Sa carrière est phénoménale. Engagé dans l’aviation balbutiante des débuts de la Grande guerre, René Fonck va rapidement se distinguer et empiler les victoires comme les médailles sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter. Grâce à une discipline irréprochable, une visée aiguë et une précision au tir sans pareille, il développera sans propre technique et réalisera des exploits forçant l’admiration de ses contemporains. Au total, entre 1914 et 1918, il affichera 75 victoires confirmées, mais sans doute bien plus encore ce qui le placerait largement au-dessus du célèbre Baron Rouge. Ainsi a-t-il donné ses lettres de noblesse à l’aviation française, malgré des origines modestes, et le tout sans une égratignure s’il vous plaît !
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Dans l’ensemble, notre famille de pensée a bien réagi au « confinement » du printemps 2020, qui était une quarantaine n’osant pas dire son nom (voir Éléments, n° 184, encadré de la page 37). Dans le même numéro, Hervé Juvin se demande si tout principe poussé à son extrême ne finit pas par s’inverser. Cela expliquerait comment, après un demi-siècle entonnant l’hymne à la grande déesse Mobilité, on est passé du jour au lendemain à l’arrêt de la quasi-totalité de la planète.

