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09/10/2017

ALLONS-NOUS DÉCIDER DE SAUVER NOTRE CIVILISATION ?

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Les islamistes ont pignon sur rue en France. Les salafistes nous narguent. Les Frères musulmans prospèrent.

L’attentat de Marseille qui a coûté la vie de deux jeunes femmes ayant croisé la route de Ahmed Hanachi, dont la liberté de mouvement et la présence sur notre territoire n’avaient pas lieu d’être, ne doit pas nous faire oublier la seule vraie question que nous devons nous poser : allons-nous enfin décider de sauver notre civilisation ?

Plusieurs organes de presse, dont Le Figaro MagazineMarianneou Valeurs actuelles, ont cette semaine fait leurs titres sur l’islamisme et la complaisance qui l’entoure. Il aura fallu ce nouvel attentat – un de plus – pour débrider une partie de la presse sur ce sujet essentiel qui engage notre avenir.

Il y a pourtant des années que le signal d’alarme a été tiré, et alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la gravité de la situation, rien n’est fait par nos dirigeants pour résoudre le problème, mis à part des mesurettes consistant tantôt à créer des Numéros Verts, tantôt à traiter notre ennemi comme s’il était un délinquant de droit commun (quand il n’est pas qualifié de simple « déséquilibré »).

Cet ennemi, puisque, comme l’a clairement affirmé le ministre de l’Intérieur, la France est « toujours en guerre », il serait enfin temps de le combattre si nous ne voulons pas continuer à compter les morts. Cela nécessite un courage politique qui va jusqu’à l’impensable : la volonté d’assurer la sauvegarde de la France et des Français, la pérennité de notre mode de vie, les valeurs autour desquelles nous avons su nous construire au fil des siècles.

Au lieu de cela, les islamistes ont pignon sur rue en France. Les salafistes nous narguent. Les Frères musulmans prospèrent et leurs associations omniprésentes continuent leur lobbying islamiste avec la bénédiction des autorités, jusque parfois devant les tribunaux. Et ils gagnent. 

Chaque attentat est, pour eux, l’occasion de se poser en pacifiques de service, pour avancer leurs pions et atteindre le même objectif que ceux qui tuent sauvagement : faire plier l’Occident pour y instaurer la loi islamique, avec à la clé les mêmes conséquences – notre destruction. Chantage à l’islamophobie, pressions sur les élus ou infiltration des institutions républicaines, toutes ces méthodes ne datent pas d’hier et ont été maintes fois dénoncées. En vain.

Allons-nous regarder Rome brûler et déclamer des vers au milieu des flammes, comme Néron en son temps, ou allons-nous enfin réagir et mener ce combat qui engage notre survie : chasser l’islam hors de notre pays, sans faiblesse, sans compromis, sans discussions avec des pseudo-théologiens dont le seul but est de nous endormir ?

Donner sa vie pour sauver nos libertés, d’autres l’ont fait avant nous pour nous les transmettre. Nous en avons hérité. Cet héritage nous oblige. Le reste n’est plus qu’une affaire de volonté.


Ancien Policier, Président de l’Association Nationale de Défense Egalitaire de la Liberté d’Expression (ANDELE), membre du SIEL

François Baroin signe l’ouverture d’une mosquée radicale à Troyes

L'Observatoire de l'islamisation constate que le maçon François Baroin, a signél’arrêté municipal qui répond favorablement au projet de l’Association des Jeunes Musulmans pour la coexistence (AJMC), dont le référent religieux est Moussa Sanogo.

Moussa Sanogo est un réfugié politique né au Soudan en 1972. Maitrisant mal le français, il se targue d’être diplômé en « sciences islamiques » et jouit d’une grande considération chez les fidèles musulmans de l’Aube. Dans une de ses vidéos publiée après l’attaque de Charlie Hebdo, il rappelle le « châtiment  » prévu par le Coran pour ceux qui raillent le prophète...

L’AJMC  annonce sur sa page Facebook l’ouverture « d’un Institut du Saint Coran » à Troyes , placé sous l’égide de l’Instance Européenne du Saint Coran(page FB), logé dans l’école de l’UOIF à Château-Chinon nommée IESH (vidéo 1et vidéo 2).  Cet institut troyen du Saint Coran sera supervisé directement par cheikh Bouhdifi, de nationalité marocaine, directeur de l’institut du Coran à l’IESH.

L’AJMC pilote également « L’Institut de Recherche et des Sciences Islamiques » qui programme le manuel « Les 40 hadith de Nawâwi » (voir sur sa page). Inquiétant quand on connait son contenu qui prescrit de « verser le sang des apostats » (hadith n°14) , et le hadith n° 8 :

 «Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zekâa »

François Baroin, maire de Troyes, en janvier 2015 sur BFMTV proposait d’utiliser la terre concordataire alsacienne pour

« y loger une fondation islamique pour accueillir les fonds étrangers sous surveillance de l’état pour aider les représentants des musulmans sur tout le territoire à obtenir des financements« .«  On peut proposer des baux emphytéotiques (ndlr: loyers gratuits sur terrains communaux), on peut proposer des accompagnements de financement par des associations culturelles, il y a des moyens qui ne sont pas des contournements mais qui sont des moyens d’accommodement intelligents pour permettre à une religion de pratiquer son culte » (regarder l’interview)

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Politique & éco n° 144 : Socialisme, date de péremption dépassée ?

La marâtre d’outre-Rhin

Georges Feltin-Tracol

Depuis les législatives du 24 septembre dernier, Angela Merkel rempile pour un quatrième mandat consécutif de chancelier allemand. Il est paradoxal que les mêmes commentateurs qui applaudissent le quinquennat renouvelable une seule fois et enragent à la seule idée que Vladimir Poutine puisse solliciter un nouveau mandat présidentiel de six ans l’an prochain, s’enthousiasment de cette réélection. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus ! Avec l’arrivée massive de l’AfD et le retour fracassant des libéraux grâce à un chef de file à la limite lui aussi populiste, la configuration politique conventionnelle a explosé : le Bundestag se retrouve divisé en sept formations (la gauche radicale post-communiste, les sociaux-démocrates, les Verts, les libéraux, les chrétiens démocrates, leurs alliés conservateurs bavarois, et l’AfD). Le futur gouvernement fédéral sera bancal et fragile. Reconnaissons toutefois que dans la piètre faune politicienne occidentale actuelle, Angela Merkel ressemble plus à un bouledogue qu’aux caniches qu’elle côtoie avec une suffisance certaine…

Elle dirige certes la première puissance économique d’Europe, mais ce modèle périclite en raison d’une austérité budgétaire décennale, d’une financiarisation incessante de son économie et d’un inquiétant déficit démographique. Le non-renouvellement des générations allemandes favorise la venue massive d’immigrés exigée par un patronat négrier toujours en quête de bénéficies énormes aux dépens des petites gens de souche. Les conservateurs âgés associent Merkel à une bonne grosse maman. Or, c’est une marâtre impitoyable pour les Grecs, les Portugais et les Italiens. Cette « Européenne » de pacotille empêche en outre toute avancée effective vers une Europe-puissance enfin dégagée des actions bellicistes de l’OTAN.

Oui, Angela Merkel est une anti-européenne patentée ! Le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe a insisté à plusieurs reprises sur la priorité de la souveraineté allemande par rapport au projet de construction européenne. Décision cocasse quant on sait la présence massive des troupes d’occupation étatsuniennes ainsi que l’intégration de la Bundeswehr dans les structures globalitaires de l’Alliance Atlantique. L’Allemagne ne dispose en réalité que d’une souveraineté limitée.

En s’opposant avec constance aux initiatives de Charles de Gaulle, et ensuite de ses successeurs présidentiels français, Bonn, puis Berlin se détournent de toute véritable entente intergouvernementale européenne au profit d’une simple colonie marchande déracinée et métissée dans laquelle une Germanie sénile détiendrait une médiocre prépondérance.

Angela Merkel administre une belle maison de retraite outre-Rhin sans comprendre que l’histoire l’a déjà lourdée. Plus que « Mère des Allemands », l’actuel chancelier est leur infirmière ès-euthanasie. Oui, Angela Merkel über alles, proclament les médiats du Système, jusqu’à son crash final… le plus tôt possible.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 47, diffusée sur Radio-Libertés, le 6 octobre 2017.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

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Importante mobilisation pour Daniel, mis en examen après avoir tué son cambrioleur

Cette affaire va probablement relancer le débat sur la légitime défense. Daniel, le propriétaire d’une maison à Servian a ainsi tué, jeudi 5 octobre au soir, un cambrioleur qui s’en était pris à lui et sa famille.

Il a été mis en examen pour meurtre et laissé libre sous contrôle judiciaire. Depuis samedi, la mobilisation en sa faveur s’intensifie sur les réseaux sociaux. Le hashtag #JeSoutiensDaniel remporte un grand succès tout comme la pétition qui a déjà dépassé les 87 000 signataires. Voici le lien : http://damocles.co/soutenons-daniel-servian/petition 

 : @closerfr souligne la mobilisation massive . Bientôt 90 000 signataires ce lundi matin ! https://www.closermag.fr/vecu/faits-divers/mis-en-examen-apres-avoir-tue-un-cambrioleur-les-reseaux-sociaux-le-soutiennent-752617 

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Mis en examen après avoir tué un cambrioleur, les réseaux sociaux le soutiennent

Daniel, le propriétaire d'un site touristique situé dans l'Hérault fait l'objet d'une enquête après avoir abattu un cambrioleur ce jeudi 5...

closermag.fr 

Mobilisation pour un homme mis en examen après avoir abattu un cambrioleur (france info) Bravo ! http://fb.me/EcRY55b8 

Photo published for Hérault : vague de soutien sur les réseaux sociaux pour un propriétaire qui a abattu un cambrioleur

Hérault : vague de soutien sur les réseaux sociaux pour un propriétaire qui a abattu un cambrioleur

Daniel, le propriétaire d'un site touristique réputé localement, a été mis en examen pour "meurtre", mais laissé en liberté. L'enquête va devoir déterminer si les conditions de la légitime défense...

mobile.francetvinfo.fr

https://fr.novopress.info/

Une vie, une oeuvre : Origène avec Colette Fellous

«Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?»

Cette affiche choque Marlène Schiappia qui souhaite la faire interdire :

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Par conséquent, La Manif Pour Tous demande à être reçue par cette secrétaire d'Etat. Pas certain qu'un dialogue rationnel soit possible avec cette écervelée :

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par Michel Janva 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/apr%C3%A8...

Comparaison n’est pas raison

2011-portraitbg-150x150.jpgCommuniqué de presse de Bruno Gollnisch, député européen et membre du bureau politique du Front National

Interrogé par RFI ce vendredi 6 octobre 2017 sur le cas de Mme Kauffmann, nouvelle sénatrice du Var, qui aurait juxtaposé une photo de l’armée allemande d’occupation et une photo de « migrants », ma réponse en faveur de la liberté d’expression s’est transformée, sous la plume de certains, en intention de comparer les « migrants » à des « nazis » (sic !).

A l’attention de ces commentateurs inaccessibles aux nuances (notamment au Lab d’Europe1) ou qui ignorent la célèbre phrase attribuée (à tort) à Voltaire, je précise que le fait de se prononcer en faveur de la liberté d’expression porte nécessairement sur des opinions que l’on ne partage pas, que ce soit en partie ou en totalité. Je ne compare donc pas les migrants à des « nazis ».

J’ai fait en revanche sur le fond, et j’assume, une (brève) analyse de géopolitique, énonçant qu’il existait dans l’Histoire des changements de population qui ne résultaient pas nécessairement d’une guerre. Point de vue exprimé aussi bien par Clausewitz que par l’ancien président Giscard d’Estaing…

Quant aux autres aspects concernant Mme Kauffmann, que je ne connais pas, je souhaite bien sûr qu’elle se conforme à la discipline du Front National, sous les couleurs duquel elle s’est présentée aux élections.

https://gollnisch.com/2017/10/07/comparaison-nest-raison/

Alain Benajam et Tepa sur la souveraineté

Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

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Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

https://fr.novopress.info/

Terres de mission n°48 : Rendez-nous l’école !

Intellectuels de gauche, intellectuels de droite

Dans cette tribune du Journal de Montréal [4.10], Mathieu Bock-Côté constate, au fond, la difficulté d'être de la droite, ou si l'on veut, son inexistence de fait, par soumission à la gauche. Serait-ce qu'elle n' a pas de fond qui lui soit propre ? Serait-ce qu'elle se refuse à reconnaître ces réalités historiques et charnelles, ces quelques vérités anthropologiques  essentielles et profondes dont Mathieu Bock-Côté parle si souvent par ailleurs ? Peut-être est-ce simplement qu'elles n'appartiennent à personne en particulier, ni à la droite, ni à la gauche, ces mauvais clivages nés de la Révolution française. Mais qu'elles appartiennent à tous. LFAR

Je ne raffole pas du clivage gauche-droite, qui globalement, déforme la pensée politique davantage qu'il ne met en scène ses controverses les plus fécondes. Il est néanmoins difficile à congédier tant ceux qui se veulent « de gauche » y tiennent, dans la mesure où il leur sert à départager le monde entre deux camps irréconciliables. Cela, en flânant sur les médias sociaux, je constate encore ce soir une chose qui depuis toujours, m'agace: les gens qui se disent « de gauche » aiment souvent se dire bouleversés, par ceux qui les critiquent « sur leur gauche ». Ils sont en débat, autrement dit, avec ceux qui les débordent sur leur gauche, comme s'ils craignaient de ne pas suivre le rythme du progressisme.

Mais rarement, très rarement, on les entendra se dire « bouleversés » par un auteur classé « à droite » - je dis classé à droite car généralement, on se réclame moins de cette étiquette qu'on se fait ranger un peu malgré soi dans cette case. C'est un peu comme si la gauche discutait en famille tout en rejetant en bloc les auteurs de droite. On ne discute pas avec eux, on ne discute pas avec elle : on les disqualifie, on la combat. La droite n’est pas l’autre camp avec lequel débattre mais une menace qu’il faudrait toujours repousser. La droite ne porte pas une autre vision du monde avec sa part de légitimité : elle représente ce qu’il faut faire tomber pour qu’un monde meilleur émerge enfin. Fondamentalement, la droite est moins légitime que la gauche - elle y est moralement inférieure. La droite a si mauvaise réputation, d'ailleurs, que lorsqu'un intellectuel de gauche quitte son camp, il passe moins à droite qu'il ne condamne le clivage gauche-droite.

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la « droite » ne fonctionne pas selon les mêmes codes. Le grand rêve des intellectuels de droite, c’est d’être admis dans le débat des intellectuels de gauche, à la manière du « bon réac », du « conservateur respectable » - autrement dit, de l’homme de droite pas si à droite que ça d’abord et avant tout occupé à se dissocier de son propre camp. Le grand rêve de l’homme de droite, c’est de ne plus porter cette étiquette qui l’encombre. Encore une fois, on peut le comprendre puisqu’on lui accole davantage qu’il ne se l’approprie. Nationalistes, conservateurs, libéraux, réactionnaires, libertariens ont bien peu de choses en commun. On aurait beau leur chercher des points communs substantiels, on ne les trouvera pas.

Souvent, l’intellectuel de droite, si cette formule a un sens (dans la mesure où, encore une fois, il faut le dire, la droite est une catégorie pêle-mêle qui rassemble tous ceux dont la gauche n’a pas voulu) s’empressera de citer l’intellectuel de gauche qui pense comme lui, comme si le fait qu’un homme de l’autre rive partage ses idées confirmait ses analyses. L’homme qu’on a enfermé contre son gré à droite espère une chose : transcender le clivage gauche-droite dans lequel il se sent à l’étroit et en mauvaise compagnie. Il citera avec beaucoup moins de zèle celui qui est associé à son propre camp, car alors, il aura l’impression de s’enfermer dans un ghetto intellectuel. La vie intellectuelle est aussi une affaire de clans.

Tout cela pour dire que la vie intellectuelle ne met pas en scène un fameux débat entre la gauche et la droite, mais entre la gauche « radicale » et la gauche « modérée » et que certains intellectuels classés à droite parviennent de temps en temps à s’y faire une place, soit pour jouer le ronchon de service, soit pour servir de caution, en plus de les réduire au statut de polémistes ou de commentateurs. Et on ne voit pas trop dans quelles circonstances cette manière de débattre de la cité pourrait changer, tant la philosophie politique et les sciences sociales évoluent dans un consensus progressiste qui est globalement celui des institutions intellectuelles et qui impose aussi ses codes dans une part non-négligeable du système médiatique. 

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle : aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

L’affaire Parenthood continue. L’enquête avance lentement

Un des intervenants sur Médias Presse Infos s’est opposé avec une constance déconcertante aux articles concernant la vente de morceaux de fœtus avortés par Parenthood, le planning familial en Amérique. Or un dénommé Daleiden avait effectué 14 vidéos sur lesquelles on voyait des dirigeants importants de cet organisme raconter avec cynisme  comment ils négociaient les tarifs de cet effroyable commerce. Notre contradicteur estimait qu’il s’agissait de montages vidéos. Or les diverses personnes filmées n’ont jamais porté plainte pour ce motif ; mais pour atteinte à la vie privée. Notre opposant s’attachait surtout au fait qu’il n’y avait pas eu de suites judiciaires pour cette « supposée » vente. Inutile de lui objecter que l’enquête était très longue car il fallait remonter les filières nombreuses  et complexes de cette affaire. Celle-ci tomba d’ailleurs dans l’oubli. Mais pas pour l’État fédéral.

Selon Wikipedia, Breitbart « est commentateur pour Le Washington Times, et rédacteur pour le Drudge Report. Ami proche d’Arianna Huffington, il contribue à la création de la première version du Huffington Post ». Il est considéré comme « conservateur » bien qu’ayant écrit dans ces journaux de gauche. Il a créé d’ailleurs un site portant son nom. Il explique que le Comité Judiciaire du Sénat américain a appris que le FBI a reçu les références concernant les investigations criminelles afférentes à Parenthood ; ceci concernant les groupes impliqués dans cette affaire judiciaire du trafic de morceaux fœtaux. Voir  http://www.breitbart.com/big-government/2017/09/28/fbi-of....

Tant le Sénat que le Congrès ont ouvert des investigations sur l’industrie de l’avortement. Ces deux chambres avaient demandé au FBI d’enquêter et éventuellement d’établir les accusations criminelles nécessaires contre Planned Parenthood.

Dans une lettre du 29  juin dernier envoyée au sénateur Chuck Grassley, président de la commission sénatoriale chargée de l’affaire, le bureau des investigations du Département de la Justice  confirme qu’il a suivi les recommandations du Sénat. Le bureau de la Justice a bien reçu la requête de cette assemblée. Il s’excuse de son retard. Grassley avait en effet envoyé le dossier en décembre dernier. Gregory Brower, le directeur assistant de ce bureau écrit qu’il fera le nécessaire pour entreprendre toute action appropriée. C’est le sens de la lettre ci-jointe.

Par ailleurs à la même époque, Grassley avait communiqué le dossier au Département de la Justice pour investigation et poursuites éventuelles contre les divers protagonistes concernés par le trafic de morceaux de foetus avortés. Il a rappelé les échecs totaux de cet organisme depuis des décades.

Quelques semaines plus tôt la maison des Représentants (parlement) avait établi une liste de 9 références criminelles et infractions aux règlements. Il s’agissait de violations au HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) l’équivalent de notre Code de la Santé.

La conclusion est que l’instruction l’affaire suit lentement son cours et le FBI s’en occupe. Mais comme en France, la Justice est très lente.

Jean-Pierre Dickès

http://www.medias-presse.info/laffaire-parenthood-continu...

L'Europe malade...

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Dans le merveilleux pays multiculturel qu’est la Grande Bretagne, les musulmans s’assurent que les blancs ne portent pas de ceinture d’explosifs avant de prendre l’avion alors que c’est précisément à cause de ces gens là que nous avons dû mettre en place ces mesures contraignantes…

Source cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

La Hongrie ne changera pas sa politique à l’égard des migrants

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06/10/2017 – HONGRIE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est confirmé : la Hongrie continuera de refuser l’installation de migrants sur son territoire, a annoncé le Premier ministre hongrois Viktor Orban, lançant :

« Ils font plus pour les droits des migrants que pour leurs propres citoyens »

Il a également estimé que lier la question de l’immigration et celle du financement de la cohésion européenne s’opposaient aux règles communautaires et étaient immorales :

« Nous devons prendre note de cette décision parce que nous ne pouvons pas saper les fondations de l’UE – et le respect du droit est une fondation de l’UE – mais dans le même temps l’arrêt de la Cour n’est pas une raison pour changer notre politique qui refuse les migrants. »

14 octobre - colloque sur 100 ans d'abominations communistes

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Inscriptions.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

▶[EP3]La légion étrangère - Le régiment des parachutistes. DOCUMENTAIRE SOCIÉTÉ

06:34 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

UN NOUVEAU DÉRAPAGE VERBAL ? NON, UNE NOUVELLE FAUTE LOURDE

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On peut tracer en pointillé une ligne droite entre les prétendues maladresses…

Le dernier dérapage verbal de M. Macron n’est pas anecdotique. Ce n’est pas un accident. Ce n’est, d’ailleurs, pas un dérapage, puisque lorsqu’on peut tracer en pointillé une ligne droite entre les prétendues maladresses d’une personne, c’est qu’elles révèlent une attitude profonde, cohérente, qui se dissimule de moins en moins à mesure que l’ivresse du pouvoir la libère. Il faut rappeler les faits qui ne concernent pas seulement les ouvriers en difficulté mais aussi les pieds-noirs ou les militaires, bref, tous ceux qui ne correspondent pas au modèle de vie qui compte seul aux yeux de l’homme qui devrait être le Président de tous les Français : celui qui « réussit », en gagnant beaucoup d’argent.

M. Macron, en tant que ministre, puis comme candidat, et enfin devenu Président, a fait un tour de France du mépris. Ministre depuis trois semaines, il évoque les ouvrières « illettrées » de Gad en Bretagne. Pour lui, il est clair que les Français appartiennent à deux catégories : la première, il en parle l’œil brillant et le ton allègre, ce sont les jeunes « qui ont envie de devenir milliardaires », qu’il évoque en mars 2015, et la seconde, les pauvres qui doivent pouvoir voyager plus facilement, en bus (15/10/2014). Il y a la France des TGV et celle du low cost routier. Devenu Président, il précisera d’ailleurs sa pensée en opposant, parmi ceux qu’on croise dans les gares, « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien » (29/6/2017). C’était à la station F, un campus de start-up lancé par son ami Xavier Niel, copropriétaire du Monde, qui a effectivement réussi, en commençant par le Minitel rose, les peep-shows et les sex-shops. C’est connu : depuis l’empereur Vespasien, l’argent n’a pas d’odeur, et après quelques démêlés judiciaires, M. Niel est maintenant le propriétaire d’Iliad, c’est-à-dire de Free, et l’heureux époux de la fille de Bernard Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton au sein du groupe LVMH. C’est ce qui s’appelle une réussite comme les aime notre Président : économiquement très rentable et moralement progressiste… Évidemment, ce n’est pas le monde auquel il était confronté à Lunel, le 28/8/2016, lorsqu’il s’adressait à des syndicalistes en leur disant que « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».

Difficile d’être plus étranger à la situation de ceux qui lui font face : un jeune syndicaliste qui travaille sans costume ni cravate depuis l’âge de 16 ans, et une jeune chômeuse qui lui explique, les larmes aux yeux, qu’il lui manque 150 euros pour payer son loyer. Manifestement, ce n’est pas son problème. Il a beau jouer parfois la compassion, il ne faut pas le pousser beaucoup pour qu’il se lâche, en étant méprisant. Les « fainéants » visés récemment à Athènes, le 9 septembre dernier, qui sont-ils ? Ceux qui « foutent le bordel » en osant manifester contre lui et le rencontrer au lieu de chercher du travail ailleurs, comme il le dit à Égletons, le 4 octobre ? Cette phrase lapidaire, vulgaire et princière à la fois, est une faute. L’autorité de Jupiter demande du charisme. Le roi doit aussi aimer « son » peuple, le faire sentir, et savoir l’écouter. S’il avait été élu local, il aurait fait cet apprentissage. Le « cynique » dénoncé également à Athènes, n’est-ce pas avant tout lui-même ? Président tout neuf, le 29/6/2017, fort de sa majorité introuvable, il ne se sent plus. Certes, il n’est pas hostile à l’immigration qui pèse sur les salaires, mais il dira que c’est par humanisme. Non, en fait, les migrants n’ont droit qu’à son mépris et à son cynisme : « Le kwassa-kwassa [la barque comorienne] pêche peu , il ramène du Comorien. » 

Son attitude arrogante à l’égard du monde militaire est injustifiable. Dénué de la moindre compétence et de la plus petite expérience dans ce domaine où il détient le pouvoir suprême, il croit utile d’humilier un général cinq étoiles, chef d’état-major des armées, la veille du 14 Juillet, en affirmant qu’il n’avait nul besoin de commentaire parce qu’il était le chef.

Or, avant même d’entrer à l’Élysée, M. Macron avait commis sa plus grande faute, lorsqu’il s’était abaissé à parler des « crimes contre l’humanité » de la France en Algérie, prenant à son compte le discours de l’étranger, ignorant l’humiliation et les souffrances des pieds-noirs, des harkis et de leurs descendants, obligés de vivre hors d’un pays qu’ils avaient grandement contribué à construire, avec le souvenir des assassinats perpétrés à leur encontre, par exemple à Oran, en 1962.

Monsieur Macron n’est pas le Président de tous les Français. Il est celui du microcosme, de l’oligarchie : celle du monde des affaires, celle des médias, celle des politiciens arrivistes.

http://www.bvoltaire.fr/nouveau-derapage-verbal-non-nouve...

Ces femmes qui ont fait l'Histoire. Cléopâtre ( 69-30 avant JC)

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08/10/2017

Non à la fin de l’universalité des allocations familiales !

Olivier Véran, député LREM de l’Isère, rapporteur général de la commission des affaires sociales de l’Assemblée, veut supprimer les allocations familiales pour les plus hauts revenus (au-dessus de 6.000 euros par mois) car cela représenterait une économie supplémentaire de 440 millions d’euros.

La réduction des allocations familiales par François Hollande de 50 % et 75 % pour les ménages gagnant entre 6.000 et 8.000 euros par mois a déjà touché 455.000 familles, soit 9,5 % des familles françaises, et déjà permis de réaliser une économie de 400 millions d’euros, de 800 millions d’euros si l’on ajoute le plafonnement du quotient familial ! Une fois encore, ce sont les classes moyennes supérieures qui vont être touchées. Tondre la laine sur le dos des pères de famille nombreuse, c’est plus facile que de s’attaquer à l’immigration extra-européenne (coût : 70 milliards d’euros par an), réduire les dépenses publiques françaises éhontées de fonctionnement les plus élevées d’Europe, avec deux millions de fonctionnaires en trop par rapport à l’Allemagne, supprimer les régimes spéciaux des retraites ou supprimer d’un trait de plume l’inutile Conseil économique, social et environnemental dont le seul objet est de recaser les petits copains…

Le coût actuel de la politique familiale française est d’environ 3 % du PIB. Des progrès restent à faire afin de permettre aux femmes d’avoir les enfants qu’elles désirent. Les études qui se sont penchées sur la question l’ont montré : les femmes arrivant à la cinquantaine constatent, en moyenne, qu’elles ont eu au final un enfant de moins que le nombre qu’elles auraient aimé avoir. Cet enfant qui manque, c’est la solution à nos problèmes démographiques et de retraites. L’Europe ne fait pas de 3e enfant. Un 3e enfant coûte cher en France, bien plus que les 150 euros supplémentaires par mois que donnent les allocations familiales. En un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70 % pour les familles avec trois enfants. Il faudrait que ces prestations atteignent, au contraire, 5 % du PIB, ce qui est à comparer aux plus de 20 % du PIB consacrés annuellement aux retraites et à la santé.

Élever des enfants diminue le niveau de vie d’un ménage. L’arrivée du premier enfant dans un couple se traduit par une baisse du niveau de vie (après impôts et transferts) de l’ordre de 13 %, et 6 % pour chacun des enfants suivants. Ainsi s’explique la diminution constante du nombre des familles nombreuses d’origine européenne, qui sont pourtant nécessaires au simple remplacement des générations. Une famille sur cinq, seulement, en France est composée aujourd’hui d’au moins trois enfants.

Malthus triomphe en Europe et en France avec Macron, qui n’a pas d’enfants, tout comme madame Merkel ! Le taux de fécondité global français est en train de s’écrouler, en passant de 2,1 à 1,89 et, pour les Françaises de souche européenne, de 1,71 à 1,5 ! Le taux de fécondité de renouvellement des populations à l’identique est de 2,1. 

On assiste au démantèlement continu de la politique familiale mise en place par le général de Gaulle en 1945. Le Général avait multiplié les mesures destinées à relever la natalité française : indexation des allocations familiales sur le salaire de base et non sur les prix ; refus de soumettre les allocations familiales à l’imposition (car elles ne constituent pas un revenu, mais la juste compensation d’investissements privés avec un intérêt collectif fondamental) ; refus de les soumettre à condition de ressources ; et, enfin, instauration du quotient familial dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Autant de mesures concrètes permettant de bien distinguer la politique familiale de la politique sociale à visée égalitariste.

Les allocations familiales n’ont pas pour but de combler le fossé entre riches et moins riches, mais d’éviter que les ménages avec enfants voient leur niveau de vie se dégrader par rapport à ceux qui n’en ont pas. Or, depuis les années 70, ce principe de base du printemps démographique français d’après-guerre n’a cessé d’être bafoué.

Les gouvernements successifs dévoient, en fait, la politique familiale de la France en l’éloignant sans cesse du soutien initial à la fécondité, pour la spécialiser dans l’assistanat, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion ou le chômage.

Les grands bénéficiaires de cette politique sont les populations d’origine immigrée, avec des taux de fécondité doubles de celui des populations d’origine européenne. Le paradoxe, c’est que les allocations familiales censées enrayer, à l’origine, en 1945, l’insuffisance de la natalité française de souche européenne contribuent, aujourd’hui, à accentuer les déséquilibres démographiques en attirant les populations immigrées extra-européennes et en développant leur taux de natalité.  

CRISE DE REGIME EN ESPAGNE

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Robert Neboit

Tout semble se conjurer pour provoquer la balkanisation de la vieille nation espagnole. Et l’aventurisme insolent du Président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont et la bêtise et la lâcheté du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

Ce désastre annoncé, sinon certain, ne peut être compris si l’on ne prend pas un recul historique suffisant. Lorsque le général Franco, qui dirigeait l’Espagne entière depuis 1939, meurt en 1975, l’unité nationale n’est pas remise en cause, l’Espagne est sortie du sous-développement et la situation économique est saine. 42 ans après, il est difficile d’en dire autant. Le chômage est un des plus élevé d’Europe, les autonomismes régionaux catalans et basques tournent au sécessionisme, l’immigration afro-maghrébine, avant inexistante, explose.

Que s’était-il donc passé ? Rappelons tout d’abord que, contrairement à l’histoire enseignée en France mais aussi en Espagne de nos jours, Franco ne s’est pas soulevé contre la République mais contre le régime du Front populaire dont les forces politiques ne respectaient pas la légalité républicaine (ils l’avaient déjà montré en 1934 lors du soulèvement des Asturies). Cette république-là, fort peu démocratique, réunissait tant bien que mal le PSOE, le PCE, les anarchistes et cela dans une alliance bancale avec les mouvements séparatistes catalans et basques. Il s’agissait de s’opposer à la fois aux forces révolutionnaires marxistes et anarchistes et antichrétienne ainsi qu’aux atteintes à l’unité nationale.

Le soulèvement national ne s’était pas fait pour restaurer une monarchie libérale qui avait failli mais pour la sauvegarde de l’Espagne. Le Général Franco, qui était avant tout un conservateur pragmatique, utilisa le phalangisme, le carlisme et d’autres tendances sans jamais y adhérer totalement. La seule vraie constante du régime fut de s’appuyer sur l’Église catholique.

Franco prépara sa succession en décidant de remettre sur le trône non pas l’héritier direct, Don Juan, mais le fils de celui-ci, Juan Carlos (le petit fils d’Alphonse XIII).

Trois hypothèses pouvaient alors être imaginées :

- La continuité du régime, le changement par la rupture, ou enfin la transition vers un régime de démocratie libérale.

- La continuité sous la forme d’un État s’appuyant sur le catholicisme était devenue inenvisageable depuis que l’Église catholique avec le concile de Vatican II ait récusé cette tradtion. L’on vit une bonne partie du clergé se retourner contre le régime qui l’avait protégé des exactions et des massacres en 1936 et allant jusqu’à soutenir des mouvements marxistes ou autonomistes.

- La rupture n’eut pas lieu car les nostalgiques du Front populaire n’avaient pas de soutien populaire (ce que montre bien le succès du referendum de 1976 auquel ils s’opposaient). Et également parce que l’armée était restée unie et s’y serait opposée.

- Autre élément, une grande partie de la droite espagnole avait adhéré à l'Alliance populaire (devenue Parti populaire) de Manuel Fraga Iribarne, ancien ministre du Général, qui accepta la Constitution et qui incarnait ainsi, à tort ou à raison" une certaine continuité, alors que le "Bunker", constitué par Don Blas Pinar et la Phalange renaissante, la refusait et restait minoritaire.

Il s'est donc produit une transition vers la démocratie dans le cadre légal du régime lui-même lors de ce même referendum du 15 décembre 1976. Ainsi Il n’y a pas eu d’effondrement du régime franquiste mais sa transformation progressive et de l’intérieur.

Une des failles de ce processus fut que le principal acteur de la transition Adolfo Suarez, qui avait pourtant été Secrétaire général du "Movimiento" (NDLR : conglomérat des différentes structures politiques soutenant le régime), manqua de sagesse et de courage en laissant à la gauche héritière du Front populaire le monopole idéologique et culturel du fait du reniement subreptice puis affirmé de l’héritage de Franco. Cette gauche, qui n’avait rien oublié mais aussi rien appris, s’est alors mis à réécrire l’histoire sous le prisme d’un anti franquisme haineux pour bien sûr l’inculquer aux nouvelles générations. Cela ne fut possible que parce que la droite ne sut pas concilier cette évolution politique avec le respect de l’héritage et de la mémoire de Franco.

L’autre erreur accomplie lors de la transition, et cela toujours au nom de l’anti-franquisme, a été de céder aux pressions des nationalistes basques et catalans en leur accordant des statuts particuliers dérogatoires. Cela allait bien au-delà d’une décentralisation permettant des autonomies raisonnables qui respectent l’unité du pays. Lors de la création de ces statuts d’autonomie dérogatoires des domaines fondamentaux furent cédés par le pouvoir central : l’éducation, les grands moyens d’information et même la police. Ce qui devait arriver arriva : les nationalistes régionaux s’en emparèrent, se victimisèrent en réécrivant l’histoire à leur guise, et insufflèrent la haine de l’Espagne. On chercha à imposer la langue régionale à une majorité hispanophone. Le résultat fut une grosse minorité d’exaltés s’imposant à une majorité silencieuse qui désapprouve mais n’ose pas s’affirmer.

Le Premier ministre Rajoy joue un rôle désastreux, il ne voit le monde que par l’économie et son opposition à la sécession est à la fois inhabile et manque de sincérité. Faire intervenir les forces de l’ordre pour empêcher un referendum illégal et irrégulier quant à son organisation était inutile et contreproductif. Il s’oppose sans fermeté aux sécessionnistes pour mieux marchander des concessions comme il l’a déjà fait à de nombreuses reprises. Politique absurde car plus il lâche plus les exigences augmentent.

La nouvelle monarchie espagnole avait pas mal déçu avec Juan Carlos mais il faut reconnaitre que son fils Philippe VI roi a heureusement surpris en prononçant un discours digne d’un roi garant de l’unité de son pays. Cette heureuse intervention arrive au moment où se développe enfin dans tout le pays un nouveau patriotisme espagnol. En Catalogne même les anti-indépendantistes n’ont plus peur de descendre eux aussi dans la rue.

Un mouvement de redressement est donc en cours, mais ne pourra aboutir que par une transformation du régime actuel. Les principaux partis sont corrompus et indifférents à l’indépendance et à la grandeur de l’Espagne, et la gauche est dominante sur le plan culturel. Seule la fin de cette domination et l’apparition d’un grand parti de renouveau national pourront redresser l’Espagne. Cela prendra du temps mais les premiers signes d’un renouveau patriotique sont heureusement apparus. Les sécessionnistes et la fausse droite de Rajoy n’ont pas gagné la partie.

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http://synthesenationale.hautetfort.com/

21:44 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Veillées pour la vie à la veille du 1er dimanche de l'Avent

Du site des veillées pour la vie :

"La protection de la Vie est une exigence du Chrétien. « Le Christ est le Chemin, la Vérité, et la Vie ». Il nous appelle à soutenir nos frères, et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Se préoccuper de la Vie menacée des enfants à naître et des personnes âgées est une exigence de l’Amour et une urgence. C’est ainsi que Saint Jean-Paul II conclu son encyclique Evangelium Vitae par sa grande prière pour la Vie. « Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la Vie… ».

Benoît XVI s’est fait l’écho du saint pape Jean Paul II qui souhaitait dans son encyclique qu’une grande prière pour la Vie traverse le monde (Evangelium Vitae n°100) : En 2010, il lança les veillées pour la vie à la veille de l’Avent. A travers le monde, ce fut les prémices d’une nouvelle vague qui lentement mais sûrement, rogne les murs idéologiques de la culture de mort… Donnons un « témoignage ecclésial commun pour une civilisation de la Vie et de l’amour » (lettre de demande du Pape Benoît XVI aux évêques du monde entier en 2010)

À l’heure où la Vie est menacée de toute part, il est urgent et indispensable de prier pour la Vie et ainsi répondre à l’appel de notre Pape François en faisant tomber les barrières de la « mondialisation de l’indifférence » par le remède qu’il nous invite à prendre : la fraternité : « Un des défis les plus urgents est celui de la mondialisation de l’indifférence. » Répondre à cette urgence devrait être une préoccupation de tout Chrétien qui se préoccupe de ses frères. Mais comment y répondre ?

Ces paroles peuvent choquer…  Elles visent pourtant à obtenir la paix ! Lors du discours de remise du Prix Nobel de la Paix en décembre 1979, la Bienheureuse Mère Térésa n’a pas hésité à nous interroger sur ce nouveau massacre des saints innocents, des tout-petits… En France ? 220 000 avortements par an… 1,2 million en Europe et 50 millions de part le monde… chaque année… Comment pouvons-nous rester inactif ?

Alors comment agir ?

Souvenons-nous des bons conseils de Mère Térésa : « Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. » Nous voulons nous donner activement pour protéger la vie, alors commençons par prier !

A l’image de Notre Dame de Guadalupe, des saints apôtres, du vénérable professeur Lejeune, de Ste Mère Térésa, devenons des Missionnaires de l’Evangile de la Vie : réveillons les forces spirituelles qui sommeillent en France en participant à la création d’une veillée dans notre paroisse. 200 veillées en moyenne les années passées : 300 veillées pour la Vie sont attendues en 2017 !"

Organiser une veillée pour la vie

Veillée pour la Vie - Fond

par Michel Janva 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/veill%C3%...

Jean-Philippe Chauvin : Ce que j'ai dit aux "Inrockuptibles", version longue, sur l'opinion des royalistes face au président "jupitérien" Macron...

Un article paru récemment dans la revue Les Inrockuptibles sur les royalistes face au président « jupitérien » Macron me cite, et cela a suscité quelques débats et, parfois, quelques incompréhensions ou malentendus… Aussi, pour les dissiper, je précise que j’ai eu avec le journaliste, très courtois et attentif, une conversation téléphonique de presque 30 minutes, dont il serait trop long de retracer tout le script. Mais j’ai aussi, en complément de cet entretien, envoyé quelques brèves réponses écrites à mon interlocuteur, qui précisaient certains aspects de mes déclarations orales. Les voici ci-dessous, en intégralité, pour que chacun se fasse une idée complète de ce que j’ai pu dire, écrire et penser sur le thème des opinions royalistes sur M. Macron. Bien sûr, elles mériteraient encore quelques précisions et ajustements, mais je les livre telles que je les ai livrées sur le papier au regard des questions posées.

- En référence au fameux sondage que nous avons évoqué (1), vous parliez d’un « imaginaire monarchique » présent dans les esprits des Français. En quoi Macron peut-il participer, dans sa conception du pouvoir et d’un retour aux bases de la Vème République, à réveiller, stimuler cet imaginaire ?

M. Macron, dans un entretien publié par le1 à l'été 2015, évoquait « l'absence de la figure du roi » qui, selon lui, caractérise la République contemporaine et indique une sorte de « trou par en haut » préjudiciable à l’État et à son sérieux, à sa crédibilité comme à son action efficace.

Dans sa campagne comme depuis son élection, M. Macron n'a pas hésité à faire vibrer la corde sentimentale monarchique qui appartient aussi à l'inconscient collectif de la France considérée sous tous ses aspects et depuis ses origines : la célébration de Jeanne d'Arc ; la visite au Puy du Fou, en Vendée chère au cœur des descendants politiques du soulèvement royaliste de 1793 ; la victoire présidentielle célébrée dans la cour du Louvre, palais des rois (et non à la Bastille ou à République...), etc. Tout cela parle évidemment aux Français, quelles que soient leurs aspirations et choix politiques, et encore plus aux royalistes qui, à défaut de soutenir l'action du Président qu'ils considèrent fort critiquable sur les plans économique et social, peuvent reconnaître et faire crédit à celui-ci de ne pas méconnaître la longue histoire capétienne et royale, et de le faire savoir par ses gestes fortement symboliques.

De plus, sa pratique du pouvoir, qui ne néglige pas l'autorité et se veut, même, l'incarner comme un trait d'union entre des « contraires » jadis (officiellement) antagonistes (d'où la formule « en même temps », répétée comme un mantra), peut être vue comme une tentative de renouer les fils d'une unité nationale mise à mal par les querelles politiciennes.

Pour autant, est-il possible de faire une politique monarchique sans la Monarchie qui peut seule l'inscrire dans la durée ?

- En tant que professeur d’histoire et militant royaliste, qu’est ce qui vous touche, intéresse, attise votre curiosité chez Macron ?

Sans doute la référence et le recours à l'histoire (parfois maladroit et discutable, comme sur la question de la colonisation) et la tentative de refaire une politique étrangère digne de ce nom, à rebours des renoncements des deux présidences précédentes ; une politique qui cherche à replacer la France dans le concert des nations comme une puissance de médiation entre les grandes puissances et sur des terrains jadis abandonnés par MM. Sarkozy et Hollande. Quant à la nomination de M. Hulot comme ministre de la Transition écologique et de M. Bern comme chargé d'une mission sur le « petit » patrimoine, celui qui fait la chair même de la France des racines et des terroirs, voire l'âme du pays et de sa diversité, de sa riche pluralité, ce sont des nouvelles qui peuvent me satisfaire, sans pour autant verser dans l'illusion et en espérant, évidemment, que cela ne soit pas de simples opérations de communication mais s'inscrive dans une logique de préservation et de transmission du patrimoine environnemental comme historique.

- Qu’est-ce qui vous fait penser que Macron essaie de s’inscrire dans une lignée de présidents à la symbolique forte, comme Mitterrand ou De Gaulle ? Et quelle façon de gouverner et d’imaginer la France, ces deux derniers présidents ont-ils dans la culture royaliste ? Pourquoi pensez-vous que c’est ce dont la France a besoin ?

C'est sans doute la posture et le style de M. Macron qui peuvent rappeler les intonations capétiennes des présidents De Gaulle et Mitterrand, ce qui n'en fait pas, ni eux ni lui, des royalistes mais qui permettent au moins temporairement une parole forte de la France, à l'intérieur comme à l'extérieur, au moment où la France a besoin d'être rassurée sur sa capacité à traverser les tempêtes de la géopolitique et de la mondialisation.

De manière fort différente, MM. De Gaulle et Mitterrand ont cherché à incarner la France, non pas comme un simple Conseil d'administration mais comme une nation multiséculaire qui avait encore un avenir et, mieux encore, un destin. De plus, ils avaient une haute idée de l’État, même s'ils n'ont pas toujours pratiqué cette idée, et la certitude que le politique avait un rôle à jouer, non pas contre, mais face à l'économique, voire au-dessus : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille », déclare De Gaulle. En cela, ils ont pu être, au moins un moment, « capétiens », mais la République, par principe, n'a pas permis la pérennisation du meilleur de leur œuvre et, bien au contraire, elle a eu tendance à « défaire » plus qu'à « fonder »...

L'expérience historique des présidents de la République de la Cinquième m'incite à penser chaque jour un peu plus que la transmission héréditaire de la magistrature suprême de l’État est le moyen le moins mauvais et le plus nécessaire pour assurer la position de l’État dans la grande suite des temps et dans le moment présent et immédiat, au-delà des jeux de partis et des « féodalités » économiques et financières. La Monarchie royale précise et approfondit la « monarchie républicaine et présidentielle » de la Cinquième République en lui donnant la continuité (grâce à la suite dynastique) et l'indépendance de position, donc la possibilité de l'arbitrage politique, grâce au mode de succession qui, s'appuyant sur la naissance et la mort – l'on ne choisit pas de naître fils de roi et c'est la mort du précédent qui fait le roi suivant sans remettre l’État en question (« le roi est mort, vive le roi », formule qui résume tout) - , ne doit rien aux jeux électoraux et aux groupes politiques, économiques et financiers qui « font » les élections, y compris présidentielles... Le républicain Régis Debray disait il y a trente ans « A la République, il manque une famille royale », et, en cela, sans être royaliste, il pointait la limite d'une présidence qui est trop souvent personnelle et individualiste quand la Monarchie, elle, se veut plus familiale et inscrite à la fois dans la durée et le mouvement.
Notes : (1) : il s’agissait du sondage de BVA sur les Français et la Monarchie, commandé par le mouvement Alliance Royale et publié en fin août 2016.

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▶[EP2]La légion étrangère - Les képis blancs. DOCUMENTAIRE SOCIÉTÉ

19:40 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Aristote en politique: bien commun, cité heureuse et autarcie

      Les leçons d’Aristote, philosophe moral et politique (laissons de côté ici l3e naturaliste) ne sont pas caduques. Elles doivent bien entendu être lues et comprises dans leur contexte. Mais leurs principes restent en bonne part actuels. Rappels d’une doctrine.

      La notion de cité est déterminante dans la philosophie politique d’Aristote. Quelle forme prend cette détermination ?  Pour Aristote l’appartenance à la cité précède et en même temps influe de manière décisive sur la définition de sa philosophie politique, c’est-à-dire du bien en politique. En d’autres termes, l’hypothèse préalable d’Aristote à l’élaboration même de sa pensée politique, c’est que l’existence d’un monde commun, un monde qui s’incarne dans la cité,  précède la définition du bien commun et le conditionne. Pour comprendre ce cheminement, nous verrons d’abord ce que veut dire « la cité » pour Aristote (I). Nous examinerons quelle conception il en a.  Nous verrons ensuite (II) comment la pensée politique d’Aristote prend place dans son analyse de la pratique (praxis).

     La philosophie pratique est pour Aristote la « philosophie des choses humaines ». C’est donc la philosophie de la politique. La pensée aristotélicienne suppose un monde commun, la notion de cité et d’appartenance à la cité. Politikonvient de polis. L’étymologie de politique renvoie à la cité. La pensée d’Aristote n’est jamais une pensée hors sol. Elle part de la cité pour chercher le bien de la cité.

Une communauté d’hommes libres

     I - La cité (en grec polis) est un Etat avant d’être une ville. Mais c’est aussi une communauté d’hommes libres avant d’être un Etat. C’est une communauté de citoyens libres qui partagent la même histoire, les mêmes héros, les mêmes dieux, les mêmes rites et les mêmes lois. Fustel de Coulanges a souligné l’importance de la religion dans la fondation des cités (La cité antique, 1864). Ainsi, chaque cité grecque a un panthéon différent. La cité en tant que polis n’est pas d’abord une donnée spatiale. Mais il se trouve que (a fortiori dans un paysage accidenté comme celui de la Grèce, ou de la Grande Grèce [Sicile]), la cité correspond aussi à un lieu déterminé, à une géographie particulière. Cette communauté de citoyens dans un lieu particulier, c’est une communauté politique souveraine au côté d’autres communautés politiques, rivales, alliées ou ennemis.

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     Dans Politiques (nous nous référerons à la traduction de Pierre Pellegrin, Garnier Flammarion, 1990), Aristote s’attache à déterminer quels doivent être les rapports des hommes entre eux. C’est là le cœur de la politique. Cela ne concerne que les hommes qui vivent dans un cadre politique, c’est-à-dire dans une cité. Les Barbares sont donc exclus et, à l’intérieur même de la cité, les esclaves et les femmes. Les Barbares sont certes, tout comme les esclaves et les femmes, des êtres rationnels, mais ce ne sont pas des êtres politiques.

     Que sont les êtres politiques au sens grec ? Si l’homme possède le langage, et pas seulement la voix, c’est qu’il est destiné à vivre en société. Par le langage, l’homme peut se livrer au discours et à la délibération. Aristote explique cela ainsi : «  § 10. […] la parole est faite pour exprimer le bien et le mal, et, par suite aussi, le juste et l'injuste ; et l'homme a ceci de spécial, parmi tous les animaux, que seul il conçoit le bien et le mal, le juste et l'injuste, et tous les sentiments de même ordre, qui en s'associant constituent précisément la famille et l'État. § 11. On ne peut douter que l'État ne soit naturellement au-dessus de la famille et de chaque individu ; car le tout l'emporte nécessairement sur la partie, puisque, le tout une fois détruit, il n'y a plus de parties, plus de pieds, plus de mains, si ce n'est par une pure analogie de mots, comme on dit une main de pierre ; car la main, séparée du corps, est tout aussi peu une main réelle. […] § 12. Ce qui prouve bien la nécessité naturelle de l'État et sa supériorité sur l'individu, c'est que, si on ne l'admet pas, l'individu peut alors se suffire à lui-même dans l'isolement du tout, ainsi que du reste des parties ; or, celui qui ne peut vivre en société, et dont l'indépendance n'a pas de besoins, celui-là ne saurait jamais être membre de l'État. C'est une brute ou un dieu.  » Or chacun comprendra que les brutes sont plus courantes que les dieux.

    Aristote poursuit : « § 13. La nature pousse donc instinctivement tous les hommes à l'association politique. Le premier qui l'institua rendit un immense service ; car, si l'homme, parvenu à toute sa perfection, est le premier des animaux, il en est bien aussi le dernier quand il vit sans lois et sans justice. […]. Sans la vertu, c'est l'être le plus pervers et le plus féroce ; il n'a que les emportements brutaux de l'amour et de la faim. La justice est une nécessité sociale ; car le droit est la règle de l'association politique, et la décision du juste est ce qui constitue le droit » (Politiques I, 1253a).

      Mais, comment vivre bien en société, c’est-à-dire en fonction du bien ? Comment faire ce qu’ordonne la vertu ? « Comment atteindre à ce noble degré de la vertu de faire tout ce qu’elle ordonne » (Politiques, IV, 1, 6).

     Comment s’incarne cette recherche de la vertu ? Aristote voyait pour la cité trois types de constitutions possibles : la monarchie, l’aristocratie, le gouvernement constitutionnel (politeia) ou république. Le premier type, la monarchie, est le gouvernement d’un seul, qui est censé veiller au bien commun. Le deuxième type, l’aristocratie est censée être le gouvernement des meilleurs. Le troisième type, le gouvernement constitutionnel, ou encore la république, est censé être le gouvernement de tous.

     Ces trois régimes ont leur pendant négatif, qui représente leur dévoiement. Il s’agit de la tyrannie, perversion de la monarchie, de l’oligarchie (gouvernement de quelques-uns) comme dévoiement de l’aristocratie, de la démocratie comme perversion du gouvernement constitutionnel (Politiques, III, 7, 1279a 25). « Aucune de ces formes ne vise l’avantage commun » conclut Aristote.

 3055149930.jpg   Notons que la démocratie est, pour Aristote, le gouvernement des plus pauvres, à la fois contre les riches et contre les classes moyennes. Le terme « démocratie » est ainsi pour Aristote quasiment synonyme de démagogie. (Cela peut choquer mais nos élites n’ont-elles pas la même démarche en assimilant toute expression des attentes du peuple en matière de sécurité et de stabilité culturelle à du « populisme », terme aussi diabolisateur que polysémique, comme l’a montré Vincent Coussedière dans Eloge du populismeet Le retour du peuple. An I ?) 

    Pour Aristote, la politique est un savoir pratique. Il s’agit de faire le bien. Dans la conception aristotélicienne de la cité, tout le monde est nécessaire mais tout le monde ne peut être citoyen. Seul peut être citoyen celui qui n’est pas trop pris par des tâches utiles. « Le trait éminemment distinctif du vrai citoyen, c’est la jouissance des fonctions de juge et de magistrat » (Politiques, II, 5, 1257a22). Le paysan et l’artisan ne peuvent être citoyens, pas plus que le commerçant.

      L’esclavage, qui n’était pourtant pas très ancien dans la Grèce antique, est justifié par Aristote. Il permet aux citoyens de s’élever au-dessus de certaines tâches matérielles. « Le maître doit autant que possible laisser à un intendant le soin de commander à ses esclaves, afin de pouvoir se livrer à la vie politique ou à la philosophie, seules activités vraiment dignes d'un citoyen » (Politiques, I, 2, 23). La vision qu’a Aristote de la société est incontestablement hiérarchique.  

     Toutefois, l’inégalitarisme d’Aristote n’empêche pas qu’il défende l’idée d’un minimum à vivre pour tous. « Aucun des citoyens ne doit manquer des moyens de subsistance » (Politiques, VII, 10, 1329a). Ce point de vue est logique car Aristote définit le but de la communauté comme « la vie heureuse » : « Une cité est la communauté des lignages et des villages menant la vie heureuse c’est-à-dire dont la fin est une vie parfaite et autarcique. Il faut donc poser que c'est en vue des belles actions qu'existe la communauté politique, et non en vue de vivre ensemble ». (Politiques, III, 9, 6-15).

        Le bonheur de la cité et l’autarcie sont donc liés. L’autarcie est l’une des conditions du bonheur, et un signe du bonheur. Cela, qui est notre cité, est limité et cela est bien, justement parce que ce qui est bien tient dans des limites. Que nous disent les limites ? Que le bien a trouvé sa place. Qu’il est à sa place. Cette notion d’autosuffisance ou encore d’autarcie s’oppose à un trop grand pouvoir des commerçants, c’est-à-dire de la fonction marchande. C’est aussi une vision hiérarchique où sont respectées les diversités et les inégalités, car si toutes les diversités ne sont pas des inégalités, beaucoup le sont.

     La question de la taille de la cité n’est pas un détail dans la pensée d’Aristote. Elle fait partie du politique, comme le remarque Olivier Rey (dans Une question de taille, Stock, 2014). « Une cité première, note Aristote, est nécessairement celle qui est formée d’un nombre de gens qui est le nombre minimum pour atteindre l’autarcie en vue de la vie heureuse qui convient à la communauté politique [...]. Dès lors, il est évident que la meilleure limite pour une cité, c’est le nombre maximum de citoyens propre à assurer une vie autarcique et qu’on peut saisir d’un seul coup d’œil. » (Politiques, VII). En d’autres termes, dès que l’autarcie est possible, la cité doit cesser de grandir.

       Ni trop petite ni trop grande, telle doit donc être la cité. C’est le concept de médiété que l’on retrouve ici. La cité doit être comprise entre 10 et 100 000 habitants, précise Aristote (Ethique à Nicomaque, IX, 9, 1170 b 31). Il est évident que 10 est un chiffre que l’on ne doit pas prendre au premier degré. Aristote veut dire que la population de la cité doit au moins excéder une famille, qu’elle est toujours autre chose et plus qu’une famille. L’idée d’un maximum d’habitants est la plus importante à retenir. Etre citoyen n’est plus possible pour Aristote dans une cité trop grande, trop peuplée. Et il semble bien que le chiffre de 100 000 habitants soit l’ordre d’idée à retenir. (On notera que les circonscriptions françaises pour les députés étaient à l’origine de la IIIe République de 100 000 habitants. Un vestige des conceptions d’Aristote ?). En résumé, Aristote rejette le gigantisme.

     Rappelons ce qu’Aristote dit de la vertu majeure de médiété. « Ainsi donc, la vertu est une disposition à agir d'une façon délibérée, consistant en une médiété relative à nous, laquelle est rationnellement déterminée et comme la déterminerait l'homme prudent. Mais c'est une médiété entre deux vices, l'un par excès et l'autre par défaut ; et c'est encore une médiété en ce que certains vices sont au-dessous, et d'autres au-dessus de "ce qu'il faut" dans le domaine des affections aussi bien que des actions, tandis que la vertu, elle, découvre et choisit la position moyenne. C'est pourquoi, dans l'ordre de la substance et de la définition exprimant la quiddité, la vertu est une médiété, tandis que dans l'ordre de l'excellence et du parfait, c'est un sommet » (Ethique à Nicomaque, II, 6, 1106b7-1107a8).      Disons-le autrement : la vertu est l’absence d’excès, ni excès de prudence qui serait alors timidité peureuse ni excès de témérité, qui serait hardiesse inconsciente, et cette façon de s’écarter des excès est une excellence. Pour la cité, le principe est le même : il s’agit de suivre une ligne de crête entre les excès que serait une trop petite et une trop grande taille. En tout état de cause, la question de la bonne taille est importante. Du reste, on ne peut remédier à une trop grande taille par la fermeture des frontières. Selon Aristote, il ne suffirait pas « d’entourer de remparts » tout le Péloponnèse pour en faire une cité (Politiques, III, 1, 1276a). Il faut éviter la démesure. Après, il est trop tard.

     C’est parce qu’elle est parfaitement adaptée à elle-même que la cité tend par nature à l’autarcie. Sa finitude est sa perfection. « Cette polis représente la forme la plus haute de la communauté humaine », note Hannah Arendt (La politique a-t-elle encore un sens ? L’Herne, 2007). Néanmoins, la coopération, l’association entre cités est possible. C’est l’isopolitéia, le principe d’une convention ou encore association entre cités dont l’un des aspects était souvent le transfert de populations pour rétablir les équilibres démographiques (cf. Raoul Lonis, La cité dans le monde grec, Nathan, 1994 et Armand Colin, 2016). Exemple : Tripoli veut dire « association de trois cités ».

     II – Comment la politique s’inserre-t-elle dans ce qu’Aristote appelle praxis ? Et quelles conséquences peut-on en tirer sur la cité ?

    Praxis, technique et production

2340014810.jpg   Dans la philosophie d’Aristote, on rencontre plusieurs domaines : la theoria (la spéculation intellectuelle, ou  contemplation), l’épistémé (le savoir), la praxis (la pratique) et la poiesis (la production, qui est précisément la production ou la création des œuvres). Nous avons donc quatre domaines.   La theoria c’est, à la fois, ce que nous voyons et ce que nous sommes. L’epistémé, c’est ce que nous pouvons connaitre. La poiesis, c’est ce que nous faisons. La praxis, c’est comment nous le faisons.

      Praxis et poiesis sont proches sans se confondre. La production (poiesis) est inclue dans la pratique (praxis). C’est parce que nous travaillons de telle façon que nous produisons tel type de choses. Mais tout en étant inclue, elle s’y oppose. En effet, la pratique trouve sa fin en elle-même, elle n’a pas besoin de se justifier par une production, par un objet produit, une œuvre produite. La pratique est liée à notre être propre.

    Pour le dire autrement, la production est une action, mais toute action n’est pas une production. Certaines pratiques ne sont pas des productions. Elles n’ont pas pour objet une œuvre comme produit. Un exemple est celui de la danse.

    Une production a par contre sa fin à l’extérieur d’elle-même : travailler pour construire une chaise, ou un attelage de chevaux, par exemple. En outre, ce qui relève de la production mobilise aussi la techné, l’art des techniques. Avec la poiesis, il s’agit de produire quelque chose d’extérieur à soi, ou d’obtenir un résultat extérieur à soi (par exemple, réaliser un bon chiffre d’affaire pour un commerçant). Par opposition à cela, la pratique ou praxis possède en elle-même sa propre fin. Elle est en ce sens supérieure à la production. Ainsi, bien se conduire, qui est une forme de praxis, est une activité immanente à soi.    

         L’enjeu de la praxis est toujours supérieur à celui de la poiesis. Le but ultime de la praxis, c’est le perfectionnement de soi. Ce qui trouve en soi sa propre fin est supérieur à ce qui trouve sa fin à l’extérieur de soi.

     Or, qu’est-ce qui relève de l’action hors la production ? Qu’est-ce qui relève de la praxis ? C’est notamment l’éthique et la politique. Les deux sont indissociables. Ce sont des domaines de la pratique. Là, il s’agit moins de chercher l’essence de la vertu que de savoir comment pratiquer la vertu pour produire le bien commun.  « L’Etat le plus parfait est évidemment celui où chaque citoyen, quel qu’il soit, peut, grâce aux lois, pratiquer le mieux la vertu, et s’assurer le plus de bonheur. » (Politiques, IV, 2, 1324b). L’ordre social et politique optimum est celui qui permet la pratique de la vertu, qui travaille ainsi à atteindre le bien commun. C’est ce qui permet le bonheur des hommes dans la cité.

       Si la vertu politique ne se confond pas avec la philosophie, les deux se nourrissent réciproquement. En recherchant la sagesse, l’homme arrive à la vertu, qui concerne aussi bien l’individu que l’Etat et est nécessaire dans les deux cas. En effet, la politique est « la plus haute de toutes les sciences » (Politiques, III, 7).

      Comment pratiquer la vertu ? Est-ce une question de régime politique ? Qu’il s’agisse de monarchie, d’aristocratie ou de république (régime des citoyens), tous ces régimes peuvent être bons selon Aristote selon qu’ils modèrent les désirs extrêmes et sont animés par la vertu. La politique a des conditions en matière de morale et en matière d’éducation. Dans le même temps, il n’y a pas de morale (ou d’éthique) ni d’éducation qui n’ait de conséquences politiques. Les deux se tiennent. (Platon, ici d’accord avec Aristote, avait souligné que la politique était avant tout affaire d’éducation, d’expérience et de perfectionnement de soi).

       En tout état de cause, le collectif, le commun doit primer sur l’individuel. En matière d’éducation, c’est l’Etat qui doit enseigner ce qui est commun, la famille assurant l’éducation dans le domaine privé. « C’est une grave erreur de croire que chaque citoyen est maitre de lui-même ; chacun appartient à l’Etat. » (Politiques, V, 1, 2) (Mais l’Etat n’est pas un lointain, c’est un proche car nous avons vu que les cités avec des populations de grande taille sont proscrites).

     La philosophie d’Aristote n’est pas égalitariste, avons-nous déjà noté : chacun a sa place et sa fonction. Pierre Pellegrin résume cela en expliquant que pour Aristote « chacun doit recevoir proportionnellement à son excellence ». Aristote ne pense pas que les hommes soient tous les mêmes même si « tous les hommes pensent que la vie heureuse est une vie agréable » (Ethique à Nicomaque,1153b15), et que le bonheur est ce « qui est conforme à la vertu la plus parfaite, c'est-à-dire celle de la partie de l'homme la plus haute » (Ethique à N., X, 7).    

         La justice, c’est que chacun fasse ce qu’il doit faire en allant vers la perfection dans sa fonction.  Le bien suprême, le bonheur (eudaimonia) des  hommes consiste dans la pleine réalisation de ce qu’ils sont dans la société. Il y a chez Aristote un lien permanent entre justice et politique d’une part, morale et éducation d’autre part. Ce lien consiste à faire prévaloir en nous la partie rationnelle de notre âme sur la partie irrationnelle.

            Les idées d’Aristote sont toutes conçues par rapport à la cité. C’est à la fois leur limite et leur force. Aristote suppose un préalable à toute pensée politique. C’est l’existence d’un monde commun, une cité commune, un peuple commun. Le bien commun, c’est la justice, et la condition de la justice, c’est l’amitié (philia).  « La justice ira croissant avec l’amitié » (Ethique à Nicomaque, VII, 11).

    962139850.jpg    L’amitié n’est pas le partage des subjectivités comme dans le monde moderne, c’est autre chose, c’est l’en-commun de la vertu. « La parfaite amitié est celle des hommes vertueux et qui sont semblables en vertu. » (Ethique à Nicomaque, VIII, 4, 1156 b, trad. Jules Tricot). Hannah Arendt a bien vu cela. Elle rappelle que l’amitié n’est pas l’intimité mais un discours en commun, un « parler ensemble » (Vies politiques, 1955, Gallimard, 1974). « Pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours », écrit Hannah Arendt. Le monde commun créé par le partage de l’amitié implique un sens commun du monde et des choses, comme l’avait vu aussi Jan Patocka (Essais hérétiques sur la philosophie de l’histoire, Verdier, 1981). L’amitié  contribue à la solidité de la cité. « Toute association est une parcelle de la cité » (« comme des parcelles de l’association entre des concitoyens »).  Le principe de l’amitié n’est pas véritablement différent de celui de la politique. Il implique la justice et la vérité. « Chercher comment il faut se conduire avec un ami, c'est chercher une certaine justice, car en général la justice entière est en rapport avec un être ami » (Ethique à Eudème, VII, 10, 1242 a 20).

       La politique est donc affaire de contexte – ce qui est une autre façon de parler de monde commun : « il ne faut pas seulement examiner la meilleure organisation politique, mais aussi celle qui est possible » (Politiques, IV, 1, 1288b).

      Pour Aristote, l’homme n’entre jamais en politique en tant qu’homme isolé. Il porte toujours un monde, qui est celui des siens, celui de  sa cité. Après avoir expliqué que la cité vise naturellement l’autarcie, c’est à dire le fait de se suffire à soi, Aristote explique : « Il est manifeste […] que la cité fait partie des choses naturelles et que l’homme est un animal politique  et que celui qui est hors cité, naturellement bien sûr et non par le hasard des circonstances, est soit un être dégradé soit un être surhumain, et il est comme celui qui est injurié en ces termes par Homère : ’’sans lignage, sans foi, sans foyer’’ (...). Il est évident que l'homme est un animal politique plus que n'importe quelle abeille et que n'importe quel animal grégaire. Car, comme nous le disons, la nature ne fait rien en vain ; et seul parmi les animaux l'homme a un langage » (Politiques, I, 2, 1252a).

    La cité d’Aristote n’existe pas que pour satisfaire les besoins. En visant la vie heureuse, qui est un objectif collectif même s’il concerne chacun, elle condamne l’individualisme et met au premier plan l’amitié. Celle-ci n’est pas une affaire privée mais une affaire publique. La vie heureuse est l’affaire de tous et c’est un projet pour tous. Elle est ce qui anime une cité dans laquelle règne la justice.  « Il n’y a en effet qu’une chose qui soit propre aux hommes par rapport aux autres animaux : le fait que seuls ils aient la perception du bien, du mal, du juste, de l’injuste et des autres notions de ce genre. Or, avoir de telles notions en commun, c'est ce qui fait une famille et une cité. » (Politiques, I, 2, 1253a8). L’individu seul pourrait ne viser que son plaisir. La cité le pousse à dépasser sa subjectivité pour se hisser vers la recherche du bien commun.

Pierre Le Vigan.

Pierre Le Vigan est écrivain. https://www.amazon.fr/-/e/B004MZJR1M

Son dernier livre est Métamorphoses de la ville. Disponible en Format numérique ou broché

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http://euro-synergies.hautetfort.com/

Paris, mardi prochain 10 octobre, Hilaire de Crémiers aux Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas rater ...

Les mardis de Politique magazine

Conférence mardi 10 octobre 2017

Actualité

Tour d'horizon

par Hilaire de Crémiers
Directeur de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, Paris 8° - T. 01 42 57 43 22

▶[EP1]La légion étrangère - Le 2ème régiment. DOCUMENTAIRE SOCIÉTÉ

17:01 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le Premier ministre danois reconnaît que des régions entières de son pays sont gouvernées par les musulmans

 DANEMARK (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Le Premier ministre danois conservateur libéral Lars Rasmussen a admis ouvertement que les musulmans dominaient déjà certaines parties de son pays. C’est dans une entrevue avec le journal Jylland sposten, le principal quotidien conservateur du pays, que le Premier ministre a estimé que dans certaines régions du Danemark, la loi danoise ne s’applique plus aujourd’hui. Là, les gangs musulmans font leurs propres lois. Beaucoup de clandestins ou migrants vivent grâce à l’assistance sociale.

Le gouvernement a échoué

Pour le ministre, le gouvernement a failli dans la lutte contre ces entreprises parallèles. Il explique : “Nous avançons et revenons en arrière : en un jour, nous discutons d’une interdiction de la burka, la prochaine fois, au sujet des écoles musulmanes”.
Selon l’hebdomadaire autrichien Wochenblick, la grogne monte doucement au Danemark. Je cite : « Des politiciens inconséquents, pour qui leur pays et les droits de leurs concitoyens ne signifient rien, sont responsables de cette situation. Ils feraient mieux de démissionner au plus vite, avant qu’ils ne soient chassés du Parlement par des citoyens en colère. Les Danois en ont déjà tiré les premières conséquences. Selon les médias, la présence de l’armée sera renforcée à la frontière avec l’Allemagne.

Cela entraverait la sécurité du pays

Le Danemark n’est pas en reste pour le terrorisme et a subi plusieurs attentats islamistes. L’immigration de masse illégale qui s’entasse dans ces lieux n’y arrangerait rien.
Dans les médias nationaux, ces zones sont déclarées comme les « ghettos » du Danemark, avec une large part de population extra européenne, de forts taux de chômage, pauvreté et criminalité. En 2016, le nombre de ces ghettos aurait été multiplié par cinq.

https://fr.novopress.info/

Le député Obono place La Manif Pour Tous et le terrorisme musulman sur le même plan

Hallucinant! @Deputee_Obono met au même niveau le terrorisme islamique et @LaManifPourTous.#Ignoblepic.twitter.com/hCfQ4ZPv5K

— ManifPourTous Paris (@LMPT75) 7 octobre 2017

Pour Matthieu Baumier, dans L'Incorrect, Madame Obono pratique le révisionnisme du réel :

"[...] C’est ici qu’un Vidal-Naquet s’élèverait et publierait une tribune dans Le Monde ou Libération, en démontrant que Madame Obono pratique le révisionnisme du réel — qu’il qualifierait sans doute d’obonisation. Vidal-Naquet avait le don très vieille France de la formule. Tribune, pétition et débat qui pourraient entraîner le vote d’une loi contre la négation du réel quotidien. Car il est un fait réel et quotidien que de plus en plus de femmes sont victimes d’un sexisme faisant partie intégrante de l’Islam tel qu’il se pratique sur le territoire de la République française, à commencer par nombre de femmes musulmanes. Il semble en effet que ces dernières ne choisissent pas toutes la manière dont elles peuvent se vêtir avant de quitter le domicile conjugal. Madame Obono pratique le déni de réalité au sujet du sexisme qui se développe à la RATP comme dans la rue. Refuser de conduire un bus après une femme au nom de sa pratique religieuse est évidemment un signe de radicalisation religieuse. Il est tout aussi évident que Madame Obono organiserait une manifestation nationale, ponctuée d’un discours universaliste de Mélenchon, si un chauffeur de métro chrétien refusait de prendre les manettes d’une rame après une femme.

Une députée coutumière du fait

Ce déni de réalité, la députée, réputée proche du Parti des Indigènes de la République, ne le pratique pas seulement à propos des bus. Ainsi, s’exprimant le 27 septembre 2017 à l’Assemblée Nationale, Madame Obono a protesté contre l’autorisation donnée aux préfets de fermer des lieux de culte, autrement dit des mosquées, qui sont à l’origine d’actes de terrorisme ou en font la propagande. La fermeture peut aussi être prononcée au motif des idées et théories propagées. Ce qui gêne Madame Obono, c’est que l’autorisation vise les mosquées radicalisées et l’Islam. Face à cette « injustice », elle lit un extrait de l’Ancien Testament devant ses collègues de l’Assemblée. Son but est de « montrer » que la violence se trouve aussi dans les textes du judéo-christianisme. Déni de réalité, encore. Actuellement, en France, de quelle autre religion que de l’Islam des terroristes et des assassins se réclament-ils pour tuer des innocents, au Bataclan par exemple ? Un Bataclan dont les familles des victimes doivent être horrifiées d’entendre les propos d’une telle députée de la République. Notons que cette dernière s’exprimait dimanche sur BFM Politique quelques minutes avant que deux personnes soient assassinées Gare Saint Charles à Marseille — par un individu ayant crié « Allah Akbar », une expression absente de l’Ancien Testament. Révisionnisme devant le sexisme lié à l’Islam, révisionnisme devant les meurtres perpétrés au nom de cette religion. Pierre Vidal-Naquet, Dieu sait que nous avions des désaccords mais… reviens ! Il-e-s (c’est bien comme cela en inclusif, non ?) sont devenus fou-oll-es ! À entendre de telles négations de la réalité quotidienne, il ne serait pas si incorrect de réclamer une loi contre le révisionnisme du réel quotidien. Une loi que l’on pourrait appeler « Loi sur l’obonisation de la société française »."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

18 octobre : conférence de Ludovine de La Rochère à Cognac

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Michel Janva