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L'ingénierie sociale : modéliser les comportements pour mieux les conditionner
La politique, en tant qu'ingénierie sociale, gestion des masses humaines, réduction de l'incertitude du comportement des populations, s'appuie donc tout d'abord sur une phase descriptive, constituée de travaux de modélisation de ces comportements populaires afin d'en définir les structures générales et les constantes. Ces travaux de modélisation mettent à jour les programmes, routines, conditionnements psychiques et algorithmes comportements auxquels obéissent les groupes humains. L'informatique est l'outil idéal, par exemple dans le calcul complexe (probabiliste et stochastique) des mouvements de foule, qui sert à la gestion des risques dans les instances professionnelles d'hygiène et de sécurité(évacuation des bâtiments), mais aussi à la police et l'armée pour encadrer et prévenir toute manifestation qui risquerait de déstabiliser le pouvoir. De plus, le travail d'espionnage d'une population, dans l'optique de modéliser ce qu'elle pense et ainsi désamorcer les nouvelles tendances critiques, requiert un travail de surveillance, de renseignement, de collecte d'informations et de fichage considérablement facilité par les développements de l'informatique ubiquitaire, ou ambiante et diffuse dans l'environnement, telle que théorisée par Mark Weiser, ainsi que par les "systèmes experts" de croisement des bases de données électroniques locales, publiques et privées (interception des communications, paiements par cartes, etc.). Le recoupement de ces informations glanées sur les réseaux numériques permettant de calculer par profiling une estimation du taux de dangerosité qu'une population (ou un individu) représente pour le pouvoir, on comprend dès lors que l'informatisation de la société, pour y faire basculer le maximum d'éléments de la vie des populations, soit une priorité des politiques contemporaines.Dans son ouvrage Surveillance globale, Eric Sadin nous dresse une liste presque exhaustive de ces nouvelles formes de pouvoir à vocation non plus punitive mais anticipatrice et dont l'emprise est strictement coextensive à celle de la sphère technologique. Aux États-Unis, dans la foulée du Patriot Act, sont apparus des programmes gouvernementaux de surveillance électronique tels que le Total Information Awareness et le Multistate Anti-Terrorism Information Exchange (MATRIX). Plus récemment, l'Union européenne s'est dotée, elle aussi, de programmes dont les objectifs consistent à centraliser pour la police la"détection automatique de comportement anormal et de menaces", que ce soit dans le cyberespace pour INDECT Project, ou dans la rue, au moyen des caméras de surveillance pour ADABTS (acronyme d'Automatic Detection of Abnormal Behaviour and Threats in crowded Spaces).En France, le ministère de l’Éducation nationale se livre depuis quelques années à une scrutation des forums de discussion sur Internet, sous-traitée en 2008 par l'entreprise spécialisée en stratégies d'opinion i&e. L'appel d'offres pour 2009 comporte les missions suivantes : "Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents). Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion. Repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau. Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation. Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles). Suivre les informations signifiantes dans le temps. Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.). Rapprocher ces informations et les interpréter. Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise. Alerter et préconiser en conséquence. Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un "risque opinion" potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués. (...) La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne..."Les ministères de la Santé, de la Justice et de l'Intérieur ont également recours aux services d'entreprises offrant les mêmes prestations. Quant à la veille du paysage éditorial et au repérage des publications éventuellement subversives, elle est pointilleuse, comme l'ont appris à leurs dépens les camarades corréziens : "A cette même période, le criminologue Alain Bauer pianote un matin, comme à son habitude, sur le site internet de la Fnac et Amazon en quête des nouveautés en librairie lorsqu'il tombe par hasard sur L'Insurrection qui vient (Éditions La Fabrique). Le consultant en sécurité y voit la trace d'un "processus intellectuel qui ressemble extraordinairement aux origines d'Action directe" et, sans barguigner, achète d'un coup 40 exemplaires. Il en remettra un en mains propres au directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, assorti d'une petite note. Rédigé par un "comité invisible", l'ouvrage est attribué par les policiers à Julien Coupat, qui fait figure de principal accusé dans l'affaire de Tarnac."Parvenu à un stade de modélisation de la population comme suffisant, on peut alors passer à la deuxième phase, le travail d'ingénierie proprement dit, s'appuyant sur ces modèles découverts pour les reconfigurer dans le sens d'une standardisation accrue, et donc d'une meilleure prévisibilité des comportements. L'ingénierie politico-sociale consiste ni plus ni moins que dans un travail de programmation et de conditionnement des comportements, ou plutôt de reprogrammation et de reconditionnement, puisque l'on ne part jamais d'unetabula rasa, mais toujours d'une culture déjà donnée du groupe en question, avec des propres routines et conditionnements. Les sociétés humaines, en tant que systèmes d'information, peuvent ainsi être reconfigurées dans le sens d'une harmonisation, homogénéisation, standardisation des normes et des procédures, afin de conférer à celles et ceux qui les pilotent une meilleure vue d'ensemble et un meilleur contrôle, l'idéal étant de parvenir à fusionner la multitude des groupes humains hétérogènes dans un seul groupe global, un seul système d'information.Une administration centralisée et une gestion sécurisée : les architectes de la mondialisation ne poursuivent pas d'autres buts.Gouverner par le chaos -
Hollande aime tellement les pauvres qu'il en fabrique
L’Insee révèle, dans une étude publiée mercredi 23 décembre, que le taux de pauvreté a augmenté en 2014, passant de 14 % l’année précédente, à 14,2% des ménages français qui vivent donc avec des ressources ne dépassant pas 1 002 euros (60 % du revenu médian).
La pauvreté touche 4 millions de ménages, familles monoparentales en tête, soit 9 millions de personnes. Elle s’explique essentiellement par le chômage et par la multiplication des périodes d’inactivité des travailleurs en contrat à durée déterminée ou en intérim.
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LES ORIGINES DU VRAI COMBAT SOCIAL :
« Si je fais suivre du qualificatif de « social » le nom du royalisme, ce n’est point que dans ma pensée, le royalisme ne l’ait pas toujours été ou qu’il puisse cesser de l’être, ou encore qu’il soit possible d’en concevoir un qui ne le soit pas ; mais je crois qu’il est des temps où il convient de souligner plus fortement que de coutume ce qui est, en somme, l’aspect le plus intéressant de notre monarchie traditionnelle.
Eh bien ! j’estime, pour ma part, le moment venu de dire bien haut qu’il n’y a de sociaux véritables que les royalistes. »Firmin Bacconnier – ABC du royalisme social – 1909
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Une coalition gauche-droite pour lutter contre le chômage : de qui se moque-t-on ?
La coalition de la droite et de la gauche prônée par M. Raffarin produit la désagréable impression qu'on prend les électeurs pour des imbéciles.
Que la lutte contre le chômage doive être une des préoccupations essentielles de nos dirigeants est une évidence. Même minimisés par des calculs avantageux, les chiffres sont catastrophiques.
Mais la coalition de la droite et de la gauche prônée à cet effet par M. Raffarin produit la désagréable impression qu’on prend les électeurs pour des imbéciles.
Depuis trente ans, aucun de ces partis alternativement au pouvoir n’a réussi à endiguer le fléau, et l’efficacité d’un « travail collaboratif », très à la mode dans l’entreprise, laisse sceptique. Peut-on raisonnablement espérer que le remède surgira miraculeusement de la réunion des têtes pensantes de droite et de gauche ? -
Nouvelle enquête de l’Insee : les séparations appauvrissent et déstabilisent les familles
(NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Nombre croissant de familles recomposées, multiplication des histoires d’amour brèves, forte hausse de la garde partagée… voilà ce qui appauvrit et déstabilise les familles selon l’étude publiée par l’Insee le 16 décembre.
Quelles tendances mettent en avant cette étude ?
L’étude de l’Insee montre notamment que c’est le modèle des familles monoparentales qui se sont développées au détriment des familles traditionnelles. Les familles recomposées augmentent, elles aussi. Autre fait marquant, de plus en plus de couples éclatent : entre 2009 et 2012, en moyenne, 253 000 couples se sont séparés chaque année. Entre 1993 et 1996, on en comptait 155 000. Soit plus de 59 % !Qui sont les plus touchés par ces changements ?
L’étude souligne que ce sont les femmes qui pâtissent les premières des divorces et des séparations. 20 % de baisse de niveau de vie : c’est le prix de la séparation pour les femmes dans l’année qui suit un divorce ou une rupture de Pacs. La monoparentalité reste essentiellement maternelle (85 %) et s’est surtout répandue parmi les femmes les moins diplômées. Particulièrement touchées par la précarité, 40 % des familles monoparentales avec enfants mineurs vivent sous le seuil de pauvreté. Ce mouvement serait européen : la part de ces familles monoparentales a également augmenté de 14 % en 1996, contre 19 % en 2012, en Europe. Notons également que l’étude ne pipe pas un mot de l’impact de tels bouleversements pour l’équilibre des enfants.Quelles sont les observations faites sur les couples plus jeunes ?
Sans surprise, la vie de couple est plus instable. Vivre plusieurs histoires d’amour successives et partager le même toit au cours de sa vie devient de plus en plus fréquent. Ces unions successives touchent aussi les plus jeunes. Les premières histoires sont devenues plus courtes et 30 % des 26/35 ans ont rompu après 5 ans de vie commune contre 9 % de leurs aînés. -
Le Zapping (V2) du Mensonge du Monopole de la sécu
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Migrants: ils repartent quand les aides sociales ne leur plaisent pas
La situation vécue pour le moment en Autriche montre qu’un shopping migratoire s’organise par les soi-disant « réfugiés ».: Un retour est donc possible
La situation d’aujourd’hui en Autriche montre que les migrants peuvent repartir s’ils ne trouvent pas dans le pays où ils se trouvent une situation d’aides sociales qui leur convient et si cela prend trop de temps pour faire venir leur smalah.
Des migrants kosovars, irakiens et afghans se sont mis à quitter l’Autriche car ce pays ne répondait pas à leurs attentes. Selon les migrants, ils pensaient être mieux traités par ce pays et obtenir plus facilement le statut de réfugié.
Martin Gantner, représentant de l’association caritative Caritas, a expliqué que certains réfugiés rentraient chez eux à cause de la peur d’être renvoyés et humiliés, pour les autres leurs familles leur manquaient ou ils imaginaient différemment l’Autriche et l’Europe, rappelle le site d’actualité en ligne The Local.
M.Gantner a ajouté qu' »il y a tant d’incertitudes pour les migrants, la plupart d’entre eux sont traumatisés et ont besoin d’un sentiment de sécurité ».
Selon The Local, les données du ministère autrichien de l’Intérieur justifient cette tendance. Ainsi, entre janvier et novembre derniers environ 1.100 Kosovars, 530 Irakiens et 120 Afghans ont volontairement quitté l’Autriche. En comparaison, une dizaine de migrants étaient arrivés en 2014.
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25% des Européens risquent de franchir le seuil de pauvreté en 2016
La banque danoise Saxo Bank, en la personne de son économiste en chef de Steen Jakobsen, a présenté une série de "prévisions choquantes" pour 2016.
L'analyste estime que l'année prochaine sera déterminante pour la proposition d'un revenu garanti en tant que remède contre l'inégalité et la pauvreté. La banque relève cependant que ces "prévisions choquantes pour 2016" n'étaient pas ses propres prévisions officielles.
"Depuis le début de la crise financière mondiale, la pauvreté a progressé en Europe suite à une récession économique et à des restrictions fiscales. Selon les estimations de l'Organisation internationale du travail, 123 millions d'habitants de l'Union européenne risquent de se retrouver au-dessous du seuil de pauvreté. En 2008, cet indice était inférieur à 116 millions. Face aux inégalités croissantes et à un taux de chômage de plus de 10%, l'Europe se propose d'introduire un revenu de base universel qui garantirait à ses habitants la possibilité de satisfaire leurs besoins fondamentaux, indépendamment du fait qu'ils aient ou non un emploi", écrit Steen Jakobsen.
Il note que des mesures similaires sont discutées partout en Europe. Ainsi, en Espagne, le revenu de base est prôné par le parti de gauche Podemos. En 2016, la Finlande l'introduira en régime de test, la Suisse y consacrera un référendum et la France l'envisage aussi.
Steen Jakobsen trouve que les dépenses pour des articles de luxe sont dénuées de bon sens car cet argent aurait pu être destiné à des fins d'infrastructure, d'instruction et de lutte contre la misère. Selon lui, une baisse des ventes d'articles de luxe s'observe déjà dans certaines "sociétés plus égalitaires". -
Chômage: Wauquiez (LR) "prêt à travailler avec le gouvernement"
Le nouveau président (Les Républicains) de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez s'est dit "prêt à travailler avec le gouvernement sur les questions de chômage", mardi matin sur RMC.
"Mais il y a la théorie et la pratique, je ne suis pas favorable à ce qu'on dilue la politique dans une espèce de ventre mou", a mis en garde le numéro 3 des Républicains, qui incarne la ligne droitière au sein du parti.
Lundi soir, Manuel Valls avait expliqué vouloir réunir "régulièrement" l'ensemble des présidents de région quelle que soit leur étiquette, notamment pour améliorer les politiques en matière d'emploi.
"S'il s'agit de nous proposer une énième mesure de traitement social du chômage, consistant à mettre les gens en formation pour le sortir des statistiques du chômage, c'est sans moi", a prévenu Laurent Wauquiez, insistant sur sa vision du "social par le travail" et non par "l'assistanat".le nouvel obs :: lien
http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuVpEZVAVpltftRIda.shtml
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Dans les villes gérées par le Front national, on vit bien, aussi…
Décidément, les médias dominants ont encore des progrès à faire pour mieux comprendre ce peuple qu’ils redoutent tant.
Le Parti socialiste, qui n’a sûrement que ça à faire, vient de publier un « livre noir », forcément « noir », sur la gestion lepéniste des municipalités tombées dans l’escarcelle du Front national.
Et quoi de neuf sous le soleil ? Finalement que de bonnes nouvelles ; enfin, comme toujours, ça dépend toujours du point de vue. Fini l’assistanat subventionné pour des bidules sociaux aux intitulés les plus vagues. Pour résumer, l’argent du contribuable ne servira plus à financer des cours d’arabe pour rappeurs unijambistes éructant du Kurde sur une unique gambette. Idem et itou pour l’art conceptuel, à base d’exposition de tampons hygiéniques, de plugs anaux et de pelles à tarte.
Idem pour les associations destinées à apprendre le turc à des Maghrébines en prison. Itou pour leurs homologues enseignant tatouages au henné et danse des sept voiles. Enfin, rien qui ne puisse relever du bon sens le plus élémentaire.
Pour aborder les sujets qui fâchent, dont l’avortement, extrait de cette prose de combat : « Malgré ses dénégations, le Front national défend une vision traditionnelle de la société… » Ben oui, ducon, c’est un peu son rôle. Mais « vision de la société » dans « laquelle les droits des femmes sont réduits à la portion congrue… » T’as raison mon pote ! Dans un parti tenu de main de fer par des nénettes prêtes à s’égorger à grands coups de sacs à main, c’est plutôt des droits des hommes dont nous serions en légitime droit de nous inquiéter.