Il y a les chiffres officiels (les fameuses catégories A) et puis ceux que l’on ne comptabilise pas… les chômeurs invisibles !
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Il y a les chiffres officiels (les fameuses catégories A) et puis ceux que l’on ne comptabilise pas… les chômeurs invisibles !
Si l’on en croit Philippe Nemo, la France de 2011 souffre d'un nombre attristant de problèmes, qu'elle ne pourra résoudre qu'en se délivrant de l'idéologie qui a provoqué la plupart d'entre eux en aveuglant les Français : le socialisme. Dans La France aveuglée par le socialisme, paru en novembre 2011, Philippe Nemo a rassemblé quelques-uns des articles qu'il a consacrés ces dernières années à cette question. Ils portent sur les problèmes institutionnels qui brident la démocratie dans notre pays, sur la censure pratique et légale, sur l'immigration, sur l'Etat providence, sur la fiscalité, ou encore sur la crise profonde que connaît notre éducation scolaire et universitaire.
Cet essai date de novembre 2011 ; la nouvelle politique française, celle du « changement », menée sous la houlette de François Hollande ne dément nullement cette analyse pertinente. Mais comme Philippe Nemo, ne perdons pas espoir : François Hollande est rentré dimanche soir à Paris après une quinzaine de jours de vacances au Fort de Brégançon, lâchant devant les journalistes: « la rentrée, c'est maintenant ».
Polémia
La France aveuglée par le socialisme est un excellent livre dont le but est d’analyser comment, grâce à ses réseaux et son mode d’application, une idéologie et ses concepts peuvent pourrir une société.
Alors que les siècles derniers (XVIIe, XVIIIe, XIXe) ont été particulièrement brillants, nous voyons bien comment l’ensemble de la religion du socialisme et ce qui l’entoure nous a fait régresser, à la fois dans les sciences, l’art, la religion ou encore l’économie.
Cette déconstruction s’effectue bien évidemment de manière sournoise et non avouée pour imposer ses buts : l’avènement de l’égalitarisme total, au sein duquel l’homme nouveau n’est en rien différent de son prochain, n’a plus ni racine, ni liberté de penser, ni talent ou personnalité, mais est juste un pion du l’Etat.
Cette régression est tout d’abord morale, s’en prenant à la tradition de liberté qui prévaut en Europe depuis des siècles, mais aussi à la religion. Le but du socialisme est de créer une nouvelle religion, à laquelle tout le monde adhèrera une fois que l’on aura réduit à néant la religion chrétienne majoritaire. Cette nouvelle religion a son Eglise (l’Etat), ses prêtres (professeurs), son message universel (droits de l’homme, égalité de tous les hommes sur terre) et ses lieux de culte (écoles, facultés, mairies). Pour que cette nouvelle religion advienne, il faut d’abord réduire la liberté de parole et de pensée : lois Pleven ou Gayssot pour ceux qui auraient le malheur de mal penser, dons colossaux d’argent à des associations pour qu’elles censurent (SOS racisme, HALDE), et enfin obtenir de la Justice qu’elle milite pour l’idéologie.
Il est bien évident que s’en prendre à la liberté d‘expression implique de s’en prendre au rayonnement intellectuel et scientifique d’une nation. Certaines choses sont peut-être bonnes à dire, mais d’autres un peu moins. Quoi de mieux alors que de contrôler le CNRS par l’Etat, d’imposer une pensée unique, de censurer tous les chercheurs ou d’interdire certains débats (comme l’immigration) ?
Dans cette esprit de décadence intellectuelle, illustrée par la piètre place qu’occupe la France dans les classements universitaires internationaux, l’école doit aller de pair avec l’université, et en effet des postulants à l’agrégation d’histoire placent Napoléon avant Louis XIII, et des étudiants en lettres ne savent nommer aucun philosophe entre Aristote et Kant ; parallèlement on ne compte plus les livres mettant au grand jour l’œuvre de destruction de l’école (Jean Paul Brighelli, Natacha Polony, etc.). Celle-ci n’est plus qu’une garderie où il ne fait plus si bon être premier et apprendre ses leçons. On n’y forme plus les esprits, on n’y donne plus le goût de la langue, de l’histoire et des sciences.
Lois liberticides, déstructuration des esprits, système universitaire en faillite, que manque-t-il à l’Etat pour assurer sa toute-puissance sur des citoyens désarmés ? L’impôt. Celui-ci est prélevé à des taux exorbitants et la moindre des choses est qu’on peut contester sa légitimité : l’Etat français est mauvais gestionnaire, des sommes colossales sont à destination d’associations idéologiques et l’Etat est extrêmement dépensier, sur le dos des contribuables, et au détriment de notre économie ; toute initiative privée est considérée comme une spoliation du public, et il faut donc rétablir l’égalité en taxant un maximum.
Il est intéressant enfin, de considérer comment ce système tient et qui sont ceux qui le tiennent. Cette oligarchie qu’est la France tient grâce à 3 groupes, et la représentation démocratique ne représentant pas l’expression du pays, cet ordre est loin d’être remis en question :
La liberté de ton de l’auteur de ce livre est rare (vérités dérangeantes sur la franc-maçonnerie ou les syndicats), il dénonce de manière très pédagogique, expliquant les tenants et les aboutissants du mal national, qu’il est alors possible d’analyser : cette idéologie ravageuse qui s’incruste partout et pour tout détruire de l’intérieur. Nous devons sortir de cet état d’esprit, et, chose intéressant, l’auteur nous offre des pistes pour nous en sortir. Rien n’est perdu.
Louis Tode 18/08/2012
Philippe Némo, La France aveuglée par le socialisme, Bourin éditeur, collection : Politique, novembre 2011, 402 pages.
Correspondance Polémia – 20/08/2012
Polémia a relevé sur la toile un article particulièrement intéressant sur l’évolution des genres dans la répartition garçons et filles des enfants en situation de scolarité et d’études supérieures.
En cette période de promotion effrénée du mariage entre homosexuels et de l’adoption concédée aux couples ainsi formés, faut-il y voir une relation ou une causalité sociologique ?
Polémia
Les statistiques tombent et enfoncent le clou. Quelques chiffres au hasard : les 2/3 des jeunes sortant du système éducatif sans aucune qualification sont des garçons. En médecine 62% des titres de doctorat ont été accordés à des filles (2008), à l’Ecole nationale de la magistrature 82% sont des filles. L’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort compte, en 2012, 80% d’étudiantes, dans l’ensemble de l’enseignement supérieur 56% de filles. 86% des femmes contre 80% des hommes âgés de 20-24 ans sont titulaires d'un diplôme de second cycle de l'enseignement secondaire. Il n’y a plus que dans les écoles d’ingénieurs, de technologie ou d’informatique que les garçons soient largement majoritaires… pour combien de temps ?
Les rapports internationaux Pisa et Eurydice soulignent le retard des garçons par rapport aux filles. Eurydice parle même de crise de la masculinité. (1)
Fédération nationale de la Médaille de la Famille française
Des chiffres qui devraient nous alarmer
Dans le parcours scolaire, dès le début les garçons sont en retard en lecture et écriture et forment l’essentiel des effectifs des structures pour enfants en difficulté ou au comportement violent. Plus souvent que les filles, ils font l’objet d’une « orientation » en cycle professionnel. Meilleures en français, les filles sont pratiquement à égalité avec les garçons en mathématiques. Bref. Quoiqu’on en dise, l’échec scolaire, c’est majoritairement un problème de garçons.
Nous nous réjouissons bien sûr du succès des demoiselles dans leurs études mais comment expliquer cette « supériorité » sur les garçons ?
Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil et auteur de Sauvons les garçons (2) n’hésite pas à parler de fracture sexuée qu’il juge plus importante que la fracture sociale : au baccalauréat, les filles issues de milieux défavorisés obtiennent des résultats équivalents à ceux des garçons de milieux favorisés, dit-il. Lorsqu’on sait qu’il y a 4 fois plus de suicides de garçons que de filles nous comprendrons qu’il est temps de se poser les bonnes questions. La tendance pourrait bien s’inverser et après les plans quinquennaux pour la promotion de la femme et l’égalité des genres il se pourrait bien que le féminisme devienne complètement has been et que sonne l’heure de la promotion des garçons.
Une société féminisée
Quelle place reste-t-il aujourd’hui pour les garçons, et même plus généralement pour les hommes ? Quand tout est jugé, pensé, pesé à l’aulne du compassionnel et du sentiment, quand le principe de précaution est devenu la norme et qu’on a le risque zéro pour toute ambition, quand les femmes se veulent identiques aux hommes et que les mères font un procès pour leurs fils tombés au champ d’honneur, bref, dans une société féminisée et castratrice, on peut comprendre que des hommes se sentent un peu de trop et se réfugient les uns dans l’homosexualité, les autres dans l’affirmation de soi par la violence gratuite ou encore dans la fascination d’un Islam viril et dominateur. La Commission européenne admet : «Les chercheurs critiquent la forte féminisation de la profession d’enseignant car cette tendance favorise les filles et risque finalement d’être responsable des sous performances scolaires des garçons », mais en prenant néanmoins aussitôt ses distances : « S’agissant des avantages potentiels liés au fait de compter plus d’enseignants de sexe masculin dans les écoles, il n’y a aucune preuve claire de l’influence bénéfique d’une répartition plus équilibrée des sexes en termes numériques parmi les enseignants sur les performances des élèves. Seuls les enseignants (femmes et hommes) qui remettent en question leur propre rôle de genre et celui de leurs élèves peuvent générer un changement. » (3)
Absence de Pères
Dans cette société féminisée, quelles sont les figures du Père auquel ces adolescents vont pouvoir s’identifier ou être confrontés pour « grandir » ? 90% du corps enseignant est féminin, assistantes sociales et magistrats représentant la Loi, ce qui est traditionnellement le rôle du père, sont pour la plupart des femmes ; dans leur famille, bien souvent le père est absent, ou remplacé par un beau-père ; quand le père existe, ce n’est pas lui qui s’intéresse le soir au travail scolaire et il est plutôt assimilé aux loisirs du week-end. Paul-François Paoli dans une analyse très sévère sur la féminisation de notre monde occidental montre comment les féministes ont mené une intense campagne de culpabilisation des hommes : « Elles ont voulu la peau du père : elles l’ont eue. Elles récoltent aujourd’hui la misère de leurs fils dépressifs, paumés et neurasthéniques » (trois ou quatre fois plus de suicides de garçons que de filles, rappelons-le). On demande aujourd’hui aux hommes « d’exprimer leurs émotions, d’avoir moins de poils, d’être plus compatissants, de savoir pleurer. » (4). Mais qui incarnera la Loi, la force, la virilité quand toutes ces notions sont devenues suspectes ? Paoli s’inquiète plus encore pour les fils de l’immigration qui appartiennent à une culture qui exalte la virilité et où l’autorité du Père est incontestée. Il voit là une explication à la séduction de l’Islam et à la violence d’une jeunesse qui ne sait plus à quelle autorité se confronter.
L’école faite pour les filles
La mixité, qui n’est pas forcément une mauvaise chose en soi, a été introduite précipitamment et pour de mauvaises raisons. Il s’agissait alors de problèmes de gestion et de démographie scolaire. L’impact pédagogique d’une éducation indifférenciée n’a pas du tout été seulement envisagé. Or, il semble qu’elle se soit faite à l’avantage des filles par rapport aux garçons. Combien de fois entendons-nous dire : « La présence des filles adoucit les garçons et les oblige à se tenir » » ? Mais on n’entend jamais : « La présence des garçons « endurcit » les filles, ou les rend moins chipies » ! Là encore, à qui demande-t-on de changer et s’adapter ? Aux seuls garçons. En fait, on attend d’eux qu’ils soient moins… garçons. Le rapport Eurydice (5), reconnait que « Le point faible des mesures actuelles résiderait dans le fait qu’elles se concentrent essentiellement sur les filles. Ainsi, alors que l’intérêt des filles pour la technologie suscite beaucoup d’attention, on s’intéresse moins aux garçons et à leur éventuel accès aux professions liées aux soins. Cependant, les rôles de genre ne peuvent être remis en question de façon efficace que si le changement se fait dans les deux sens ».Or « Les initiatives d’orientation sensibles à la dimension de genre ont tendance à cibler plus souvent les filles que les garçons. »
Les exigences scolaires elles-mêmes, lorsqu’elles sont trop indifférenciées pour convenir aux deux avantagent plus les filles que les garçons. A différence de maturité inégale on demandera la même chose aux deux. Les garçons mis publiquement en état d’infériorité compenseront dans le domaine que la nature leur laisse, la force physique, mais utilisée à mauvais escient parce que mue par le ressentiment, terreau très favorable à la marginalisation et à la délinquance. Dans le meilleur des cas, l’école devient pour eux « un truc de fille » ; ils s’en désintéressent et leur désarroi identitaire ne fait que s’aggraver. (6)
La recherche anxieuse et constante du risque zéro (risque physique bien sûr, car le risque psychologique et moral ne compte jamais) conduit les garçons qui ont –à la différence des filles– besoin d’éprouver leurs forces physiques jusqu’à leurs limites dans le défi, la compétition, l’aventure et le risque calculé, à des frustrations dangereuses.
Le refus de la différence sexuée se fait au détriment des garçons
A vouloir l’égalité des sexes entendue au sens faussé de « l’un peut-être à la place de l’autre et vice-versa (ou bien : interchangeabilité), peu à peu les hommes s’effacent discrètement, disparaissent et laissent complètement la place aux femmes. C’est un fait dans les petites choses comme dans les grandes. Mgr Anatrella donne l’exemple de la mode : naguère, les hommes portaient des jabots de dentelle, les femmes ornaient leurs toilettes de rubans et autres colifichets. Puis les femmes se sont mises à copier les hommes et à porter de la dentelle. Assez vite, les hommes ont renoncé à la dentelle et ça a été la naissance de la cravate. Lorsque dans les églises, les petites filles furent admises comme enfant de chœur à la messe, petit à petit, les servants de messe habituels s’en furent et dans maints endroits il n’y eut plus que des filles avant qu’il n’y en eut plus du tout. Il n’y a maintenant à nouveau d’enfants de chœur que là où il n’y a que des garçons. C’est la même chose dans les métiers. Les garçons se détournent de la fonction publique car pour eux, c’est un métier de femmes. Et dans la liste des métiers féminisés que nous avons citée plus haut, dès que le nombre de femmes a surpassé celui des hommes, grâce à la politique d’égalité des sexes, de quotas et autres, le mouvement n’a pas pu s’arrêter et les hommes s’en détournent quasiment.
Rendre l’école aux garçons
Que faire alors ? Faut-il se résigner et se contenter de calmer le ressentiment, la déprime ou l’agressivité (refoulée ou non) de nos fils à coup de Ritaline dont l’usage en France commence à se banaliser ? Continuer à constituer des « cours de soutien » et structures ad hoc presque uniquement peuplés de garçons ce qui renforce encore leur sentiment d’infériorité ? Ou alors, dire avec J.L. Auduc que si les garçons ne sont pas adaptés à l’école, il faut adapter l’école aux garçons ? C’est-à-dire accepter de remettre en cause un certain nombre d’idées reçues sur le rapport entre la mixité ou la différence des sexes et l’égalité ? Même à l’Education nationale des voix s’élèvent comme en témoigne l’académie de Créteil qui a publié en 2009 les conférences d’un colloque sur la mixité à l’école. Jean-David Ponci, docteur en philosophie de la biologie, expert en éducation auprès des organisations internationales et délégué de la European Association Single Sex Education, commente ainsi ces travaux : «L’influence de l’école sur la fondation d’une société égalitaire ne dépend pas de la séparation physique des garçons et des filles, mais du contenu de l’enseignement. Associer la mixité à l’égalité et la non-mixité à l’inégalité est une simplification désastreuse ». Néanmoins, si la non-mixité ne résoudra pas tous les problèmes, surtout si elle n’est pas plus pensée que la mixité, nous pouvons dire avec Michel Fize, sociologue spécialiste des questions de l’adolescence, qu’en termes d’égalité des sexes, « la mixité scolaire a échoué […] Au nom de la neutralité laïque, le système éducatif ne laisse aucune place aux différences. » (7)
Accepter les différences sexuées
Le premier remède serait de reconnaître une bonne fois pour toutes qu’un garçon et une fille, un homme et une femme, c’est peut-être égal mais ça n’est pas semblable. Et foin de la théorie du gender ! Si, une fois adultes, les hommes veulent jouer aux femmes et les femmes se croire des hommes, c’est leur affaire, mais laissons au moins leur chance à nos enfants et adolescents. Elevons-les, aidons-les à grandir et à se construire conformément à ce qu’ils sont et qui est exprimé par le code génétique de chacune des milliards de cellules qui les composent. Etudes de genre (gender studies), oui. Mais réalistes et non idéologiques. Si c’est pour étudier la nature de l’homme et de la femme, leurs talents et leurs besoins, dans l’histoire comme dans les sociétés contemporaines, afin que chacun trouve sa place dans une société la plus harmonieuse et la plus juste possible. Oui. Mais si c’est pour les opposer les uns aux autres dans une course aux places et aux pouvoirs, par des quotas artificiels, ou pour nier leur différence et leur nature et brasser une humanité de plus en plus anonyme et stérile. Non. Ne nous laissons pas séduire, sous prétexte d’égalité des genres par un combat stérile contre la masculinité.
Revaloriser l’image du père et de l’autorité
Le rôle du père n’est plus à démontrer. Tous les Aldo Naouri, Michel Fize, Tony Anatrella, P-F Paoli et autres sociologues, pédiatres, psychiatres, philosophes, psychanalystes ont démontré comment le père, en étant présent à côté de la mère, détache l’enfant des jupes de celle-ci et lui fait prendre conscience, à la fois de ses limites et de son individualité. Le père incarne ensuite la Loi, ce qui est extérieur et ce qui s’impose, par rapport à l’affectivité subjective de la mère. Arrivant comme un tiers dans la relation fusionnelle initiale entre la mère et l’enfant, il ouvre celui-ci à l’altérité. Cette étape permet la relation au monde et aux autres. Pour le jeune garçon, Il rend possible le processus d’identification dont il a besoin pour grandir. Selon la formule de Tony Anatrella, Il confirme son fils dans sa masculinité et révèle à sa fille sa féminité.
Les adolescents ont besoin de modèles masculins pour devenir des hommes, or, ceux-ci n’existent plus guère que dans le monde du sport ; et encore, s’il faut en croire Eric Zemmour, ces sportifs eux-mêmes magnifient « les nouveaux hommes féminisés » : boucle d’oreille, vêtements raffinés, produits de beauté… Il faut lire les pages 16, 17 et 18 de son essai Le Premier sexe (8) sur les gloires du football et leurs petites amies mannequin. Zemmour encore, fait le portrait-robot du « papa » moderne : « Les hommes modernes sont des papas poules qui langent, maternent, donnent le biberon,. Ils veulent eux aussi être porteurs de l’Amour et non plus seulement de la Loi. Etre des mères et non plus des pères. Des femmes, et plus des hommes ». Il est urgent de redonner à l’homme dans la société toute sa place n’en déplaise aux féministes qui ne voient en lui qu’un macho et un concurrent. Pour cela, on revient au point précédent, souligner les différences ontologiques entre l’homme et la femme, non pas pour les opposer mais pour les accorder ; encourager les hommes à reprendre leur place dans les métiers d’autorité sur les enfants : l’enseignement, la justice (au moins celle des mineurs), métiers sociaux et éducatifs divers ; valoriser l’autorité paternelle quand c’est possible, etc.
Permettre aux garçons d’être des garçons
Dans ce monde asexué, que reste-t-il aux garçons taraudés par le besoin d’affirmation de leur virilité ? Les expériences sexuelles et la violence ou la délinquance. Les garçons, par nature, aiment le risque et l’expérimentation de leurs limites. D’où la nécessité pour eux d’activités physiques intenses, d’aventures où tout n’est pas systématiquement et dans le moindre détail prévu, bordé et organisé. Ils ont besoin de stress et de compétition. L’excès de règlementation et la judiciarisation du moindre bobo déresponsabilise les jeunes et démotive leurs cadres qui ne savent plus comment les occuper autrement qu’à regarder un match de foot…à la télé. J.L. Auduc cite une étude démontrant que plus la gestion de la cour de récréation est stricte (interdiction de jeux de balles, interdiction de sauter et de courir) plus les risques de comportements extrêmes tels que les arrêts volontaires de la respiration et les jeux du foulard, sont grands chez les garçons. Mieux vaut une bonne « Baston » comme savent en faire les scouts, une équipe contre l’autre, à fond, avec sa violence contenue, ses règles et la conscience claire qu’il s’agit d’un jeu, plutôt que faire seuls ou en bande –vraiment ennemies, celles-là – l’apprentissage de la violence.
Par ailleurs, il faut que l’affirmation de cette virilité dans une violence autorisée mais contrôlée soit assortie d’une condition qui la tempérera : développer en même temps le sens de l’honneur, la droiture, la soumission à la loi et à l’autorité et l’attention portée au plus faible. Mais les garçons ne sont pas seulement des être pleins d’énergie à dépenser, ils sont aussi de grands timides : par exemple, à l’école ils sont toujours inquiets du regard des filles. Ils n’oseront que rarement aller dans les groupes de théâtre ou d’art s’ils ne sont pas entre eux.
Proposer une pédagogie différenciée
On le voit, on n’élève pas un garçon tout à fait comme une fille. Et ce n’est pas là « reproduire les stéréotypes sexués » comme on dit, mais simplement faire preuve de réalisme.
Pour retenir l’attention des garçons et les faire progresser, il faut tenir compte de leurs goûts, de leurs aptitudes et de leur maturité. Il en est de même pour les filles bien sûr mais l’école mixte est devenue en fait une école pour les filles.
On ne peut pas demander la même chose au même moment aux deux. Il peut y avoir un décalage dans le temps, une manière d’aborder les sujets, des exigences différentes. L’Institut Libre de Formation des Maîtres a organisé en 2011 une formation sur l’éducation différenciée garçons/filles. Les différents intervenants montrèrent tour à tour, en s’appuyant sur des données scientifiques comme sur l’expérience qu’on ne stimule pas les filles et les garçons de la même manière. Par exemple, on retient plus facilement l’attention des garçons en privilégiant le mouvement, l’action (en histoire, les batailles, les évènements ; en littérature l’aventure ; en sciences, l’électronique, la mécanique) tandis que les filles seront plus sensibles à la vie quotidienne, à l’évolution des sociétés, à la description des sentiments, aux couleurs (cartes de géographie)… Ils sont stimulés par le stress des examens ; elles, plutôt inhibées par le stress mais plus régulières dans leur travail, réussiraient mieux en contrôle continu. Et beaucoup d’autres choses encore qui sont nécessaires à tous mais présentées et abordées sous un angle différent selon le sexe pour permettre à chacun de progresser au mieux de ses talents.
La mixité « un impensé » et la non-mixité « un interdit d’y penser » (9)
« La mixité n’est pas un absolu » (10) et un minimum de pragmatisme devrait pousser à diversifier l’offre. Sans aller jusqu’à remettre en cause systématiquement la mixité des classes qui peut être fructueuse, si elle est bien réfléchie, il apparaît réaliste d’envisager au moins des temps séparés dans certaines matières, des cours de soutien qui perdraient leur nom à connotation négative pour devenir lorsque c’est possible des temps de garçons ou des temps de filles, des activités extra ou parascolaires entre pairs, des listes de livres conseillés qui fassent la distinction entre les livres qui s’adressent plus à des filles qu’à des garçons (les garçons lisent beaucoup moins que les filles. 11 points d’écart PISA 2009. Pourquoi ?). Mixité ou non-mixité, il faudrait avant tout que les professeurs soient formés à cette pédagogie différenciée totalement négligée jusqu’à maintenant. Nous pourrions prendre exemple sur nombre d’autres pays qui nous ont précédés sur ce point avec des résultats encourageants. Nous cesserions peut-être alors de descendre, marche après marche, les palmarès internationaux. Mais bien au-delà des palmarès et compétitions, il y va surtout de l’avenir et de l’équilibre psychique de nos fils et de notre société tout entière.
Claire de Gatellier
Fédération nationale de la Médaille de la Famille française
13/05/2012
Notes :
(1) Statistiques du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : Filles et garçons sur le chemin de l’égalité de l’école à l’enseignement supérieur 2012
(2) Jean-Louis Auduc, Sauvons les garçons ! éd Descartes et Cie 2009
(3) Rapport Eurydice, Différences entre les genres en matière de réussite scolaire. Etude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe, publié en 2010. Conclusion p.117. Eurydice est l’organe d’observation et de conseil de la Commission européenne en matière d’éducation.
(4) Paul-François Paoli, La tyrannie de la faiblesse. La féminisation du monde ou l’éclipse du guerrier, Ed. François Bourin 2012
(5) Rapport Eurydice p.115
(6) La science médicale nous apprend que la fille est pubère aux environs de douze ans, et le garçon, sauf exception, vers seize ans. Il existe donc un décalage énorme, physiologique mais surtout intellectuel et psychologique, entre filles et garçons durant toute l’adolescence. La mixité des classes, autrement dit la coéducation, pendant l’adolescence, est donc chose lourde de conséquences. Que penseront les filles pubères de ces garçons-enfants, auxquels elles se mesurent quotidiennement sur les mêmes bancs d’école, et qu’elles dépassent souvent aisément grâce à leur maturité plus avancée ? A-t-on suffisamment réfléchi aux risques qu'induit le fait de mélanger des garçons avec les filles aux caractères sexuels parfaitement définis entre quatorze et dix-sept ans ?
(7) Michel Fize, Les pièges de la mixité scolaire, Presses de la Renaissance, 2008
(8) Collection J’ai Lu, 2006
(9) Ce titre est repris de la Newsletter de l’EASSE de Jean-David Ponci
(10) D’après Dominique Schnapper, membre du Conseil Constitutionnel, Points de vue sur la mixité.
Note de la rédaction :
Polémia invite ses lecteurs à lire ou à relire les articles consacrés à la Théorie du genre et qui répondent sur son moteur de recherche aux deux rubriques : Théorie du genre et Gender
Correspondance Polémia – 23/08/2012
Nous avons supporté le scandale du Crédit Lyonnais et bien d'autres. Voici maintenant Dexia dont les difficultés étaient connues depuis longtemps mais dont le sauvetage, organisé en urgence, nécessite des milliards d'argent public.
Le gouffre est ancien, il est le fruit des énarchos-socialos au pouvoir depuis des décennies. Pour assurer le sauvetage les contribuables vont être invités à verser des sommes immenses, difficiles à évaluer.
Il y a, d'abord, la part de la France dans une augmentation de capital réservée aux trois états, France, Belgique et Luxembourg, le feu vert ayant été obtenu le 21 décembre : il s'agit en quelque sorte d'une nationalisation à trois. Mais ce n'est qu'une broutille. En parallèle, les états donnent à Dexia une garantie de 85 milliards d'euros, la France en fournit la moitié environ. Pour des raisons que les lecteurs de ces flashs connaissent bien, de telles garanties se transforment toujours en pertes, car la garantie n'est qu'un habillage provisoire pour masquer le gouffre.
Il y a encore DMA ou Dexia Municipal Agency, l'entité qui porte les crédits aux collectivités territoriales françaises dont 10 milliards de prêts toxiques. La France l'acquiert pour un euro symbolique. Parallèlement et sans rigoler du tout Dexia promet un retour à l'équilibre en 2018. Dans son actif, se trouve un portefeuille de 245 milliards d'euros de participations très liées au secteur public en Europe notamment en Espagne et en Italie ; cette description résumée ne présage rien de bon. Combien faudra-t-il provisionner ?
L'HISTOIRE DE DEXIA
En 1987, il s'agissait d'une obscure petite division de la Caisse des Dépôts et Consignations, finançant les collectivités locales. Elle s'en émancipa pour devenir le crédit local de France, coté en Bourse et privatisé. En 1996, eut lieu un mariage avec le voisin belge du même métier, l'union recevant un nouveau nom : DEXIA. L'objectif était de devenir un leader mondial dans le financement des collectivités locales. L'inconvénient de ce métier est la faiblesse des marges. Au lieu de chercher à améliorer le cœur du métier, les dirigeants partirent à l'aventure.
Ce fut, tout d'abord, la « transformation » ce qui est un péché capital dans le domaine financier. Ils empruntèrent à court terme pour pas très cher et prêtèrent à long terme pour plus cher ; une mécanique infernale était lancée. Comme cela rapportait beaucoup d'argent, les mêmes dirigeants se lancèrent dans une boulimie d'acquisition d'entreprises, d'activités, ou même de portefeuilles : Espagne, Italie, Japon, États-Unis étaient leurs terrains de chasse. Tout baignait, mais ce n'était qu'une apparence. En 2008, brusquement, DEXIA eût besoin de 260 milliards d'euros, la banque n'ayant que quatre jours de liquidités devant elle. Les États belges, français et luxembourgeois furent appelés au secours. Chemin faisant, l'action a perdu 94 % de sa valeur. Pendant cette course folle, DEXIA a poussé les collectivités territoriales à s'endetter pour réaliser des projets des élus en les chargeant d'emprunts toxiques : la révolte gronde chez des responsables locaux découvrant la ruine par des contrats insensés et se tournant vers l'Etat pour compenser. Constatons que des palais pour des collectivités ont été bâtis avec des emprunts toxiques !
Nous savons tous que par le poids insupportable de leur organisation et du train de vie de leurs dirigeants, ces collectivités génèrent une partie appréciable de l'ouragan fiscal écrasant l'économie. DEXIA a ajouté au malheur en poussant à des investissements inutiles au gré des caprices des élus.
NE PAS RECOMMENCER
Avant la découverte de la catastrophe, les avertissements n'ont pas manqué ; les responsabilités sont innombrables : luxe et nombre des administrateurs, représentants des collectivités, Caisse des Dépôts et Consignations, ministères. Les barbichettes se sont tenues les unes avec les autres.
DEXIA nous renvoie comme dans un miroir les défauts de l'économie administrée : gâchis des interventions publiques dans le domaine économique, irresponsabilité générale, folie des grandeurs, légèreté dans le choix des investissements, course absurde vers l'étranger lointain et dangereux.
Il ne faut surtout pas recommencer ; or c'est ce que fait le pouvoir provisoirement en place. Il vient de créer la banque publique d'investissement ou BPI qui double plusieurs organismes déjà existants et les élus salivent à l'avance. Un nouveau futur scandale s'annonce.
MICHEL de PONCINS http://libeco.net
par Karim Ouchikh *
Un vent de christianophobie soufflerait-il ces dernières années sur Paris ? Des signes alarmants abondent en ce sens qui attestent pareillement du rejet diffus des signes extérieurs de la religion chrétienne. Cette réalité préoccupante est désormais solidement installée dans la capitale.
A bien à y regarder, l’épicentre de ce phénomène se niche dans les murs mêmes de l’Hôtel de ville, d’où se propagent, à intervalles réguliers, les symptômes d’une hostilité rampante envers une confession qui demeure pourtant infiniment présente dans l’inconscient collectif français.
Le débat ne porte plus guère cette année sur les réticences de la Mairie de Paris à l’installation d’une crèche dans les allées du marché de Noël des Champs-Elysées, qui fut à l’origine d’une polémique mémorable en 2011. Ces dernières semaines la controverse s’est déplacée sur un terrain moins anecdotique mais tout aussi symbolique : forte du soutien sans faille d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, l’équipe de Bertrand Delanoë vient de retoquer le projet de construction de l’église orthodoxe russe qui doit être édifiée devant le Pont de l’Alma, à proximité de la tour Eiffel. Motif de l’ire socialiste : la démesure de l’ouvrage, voulu en 2007 par Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine, qui ne s’inscrirait que peu dans le paysage architectural des berges de la Seine. C’est au nom sans doute de cette singulière conception des élégances esthétiques, - dont n’aura guère souffert l’Institut des cultures d’islam de la rue Stephenson (XVIIIème), réalisé pourtant selon une plastique des plus discutables - que la Ville de Paris refuse depuis trois ans l’érection sur le perron de l’église polonaise Notre-Dame de l’Assomption, place Maurice Barrès (Ier), d’une statue de bronze à l’effigie de Jean-Paul II : là encore, suivant la doxa artistique parisienne, bien peu convaincante, la conception de la sculpture façonnée et offerte par le directeur des Beaux-Arts de Moscou à la Mission catholique polonaise de France, ne serait en rien compatible avec le style architectural de l’édifice religieux…
Cette volonté insidieuse de bannir de l’espace public parisien toute manifestation extérieure de la religion chrétienne s’exprime tous azimuts, y compris dans la toponymie de la capitale. Alors que le parvis de Notre-Dame de Paris fut rebaptisé en 2006, non sans peine, du nom de l’ancien pape Jean-Paul-II, n’a-t-on pas vu la station RER Eole-Evangile, - dénommée de la sorte en raison de sa proximité géographique avec la rue de l’Evangile (XVIIIème) - être subitement débaptisée en 2011 afin de lui attribuer, sans la moindre concertation, le nom de Rosa Parks, en hommage à la figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, sans doute plus conforme au politiquement correct du moment ! Au fait, la croix que les parisiens aperçoivent encore en bordure de cette même rue, - dont beaucoup ignore qu’il s’agit du dernier calvaire subsistant à Paris - survivra-t-elle au chantier de construction de la future gare Rosa Parks qui doit s’achever en 2015 ? [...]
Lire la suite dans L’AF 2854 http://www.actionfrancaise.net
* Karim Ouchikh est Président exécutif du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés), Administrateur du Rassemblement Bleu Marine
Grâce au Salon Beige, voici le courrier délirant que Vincent Peillon vient d’envoyer aux recteurs afin que les Académies deviennent l’instrument de l’endoctrinement homosexualiste du pouvoir auprès des enfants "dès le plus jeune âge". Oui, proprement délirant !


La manifestation du 13 janvier 2013 contre le mariage gay peut être un grand succès. A une condition toutefois : que les organisateurs et les participants osent affirmer leurs convictions sans crainte du qu’en dira-t-on politiquement correct. La tyrannie médiatique, voilà l’ennemi !
Polémia
1-Le mariage homosexuel est la revendication de la minorité d’une minorité : quelques pour cent d’activistes au sein d’une minorité sexuelle représentant elle-même quelques pour cent de la population. Réussir à mettre au centre du débat politique la question du « mariage gay » est donc aussi étrange qu’artificiel.
2-Cela n’est possible que parce que les médias ont fait du mariage homosexuel un sujet d’actualité majeur grâce à une technique simple : mettre en avant les sujets portant sur l’homosexualité et les « angler » dans un sens toujours favorable aux revendications homosexualistes. Ainsi le jour de la présentation en conseil des ministres de la loi sur le « mariage pour tous », le quotidien Le Parisien titrait : « Raphaëlle, heureuse avec deux mamans ». Davantage de la communication que de l’information. Et comme par hasard, du Figaro à France Télévisions, le bébé choisi comme « premier bébé de l’année » fut présenté comme l’enfant de deux lesbiennes. Le non-sens biologique rejoint ici l’arnaque chronologique. De même que parler de « mariage pour tous » relève de la novlangue puisque cela revient à changer le sens du mot mariage (l’union d’un homme et d’une femme selon le Code civil) et qu’au demeurant le projet de loi ne prévoit pas de revenir sur l’interdiction de l’inceste. Si la loi est votée, il y aura donc dénaturation du mariage mais non mariage pour tous. Quant au terme « homophobie », il est utilisé de manière terroriste pour tétaniser les adversaires du mariage gay. On ne débat pas sereinement sous la menace du Code pénal et du bannissement social.
3-L’inscription dans le débat du mariage homosexuel relève à la fois du leurre et de la démarche idéologique : du leurre, puisque cela n’est pas la préoccupation de l’immense majorité des Français que l’on « distrait » ainsi d’autres sujets politiques ou tenant à leurs difficultés quotidiennes ; de la démarche idéologique aussi, puisqu’il s’agit d’une étape de plus dans la déconstruction des repères et des identités. On est ici au cœur de l’idéologie médiatique dominante fondée sur l’alliance du capital (attaché au mondialisme et à la suppression des frontières) et de la caste journalistique (attachée à la destruction des traditions). Après s’être attaqué à la nation (du latin « natio ») il est logique de s’attaquer à la naissance, au risque d'effacer les repères de la généalogie. Et porter un coup supplémentaire à la famille et au mariage, c’est choisir des cibles de choix pour qui veut établir une société indifférenciée. A contrario cela ne peut pas être accepté sans combat pour quiconque est attaché, par conviction religieuse ou philosophique, à l’ordre naturel dont la filiation est la clé de voute. D’où l’importance des manifestations hostiles.
4-Manifestations de protestation contre le mariage homosexuel que les médias dénigrent. C’est ainsi que les chiffres de la grande manifestation du 17 novembre 2012 ont été fortement minorés : habituellement friands de chiffres donnés par les manifestants, l’AFP et les médias de l’oligarchie ont cette fois choisi les chiffres de la préfecture de police préalablement sous-évalués. Même opération le 18 novembre pour la manifestation de Civitas, association de chrétiens de tradition qui fut accusée de violences pour s’être défendue de l’agression dont elle a été l’objet de la part des mercenaires féministes des Femen.
5-En revanche la manifestation pro-mariage gay du 16 décembre a, elle, fait l’objet d’une survalorisation : pour Le Monde du 18 décembre les partisans de la loi ont quasiment fait jeu égal avec ses adversaires. Il est vrai que cette fois l’AFP et les principaux médias ont choisi de retenir les chiffres donnés par les manifestants, pourtant sans aucun rapport avec les observations faites au point de départ (une Place de la Bastille vide) ni au point d’arrivée (la petite Place du Luxembourg remplaçant au dernier moment la Place de l’Opéra nécessitant 15.000 à 20.000 personnes pour être remplie). C’est ainsi qu’un rapport de 1 à 10 dans la réalité donne un rapport… de 1 à 1 dans les médias. Chapeau les désinformateurs !
6-Il y a plus grave : le souci, malgré tout, de plaire aux médias s’infiltre chez les adversaires du mariage homosexuel. Pour les uns, il faudrait améliorer le statut fiscal des couples homosexuels comme si c’était une priorité dans un pays endetté frappé par la dénatalité. Pourquoi créer des niches fiscales pour ceux qui ne nichent pas ? Pour d’autres, il faudrait solenniser en mairie la signature du Pacte d’union civile. Pour la très médiatique organisatrice de la « manif pour tous », il faudrait lutter contre « l’homophobie » : ce qui revient à donner du crédit aux armes incapacitantes du lobby homosexualiste.
7-La manifestation prévue pour dimanche 13 janvier 2013 s’annonce comme un grand succès par le nombre des participants attendus. Ce sera probablement la plus grande manifestation depuis celle de juin 1984 pour l’Ecole libre et celle du 30 mai 1968 contre la chienlit. Reste à savoir si ce succès de la majorité silencieuse se traduira en succès politique. Cela suppose de résister à l’intoxication et l’intimidation médiatiques :
Le seul objectif digne d’être poursuivi est celui du retrait pur et simple de la loi, soit directement, soit à la suite de son rejet par référendum : un référendum que souhaitent 69% des Français.
Polémia 4/01/2013
L'Aide médicale d'État autorise les immigrés clandestins à se faire soigner en France gratuitement, sans risquer aucun contrôle de leur situation. Le système est si confortable que les Français aimeraient être aussi bien traités.
Soigner un malade, fut-il immigré clandestin, c'est-à-dire un étranger entré (et installé) illégalement sur le territoire français, est, sans doute aucun, un devoir non seulement de charité, mais encore de simple humanité. L'Église défend l'une et l'autre raison. Mais si la protection sociale ainsi offerte - gratuitement - devient un automatisme, voire une combine, elle peut, en étant donnée au premier venu, et notamment à celui de l'extérieur, vicier tout un système, les coûts dépassant rapidement le financement qui est celui de notre Sécurité sociale.
Le signe emblématique de cet état de fait s'appelle l'aide médicale d'État (AME), qui a été mise en place, à compter du 1er janvier 2000, par Bernard Kouchner et Martine Aubry, en remplacement de l'aide médicale gratuite destinée aux sans-papiers, et qui était régie par les départements. Gérée par la Direction générale des affaires sociales, en accord avec la Caisse nationale d'assurance maladie, l'AME prend en charge, depuis cette date, les dépenses médicales des étrangers en situation irrégulière et sans ressources résidant en France.
Plus précisément, cette aide donne droit à la prise en charge à 100 % (avec dispense d'avance des frais), aux soins médicaux et aux prescriptions médicales, que ce soit chez le médecin ou à l'hôpital, dans la limite des tarifs conventionnels ; mais également au forfait journalier en cas d'hospitalisation. La grossesse et les soins aux enfants font évidemment partie des "pathologies" prises en charge - de même que l'interruption volontaire de grossesse, c'est-à-dire l'avortement. En conséquence, les sommes énormes allouées à cette aide médicale aux clandestins sert aussi la culture de mort !
Justifier de son identité sans papiers...
Les conditions que doit remplir le bénéficiaire de l'AME sont simples: résider en France depuis plus de trois mois, sur présentation mensuelle d'un justificatif de présence (inscription scolaire ou facture d'hôtel, carte d'abonnement RATP, voire visa... expiré); et disposer de ressources inférieures au plafond fixé pour la CMU complémentaire (621 € mensuels pour une personne, 1 800 € pour six personnes, en métropole, au 1er juillet 2008). La demande, enfin, doit être renouvelée chaque année. En outre, cette aide peut être attribuée, sur décision du ministre chargé de l'action sociale, à certaines personnes de passage en France. Quant aux clandestins qui ne peuvent pas justifier d'une présence de plus de trois mois, ils peuvent néanmoins bénéficier d'une prise en charge des soins d'urgence. L'étranger qui en fait la demande doit justifier de son identité - pour un clandestin, supposé "sans-papiers", la chose peut ne pas manquer de sel... Pour ce faire, l'intéressé peut présenter une carte d'identité, un permis de séjour périmé, ou tout autre document « de nature à attester l'identité du demandeur et celle des personnes à sa charge », telle une carte d'étudiant, ou l'« attestation d'une association reconnue ou d'un professionnel de santé prouvant la bonne foi du demandeur en cas d'impossibilité de produire un document probant ».
Qu'il s'agisse des ressources ou des justificatifs, on peut s'interroger sur la réalité (ou la véracité) des documents fournis. Qu'en est-il, en effet, du calcul de ressources pour des gens dont le travail au noir est officiellement reconnu, dans la plupart des cas, comme le principal revenu ? De même, si une carte d'identité bénéficie aujourd'hui de moyens de contrôle, il n'en est pas de même pour une carte d'étudiant, ou tout autre attestation. Encore ces justificatifs - selon un rapport publié en 2003 par l'Inspection générale des Affaires Sociales, qui comptabilisait pour cette année-là quelque 170 000 bénéficiaires - sont-ils susceptibles d'être remplacés par une déclaration sur l'honneur. Dans la capitale, 40 % des attestations de résidence et 99 % des justificatifs de ressources seraient ainsi suppléés. On comprend qu'il ne soit guère difficile pour un clandestin de bénéficier de cette AME puisque, en définitive, il n'est besoin ni de papiers, ni de ressources déclarées ; et qu'en pratique, il soit aussi aisé de passer la frontière et de fournir facilement ces attestations, pour se faire soigner aux frais de la France lorsque l'on est atteint d'une maladie lourde. Certains petits malins bien Français tentent même de se faire passer pour clandestins afin de bénéficier de l'AME, plus intéressante que la CMU !
Point n'est besoin de grands discours pour comprendre les abus que favorise ce système d'aide. En 2006, la dotation officielle au titre de l'AME était de 233,5 millions €. (Sans parler des 8,5 milliards au total de surcoût que représente l'immigration pour la protection sociale, selon les calculs du professeur Jacques Bichot). Une somme largement insuffisante, puisque la dette de l'Etat fin 2005, soit après cinq ans d'AME, dépassait les 400 millions. De ce fait, l'AME est devenue la part la plus importante des systèmes complémentaires aux services généraux de l'assurance maladie (les deux autres étant l'accès à la protection maladie complémentaire et le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante). L'an dernier, elle représentait 58,6 % de cette complémentarité ; cette année, elle s'est hissée à 80,5 % !
Olivier Figueras monde & vie - 20 septembre 2008
Migrations familiales
L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a rendu, le 10 septembre dernier, son rapport annuel sur les « Perspectives des migrations internationales ». Il n'y est, bien sûr, question que d'immigration légale. Mais la tactique du regroupement familial favorise l'entrée aussi bien d'étrangers en règle que de clandestins. L'OCDE note qu'en France, 2006 a été une année de stabilisation avec quelque 135 000 titres de séjour accordés. Mais il y a eu, dans ce cadre général, une forte augmentation (60 %)de migrations familiales. Or, la nouvelle loi relative à la maîtrise de l'immigration, entrée en vigueur le 20 novembre 2007, stipule que ce regroupement familial des étrangers demandeurs doit être soumis à un test évaluant leur connaissance de la langue française et des valeurs de la République. A en juger par l'actualité récente, il n'apparaît pas que ce contrôle soit toujours très suivi ...
Cécile Duflot s'en est pris à l’Église, coupable à ses yeux de manquer à la « solidarité ». Sur le terrain, les associations, congrégations et paroisses catholiques assument pourtant un rôle irremplaçable.
S'il existait un prix de la sottise politique, Cécile Duflot ne le remporterait peut-être pas, mais elle ferait à coup sûr une excellente candidate. Dans un entretien publié par le Parisien le 3 décembre, le ministre du Logement, évoquant la multiplication des sans-abri et l'éventualité d'une réquisition des biens de l’Église, déclarait : « Par exemple, il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens donc de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux. (L’Église fait partie des personnes morales...) dans tous les sens du terme ! J'ai bon espoir qu 'il n'y ait pas besoin de faire preuve d'autorité. Je ne comprendrais pas que l’Église ne partage pas nos objectifs de solidarité. Pour moi, ce n'est pas une simple question légale, c'est un choix de société. »
Le contexte de cette déclaration blessante et menaçante (au fait, qu'est-ce qu'un bâtiment « quasi-vide » ?) suffisait à laisser planer le doute sur les intentions réelles de Cécile Duflot : en s'en prenant à l’Église, ne souhaitait-elle pas redorer aux yeux de sa famille politique un blason terni par son maintien au gouvernement malgré le conflit opposant les Verts et l'extrême gauche au premier ministre autour de l'aéroport de Nantes ? Surtout, ne voulait-elle pas « punir » l'épiscopat pour ses déclarations hostiles au « mariage » homosexuel ? De là à la soupçonner d'avoir utilisé le drame des sans-abri pour des raisons de basse politique politicienne, le pas était vite franchi.
L'épiscopat a vivement réagi à cette agression stupide. Dans un communiqué commun, le Diocèse de Paris et la Conférence des religieux et religieuses de France ont fait savoir au ministre que « l’Église n'a pas attendu la menace de réquisition brandie (...) pour prendre des initiatives » ; Mgr Dubost, évêque d'Evry, a répondu plus sèchement encore en invitant Cécile Duflot à « mettre à disposition ses salles de réception ».
L'intéressée a déchanté d'autant plus vite que la gauche catholique a elle aussi fort mal réagi. La presse de gauche ne l'a pas plus épargnée et il n'est pas jusqu'à L'Humanité qui, sous la plume de Paul Masson, a vu « dans le fait que Cécile Duflot en appelle à l'église pour offrir un toit aux sans-abri, un signe inquiétant de la mollesse du gouvernement face aux banques et aux grands groupes immobiliers ». Pour l'opération de com', c'est raté !
L’État-Providence réduit à l'impotence
Le gouvernement joue de malchance : l'émotion suscitée par les déclarations du ministre n'est pas encore retombée que l'hebdomadaire Le Point fait état d'un document de 2006, montrant que sous Jean-Marc Ayrault, les services de la mairie de Nantes ont fiché 129 SDF, en consignant « jusqu'aux moindres détails, même les plus intimes, y compris les relations homosexuelles ». La gauche fiche les pauvres ! Le premier ministre se défend en arguant qu'il s'agissait d'initiatives prises par quelques agents, sans aucune instruction et auxquelles il a été mis fin, la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) en ayant pris acte ; et que par conséquent, il n'y a « pas à faire de polémique autour de quelque chose qui n'existe plus ou si cela existait c'était de façon totalement marginale et ne correspondait à aucune décision, ni politique, ni administrative. » Si cette pratique s'était déroulée, par exemple, à Orange, de telles excuses eussent-elles suffi à étouffer la polémique ?
Les déclarations intempestives de Cécile Duflot sont pourtant encore plus dérangeantes que cette nouvelle affaire de fiches : elles dénoncent la carence de l’État-Providence ! Et soulignent paradoxalement l'efficacité de l'action de l’Église catholique en matière de lutte contre la pauvreté, associations, congrégations et paroisses confondues. Alors que l'Eglise travaillait jusqu'à présent dans la discrétion, les attaques du ministre attirent l'attention sur ses œuvres et en mettent en valeur la variété et l'importance. Des paroisses aux associations comme l'Ordre de Malte France, le Secours catholique, ou Aux captifs la libération, en passant par des congrégations comme Les Petites sœurs des pauvres qui accueillent des personnes âgées démunies et dont la fondatrice, Jeanne Jugan, a été canonisée voici trois ans par Benoît XVI. Le Centre Saint-Paul, cher à l'abbé de Tanouarn, accueille des personnes la nuit et organise lui aussi une maraude... Bref, les initiatives fourmillent.
Encore les apports de l'Église n'apparaissent-ils pas toujours en tant que tels... Ainsi l'association Habitat et humanisme, fondé par un prêtre lyonnais, le père Bernard Devert, mais qui se déclare laïque, propose des logements décents à faible loyer à des familles ou à des personnes démunies. Depuis sa création, voilà 20 ans, elle a aidé quelque 15 000 familles à trouver un logement ; or 25 % de son parc immobilier est issu de partenariat avec des congrégations catholiques, qui cèdent leurs locaux au-dessous des prix du marché pour permettre leur transformation en logements sociaux... Qu'en dit Cécile Duflot ?
Le ministre du Logement ferait bien de s'informer des réalités du terrain. Selon les responsables des relations extérieures de l'Ordre de Malte France, que nous avons rencontrés, la crise économique entraîne une augmentation de la pauvreté et le profil des personnes concernées a changé : parmi les sans abri, se trouvent aujourd'hui des travailleurs pauvres, auxquels leur rémunération ne permet plus de trouver à se loger. « On voit aussi de plus en plus de jeunes pauvres, pas toujours majeurs, qui se trouvent dans une situation de précarité que l'on ne connaissait pas autrefois », remarque Alain de Tonquedec, qui observe encore « une aggravation des situations de pauvreté familiale ». Et l'immigration amplifie le phénomène.
Il est douteux que l'État, surendetté, boulimique, impotent et asphyxié par le poids de ses dépenses, parvienne à endiguer cette montée de la pauvreté. Si les réalités économiques signent la fin de l’État-Providence, les organisations de charité catholiques auront à assumer un rôle de premier plan.
Eric Letty monde & vie 26 décembre 2012