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tradition - Page 398

  • Manifestation du 13 janvier : l’abbé de Cacqueray remet les pendules à l’heure

    Entretien vigoureux et sans concession publié sur  la Porte Latine :

    1 – Encouragez-vous les catholiques à se rendre à la manifestation organisée par madame Barjot le 13 janvier 2013 contre le projet du mariage homosexuel,?

    Non. Je le leur déconseille vraiment. S’ils y vont, je pense qu’ils en reviendront ulcérés s’ils ne le sont pas déjà par les propos indignes que ne cesse de proférer cette personne. Je me trouve en profond désaccord avec l’esprit que le comité organisateur de cette manifestation veut lui insuffler. Toutes les concessions, toute l’obscénité, toute la vulgarité, toutes les compromissions semblent permises pour faire du nombre à tout prix.

    Je ne critique pas les organisateurs de cette manifestation de rechercher le nombre. Mais tous les moyens ne sont pas permis pour autant.

    La présence d’un char gay dans la manifestation sur lequel les manifestants sont invités à venir danser est une infamie. Comment est-il possible que le péché contre nature, l’un des quatre qui crie vengeance contre la face de Dieu, puisse être fêté et célébré dans un défilé organisé par des catholiques ? Comment un chrétien ou tout homme à qui il reste un peu de morale naturelle ou de bon sens pourrait-il supporter de voir le vice applaudi ? Il n’en a  pas fallu autant pour que le feu du ciel tombe sur Sodome et Gomorrhe.

    Je rappelle par ailleurs que tous les pèlerinages, processions et manifestations catholiques sont normalement  autorisés en tant que tels dans notre pays. Or, en cette circonstance, ce ne sont donc pas les pouvoirs publics mais les organisateurs eux-mêmes de cette manifestation qui s’auto-censurent et interdisent toute prière et tout symbole catholique. Les catholiques se bâillonnent eux-mêmes : nous facilitons vraiment le jeu de nos ennemis.

     

    Rien ne peut être bâti en dehors de Notre Seigneur Jésus-Christ. S’Il est mis de côté au début d’une entreprise, cette entreprise est vouée à l’échec. Cette manifestation, si elle attire une foule gigantesque, n’en sera pas moins une gigantesque forfaiture pour avoir d’abord banni Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour l’avoir ensuite remplacé par Satan en hissant la pédérastie sur le pavois.

    2 – Mais si vous n’invitez pas à venir manifester le 13 janvier dans la manifestation de madame B., que proposez-vous d’autre ?

    J’invite à une nuit de prières qui aura lieu dans tous nos prieurés dans la nuit du vendredi  4 au samedi 5 janvier ou dans la nuit du 5 au 6 janvier. Cette nuit de prières et de pénitence sera faite pour supplier le Bon Dieu, par l’intercession de la très sainte Vierge Marie, d’épargner cette vomissure supplémentaire à notre pays. Que l’on se mobilise nombreux dans chaque prieuré pour participer à ces nuits de prières.

    Par ailleurs, il me semble que des associations catholiques (ou d’autres associations) de plus en plus nombreuses, déjà dégoûtées de la tournure qu’est en train prendre cette manifestation, sont en train d’organiser, ce même 13 janvier, un défilé qui exprimera publiquement la foi catholique. Beaucoup de catholiques et d’hommes de bonne volonté vont le rejoindre. Je ne vois pas des évêques ou des prêtres qui ont désormais annoncé leur venue à Paris, le 13 janvier, se fourvoyer dans une manifestation qui est en train de dégringoler si bas dans la démagogie et dans la boue du péché.

    3 – Vous ne craignez pas que cette division nuise au combat global contre le projet de loi ?

    Je reconnais qu’il aurait été bien mieux, évidemment, que cette manifestation déjà prévue ne rougisse pas de porter haut et clair la défense de la loi naturelle et la proclamation de l’Evangile. Mais, puisque l’impossibilité morale pour un catholique de se joindre à cette manifestation apparaît nettement, mieux vaut alors qu’un autre rassemblement soit organisé qui permettra et des prières de réparation dans la rue et des admonestations  aux autorités politiques de devoir retirer leur projet.

    D’ailleurs, puisque le nombre semble tenir tant d’importance dans les esprits, il est évident que l’existence de deux manifestations fera venir plus de monde que s’il n’y en avait eu qu’une  seule, comme elle se prépare ! Grâce à Dieu, je pense qu’il y a encore bien des français qui ne sont pas prêts à admettre le grand n’importe quoi. Je connais des catholiques, écoeurés par le projet Barjot, qui étaient sur le point d’annuler les cars qu’ils avaient organisés pour Paris mais qui reprennent espoir à cause de cette manifestation séparée. Les médias additionneront les chiffres des deux manifestations et il sera plus grand que s’il y en avait eu une seule !

    4 – Etes-vous très opposé à  madame Barjot ?

    Je n’ai rien contre madame B. (je ne la connais pas) comme je n’ai rien contre les personnes qui l’entourent et seront présentes à ses côtés le 13 janvier. Je sais simplement que l’homosexualité est un péché grave et que c’est mon devoir de prêtre catholique de devoir le rappeler. Je pense que madame B. lèse gravement les catholiques en banalisant ce péché et en le faisant applaudir et que son rassemblement n’est certainement pas inspiré par Dieu. Elle fait (consciemment ou inconsciemment, je ne le sais pas) le jeu de la révolution en adultérant la réaction qui aurait pu avoir lieu, et qui pourrait encore avoir lieu – nous prions pour cela -si elle amende radicalement son projet. En attendant, c’est faire œuvre de salut public de mettre un terme à la barjotisation des catholiques.

    5 – Un dernier mot ?

    Oui, l’anniversaire de l’Apparition de la très sainte Vierge Marie à Pontmain est le 17 janvier. Je voudrais rappeler la magnifique phrase qui s’inscrivit dans le ciel sous l’apparition de Notre-Dame, le 17 janvier 1871 : « Mais priez mes enfants. Mon Fils se laisse toucher. » Trois jours plus tard, les troupes prussiennes commençaient mystérieusement à se replier. Nous devons croire à la force de la prière pour demander à la très sainte Vierge Marie une victoire que nous n’obtiendrons pas sans Elle.

    Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X

    http://www.contre-info.com

  • Anticléricalisme : rien de nouveau sous le soleil…

    Le christianisme, voilà l’ennemi !

    La haine que suscite le christianisme a pris la dimension d’un fait de société. Marcel Gauchet le constatait il y a douze ans déjà : « La communauté catholique est la seule minorité persécutée culturellement parlant dans la France contemporaine. »

    Cette persistance d’une hostilité irréductible a même surpris certains milieux chrétiens qui croyaient que la disparition du cléricalisme entraînerait ipso facto celle de l’anticléricalisme. Ainsi l’historien René Rémond le déplorait : « À la vérité nous n’avons pas seulement affaire à un malentendu, mais bien à une hostilité délibérée et déclarée, une haine véritable à l’égard du christianisme en général, et des chrétiens eux-mêmes comme personnes. Certains propos qui entretiennent une culture du mépris tomberaient sous le coup de la loi s’ils visaient d’autres familles de pensée. »1

    Chassé de la vie sociale, politique et intellectuelle, à peine toléré dans un espace privé de plus en plus confiné et surveillé, le christianisme est-il à la veille d’un « nouveau martyre », selon l’expression de Jean-Paul II ? Depuis une douzaine d’années, certains signes des temps sont inquiétants.

    Ce fut l’ancien « Panzerkardinal » Ratzinger caricaturé en Hitler par les Guignols de l’Info et victime de l’hostilité sourde des médias. Ce furent les colonnes de Libération qui accueillirent régulièrement des diatribes christianophobes, en appelant même à une « opération chirurgicale antichrétienne » ! [...]

    Falk Van Gaver - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

  • Qu’on vire les pédagogistes !

    Tous les cinq ans, une étude internationale, le Programme International de Recherche en Lecture Scolaire (PIRLS), évalue les performances en lecture des enfants de dix ans dans 45 pays. Pour la deuxième fois consécutive, le score des élèves français est en déclin, confirmant d’autres études (PISA par exemple). Ils sont en-dessous de la moyenne européenne.

    M. Peillon, ministre de l’Éducation nationale, s’appuie sur ces piètres performances pour justifier son « pacte de refondation de l’école », notamment son plan de recrutement massif. Plus d’enseignants, serait-ce la solution ? S’il est vrai que la diminution du nombre de professeurs depuis cinq ans est durement ressentie sur le terrain, on sait que la question des moyens n’est pas la principale. D’autres pays font mieux avec, proportionnellement, moins de personnel. Comment, dès lors, remédier à ce désastre ? En tirant les leçons de décennies d’errements pédagogistes.

    L’Éducation nationale a été le terrain d’expérimentation de dangereux docteurs Folamour qui ont pris nos enfants pour cobayes. Au nom de fumeuses théories, ils ont obligé les instituteurs à abandonner des méthodes d’apprentissages éprouvées par des générations de maîtres. Ces méthodes empiriques parvenaient à apprendre à lire, écrire et compter à nos aïeux, parfois à 45 par classe. Aujourd’hui les méthodes prétendument scientifiques échouent dans 25% des cas (rapport Ferrier, 1998) avec des effectifs de 25 par classe. « Prétendument » car la prétention à la scientificité de ces Diafoirus ne va pas jusqu’à mesurer leur efficacité. C’est pourtant en favorisant les méthodes les plus efficaces que le National Reading Plan a réussi à améliorer les performances des écoliers américains en lecture. Faire la même chose en France devrait permettre une amélioration similaire sans coûter un centime à l’État.

    Une autre cause du désastre éducatif de la France est la diminution dramatique du nombre d’heures consacrées à l’enseignement du français tant en primaire qu’au collège. Entre 1967 et 2001, les élèves de primaire ont perdu plus d’une année de français. Au collège, entre 1972 et 2002, c’est également une année de français qui a été perdue. Cela au profit d’activités « d’éveil » ou de « découverte du monde » : informatique, langue vivante, éducation à la santé, au développement durable, et bientôt lutte contre les stéréotypes sexistes. Cela au gré des modes et des lubies de ministres de rencontre. Là encore, la suppression de ces gadgets et le retour à des horaires décents pour étudier le français améliorerait le niveau des enfants de notre pays sans coûter un euro aux contribuables.

    Mais pour faire cela, il faudrait déloger de leurs postes les experts auto-proclamés de l’éducation qui se sont infiltrés dans tous les rouages de l’enseignement. Eux qui, de leur propre aveu, se sont trompés — Philippe Mérieux reconnaissant avoir eu tort de vouloir apprendre à lire à partir de modes d’emploi ; Jean Hébrard estimant que ce qu’il a écrit dans les années 70 ne vaut rien — et qui continuent pourtant à pontifier… Virer ces responsables du désastre culturel subi par la jeunesse de France serait une vraie refondation de l’école. Les finances du pays comme les enseignants ne s’en trouveraient également que mieux.

    Boulevard Voltaire via http://www.actionfrancaise.net

  • La ferme (des célébrités) !

    La mode est aux listes : en réponse aux fulminations de la gauche après l’exil fiscal de Gérard Depardieu -la tribune publiée à ce sujet par l’acteur socialiste Philippe Torreton dans Libération est un modèle de haine brouillonne- circule sur internet les noms des présidents de grands groupes, vedettes, sportifs, artistes, qui refusent de payer leurs impôts en France. Parmi eux Emmanuelle Béart « qui manifeste en France pour encourager les Français à accueillir et nourrir les sans papiers, puis retourne en Suisse, tranquillement » ; ou encore « Yannick Noah qui vit aux USA, vient en France faire la promotion de son dernier album, encaisse ses royalties grâce aux couillons qui l’élisent régulièrement Français le plus populaire de l’année… » . Autre liste à faire le tour de la « toile », celle publiée celle-là par l’association Catholiques en campagne, qui se mobilise pour la défense de la famille et donc contre le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels.

     Catholiques en campagne a donc sélectionné « quarante citations de personnalités de toutes familles politiques, d’Evêques, de spécialistes, d’enseignants, d’artistes etc. Ils ont un point commun, ils sont tous contre le projet de loi Taubira dit du mariage pour tous. »

     Au nombre de ceux-ci le maire sarkozyste de Neuilly Jean-Christophe Fromantin, les élus UMP Bernard Accoyer, Jean-François Copé, Philippe Cochet, Daniel Fasquelle, Bruno Gilles, Alain Gournac, Bernard Mantienne Michel Terrot ; le député du Modem Thierry Robert ; Ségolène Royal, la philosophe et épouse de Lionel Jospin,  Sylviane Agacinski ; les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix et Elisabeth Guigou; les élus PS Laurent Baumel, Gérard Charasse, Jean-François Debat, Bernadette Laclais, Jérôme Lambert, Annick Lepetit, Bernard Poignant ; le maire « homosexuel » de Chasselas, Jean-Marc Veyron ; la Secrétaire générale du MRC, Christine Meyer ; le député du FG, Patrice Carvalho.

     Au delà du personnel politique sont cités aussi ici les évêques Ginoux, Herbreteau, Jordan, Joseph; l’UOIF, le Grand-rabbin de France Gilles Bernheim (auteur notons-le, d’un argumentaire remarquable contre le mariage homosexuel) ; le théologien Xavier Lacroix, le politologue Laurent Bouvet, le bloggeur du Nouvel Obs Alexandre C., l’auteur de documentaires Jean-Pierre Delaume-Myard, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss (+), la psychanalyste Monette Vacquin/JP Winter, le couturier Karl Lagerfeld, l’homme d’ « affaires » Bernard Tapie ; les artistes Dave, Catherine Lara et Hervé Villard complètent le tableau…

     A dire vrai Bruno Gollnisch s’étonne cependant  que la pression du politiquent correct ( ?), une volonté de consensus ( ?) ou l’ignorance ( ??) conduisent Catholiques en campagne à ne pas citer vraiment dans leur liste « des personnalités de toutes familles politiques ». Sont ainsi absents, les noms des dirigeants du Front National (Marine Le Pen, Louis Aliot, Marie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch, Wallerand de Saint-Just, Florian Philippot…), ou dans un autre registre l’essayiste- sociologue Alain Soral comme l’écrivain et militant associatif Bernard Antony qui se sont résolument opposés à ce projet de loi.

     Une soumission au médiatiquement correct que Bernard Antony justement a pointé chez Frijide Barjot qui « assure avec son style propre la direction et la communication de cette manifestation (du 13 janvier à Paris contre le mariage homosexuel, NDLR) si nécessaire ».

     « Craignant d’être taxée d’homophobie », cette dernière « a ainsi annoncé que la marche contre le mariage homo serait simultanément une marche contre l’homophobie. Alors elle a prévu, au cœur de la manifestation pour tous, comme à la Gaye-Pride, un char des homos , et elle a déclaré : J’appellerai tout le monde à venir danser sur le char gay (…) ».

     « Comment Frigide Barjot ne voit-elle pas la grossièreté de cela à l’égard des homos qui seraient ainsi trimballés ostentatoirement à la vue de tous ? Y en aura-t-il pour accepter ce char de carnaval ?

     « Les homosexuels note encore M. Antony, ne demandent ni la charité ostentatoire d’une homophilie idéologiquement correcte ni la revendication véritablement homocratique du lobby LGBT–OGM. »

     Il s’agit de pas tomber poursuit-il « dans le grossier panneau dialectique d’utilisation de la phobie comme arme de discrédit jadis mise en place en URSS par le KGB. Si l’on n’était pas prosoviétique, c’est que l’on était soviétophobe, donc fou, parce que la phobie est une maladie mentale, et donc bon pour l’asile psychiatrique, forme perfectionnée du goulag. »

     « Depuis, certains essayent de faire le même coup sur différents registres : ainsi si l’on est opposé à la domination étrangère c’est que l’on est xénophobe alors qu’il faut être xénophile pour être politiquement correct, ou de même si l’on refuse la théocratie totalitaire de l’islam c’est que l’on est islamophobe alors qu’il faut être islamophile. »

     Invitée de LCI, la présidente du FN n’a pas confirmé sa présence à cette manifestation du 13 janvier. La « priorité aujourd’hui, c’est de s’attaquer à la situation sociale qu’aggrave le gouvernement par des mesures d’austérité qui sont épouvantables », a souligné Marine.

     « Même si je vais manifester, ce que je n’ai pas encore décidé, je le ferai pour dire attention, il y a d’autres sujets qui sont des sujets bien plus importants que cela, et auquel le gouvernement se refuse de répondre. » « On cherche à dévier le débat en mettant sur la place publique ces problématiques sociétales, en espérant qu’on va retrouver ce bon vieux clivage gauche-droite » a-t-elle encore relevé.

     Un avis pas très éloigné de celui du député mélenchoniste de l’Oise, Patrice Carvalho cité plus haut. Contrairement à ses petits camarades du Front de gauche,  vautrés dans la défense libérale-libertaire et « petite bourgeoise » de toutes les minorités, il a indiqué qu’il voterait « contre » le projet Taubira.

     « J’ai voté le pacs et c’est suffisant. Le mariage, c’est un homme et une femme qui peuvent concevoir un enfant. La nature n’est pas faite autrement. Ce dossier, ce n’est pas la priorité des Français en ce moment, c’est de l’enfumage » a-t-il affirmé, sur la même longueur d’onde que la présidente du FN sur ce point…

     Si ce  mariage pour tous  suscite de nombreuses réserves, y compris à gauche et plus généralement malgré les bidouillages du microcosme médiatique,  chez une majorité de Français, point question pour l’Elysée de laisser ses troupes voter en conscience.

     Alors que la chambre basse du parlement russe, la Douma, examine aujourd’hui un projet de loi prévoyant jusqu’à 500 000 roubles (12 500 euros) d’amende pour tout « acte public faisant la promotion de l’homosexualité et de la pédophilie auprès des mineurs » –est visée ici directement la Gay pride qui a lieu à Moscou- les députés PS décident aussi ce mercredi matin des amendements qu’ils déposeront sur le texte mariage pour tous.

     Mais Annick Lepetit, porte-parole du groupe PS –et opposée au mariage homo !- , a indiqué qu‘il n’y « aura pas de liberté de vote » sur ce texte en séance.

     Nous le rapportions le 4 octobre sur ce blog, le député PS Bernard Poignant, proche de Français Hollande, avait fustigé , au nom des élus socialistes hostiles au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels, la position de Christiane Taubira qui veut imposer la discipline de vote du groupe PS sur ce sujet. « Sur toutes les questions de société, expliquait M. Poignant, j’ai suggéré depuis longtemps à François Hollande de lever les disciplines de groupe. Je crois qu’il faut laisser chaque parlementaire se déterminer en conscience et ne pas montrer du doigt certains d’entre eux. »

     Il n’a donc pas été entendu. Un député PS ça renonce à ses convictions, ça ferme sa g…. ou ça démissionne ?

    http://www.gollnisch.com

  • « Le roi est nu » : un évêque breton s’engage contre le mariage homosexuel

    VANNES (NOVOpress Breizh) – Dans une tribune publiée le 14 décembre dernier dans Le Figaro, Monseigneur Centène, évêque de Vannes (photo ci-dessus), s’engage fermement contre le projet de loi de mariage homosexuel. Une remarquable réflexion sur les implications d’un projet de loi sociétal emblématique d’un gouvernement soumis à la doxa mondialiste marchande où libéralisme et libertarisme se rejoignent.

     

    « Pour n’avoir pas osé dire, dès qu’ils s’en aperçurent, qu’il n’y avait pas de fil sur la navette du tisserand, les courtisans du conte d’Andersen(1) exposèrent leur roi à exhiber sa nudité à la face de la Cour. Il fallut le cri d’un enfant pour ouvrir les yeux de tous. La morale de cette histoire est d’une étonnante pérennité. Elle nous invite à ne pas céder lorsque l’idéologie dominante semble l’emporter sur la vérité », écrit l’évêque de Vannes en préambule de sa tribune, avant de développer une démonstration en trois parties contre le projet de loi du gouvernement socialiste, centrant son argumentaire sur l’enfant : « Cest la voix de l’enfant qui nous ramène à la vérité et nous ouvre les yeux. Ce cri d’enfant, nous l’avons entendu samedi dernier à Reims lorsqu’un jeune adopté s’est écrié : “A l’orphelinat, les enfants rêvent tous d’un père et d’une mère, pas de deux papas ou de deux mamans”(2). »

    Tout d’abord, Mgr Centène rappelle que ce projet de loi constitue une dénaturation du mariage: « Le mariage n’est ni la reconnaissance publique de l’amour entre deux personnes, ni un contrat dont les termes seraient aléatoires. Il est une institution dans laquelle un homme et une femme s’engagent en vue de la procréation et de l’éducation de leurs enfants. (…) (La) modification (du mariage) est une révolution anthropologique sans précédent car elle dissocie de manière définitive la procréation de la sexualité, le mariage de l’engendrement, la famille de la nature ».

    Ensuite, l’auteur explique que cette loi serait un détournement de l’adoption : « Le but de l’adoption est de satisfaire le besoin de famille qu’un enfant abandonné ou orphelin peut ressentir et non de combler le désir d’enfant d’un couple.(…) Ouvrir l’adoption aux couples homosexuels c’est rendre à jamais illisible la filiation des enfants adoptés  à une époque où toutes les découvertes de la psychologie nous montrent combien il est important de savoir d’où l’on vient. »

    Enfin l’évêque de Vannes s’interroge sur l’avenir lié à cette loi, c’est ce qu’il appelle à juste titre la boite de Pandore, d’où sortiront mille maux: PMA, mère porteuse, inceste…. « On nous promet déjà des amendements visant à autoriser la procréation médicalement assistée. Sauf à introduire une discrimination intolérable entre les couples homosexuels féminins et les couples homosexuels masculins, cela ouvrira la possibilité de recourir à des mères porteuses. (…) Le ‘mariage pour tous’ fait aussi tomber le tabou de l’inceste. En effet, le tabou de l’inceste n’est pas inné. Il s’est établi de manière empirique au long des siècles. C’est à force de constater que les unions endogames finissaient toujours par produire des enfants dégénérés que l’exogamie s’est imposée. Au nom de quoi pourrait-on les interdire dans le cas d’unions homosexuelles par définition stériles et donc peu susceptibles de provoquer une dégénérescence de l’espèce ? Cessante ratione legis, cessat lex(3)

    Pour conclure, Mgr Centène donne son avis sur « l’attitude qui doit être celle des citoyens  face à une loi contraire au bien commun » et il n’y va pas par quatre chemins : « Depuis Antigone jusqu’au procès de Nuremberg, l’histoire nous a appris qu’il ne suffit pas qu’un texte soit légal pour qu’il soit légitime quand l’intérêt supérieur de l’humain est en cause. » Et de terminer sur sa métaphore initiale : « Si nous voulons éviter au roi le désagrément d’aller nu de par les rues et épargner à nos enfants la vision de ce triste spectacle, osons dire dès maintenant qu’il n’y a pas de fil sur la navette du tisserand. »

    Par ce projet de loi, « les fanatiques de la déconstruction veulent détruire un peu plus les fondements qui continuent de structurer les sociétés européennes aussi malades soient-elles. » constate de son côté l’historien D. Venner, qui ajoute que, pour les partisans du projet de loi, « le modèle familial fondé sur l’hétérogénéité des sexes et sur les enfants, n’est (…) qu’un « conditionnement social » qu’il faut éliminer. Ce sera plus difficile qu’ils ne l’imaginent ». Réponse le 13 janvier.

    http://fr.novopress.info

    (1) Hans Christian ANDERSEN, Les habits neufs de l’Empereur, 1837
    (2) Témoignage donné à Reims à l’occasion de « la manif pour tous », le 08 décembre 2012
    (3) Adage du droit Romain : « Lorsque le motif de la loi cesse, la loi elle-même cesse.»

  • Le 13 janvier n’appartient à personne

    La rue appartient à tout le monde
    A l’évidence, l’ampleur de la mobilisation contre le projet de loi dénaturant le mariage et la parenté grandit chaque jour et s’étend à toutes les strates de la société française. Il ne fait plus aucun doute qu’une véritable marée humaine se répandra dans les rues de Paris le 13 janvier prochain pour exiger une seule chose : le retrait immédiat de ce projet de loi. Cette mobilisation populaire, il faut le répéter, n’appartient à personne et ne doit en aucune façon être transformée en troupeau anonyme, encore moins être détournée de ses objectifs.

    C’est avec inquiétude que nous avons vu un comité s’autoproclamer organisateur de cette contestation populaire pour immédiatement chercher à la brider, à la formater, à l’uniformiser, à l’aseptiser. Trois personnes prétendent ainsi s’accaparer la direction de cette foule qui gronde : Xavier Bongibault, président de Plus Gay sans Mariage, Laurence Tcheng, présentée comme de gauche, et « Frigide Barjot » qui se revendique « déjantée ». Ce triumvirat peut bien être de bonne volonté mais quelle est donc sa légitimité pour vouloir diriger la manœuvre le 13 janvier prochain ? Si on n’est ni gay, ni de gauche, ni déjanté, comment peut-on se reconnaître en ces trois meneurs de revue ? Ce comité cherche manifestement à confisquer la mobilisation populaire à laquelle nous assistons au profit d'un discours ambigu (normalisation de l'homosexualité, obsession de demander aux catholiques de se "camoufler" en citoyens lambdas de la République, consignes vulgaires,...).

    Une imposture
    L’émotion est grande chez beaucoup de participants aux manifestations du 17 novembre ou du 8 décembre, qu’ils soient catholiques ou non, qui se sentent trompés après avoir observé des situations surprenantes. Que Mme Barjot et ses acolytes demandent d’applaudir des duos homosexuels s’embrassant, cela laisse pantois. Que Xavier Bongibault et ses comparses fassent une fixation sur la lutte contre l’homophobie, concept inventé par le lobby homosexuel pour intimider et disqualifier les opposants à ses revendications, c’est pour le moins troublant. Que Mme Barjot se flatte devant tous les micros d’avoir participé à toutes les « gay pride » et que, lors des conférences de presse qu’elle organise, elle pousse le souci du détail jusqu’à régulièrement porter une veste marquée du logo du « Banana Café », bar gay de Paris, cela souligne des connivences étranges.

    La liste devient trop longue des errements que ce trio veut imposer à tous. Petit florilège des propos tenus ces jours-ci par Mme Barjot :
    - ceux qui viennent manifester le 13 janvier « seront obligés de défiler contre l’homophobie » ;
    - ceux qui arrivent avec leur chapelet, « ce sera gentiment : dehors ! »
    - si des militantes de FEMEN se déshabillent, que les mères de famille en fassent autant « pour être en situation d’entamer un dialogue équitable »
    - « La Manif pour Tous (…) rappelle qu’elle comprend les revendications d’homo-éducation (…) » (communiqué de F. Barjot du 13 décembre)
    - « Le 13 janvier, il y aura un char des homos… et j’appellerai tout le monde à venir danser sur le char gay »

    J’en arrête là tant c’est insupportable. Non, les Français qui viendront manifester le 13 janvier ne veulent pas d’une « homo-éducation » dans les écoles de leurs enfants ! Non, ils veulent pas d’un « PACS+ » ! Non, ils ne viennent pas pour danser sur un char gay ! Laisser passer ces erreurs graves, sous prétexte d’éviter les controverses, c’est permettre qu’elles se transforment en une gangrène qui corrompra tous les combats futurs. Savez-vous ce qu’est le scandale ? C’est d’induire le prochain en erreur par des paroles ambiguës, équivoques. Que personne ne vienne tenter de relativiser ces paroles de Mme Barjot au nom de la « com » qui permettrait toutes les inepties. Vous pensez que les mots n’ont pas d’importance ? Ils en ont bien plus que vous ne vous l’imaginez. Les mots sont la physionomie extérieure des idées.

    Le nombre n’est pas tout
    Bien sûr, nous souhaitons tous que nos manifestations rassemblent de nombreux participants. Mais méfions-nous de faire du nombre un objectif essentiel et un critère prépondérant au prix de tous les sacrifices. C'est la vérité du message porté par les manifestants qui est essentielle.

    Si un défenseur de la Famille et du mariage, sous prétexte d'être efficace et de faire nombre, commence par mutiler la vérité ou l'atténuer à sa fantaisie, il ne défend plus la vérité. Il peut bien être de bonne foi mais à force d'accommoder le message à ses vues étroites et à son faible courage pour le rendre, imagine-t-il, plus acceptable à l'adversaire, il ne défend plus la vérité mais une illusion.

    Personne ne demande que le 13 janvier soit exclusivement réservé aux catholiques
    Que nul ne se méprenne sur les raisons de ce communiqué

    Je l’ai déjà dit et écrit souvent : il n’est pas besoin d’être catholique, chrétien, croyant, pour comprendre la nocivité de ce projet de loi. Et il faut se réjouir que des Français de tous milieux viennent jusque dans la rue crier leur indignation devant un projet gouvernemental qui souhaite défigurer l’institution du mariage et ouvrir la voie à la marchandisation de l’enfant.

    Mais si personne n’imagine demander que cette manifestation soit réservée aux seuls catholiques, il serait plus absurde encore de tomber dans l’excès inverse et d’exiger d’eux de manifester dans un anonymat honteux. Ce serait absurde parce qu’aucun journaliste, malgré tous les efforts « déjantés » de Mme Barjot, n’est dupe : tous constatent bien que les catholiques constituent le gros des bataillons des manifestants contre ce projet de loi. Ce serait aussi absurde parce que, de la même façon que personne n’imaginerait arracher ni la kippa que porterait un manifestant juif sur la tête ni le voile que porterait une manifestante musulmane, il est impensable, inacceptable, inadmissible que le trio qui prétend cornaquer cette manifestation se permette de déclarer que la personne qui aurait son chapelet à la main, « ce sera gentiment : dehors ! ».

    Les catholiques ne sont pas des citoyens de seconde zone
    Par ailleurs, je dois dire mon exaspération d’entendre des catholiques déboussolés succomber aux recommandations tactiques douteuses de ceux qui sont avant tout très gênés à l’idée d’un réveil catholique. Comme si le message serait affaibli parce que porté en grande partie par un sursaut des catholiques. Qu’est-ce donc que ce raisonnement qui fait fi de toute espérance chrétienne alors qu’il est dit : « Par ce signe, tu vaincras ».

    Quoi, les parlementaires et les maires nous écouteraient moins parce que la foule serait identifiée comme catholique pour une très large proportion ? Mensonge entretenu par ceux qui ne veulent surtout pas d’un réveil catholique. Qu’au contraire les catholiques s’affichent avec détermination, qu’il apparaisse un réveil catholique particulièrement perceptible chez la jeunesse, et le monde politique toujours volatile ne manquera pas d’estimer qu’il faut tenir compte de cet électorat redevenu militant.

    Recommander aux catholiques de faire profil bas et de participer à la manifestation du 13 janvier comme s’il s’agissait d’un bal masqué, c’est se rendre complice des intégristes de la laïcité qui sont par ailleurs les rédacteurs du texte de loi que l’on prétend combattre. Réclamer la non-intervention de la religion dans le débat politique, c’est contribuer au développement d’un véritable athéisme social. Celui qui nie l’autorité de Dieu sur la société et sur les individus ne peut se prétendre catholique. On ne peut se dire catholique lorsqu’on pénètre dans une église et être simple citoyen républicain et a-confessionnel le reste du temps. On ne peut reconnaître au pied du tabernacle l’obligation de se soumettre à la volonté de Dieu, et s’y soustraire lorsqu’on est dans la vie publique. On ne peut être catholique durant la messe du dimanche matin et cacher sa foi durant la manifestation d’un dimanche après-midi !

    Oui, nous manifesterons ce 13 janvier
    A tous les catholiques, mais aussi à tous les Français de bon sens épris d’un discours porteur de vérité et sans concession pour le mensonge, je fixe solennellement rendez-vous le dimanche 13 janvier à partir de 13h place Pinel (métro Nationale) dans le XIIIème arrondissement. La rue appartient à tout le monde et nous n’avons pas besoin de l’assentiment d’un comité « gay friendly » pour manifester ! Dès à présent, préparons les transports groupés pour faciliter la participation du plus grand nombre. Exactement dans le même esprit que le 18 novembre dernier, CIVITAS organisera l’encadrement logistique de ce rassemblement et y accueillera sans aucun esprit de chapelle tous ceux qui veulent le retrait de ce projet de loi. Banderoles, bannières, drapeaux et pancartes y seront les bienvenus (pour autant que les textes se rapportent directement à l’objet de la manifestation et respectent la législation française). Chacun y viendra coiffé et habillé comme il le veut. Les catholiques n’y auront pas honte de leur foi, sans que cela soit signe d’exclusion pour les autres.

    Alain Escada, président de Civitas

  • N’en déplaise aux obsédés du désarmement citoyen

    La cause est entendue : si la mère d’Adam Lanza n’avait pas possédé d’armes à feu, le massacre dans cette école du Connecticut dont le monde entier, horrifié, a découvert l’existence pour l’occasion, n’aurait jamais eu lieu. Ah bon !

    Sans cette gorgone faite génitrice, Adam Lanza aurait été un jeune garçon comme les autres qui n’aurait jamais eu envie de zigouiller qui que ce soit. Rah bon !

    Quel dommage fils si malheureux ait eu la très mauvaise idée de la trucider en premier… Si au moins elle avait survécue, elle aurait pu être clouée au pilori de l’infamie citoyenne… Faute de mère indigne, les tenants de l’interdiction de posséder des armes à feu en sont réduits à diaboliser des mentalités, un système, des traditions… On sent bien qu’ils enragent de ne pas tenir dans leurs serres médiatiques une victime expiatoire qu’ils pourraient charger de tous les péchés mortifères.

    Rien ne vaut un Néron, un Napoléon, un Hitler en chair et en os… Même en jupon, ça fait l’affaire à merveille. Au diable le féminisme !

    Alors, depuis la tragédie, ce ne sont qu’images de familles éplorées, suivies d’appels à interdire toute détention d’armes, de témoignages de témoins rescapés, suivi d’appels à abolir la loi autorisant l’achat d’armes, de photos de l’école envahie de policiers et même de militaires (bien que le tueur ait mis fin à ses jours, sans doute des fois qu’il la rejoue mort-vivant), de rappels dénonciatoires que les États-Unis autorisent les ventes d’armes, de la venue sur place du président Barack Obama, de condamnations obsessionnelles de la libre circulation des armes à feu, etc. etc. en boucle et toujours… La machine médiatique à formater les cerveaux est lancée à fond, brocardant méthodiquement des millions de tueurs en liberté, tous prêts à massacrer toute concentration humaine sans défense et de préférence enfantine…

    Ces millions de tueurs sont les propriétaires d’armes à feu. Eux et eux seuls. Pas un commentaire, jamais, pour soumettre la possibilité, éventuellement, que les responsables d’une tuerie comme celle de cette école élémentaire de Sandy Hook soient d’abord ceux qui côtoyaient de près ou de loin Adam Lanza et qui ne se sont pas inquiétés plus que ça de ce garçon « (qu’)on remarquait parce qu’il ne parlait à personne et (qui) donnait l’impression d’avoir des difficultés à se connecter avec le monde extérieur. »(1)

    Si sa mère porte une responsabilité dans le drame, c’est à l’évidence par une évidente inattention au comportement de son enfant… Qu’elle ait tenté de lui faire partager sa passion du tir n’a pas fait de lui un dingue, il l’était ! Et s’il n’y avait pas eu d’armes à feu chez lui, à sa portée, nul doute qu’il en aurait trouvé… ou trouvé d’autres moyens – ils sont innombrables ! – pour mener son sanglant rodéo dont on ne sait toujours pas, de la vengeance ou de l’acte existentiel, quelle en a été la véritable motivation.

    Que l’on sache, la vente d’armes à feu n’est pas librement autorisée au royaume de Norvège… Cela n’a guère semblé gêner le sieur Anders Behring Breivik de faire un carton d’été assez spectaculaire sur l’île d’Utøya, en juillet 2011, à l’occasion d’un camp de la ligue des jeunes du Parti travailliste : 77 morts et 151 blessés…

    La vente d’armes n’est pas non plus librement autorisée en France… mais 17 assassinats ont endeuillés la seule Île de Beauté en 2012 (l’année n’est pas terminée), ni ces quatre ou cinq dernières années, où une quinzaine de meurtres par an y ont été commis.(2)

    En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts)… Quant à La Kalachnikov « (elle) a quitté les terres de guérilla pour coloniser nos banlieues “sensibles”. Elle est devenue l’arme à posséder pour contrôler l’économie souterraine. Marseille n’est pas en reste, en témoigne le nombre de réglements de comptes avec ce type d’arme. »(3)

    Mais bien sûr, il s’agit là de criminalité, diront les obsédés du désarmement citoyen ; pas d’acte terroriste sur fond de folie meurtrière… Dommage pour eux que le franco-algérien Mohammed Merah se soit illustré dans le genre : sept victimes dont trois enfants et six blessés…

    De l’île d’Utøya à Toulouse jusqu’à Sandy Hook, quelles que soient les facilitées pour cela, les tarés trouvent toujours à acquérir ce dont ils ont besoin pour accomplir leurs pulsions meurtrières. Ils n’ont jamais besoin d’une maman apprentie armurière pour cela. De parents moins autistes, de proches plus attentifs, de médecins plus professionnels, de professeurs des écoles plus responsables, si !

    De médias moins manipulateurs aussi.

    Philippe Randa   http://francephi.com

    Notes

    (1) Selon les déclarations de la chauffeuse du bus scolaire qui a conduit l’intéressé au collège pendant plusieurs années, Libération, 16 décembre 2012.

    (2) « La violence nationaliste (est) en effet peu meurtrière, si on enlève certains épisodes de règlements de compte entre nationalistes. La nouveauté, c’est qu’on tue beaucoup plus. Il y a une sorte d’habitude, de “routinisation” des homicides, particulièrement en Corse-du-Sud et dans la ville d’Ajaccio » , explique Xavier Crettiez, professeur de sciences politiques, Le Figaro, 17 novembre 2012.

    (3) « Meurtres à Marseille : la cité phocéenne est-elle devenue le nouveau Chicago ? », www.lexpress.fr, 4 septembre 2012.