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15/03/2017

Vive l'Europe - Yvan Benedetti et Daniel Conversano, le nationalisme et la Tradition

Je ne veux pas de vos 500 euros, Monsieur Macron, par Thibault Damilly

Ce soir, j’ai trouvé un tract « Emmanuel Macron, le candidat du travail » dans ma boîte aux lettres. J’ai résisté au réflexe de le jeter immédiatement au feu et je l’ai ouvert. Pour Monsieur Macron, les Français (en a-t-il déjà vu ?) semblent n’avoir pas d’autre horizon que celui de l’argent gagné et aussitôt dépensé : ce tract ne parle que d’économie.En voici la première proposition :

« Je supprimerai des cotisations payées par les salariés. Tous les travailleurs verront leurs revenus et leur pouvoir d’achat augmenter. Résultat : 250 € par an de gain de pouvoir d’achat pour un salarié au SMIC. Près de 500 € par an pour un salarié à 2000 € par mois. »

J’ai bien lu ? Il me promet 500 € par an ? Lui qui déclare par ailleurs que l’immigration est une chance ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que me coûte l’école privée de ma fille pour lui éviter de connaître trop tôt les joies du vivre-ensemble ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que je paie pour une alarme avec intervention destinée à protéger ma maison des cambriolages qui touchent tout mon village ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de la voiture que ma femme a dû acheter pour aller au travail depuis qu’elle ne veut plus prendre les transports en commun suite à une agression ?

500 € par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que je dois payer pour la moindre visite médicale dans une clinique qui ne ressemble pas à un hôpital du tiers-monde ?

500 € par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de la semaine de vacances hors de prix que je paie à ma famille parce que la station balnéaire populaire de mon enfance est devenue aussi invivable que Trappes ?

500€ par an enfin ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de l’emprunt sur 25 ans que j’ai dû contracter pour pouvoir vivre dans un coin où je ne me sente pas étranger dans mon propre pays ? Coin qui ne s’avère pas si tranquille puisque visiblement, on ne peut plus être tranquille nulle part en France !

Tout Français a l’intuition que le coût global de l’immigration est exorbitant mais aucune des études sur le sujet ne s’accordent puisque toutes sont militantes, que ce soit pro ou anti-immigration. Mais une chose est sûre, chacun est capable de faire le bilan de ce que lui coûte cette stratégie permanente de l’évitement. Logement, école privée, assurances, alarme, porte blindée, santé, transports : ce coût est écrasant et une grande partie des Français ne peut tout simplement pas se le permettre.

Monsieur Macron, je ne suis pas un mendiant qui vote pour un candidat qui lui promet quelques centaines d’euros à la fin de l’année. Non. Ce que j’attends de la personne qui va diriger la France est beaucoup plus simple et doit vous paraître fou, inouï, révolutionnaire : je veux vivre honnêtement de mon travail, paisiblement avec ma famille et dans un pays qui reste le mien.

Thibault Damilly

Texte publié par Les Identitaires

http://fr.novopress.info/204239/je-ne-veux-pas-de-vos-500...

Si l'UNAF avait pris position pour la loi Taubira, la Cour des comptes lui reprocherait-elle d'avoir donné son avis?

Dans un rapport sur l'UNAF, la Cour des Comptes critique sa prise de position :

"Cette omniprésence conduit I'UNAF à délivrer des avis sur toutes sortes de sujets, dans de nombreux domaines. Elle intervient certes au premier chef sur tous les textes ayant trait à la famille, à son environnement ou aux aspects sociaux et fiscaux la concernant, mais aussi sur des projets de réforme qui peuvent apparaître parfois aux franges de celle-ci (substitution éventuelle d'une TVA sociale aux cotisations en vue de faire évoluer le financement de la protection sociale ; contributions dans le cadre de la préparation du projet de refondation de l'école ; projet de « mariage pour tous », qui a fait l'objet d'un avis négatif de sa part, etc.). Mais son champ d'intervention est très loin de se limiter à des thématiques familiales, même entendues de manière large."

La définition du mariage serait "aux franges" des problématiques familiales ?!

Entre le rabbin Bernheim, le cardinal Barbarin, Frigide Barjot... malheur à ceux qui se sont opposés à la loi Taubira. La gauche leur fera payer cher.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Pour une critique positive du programme de MLP 2017

Marine Le Pen et le vote catho

8820-20170315.jpgL’interview que Marine Le Pen a donnée le 8 mars à Famille Chrétienne rappelle que le vote catholique n’a aucune raison de se tourner vers Fillon. Il a même toutes les raisons contraires.

François Fillon a indiqué qu’il ne reviendrait pas sur le Mariage pour Tous ni sur l’adoption par les couples homos. Alors qu’il était Premier ministre de Sarkozy, il a nommé l’égérie Lgébétiste Roselyne Bachelot à la Santé (et l’a reconduite trois fois à un poste de ministre malgré ses bourdes successives notamment sur les vaccins contre la Grippe A). Il a laissé diffuser dans les écoles la circulaire sur le gender de Luc Chatel, a fait partie des vingt-sept députés qui ont voté pour que l’avortement devienne un « droit fondamental ». Il a lâché Jean-Frédéric Poisson lorsqu’il a voulu inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Il a beau jeu de soutenir les Chrétiens d’Orient alors qu’il était au gouvernement au moment de l’intervention désastreuse de la France qui a entraîné le chaos Syrien, la submersion migratoire et l’émergence de Daesh. En quoi incarne-t-il le vote catholique ?

Marine Le Pen répond à une interview à Famille Chrétienne qui rappelle opportunément ses positions sur les questions sociétales, le magazine ne manquant pas de souligner au passage que ses positions sur l’immigration et les migrants diviseront les catholiques… La candidate dit clairement comme elle l’a fait plusieurs fois dans Présent, qu’elle abrogera le mariage pour les homosexuels (remplacé par un Pacs amélioré), qu’elle est radicalement opposée à l’adoption par les couples de même sexe, à la GPA et aux mesures visant à rendre valides les GPA effectuées à l’étranger (comme le propose Macron). Elle réservera la PMA aux problèmes de stérilité et ne l’accordera pas aux célibataires. Son programme prévoit une révision constitutionnelle dans laquelle elle introduira la défense et la promotion de notre héritage historique et culturel : « Dans cet héritage, les racines chrétiennes ont évidemment un poids important. »

Elle ne reviendra pas sur l’avortement ni sur son remboursement mais supprimera le « délit d’entrave numérique » et veut que la nation apporte un soutien psychologique et matériel aux femmes qui souhaitent garder leur enfant.

Interrogée sur l’application de la laïcité qui sanctionnerait les catholiques, elle rappelle que la loi sur les signes ostentatoires ne concerne pas le personnel religieux, ni les processions ni les Chemins de Croix qui font l’objet de demandes d’autorisation auprès des pouvoirs publics. « Il n’existe pas de signe ostensible dans la religion catholique ou protestante ! C’est un fait. Il n’y a pas de turban comme pour les Sikhs… Pourquoi se créer des inquiétudes, alors que l’intégralité de l’inquiétude devrait être concentrée sur la montée en puissance du fondamentalisme islamiste, dont, il faut bien le dire, les chrétiens et les Juifs peuvent être en particulier des victimes directes ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2017

http://fr.novopress.info/

Sciences Po, encore et toujours une fabrique de gauchos !

La France, avec ses grandes écoles, est une machine à produire du formatage, et donc du « système », à nulle autre pareille.

Candidats du « système », candidats « hors système » ? Chacun, en cette période électorale, que ce soit dans la vieille Europe ou bien outre-Atlantique, se revendique comme sortant des sentiers battus. Nouvelles figures, jeunots et vieux routards du monde des affaires ou de la politique, c’est à qui tentera de se démarquer pour faire oublier qu’« il en est ». Mais de quoi, au fait ?

Du fameux « système », bien sûr. Et revient la question : mais c’est quoi, le système ?

La gauche, surtout la gauche anti-Macron actuellement, vous répond que le système, c’est la finance. L’argent, cet ennemi juré de François Hollande. Aux États-Unis, Donald Trump vous répond que c’est faux, et je pense que là-dessus il a raison.

Trump est riche à millions, c’est vrai, mais il est également vrai qu’il n’appartient pas au système. Car « le système », aux USA comme ici, c’est l’espace contenu dans les rouages bien huilés de la pensée correcte et de la politique qui va avec : rien en dehors des clous, tous le même refrain de la même chansonnette ; tout juste s’autorise-t-on quelques variations sur un thème donné, mais rien de plus.

Le système, c’est le formatage. Le conformisme de la bien-pensance : ce qu’il faut de social et de libéralisme dans un voile d’écologie et de modernisme mondialisé. Un peu de chaque, mais point trop, le costard bien coupé et les baskets aux pieds, le sac Vuitton et les achats sur leboncoin. Sans oublier les sacro-saintes « valeurs républicaines » dont personne, à ce jour, n’a réussi à nous dire ce qu’elles sont, sauf un repoussoir à FN.

La France, avec ses grandes écoles, est une machine à produire du formatage, et donc du « système », à nulle autre pareille. Tout comme les écoles de journalisme, sachant qu’une enquête de l’institut Harris Interactive réalisée pour la revue Médias, en 2012, nous révélait – quelle surprise ! – que le vote de leurs étudiants était des plus « marqués à gauche » qui soient : au premier tour, 39 % avaient voté Hollande, suivis de 19 % pour Mélenchon.

Aujourd’hui 15 mars 2017, à six semaines du premier tour de scrutin, une enquête nous révèle de même les « intentions de vote des étudiants et étudiantes de Sciences Po Strasbourg ». C’est-à-dire des jeunes gens qui vont aller grossir, pour les plus doués (ou les mieux formatés ?), les rangs de l’ENA et, pour le reste, les écoles de… journalisme.

Voici – faut-il le dire : sans surprise – où vont leurs choix :

1) Benoît Hamon : 31,5 %
2) Emmanuel Macron : 27,7 %
3) Jean-Luc Mélenchon : 20,1 %
4) François Fillon : 5,4 %
5) Nicolas Dupont-Aignan : 2,7 %
6) Marine Le Pen : 2,2 %

Ce qui amène, évidemment, à se poser une autre question, du type la poule et l’œuf : entre-t-on à Sciences Po parce qu’on est très marqué à gauche ou devient-on très marqué à gauche parce qu’on est à Sciences Po ? Ou pire encore : sauf à accepter de se saborder, a-t-on le choix, lorsqu’on est à Sciences Po, de penser en dehors des allées bien balisées de la pensée convenue ?

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/sciences-po-toujours...

07:26 Écrit par pat dans actualité, anti-national, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La petite histoire : Ils ont volé le cercueil de Pétain !

07:20 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Magiciens cathodiques et jobards : la France enchantée

Bernard Plouvier

Les positivistes du XIXe siècle, délicieux scientistes auto-satisfaits, avaient lancé un énorme bobard durant cette IIIeRépublique, dont la pourriture politicienne préfigurait la nôtre. Selon ce très gros mensonge, les sciences et les techniques avaient « désenchanté le monde ». Le XXesiècle, avec ses expériences politiques effarantes, s’est chargé de démontrer que les escrocs de la propagande remplacent fort bien ceux des religions et du simple charlatanisme de foire.

Chaque grande échéance électorale est une nouvelle occasion d’étudier sur le vif les mages et leurs victimes consentantes. La soupe populaire n’a pas changé depuis des millénaires : on promet toujours un monde de miel et de lait (actualisé en foie gras et champagne), beaucoup moins de labeur et de peines, des avantages sociaux en pagaille, en résumé un avenir radieux, des « lendemains qui chantent ».

Notre monde a un peu modifié les perspectives, démocratisation oblige. Du fait de l’ouverture du droit de vote à une multitude d’humains mal dégagés de l’animalité, l’espoir eschatologique du paradis surnaturel ou de nouvelles existences terrestres a été remplacé par l’hédonisme : tous les plaisirs et tout de suite !

En revanche, les fondamentaux de l’exercice du Pouvoir n’ont pas changé depuis des millénaires. Les véritables maîtres du jeu savent d’expérience qu’il faut savoir manier la carotte et le bâton : les promesses en période pré-électorale alternent avec la terreur des intervalles électoraux.

Les merveilleux immigrés exotiques et leur Djihâd, né de l’esprit malade d’un certain Mahomet, sont là pour faire peur aux Occidentaux et leur rappeler avec quelle facilité la vie peut être écourtée : il est donc urgent de consommer beaucoup, puisque demain peut s’avérer trop tard.

La campagne de l’An 2016, aux USA, fut exceptionnelle et novatrice par son résultat. En dépit d’un bourrage de crânes exceptionnel et de calomnies déversées sur presque toutes les chaînes télévisées et sur le Net (en son temps, le délicat Joseph Dougashvili, plus connu sous le pseudonyme de ‘’Staline’’, parlait de « seaux de purin » que les politiciens et les propagandistes s’envoyaient à la figure), c’est le candidat populiste qui fut élu.

Bienheureux libres citoyens des USA ! Du moins pour l’instant, car dans ce pays, le chemin est court du Capitole à la morgue : Lincoln, Mac Kinley, les Kennedy brothers… si le Président Trump s’offre l’intime plaisir de tenir ses promesses, il risque de raccourcir ses jours. Après tout, mieux vaut vivre intensément que de végéter comme un vulgaire Président de la Ve Ripoublique française, archétype du menteur professionnel, dont les derniers exemplaires ont joué le rôle de roi fainéant.

En ce millésime 2017, les glorieux candidats franchouillards en reviennent presque tous à la bonne vieille méthode du charlatanisme médiéval. Pour un pays envahi de mahométans, c’est de circonstance. Ils se présentent en alchimistes, se vantant de connaître la recette de la fabrication de l’or.

C’est du moins ce que l’on peut raisonnablement déduire des discours de mignon-Macron, du Hamon et du Mélenchon. Tous promettent de multiplier les « dépenses à caractère social », comme les allocations aux immigrés, clandestins ou non (de toute façon, on régularise tôt ou tard leur situation), les subventions aux associations de défense des droits catégoriels ou à la promotion de la culture homosexuelle, sans oublier l’actuelle tarte à la crème : le revenu universel, soit le droit d’être payé à ne rien faire d’autre que de consommer… et d’alimenter, avec le produit des impôts et des taxes, les revenus des magnats de la grande distribution.

Comme 50 à 55% des humains sont des sous-doués ou des moyennement lotis en matière de cervelle (en termes nobles : Quotient Intellectuel), les marchands d’illusions jouent gagnant. Pour plus de sécurité, ils diabolisent les deux candidats raisonnables : celui de la droite traditionnelle et la soi-disant populiste.

Quels que soient leurs (immenses) défauts, ces deux-là savent que pour dépenser de l’argent, il faut d’abord le gagner. On ne fait pas « du social » sans (beaucoup) de travail préalable : les acquis sociaux ne peuvent qu’être le produit de l’épargne collective, amassée grâce au labeur acharné de tous… mais allez faire comprendre cela aux petits princes et aux (pas toujours) jolies princesses autochtones et aux immigrés venus envahir le Pays de Cocagne.

Comme toutes les sociétés qui nous ont précédés, notre monde est enchanté. Magiciens, escrocs et jobards forment le cocktail obligé de la démagogie électoraliste… il y a mieux, mais cela s’appelle le populisme et c’est presque un terme imprononçable en nos jours de crétinisme institutionnalisé, en attendant le retour en force de l’obscurantisme médiéval, celui de la Charî’a.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

LA BRETAGNE | 2000 ANS D’HISTOIRE | FRANCE INTER

06:45 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

14/03/2017

Baisse de l’immigration clandestine aux États-Unis

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Le décret Trump contre l’immigration clandestine donnerait déjà des résultats selon le secrétaire d’Etat américain John Kelly. En effet, les premiers chiffres dévoilés indiquent une diminution de 40 % d’interpellations d’immigrés clandestins, passant de 32 000 à 19 000.

Le secrétaire à la sécurité du territoire déclare dans une interview à CNN que, « ces premiers résultats montrent que l’application des lois a un impact, que la dissuasion a un impact, et qu’une application effective des textes en matière d’immigration a un impact ».

De plus, ces lois pourraient bien se renforcer ces prochaines semaines. L’objectif étant de dissuader l’immigration clandestine, l’administration américaine pourrait proposer à terme de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins.

Ces déclarations ont sans surprise créé le scandale pour certains et notamment John Cooper, chef de la coalition démocrate et proche de Barack Obama, qualifiant John Kelly d’homme « détestable » et de « lèche bottes ». Rappelons que l’administration Obama avait régularisé plusieurs millions de clandestins, en 2015.

http://fr.novopress.info/

Samedi 18 mars, à Thaon-les-Vosges (88) : diner amical du Comité Jeanne

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23:19 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Avortement : c'est leur silence qui les ronge à petit feu

6a00d83451619c69e201bb09836185970d-800wi.jpgRose Delattre est l’auteur du livre/témoignage bouleversant « Pardon les enfants » aux éditions Salvator. Elle interviendra le samedi 25 mars 2017 à 14H00 à Paris dans le cadre de l’assemblée générale de Choisir la Vie (ASIEM- 6 rue Albert de Lapparent-7507 Paris) pour témoigner sur son avortement. Conférence ouverte à tous ! Elle témoigne :

"Depuis ma conversion, j'ai senti comme un appel à témoigner. Je le fais autant que je le peux. C'est d'ailleurs pour cela que je voulais faire ce livre : parce que je ne pouvais pas être partout en même temps.

Votre témoignage ne vous semble t-il pas trop isolé ?

Pour quelles raisons d'après vous les femmes qui ont vécu un avortement restent silencieuses et ne souhaitent pas porter témoignage sur ce qu'elles ont vécu?

Je pense qu'il y a une omerta totale quant au sujet de l'avortement. Les féministes ont tellement clamé haut et fort qu'elles avaient obtenu l'avortement et la contraception au prix d'efforts et de luttes acharnées que beaucoup culpabilisent de ressentir de la souffrance. J'ai d'ailleurs eu une dame du Planning Familial me dire "c'est pas vrai vous ne souffrez pas et si vous souffrez c'est que vous avez un problème". Les filles culpabilisent aussi parce que ce sont leur mère bien souvent qui les ont poussées à avorter. Et témoigner c'est reconnaître que leurs mères ont échoué, qu'elles se sont trompées et qu'elles les ont trompées. Et certaines filles ne veulent pas admettre cela. Cela pourtant les aiderait beaucoup à sortir de leur spirale infernale. De mon côté je les encourage et peu à peu on voit des filles se lever physiquement et ainsi se relever psychologiquement. Elles ne doivent pas avoir peur. Seul le témoignage "guérit". J'ai vu des résurrections suite à des témoignages. Des filles qui découvrent qu'elles ne sont pas seules à souffrir ressentent alors une force nouvelle pour mettre un mot sur leur douleur.

Vous avez écrit un livre paru il ya un an aux éditions Salvator, l'écriture de ce livre vous a t'elle "libérée"? 

J'ai ressenti, dès la sortie du livre, la joie de mon enfant au ciel. D'ailleurs sans le faire exprès, le livre est sorti le jour de sa naissance présumée. J'avais déjà témoigné donc ce n'était pas nouveau pour moi de témoigner mais j'ai senti dès sa sortie, que le ciel s'ouvrait... que quelque part, j'étais quitte avec le ciel. Même si on n'est jamais quitte à que chaque jour est un jour de repentance.

Qu'aimeriez vous dire en quelques mots aux écoutantes qui entendent la détresse des femmes avant et après une IVG? 

Je leur dirai de leur conseiller la lecture du livre pour donner aux filles des pistes pour avancer. Et de leur dire que seules trois choses peuvent les "guérir" : se repentir, se confesser et témoigner. Elles doivent savoir que c'est leur silence qui les ronge à petit feu. La loi mortifère est passée parce que quelques femmes ont bravé la loi établie.

Aujourd'hui il est temps de faire la route dans l'autre sens. Si nous sommes nombreuses, la loi tombera. Du réveil des filles en souffrance dépend l'avenir des enfants de notre pays. Et c'est pour cela que l'Etat a interdit les témoignages car ils savent que c'est une "bombe" contre leur loi de mort."

Michel Janva

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Paris et Hidalgo : capitale des ordures - Journal du mardi 14 mars 2017

19:09 Écrit par pat dans magouille et compagnie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

François Fillon est favorable à l’inauguration de mosquées algériennes et fréristes

Il semble très important de revoir ce documentaire de l’Observatoire de l’islamisation consacré à la politique volontariste de François Fillon concernant la construction de mosquées (Discours d’Argenteuil), ses rencontres avec d’une part les islamistes pro-niqab et pro-charia de l’UAM93 et le recteur de la mosquée de Stains fermée début novembre 2016 par la préfecture du 93 pour cause de prêches radicaux et de présence de nombreux djihadistes.

Le voyage de François Fillon à Alger en 2008 est aussi rappelé, lorsqu’il promis d’augmenter les visas pour les algériens (une dépêche AFP l’atteste).

Pour finir, ce reportage propose un extrait d’une interview de son ex-porte-parole de campagne, Benoist Apparu qui plaide pour le financement public des mosquées.

Avant de traiter de nazis les peuples, Erdogan devrait d’abord reconnaître le génocide arménien perpétré par la Turquie

Communiqué de Bernard Antony :

"Avec toute l’impudence orgueilleuse et dominatrice qui le caractérise, l’autocrate dictateur turco-musulman Erdogan traite de nazis les peuples qui ne veulent pas chez eux de ses meetings électoraux pour ses partisans parmi les populations ottomanes en Europe. 

Mais c’est une nouvelle honte pour la France que l’acceptation par notre indigne gouvernement d’un pareil rassemblement chez nous. Faut-il en effet rappeler que s’il y a bien eu un pays précurseur du nazisme, c’est la Turquie avec ses diverses phases de massacres des Arméniens au XIX° siècle et début du XX° sous le sultan Abdul Hamid II, puis le génocide perpétré par les Jeunes-Turcs, des Arméniens, Assyro-Chaldéens et autres chrétiens ?

Rappelons ici que les officiers allemands qui encadraient l’armée truque furent souvent des précurseurs du nazisme et Hitler, manigançant le génocide des Juifs, ne déclara-t-il pas : « Qui se souvient des Arméniens ? ». Avant de traiter de nazis les peuples non soumis à ses ukases, l’État du dictateur Erdogan devrait donc d’abord reconnaître le génocide perpétré par la Turquie, modèle pour les nazis."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Têtes de Turcs?

François Fillon n’est pas le seul à se faire tailler des costards, c’est aussi le cas ces dernières heures du président Turc Recep Tayip Erdogan. Son  parti au pouvoir l’AKP, souhaitait organiser toute une série des réunions publiques auprès des différentes communautés turques vivant en Europe. Il s’agissait d’appeler au vote oui dans le cadre d’un référendum prévu le 16 avril portant sur la modification de la Constitution, afin de remplacer le système parlementaire actuel par un régime présidentiel renforcé… Lesdites réunions ont été interdites en Allemagne, en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas. Une manière de protester contre le virage qualifié de répressif du gouvernement Erdogan depuis l’échec du coup d’Etat militaire de cet été visant à le renverser. En réaction des milliers d’opposants ont été arrêtés et des journaux fermés. Au Pays-Bas, dans un contexte d’élections législatives (le 15 mars) les libéraux néerlandais au pouvoir ont fait le choix de la fermeté. En toute logique électoraliste car le parti anti-immigration de Geert Wilders, le PVV, membre au parlement européen de l’ENL aux côtes du FN, a le vent en poupe. Le Premier ministre Mark Rutte s’est donc opposé au meeting de l’AKP prévu le 8 mars, n’a pas autorisé à cette fin l’atterrissage de l’avion du ministre des Affaires étrangères turc Mevlut Cavusoglu, a expulsé le ministre turc de la Famille, Mme Fatma Betül Sayan Kaya, qui avait passé outre…

Furieux, Recep Tayip Erdogan a vu samedi dans ce refus « des vestiges du nazisme » . « Les Pays-Bas », une « république bananière », « paieront le prix » , « (rendront) des comptes pour (leur) effronterie » a-t-il menacé de manière homérique (?). Menaces dont il est coutumier vis-à-vis de l’Europe, comme  celle  consistant à envisager de laisser passer les flots de clandestins pour qu’ils se déversent vers les pays de l’UE. Une situation, certes, qui découle du délirant appel d’air créé par la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million d’immigrés. Utilisant la même rhétorique, le président turc avait évoqué pareillement des « pratiques nazies » pour fustiger l’interdiction ces dernières semaines des réunions de l’AKP en Allemagne… qui rassemblent souvent beaucoup plus de monde que les meetings électoraux des partis allemands…

François Hollande s’est signalé  en autorisant la tenue en France d’une réunion de l’AKP, à Metz le 12 mars animée par le ministre Mevlut Cavusoglu,  lequel s’est de nouveau répandu en menaces contre les Pays-Bas. A l’exception de Benoit Hamon, de Mélenchon à Dupont-Aignan, tous les candidats à la présidentielle ont emboîté le pas à Marine pour dénoncer ce rassemblement : « Pourquoi devrait-on tolérer sur notre sol des propos que d’autres démocraties refusent ? Pas de campagne électorale turque en France », a tweeté la candidate du FN-RBM.

La situation actuelle va donc achever de compliquer les relations entre une Turquie membre du Conseil de l’Europe, toujours officiellement en négociation pour adhérer à l’UE, et de de nombreux pays européens.  A dire vrai, si la situation géopolitique actuelle n’était pas aussi préoccupante, l’arrogance naïve des progressistes et autres Bruxellois pourrait faire sourire;  toutes ses bonnes consciences qui prêchent doctement ex cathedra le catéchisme des droits de l’homme, énoncent le bien et le mal en pensant que leurs discours peuvent agir sur le destin des peuples étrangers, appartenant à d’autres sphères culturelles, civilisationnelles, spirituelles. Or, force est de constater que M. Erdogan et son parti islamiste jouissent toujours du soutien d’une très large partie des citoyens turcs, et que les critiques dont le président turc est  l’objet de la part des roumis décadents renforcent son prestige auprès de sa base

L’AKP  oppose sa logique ethno-nationaliste, national-islamiste aux discours de bisounours des Européens. Nous l’avions rapporté sur ce blogue, Recep Tayip Erdogan, dans ses allocutions  aux millions de  Turcs de la diaspora vivant en Allemagne, en France,  en Europe, a toujours martelé, comme il l’avait  fait en novembre 2008 à Cologne devant 16 000 compatriotes que « Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité, personne ne peut vous dire: renonce à tes valeurs ».

En avril 2011, lors de son déplacement en France pour une  réunion au Zénith de Paris, M.  Erdogan avait été tout aussi direct:  « Chacun d’entre vous avait-il déclaré, êtes les diplomates de la Turquie, chacun, s’il vous plaît, apprenez la langue du pays dans lequel vous vivez, soyez actifs dans la vie culturelle, sociale du pays où vous vivez (…). La France vous a donné le droit à la double nationalité: pourquoi vous ne la demandez pas ? Ne soyez pas réticents, ne soyez pas timides, utilisez le droit que la France vous donne. Prendre un passeport français ne vous fait pas perdre votre identité turque ».

Bruno Gollnisch l’a relevé sur Twitter les tensions actuelles entre les Pays-Bas et la Turquie illustrent très prosaïquement le danger de tolérer de massives communautés étrangères sur le sol national. Les cris d’orfraies, les peurs, les inquiétudes des euro-libéraux et autres socialo-bruxellois  ne sont que la triste conséquence de leurs reniements, de leurs renoncements , de leurs aveuglements. Citons encore Bossuet Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes . 

https://gollnisch.com/2017/03/14/tetes-de-turcs/

CIVITAS présente son programme pour les élections législatives 2017.

Pour des Turcs pro-Erdogan de Metz, les Européens «vont le regretter»

Après avoir été interdit dans plusieurs pays européens, un meeting du chef de la diplomatie turque s’est tenu à Metz dans l’après-midi du 12 mars, rassemblant plusieurs centaines de membres de la diaspora turque de France. L’occasion pour Mevlut Çavusoglu, ministre des Affaires étrangères, de défendre le projet de révision constitutionnelle de son pays, promue par le président Recep Tayyip Erdogan.

Les Turcs présents au rassemblement étaient remontés contre la décision de plusieurs Etats européens d’interdire des événements de ce type sur leur sol.

Nombreux étaient les participants à s’emporter en menaçant les Européens :

La Turquie c’est un pays démocratique, et comme on avance de plus en plus, ils [les Européens] ne le supportent pas. […] Qu’ils s’excusent, on l’accepte pas, et ils vont le regretter.

Lire la suite 

Ministres : à vos marques, prêts, volez ! - Journal du lundi 13 mars 2017

François Hollande ridiculisé par Beata Szydło, Premier ministre de Pologne…

Utilisée à bon escient, l’ironie, en politique, est une arme de destruction massive.

Du haut d’un taux de popularité qui ne l’élève pas bien haut, et l’empêche en tout cas d’avoir l’horizon dégagé, le François Hollande qui achève cahin-caha son mandat est volontiers donneur de leçons. Mieux : il est un homme en croisade. On se souvient de sa récente tirade contre Marine Le Pen. On l’a vu, plus récemment, réclamer, en compagnie d’Angela Merkel, une « Europe à plusieurs vitesses ».

Les douze étoiles sur le bouclier, le heaume ayant remplacé le casque de moto, le regard moins aguerri que celui de Saint Louis, François Hollande, à défaut d’entrer par la grande porte dans l’histoire de son pays, entend probablement laisser une trace dans le cheminement d’une Europe en capilotade.

Pas plus qu’en interne le succès n’est pourtant au rendez-vous. En témoigne l’incident survenu lors du sommet européen qui s’est tenu à Bruxelles, ce 10 mars. Alors qu’il venait de tempêter contre les pays de l’Est européen, et plus particulièrement la Pologne, « l’un des plus grands bénéficiaires des fonds structurels européens », le Président français eut à subir, selon le Guardian, le feu grégeois de Beata Szydło, Premier ministre polonais :

« Je suis supposée prendre au sérieux le chantage d’un président dont le taux de popularité est à 4 % et qui ne sera bientôt plus président ?

Utilisée à bon escient, l’ironie, en politique, est une arme de destruction massive. Le problème, dans l’affront subi par François Hollande des œuvres de Beata Szydło, est qu’il est également une gifle infligée à la France – un des membres fondateurs de l’Europe – par la Pologne, pays ayant récemment adhéré au cénacle et qui défend des valeurs trop peu défendues par les contrées historiques.

Beata Szydło est membre de Droit et Justice, parti fondé au tournant du siècle par les frères Kaczyński. Elle devint présidente du Conseil des ministres en novembre 2015 après la victoire de ses troupes lors des élections législatives. Arrivée au pouvoir, elle se montre sceptique non seulement envers les directives européennes, mais aussi les politiques migratoires laxistes : dans la foulée des attentats de Bruxelles, elle refuse ainsi d’accueillir des migrants sur le territoire polonais.

De son côté, François Hollande ne cesse plus de tomber de Charybde en Scylla, créatures qui, pour lui, prennent les visages de Marine Le Pen et de Beata Szydło. La politique qu’il mène, et qui est aujourd’hui reprise par un Macron qui ne doit sa popularité qu’au fait d’être encore fringant – pour combien de temps ? —, est aujourd’hui discréditée. Cela ne l’empêche pas de vouloir l’imposer, contre les vents et les marées de l’Histoire.

http://www.bvoltaire.fr/gregoryvandenbruel/francois-holla...

La désinformation dénoncée depuis le Québec

Un grand moment :

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La Terreur (Révolution française) | 2000 ans d’histoire | France Inter

06:36 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/03/2017

La partie "politique" de la journée de Civitas

 

 http://synthesenationale.hautetfort.com/

Wikileaks dévoile les outils de piratage utilisés par la CIA

Cela va des smartphones aux ordinateurs sous windows et linux en passant par l’Internet Of Things (les objets connectés comme les smartTV).

Rien de vraiment nouveau sous le soleil, si ce n’est qu’ils mentionnent explicitement que les applications de messagerie « sécurisées » sous android telles Signal Private Messenger, Whatsapp, Telegram… sont compromises.

Elles le sont pour une raison toute simple : lorsque la CIA veut obtenir les données transmises, elle pirate directement le terminal android plutôt que l’application (qui dans le cas de Signal est notoirement une passoire).  Du coup, quelle que soit l’application que vous utiliserez, les données seront interceptées en amont.

Cela rejoint un autre article que j’avais écrit concernant la sécurité des smartphones : elle est inexistante, il serait bon que chacun se fasse à cette idée.  Pour le dire autrement, vous avez nettement moins de chance de vous faire intercepter un courrier rédigé en clair au dos d’une carte postale qu’un message envoyé via ces applications soi-disant sécurisées.  C’est même probablement plus grave que ça, en fait, puisque les utilisateurs croyaient de bonne foi que leurs communications ne pouvaient être interceptées.

Cruelle découverte qui nous rappelle qu’en informatique, l’illusion de sécurité peut être quelquefois plus préjudiciable encore que l’absence de sécurité.

The CIA’s Mobile Devices Branch (MDB) developed numerous attacks to remotely hack and control popular smart phones. Infected phones can be instructed to send the CIA the user’s geolocation, audio and text communications as well as covertly activate the phone’s camera and microphone.

Despite iPhone’s minority share (14.5%) of the global smart phone market in 2016, a specialized unit in the CIA’s Mobile Development Branch produces malware to infest, control and exfiltrate data from iPhones and other Apple products running iOS, such as iPads. CIA’s arsenal includes numerous local and remote «zero days» developed by CIA or obtained from GCHQ, NSA, FBI or purchased from cyber arms contractors such as Baitshop. The disproportionate focus on iOS may be explained by the popularity of the iPhone among social, political, diplomatic and business elites.

A similar unit targets Google’s Android which is used to run the majority of the world’s smart phones (~85%) including Samsung, HTC and Sony. 1.15 billion Android powered phones were sold last year. «Year Zero» shows that as of 2016 the CIA had 24 «weaponized» Android «zero days» which it has developed itself and obtained from GCHQ, NSA and cyber arms contractors.

These techniques permit the CIA to bypass the encryption of WhatsApp, Signal, Telegram, Wiebo, Confide and Cloackman by hacking the «smart» phones that they run on and collecting audio and message traffic before encryption is applied.  SOURCE : WIKILEAKS

Un petit avertissement pour la route

Pour celles et ceux qui confondraient encore Wikileaks ou Julian Assange avec Snowden, je précise tout de même que l’application Signal était portée aux nues par l’EFF, des experts comme Bruce Shcneier et Edward Snowden…

Pour comprendre ceci, je vous suggère la lecture de l’article que j’avais écrit sur Snowden, et particulièrement le chapitre consacré aux contradictions du personnage qui semble plus graviter autour de la nébuleuse OpenSociety de Soros qu’autour de la CIA.

Conclusion

Nous vivons dans un monde ou la vie privée et le droit au secret sont de plus en plus menacés, y compris par nos propres gouvernements.  Cela s’ajoute à la censure qui tend à s’imposer soit par association diffamatoire, soit plus directement (sur Facebook notamment) avec le concours des géants du web.

  • L’interception des données est la conséquence directe de la centralisation de celles-ci via le canal de communication que constitue Internet, et qui est par essence beaucoup plus facile à espionner dans son ensemble que les divers moyens de communication qui étaient utilisés auparavant.
  • La censure est la conséquence du rassemblement sous forme de véritable troupeau de tous les utilisateurs au sein d’une seule et même application : facebook.

Dans les deux cas, cela revenait à monter sur le tabouret, se passer la corde au cou et espérer que personne ne donnerait un coup de pied dans le tabouret.  Nous leur avons donné les armes de la censure et du contrôle de toute forme d’expression, et cela, un peu trop facilement, sans aucune contrepartie, sans garantie.

Dès lors il ne faut pas trop s’étonner qu’ils en usent, et qu’à la fin ils abusent.

8 Mars 2017 | Source

http://www.voxnr.com/8539/wikileaks-devoile-les-outils-de...

Marine Le Pen travaille sa droite en vue du 2nd tour...

Nicolas Dupont Aignan, Philippe de Villiers, Thibaud Collin, Jean-Frédéric Poisson... Telles sont les personnalités avec lesquelles Marine Le Pen entretiendrait des relations ou qu'elle aurait déjà rencontrées afin de faire davantage connaissance... pour mieux préparer l'avenir ? Cette nouvelle ne pourra que rassurer ceux qui désespéraient de voir le FN lancer des signes à la "droite hors les murs", celle qui n'existe pas selon certains...

"C'est une campagne secrète, loin, très loin des plateaux télé et des salles de meeting. Persuadée qu'elle sera en tête au premier tour, Marine Le Pen cherche à s'assurer le ralliement d'élus républicains ou de personnalités politiques de premier plan au soir du 23 avril. Ou même avant si possible, afin de dépasser les 30%. "On a les électeurs les plus motivés et les plus convaincus, reconnaît un élu mariniste, mais il est clair que, pour l'instant, on ne remporte pas l'élection tout seul."

Philippe de Villiers a déjà donné son accord. Occupé par l'exportation du concept du Puy du Fou à l'étranger – il sera aux Etats-Unis pendant les élections –, il ne prendra pas part à la campagne, mais il prodigue des conseils. Surtout, il a accepté le principe d'une rencontre officielle avec Marine Le Pen, un adoubement public avant le 23 avril.

Un autre soutien de poids pourrait être annoncé prochainement, celui du philosophe Thibaud Collin. Cet intellectuel catholique, qui s'était fait remarquer en 2004 en participant à un livre d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, est une belle prise de guerre (...)

Dans cette campagne souterraine, les lieutenants du FN ont une cible de choix : Nicolas Dupont-Aignan. Celui que les sondages créditent de 3% résiste encore aux opérations de séduction du Front national. "Il se croit un destin", confie, amer, l'un des artisans des tractations. Selon des informations concordantes, un dîner avec Marine Le Pen a eu lieu voilà trois semaines dans l'appartement d'un ami de la candidate. Une rencontre de courtoisie afin de leur permettre de mieux se connaître. Philippe Olivier, le responsable de la cellule "idées-image" de la campagne du FN, qui connaît Dupont-Aignan de longue date, dément farouchement. Quant au président de Debout la République, il balaie : "Je ne commente pas de telles fables!" Même Villiers a plaidé la cause de Marine Le Pen auprès de Dupont-Aignan. Ils se sont vus à la mairie des ­Herbiers, où l'avait invité la députée villiériste Véronique Besse. Seul l'hebdomadaire d'extrême droite Minute s'en est fait l'écho. Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti chrétien-démocrate, a également rencontré Marine Le Pen (...)

Les marinistes proposent des postes, mais surtout un coup de pouce aux législatives. Un jeune député LR de l'Ouest raconte avoir été approché : "On m'a assuré que si j'appelais à voter Marine Le Pen, j'aurais un 'tocard' en face de moi, raconte-t-il (...)"

Philippe de Villiers dément mais pas de manière très franche :

"C’est n’importe quoi. Je n’exclus rien mais ce n’est pas prévu"

Philippe Carhon

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Une discussion avec Aude Lancelin sur l'état (désastreux) de la presse hexagonale

La journaliste nous explique pourquoi il n'y a plus grand-chose à attendre des médias mainstream. 
En mai 2016, Aude Lancelin était licenciée sans ménagement de L'Obs après avoir occupé le poste de directrice adjointe de la rédaction pendant deux ans. Cette figure de la gauche payait sa défense d'intellectuels tels qu'Alain Badiou ou Jacques Rancière au sein d'un hebdomadaire ne jurant plus que par la social-démocratie, le management ultralibéral et la défense des intérêts de ses nouveaux actionnaires majoritaires – à savoir Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, fondateurs de la holding Le Monde Libre. 
C'est de cette expérience violente que cette spécialiste de la vie des idées a tiré Le Monde Libre, livre au titre évidemment sarcastique, publié aux éditions Les liens qui libèrent. Ce réquisitoire contre une presse de gauche devenue esclave du Marché a valu à Aude Lancelin le prix Renaudot de l'essai en 2016, et des critiques élogieuses de la part de médias qui ne l'avaient pas forcément défendue au moment de son éviction. C'est pour parler du présent et de l'avenir du journalisme que j'ai tenu à la rencontrer, quelque part dans le nord de Paris. 
VICE : « S'en prendre au journalisme quand on est soi-même journaliste, c'est tout de même un peu con. » C'est ce que vous a affirmé un ancien directeur de rédaction quand vous étiez à L'Obs… 
Aude Lancelin : Cette phrase est signée Laurent Joffrin, en effet. Un éditocrate emblématique, qui faisait partie des polytraumatisés de la critique des médias menée par le Monde Diplo ou Acrimed – et, plus largement, par tout ce qui était né dans le sillage des grandes grèves de 1995. Pour la première fois, cette génération de journalistes labellisés « de gauche », mais en réalité entièrement acquis au néolibéralisme, voyait une véritable opposition politique et intellectuelle se reconstituer. Ça leur a fait une grande frayeur ! 
Au-delà du cas Joffrin, la critique des médias n'est pas un sport très répandu chez mes confrères. Ça passe souvent pour un manque de « confraternité ». On entend souvent ce terme-là, que je n'ai pour ma part jamais compris. Si vous êtes charcutier, devez-vous vous sentir solidaire d'un confrère qui mettrait de la viande avariée dans ses saucisses ? C'est très curieux comme idée. Personnellement, je ne me sens nullement solidaire de David Pujadas, de Ruth Elkrief ou d'Arnaud Leparmentier. Nous ne faisons tout simplement pas le même métier, eux et moi. En réalité, la « confraternité » est bien souvent une façon de se serrer les coudes, de défendre des positions de pouvoir. Aussi bien Guy Hocquenghem que Karl Kraus ou George Orwell, tous journalistes à leur façon, ont insisté sur la nécessité, pour les journalistes, de mener une critique impitoyable de leur propre profession. 
C'est un métier avec lequel je n'ai pas toujours été très à l'aise, notamment parce qu'il donne énormément de pouvoir sur la réputation des autres à des gens qui n'ont pas nécessairement les mérites requis pour cela. Le journalisme est vraiment un drôle de métier vous savez. Quand il naît au XIXe siècle, avec les gros tirages de la presse, sa satire surgit presque simultanément. Voyez Bel-Ami ou les romans de Balzac. C'est un métier à la fois interlope et aux frontières du pouvoir, un métier un peu intellectuel, mais pas complètement. Je trouve donc tout à fait normal d'en dénoncer les abus. Pour certains cela relève pourtant déjà de la haute trahison. (Rires) 
Dans Le Monde Libre, vous évoquez régulièrement ce tiraillement entre d'un côté votre intérêt pour des auteurs critiques du journalisme et de l'autre votre métier, qui vous fait vivre. Certains ont parlé de lâcheté en disant, qu'après tout, vous pourriez faire « autre chose ». Qu'en pensez-vous ? Aviez-vous des sas de décompression pour vous éloigner de cette contradiction ? 
Je n'ai pas souvenir que quiconque m'ait fait ce reproche à la sortie du livre, d'autant que même mes ennemis sont là pour témoigner que je me suis toujours battue à visage découvert pour défendre mes idées et les faire progresser, le tout dans une grande adversité. Je peux vous présenter des lâches si vous voulez – j'en ai plein mon carnet d'adresses professionnel. (Rires) 
Mes sas de décompression, pour reprendre votre expression, ce sont les rencontres extraordinaires que j'ai pu faire dans l'exercice de ce métier : Jean Baudrillard, Alain Badiou, Jean-Claude Michéa, François Meyronnis, Michel Houellebecq, Annie Le Brun, tant d'autres. 
Contrairement aux fantasmes véhiculés par certains frustrés, les journalistes ne se gobergent pas au milieu des puissants. À l'exception bien sûr d'une petite cour de vedettes vendues aux actionnaires, qui s'agitent sur les plateaux télévisés ou dînent au « Siècle ». Avec mes adjoints et collègues, j'ai au contraire connu des années très dures dans une presse en plein effondrement, au cours desquelles nous travaillions énormément, avec très peu de moyens, douze à quatorze heures par jour, week-end compris, souvent à la limite du burn-out. Je dirais même que plus on monte hiérarchiquement dans le domaine de la presse d'aujourd'hui, plus les contraintes et les souffrances augmentent. Portraits de Melchior Ferradou-Tersen 
Vous écrivez qu'au début des années 2000, les cadres du journalisme lisaient parfois encore Faulkner, tandis que depuis 2010, ils regardent The Voice – insistant par là sur la chute vertigineuse de l'exigence intellectuelle dans les rédactions. Pouvez-vous m'en dire plus ? 
Ces dernières années, avec l'arrivée d'un nouveau type d'actionnaires dans les médias, cette dégradation s'est accélérée. Je ne parle évidemment pas seulement des actionnaires du « Monde Libre », Xavier Niel en premier lieu, mais également de Patrick Drahi ou Vincent Bolloré, entre autres. Il est impressionnant de constater à quel point le profil des cadres promus dans leurs titres a changé, ce qui montre au passage que la soi-disant étanchéité entre actionnariat et contenu éditorial y est largement bidon. Ceci est lié à plusieurs facteurs. Ces groupes industriels, dont le cœur de métier n'est pas la presse, privilégient l'idéologie managériale aux contenus, et les fondés de pouvoir qu'ils nomment, animés par le souci de « plaire au maître », adoptent les mêmes tics mentaux qu'eux. 
Prenons l'exemple de L'Obs, où un journaliste quadragénaire, qui avait fait quasiment toute sa carrière dans cette vénérable maison, dès lors qu'il est devenu directeur de la rédaction, s'est mis d'un seul coup à parler process, disruption, ou encore propals, pour évoquer de bons vieux projets de reportages… À s'exprimer en somme dans un sabir managérial aux effets comiques d'ailleurs irrésistibles. On comprend hélas de quel univers mental cette greffe monstrueuse a pu surgir quand on lit une déclaration récente de Xavier Niel, s'exprimant au sujet de son journal, Le Monde, ce qui est d'ailleurs rare. Ce propos a été diffusé sur un réseau de propagande entrepreneuriale qui lui appartient : universfreebox.com. Niel se réjouit de la bonne santé du titre en ces termes : « Quand on a racheté Le Monde [...] c'était une société vieillissante, sans accélération digitale en marche. On s'est dit qu'il fallait simplifier les process et créer de nouveaux produits. C'est comme ça qu'on a lancé Le Monde sur Snapchat. » Face à ce genre de novlangue, on voit bien qu'on a tout à fait quitté l'univers d'Albert Londres ! (Rires) 
On est passé du grand patron de presse à l'idéologie bien affirmée à des actionnaires voraces, en fait. Des mecs fascinés par « le progrès » et tout ce qui dissimule le néolibéralisme le plus classique. 
Absolument. Ces gens-là ont un tout autre rapport à la presse qu'un Robert Hersant ou un Serge Dassault, qui ont pourtant longtemps fait pousser des cris d'orfraie à la gauche. Il ne s'agit plus de s'offrir un titre pour soutenir tel ou tel camp, on est passé à un autre âge de la propagande, plus insaisissable, plus dangereux par conséquent. Au sens large, il s'agit en effet d'imposer une vision libérale du monde, où la casse sociale la plus sordide se voit réenchantée en modernité ubérisée, de promouvoir un monde fluide, pseudo-innovant, sans alternative. Il s'agit également d'infuser dans le milieu du journalisme de nouvelles méthodes de « management », importées d'autres univers, comme celui de la banque. Personnellement je parlerais de saccage. 
D'autant plus que cette « vision libérale du monde », comme vous dites, est quelque chose de pernicieux, de dépolitisé, qui ne s'assume jamais en tant que tel. 
C'est ça. Cela dit, la grande limite de ce système de prédation, c'est que dès que ce genre d'actionnaires s'empare d'un média, il est détruit en quelques années. Pour Le Monde, ça ne se voit pas encore, parce que pour ses actionnaires il est le « joyau de la couronne », au détriment des autres titres du groupe qu'ils laissent péricliter (L'Obs), ou dont ils siphonnent les caisses (Télérama). 
Le plus drôle, c'est que ce journalisme obsédé de modernité ne peut s'enorgueillir d'aucune réussite commerciale. La seule information véritablement monétisable, ce sont des titres comme Mediapart qui la produisent. Avec une ligne très assumée, qui parle fort, et dit vraiment quelque chose sur le monde. Tandis que le journalisme dépolitisé, liquide et ultra-connecté est un véritable naufrage économique. Que vous preniez la presse de Drahi ou le groupe Le Monde Libre, on tombe à chaque fois sur des catastrophes industrielles : la base d'abonnés de L'Obs s'est effondrée depuis son rachat en 2014, une vraie chute libre désormais. Ne parlons pas de Canal+ : avec plus 500 000 abonnés en moins depuis l'arrivée de Bolloré, on est dans la dinguerie, là. À terme, je ne pense pas que Le Monde puisse être une réussite économique, même si pour le moment, jouer la carte « quotidien de référence » s'avère bien sûr un recours efficace. À cet égard, sa dernière innovation, le Décodex… 
Ça, je comptais vous en parler. 
Personnellement, ça m'a beaucoup fait rire. Comment les journalistes d'un groupe appartenant à deux milliardaires issus du luxe et des télécoms et un banquier d'affaires peuvent-ils se penser bien placés pour décerner des points de bonne conduite intellectuelle à qui que ce soit ? Comment peut-on notamment attendre d'un tel titre qu'il promeuve des idées dérangeantes ? 
Le cas des Crises, l'un des rares sites alternatifs en ce qui concerne les affaires internationales, est particulièrement évocateur. Son approche de la crise ukrainienne, à rebours de celle du Monde qui est plus ou moins réglée sur celle d'un Bernard-Henri Lévy, lui a sans doute valu cette mise à l'index. Ne peut-on pourtant dire que ce dernier, BHL, est l'un des principaux propagateurs de fake news des vingt dernières années en France ? Souvenez-vous du nombre d'erreurs factuelles relevées par la presse américaine dans Qui a tué Daniel Pearl ?, souvenez-vous des contrevérités brandies par ce personnage pour justifier une intervention guerrière en Libye. 
Le degré exact de liberté dont jouissent les titres que nous évoquons, très faible, je l'ai bien connu de l'intérieur. Dans une telle presse, il y a une pensée autorisée, et une pensée interdite. C'est du maccarthysme au sens le plus classique du terme. J'ajoute que chacun devrait connaître ses limites, tout de même. Les journalistes chargés de mettre en place le Décodex ont-ils le cadre intellectuel suffisant pour déterminer ce qu'on a le droit ou non de penser sur des situations aussi mouvantes et complexes que celle qui règne aujourd'hui en Syrie ? Qu'un groupe comme Le Monde demande à des journalistes de desk, pour certains issus de sites d'infotainment, de dire la messe sur des affaires aussi importantes est en soi un symptôme. Je plaide à leur égard l'indulgence, ce n'est décidément pas de leur faute… Compte tenu de l'énormité de ce qu'on leur demande, que peuvent-ils faire sinon reprendre la doxa officielle ? 
Selon vous, cette presse-là vit-elle encore comme si la théorie de la « fin de l'Histoire » était avérée ? Parfois, en la lisant, on croirait entendre ceux qui affirment que « les idéologies sont mortes » – sans comprendre qu'une telle assertion est la plus grande idéologie qui soit. 
À cet égard, on peut citer l'ouvrage formidable de Perry Anderson, La pensée tiède, qui prenait déjà pour cible L'Obs et les milieux intellectuels de la deuxième gauche qui l'irriguaient. Ce livre montre notamment comment, sous couvert d'éradication de la radicalité politique, on a promu un libéralisme lui-même extrêmement radical, dont les représentants intellectuels avancent masqués, prétendant faire preuve de modération, voire de neutralité. 
Un phénomène politique comme Emmanuel Macron est l'émanation politique directe de cette presse-là, prétendument neutre et « objective », ni-de-droite-ni-de-gauche, mais qui mène en réalité des opérations idéologiques très agressives. Imaginez : on a tout de même là un ancien banquier d'affaires chez Rothschild, hier encore secrétaire général adjoint de l'Élysée, et qui s'érige désormais en candidat antisystème. Hormis sur les réseaux sociaux, qui dans les grands médias est là pour dénoncer sérieusement la profondeur de cette imposture ? 
Sur tous ces points, des philosophes comme Jacques Rancière sont perçus comme de vrais dangers publics, car ils dévoilent le mensonge constitutif de notre système démocratique. Pour Rancière, le summum de la dépossession du citoyen aujourd'hui, c'est la présidentielle, alors qu'on nous rebat les oreilles en permanence dans les médias avec ce soi-disant « point culminant » de notre démocratie, et qu'on culpabilise sempiternellement les abstentionnistes. Quand on voit l'horreur que ce genre de penseurs suscite chez les apparatchiks de la presse mainstream que j'ai connue, on se dit finalement que c'est l'hommage du vice à la vertu. On nous vend un affadissement généralisé des contenus intellectuels et la fin des « grands récits » – en réalité c'est totalement faux. Dès qu'on introduit une idée radicale sur la place publique, tout le système se réveille et s'offusque, allant jusqu'à couper des têtes – dont la mienne. Si les idées dérangent à ce point, c'est qu'elles ont encore une puissance. 
Avez-vous été surprise par le traitement réservé au Monde Libre par certains « grands » médias, qui n'ont pas manqué d'être extrêmement laudateurs à votre égard ? Ça dénote la capacité du système à intégrer sa propre critique pour en recracher quelque chose de totalement inoffensif. 
À certains égards. C'est une parfaite illustration de la dialectique debordienne : le vrai devient un moment du faux. Ça a donné quelques trucs un peu surréalistes en effet, notamment dans Le Point. Franz-Olivier Giesbert semble avoir aimé mon livre, qui contient un éloge appuyé de la radicalité, alors que de l'autre côté il compare la CGT à Daech… C'est ainsi, peu importe : je n'ai pas boudé ce moment de réparation, après des mois de persécutions et de violences subies. 
Ça en dit long sur la confusion qui règne dans les milieux intellectuels français, confusion qui touche en fin de compte les lecteurs. On pourrait citer le cas de la journaliste Ariane Chemin qui, dans un article du Monde portant sur Jean-Claude Michéa, évoquait de nombreux sites Internet ou revues s'inscrivant, selon elle, dans la filiation du penseur antilibéral – ce qui était faux. 
Oui, cela ressemble un peu à une opération de barbouzerie idéologique dont ce journal est d'ailleurs de longue date coutumier. Sans doute s'agissait-il, plus ou moins consciemment, de neutraliser un penseur qui dérange en le rapprochant de l'extrême droite par contaminations successives. Inventer une « mode Michéa » en 2017 alors que le véritable pic d'influence de ce penseur a eu lieu il y a 15 ans avec la parution d'Impasse Adam Smith… Confier le papier principal à quelqu'un qui, aussi bonne journaliste soit-elle, ne suit pas ordinairement la vie des idées, tout était étrange dans ces pages dont je n'ai d'ailleurs pas le fin mot. 
À l'époque où je m'occupais des pages dédiées aux intellectuels à L'Obs, lorsqu'un portrait devait être consacré à un penseur comme Badiou, criminel pour la bien-pensance étriquée qui montait la garde, les rédacteurs en chef faisaient des pieds et des mains pour le confier à un bon petit soldat, n'ayant de préférence jamais ouvert un de ses livres. À L'Obs aussi, il m'est arrivé de découvrir dans le journal un dossier spécial traitant des « nouveaux penseurs », monté dans le dos des journalistes compétents sur le sujet. Sans surprise, tous les mecs mis en Une étaient issus de la « République des idées », l'écurie centriste de Pierre Rosanvallon, héritière de la fondation Saint-Simon. Ce dossier avait été directement confié au chef du service politique du journal par Laurent Joffrin, ce dernier n'ayant aucune confiance en ses journalistes versés dans le mouvement des idées. Voilà comment, en 20 ans, on démolit la crédibilité intellectuelle d'un journal. 
Évidemment, lorsque je me suis trouvée aux affaires, je n'ai jamais tenté de faire de L'Obs la feuille rouge vif qu'il n'a jamais été. Mais j'estimais que, pour un journal qui avait compté André Gorz parmi ses fondateurs, et accueilli parfois dans ses pages les plus grands noms de la French Theory, on pouvait tout de même faire mieux que de laisser régner sans partage les Tartuffe de la social-démocratie. Je pensais que L'Obs pouvait s'autoriser quelques écarts, de l'audace intellectuelle. Eh bien non, exit les libres penseurs, toute une époque s'achève, et de manière sinistre. 
Sur quoi cette situation peut-elle déboucher, selon vous ? 
On peut espérer que les lecteurs soient les juges de paix, au final. Nous approchons du moment de rupture, tout peut s'effondrer très vite. Comme je vous l'ai dit, économiquement parlant, ça ne marche pas ! Le système entier s'est enrayé : le business de ces tycoons obsédés par le business est un désastre, avouez que c'est assez ironique. 
Par ailleurs, je ne crois pas que les gens soient inaptes à s'élever au-dessus du niveau de BuzzFeed. Pas du tout. Je suis au contraire persuadée que les directeurs de journaux sont beaucoup plus bas de gamme dans leurs goûts que les lecteurs. Quand je dis qu'ils regardent The Voice, c'est vrai ! Dans la hiérarchie des journaux, vous avez désormais des gens qui n'ouvrent pas un livre. Jamais, à l'exception de mémoires d'hommes politiques écrits par des ghost writers, ou de bluettes de plage – et encore, je m'avance sûrement. 
Cette absence de culture explique-t-elle la prolifération des « faux débats d'idées » qui donnent l'impression que la vie intellectuelle française est encore dynamique ? 
Sur la question des faux débats, il n'y a pas que la médiocrité intellectuelle des nouvelles normes journalistiques qui pèse. D'une part, on observe une grande homogénéité idéologique dans le milieu journalistique, où les gens passent d'un titre fièrement néolibéral à un titre dit « de gauche » sans ciller. Aujourd'hui, dans les journaux de la gauche mainstream, pour effectuer un recrutement, on préfère d'ailleurs faire son marché au Point ou au Figaro plutôt que chez Politis ou au Monde Diplo, que d'ailleurs personne n'ouvre jamais. À une époque, « passer le mur » faisait encore scandale – Giesbert en sait quelque chose, lui qui a quitté L'Obs pour Le Figaro dans les années 1980. Aujourd'hui, ça ne dérange absolument plus personne, et le faire remarquer vous fait instantanément passer pour un moine bon à finir sa vie au désert. 
Mais ce n'est pas la seule chose qui explique ce sentiment qu'on peut avoir d'assister à de « faux débats », à des semblants d'adversité entre gens qui partagent en réalité le même flux de convictions. Dans la mesure où les vrais opposants n'ont en réalité que très peu droit à la parole, ou même pas du tout, le système sécrète de faux rebelles. Ce n'est pas nouveau. Le succès de ce qu'on a appelé les « nouveaux philosophes », à partir de la fin des années 1970, vient de là. Un tel logiciel de pensée a permis pendant quarante ans de prendre des postures engagées, de recycler l'esprit soixante-huitard, tout en adoptant des positions en réalité totalement conformes à l'ordre établi – en tenant le plus possible à distance la question de l'injustice sociale par exemple. Bon, aujourd'hui ils sont largement discrédités, mais on essaie toujours de renflouer cette vieille affaire avec des figures plus fraîches comme Raphaël Glucksmann. Là, la ficelle est d'autant plus grosse qu'il s'agit du fils même de l'un desdits « nouveaux philosophes ». Mais au-delà de ce lien familial, c'est troublant de voir à quel point ce dernier pioche dans le même sac de farces et attrapes que ses aînés : l'indignation permanente, le chantage sentimental, le cri de révolte à échéance fixe. Une indignation à géométrie tout à fait variable qui plus est, car on l'entend beaucoup moins sur Florange que sur l'Ukraine ou la Syrie par exemple. Quand je l'ai aperçu en une de M Le magazine du Monde, je me suis dit qu'une opération de renflouage de ce genre était en cours. Ce n'est pas réjouissant. 
Mais j'ai une mauvaise nouvelle pour tous ces gens qui font aujourd'hui encore le pari du boniment humaniste : ça ne marchera pas. La dégradation du pays est telle que rien n'arrêtera désormais le tsunami de merde qui pointe à l'horizon. La symétrie avec la situation américaine est d'ailleurs assez frappante. Quand on observe les violentes diatribes dispensées des mois durant par le New Yorker ou le New York Times au sujet de Trump… Tout cela n'a eu aucune prise sur l'élection, bien au contraire. Je crains qu'il n'en aille exactement de même en France. Et le jour où la catastrophe électorale se produira, les médias mainstream en porteront largement la responsabilité.

Les Conversations de Paul-Marie Couteaux : Alain de Benoist – Chapitre 6

Maurras son lecteur et Dieu

Il y a toujours « un autre Maurras » selon la formule déjà ancienne de Gérard Leclerc. La publication du dernier numéro de la revue Nouvelle École, fondée par Alain de Benoist, a cela de passionnant qu’elle laisse le lecteur avec plusieurs images du même personnage.

Si Maurras est si grand, s'il continue à faire couler tant d'encre plus de soixante ans après son décès (1952), c'est justement parce qu'il offre plusieurs lectures de son œuvre transversale, toutes aussi catégoriques, toutes aussi paradoxales, toutes aussi libres. En Mai 68, les jeunes d'Action Française opposaient souvent Maurras à Marx. Aucune pensée de gauche n'a pu jusqu'à maintenant s'affranchir totalement de Karl Marx, sauf peut-être, ; aujourd'hui, celle de Monsieur Hollande et de Monsieur Valls, et l'on peut constater que i cela ne leur a pas porté chance électoralement. Mais de la même façon, aucune pensée de droite ne peut s'affranchir totalement de l'âpre prose maurrassienne, qui a su inspirer conjointement Charles de Gaulle et François Mitterrand (cet homme de droite qui a structuré le socialisme français jusqu'à nos jours), ou, pour en venir à notre bel aujourd'hui, Patrick Buisson et Philippe de Villiers.

Une méthode maurrassienne

Comment Maurras est-il un maître ? Non pas tant en imposant des concepts, comme Marx a pu le faire avec les concepts de lutte des classes ou de dictature du Prolétariat par exemple. Gérard Leclerc l'expliquait bien dans cette brochure militante, qui se voulait aussi un petit discours de la méthode à l'usage des royalistes de la deuxième moitié du XXe siècle « Ma lecture de l'œuvre maurrassienne est toujours commandée par les soucis quotidiens, par les débats qui sont ceux de l’actualité, par les incessantes questions que me pose la société, ses luttes, ses drames et le devenir du monde ». Maurras, c'est effectivement avant tout une méthode, l'empirisme organisateur. L'expression intimide, elle se voulait sans doute un peu intimidante. Gérard Leclerc, dans ce texte ancien qu'il cite de nouveau parce qu'il n'a pas pris une ride, en exprime bien la simplicité il ne faut négliger aucun fait et toujours préférer les faits, ces témoins de la vérité vivante, plutôt que les idées, qui, pures représentations, gardent des traces de vérités mortes. Voilà ce qu'est l'empirisme organisateur et voilà pourquoi les faits, advenant dans un monde qui n'en aura jamais fini avec son histoire, lui donnent sans cesse de nouvelles occasions de se manifester, d'une génération à l'autre.

Peut-être, le lecteur de Monde&Vie s'étonnera-t-il de trouver ce petit discours de la méthode dans une évocation de l'esprit maurrassien. Mais c'est l'explication de la force de cette pensée à la fois elle est intimement liée aux circonstances qui l'on fait naître elle a forcément suscité les passions et à la fois elle devra être envisagée en dehors de ces faits contingents du passé, à propos desquels Maurras, sanguin, colérique, a bien entendu commis des erreurs, au cours d'une vie qui fut un long engagement. L'approche maurrassienne du monde demeure pourtant, comme un instrument intellectuel et même une tradition intellectuelle en constant enrichissement, elle est disponible pour aujourd'hui. Être maurrassien a un sens et les maurrassiens d'aujourd'hui, on ne les trouve pas forcément là où l'on croit, dans une certaine élite vieille France bien fatiguée ! Témoin Steve Bannon, le puissant patron du groupe Breibart, qui fut directeur exécutif de la campagne de Donald Trump et qui est devenu son « haut conseiller » à la Maison Blanche. Il a été surpris récemment, lors d'un voyage en France, à évoquer « le pays légal et le pays réel », déclarant « Le cycle des Lumières, c'est fini, vous avez lu Maurras ? »

Un antiromantisme romantique

Autre raison de la passion maurrassienne toujours présente au sein du public la critique de la critique maurrassienne est particulièrement difficile à opérer. Elle fait elle-même polémique. La pensée de Maurras, faite de mots d'ordre, de textes courts et sublimes (parfois d'autant plus sublimes qu'ils sont plus courts) et d'observations critiques plutôt que d'idées, agglomère toute critique qui lui est faite, comme le démontre, à sa manière, le magnifique article d'Alain de Benoist, dans le numéro de Nouvelle École qui nous occupe, sur Maurras et le romantisme. Si Maurras était simplement l'antiromantique que l'on qualifie souvent comme tel, la messe serait vite dite, sa pensée vite épuisée et bien sûr aujourd'hui périmée. Avec une érudition étourdissante, le directeur de Nouvelle École montre l'ambiguïté de l'attitude de Charles Maurras face au romantisme.

Qu'on en juge ! Le jeune Maurras commence par faire du romantisme (mouvement plutôt spiritualiste et nostalgique donc ancré à droite) l'origine de l'anarchie républicaine. De Jean-Jacques Rousseau, il fait le père du romantisme, alors que celui-ci est évidemment beaucoup plus proche du rationalisme des Lumières que l'on ne veut bien le reconnaître dans les rangs de l'Action Française. Il fait de l'esprit allemand le foyer du romantisme mondial et de Hitler l'apothéose du romantisme allemand. Pourtant, c'est le romantisme français de Chateaubriand, qui a été à l'origine de ce mouvement littéraire, pendant que Gœthe en restait à un néo-classicisme pour le moins barbant. Quant au romantisme de Hitler. On pourrait aussi bien dire que Hitler est le plus terrible des rationalistes, éliminant tout ce qui ne rentre pas dans son idée de l'Allemagne nouvelle, les juifs, les homosexuels, les handicapés, etc. Maurras avait beau y trouver une critique du désordre pulsionnel allemand, rétrospectivement cette reductio du romantisme ad Hitlerum, opérée par le Maître de l'Action Française est tout sauf évidente. Reste la puissance d'une lecture de l'histoire qui indiscutablement fait réagir.

À la fin de cet article fleuve, Alain de Benoist souligne combien Maurras est peu traditionaliste, lui le monarchiste. Il montre comment on peut même trouver chez lui une exaltation du Progrès. Et de citer François Huguenin sur Maurras le réactionnaire qui, pour cette raison même qu'il réagit, ne peut pas être insensible à son temps. Paradoxes maurrassiens, source des ambiguïtés qui ont fait et feront son succès on peut dire à la fois sa légende dorée et sa légende noire.

Autre difficulté interprétative, ô combien sensible parce qu'elle a donné lieu à une condamnation par le Vatican de Pie XI de tous les catholiques lisant le journal L’Action française la question de la foi personnelle de Maurras. Jacques Prévotat, universitaire, spécialiste de la condamnation de l'Action Française, donne crédit à la légende d'un Maurras athée. Elle est reprise en chœur aujourd'hui par ceux qui croient qu'il suffit de faire un peu d'histoire des idées, avec l'étiquetage rapide que cela suppose, pour connaître, comprendre et pratiquer une pensée.. Dans le même numéro de Nouvelle École, Gérard Leclerc, maurrassien de toujours, chroniqueur pour Royaliste, s'en prend violemment à cette légende de l'athéisme de Maurras « Je me suis disputé récemment avec quelques amis qui veulent à toutes fins faire de Maurras un athée. Je ne connais aucun texte de lui se réclamant de l'athéisme. En revanche on pourrait le définir comme proche de Malraux, en tant qu 'agnostique, mais d'une certaine espèce. Maurras ne professe pas qu'il est impossible de connaître l'existence de Dieu. Il marque son incertitude personnelle, qui ne lui a pas permis de conclure. Et il ne s'en fait pas gloire ! Par ailleurs, c 'est quand même aussi un drôle d'agnostique. Il semble bien qu 'il ait gardé sur son cœur pendant toute sa vie, le scapulaire de la Vierge Marie, dont il parlait dans un conte célèbre du Chemin de Paradis ».

« La Mort n'est qu'une fable »

Beaucoup de nos lecteurs connaissent bien sûr sa Prière de la fin « Seigneur, endormez moi dans votre paix certaine, entre les bras de l'Espérance et de l'Amour ». Cette prière n'est pas un hapax, un cas unique dans la poésie maurrassienne. Le recueil intitulé À mes vieux oliviers, contient lui aussi quelques vers sublimes de foi conquise sur le doute. Je cite quelques extraits d'un poème intitulé Le Pèlerin, ils sont peu connus. Ils sont difficiles. Ils disent pudiquement la quête d'un vieux pèlerin, enfermé pour ses idées dans la prison de Riom, mais qui cherche encore, l'esprit toujours libre « Quelque ébriété que la Grâce épanche/ Pour nous délier des mornes rigueurs/ L'ordre universel des êtres commande/ Qu'une loi s'impose aux voltes du Chœur / Quelle loi ? La mort ? Ce n 'est qu 'une fable. / La Vie? Elle flotte, ayant tout tenté. / Je veux remonter au verbe ineffable/ Du fatal essor d'une Charité Sois ! O Bien des Biens, cime qui flamboies, / Mère des vallons aux mille miroirs / Qui donne l'élan de toutes nos joies / Dans la volupté de TE concevoir. »

À qui, Maurras ordonne-t-il d'être ? Qui Maurras tutoie-t-il ainsi ? Une femme ? Une Mère. On lit en note « L'auteur s'excuse d'avoir toujours pensé le Dieu d'Aristote comme une divinité féminine ». Ce que l'on appelle, de façon trop virile sans doute, le Premier moteur non mû, pour Maurras ne saurait être qu'au féminin, parce qu'il est grâce, volupté, et amour. Le dernier vers du Poète laisse éclater l'espérance d'une renaissance, dont cette divine Féminité soit la matrice « Puis des langes bleus qu'irise une flamme,/ Comme un nouveau-né dont s'ouvre les yeux,/ Le Régénéré du Corps et de l'Ame / Longtemps vagira : - DÉESSE, Ô MON DIEU ! ».

Voilà une bonne fois pour l'athée Maurras avec la dialectique qui conduisit Aristote vers le Premier moteur non mû, il portait aussi l'espérance d'un salut, qui soit une nouvelle naissance. Il voulait que « s'ouvrent ses yeux » ? Ses dernières paroles (un alexandrin) laissent penser que celui qui était sourd depuis ses 14 ans, a trouvé à renaître. « Pour la première fois, murmura-t-il, j'entends venir quelqu'un ».

Abbé G. de Tanouarn monde&vie  23 février 2017

Revue Nouvelle Ecole, Charles Maurras, 216 p., 25 €.

16:20 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Entre soumission et désislamisation, il faut choisir

Désislamisation-Beziers.jpgDésislamiser l’Europe ? Vaste programme en cette période de submersion migratoire des populations de religion musulmane sur le vieux continent européen. Si l’on y ajoute la sidération de certains à l’égard de l’islam et la volonté d’une majorité de « bien-pensants » à trouver des accommodements raisonnables et surtout des points de convergence avec la religion d’Allah, on pourrait croire que c’est mission impossible.

Pourtant, à entendre les principaux intervenants du colloque organisé à Béziers samedi 4 mars par Alain Wagner sur ce thème, il serait facile de désislamiser, à condition, tout d’abord, de considérer cette action « comme un concept politique », seul moyen de permettre l’arrêt de la propagation de la charia dans notre vie quotidienne. Une charia qui s’est sournoisement installée en Europe depuis que l’Organisation de coopération islamique (OCI) a mis au point un programme méthodique de conquête des pays chrétiens, aussi bien dans le domaine de la finance que dans celui de la culture, des habitudes alimentaires ou de l’éducation. Etabli à Doah en 2000, il a permis notamment à Najat Vallaud-Belkacem de prendre les clefs de l’éducation dans notre pays. Avec les conséquences désastreuses que l’on connaît.

Les aberrations de la charia

8819-20170314.jpgEnseignement revisité par la loi islamique, réécriture des manuels d’histoire, promotion de la finance islamique, progression de l’implantation du halal dans l’ensemble de la sphère alimentaire, il n’est pas un domaine qui échappe à l’installation de la charia dans notre pays, aussi bien d’ailleurs qu’en Suisse ou en Belgique, comme ont pu le souligner les différents intervenants. On retiendra les propos de Gérard Couvert qui a montré comment la charia s’est imposée dans notre système éducatif avec la complicité des islamo-gauchistes de connivence qui sont légion dans l’enseignement.

Les solutions ? Former les enseignants à la connaissance de le charia et extirper des programmes de l’Education nationale tout ce qui favorise l’islam. Mais aussi couper les pompes aspirantes des subventions et notamment tout ce qui permet à des associations musulmanes d’organiser de véritables camps d’entraînement avec notre argent.

Présidente de l’Association suisse Vigilance Islam, Mireille Vallette a dressé l’état des lieux de l’islam en Suisse. Un islam bien présent dans ce pays de démocratie directe, où pétitions et recours au référendum d’initiative populaire permettent cependant d’éviter le pire. Elle a souligné les progrès de l’islamisation rampante qui se manifeste notamment par une recrudescence des mariages de jeunes mineures (multipliés par cinq en l’espace de dix ans), mais aussi par des actes de maltraitance des enfants dans les écoles coraniques dépendant des mosquées.

Fondateur de Vigilance Hallal, Alain de Peretti a martelé que cette vigilance était le « cœur nucléaire » de la lutte contre l’islamisme. Une lutte essentielle quand on se rappelle les propos du Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine pour lequel le halal « permettrait de conquérir le monde » : une conquête à coups de milliards, afin de s’attirer les bonnes grâces du monde de la viande et des grandes surfaces.

Des solutions ?

Jean-Yves Le Gallou a proposé le rétablissement du pluralisme dans les médias, le remplacement du CSA par un Conseil supérieur de la diversité politique et intellectuelle, mais surtout l’abrogation de la loi Pleven qui muselle la liberté d’expression et a rétabli le délit de blasphème pour le plus grand profit des lobbies antiracistes. Le général Piquemal a dénoncé la soumission des plus hautes autorités de notre pays, civiles et religieuses, à la charia, et regretté que la loyauté du citoyen à la Nation ne soit pas l’apanage de quantité de jeunes musulmans qui obéissent aux lois de la charia.

Sourates à l’appui, l’abbé Pagès a montré le vrai visage de l’islam et appelé à une vraie désislamisation dans notre pays, où l’Eglise officielle est complaisante avec l’islam. Principal organisateur de ce colloque, Alain Wagner a souligné à de nombreuses reprises la spécificité du « système insécable » qu’est l’islam, avec ses obligations rituelles, ses règles fiscales, sa justice spécifique, sa violence et sa pratique, jamais abandonnée, de l’esclavage. Il a également fait le procès de la charia dont Karim Ouchik veut empêcher l’extension en France.

La désislamisation qu’Alain Wagner appelle de ses vœux ne se fera cependant pas sans un inventaire rigoureux du droit national et international existant et sans le soutien d’une majorité politique prête à faire preuve d’un réel courage politique. Enfin, une vraie politique de désislamisation devra s’accompagner d’un mouvement de remigration – le hijra pour les musulmans pratiquants – des populations qui se refuseraient à observer les nouvelles mesures mises en place. Il en va du succès futur de cette désislamisation.

Françoise Monestier

Article paru dans le quotidien Présent

La levée de l’immunité de Marine? Une médiocre ignominie!

Explication de vote du 2 mars 2017 de  Bruno Gollnisch sur le  Rapport Ferrara (A8-0047/2017) portant sur la levée d’immunité de Marine Le Pen

«  Quand le sage montre la lune du doigt, l’imbécile regard le doigt  » dit en substance un proverbe réputé chinois.

Ainsi, celle qui dénonce Daesh en montrant les monstruosités commises par cette organisation est accusée d’atteinte à la dignité humaine. Et c’est elle qui est poursuivie en justice  ! Et ce Parlement donne la main à cela  ! C’est une médiocre ignominie  !

Ce l’est d’autant plus que la procédure a été pour le moins désinvolte  : l’opinion initiale était fondée sur la croyance que la famille d’une victime avait porté plainte, ce qui n’a jamais été le cas. Le rapport a été adopté dans l’urgence, pour pouvoir passer en plénière à un moment certainement jugé politiquement opportun, sans étudier le fait que l’Assemblée Nationale avait maintenu l’immunité deGilbert Collard, poursuivi pour les mêmes raisons.

La vérité est que vous êtes désireux d’apporter votre petite pierre minable à la persécution judiciaire dont est victime un mouvement politique en tête des sondages pour les prochaines élections. Vous ajoutez la partialité politique à l’ingérence. Ne vous étonnez pas des retours de bâton.