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tradition - Page 390

  • Que signifie pour vous le mot Patrie ?

    Le bulletin du Collège Stanislas publiait en 1976 la copie d’un de ses élèves de 3ème, classé lauréat national dans un concours écrit sur le thème de la « Patrie » : le sujet exact était : « Que signifie pour vous le mot Patrie ? » Voici sa copie.

    Etranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie ». Si tu as une mère et si tu l’honores, c’est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c’est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c’est cet héritage intellectuel qu’ils m’ont laissé pour le transmettre à mon tour.
    Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d’Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d’Avallon, l’élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l’épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N’oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Gémissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.
    Mais si la France , ma patrie, n’était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l’excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l’humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.
    Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m’avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres ! De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices !
    Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu’ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d’une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vue naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d’Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d’Arc à la petite Thérèse, de l’épopée de l’une à la vie si simple de l’autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d’entre elles, s’est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France !
     
     
    Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j’aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu’elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j’ai au cœur soir aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu’un fils ne gagne rien à critiquer sa mère…C’est en grandissant lui-même qu’il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain.
    La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l’aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m’appauvrir de ce don, je m’enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l’abîme pas, ami étranger, la France , ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre…
     
    Source : Les Jeunes avec Gollnisch
  • Islande : Les ressources naturelles bientôt transférées aux citoyens ?

    Les Islandais ont décidé de reprendre leur destin en main. Après avoir refusé le renflouement des banques en 2010 et 2011, ils ont voté lors d’un referendum en octobre, les propositions faites par un comité de citoyens pour élaborer une nouvelle Constitution. Le texte prévoit en particulier que les ressources naturelles soient « détenues par le peuple islandais ». Entretien avec Victor David, juriste de l’environnement à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

    Novethic : Le projet de nouvelle constitution islandaise prévoit que les ressources naturelles soient «  détenues par le peuple islandais ». Quelle serait la portée de ce texte s’il était adopté ?

    Victor David : Cette formulation est une façon politiquement correcte de parler de nationalisation des ressources naturelles. En Islande, un des grands enjeux concerne les produits de la mer. Quelques grosses entreprises concentrent presque l’ensemble des quotas de pêche. Cette nationalisation permettrait de renégocier les quotas vers une redistribution plus favorable à l’ensemble de la population. Les perspectives de trouver du pétrole dans les eaux territoriales islandaises en mer du Nord ne sont probablement pas non plus étrangères à cette proposition.

    Plus largement, la nationalisation est motivée par la crainte de voir des multinationales, voire des États étrangers via des entreprises publiques, accaparer les ressources. La Chine a par exemple essayé d’acquérir des terrains en Islande. Il faut cependant relativiser la portée du texte islandais qui ne fait référence qu’aux ressources non déjà privatisées. Il ne s’agit donc pas pour le gouvernement de faire une chasse aux compagnies privées.

    Les changements sont donc assez marginaux ?

    Non, car il existe encore beaucoup de ressources naturelles non encore transférées au secteur privé, en matière de pêche mais aussi les réserves pétrolières offshore qui n’en sont qu’au stade… de potentiel !

    La référence au « peuple » ne donne-t-elle pas plus de prise aux citoyens sur leurs ressources que la seule nationalisation ?

    Pas vraiment, dans la mesure où l’Islande est une démocratie représentative. Il faudrait la mise en place de mécanismes de participation pour que la population soit associée à la gestion des ressources. Par le biais de référendums locaux notamment. Alors, la propriété des peuples aurait plus de sens. Cela dit, il est vrai que le projet de constitution islandaise prévoit des référendums d’initiative citoyenne. 10 % de la population pourrait provoquer un referendum, pourquoi pas, sur les ressources naturelles en cas de litige avec l’État.

    Est-ce que ce projet laisse envisager une meilleure protection des ressources naturelles ?

    L’environnement n’a pas forcément grand chose à y gagner. Derrière le vocable “ressources naturelles“, on parle en effet moins de la flore, de la faune ou des paysages, que de tout ce qui peut s’avérer être une “richesse naturelle“, comme le pétrole, les minerais ou les produits de la pêche. On soustrait aux appétits individuels les ressources naturelles qui ne sont pas déjà privatisées pour les donner au peuple. En réalité c’est l’Etat qui les gère sous forme d’actionnariat majoritaire, sans nécessairement protéger la nature.

    Un vrai progrès ces dernières années en matière de protection des ressources naturelles vient de la constitution équatorienne de 2008 qui a décidé d’accorder des “droits fondamentaux” à la nature elle-même. Cela facilite en particulier la défense de l’environnement car ces droits permettent à toute personne de se faire le porte-parole de la nature devant la justice et de porter plainte sans avoir à justifier de préjudice personnel. Et les atteintes à l’environnement sont imprescriptibles.

    Cette proposition de l’Islande s’inscrit-elle dans une tendance plus large ?

    Oui, la nationalisation des ressources naturelles revient sur le devant de la scène. En toute légalité d’ailleurs puisque, depuis 1962, les Nations Unies affirment la souveraineté des États sur les ressources naturelles. Ces dernières décennies, les États avaient pourtant utilisé ces droits pour privatiser les ressources, sous la pression du FMI et de la Banque mondiale.

    Depuis le début des années 2000, le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur ont entamé ou renforcé la nationalisation de leurs ressources naturelles, notamment du pétrole mais pas seulement. En Bolivie, la nationalisation de l’eau a permis à l’État de reprendre la main sur ce secteur contre Suez. À Québec, les partis politiques nationalistes réclament régulièrement la souveraineté sur les ressources naturelles.

    Mais un effet pervers de ce genre de nationalisation est le risque de corruption, car les gouvernants deviennent les gestionnaires exclusifs de ces richesses. Il faut donc impérativement accroitre la participation du public dans la prise de décision en matière de gestion des ressources naturelles et renforcer les garanties de transparence de l’action publique.

    novethic.fr  http://fortune.fdesouche.com

  • La manif pour tous vue de la Tour Eiffel - 13 janvier 2013

  • Manifestation du 13 janvier : quand certains principes intangibles sont rappelés !

    Voici un reportage, réalisé par la section Yvelines du Renouveau français, sur la manifestation contre le « mariage » homosexuel, organisée par Civitas. Dans cette vidéo apparaît aussi bien l’ampleur de ce rendez-vous, où la France catholique s’était massivement déplacée, que les principes au nom desquels cette France éternelle venait manifester, et qu’Alain Escada rappelle dans son discours :

    http://www.contre-info.com/

  • La création d’une nouvelle culture

    La culture est avant tout le réseau de schémas de comportements qui permet à l’homme de s’orienter en ce monde et d’y intervenir de façon créatrice. L’identité culturelle inclut aussi bien les normes du comportement que les buts de la vie en commun. Elle est l’enracinement du moi conscient en une culture. Elle est ce sentiment, difficile à circonscrire par le seul effet de la raison, de « l’être-près-de-soi », de l’harmonie avec les traditions communes, avec des événements, avec les acquis de la science, avec un système supra-individuel de valeurs et de normes. L’identité culturelle, selon Gramsci, consiste à se discipliner, à « prendre possession de sa propre personnalité ».

    Hilmar Hoffmann, qui dirigea les affaires culturelles de la ville de Francfort, écrit : « La culture est plus qu’un système quelconque de valeurs et de normes. La culture est toujours aussi la mise en forme de la réalité […] un système d’attributions de valeurs aux actes, elle est elle-même cette attributions de valeurs ». Vue sous cet angle, l’approche se précise : tout d’abord, la culture et l’identité ne sont pas des états statiques, mais le fruit d’une évolution ; ensuite, la culture et l’identité sont le produit des décisions individuelles et collectives et de leur confrontation avec une réalité donnée. Par conséquent, les véritables défenseurs de la culture et de l’identité créeront les moyens et les espaces leur permettant de s’enflammer et de s’épanouir. À l’opposé, ceux qui ne font que répéter que les identités doivent être conservées méconnaissent complètement le caractère dynamique de l’évolution culturelle. Les identités culturelles peuvent aussi être créées. Pour Hoffmann, le temps des homelands culturels est révolu : « Nous sommes en Allemagne les témoins d’une évolution de la culture. Son critère ne réside pas dans la co-existence de cultures différentes, mais dans l’assimilation des conditions de vie changeantes par les moyens de la culture, c’est-à-dire l’élaboration de formes d’orientation, d’attribution de valeurs et de création à l’aide de notre propre culture traditionnelle et actuelle, ainsi que des influences culturelles multiples des cultures étrangères environnantes. « Il est évident que la multitude des expressions culturelles ne laissera pas intacte la culture allemande, si toutefois ce dernier terme convient à la multitude socio-culturelle de la RFA. Il ne fait pas de doute que quelque chose de nouveau naîtra. Il nous reste à attendre la place culturelle et historique que prendra ce « nouveau » et à voir s’il sera meilleur que ce qui le précédait. Refuser ce pas en avant sous l’effet d’un conservatisme réactionnaire témoigne de la peur devant la vie et d’une lassitude historique qui, depuis toujours, précèdent la décadence. Cela n’a rien d’étonnant : la conception conservatrice de la culture ne permet que de défiler avec vénération devant les acquis du passé. Pour l’esprit réactionnaire, la culture reste objet de consommation, objet d’une jouissance passive : elle représente ce qui est noble, beau, vrai.

    Nous inspirant d’Antonio Gramsci et de Joseph Beuys, parmi d’autres, nous devrions aujourd’hui accepter une conception élargie de l’art et de la culture. Cette conception élargie de la culture comprend aussi bien les productions et les activités de la vie humaine que l’attitude fondamentale face au nouveau, face à l’étrange, qu’il s’agisse d’idées ou de modes de vie. À côté des traditionnels concert, théâtre, littérature ou exposition, la conception élargie de la culture englobe également des innovations telles que l’agriculture biologique, l’aménagement du cadre de travail, le soin apporté à la protection de l’environnement, l’évolution de la législation concernant les étrangers et les demandeurs d’asile, etc. grâce à cette conception de la culture incluant la totalité du devenir d’un être-ensemble, et non seulement ses formes présumées « pures », on peut surmonter la passivité de la société et l’on peut s’intégrer activement à l’évolution de la culture. Nous pensons par ailleurs qu’il existe, dans chaque société, une multitude de cultures les plus diverses. Citons, par exemple, la culture régionale avec ses patois et ses costumes typiques, la culture du théâtre paysan, des défilés de mode ou des tripots, la culture des groupes sociaux avec les fédérations de chasseurs et les punks, la culture religieuse des chrétiens, des musulmans, des « ésotéristes », des païens et des athées, etc. Il n’est pas rare que ces variantes se combattent violemment, les sentiments mutuels d’hostilité pouvant dériver en formes extrêmes de haine raciale ou sociale.

    Cette aperception de la culture peut se développer en six thèses.

    1. La culture englobe le champ des activités humaines en son entier
    Nous pensons que la culture vivante n’est héritage que dans une moindre mesure. Rêvons à des différences qui seraient flexibles, que l’on pourrait sans cesse mettre en question, moduler et surmonter de manière faustienne. Les vraies différences sont celles qu’on affirme dans le conflit : « Chaque nouvelle identité se constitue dans l’affrontement, et l’on ne possèdera en propre que ce que l’on aura conquis comme tel et intégré à soi » (Imfeld). L’Europe n’a jamais été l’arrière-chambre poussiéreuse d’un préparateur, mais le laboratoire où ont été expérimentées les lois de la dynamique culturelle.

    2. La culture du XXIe siècle se caractérisera par sa pluralité, et non par son homogénéité
    Nous pensons que la culture est un concept évolutif. L’effort conservateur et la dynamique de l’évolution ne sont pas nécessairement opposés : ce sont plutôt les composants complémentaires et contradictoriels d’une culture vivante. Nous ne saurions adopter la façon pessimiste de restreindre la culture aux choses du passé, aux habitudes, ou encore de la réduire à l’exotisme et au folklore. Nous sommes contre la petite bulle nationale-allemande (« plus c’est vieux, plus c’est culturel »). Contre la manie d’Arno Breker…

    Le changement est le signe le plus marquant des sociétés modernes, tant par sa rapidité que par sa force pénétrante. C’est pour cette raison que la question « que faire ? », aujourd’hui, devient de plus en plus pressante car plus lourde de conséquences. Nous arrivons toujours plus vite au point où nous ne pouvons plus venir à bout de nos tâches à venir avec le seul concours du passé. Le présent n’est plus l’éperon du passé tourné vers l’avenir, mais l’arrière-garde de ce qui sera demain. L’échelle visionnaire du présent est désormais l’avenir. L’issue de l’histoire est toujours ouverte. Il n’y a de finalité ni historique, ni culturelle. Nulle part ni à aucun moment, l’évolution de la société ne produit un résultat unique. Nul ne sachant ce qui adviendra, les défis du XXIe siècle nous obligent à reconnaître la relativité des vérités absolues d’hier et à comprendre que demain de nouveaux défis feront naître de nouvelles vérités.

    3. La culture est évolutive, et non stable
    Nous pensons que chaque culture de l’âge moderne représente finalement un conglomérat fait de ses productions culturelles propres, d’une part, d’éléments copiés, importés, d’autre part.

    L’âme réactionnaire pense « en monophonie ». Il y a là l’idée d’un monde intact et pur, où l’on n’admet qu’une seule cause pour chaque chose. La tranquillité et l’ordre, la surveillance et la normalité : voilà les valeurs suprêmes de cette vision bourgeoise. Cette religion des formalités a ses idoles : papiers d’identité, cartes infalsifiables, numéros et images codées dans l’ordinateur central. La véritable culture – les ancêtres, les racines, la vision – n’est plus comprise.

    La vie intellectuelle d’une société moderne est un pêle-mêle amorphe (sans forme). Le vécu culturel est pluridimensionnel, avec ses connexions multiples et ses enchevêtrements dialectiques. Il est non-univoque, chaotiquement contradictoire. Exiger l’univoque équivaut à un appauvrissement et témoigne d’une faiblesse dans la construction de sa propre identité.

    4. La culture est un mélange spécifique
    Nous pensons que la culture contient toujours la possibilité de sa propre négation ou encore de sa propre mise en question. L’aliénation n’est pas exclusivement le produit de la culture des masses « made in USA », ni celui des idéologies, mais se tient au commencement de l’histoire de l’homme. L’aliénation, au sens propre, est même la condition sine qua non de l’historicité, c’est-à-dire de la mise en mouvement. Aussi, l’aliénation est-elle nécessairement liée à la temporalité de l’être-au-monde. L’obligation de dépassement est inscrite au cœur de notre humanité. Citons Konrad Lorenz : « Un être vivant obligé d’innover, obligé de prendre des risques, et obligé de risquer d’autant plus qu’il veut s’élever davantage ».

    Cela dit, l’évolution culturelle ne se déroule pas de façon analogue à l’évolution organique. Elle développe sa dynamique propre. C’est de cette manière qu’elle trouve une direction. La culture est post-évolutive. Les différenciations organiques et culturelles du passé non seulement nous garantissaient une grande diversité de cultures humaines, mais encore nous offrent pour l’avenir un riche choix de sentiers de différenciation pour la création de nouvelles valeurs et de nouvelles normes. Notre culture n’est pas menacée par le changement, mais par la peur du changement.

    5. Le signe distinctif de la culture est la recherche sans cesse renouvelée de la pensée « autre »
    Nous pensons que la vie culturelle n’a pas pour but d’amasser les apparences, mais qu’elle implique le retour aux questions éternelles de la vie. Ce sont là les questions existentielles, nées de la nature finie de la vie des individus et aiguisées par la tension du désir « de toujours se dépasser ».

    Alors que les questions restent toujours les mêmes, les réponses changent en fonction du sol nourricier de l’homme, selon ses qualités religieuses, sociales, culturelles, psychologiques ou biologiques. Aspirant à la culture, beaucoup en restent pourtant aux apparences afin de maintenir, pendant quelques secondes d’histoire mondiale, leur confort de pensée. D’autres se tournent vers les contenus pour en former de nouvelles valeurs et des aristocraties de l’esprit, afin d’expérimenter les réponses que réclame l’avenir. Le sens de la culture, ce n’est pas de rester immobile dans des espaces sans conflit, mais c’est la confrontation permanente des valeurs.

    6. La culture n’est pas seulement la paix, mais prend son sens dans le conflit des valeurs
    Le philosophe polonais Leszek Kolakowski a écrit un vibrant plaidoyer pour la dimension véritablement mythique de cette lutte culturelle : « Le conflit entre les valeurs est toujours le lieu du moteur de la culture. […] La culture vit en permanence du désir d’une synthèse définitive de ses éléments en conflit ouvert, et de l’incapacité organique de se réserver cette synthèse. Autant l’accomplissement de la synthèse signifierait la mort de la culture, autant le ferait le renoncement à la volonté de synthèse. L’incertitude quant aux intentions et la fragilité des acquis se révèlent être les conditions de la continuité créatrice de la culture. Le destin de la culture apparaît comme une épopée que sa fragilité même rend magnifique ».

    Il est temps que la Nouvelle Droite trouve un accès intelligent aux idées, concepts et constellations modernes, et qu’elle participe au discours social. Qu’elle réussisse enfin à, devenir ce qu’elle a toujours voulu être : une Nouvelle Culture !

    1993. http://grece-fr.com

  • Le FN sans Marine

     

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    Hier, absente de la manif, la présidente du FN n'a visiblement manqué à personne.

    Lu dans  Le Monde:

    Bruno Gollnisch savoure le moment. La participation du FN à la "Manif pour tous", c'est un peu sa renaissance, lui qui fut oublié depuis sa défaite face à Marine Le Pen lors du congrès de 2011. Dimanche matin, il est arrivé avant les autres cadres, porte Maillot. Il a pu ainsi enchaîner les interviews sur les chaînes d'info en continu ou sur les radios. A pu dire qu'il regrettait l'absence de sa présidente. Plus tard dans l'après-midi, il lancera les slogans, prenant même les rênes du cortège, disant quand s'arrêter, quand reprendre la marche.

    En cette fin de matinée, en tout cas, celui qui reste très populaire à la base du FN, a la vedette, et il en profite, car cela ne durera pas : dans quelques minutes, tous les médias se rueront sur Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse.

    MARINE LE PEN "AVAIT TOUT À GAGNER À VENIR"

    Dimanche, dans le cortège FN, l'absence de Marine Le Pen se remarquait. Beaucoup de membres de sa famille – au sens propre – étaient là, en tête de cortège. Louis Aliot (son compagnon) et Marion Maréchal Le Pen (sa nièce), sa sœur Yann (mère de Marion Maréchal Le Pen) étaient présents tout comme Jany Le Pen, la femme de Jean-Marie Le Pen, qui était, lui, retenu à Nantes pour une réunion militante mais qui appuyait fortement la participation.

    Parmi les troupes frontistes, la non-participation de Marine Le Pen – qui a toutefois soutenu les manifestants –, a laissé les militants "dubitatifs", selon le mot d'un cadre régional qui souhaite rester anonyme. "Ils sont en plein désarroi, ils ne comprennent pas, elle avait tout à gagner à venir", continue-t-il. Beaucoup de dirigeants s'obstinent eux dans un "pas de commentaire"... qui veut tout dire. Gilbert Collard, député du Gard, a quant à lui expliqué l'absence de l'ancienne candidate à l'Elysée en la comparant... au général de Gaulle : "Elle cherche à se hisser au-dessus des manifestants (...). On n'a jamais vu de Gaulle manifester (...). Si j'avais été à sa place, je serais venu mais moi, c'est moi, avec mes défauts et mes excès."

    "DÉCISION MI-CHÈVRE, MI-CHOU"

    Mais il y a aussi ceux qui justifient la position floue de Marine Le Pen, comme Louis Aliot, un des vice-présidents du FN : "Il fallait être présent mais aussi démontrer que François Hollande utilise cette loi pour faire oublier l'absence de politique alternative à celle de Sarkozy." Ou encore Marion Maréchal Le Pen, en tête du cortège FN, entourée d'une nuée de caméras, selon laquelle Marine Le Pen a pris une "décision mi-chèvre, mi-chou en nous opposant au projet tout en dénonçant la manœuvre de diversion du gouvernement". Un non-choix, donc ? Pas selon elle : "C'est un choix courageux, pas évident, ni électoraliste." La députée explique les différentes stratégies du FN quant à la participation à cette manifestation : "Certains ont considéré que dénoncer la manœuvre de diversion de François Hollande était prioritaire – comme Marine Le Pen et Florian Philippot. D'autres ont considéré que c'était participer à la manifestation."

    Une Marion Maréchal qui a déclenché, dimanche, les mêmes réactions que sa tante, puisqu'à son passage, des manifestants lui témoignaient leur sympathie en criant son nom, ou demandaient à être pris en photo avec elle. Toutefois, d'autres militants s'adressaient aux journalistes pour préciser qu'il ne fallait pas "mélanger" le reste de la manifestation et le FN.

    Difficile de savoir, en tout cas, si la participation du FN aux défilés a été importante ou pas : il est impossible de chiffrer le nombre de participants, le cortège n'étant pas clos, de nombreux badauds se mêlaient aux frontistes. Beaucoup de cadres régionaux ont manifesté, mais aussi des dirigeants nationaux comme Steeve Briois, Nicolas Bay (secrétaire général et secrétaire général adjoint), Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargée des affaires sociales) ou encore Alain Jamet, 78 ans, premier vice-président du FN et figure historique du parti.

    http://rivarol.over-blog.com/

  • Manifestation contre le « mariage » homosexuel : le Renouveau français était massivement présent

    La manifestation organisée dimanche, au départ de la place Pinel et à l’instigation de l’institut Civitas, c’est la France de toujours qui s’est mobilisée, étendards frappés du Sacré-Coeur en tête du cortège, pour rappeler qu’ « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Cette France, fidèle à ses racines, venait rappeler qu’il existe un ordre naturel dont l’homme n’est pas l’auteur, et qu’aucun législateur ne peut donc défaire sans briser l’équilibre humain (qu’il a vocation à défendre au sein de la société). Parmi les différentes associations présentes, le Renouveau français, mouvement nationaliste et contre-révolutionnaire, était là et n’est pas passé inaperçu.
    Voici son compte-rendu et son communiqué suite à la manifestation :

    « Grand succès de la manifestation contre le pseudo mariage homosexuel

    Le RF y a donné de la voix et de nombreux patriotes ont défilé derrière notre bannière.


    Avec environ un million de manifestants contre le projet de loi Taubira, le gouvernement ne peut plus dire sans mentir éhontément que les Français ne s’intéressent pas à la question du mariage (et tout ce qu’elle implique).
    Devant l’obstination d’une gauche toujours plus folle, aux ordres d’un lobby peu nombreux mais puissant, la journée du 13 janvier ne doit pas être qu’une réaction sporadique de sain sursaut populaire.
    La mobilisation extra-ordinaire que l’on a constatée ne doit pas être un aboutissement, mais au contraire un encouragement, une stimulation, une étape dans la lutte déterminée et radicale qu’exige notre époque.
    Face à la culture et aux forces de Mort, la crise sociétale en cours doit aboutir à une prise de conscience et un engagement politiques forts de la part des Français de bon sens, encore nombreux comme l’a souligné cette manifestation.
    Nous y travaillerons au mieux. »

    http://www.contre-info.com/

  • Bruno Gollnisch participait à un débat sur le “mariage gay” dans l’émission Mots Croisés

    Sous le titre  « La renaissance de Bruno Gollnisch, l’émergence de Marion Maréchal», le site du quotidien Le Monde clôturait ( ?) hier la série de la centaine d’articles consacrés à la présence du FN  dans l’immense  manifestation de ce dimanche contre le mariage homosexuel. Son auteur, Abel Mestre, est au nombre des journalistes se voulant des témoins attentifs (ce qui ne veut pas toujours dire, loin s’en faut, objectif)  de « l’extrême droite » et du FN comme l’atteste son blog « droites extrêmes ».

    Il réaffirmait  hier  à ses lecteurs que Bruno  « reste très populaire à la base du FN »et  qu’il a pris « les rênes » du cortège du FN.  Le député européen FN et Président de l’AEMN – le député britannique Nick Griffin, président du BNP et membre dirigeant  l’AEMN était aussi  présent à la manifestation  dimanche-     était en tout cas  également présent  hier soir sur le plateau de Mots croisés sur France 2.

     Yves Calvi a réuni pour cette émission partisans et détracteurs de cette loi.  Bruno Gollnisch ainsi pu débattre a avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Henri Guaino, député UMP des Yvelines, Barbara Pompili, députée EELV de la Somme, l’abbé Pierre-Hervé Grosjean, du diocèse de Versailles, et  l’avocat militant progressiste Emmanuel Pierrat …

    Retrouvez l’émission dans son intégralité en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

    2013-01-14-mots-croises-bruno-gollnisch

     http://www.gollnisch.com

  • Week-end militant très actif pour les Identitaires

     

    Week-end militant très actif pour les Identitaires

    PARIS (NOVOpress) - Samedi et dimanche, les militants identitaires ont été très actifs. Avec deux rendez-vous importants à la clé. Une conférence de presse de Génération Identitaire pour présenter la campagne Génération Solidaire. Et la participation dimanche à la Manif’ pour tous.

    Arnaud Delrieux (Porte-parole de Générations Identitaire), Pierre Larti (Porte-parole du Projet-Apache / Génération Identitaire Paris) et Damien Rieu (Porte-parole de Génération Identitaire) ont donné le coup d’envoi de la campagne d’hiver « Génération Solidaire » lors d’une conférence de presse à Paris (photo ci-dessus), ce samedi 12 janvier.

    La campagne Génération Solidaire s’articule autour du principe suivant : « Pour les nôtres qui passent l’hiver dans la rue : Génération identitaire, Génération solidaire ! »

    Constatant que « déjà responsable de livrer notre économie à la prédation des marchés mondialisés, l’Etat semble aussi vouloir choisir entre les bons et les mauvais pauvres : d’une part, les clandestins qui s’invitent de force dans notre pays, usent et abusent de notre générosité, squattent et profanent nos églises ; d’autre part, les Européens qui crèvent la gueule ouverte dans la rue dans l’indifférence générale. Entre deux catégories de miséreux, le pouvoir socialiste a fait son choix. » C’est pourquoi : « Ça tombe bien, Génération Identitaire aussi : les nôtres avant les autres ! »

    Les militants identitaires lors de la Manif' pour tous

    Les militants identitaires lors de la Manif’ pour tous

    Dimanche, 300 militants du Bloc Identitaire et de Génération Identitaire s’étaient donnés rendez-vous pour un cortège commun lors de la manifestation contre le mariage gay de ce dimanche 13 janvier. Un cortège aussi déterminé que festif, qui a sut mettre l’ambiance dans la foule des manifestants !

    Sans oublier les militants de Cannes Identitaire qui ont occupé la permanence du député-maire pour dénoncer l’insécurité…

    Crédit photos : Génération Identitaire

    http://fr.novopress.info

  • Le Gouvernement connaît les vrais chiffres sur le nombre de personnes présentes aux manifs de hier…

    “À la nuit tombée, ils corrigeaient le chiffre à la hausse en considérant que la mobilisation a franchi la barre du million de personnes. Ce qui en ferait, en termes de fréquentation, le troisième plus important rassemblement dans la capitale en trente ans, juste derrière le défilé pour la révision de la loi Falloux en 1994 et celui pour la défense de l’école libre de 1984, où un million d’hommes, de femmes et d’enfants avaient battu le pavé parisien pour faire reculer le pouvoir socialiste.”

     

    source Le Figaro