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France et politique française - Page 5078

  • Le droit aux armes

     La fusillade de Newton dans le Connecticut aux États-Unis, le 14 décembre 2012, a montré, une nouvelle fois, que les distributeurs patentés de panurgisme hexagonal versent facilement dans l’indignation et l’émotion. Excellents perroquets de leurs confrères yankees, ces médiats-là n’ont pas cessé de critiquer la liberté étatsunienne de porter des armes. Cette garantie due au deuxième amendement de la Constitution mettrait la société en péril. Or nos étincelants folliculaires n’ont pas remarqué qu’une telle interdiction n’empêche pas des meurtres à moins que la ville de Marseille, plus connue maintenant pour son festival sanglant de tir permanent à l’AK47 que pour sa Canebière et sa Bonne Mère, ne soit devenue une city des States

     

    Les médiats veulent faire croire que la possession de fusils d’assaut, voire de canons ou de blindés, ferait de leurs détenteurs de très probables psychopathes – tueurs de masse. Une fois encore, le système médiatique témoigne de son ignorance. Un voisin de la France, la Suisse, permet à ses citoyens de garder chez l’armement nécessaire aux différentes périodes de service national actif. À notre connaissance, la Confédération n’a pas la réputation d’être l’endroit préféré des cinglés de la gâchette… Si l’on suivait le raisonnement médiatique ambiant, le moindre accident mortel de la route exigerait le retrait de tous les véhicules potentiellement meurtriers. Et puis une fourchette peut aussi tuer… Faut-il l’interdire ? « Les armes ne “ créent ” pas de crimes. Les pays dans lesquels circulent le plus d’armes à feu ne présentent pas de taux de criminalité particulièrement élevés, écrit Paul Lycurgues dans un sympathique opuscule intitulé Aux Armes Citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense et publié par un éditeur proche de Robert Ménard, ce journaliste tombé au champ d’honneur de la liberté d’expression. Plus ennuyeux pour nous autres Français : le contrôle strict des armes à feu ne réduit pas la criminalité, pas plus qu’il n’empêche les criminels et psychopathes violents de se procurer les armes nécessaires à leurs forfaits (p. 20). » Iconoclaste et provocateur, le propos sonne juste.

     

    Les médiats n’expliquent jamais que les fréquentes tueries qui ensanglantent les États-Unis seraient survenues quand bien même la détention de n’importe quelle arme aurait été proscrite. Le problème de ce pays n’est pas le nombre d’armes en circulation, mais leur usage qui témoigne de la profonde névrose de la société. Modèle planétaire de la modernité tardive, les États-Unis pressurent ses habitants au nom d’une quête à la rentabilité effrénée au point que certains voient leur psychisme flanché. La pratique dès le plus jeune âge de jeux vidéos ultra-violents, la sortie de milliers de films parsemés de scènes sanglantes et la consommation de plus en plus répandue de drogues et de produits pharmaceutiques éclairent le passage à l’acte. Entre aussi en ligne de compte la cohabitation toujours plus difficile d’une société en voie de métissage avancé fondée sur le génocide amérindien et les vagues successives d’immigration de peuplement. Enfin, le mode de vie totalitaire doux avec sa technolâtrie, son vide existentiel, son individualisme outrancier et sa compétition féroce de tous contre tous cher au libéralisme perturbe le cerveau de millions d’individus fragiles. Ce qui est arrivé, le 3 janvier 2013, à Daillon en Suisse dans le canton du Valais confirme le diagnostic : le tueur, un assisté social, alcoolique et fumeur de marijuana âgé de 33 ans, était suivi pour des troubles psychiatriques. En tant que société ouverte, la Suisse pâtit, elle aussi, de tels phénomènes qui seraient quasi-inexistants dans une société vraiment fermée.

     

    À rebours du prêt-à-penser médiatique fallacieux, Paul Lycurgues soutient le droit des citoyens français à être armés. « Le peuple français […] doit exercer son droit, et assumer son devoir de peuple libre, à reconquérir les armes qui lui ont été dérobées, et à restaurer en France un ordre naturel fondé sur le respect que se doivent des citoyens libres et armés (p. 9). » Ce que Lycurgues oublie d’ajouter est que cette philia entre citoyens responsables n’est possible que dans un cadre communautaire ethniquement homogène comme le constatait déjà Aristote. L’hétérogénéité ethno-culturelle désordonnée n’engendre que de fortes tensions comme le prouvent les États-Unis (et le Brésil !).

     

    Aux belles âmes hexagonales qui crachent qu’un pareil projet ne correspond pas aux « valeurs républicaines », Paul Lycurgues leur rétorque qu’« en France, les armes furent consubstantielles à la conquête des libertés (p. 10) ». En 1885, la loi Farcy autorisait la libre détention d’une arme, voire de plusieurs, sinon comment Manufrance, premier vendeur de cycles et… d’armes, aurait-il connu une audience nationale, européenne et même internationale ? Rappelons que son catalogue annuel offrait une vaste gamme d’armes de point et de fusils de chasse. On a oublié qu’« au début du XXe siècle, […] tout Français avait le droit de porter des armes apparentes, s’il n’en avait pas été privé par jugement (p. 14) ». C’est par un décret-loi liberticide du 23 octobre 1935 signé par Pierre Laval qui commence le désarmement de la population. Cinq ans plus tard, l’État français et l’occupant allemand généralisent la procédure : posséder une simple arme vaut désormais à son propriétaire la peine capitale ! Depuis cette période, quelque soit le régime en place, de nouvelles lois restreignent cette liberté indispensable. Sous prétexte d’idéologie sécuritaire, les autorités hexagonales aux ordres de l’hyper-classe mondialiste et des banksters, cherchent à ôter leurs  administrés toute envie de résistance. « Infantilisation, dévirilisation, passivité et conformisme : voilà les véritables raisons de la servitude volontaire dans laquelle vivent nos compatriotes (p. 29). » Et gare à l’honnête homme en état de légitime défense ! « Notre système judiciaire applique désormais une véritable présomption de culpabilité à ceux d’entre nous qui osent encore se défendre (p. 24). » La triste affaire en 2010 de « Papy » Galinier incarcéré tel un assassin par des juges qui préfèrent respecter le droit des voyous est encore dans les mémoires.

     

    Paul Lycurgues est pessimiste parce que « les Français se retrouvent pris entre le marteau et l’enclume – c’est-à-dire entre une criminalité brutale et omniprésente et un État d’autant plus répressif qu’il est en situation de quasi-faillite -, [il] apparaît de plus en plus clairement ce risque terrible : n’avoir plus le choix entre le chaos criminel et l’état policier (pp. 8 – 9) ». Les lecteurs attentifs d’Éric Werner objecteront avec raison que ce choix est en fait impossible puisque la société ultra-moderne fracassée est dorénavant et sciemment chaotique et policière.

     

    Cette situation étrange se vérifie par une incroyable inflation législative. Depuis 2002, le Parlement français a voté une quarantaine de lois sécuritaires pour des résultats quasi-nuls, mais qui renforcent le carcan étatique envers nos concitoyens. La République hexagonale ne privilégie pas la sûreté de ses membres, mais leur surveillance, si bien que les spécialistes évoquent sans fard « l’échec, incontestable […], de toutes les politiques publiques de sécurité menées depuis trente ans (p. 5) ». Loin d’être plus sûr, l’Hexagone tricolore l’est moins, en particulier pour les petites gens. En effet, outre les pertes financières considérables, « nos concitoyens en payent aussi le coût caché, celui de l’érosion de leurs libertés fondamentales face à l’appareil judiciaire et policier, ainsi que la systématisation d’une véritable culture de répression (pp. 6 – 7) ». Ainsi, est-il plus facile à une petite frappe des banlieues de l’immigration de vendre son shit ou de racketter des gamins qu’à un militant identitaire d’occuper le toit d’une mosquée en construction ou de réagir à l’agression de pétasses féministes à moitié dénudées…

     

    Aux détracteurs qui citent constamment le contre-exemple d’outre-Atlantique pour maintenir le désarmement généralisé de la population, Paul Lycurgues commente la riche étude du professeur John Jr. Lott. Celui-ci a démontré que la criminalité est plus basse dans les États fédérés qui autorisent le port d’arme que dans les États plus restrictifs. Cette étude serait aussi intéressante à corréler avec l’application de la peine de mort qui démotive la racaille. Lycurgues estime par conséquent que « la sécurité de tous, en France, doit redevenir l’affaire de chacun (p. 30) ». Que veut-il dire ? L’auteur soutient l’autodéfense et la légitime défense. Pour lui, « chaque innocent qui prend les armes fait reculer le crime partout; ce n’est pas tant une balle que craint fondamentalement le criminel, mais plutôt la possibilité d’une balle. Le devoir de fuite imposé par la jurisprudence, quoique légal par définition, n’est donc pas seulement injuste : il est aussi immoral (p. 27) ». C’est sur cet immoralisme que s’appuie le Moloch étatique, broyeur des personnes et des peuples et nullement des malfrats.

     

    Si les Français – et les Européens – ne veulent ni l’anarchie sociale, ni le désordre sécuritaire anxiogène, ils doivent renoncer à la religion délétère des droits de l’homme et accepter de se réarmer, ce qui suppose de leur part de ne plus tout attendre de l’État tutélaire. Le réarmement du peuple implique de manière inévitable la réduction inévitable des effectifs de policiers, de militaires et de magistrats. Ces professions sont pour l’heure gangrenées par l’humanitarisme dévot.

     

    Il faut donc aller plus loin que le modèle helvétique du citoyen-soldat prêt à défendre sa commune, son canton et sa patrie. « Le XXIe siècle sera celui de la fin d’un monde : le consumérisme, le mondialisme économique, la dilapidation des ressources et la gabegie énergétique ne sont plus tenables. […] La perspective de troubles sociaux, politiques et économiques majeurs est devenue crédible, certains diraient même inévitable. Dans un tel contexte, un peuple désarmé sera plus vulnérable face au chaos, à la prédation et à la violence qu’un peuple en armes (pp. 30 – 31). » Déjà, en Corse, dans la Camargue gardoise ou dans certains coins reculés du Velay et de l’Aubrac, les populations locales conservent leurs armes et répliquent avec virilité aux intrus allochtones.

     

    L’existence de milices populaires d’autodéfense locale, communale et régionale, ouvertes aux femmes, redonnerait à la France son sens originel de « Terre des Francs », c’est-à-dire de « pays des hommes libres » parce que nos lointains ancêtres avaient le droit et le devoir de porter l’épée !

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

     

    • Paul Lycurgues, Aux Armes Citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense, Éditions Mordicus, coll. « Coups de colère », Paris, 2012, 32 p., 4,95 €.

  • Peillon perd les pédales

    Dans un courrier récent déjà fameux notre ministre-maçon de l'Education nationale appelle nos chères têtes blondes à ne plus rire des orientations minoritaires déclarées dans la cour de récréation, en fixant leur regard en classe sur la ligne Azur des Vosges, où ils apprendront la fabrication du gender américain : on n'est pas, on devient.
    Dans le registre des bévues, les bonnes intentions du géant-ministre seraient-elles louables dans un milieu éclairé au gaz de la tolérance par les Fils de la Lumière depuis longtemps, qu'elles vont se fracasser sur la frisétude bouclée des nouvelles générations d'intrants. Mahmoud, Ali, Kémal, Shéhérazade et Aïcha sont le produit de bouillons de culture homophobe à pendre les "déviants", et j'ose avancer que s'il est devenu presque impossible d'expliquer l'Holocauste en classe d'histoire, il sera particulièrement scabreux de vendre la légitimité de la diversité sexuelle en cours de maintien social aux jeunes ressortissants de la Oumma. Et les récréations de se transformer en cage aux folles dix-huitième.

    Croyant sans doute (pardonnez l'injure involontaire Cher M. Peillon) que cette obstruction de la base est absente des classes sous contrat d'association pour cause de leucodermite présumée, le ministre-malin a porté le fer dans ce qu'il est convenu d'appeler l'enseignement catholique, réputé à tort rétif aux avancées sociales, l'enseignement judaïque ou islamique étant sans tache. C'est mal connaître la ressource de l'enseignement privée sous contrat qui puise aussi ses effectifs dans les familles immigrées, horrifiées du laxisme des moeurs républicaines imposées dans les établissements en ZEP. Passer à 8h30 du matin devant le portail d'une école primaire privée vous indiquera qui y met ses gosses.
    Il eut mieux valu tant d'un bord que de l'autre laisser l'école off-limits mais si d'aventure, l'enseignement confessionnel défilait sous une bannière à "Pas de Neveux pour les Tantes", je me demande bien jusqu'où iraient les représailles de l'administration qui s'est immiscée dans les moeurs privées de la population afin de satisfaire les revendications de quelques-uns en relayant des promesses électorales ! La loi n'est pas votée que je sache et n'est donc pas d'application.
    Le "responsable" de l'école libre Labarre qui prend la pose de ligueur et s'est lui-même aventuré dans ce marais-cage a prévenu qu'il n'appelait pas explicitement au grand défilé du 13 courant, même si le Vatican y pousse. Ce que les chrétiens ont parfaitement entendu : les cars se louent. Et de son côté, M. Peillon a raté une occasion de se taire. Mais le Grand Orient indisposé dispose, le ministre se doit-il d'obéir ?
    http://royalartillerie.blogspot.fr

  • Le pédalo dans le bénitier

    Les disciples du pédalo déclenchent une tempête dans le bénitier.

    Les bénis oui-oui de la gauche ne tolèrent aucune opposition de conscience au mariage dit pour tous, qui n’est que pour quelques-uns. En fait, la volonté d’une minorité s’impose à tous et la soustraction devient addition égalitaire par manipulation des mots. Vincent Peillon, ministre cacanisbisé de l’éducation nationale, voit dans toute réflexion sur le mariage homosexuel une atteinte « au strict respect de tous les individus », sauf quand madame Najat Vallaud Belkacem s’exprime dans un collège du Loiret en faveur du mariage mixte… Sous prétexte que le secrétaire de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, a affiché son opposition au mariage amphibie, le ministre accuse l’éducation catholique d’encourager l’homophobie, de manquer à l’obligation de neutralité, de déroger au strict respect de tous les individus. Cette missive ministérielle est un réquisitoire écrit par un commissaire politique. Elle insulte les catholiques, pose en principe présomptif que toute réflexion de conscience sur un sujet qui divise les Français, pour lequel ils sont plus de 60 % à exiger un référendum, constitue, de fait, le délit d’homophobie ! Ainsi, le seul fait libre de n’être pas d’accord avec cette loi, de vouloir en discuter, d’oser s’opposer, même en respectant la liberté sexuelle de chacun, incarcère les catholiques dans le camp des salauds, des homophobes haineux, des délinquants. Peu importe que les autres religions partagent la même réprobation pour ce mariage. Les seuls salauds ce sont les cathos ! Si ce n’est pas de la stigmatisation, je me fais curé. Si ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression, je me fais muet. Robespierre Peillon est de retour avec sa loi des suspects, son certificat de civisme qu’il est seul habilité à délivrer avec son profil de guillotine sèche. C’est du terrorisme anti chrétien, anti catholique. C’est une forme de persécution de toute pensée qui ose n’être pas socialiste. C’est simple, si on ne pense pas comme eux, les archétypes de la morale universelle, les belles âmes, les certifiés civiques, on est mécaniquement des ordures, des exclus du bien public, des présumés coupables d’homophobie, des toxiques bons pour la quarantaine idéologique ! On n’a que le droit de se taire, de se terrer, de se faire insulter, de se faire allumer sur le brasier d’une certaine presse qui brûle les rebelles de la bien-pensance, de subir le tweet outrageant et discriminant de Michèle Delaunay : « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge ». La maculée connerie de ce ministre souille ma foi ! N’avons-nous pas droit à un peu de respect, comme les autres, dans nos croyances ? Duflot, Delaunay, Peillon, du bois dont on fait les bûchers. Des coups de mitres pour ces pitres ! Lève-toi et marche…
    Il serait temps que les paralysés de la pensée unique se lèvent et marchent. J’irai marcher le 13 janvier avec les autres manifestants dans le respect de tous mes frères humains et de mes idées. Venez ! Marchez !
    Écraser du pied gauche Peillon cela porte bonheur.

    Gilbert Collard, député et avocat

    http://gilbertcollard.fr

  • Promotion du Nouvel An de la Légion d'Honneur : quand Hollande nous fait passer du pathétique à l'immonde

    Chaque année, la traditionnelle promotion du Nouvel An de la Légion d’Honneur est l’occasion pour l’oligarchie qui nous gouverne de distribuer très généreusement les hochets à des personnalités ayant (selon ceux qui la dé-compose) « fait honneur à la France ».M.L. 

    Cette breloque autrefois réservée aux grands hommes incontestables, aux plus fidèles serviteurs de l’Etat, aux savants illustres ou aux militaires ayant fait don de leur vie à la Patrie est depuis un bon moment déjà devenue une distinction qui n’a plus guère de sens, tant elle est attribuée aussi bien à de vrais récipiendaires qu’à des femmes et hommes de -basse- cour, des artistes plus ou moins talentueux mais toujours à la mode, des vrais-faux journalistes évidemment aux ordres, des affairistes et lobbyistes de tous poils, et bien évidemment plus généralement et pour faire court aux copains et coquins de nos élites politiques de droite et de gauche confondues.

    La promotion du 1er janvier 2013 met ainsi « à l'honneur » 558 chevaliers, 97 officiers, 21 commandeurs, 2 grands officiers et 3 grands-croix. 681 personnes au total ! Ouf ! Pas une de moins… Elle représente la dernière des trois promotions civiles de 2012, portant donc le nombre total de décorés de la Légion d’Honneur à… 3.180 pour l’année ! Je ne sais pas pour vous, mais j’étais en ce qui me concerne très loin de me douter que la France devait ainsi exprimer -et pour la seule année qui vient de se terminer- sa reconnaissance à tant de monde !

    Dans la longue, très longue liste des heureux élus, on retrouve bien-sûr le lot habituel de sportifs ayant brillé sur les stades ou les terrains de sport : le simple fait d’obtenir une médaille… Mérite médaille, c’est bien connu ! Figurent donc entre autres (ils sont tout de même 87 !) pour cette année le champion de canoë-kayak Tony Estanguet, le judoka Teddy Riner, l'athlète malvoyante Assia El Hannouni, ou les nageurs Camille Muffat, Yannick Agnel et Florent Manaudou. Sont toutefois interdits de dessert Nikola Karabatic et Renaud Lavillenie, pour cause de petites ratures sur le CV qui font un peu désordre... Ce sera pour une autre fois sans doute.

    Parmi les artistes, hommes et femmes de plume ou supposés tels, à noter le on ne peut plus « hollando-compatible » réalisateur et comédien Bruno Podalydès, l'acteur Jean-Pierre Léaud (dont l’extraordinaire actualité artistique méritait à l’évidence d’être en ce début d’année 2013 ainsi honorée), le dessinateur de BD Jacques Tardi (*), dont l'œuvre en faveur de la France est évidente pour tous (du moins j’ose l’espérer !), ainsi que la très germanopratine et bobo de concours rédactrice en chef de Télérama, l’inénarrable Fabienne Pascaud, celle qui considère que la désormais culte pièce de théâtre Golgotha Picnic est un « spectacle profondément mystique… Sans doute le plus beau spectacle de Rodrigo Garcia » (et ceux qui n’ont jamais lu par ailleurs un de ces éditoriaux « téléramesques » où elle louait par exemple la formidable audace artistique d’un metteur en scène catalan ayant fait déféquer ses acteurs sur scène ne savent pas ce qu’ils ont perdu !).

    En ce qui concerne les personnalités issues du monde économique, Yvon Gattaz, ex-président du CNPF, est carrément élevé à la dignité de Grand-Croix (il était déjà Grand officier depuis septembre 2008, ce n’était visiblement pas assez). Grand-Croix de la légion d’Honneur… Le plus haut grade de L’Ordre, celui qui est attribué aux Chefs de l’Etat, aux militaires les plus prestigieux, aux résistants emblématiques, aux plus grands commis et serviteurs de la patrie, à quelques rares chercheurs, scientifiques ou universitaires de renommée mondiale... Et donc aujourd’hui à Yvon Gattaz, ancien patron des patrons, sous un gouvernement « de gauche » nommé par un Président qui « n’aime pas les riches »... CQFD

    Gattaz rejoint d’ailleurs grâce à cet honneur suprême de la Nation d'autres Grand-Croix tout à fait remarquables : Antoine Bernheim (décédé en 2012), grand banquier, dirigeant de Lazard Frères & Co, PDG de Generali, et membre du Siècle, Marc Ladreit de Lacharrière, ancien de la banque Indo-Suez, président de la Financière Marc de Lacharrière (Fimalac), président de la section française du groupe Bilderberg et… Membre du Siècle, ou Michel David-Weill, banquier, PDG en son temps de la Banque Lazard et … Membre du Siècle. Mais aussi Jacques Servier, des laboratoires du même nom (dont on a quelque peu entendu parler et pas forcément en bien ces dernières temps) ou Pierre Fabre, des laboratoires pharmaceutiques là encore du même nom (décidemment, ça paie bien pour les décorations, d'être dans le médicament !). Et même, et accrochez-vous bien à vos chaises … Mieux que cela, car croyez-moi, vous allez en avoir besoin... Jean Todt, ex-patron de l'écurie de formule 1 Ferrari, et actuel président de la Fédération Internationale de l'Automobile ! Si, si, vous avez bien lu : Jean Todt, Grand-Croix de la Légion d’Honneur… Comme De Gaulle, Pasteur, Leclerc, Foch, Joffre, De Lattre de Tassigny, Cambacérès ou Henri Bergson… Elevé au grade suprême de l'Ordre National par Nicolas Sarkozy lui-même, en 2011 ! N'oublions pas enfin dans cette petite liste non exhaustive (et pour la route) de citer quelques chefs d'états étrangers aussi remarquables et fameux que Bronisław Komorowski, actuel président de la République de Pologne ( ?) , Giorgio Napolitano, président en exercice de la République italienne ( ??) et Ilham Aliev… Président -sans doute à vie- d'Azerbaïdjan ( ???). Autant de personnages ô combien éminents, qui ont bien mérité de la France et des Français !

    Côté business toujours, Louis Schweitzer, l'ancien patron de Renault, est pour sa part seulement élevé au rang de Grand officier (encore un peu de patience, Louis !), et le président de Casino, Jean-Charles Naouri, chichement promu Officier.

    Business toujours, notre cher (très cher) ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a aussi de son côté nommé au grade de Commandeur Yves-André Istel, homme d’affaires franco-américain richissime, ancien dirigeant de Lehman Brothers et de la banque Rothschild, membre de l’Investment Banking Committee et de la French American Foundation. Istel a d'ailleurs et décidemment toutes les vertus aux yeux de notre chère république, puisqu’il est également Officier des Arts et de Lettres.

    Bien entendu, le wagon des renvois d’ascenseurs politiques est lui aussi bien pourvu : on y découvre entre autres Nacer Meddah, préfet…Mais surtout secrétaire général de la campagne élyséenne de François Hollande, ou Martin Hirsch... Hirsh, pourtant ancien ministre de Nicolas Sarkozy, mais qui avait eu la très noble et très bonne idée de trahir celui-ci peu avant les élections et d’appeler à voter Hollande pour la présidentielle de 2012. Trahison qui lui valut nettement moins d'ennuis et même d'insultes dans les colonnes de nos chers médias que celle d'un Eric Besson en 2007 : car si trahir la gauche pour la droite est forcément ignoble, trahir la droite pour la gauche est évidemment formidable... Pour cette superbe action, Hirsh méritait bien une médaille fort judicieusement estampillée de ce mot qui lui va donc comme un gant : « Honneur ». Tiens, au fait, et pendant qu'on y pense, ils ont oublié Roselyne Bachelot...

    Enfin, mention spéciale pour le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce, le socialiste Pascal Lamy, promu quant à lui Commandeur. En cette période d’euphorie économique que le monde traverse, et étant donné le rôle éminemment social et progressiste qu’y joue chaque jour l’OMC, c’était bien la moindre des choses !

    Tout cela est bien-sûr grotesque, pathétique, parfois même obscène. Jusque là, rien de nouveau sous ce soleil si chaud et si particulier qui luit pour nos élites dans les palais dorés et douillets de la République, pendant que le petit peuple se gèle les miches dehors. Mais cette année, grâce à François Hollande, Jean-Marc Ayrault et tout leur orchestre, nous avons franchi un nouveau palier dans le sordide, et avons même carrément basculé dans l’immonde...

    Vous le savez sans doute déjà, hormis les joyeux drilles évoqués plus haut, la Légion d’Honneur a également été attribuée dans cette promotion du nouvel an et à titre posthume à Abel Chennouf, Imad Ibn Ziaten et Mohamed Legouad, les trois militaires assassinés en mars 2012 par Mohamed Merah...

    Certes, des esprits chagrins pourrait relever avec justesse que nos trois militaires ne sont pas tombés au champ d’honneur et l’arme à la main pour défendre la Patrie sur un lointain champ de bataille comme leurs compagnons morts en Afghanistan, mais dans les rues de Toulouse et Montauban, en allant faire les courses ou en faisant la queue devant un distributeur de billets… Certes, certes... Il n’en reste pas moins qu’ils ont bien été tués par leur assassin pour ce qu’ils représentaient, et qui était insupportable à ses yeux : des militaires français d’origine étrangère qui avaient choisi de servir la France, fut-ce au péril de leur vie. Parmi les joyeux « nominés légionnaires d’honneur » cités plus haut, ils étaient donc très loin de faire tache, du moins si l’on s’en tient au sens péjoratif de ce terme. Si trois noms méritaient d’être sur la liste de la promotion du Nouvel An, c’étaient en l'occurrence bien les leurs. Mais pas uniquement. Car lors de sa sanglante épopée, Merah avait aussi tenté d’assassiner un quatrième militaire : le caporal Loïc Liber. Très grièvement blessé, celui-ci n’est toutefois pas mort. Il a survécu... Mais est désormais tétraplégique. Le petit veinard ! Pas mort, il n’a lui donc eu droit… Qu’à la Médaille Militaire !

    Oui, vous avez bien lu, et il convenait en effet de faire le distinguo : quand on sert la France de François Hollande, la tétraplégie, ce n’est pas assez cher payé pour mériter la Légion d’Honneur. C’est en tout cas nettement moins méritoire pour notre gouvernement à la rose que les « exploits et services évidents rendus à la Nation » des 678 autres honorés du jour de l’An. Pas de pot pour lui, Loïc Liber était sans doute 682ème sur la liste du jour, et le 3.181ème sur celle de l'année... A quoi cela tient parfois, l'honneur, en 2013...

    Marc Leroy 
    La Plume à Gratter
    2/01/2013

    NDLR : Depuis la rédaction de cet article, Jacques Tardi, l'auteur de bandes dessinées a dit sa «stupéfaction» qu'on lui ait attribué cette décoration et justifie son refus par sa volonté de «rester un homme libre».(Libération 2/01/2013)

    Correspondance Polémia – 8/01/2013

  • Conférence : « Le nationalisme est-il un péché ? » suivie de la galette des rois!

     

    http://www.nation-francaise.com/

  • Olivier Delamarche : ” Nous allons vers un tsunami financier et économique”

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 08 janvier 2013 sur BFM Business, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements.

    « Les marchés ne baissent pas parce qu’ils sont manipulés. Aujourd’hui nous ne sommes plus dans des marchés mais dans des décisions politiques qui fabriquent un cours qui n’a rien à voir avec les fondamentaux. On se demande comment ça peut encore marcher. »

    http://fortune.fdesouche.com/

  • La France, fille aînée de la franc-maçonnerie ? Seconde partie

     

    Le progressisme contre le Progrès

    Tout exposé scientifique démontre ses résultats de manière publique et l’on peut, grâce à la raison qui est universelle, vérifier si l’exposé est vrai ou faux. Nul petit groupe prétendant posséder les qualités de discernement ne doit interférer sur quelque exposé. Or, cette démarche antiscientifique est celle des maçons, qui ont décidé que cela est bon pour nous, selon un parti pris décidé hors de tout contre-pouvoir. En s’enfermant dans l’ésotérisme, les maçons se sont donc interdit l’usage scientifique de la raison et ils se sont condamnés à répéter des dogmes, des partis-pris.

    Le progrès social dont les franc maçons se veulent les partisans n’a aucune valeur scientifique, précisément parce que pour la science, les étapes du progrès ne peuvent être connues à l’avance ! En parlant à tout propos d’avancées, les maçons trahissent donc là le fait qu’ils ont une idée a priori des lignes que doit suivre le progrès social. Or, en définitive, la situation est la suivante : les franc maçons gardent en souvenir de l’époque des « Lumières » l’idée que le progrès ne peut être que graduel, ce qui est correct. Mais ils prétendent connaître à l’avance les étapes de ce progrès, ce qui est incorrect. Ce qui donne le « progressisme » une idéologie fausse car contraire à la science.

    Un esprit scientifique sait qu’il n’est pas omniscient et en bonne rationalité sait qu’on avance par essais et par erreurs (les plus grandes découvertes sont d’ailleurs tous des accidents !) surtout en matière d’innovations sociales. C’est ainsi qu’avance la science : elle fait des hypothèses, elle avance, les teste, les conserve si elles se révèlent fécondes mais les abandonnent si elles ne débouchent sur rien. C’est cette prudence même qui permet de réaliser de vrais progrès. Telle n’est pas la démarche du progressisme dont le caractère utopique, irrationnel et non-scientifique se marque précisément par le fait qu’il ne veut jamais revenir en arrière quand il se targue d’avoir effectué une « avancée », comme l’exprime Michéa dans Le Complexe d’Orphée : « L’idée progressiste (…) selon laquelle la “morale du futur” n’aurait plus rien de commun avec celles du passé (…) n’est pas seulement meurtrière. Elle repose d’abord sur une profonde méconnaissance des données de l’anthropologie. »

    Est-ce que le progressisme est obscurantiste ? Quelque part la philosophie et la vision de la vie que nous offrent généreusement les franc-maçons est teintée de morbide : maintenir en vie des tueurs (pardon, abolir la peine de mort), tuer les bébés (pardon, encourager l’avortement), tuer les anciens (pardon, encourager l’euthanasie), valoriser le mariage stérile (pardon, le « mariage pour tous »), imposer la théorie du genre (démolie par la science neuro-biologique et les études du docteur Simon Baron-Cohen sur les nouveaux-nés), l’on peut se poser la question sur cette curieuse vision du vivant.

    Spirituellement les codes maçonniques font référence à un « Grand Architecte » mais puisent leur révélation dans les passages les plus mineurs et les plus flous de la Bible (le « fils de la veuve » Hiram, devenant une sorte de prophète, est juste un type qui a participé à la construction du temple de Salomon). Un homme « sans qualités » et qui n’a rien d’universel qui, concourant en maçonnerie, va se voir « mourir pour renaître » selon un rite, à des fins se réclamant élitistes et exclusives, tout comme un certain « peuple élu » : il y a ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. L’aristocratie, en comparaison, était articulée sur l’héroïsme chevaleresque pour grimper dans la hiérarchie.

    La maçonnerie s’oppose aussi au catholicisme qui promet la vie après la mort. En reniant cet espoir, la maçonnerie considère que nous ne sommes que des tubes digestifs sur pattes, vivant sur une boule de gaz tournant elle même autour d’une masse nucléaire. Une vie dont le sens devient absurde. Elle adopte une vision matérialiste de la vie (donc utilitariste de l’homme, malthusianiste, nihiliste...) rendant tout marchando-compatible, les « frères trois-points » devenant les « frères-tapins » du Marché international. Ils s’opposent à la société du Sacré en favorisant toujours la société de consommation...

    On peut se demander si un ordre qui voulait l’homme nouveau pour son bonheur n’est pas responsable d’une société anesthésiée, plus grande consommatrice d’antidépresseurs, en ayant détruit systématiquement tout ce qui est sacré. Ce goût des « droits de l’homme » a remplacé l’ancienne religion et déifié l’homme à la place de Dieu, comme le rappelle René Guénon : « C’est l’inférieur qui juge le supérieur, l’ignorance qui impose des bornes à la sagesse, l’erreur qui prend le pas sur la vérité, l’humain qui se substitue au divin, l’individu qui se fait la mesure de toute choses et prétend dicter à l’univers des lois tirées toutes entières de sa raison relative et faillible. » On voit ici de quelle prétention la maçonnerie se réclame !

    Mais regardons aussi l’héritage de valeurs léguées : le fameux slogan « liberté, égalité, fraternité » qui orne nos mairies depuis près de 170 ans. Tout d’abord, on étudie en philosophie qu’il n’y a pas de liberté mais des libertés. La liberté totale (sans structure pour s’appuyer, se construire ou se rebeller) rend angoissé et dépressif. La totale liberté rétablit la loi de la jungle (donc loin d’être un « progrès » elle fait le lit de nos instincts) où la loi du plus fort règne, ce qu’ont bien compris les libéraux en économie. La liberté s’oppose à l’égalité (trop de l’une nuit à l’autre) et l’égalitarisme dogmatique conduit à l’uniformité voire pire, au totalitarisme (l’exemple soviétique). Et la fraternité n’est même pas de la même famille, comme le rappelait Alexandre Soljenitsine, qui eut tout le loisir dans les goulags de vérifier l’égalitarisme forcené.

    Comme la maçonnerie est la vitrine idéologique de la bourgeoisie libérale, rappelons entre autres ce que pensait Marx de son si glorieux apport historique : « Partout où la bourgeoisie est parvenu à dominer, elle a détruit toutes les conditions patriarcales idylliques et féodales. Impitoyable, elle a déchiré les liens multicolores de la féodalité qui attachaient l’homme à son supérieur naturel pour ne laisser subsister que seul lien entre l’homme et l’homme l’intérêt tout nu, l’inexorable paiement comptant. Frissons sacrés et pieuses ferveurs, enthousiasme chevaleresque, mélancolie béotienne, elle a noyé cela dans l’eau glaciale du calcul égoïste. » La maçonnerie déguisant toute cette grisaille d’une fabuleuse « évolution des mentalités » qui devient notre nouvelle religion, telle un totem dans un supermarché.

    En maçonnerie, sachez que sur toute idée de progrès social, vous risquez de vous tromper tout en continuant dans une voie aux fondements erronés, anthropologiquement à côté de la plaque et à la spiritualité réduite aux intérêts bien sentis du calcul vaniteux, non-libre réellement parce que désintéressé, comme l’enseignent les religions révélées. Par contre vous serez sûr d’assurer votre carrière et éviterez de payer certaines contraventions (belle épopée), certains se battant pour des idées, des valeurs que l’on met au-dessus de soi et de sa vie et d’autres ne voyant que leur intérêt particulier, la maçonnerie sera donc pleinement faite pour eux. Laissons le mot de la fin à Charles Maurras, qui a bien résumé cela : « Si la franc-maçonnerie était jadis un esprit (d’ailleurs absurde), une pensée (d’ailleurs erronée), une propagande (d’ailleurs funeste) pour un corps d’idées désintéressées, elle n’était désormais plus animée ni soutenue que par la communauté des ambitions grégaires et des appétits individuels. »

    Un arrière-secret derrière le secret ?

    Le double-jeu des médias est tout à fait révélateur du malaise qu’a la corporation journalistique à critiquer ou même à en parler vraiment librement : la presse multiplie les unes fracassantes mais rarement pour la dénoncer, souvent sous un jour amusé, complice et faussement inquiet. Une association créée par Guy Lengagne et nommée « fraternelle parlementaire » met en connivence des politiques (députés, sénateurs et membres du gouvernement) de différentes obédiences mais surtout de différents partis ! Nul journaliste ne semble s’en préoccuper, restant dans le confortable clivage « gauche/droite » alors que les faits contredisent... Il est étonnant par ailleurs qu’aucun journaliste non plus ne fasse jamais la traduction en latin du symbole le plus connu, à savoir le « porteur de lumière », qui signifie littéralement « Lucifer ». Il y a de quoi inquiéter que l’on se réfère à cette entité spirituelle, et pourtant les médias cajolent la maçonnerie comme on s’amuse d’une fille légère en soirée pour mieux l’oublier ensuite.

    Il est d’ailleurs troublant que la maçonnerie soit un lobby dont on a le droit de parler dans des médias – avec parcimonie – mais que ce n’est pas le seul lobby existant en France : breton, gay, psychologue, viticole certes, mais parmi ceux qui défendent les minorités, le lobby des Juifs n’est jamais mentionné en une d’aucun magazine, alors qu’on peut en observer les manifestations (dîner du Crif par exemple). Hélas, en parler publiquement revient dans l’opinion publique à rappeler « les heures les plus sombres de notre Histoire ». Loin de nous l’idée de froisser des gens sans doute puissants, à des postes importants, concernant leurs idées au Moyen-Orient ou dans la finance ; donc c’est avec un courage revendiqué et au nom de l’esprit critique, de la libre parole sur les rapports de force et des privilèges dans ce pays, que le sujet ne sera pas évoqué dans ces lignes.

    Tout maçon sait néanmoins que pour accéder au B’nai B’rith (une maçonnerie spéciale, de haut degré et ne réunissant que des Juifs à travers le monde) il faut être juif, donc être coopté par le sang et la position sociale (ironiquement il y a peu de gens dans le bâtiment en franc-maçonnerie !), traduisant un racisme antigoïm, ce qui rajoute de l’exclusif à l’exclusivité et questionne sur l’immense avancée des mentalités dont la maçonnerie s’enorgueillit, faisant revenir ses adeptes aux valeurs de l’Ancien Testament (hypocrisie de plus sur la laïcité et le progrès).

    Mais la maçonnerie peut cacher bien d’autre choses, comme le scandale de la loge P2 en Italie (voir le film Il Divo), impliquée dans un certain terrorisme d’État, l’affairisme véreux de Didier Shuller et ses complices sur les HLM des Hauts-de-Seine. L’affaire du Carlton où DSK et ses amis franc-maçons lillois entretenaient un réseau de parties fines avec prostituées exploitées. Bien pire et ayant du mal à passer la frontière dans nos médias malgré la proximité géographique, l’affaire Waterhouse le révèle récemment : des franc-maçons tous impliqués dans un vaste réseau de pédophilie autour de cet orphelinat (tout comme l’affaire de l’Île de Jersey) et qui révèle ce que Jean-Pierre Mocky avait mis en scène dans son film Les Ballets Écarlates : des utilisations d’organisations publiques dans des affaires pédophiles par et pour des notables. De la crypto-secte à la crypto-mafia : peut-on savoir combien de degrés les séparent ?

    Antidémocratique (car initiatique et exclusiviste), à la philosophie présomptueuse car sure d’elle-même, teintée d’esprit combinard, antiscientifique dans sa méthode, à l’historique pas vraiment glorieux, dotée d’une quincaillerie ésotérique loufoque, camouflant des affaires honteuses, aidée d’une presse souvent complice, la maçonnerie peut désormais faire un véritable audit de son action, dont le bilan n’a pas grand chose de valeureux. On pourrait lui reconnaître la rédaction du code national de déontologie pour les policiers (écrite sous Joxe en 1986), qui est une des rares preuves que les maçons peuvent exercer une influence positive sur la société, mais concevoir qu’un pouvoir s’exerce en lieu et place du peuple et de manière crypto-sectaire était peut-être très en vue dans une France se cherchant de nouvelles Weltanschauungs alliées au progrès technique, mais au vu des enjeux du XXIe siècle, elle apparaît aujourd’hui aussi utile qu’un cendrier sur un vélo. C’est pourtant le lieu où doivent se rendre tous les candidats à la République française s’ils veulent avoir le cachet pour se présenter et construire, lentement, étape après étape, la République universelle, à savoir un gouvernement mondial qui ne profitera qu’à une élite, dont on parle un peu dans les médias – selon la méthode développée plus haut – afin de préparer l’opinion.

    Devant cette nouvelle « fin de l’Histoire », où nous serons peut-être les témoins contemporains d’un retour à une monarchie supranationale, vient une question hégélienne et d’éternel retour du concret : quelqu’un a-t-il une meule pour aiguiser nos guillotines ?

    Par Simone Choule http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…

    Fin décembre, au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis », Michel Rocard fut l’auteur de déclarations on ne peut plus intéressantes qui, malheureusement, ne furent pas l’objet de reprises dans les autres médias.

    Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.


    Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses… par _romegas

    Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité.

    Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

    Et d’ajouter que, contrairement à ce qui est véhiculé depuis des années dans les grands médias, la France n’avait pas vécu « au-dessus de ses moyens » mais qu’elle avait dû débourser, au titre d’un simple jeu d’écriture, alors qu’aucune nécessité économique ne l’exigeait, des centaines de milliards d’euros constants au profit des marchés financiers. Il leur disait encore que la crise des dettes souveraines était parfaitement artificielle et qu’il suffirait de revenir à la création monétaire publique pour qu’elle soit réglée sans heurt. Mais nos journalistes, disions-nous, ne bronchèrent pas.

    Michel Rocard, en revanche, se moque un peu du monde quand il affirme que la loi de 1973 fut simplement adoptée pour « imiter les Allemands », comme si l’objet de cette loi était de limiter l’inflation. Non. Cette loi a simplement permis de créer un marché interbancaire des obligations d’État. Contrairement aux thèses libérales vieillottes, les marchés ne naissent jamais « spontanément ». Ils sont des créations politiques ad hoc, comme, par exemple, le marché des devises, résultant de la mise en place du système de change flottant.

    On peut également déplorer que Michel Rocard ne nous ait pas dit pourquoi il ne tenta pas, du temps où il était Premier ministre, d’abroger cette loi « stupéfiante » selon ses propres dires et pourquoi le sujet est aujourd’hui encore tabou.

    Mais ne soyons pas trop dur avec Michel Rocard. Reconnaissons-lui d’avoir mis un terme à la conspiration de silence et de l’ignorance qui sévit depuis des décennies dans la classe politique française.

    Boulevard Voltaire

    NB : Michel Rocard fait référence dans l’extrait à Paul Volcker.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Depardieu et les contradictions de la République...

     Ce qui est devenue l’affaire Depardieu ne cesse, depuis quelques semaines, d’enflammer la toile et le paysage politique français tout autant que le monde du cinéma qui révèle, à ceux qui ne s’en doutaient pas encore, toutes ses détestations et conflits internes. L’acteur Depardieu est devenu aux yeux des uns un véritable pestiféré, un traître qu’il convient de dénoncer et de clouer au pilori, pour les autres le symbole du ras-le-bol et de la fuite des capitaux hors de notre pays du fait de la trop grande pression fiscale actuelle… Mais ce n’est plus un film, c’est un feuilleton dont Depardieu est la tête d’affiche, peut-être bien à son corps défendant d’ailleurs !

    Quelques remarques sur ce feuilleton, en lui-même fort révélateur, à la fois d’un certain état d’esprit de nos élites comme de nos gouvernants, mais aussi des contradictions des uns et des autres, et des défauts de cette République qui va aujourd’hui à vau-l’eau en attendant son discrédit final et, il faut le souhaiter pour elle, fatal…

    Tout d’abord sur les motivations de l’exil fiscal de Gérard Depardieu : partir pour échapper à l’impôt de son pays me semble, en soi-même, peu honorable, et c’est faire peu de cas de la solidarité nationale que sont censés permettre taxes, redevances et impôts directs au profit de la communauté nationale toute entière, en de multiples secteurs, de l’enseignement à la santé. Malheureusement, Depardieu, aujourd’hui emblématique de cette désertion fiscale, a été précédé depuis bien longtemps par la plupart des grands entrepreneurs et financiers de ce pays, de nombreux acteurs et chanteurs, mais aussi par des sportifs qui, comble de l’ironie, portent les couleurs de la France dans les compétitions internationales, par exemple dans les sports de raquette ou de nage… D’autres, revenus en nos terres françaises, rechignent encore à régler leurs dettes envers l’Etat français, tels M. Noah, ancien sportif reconverti dans la chanson mais aussi soutien fervent de l’actuel président lors de la campagne électorale de 2012 !

    Cela étant, rappelons l’adage bien connu que les socialistes semblent avoir oublié : « trop d’impôt tue l’impôt ». La pression sur les contribuables est forte en France et peut-être même mal répartie, et il semble que l’Etat n’a pas vraiment de stratégie fiscale à long terme, préférant aller à la facilité sans se poser la question des avantages et inconvénients (et pas seulement dans le cadre financier) de telle ou telle imposition (ou augmentation de celle-ci) et sans vraiment remettre en cause les véritables privilèges de certaines catégories, en particulier au sein de ce que l’on pourrait nommer « le pays légal », c’est-à-dire la classe politicienne et ses nombreux élus… Il est tout de même surprenant, pour ne pas dire choquant, que ceux-là mêmes qui sont tenus de voter la loi ou de la faire appliquer se prémunissent contre les effets de celle-ci quand elle pourrait leur imposer de participer un peu plus au bon fonctionnement de l’Etat… Les mêmes qui vouent Depardieu aux gémonies ont refusé, il y a quelques mois, de diminuer leur traitement de parlementaire (tout ceci dans un ensemble touchant et éminemment républicain, de Droite comme de Gauche, les principales exceptions se recrutant, d’ailleurs, à Droite…), et de renoncer à quelques  avantages fiscaux que leur situation d’élus leur assure, aux frais des finances publiques !

    Il est aussi « amusant » de constater que les dénonciateurs de M. Depardieu en appellent à un « patriotisme fiscal » quand, dans le même temps, ils moquent le patriotisme économique ou s’enflamment contre le protectionnisme, et ne cessent de vanter les mérites de la « citoyenneté européenne » et de la libre circulation des biens et des personnes au sein de l’Union européenne, mais aussi au-delà, en arguant des bienfaits de la mondialisation qui va en finir avec les barrières et les frontières… Il y a là une contradiction, n’est-ce pas ? Car, comment peut-on reprocher à M. Depardieu de vouloir s’installer en Belgique (comme il le déclarait en décembre dernier), qui est bien un pays de l’Union européenne et de la zone euro, et dans le même temps, comme cela est le discours officiel depuis nombre d’années, prôner une Europe fédérale qui, si elle se faisait et appliquait l’harmonisation fiscale, entraînerait un véritable effondrement des ressources financières de l’ensemble français ? Terrible contradiction dans les discours de nos gouvernants qui, d’ailleurs, suscite l’amusement dans les milieux européistes et à Bruxelles, et agace un certain nombre de politiques et contribuables belges qui n’apprécient guère de voir leur pays pratiquement dénoncé comme un « paradis fiscal » par le grand pays voisin !

    Bien sûr, M. Depardieu a tort de partir, que cela soit en Belgique ou en Russie ! Et je suis assez nationaliste pour dire que j’y vois une forme de trahison ! Mais c’est aussi parce que je suis nationaliste que je dénonce également une République qui n’est plus capable de faire aimer et respecter la France, une République qui passe son temps à fiscaliser quand il faudrait d’abord économiser, qui passe son temps à vanter « l’Europe, l’Europe, l’Europe » mais sans en accepter les conséquences, qui passe son temps à parler « mondialisation » (malgré M. Montebourg qui, au moins, a le courage de remettre en cause cette nouvelle idéologie dominante) sans en mesurer les conséquences sociales et environnementales…

    M. Depardieu a individuellement tort mais c’est bien la République la principale responsable de cette désertion, et cette affaire n’en est que la triste illustration : au grand tribunal de l’histoire, c’est Danton, le fondateur même de ce Tribunal révolutionnaire qui le condamne à la mort, qui est guillotiné au temps de la Terreur mais c’est la Terreur, celle de la 1ère République, qui est néanmoins condamnée aux yeux des hommes et des générations qui suivent
    Nouvelle Chouannerie

  • « Parrainage citoyen » des candidats à la présidentielle : Hollande renonce !

    François Hollande avait exprimé le souhait, durant la campagne présidentielle, de remplacer le parrainage des candidats par 500 élus par un « parrainage citoyen » : une idée qui avait été reprise ensuite par la commission Jospin sur la rénovation de la vie politique. Celle-ci proposait de fixer le seuil des parrainages à 150.000, confiant aux préfets le soin de comptabiliser et de vérifier la légalité des signatures.

    Hé bien le chef de l’État vient d’oublier hier le souhait qu’il avait publiquement manifesté : en recevant les vœux du Conseil constitutionnel à l’Elysée, François Hollande a annoncé hier qu’il renonçait finalement à instaurer « un parrainage citoyen » pour les candidats à la présidentielle, la concertation des partis l’ayant « finalement convaincu de la difficulté de sa mise en œuvre« .

    En attendant, la démocratie qu’ils prétendent vouloir défendre à tout bout de champ sera la première victime de ce renoncement. Car si au départ, le parrainage n’est qu’une démarche administrative qui vise à écarter les candidatures farfelues, il reste que cette démarche revêt toujours un caractère politique, en raison des enjeux et des intérêts en présence, des pressions exercées sur les élus : or ces élus, à la volonté desquels est suspendue l’identité des candidats qui resteront en lice, ne sont aucunement représentatifs du peuple d’où ils sont normalement issus, la proportionnelle étant étrangère aux modes de scrutin. Si peu représentatifs que 20% de l’électorat n’est pas représenté à l’Assemblée Nationale ; si peu représentatifs que lorsque 92% des parlementaires sont favorables au traité constitutionnel, 55 % des Français le rejettent !

    Et cette soi disante « représentation nationale », soumise à la pression politique, doit décider qui peut ou non se présenter ou non à la présidentielle ! On sait en effet quel mal les candidats de la droite nationale ont toujours eu pour faire valider leur candidature auprès des maires, quoiqu’ils représentent 20% des électeurs : peut-on pourtant parler de candidature fantaisiste dans un cas pareil ?

    JdR http://www.contre-info.com/