antiraciste obligatoire, judiciarisation des rapports sociaux, harcèlement de la part des représentants attitrés des « minorités », mise en place d’une logique de prohibition pudibonde, théorie du genre, etc.). Les antiracistes égalitaires se fondent aussi sur une vision idéalisée de l’Amérique, celle du melting-pot, qui, comme le montre pourtant Samuel Huntington dans son livre Qui sommes-nous ? (Simon & Schuster, 2005) en réalité ne fonctionne plus : l’Amérique est devenue une juxtaposition de communautés où l’élément wasp fondateur de l’identité américaine décline.
    L’opposition entre antiracisme égalitaire et antiracisme identitaire est donc centrale et frontale. Elle reflète la grande querelle de notre temps : l’opposition – de moins en moins pacifique – entre ceux qui entendent soumettre le monde à leur idéologie et à leurs intérêts via la superpuissance américaine – dont le cosmopolitisme est le nom – et tous ceux qui refusent ce diktat. Cette opposition est métapolitique, culturelle, sociétale, politique, économique, et militaire.
    -L’antiracisme identitaire reste une valeur ayant un contenu universel : le respect de l’identité, de la culture et de la souveraineté de chaque peuple.
    -L’antiracisme égalitaire n’est pas une valeur mais une idéologie, c’est-à-dire un discours à finalité politique. C’est l’idéologie de ceux qui veulent soumettre le monde à leur diktat et à leurs intérêts.
    Cet antiracisme égalitaire s’articule principalement autour de différents mots d’ordre qui sont aussi des tabous de l’idéologie dominante :
    -l’inexistence des races et des différences humaines ;
    -la lutte contre les discriminations ;
    -la lutte contre l’exclusion ;
    -la suprématie des droits de l’homme sur la citoyenneté et la nationalité ;
    -la défense des droits des immigrés ;
    -l’assimilation  au racisme du nationalisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie ;
    -la dénonciation des « phobies »  (ex. : islamophobie) ;
    -la promotion du métissage (mélange) comme impératif sociétal catégorique ;
    -la promotion de la société multiculturelle ;
    -le racisme anti-blanc n’existe pas : seuls les Européens et les Français en particulier sont racistes.
    Ce nouveau décalogue sert de moyen d’intimidation contre ceux que l’on veut diaboliser et de justification pour déconstruire l’identité.
    L’auteur de ces lignes apporte ensuite la démonstration que :
    -L’antiracisme égalitaire est un antihumanisme et l’arme idéologique du néo-capitalisme mondialisé ; qu’il véhicule un individualisme radical qui se nomme idéologie des droits de l’homme ;
    -La déconstruction de l’identité par l’idéologie antiraciste égalitaire repose sur deux mécanismes principaux : l’affirmation des droits absolus de l’individu ; le concept de discrimination ;
    -La cible de l’antiracisme égalitaire n’est pas le racisme mais l’identité des hommes en général et des Européens en particulier ;
    -La mise en scène du prétendu racisme vise à délégitimer le droit des Européens à vouloir rester eux-mêmes ;
    -L’antiracisme égalitaire n’est ni une valeur ni une morale, ce n’est pas sa fonction. La fonction de l’antiracisme égalitaire est de bâtir un ordre moral répressif ;
    -Les antiracistes égalitaires sont des idiots utiles ou des cyniques calculateurs, au service d’intérêts sordides ;
    -Malgré la répression, l’antiracisme égalitaire implose sous le poids des réalités et la révolte des autochtones.
    Jean Violette, 23/11/2013
    L’intégralité de la communication de Jean Violette en PDF : cliquer ICI
    http://www.polemia.com/antiracisme-identitaire-versus-antiracisme-egalitaire/