l'information nationaliste - Page 5441
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La revanche des Russes blancs
Leurs parents en rêvaient. Eux l'ont fait. Cent après la révolution de 1917, ces descendants d'aristocrates sont venus s'installer et investir en Russie. Un pays à présent compatible avec leurs valeurs.Daniil Tolstoï se souvient de son premier voyage en Russie, en 1989. Il avait 16 ans et accompagnait son père: «Une expérience mystique», sourit-il. Dans cette allée de bouleaux majestueux menant au domaine familial devenu musée, il accueille ses visiteurs. Nous sommes à 200 kilomètres de Moscou, à Iasnaïa Poliana, la maison légendaire où son arrière-grand-père, Léon Tolstoï, a rédigé ses chefs-d’œuvre «Guerre et Paix» et «Anna Karenine». C'est à quelques kilomètres, dans cette campagne russe hérissée de datchas et de forêts, que Daniil Tolstoï est en train d'élaborer un vaste projet d'agriculture biologique. «Nous sommes dans une région de terres noires, une des meilleures du pays. Un climat idéal: il y a assez de pluie et l'été est chaud. Il faut juste être rapide car le printemps est très court.»Les Tolstoï, les Romanov, les Apraxine... Ils portent des noms bien connus, sont descendants de l'aristocratie russe ou officiers de l'armée blanche. Tous ont été chassés par la révolution de 1917. En France, où bon nombre d'entre eux ont émigré, nous les appelons les Russes blancs et connaissons leur histoire, leur arrivée brutale. Eduqués mais désargentés - ils ont pour la plupart tout perdu avec le changement de régime -, ces réfugiés deviennent chauffeurs de taxi ou ouvriers d'usine. Au fil des générations, beaucoup se sont intégrés, ne parlent plus russe, ne sont jamais allés sur la terre de leurs ancêtres. Pourtant, cent ans après la révolution, une minorité devenue prorusse revendique ses origines depuis que la Russie n'est plus soviétique.Comme pour Daniil Tolstoï, né en Suède, si le retour est empreint d'émotion - il raconte que c'est lors d'une réunion familiale sur le domaine et devant des champs délaissés à perte de vue que lui est venue l'idée d'une exploitation agricole -, il tient surtout à des raisons économiques. L'agriculture est en effet un secteur prioritaire pour le gouvernement Poutine. «Les standards sont bas mais le potentiel est énorme. La Russie sait rattraper son retard très vite quand elle le désire», note le descendant Tolstoï. Pour profiter de ce développement, il vient d'acquérir 500 vaches, des holsteins réputées pour leur lait, et 7000 hectares de terrain, sur lesquels il entend cultiver céréales et fourrages et produire de A à Z pain, fromage, charcuterie... Un épais dossier sous le bras, il espère des subventions du gouvernement, une perspective facilitée par son nom bien connu et ses relations.Se lancer dans une aventure et faire fortune dans la nouvelle Russie, comme Rostislav Ordovsky-Tanaevsky. Parmi les descendants de Russes blancs revenus au pays, c'est sans doute la plus belle réussite économique. Et, bien que le businessman vive entre Londres et Moscou, il revendique son héritage russe avec vigueur et fierté. En témoigne l'arbre généalogique aux branches chargées d'ancêtres et les photos de ses aïeux, aux murs de son spacieux bureau, où il nous reçoit, intarissable. Son arrière-grand père était gouverneur de la région de Tobolsk, là où l'entourage du dernier tsar est exilé en 1917, avant d'être assassiné à Iekaterinbourg. Après la révolution, les siens quittent la Russie, d'abord pour la Yougoslavie, puis le Venezuela, après la Seconde Guerre mondiale, «afin d'être le plus loin possible de Staline».En 1984, Rostislav Ordovsky-Tanaevsky travaille pour Kodak. Il est invité à un festival de cinéma à Moscou. Là, il constate la difficulté de se nourrir à l'extérieur. «Devant certains restaurants, il y avait cette pancarte absurde 'Fermé à l'heure du déjeuner.' Il fallait insister pour être servi, c'était incroyable!» Quelques années plus tard, il s'installe dans la capitale russe, ouvre son premier établissement et développe des chaînes de restauration rapide: de la cuisine d'inspiration espagnole, suisse ou italienne qui rencontre un vif succès à l'heure de l'ouverture du bloc communiste. «A l'époque, c'était l'anarchie. Tout ce qui n'était pas interdit était possible. Les lois relatives au business des étrangers se résumaient à trois pages à peine.» Au souvenir de ces années-là, il sourit.Sourire, il a de quoi : aujourd'hui, Rostislav Ordovsky- Tanaevsky est propriétaire d'environ 200 restaurants. Il est aussi actif dans la communauté des Russes blancs et organise tous les ans une réception, observant les fluctuations des différentes vagues d'émigration. «Nous, les Russes blancs, avons été élevés avec une image de la Russie souvent idéalisée. A la maison, le premier toast était porté à la Russie et il y avait toujours cette conviction, complètement naïve, qu'on reviendrait, un jour, libérer le pays.»Christopher Mouravieff-Apostol réfute toute idée de nostalgie - trop sombre à son goût -, il évoque plutôt un lien émotionnel avec le pays d'origine. Depuis une quinzaine d'années, cet homme d'affaires et mécène suisse s'est lancé dans une longue aventure: il a restauré le palais du XVIIIe siècle de ses ancêtres et en a fait un lieu d'exposition artistique. Rapidement, il a été soutenu par les médias russes, qui ont adoré son histoire, et aussi, de loin, par l'ancien maire de Moscou, Iouri Loujkov, limogé en 2010 pour corruption. Dans le palais moscovite où il est de passage, Christopher Mouravieff-Apostol arrive, souriant, démarche imposante, s'excuse du retard, ôte son col en fourrure, répond à sa femme brésilienne au téléphone avant de s'exprimer en français ou en anglais avec une maîtrise des langues typique du milieu. Né au Brésil, il est issu d'une famille réputée pour s'être soulevée contre l'empereur, en faveur d'une monarchie constitutionnelle, avec le mouvement des décembristes, en 1825.Après la prise de pouvoir par les bolcheviques, sa famille s'exile, d'abord en France puis à Genève. En 1991, elle est invitée par un groupe d'échanges culturels à visiter la Russie, sur les traces de ses ancêtres. «Ils voulaient mettre en place un processus de réconciliation, rappeler les Russes blancs au pays. Bien sûr, mon père avait peur de revenir, mais en même temps il était enthousiaste.» Christopher tombe sous le charme. «J'ai grandi au Brésil, où l'on trouve peu d'indices du passé, et j'ai été fasciné ici par l'attachement à la mémoire.» Il travaille alors dans la finance des pays émergents et oriente sa carrière vers la Russie pour pouvoir y retourner plus souvent.A cette époque, l'ancien palais moscovite, transformé en musée des décembristes sous l'URSS, tombe en ruine. «Il y avait toujours un directeur, un adjoint, une dame à la garde-robe. C'était pour faire bonne figure car en vérité personne n'était payé. Des banques et des casinos lorgnaient sur le bâtiment. J'ai effectué les travaux d'urgence, et heureusement mon projet a été soutenu, d'abord parce que je voulais créer un lieu ouvert au public et ensuite parce que les Mouravieff-Apostol jouissent ici d'une image romantique, cultivée sous l'URSS: nous sommes des décembristes, des révolutionnaires, avant d'être des aristocrates. » Reste néanmoins un point à régler dans son affaire: il n'a obtenu qu'un bail de quarante-neuf ans, le palais restant la propriété de la ville de Moscou, qu'il aimerait bien prolonger, ad vitam aeternam. Il rit, plutôt amusé: «Tout ça n'est pas du tout rationnel. Souvent ces histoires de Russes blancs sont un peu austères, sombres ou nostalgiques, mais ici c'était surtout l'occasion de renouer avec mes racines à travers une belle aventure, quelque chose de romantique.»Plus jeune, la quarantaine, David Henderson-Stewart s'est investi lui aussi à corps perdu dans un business romantique. Cet Anglais, Russe blanc d'origine, a relancé la fameuse marque de montres soviétiques Raketa, «fusée» en français. En 2010, il rachète l'ancienne manufacture impériale, fondée par Pierre le Grand en 1721 à Peterhof, le Versailles russe, situé à une vingtaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg. Nationalisée sous l'URSS, elle était devenue usine d'Etat et fabriquait des montres, en l'honneur de Youri Gagarine notamment. Après les années 1990, elle tombe en ruine, et la racheter est un pari hasardeux. Pourtant David et son associé, un Français d'origine russe, Jacques von Polier, le défendent avec conviction : «En 2010, tout le monde nous a dit que c'était de la folie. Le made in Russia ne faisait pas rêver. Les gens voulaient porter une montre suisse. Les Russes d'ici n'auraient jamais fait cela. De notre côté, c'était différent, souligne David. Le projet nous touchait. Nous sommes russes dans le sens où nous sommes patriotes mais nous possédons cette sensibilité française du luxe et de la marque.» Jacques von Polier, ici avec un artisan, a relancé les ateliers Raketa. Leur dernier modèle de montre célèbre le centenaire de l’avant-garde russe.Depuis, la petite Rolex russe, comme on la surnomme parfois, a effectué des tours de cadran et attiré du beau monde : le célèbre mannequin Natalia Vodianova prête son nom à un modèle, ainsi qu'un couple de danseurs vedettes du Bolchoï, le réalisateur serbe Emir Kusturica ou le prince Rostislav Romanov, de la lignée du dernier tsar. A tout juste 30 ans, le jeune homme, artiste peintre, vit entre la Grande-Bretagne et la Russie et participe au comité d'administration de l'entreprise.Alors bien sûr, devant le mélange des genres, une question s'impose: comment des descendants d'aristocrates peuvent-ils soutenir une marque soviétique ? Dans le bureau de design, un grand appartement en plein coeur du centre-ville cossu de Moscou, la réponse est réfléchie: «Nous reprenons l'esthétique épurée de l'avant-garde russe. Ce courant artistique a conquis le monde, bien plus que les idées bolcheviques, défend avec bagou Jacques von Polier, qui adore parler de son travail, sourire charmeur et tee-shirt Raketa à l'appui. En revanche, nous refusons de véhiculer la nostalgie de l'URSS. Nous avons banni les symboles politiques de nos montres : Lénine, la faucille et le marteau.»Car l'histoire demeure sensible. Dans l'opinion publique, les Russes blancs sont souvent perçus comme des étrangers, ayant fui le pays aux pires heures. «Pendant soixante-dix ans de communisme, la guerre civile est restée un sujet tabou. L'armée blanche a été décrite comme une traîtresse. Et les livres d'histoire ont peu changé leur récit», déplore David Henderson-Stewart. Avec sa femme Xénia Yagello, fille d'un prêtre de la cathédrale orthodoxe Saint-Alexandre-Nevsky, rue Daru à Paris, ils ont milité pour l'ouverture d'une exposition sur l'armée blanche. Elle est accueillie au sein du monastère moscovite de Novospasski, connu pour abriter la crypte des Romanov.Ce soir-là, un petit groupe de Russes blancs s'est réuni chez Xénia et David. Ils préparent une cérémonie religieuse et se sont retrouvés pour travailler le chant. A la maison, on dîne de bortsch et de hareng en fourrure, deux plats typiquement russes. Les enfants, chignons parfaits sur cheveux blonds, jouent de la balalaïka et de la domra, deux instruments de musique traditionnels. On chante aussi d'anciens hymnes militaires. «La musique est un pilier de l'émigration, elle permet de conserver la langue», appuie Xénia, qui confie «adorer la Russie» et avoir fait le choix de s'y installer pour donner une éducation locale à ses enfants. «Ici, ils reçoivent un apprentissage artistique, ouvert, beaucoup plus créatif et sérieux. Mais attention, se reprend-elle soudain, ce n'est pas non plus une idylle, c'est compliqué parfois.»Une chose est sûre : ces Russes blancs, faute d'avoir retrouvé le paradis perdu de leurs ancêtres, se reconnaissent bien dans les valeurs de la Russie d'aujourd'hui : la religion et le patriotisme. «Poutine est un vrai orthodoxe. Il va à l'église, et les Russes blancs apprécient cela. Il a également redressé son pays, lui a redonné sa place au niveau international, même si ses dérives autoritaires peuvent déplaire», estime Rostislav Ordovsky-Tanaevsky au nom de la communauté.Chez Raketa, on est également de cet avis. « Depuis Poutine, la population est fière à nouveau, et nos montres vont dans ce sens-là. Le contexte politique actuel, avec la montée du patriotisme, joue en notre faveur, c'est sûr.» En témoigne un de leurs modèles récents : la montre Crimée 2014, qui célèbre «l'unification de la Crimée avec la Russie». Malgré les discours, peu sont allés jusqu'à prendre la nationalité russe, comme Vladimir Poutine le leur a proposé officiellement. La plupart font des allers-retours avec leur pays de naissance. «Je reste français, la France nous a tout donné lorsque nous sommes arrivés», confie l'un d'eux. D'autres évoquent les avantages sociaux à ne pas devenir russes ou les difficultés administratives à en faire la demande. «C'est une telle paperasse. En fait, il n'y a rien de facilité !» dénonce un autre. Surtout, la méfiance demeure. «Je m'interroge: puis-je vraiment faire confiance au gouvernement russe?» questionne Rostislav Ordovsky-Tanaevsky, dans un sourire un peu désolé.Reste à savoir comment se dérouleront les commémorations de 1917. Une question épineuse pour beaucoup, même si Vladimir Poutine a laissé entendre qu'il voulait la réconciliation. De son côté, Raketa a déjà prévu son modèle: une montre noire dont le cadran est traversé d'une goutte de sang. Elle a été dessinée par le prince Rostislav Romanov. -
Irak: plus de 300 condamnés à mort pour appartenance à l’EI
Plus de 300 personnes, dont une centaine d’étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d’autres à la prison à perpétuité, pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l’un à Tel Keif, près de Mossoul (nord), l’ancienne “capitale” irakienne du “califat” autoproclamé de l’EI, et l’autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s’occupe notamment des étrangers et des femmes.
Depuis janvier à Bagdad, 97 ressortissantes étrangères ont été condamnées à mort, 185 à la prison à vie, 15 à trois ans de prison et une à un an de prison, selon une source judiciaire.
La plupart des condamnées sont Turques, ou originaires des anciennes républiques de l’Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, tandis qu’une Française a été condamnée mardi à la perpétuité.
A Tel Keif, “815 personnes ont été jugées: 212 peines de mort et 150 peines de prison à perpétuité ont été prononcées”, indique dans un communiqué le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar.
Selon lui, la grande majorité de ces personnes appartiennent à EI. “Il a été prouvé qu’ils avaient mené des actions criminelles au cours d’audiences publiques menées conformément à la loi et durant lesquelles les droits des condamnés ont été garantis”, poursuit-il.
En outre, “341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 ont été libérées après que leur culpabilité n’a pas été prouvée”.
Lundi, le ministère de la Justice a annoncé que onze condamnés pour “terrorisme” avaient été pendus en Irak, le quatrième pays qui exécute le plus au monde, selon l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).
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Juncker : ce que la gestion européenne nous cache
Ces dernières semaines, Jean-Claude Juncker multiplie les propositions sur l’avenir de l’Union européenne. Mais il cherche avant tout selon ses propres termes « dans sa bulle »
Avec le sens aigu que donne l'expérience, le président de la Commission européenne note qu'il serait temps, alors qu'ici et là la construction européenne n'en finit plus de se déliter, de resserrer, si faire se peut encore, les liens entre institutions et citoyens. Sans pour autant donner le sentiment de sortir, pour y parvenir, de ce qu'il appelle lui-même sa « bulle ».
D'emblée, une interrogation perce, pour peu que l'on s'intéresse un tant soit peu à la question européenne. Cette volonté de resserrer les liens entre institutions et citoyens n'a-t-elle pas été exprimée un nombre incalculable de fois ? Et le fait d'avoir à en exprimer aussi souvent la nécessité ne prouve-t-il pas, sans qu'il soit besoin d'aller plus loin, l'échec de la construction européenne puisque, par-delà les critiques que l'on peut lui adresser, elle n'a pas même été capable d'intéresser, un tant soit peu les Européens ?
On pourrait dès lors se demander pourquoi Jean-Claude Juncker éprouve le besoin d'y revenir. Après tout, les centaines de millions d'Européens ont prouvé qu'ils suivaient le système émanant de Bruxelles même lorsqu'ils ne cessent de s'en plaindre.
Pourtant, pour le président de la Commission européenne, la question est délicate. Il ne reste, en effet, qu'à peu près quinze mois de mandat pour cette Commission qu'il avait qualifiée lui-même de celle de la « dernière chance ». Dès lors, si, en dressant son bilan, celui-ci devait s'avérer par trop négatif, c'est celui de l'Union européenne elle-même qu'il condamnerait…
Le 14 février, devant la presse, Jean-Claude Juncker a donc plaidé pour « plus de démocratie européenne », et défendu notamment le fameux système des « Spitzenkandidaten » (la « tête de liste » dans le système allemand), grâce auquel le candidat dont la liste aura recueilli le plus de voix lors des élections du Parlement européen devient le président de la Commission. Il estime en effet que l'expérience, nouvelle, a « bien marché ». Il faut dire que c'est celle par laquelle il est arrivé lui-même à la tête de la Commission.
Le danger national
Mais surtout, Bruxelles y voit un avantage essentiel en ce que ce système permet, comme l'explique sans vergogne Jean-Claude Juncker, de détacher le scrutin des enjeux purement nationaux.
Nous y voilà tout ce qui est national doit nous devenir étranger. Mais présenter ce point comme un des éléments essentiels pour redonner le goût de l'Union européenne à des citoyens de moins en moins fervents, c'est - au choix -rechercher la quadrature du cercle ou la pierre philosophale.
Sans compter que, si le Parlement européen n'y voit guère d'objections, une part non négligeable des dirigeants européens y est farouchement opposée.
La chose est si délicate que c'est à peine si la presse européenne a évoqué le sommet européen qui s'est tenu fin février pour discuter, notamment, des suggestions junckeriennes...
Il faut dire que ce vieux briscard semble avoir un goût non négligeable pour la provocation puisqu'il envisage ni plus ni moins, à plus longue échéance, de voir fusionner le poste de président du Conseil européen avec celui de président de la Commission européenne pour empêcher les « risques de conflit » entre les deux responsables. Quelques souvenirs désagréables ne sont sans doute pas étrangers à cette idée. Mais elle fait évidemment peu d'enthousiastes - notamment parmi ceux qui espèrent accéder, un jour, à l'un de ces postes, et dont cette idée, si elle était appliquée, diminuerait encore le nombre.
Jean-Claude Juncker évoque également, et dans la même logique, le principe, cher à Emmanuel Macron, des listes transnationales pour les prochaines élections européennes. Une idée qui l'intéresse, sans qu'il arrive à trop y croire. Il est vrai que le Parlement européen, principal intéressé, a renvoyé, pour sa part, aux calendes grecques. Ou, du moins, à la législature suivante.
Le président de la Commission est manifestement pressé de laisser sa marque sur quelques grandes idées, plutôt que de s'attarder sur les « petits trucs qui emmerdent » les gens. Peut-être songeait-il là aux polémiques qui ne cessent de traverser sa gouvernance...
D'un autre côté, sapant finalement son désir de voir se resserrer les liens avec les mêmes gens, il affirme savoir que « les Européens ne s'intéressent pas trop aux questions institutionnelles - en fait ils ne veulent pas être dérangés par elles -, mais dans la bulle bruxelloise ces choses-là jouent un rôle majeur. »
Le joli mot que voilà ! Involontaire ? Peut-être. Mais qui explique si bien ce désintérêt des gens pour la chose européenne.
Quelques jours plus-tard, à Sarajevo, où Jean-Claude Juncker jouait, contre la mentalité Brexit, la carte de l'élargissement de l'Union européenne, il a, sans scrupule aucun, lancé « (...) nous sommes en train d'écrire l'Histoire. »
Histoire d'une bulle finalement ?
Hugues Dalric monde&vie 8 mars 2018
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La détérioration des relations Eglise-Etat réside dans la dégradation de la liberté religieuse
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
"Lundi 9 avril, Emmanuel Macron était reçu au Collège des Bernardins, par les évêques de France. Un certain nombre de catholiques ont protesté contre cette invitation, manifestement pensée sur le modèle des dîners du CRIF. Pour ma part, cette invitation me semblait plutôt logique et bienvenue : aussi important qu’ait été le catholicisme dans la construction de la France, il est bien évident que le nombre de politiques, d’intellectuels et de journalistes qui connaissent encore en profondeur la pensée catholique s’amenuise à vue d’œil. Dès lors, ce genre de réunions s’impose pour tenter de faire comprendre les préoccupations des catholiques aux hommes politiques.En sens inverse, plusieurs hommes politiques de gauche ont considéré qu’Emmanuel Macron avait violé la sacro-sainte laïcité, particulièrement en déclarant : « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé et qu’ il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer. » Cependant, là aussi, je ne vois rien que de très logique : il saute aux yeux, effectivement, que les relations entre l’Église et l’État ne sont pas bonnes.
Mais personne, ni les évêques, ni le président, n’a semblé intéressé par les causes de cette détérioration des relations Église-État. Pire, le président, malgré son opération de séduction, fort bien menée, a tout à fait pour aggraver la situation.
La cause profonde de cette détérioration réside dans la dégradation de la liberté religieuse. Et cette dégradation vient de deux sources principales.
La principale, c’est qu’une conception délétère de la loi, purement positiviste, s’impose de plus en plus – et le discours de M. Macron pousse dans cette direction. Cette conception a été admirablement résumée par l’ancien sénateur socialiste (et co-fondateur du très marxiste Syndicat de la Magistrature) Jean-Pierre Michel : « La loi, c’est l’expression d’un rapport de force à un moment donné. Point final. » A ce compte, on voit mal sur quelle base contester les lois raciales du IIIe Reich, votées dans les formes par un parlement régulièrement élu, et exprimant clairement un « rapport de force à un moment donné ». Même si la plupart des catholiques eux-mêmes ne s’en aperçoivent pas clairement, c’est là qu’il faut chercher les raisons de l’opposition des catholiques aux lois « sociétales ».
Et, là-dessus, Emmanuel Macron exigeant – sans qu’aucun évêquene songe à protester! – que toutes les lois de la république soient respectées par-dessus tout, sans aucun compromis («loi d’airain», ajoute-t-il), ne peut pas ignorer que sa revendication est exactement une revendication totalitaire. Les lois de la république ne peuvent s’appliquer que dans les limites de la loi naturelle, qui s’impose à toutes les lois positives. L’ ignorer, ou pire le nier, comme vient de le faire Emmanuel Macron, est évidemment exiger des catholiques qu’ ils choisissent entre leur foi et la république.
L’autre source de la dégradation de la liberté religieuse en France est la question de l’islam. C’est, en effet, parce que l’islam s’installe en France que l’on rogne nos libertés (religieuse, de circulation, scolaire, d’expression ...). Or, il est significatif qu’Emmanuel Macron n’ait parlé d’islam que pour vanter le dialogue interreligieux. Comme s’il méprisait délibérément le fait que l’islam n’est pas une religion comme le christianisme, mais bien davantage une doctrine politique totalitaire. Tant que le président ignorera notre légitime attachement à la loi naturelle et les spécificités de l’islam, toutes ses opérations de séduction seront vaines."
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"Les Rose-Croix et la philosophie moderne", émission avec Alain Pascal, Karl Van Der Eyken
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Travailleurs détachés : un dossier à faire péter la Macronie
Alors que le nombre de travailleurs détachés explose d’année en année, le gouvernement peine à endiguer ce phénomène, sources de multiples fraudes et d’un dumping social permanent, aujourd’hui parfaitement légal.
« Nome and shame » ! désigner pour humilier, c'est la dernière trouvaille à l'anglo-saxonne de Muriel Pénicaud pour lutter conter les fraudeurs au travail détaché.
Les médias s'emparent de l'expression, les commentateurs glosent sur le côté orwellien de la chose, débattent de l'efficacité réelle ou fantasmée d'un bonnet d'âne décerné aux auteurs de dumping social. Même le MEDEF joue le jeu, en la personne de Thibault Lanxade, son vice-président, qui fait mine de s'inquiéter que « le "name and shame" ne contribue pas à une société apaisée ». Mais il sait que les patrons peuvent dormir paisiblement. En réalité, il s'agit juste de faire diversion, car plus personne ne traite plus le fond du dossier.
Et le fond, c'est l'explosion du nombre de ces travailleurs détachés en France. Explosion en 2017 avec 516 000 travailleurs détachés, soit 46 % d'augmentation par rapport à 2016, hors transport routier. Et une explosion qui suit celle de2016 (+24%),de2015 (+25 %)... En 2008, ils n'étaient qu'un peu moins de 96 000. Ces chiffres pourraient d'ailleurs être multipliés par deux, tant la fraude est massive.
Justement, le gouvernement affirme que ces hausses spectaculaires seraient dues aux efforts des pouvoirs publics pour enrayer le phénomène déclarations plus simples et contrôles en hausse. Peur du gendarme ? Voire. Les URSSAF consacrent au travail détaché 16 % de leurs contrôles. Avec 170 agents dédiés à la lutte contre le travail illégal, sur un total de 13 000 salariés, ça ne ressemble pas franchement à une priorité.
Un million de travailleurs détachés
Et si la ministre du Travail s'appuie sur les chiffres de contrôles de l'Inspection du travail de 2016, ce n'est pas par hasard. En effet, cette année-là, le nombre mensuel moyen de contrôles était de 1 300, contre seulement 965 en 2017.
Pouvoirs d'enquête élargis pour les inspecteurs du travail, coordination inter services accrue, objectifs de contrôle à + 50 %, autant d'ambitions louables. Reste que le « shaming », les amendes qui passeront de 2000 à 3 000 euros par salarié détaché illégalement et de 4 000 à 6 000 euros si récidive, avec menace d'interruption de l'activité d'une entreprise, voire sa fermeture, tout cela ne risque guère de faire peur aux grands groupes on peut bien fermer une filiale dédiée au travail détaché... Cela n'empêchera pas d'en recréer dix.
Sur le fond aucune chance que rien ne change, d'autant que la grande « victoire européenne » de Macron sur la réforme de la directive travail détaché de 1 996 ressemble aussi à un trompe-l'œil. Certes, la France a obtenu en octobre dernier le principe d'une rémunération égale à poste égal et non plus le salaire minimum. Mais les cotisations sociales restent toujours payées dans le pays d'origine. Le dumping social, avec des taux de cotisations sociales variant de 6,6 % à Malte à 33,2 % en France, pourra se poursuivre. En réalité, la réforme de la directive européenne s'est faite a minima et les mesures annoncées en France tiennent plus de l'effet de manche que d'une vraie prise en compte du problème.
Des annonces cache-misère
Ajoutons, pour prendre la mesure de l'inefficacité des réformes Macron sur ce sujet, que le plafonnement de la durée du détachement à 12 mois (promesse de campagne du candidat Macron), ressemble furieusement à un coup d'épée... dans l'eau la durée moyenne du détachement est inférieure à quatre mois. Et de toute façon, cette mesure n'est pas près d'être appliquée Paris a dû transiger aussi sur ce point la nouvelle directive révisée passe de 12 mois à... quatre ans. Et elle n'entrera pas en vigueur avant... 2022, au mieux.
Enfin, Macron a tout bonnement sacrifié le secteur du transport sur l'autel de son « Europe qui protège » la directive de 1996 continuera donc de s'appliquer aux chauffeurs routiers dans l'attente de nouvelles négociations européennes. Voilà un secteur massacré par la concurrence des chauffeurs étrangers, pour qui les notions de repos obligatoire et de retour régulier à la base entre deux missions ne sont que très théoriques. Avec 100 000 véhicules étrangers sur tout le territoire chaque année, selon les professionnels du transport, des contrôles quasiment inexistants, les entreprises françaises sont menacées de disparition... ou d'emploi massif de travailleurs détachés, comme Geodis, filiale de la SNCF, qui emploie massivement des chauffeurs roumains.
Là comme ailleurs, ce sont autant d'emplois dont les 6 millions de chômeurs français ne bénéficieront pas.
Richard Dalleau monde&vie 8 mars 2018
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Asile et immigration : la sévérité factice de la loi, par Francis Bergeron

« Pendant les grèves, les réformes continuent » : tel pourrait être le slogan publicitaire du gouvernement Macron. Dans cette très longue séquence des réformes ininterrompues, lancée en septembre, cette semaine-ci sera sans doute la plus agitée : les grèves de la SNCF et d’Air France battent leur plein, l’extrême gauche étend ses blocages de facultés, les zadistes réoccupent le site disputé. Et voici que, comme un chiffon rouge agité devant le nez d’un taureau, le ministre Collomb ouvre les débats à l’Assemblée nationale sur sa loi asile et immigration. Pour la gauche et l’extrême gauche, c’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase, l’événement qui pourrait enfin provoquer cette « convergence des luttes » aussi espérée que pouvait l’être, autrefois, la mythique « grève générale ».Une petite différence, toutefois : la cause des clandestins (et même celle des présumés réfugiés) ne fait vraiment pas vibrer le peuple. Autant la coloration écologique des émeutes zadistes ou les revendications salariales et statutaires des grévistes des entreprises publiques peuvent rencontrer la sympathie d’une fraction de l’opinion, autant la cause des clandestins, des sans-papiers, est devenue un thème extrêmement impopulaire. Les discours de culpabilisation ne prennent plus, les manifestants (désormais comptabilisés avec des outils plutôt fiables) ne seront pas au rendez-vous. Et la « convergence des luttes » pourrait, en conséquence, capoter purement et simplement. Mais il n’empêche que la semaine risque d’être rude.
Cette loi ne mérite toutefois ni l’ire des uns ni l’espoir des autres. Elle présente d’abord un volet d’amélioration de l’accueil des réfugiés. Mais on comprend vite, en lisant la suite, que c’est la partie du projet destinée à faire avaler la pilule amère qui suit. Cette pilule amère, c’est tout simplement – sans le dire – (cela reste encore politiquement dangereux de le dire) un dispositif destiné à empêcher que les clandestins puissent s’incruster sur le sol français, puissent faire jouer les procédures de retardement (avec l’aide d’associations financées, en tout ou partie, par nos impôts), lancer des recours et finalement disparaître dans la nature.
Décisions d’expulsion inapplicables
Personne n’est dupe du fait que le dispositif actuel est extraordinairement permissif et que, dans les faits, il empêche les expulsions de clandestins. Derrière le projet Collomb, il n’y a aucune autre ambition que de faciliter l’exécution de décisions de débouté de l’asile et d’expulsion qui, aujourd’hui, dans les faits, sont inapplicables. Le délai des demandes d’asile serait réduit de 11 à 6 mois. Les recours à la suite de refus seraient ramenés à 15 jours au lieu d’un mois etc.
Sous couvert d’un non-respect des délais administratifs, il sera plus facile de s’opposer aux procédures retardatrices, qui favorisent l’immigration illégale.
Pour le Front national, ces mesures sont hypocrites (elles le sont totalement, à la vérité) et insuffisantes. Le parti LR, à son corps défendant, aligne de fait son analyse sur celle du FN. Les partisans d’Hamon et de Mélenchon crient au scandale, relayés par les journalistes des chaînes et radios publiques. Quant à la majorité LREM, elle tient le choc, pour l’heure, mais une vingtaine de ses députés semblent tentés par une dissidence de gauche.
L’heure de vérité pour le gouvernement Macron ? Nous n’en sommes pas là. Mais l’heure de vérité pour dessiner les contours du parti de l’étranger, oui.
Francis Bergeron
Article repris du quotidien Présent
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L’immigrationnisme onusien et sa propagande

Par André Posokhow, consultant ♦ L’année 2018 sera une année cruciale pour ceux qui refusent l’invasion migratoire avec la perspective d’un pacte mondial des migrations qui est appelé à être ratifié en décembre prochain au Maroc. D’ores et déjà, les propagandistes en chef du monde onusien balisent les négociations en cours par des déclarations publiques dont l’écho est mondial.
Le bourrage de crâne de l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM)
Les déclarations du directeur général de l’OIM
L’OIM est une agence intergouvernementale qui se situait en dehors du système de l’ONU. A la suite de la signature d’un accord en septembre 2016, d’intergouvernementale elle est devenue « l’agence de la migration des Nations unies » comme l’a qualifiée W.L. Swing, directeur général de l’OIM et ancien diplomate américain.
W.L. Swing est un homme prolixe. Déjà, en 2015, à une réunion spéciale sur la migration irrégulière dans la région de l’Océan indien il a déclaré entre autres : « La migration est inévitable, nécessaire et fortement souhaitable si elle est bien gérée. »
En janvier 2018, invité de France 24 qui lui a tendu un micro complaisant, il a renouvelé ses appels : « La migration n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité humaine à gérer. » Selon lui, le phénomène migratoire a toujours été « positif pour le développement de l’humanité. »
Retenez bien ces affirmations et ces formules jamais démontrées. Vous les entendrez encore plus dans les mois qui viennent.
Le martèlement par les tweets à répétition
Déjà, en mai 2017, un tweet de l’OIM affirmait : « Avec 244 millions de personnes en déplacement les migrations sont inévitables, nécessaires et souhaitables ».
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UNION DES DROITES : « NOUS AVONS DÉCIDÉ D’ÉCOUTER LA BASE ! »
À l’initiative de plusieurs élus et de représentants d’associations, un collectif s’est constitué dans le Blayais en région Nouvelle Aquitaine en vue des prochaines échéances électorales. Cette idée d’unir les forces au delà des clivages partisans est diversement appréciée par les grandes instances nationales selon Edwige Diaz, élue locale et vice présidente du groupe FN à la région. Elle s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.« Les digues ont sauté pour ceux qui avaient encore des doutes », ce sont les propos de Aziz Calier, référent En Marche en Gironde, concernant une initiative de plusieurs élus de droite de diverses sensibilités.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette initiative ?Il n’est pas tant question de digues qui ont sauté, mais surtout d’écoute de la base. Nous sommes avant tout des élus locaux, des personnalités politiques locales en contact direct avec les électeurs. Nous avons bien entendu que les électeurs en avaient marre de perdre, marre que leurs idées perdent, que la France se détricote et que les idées ultras mondialistes gagnent.
C’est pourquoi nous avons décidé, au-delà des clivages partisans, de nous rassembler.
Dans notre association ne figurent pas uniquement des élus de droite, mais aussi des élus sans étiquette ou des responsables associatifs par exemple.Si on ne peut appeler cela une union de la droite, doit-on l’appeler l’union de la périphérie contre le centralisme de l’État ?
Chacun appellera cela comme il voudra. Au Front national, nous avions davantage tendance à dire que c’était le rassemblement des nationaux. J’ai quelques camarades de droite qui veulent appeler cela la droite unie.
En définitive, peu importe les éléments de langage ou la dénomination. C’est le contenu le plus important. Nous voulons préserver notre campagne et notre ruralité. Nous voulons que la France des oubliés ne soit plus oubliée. Nous voulons arrêter de perdre nos services publics, nos trains et nos écoles. Nous voulons que les maires puissent avoir des moyens pour faire fonctionner leur commune. Nous voulons aussi apporter sécurité et écoute à cette France qui travaille, se lève tôt et voit malheureusement son service public disparaître.Quelles sont vos prochaines échéances ?
Nous sommes en train de réfléchir à la question. Il y aura évidemment les élections européennes avant les Municipales. Mais nous restons modestes à l’échelle d’une circonscription dans un département. Nous allons donc nous centrer notamment sur les élections municipales. Nous allons présenter des listes communes pour avant tout faire triompher les idées.
Vos instances nationales soutiennent-elles cette initiative locale ?
Les dirigeants du Front national ont accueilli la démarche d’un bon œil. Nous sommes dans une optique de rassemblement des nationaux.
En ce qui concerne monsieur Dupont-Aignan et je parle au nom de ma collègue qui représente Debout la France, il a aussi accueilli la démarche d’une manière favorable.
En ce qui concerne Les Républicains, les États-majors montrent bien qu’ils sont déconnectés de la base. Ils ont en effet appelé à l’exclusion des membres de cette association. On voit bien que Les Républicains sont aux abois. Nous avons un Wauquiez, entouré de madame Calmels, qui crie à l’exclusion et assure qu’il n’y aura aucune alliance avec le Front national. C’est bien dommage, car en définitive, nous disons défendre les mêmes intérêts.
J’espère que la base pourra leur faire entendre que nous avons envie de nous battre pour la France.Pensez-vous que sans alliance des partis de droite, Macron n’est pas « affrontable » ?
Il ne s’agit pas uniquement des partis de droite. Aujourd’hui, avec presque un an de recul, on peut dire que si Macron se présentait comme ni de droite ni de gauche, en fait, il représente le pire de la droite et le pire de la gauche.
Nous pensons avant tout qu’il faut s’intéresser aux habitants, aux électeurs et à la France qui travaille et qui a envie de s’en sortir et qui veut que la France rayonne. Au niveau local, nous avons envie de faire gagner la France. Nous voulons que les électeurs et les habitants puissent vivre dans des conditions de service public respectueuses de leurs états.

