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l'information nationaliste - Page 7239

  • L'invasion migratoire de l'Europe pourrait faire sortir le Royaume-Uni de l'UE

    C'est ce que l'étude de ce sondage peut laisser penser :

    "Alors que les députés doivent se pencher à nouveau sur le projet de loi sur le référendum lundi, 43% des personnes interrogées par l'institut Survation estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l'UE. 40% préfèrent rester dans l'UE et les 17% restants sont indécis.

    Un sondage qui marque une rupture avec les précédentes enquêtes d'opinion qui ont toujours conclu à un avantage du oui à l'Union européenne. De fait, le dernier sondage réalisé par l'institut Survation début juillet avait montré que 45% des personnes interrogées était en faveur d'un maintien dans l'UE. 37% étaient contre et 18% indécis.

    L'immigration pourrait bien peser dans la balance lors du référendum,puisque, 22% de ceux qui optent pour le statu quo disent qu'ils pourraient "changer d'avis" si l'actuelle crise des migrants s'aggravait. A ce sujet, 29% des Britanniques estiment que leur pays ne devrait accueillir "aucun" réfugié, de loin la réponse la plus populaire, devant les 15% estimant qu'il faudrait en accueillir 10 000."

    Philippe Carhon

  • Le "Cosmos" païen de Michel Onfray

    « se remettre au centre de soi pour y trouver la puissance d’exister afin de la sublimer »

    Avec le premier tome d’une trilogie intitulée « Brève encyclopédie du monde », le dernier livre de Michel Onfray « Cosmos » invite le lecteur à une célébration de l’univers particulièrement érudite et sensible.

    Débutant son texte à partir de la mort de son père, décédé en 2009 à Argentan, Michel Onfray développe une pensée, qui au fur et à mesure des pages s’élargit, afin de nous proposer une sagesse se voulant avant toute païenne, car s’étant élaborée au contact d’un père, né en 1921, et dernier archétype du paysan normand, depuis l’effondrement de la civilisation rurale qu’a connue la France.

    En observant ce père, la nature fut pour Onfrey la première culture avant même toute connaissance livresque. Une culture profondément enracinée car liée à la question obsédante du temps qu’il faut laisser à la nature pour être féconde. Ce temps des champs autrefois fêté par le poète Virgile (70-19 av J.-C) dans ses « Bucoliques » et « Géorgiques » (littéralement les travailleurs de la terre) est ainsi symétriquement le temps philosophique par excellence pour construire les « racines intellectuelles de l’être » en l’homme et l’engager dans un rapport harmonieux avec le monde.

    « Ce qu’enseigne le cosmos est un ordre du ciel qui est aussi un ordre existentiel »

    Faisant ce lien entre agriculture et culture/construction de soi, le philosophe Francis Bacon (1560-1626) écrit : « On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant ». Pour cette raison, il convient de jardiner son âme car la culture permet de préserver la nature et à la fois de la dépasser.

    En ce sens, pour appréhender la nature et s’en faire une alliée, « la volonté de puissance » de Friedrich Nietzsche (1844-1900) décrite comme « ni bien, ni mal, juste une force en action vers la vie et l’expansion du vivant  » est nécessaire afin de combattre et dépasser le nihilisme contemporain qui cherche à sacrifier cette relation à notre nature originelle. Onfray ajoute : « Ce qu’enseigne le cosmos est un ordre du ciel  qui est aussi un ordre existentiel. Il faut vouloir ce qui nous veut, là est la seule liberté que nous puissions construire. Etre libre, c’est obéir à la nécessité que nous enseigne la roue de l’éternel retour des choses ». 

    Or ce temps vécu en lien étroit avec la nature du cosmos est menacé par la dépossession opérée par la multiplication des écrans dans nos sociétés modernes. La sensibilité à la nature qui peut élever l’homme au sublime ne cesse de se dissoudre à notre époque. Car peu à peu, elle se voile par l’omniprésence de la technique. L’homme étant réduit à un animal assujetti au social et au mécanique.

    Cette déperdition de nos cinq sens et de la sensualité de nos peuples, Onfray en trouve l’origine dans la tradition philosophique de l’idéalisme allant de Platon à Sartre, ainsi que dans les religions monothéistes. L’optique idéaliste a inventé des histoires et des récits mythologiques qui ont rendu l’homme angoissé et aveugle à l’observation du cosmos et à l’exercice de sa raison pratique. On a privilégié un récit de souffrance et douloureux pour expliquer l’univers. Cette tradition a obscurci l’esprit des hommes et surtout leurs raisons les amenant à ne plus célébrer la vie via le corps mais bel et bien la mort. La réalité du vivant n’a pas lieu par la faute d’une tradition ayant exacerbée les idées et non les forces en action dans l’univers. Voilà pourquoi la nature nous est devenue tellement étrangère en Occident que nous cherchons à la plier à l’idée que nous nous en faisons. L’esprit devenant alors autonome du corps.

    Aux travers donc de multiples expériences, de rencontres et de recherches, le livre nous apporte diverses propositions et diverses pistes afin de ressaisir le vitalisme philosophique qu’il y a urgence à cultiver pour le for intérieur de chacun. Des sujets comme le jardin, la spéléologie, les anguilles, l’art africain, les trous noirs, les peuples tziganes, l’art pariétal ou encore le land-art sont étudiés et permettent d’élargir la perspective athée, hédoniste et matérialiste de Michel Onfray.

    En espérant que cette « éducation sensorielle » se poursuive par d’autres textes, et malgré le peu de nuance exercée face à la question chrétienne, n’hésitez donc pas à lire cette encyclopédie utile à notre temps. 

    Jan Martens

    SourceNord Actu

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Portrait d’un preux : Drieu la Rochelle

    Source : ARCHAÏON, les tablettes de Christopher Gérard

    De Pierre Drieu la Rochelle (1893-1945), Mauriac disait justement qu’il était « au centre magnétique des attractions et des tentations d’une génération ».
    Ce déclassé magnifique, cet homme inassouvi qui finit — sans une once de bassesse — par céder à la tentation de la mort volontaire, cet écrivain « trop intellectuel, pas assez artiste » comme il se décrivait lui-même, le Liégeois Frédéric Saenen, lui-même écrivain et critique, a tenté de le cerner dans un stimulant essai où l’homme et l’œuvre sont scrutés sans complaisance ni a priori.

    Frédéric Saenen, Drieu la Rochelle face à son œuvre, Infolio, 24,90€

    Frédéric Saenen, Drieu la Rochelle face à son œuvre, Infolio, 24,90€

    Saenen voit bien que Drieu feinte et se dérobe sans cesse, lui qui pratique jusqu’au bout, jusqu’à son suicide pour « ne pas être touché par des pattes sales », un impeccable noli me tangere. Il y a quelque chose de très anglo-saxon (les racines normandes ?) dans ce refus hautain. Voilà sans doute l’une des raisons pour lesquelles Drieu fascine : cette distance, ce dandysme quasi monastique tempéré par l’activisme. Saenen réévalue l’écrivain : occultées, les fulgurances du poète Drieu sont étudiées avec une grande finesse.

    Mieux : son parti-pris de relire chaque œuvre en la replaçant dans la biographie comme dans l’époque, la subtile étude de thèmes (Drieu et le sport, Drieu et les surréalistes, Drieu et Céline, Drieu et Barrès…) permettent à Saenen d’affiner le regard porté sur l’écrivain, qui se révèle l’un des grands des années 30. Rêveuse bourgeoisie demeure en effet l’un des grands romans de formation de l’époque. Sans conteste, l’antimoderne Drieu dépasse de loin Nizan, Arland et quelques autres…

    Saenen a mille fois raison de mettre en avant La Comédie de CharleroiLe Feu-follet, de même que Récit secret. Même le Journal doit être considéré comme essentiel. Reste donc un témoin essentiel des turbulences de l’entre-deux-guerres, doublé d’un écrivain de haut parage, un homme aussi exaspérant qu’attachant, hanté par la décadence et participant à cette dernière, un preux happé par le nihilisme, mais sauvé par sa noblesse d’âme.

    Christopher Gérard

    http://fr.novopress.info/

  • Libre Journal de l'Espérance - 6 septembre 2015 (1ère partie)

  • A quand une repentance pour les « captifs en Barbarie » ?

    Des centaines de livres sont consacrés chaque année aux Africains vendus (généralement par leurs compatriotes) aux négriers fournissant les colonies d’outre-Atlantique. Un calvaire également détaillé dans de multiples films et émissions de télévision et solennellement évoqué chaque 10 mai par la « Journée commémorative des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition » instituée (sans crainte de la redondance !) par Jacques Chirac en 2005 avant que Nicolas Sarkozy n’y aille de sa larme le 8 janvier dernier lors de son hommage antillais à Aimé Césaire. Mais qui rappelle le martyre des esclaves blancs, plus d’un million selon l’historien anglais Giles Milton ?

    Dans son roman policier Le Phare, paru en 2008 à LGF/Livre de Poche et qu’elle situe à Combe Island, au large de la Cornouailles, l’Anglaise P. D. James signale à plusieurs reprises la terreur exercée par les pirates maghrébins, surtout ceux de Rabat-Salé, sur les côtes sud de l’Angleterre où ils s’étaient emparés de plusieurs îles, transformées en bastions. Le sort tragique et « l’histoire extraordinaire des esclaves européens en terre d’islam », c’est justement ce qu’a étudié l’historien Giles Milton, anglais lui aussi, dans Captifs en Barbarie.

    Plus d’un million d’esclaves blancs

    On sait quelle ampleur avait prise la piraterie barbaresque en Méditerranée et le péril qu’elle faisait courir aux populations riveraines, au point que la prise de la Régence d’Alger par la France, en 1830, fut approuvée et accueillie avec soulagement par toute l’Europe. Même si une cousine de la future impératrice Joséphine, la Créole Aimée Dubuc de Rivery, qui avait pris place sur un bateau pour la Métropole, vit le navire arraisonné et ses passagers vendus en esclavage, elle-même étant destinée au harem du sultan de Stamboul, on sait moins que cette piraterie fut presque aussi active dans l’Atlantique. A partir des côtes marocaines furent ainsi razziés aux XVIIe et XVIIe siècle non seulement des Britanniques mais aussi des Scandinaves, des Islandais, des colons du Groenland et même des Américains.

    Après de longs recoupements, Giles Milton estime à plus de un million le nombre des esclaves occidentaux dont une infirme minorité put recouvrer la liberté, grâce au versement d’une rançon ou par évasion — cas du Cornouaillais Thomas Pellow, enlevé en 1715 à l’âge de onze ans, enfin libre vint ans plus tard et dont l’autobiographie publiée en 1740, après son miraculeux retour en Angleterre, sert à l’auteur de fil conducteur.

    A l’époque comme aujourd’hui en Afghanistan et surtout en Afrique (qu’on pense à la Somalie, au Mali où croupissent plusieurs Français), la prise d’otages occidentaux était pratiquée à grande échelle pour obtenir d’abord d’extravagantes rançons, surtout quand ces otages étaient de hauts personnages, mais aussi pour obtenir aussi des appuis politiques et des retournements d’alliances. Ainsi le Maroc multiplia-t-il au début du XVIIe siècle les razzias d’Anglais dans le dessein d’obliger le roi Jacques 1er Stuart à attaquer l’Espagne.

    Une main-d’œuvre à bon marché

    Mais la cause principale était évidemment de se procurer au moindre coût une énorme main-d’œuvre. Celle-ci étant par exemple nécessaire à la réalisation des projets pharaoniques du sultan alaouite Moulay Ismaïl qui régna de 1672 à 1727 et dont l’obsession était de surpasser Louis XIV, qu’il sommait d’ailleurs de se convertir à l’islam… Ce qui n’empêchait d’ailleurs pas ce fervent musulman de se saouler rituellement à mort pour fêter la fin du ramadan ! Pour que son ensemble palatial de Meknès, avec notamment le Dar el-Mansour, « haut de plus de cinquante mètres », fût infiniment plus vaste et plus imposant que Versailles, le monarque avait donc besoin d’une masse d’ouvriers mais aussi d’artisans, de contremaîtres et d’architectes que seuls pouvaient lui procurer les pirates écumant les côtes européennes. Selon l’historien arabe Ahmad al-Zayyani cité par Milton, il y eut simultanément à Meknès jusqu’à 25 000 esclaves européens, soit une population « à peu près égale à celle d’Alger ».

    Certes, il y avait un moyen pour les captifs d’adoucir leur servitude : embrasser l’islam, comme l’avait fait le renégat hollandais Jan Janszoon, devenus l’un des plus redoutables et des plus riches chefs pirates sous le nom de Mourad Raïs. Mais la foi étant encore si grande et si profonde à l’époque, bien peu s’y résolurent, préférant l’enfer sur terre à l’Enfer au Ciel.

    Car c’est bien la géhenne que ces malheureux subissaient sous la férule d’une sanguinaire Garde noire, qui terrorisait autant qu’elle surveillait. Ces Noirs, « d’une hauteur prodigieuse, d’un regard épouvantable et d’une voix aussi terrible que l’aboiement de Cerbère » selon l’ancien esclave français Germain Moüette, n’hésitaient pas à recourir aux châtiments les plus extrêmes, voire à la peine capitale, à l’encontre des prisonniers rétifs, ou simplement trop malades et donc incapable de fournir le labeur exigé d’eux malgré les rations de vin et d’eau-de-vie procurées par les juifs, courtiers habituels entre les pirates et Moulay Ismaïl.

    Non content de procéder aux pires profanations — après la prise de la place-forte espagnole de la Memora en 1688, le souverain alaouite se fit apporter les statues de la Vierge et des saints afin qu’il puisse « cracher sur elles » avant de les faire briser— Moulay Ismaïl prenait grand plaisir au spectacle de la torture. Selon le récit de Harrison, ambassadeur anglais venu négocier le rachat de ses compatriotes et surtout des femmes, le sultan, qui se déplaçait volontiers sur un « char doré, tiré non par des chevaux mais par un attelage d’épouses et d’eunuques », pour la plupart européens, « faisait battre les hommes presque à mort en sa présence, certains sous la plante des pieds et il les forçait ensuite à courir sur des cailloux et des épines. Certains des esclaves avaient été traînés par des chevaux jusqu’à être mis en pièces. D’autres avaient même été démembrés alors qu’ils étaient encore vivants, leurs doigts et orteils coupés aux articulations ; bras et jambes, tête, etc. »

    L’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité

    Un traitement sadique que ne subirent jamais les victimes de la traite triangulaire. « Etre esclave en Géorgie, voilà le vœu d’un ouvrier lyonnais », devait d’ailleurs écrire l’humoriste français Alphonse Karr à la veille de la guerre de Sécession. Certes, tous les « captifs en Barbarie », et notamment au Maroc, pays dont on nous dit être de haute civilisation et profondément humaniste, ne furent pas traités de manière aussi inhumaine. Comme dans d’autres camps, plus récents, beaucoup succombèrent non sous les coups ou la question, mais du fait d’épidémies décimant des organismes affaiblis par la faim, le froid des nuits d’hiver et surtout une promiscuité immonde, les esclaves regroupés dans des cellules surpeuplées vivant dans leurs immondices.

    Nul ne saurait bien sûr, et surtout pas notre Nomenklatura politique (Nicolas et Carla Sarkozy, Jacques et Bernadette Chirac, Dominique et Anne Strauss-Kahn, Béatrice et Jean-Louis Borloo, Patrick et Isabelle Balkany, Ségolène Royal, Jean-Paul Huchon et quelques autres) qui vient de passer Noël au Maroc, exiger une repentance en bonne et due forme de la part de « notre ami le roi » Mohamed VI, actuel descendant de l’Alaouite Moulay Ismaïl. Mais l’Ecole de la République, si prolixe sur le sort des esclaves noirs, ne pourrait-elle du moins renseigner nos chères têtes blondes, et autres, sur ce que fut de l’autre côté de la Méditerranée le sort des esclaves blancs ? Cette ordalie subie par plus d’un million d’Européens constitue, Giles Milton est formel sur ce point, « l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité ». Pourquoi en est-elle aussi le chapitre le plus systématiquement occulté ?

    Claude Lorne , 08/01/2011

    Giles. Milton, Captifs en Barbarie / L’histoire extraordinaire des esclaves européens en terre d’Islam, traduction de l’anglais de Florence Bertrand, Payot coll. Petite Bibliothèque, 2008, 343 pages, 9,50€

    http://archives.polemia.com/article.php?id=3389

  • Allemagne : des pauvres expulsés pour pouvoir accueillir les migrants

    Reportage télévisé de la chaine allemande Das Este du 25/08/2015

    Source et Traduction

  • Le vrai coupable, c'est BHL !

    Les pays africains sont souvent critiqués pour leur incapacité à relever leurs défis environnementaux. Les observateurs citent en particulier la disparition des habitats naturels face à la pression démographique, la dégradation des terres et l’industrialisation. Et surtout, la critique la plus courante est que l’augmentation du braconnage menace la survie d’espèces en danger comme les éléphants et les rhinocéros.

    Le Kenya a toutefois mis en œuvre un important et novateur projet de conservation de la biodiversité. Entamé dans les montagnes Aberdare, au centre du pays, le projet Rhino Ark avait pour objectif initial de protéger le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, des ravages opérés par les gangs de braconniers.

    Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

    Ce projet est soutenu par ceux-là mêmes qui auraient pu s’y opposer: les communautés locales des régions agricoles limitrophes, parmi les plus productives du pays.
    En 1988, des défenseurs de la nature décidèrent de financer et de construire une clôture électrifiée pour protéger une zone du parc national d’Aberdare jouxtant des petites exploitations agricoles. Cette barrière était destinée à prévenir les intrusions humaines et la dégradation de l’environnement naturel du parc.

    Mais elle a également servi à protéger les agriculteurs, dont les cultures étaient régulièrement détruites par des éléphants maraudeurs et autres animaux sauvages. Le fait que les paysans locaux accueillirent favorablement cette initiative influença la décision ultérieure d’étendre le périmètre de la clôture à l’ensemble de la chaîne des montagnes Aberdare.

    Les montagnes Aberdare, qui comprennent 2000 kilomètres carrés de forêts primaires et des bassins versants majeurs, sont d’une importance vitale pour le Kenya. Quatre des principaux fleuves du pays, s’écoulant vers le nord, l’ouest, l’est et le sud, y prennent leur source, fournissant de l’eau et de l’énergie hydroélectrique à sept grandes villes, dont Nairobi, la capitale.

    Sur les pentes basses des massifs, quatre millions d’agriculteurs tirent parti de sols riches et de pluies régulières. Sur les reliefs plus élevés sont cultivés 30 pour cent du thé et 70 pour cent du café du pays.

    Pendant 21 ans, la clôture autour des Aberdare a été construite petit à petit, principalement grâce au soutien des entreprises kenyanes et de donateurs individuels et à des initiatives novatrices de collectes de fonds, dont le Rhino Charge, un rallye hors route qui rencontre un succès certain et recueille plus d’un million de dollars chaque année.

    A l’époque où la barrière a été achevée en 2009, le gouvernement, présidé à l’époque par Mwai Kibaki, était devenu un partenaire de premier plan, et le Kenya Wildlife Service (KWS) et le Kenya Forest Service (KFS) participaient activement au projet.

    Grâce au soutien du gouvernement, Rhino Ark a ensuite pu se préoccuper d’autres régions boisées, mais dégradées – notamment le Mont Eburu au sein de la forêt Mau, surplombant le lac Naivasha, et le Mont Kenya, site classé au Patrimoine mondial et fortement affecté par des conflits entre l’homme et la faune.

    La clôture de 45 kilomètres autour du Mont Eburu a été achevée l’an dernier. La barrière qui doit entourer le Mont Kenya, de 450 kilomètres de long, sera plus importante que celle des Aberdare et progresse rapidement, avec plus de 80 kilomètres déjà construits.

    Bien sûr, ériger une clôture n’est que la première étape. Elles doivent ensuite être gérées et entretenues (les premiers piliers de la barrière des Aberdare ont par exemple du être remplacés), des couloirs aménagés pour la faune et un soutien apporté aux communautés locales. Ces zones protégées sont par ailleurs constamment surveillées par des patrouilles aériennes et terrestres, le long des barrières – à un coût considérable.

    Mais les bénéfices sont importants. Les clôtures permettent aux autorités d’être constamment informées de tout acte de braconnage – visant surtout les éléphants, les rhinocéros et exceptionnellement des espèces rares comme la grande antilope Bongo, qui n’est aujourd’hui présente que dans les Aberdare, au Mont Kenya et au Mont Eburu, dans la forêt Mau.

    Les communautés locales sont impliquées dans l’entretien des clôtures et des forêts. Elles sont de fait les gardiens de ces barrières, veillant à ce qu’elles ne soient pas envahies par la végétation et réparant les dégâts causés par les animaux sauvages et d’autres facteurs – acquérant au passage de nouvelles compétences.

    L’objectif à long terme est de protéger ces forêts cruciales, à perpétuité. A cette fin, des fonds de dotation, sous forme de partenariats public-privé, ont été établis entre Rhino Ark, le KWS et le KFS, et des représentants des collectivités. Des actes de fiducie, enregistrés localement, gèrent ces fonds qui serviront à payer pour l’entretien des barrières. L’acte de fiducie régissant les montagnes Aberdare est entré en vigueur en octobre dernier.

    Les agriculteurs de la région constatent à présent une valeur ajoutée au fait de vivre à proximité de ces clôtures. Depuis l’achèvement de la barrière des Aberdare, la valeur du terrain alentour a quadruplé. Ils peuvent travailler la terre en paix pour la première fois depuis plus d’un siècle, leurs enfants peuvent se rendre à pied à l’école sans craindre des attaques d’animaux sauvages et la conservation de la biodiversité a été introduite dans le programme d’étude. Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

    Project Syndicate

    http://fortune.fdesouche.com/388887-afrique-eriger-des-clotures-pour-proteger-les-especes#more-388887

  • Analyse du système financier international par Martin Armstrong (Princeton Economics International)

  • Incendie à la mosquée d'Auch dans le Gers : la piste d'extrémistes musulmans étudiée

    L'enquête sur l'incendie de la mosquée d'Auch progresse. D'après une source proche du dossier interrogée par La Dépêche, la piste d'un groupuscule d'extrême droite n'est "pas forcément privilégiée".   

    Le quotidien explique également que les enquêteurs se penchent aussi sur la possibilité d'extrémistes musulmans. Pour les fidèles modérés, un tel acte pourrait leur donner envie "de durcir [leur] discours" et de "se tourner vers les extrémistes", rapporte La Dépêche qui cite une autre source. 

    Les auteurs des faits auraient utilisé du matériel trouvé sur le chantier de la mosquée pour y mettre le feu. Une forte odeur d'essence aurait été ressentie par des policiers sur place, ce que le procureur n'a pas voulu confirmer. Le caractère volontaire de ce sinistre a été établi par une expertise lundi 25 août. 

    Détruite à "70%" 

    En déplacement à Auch vendredi, Bernard Cazeneuve avait évoqué trois pistes : "un acte anti-musulman", "un règlement de comptes" ou "une manifestation gratuite de violence". L'incendie qui a lourdement endommagé la mosquée d'Auch s'est déclaré dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août. Une enquête a été ouverte pour savoir s'il s'agit d'un accident ou d'un acte criminel. Le procureur de la République, Pierre Aurignac, avait estimé la mosquée détruite "à 70%". 

    Des traces d'effraction ? 

    Le procureur s'était montré très prudent sur les causes de cet incendie, refusant de parler de la piste de l'acte anti-musulman puisque la ville d'Auch ne souffre "pas particulièrement" des "tensions communautaires". 

    Il avait également réagi avec prudence à un article de la Dépêche du Midi selon lequel "des traces d'effraction ont été constatées dans une villa qui surplombe le chantier" de la mosquée : portillon forcé et clôture en grillage découpée. 

    Des travaux liés à l'agrandissement du lieu de culte étaient en cours et le feu a pris à proximité de cette zone, dans un salle menant à la salle de prière, avait-il ajouté. L'identité judiciaire de Toulouse a été convoquée et un expert doit être chargé en début de semaine d'aider à déterminer les causes du sinistre.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

     

  • Génération Identitaire Poitou dénonce l’implantation de clandestins à Loudun

     

    La politique de dispersion des clandestins sur tout le territoire de Manuel Valls passe décidément mal. C’est le nouveau centre d’hébergement de clandestins de Loudun qui est cette fois mis sous le feu des projecteurs de Génération Identitaire.

    Génération Identitaire Poitou dénonce l’implantation des clandestins jusque dans les campagnes françaises, contre la volonté de la population. Le mouvement s’est ainsi rendu sur le site du nouveau centre d’accueil de clandestins de Loudun, qui héberge actuellement 90 personnes -300 sont prévues à terme — . Les jeunes identitaires ont déployé une banderole « — de régularisations + de remigration » qui exprime le souhait des Poitevins comme des Français.

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    http://fr.novopress.info/191864/generation-identitaire-poitou-denonce-limplantation-clandestins-loudun/