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l'information nationaliste - Page 7241

  • Roger Holeindre s’attaque aux mensonges de l’Histoire

    Le nouveau livre de notre ami Roger Holeindre a pour titre « 1935/2015... 80 ans de mensonges et de calomnies, ça suffit ! » En bandeau figure sur la couverture ce commentaire à destination de ceux qui n'auraient pas bien compris son message : « Outrageusement politiquement incorrect ! » Dans la préface, Anne Brassié relève : « Roger Holeindre est un chroniqueur, un Joinville égaré au XXe siècle ». Ce n'est pas un mince compliment. On retrouve dans ce livre les célèbres capacités d'indignation de Roger, sa fureur à l'encontre des médiocres, des traîtres, des menteurs, des manipulateurs, des lâches, mais aussi des pages absolument passionnantes sur des événements de l'Histoire dans lesquelles même ceux qui croyaient bien connaître certaines périodes découvriront des informations peu connues.

    « Notre histoire est maintenant écrite par des Pieds-nickelés »

    Le titre du premier chapitre donne le ton. Holeindre poursuit : « De façon honteuse maintenant des bobards insensés sur la guerre de 1939-1945 sont devenus des vérités premières et trouvent parmi tous les sectaires, les imbéciles, voire les débiles, des propagandistes qui en arrivent à bâtir notre Histoire sur des histoires », expliquant qu’ « aujourd'hui, si tout va mal en France, c'est la faute à Pétain ». L'auteur rappelle ainsi qu'en à peine six mois 500 000 tonnes de bombes furent larguées sur la France, et souvent, comme à Caen, après que les forces allemandes en furent parties. Il rappelle que les soldats alliés qui se comportaient le plus mal, les plus violents à rencontre de la population, étaient les soldats américains. Les civils fiançais découvrent des cow-boys souvent avinés, bagarreurs, trafiquants, voleurs et violeurs. Les soldats noirs seront particulièrement actifs dans cette dernière catégorie... Holeindre rappelle aussi l'ignominie du général Leclerc qui fit fusiller le 8 mai 1945, à Bad Reichenhall, en Bavière, le lendemain de la signature de la capitulation allemande à Reims, une douzaine de soldats français de la division Charlemagne, au mépris de toutes les lois de la guerre. Il raconte la rivalité entre De Gaulle et Giraud, le voyage de De Gaulle à Moscou, fin novembre 1944, où Staline lui demande de ramener Thorez en France, ajoutant : « Mais... ne le fusillez pas tout de suite ! » Staline, qui était un humaniste comme on les aime, avait dit au général : « Si vos communistes n'obéissent pas et vous posent trop de gros problèmes... fusillez-les ! »

    La dictature des lobbys

    Citant Emmanuel Ratier et son livre Mystères et secrets du B'naï B'rith, Roger Holeindre évoque l'influence de cette franc-maçonnerie juive. Il relève aussi les propos émouvants de Roger Ascott, rédacteur en chef de L'Arche, tenus au lendemain de l'élection de 35 députés du Front national : « Il importe que les hommes de bonne volonté, et les Juifs particulièrement, qui savent que la discrimination conduit fatalement à Auschwitz (sic) se regroupent afin que la doctrine sécuritaire, marchepied du racisme, reste isolée, marginalisée ». Daniel Cohn-Bendit avait, quant à lui, plutôt fait dans la modération, déclarant sobrement « L'entrée d'un important contingent d'élus du Front national à l'Assemblée sent le retour du nazisme ! » Qui, mieux que Soljenitsyne a évoqué cette épouvantable faiblesse de l'Occident face aux forces occultes qui mettaient en place, en toute impunité, un mode de vie qui nous mènerait irrémédiablement dans une forme d'esclavage ? Soljenitsyne, qui venait d'être , libéré du Goulag et expulsé en Occident, avait déclaré aux Américains : « Je reviens de votre futur ». Holeindre cite aussi cette déclara-lion d'Aldous Huxley, l'auteur du Meilleur des Mondes, datant de 1939 : « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des autres [...] Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter ». Et Huxley ajoutait : « On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux ».

    « La bêtise crasse de la droite molle »

    Holeindre évoque l'élection présidentielle de 1981 et les manœuvres de Pasqua pour convaincre Chirac de se présenter contre Giscard et permettre ainsi à Mitterrand d'être élu. L'argument massue de Pasqua : aux législatives qui suivront, ce sera un raz-de-marée antisocialiste, et, mis en minorité absolue, le nouveau président de la République, incapable de former un gouvernement, sera contraint de démissionner. On connaît la suite de l'histoire. Les militants du RPR lurent invités, au second tour, par Philippe Dechartre, ancien ministre du général De Gaulle et de Georges Pompidou, qui agissait évidemment à la demande de Chirac, à voter contre Giscard d'Estaing, qui fut battu. Giscard pourra déclarer par la suite : « J'ai eu deux Premiers ministres, Jacques Chirac et Raymond Barre. Le premier m'a poignardé. Le second a piétiné mon cadavre. Il est vrai que je devais quelque chose au premier (référence à l'appel de Chirac, en 1974, à voter Giscard plutôt que Chaban-Delmas, pourtant investi par le RPR), alors que le second me devait tout. » Le lecteur de ce livre prendra un grand plaisir à y découvrir des anecdotes et des citations, qui le feront souvent rire (jaune) et qui valent leur pesant de cacahuètes. Ainsi, à propos du référendum sur lé traité de Maastricht. Jacques Lesourne écrit dans Le Monde : « Un "non" au référendum serait pour la France et l'Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l'arrivée de Hitler au pouvoir ». Rocard, quant à lui, eut cette forte parole : « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent "non" à Maastricht ». Mais c'est Bernard Kouchner qui décroche le pompon de l'humour involontaire avec cette considération : « Avec Maastricht, on rira beaucoup »...

    La Seconde Guerre Mondiale

    Holeindre consacre tout un chapitre à la fin de la Troisième République, à l'arrivée du maréchal Pétain au pouvoir, de façon parfaitement démocratique, faut-il le rappeler, et nous offre des pages roboratives sur la Kollaboration entre... communistes fiançais et nationaux-socialistes au moment du pacte germano-soviétique, rappelant les démarches insistantes des communistes, avec Jacques Duclos à la tête de la délégation qui faisait le siège de la Kommandatur, pour obtenir la reparution de leur quotidien, L'Humanité, qui avait été interdit par les autorités françaises d'avant Vichy. Un de leurs arguments auprès des autorités d'occupation était que c'était le « Juif Mandel », alors ministre de l'Intérieur qui avait interdit la presse communiste et dissous toutes les organisations rattachées au parti. Les Allemands ne donnèrent pas suite, ce qui n'empêcha pas L'Humanité clandestine du 13 juin 1940 d’exalter « la fraternité franco-allemande », se réjouissant de ce que « les conversations entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient ». Les communistes français obéissaient au doigt et à l'oeil à Staline. Roger Holeindre nous offre la lecture d'un document incroyable et peu connu. Il s’agit du discours de Joseph Staline au Politburo dans sa séance du 19 août 1939, peu de temps avant la signature du pacte germano-soviétique. Staline explique, faisant preuve d'un stupéfiant cynisme : « Si nous acceptons la proposition de l'Allemagne de signer un pacte de non-agression, elle attaquera la Pologne et l’entrée en guerre de la France et de l'Angleterre sera inévitable. De sérieuses tensions et des désordres se développeront en Europe occidentale [...] En période de paix le mouvement communiste ne peut pas se développer au point que le parti, bolchevique puisse prendre le pouvoir [...] il nous faut prévoir quelles seront les conséquences d'une défaite ou d'une victoire de l'Allemagne. En cas de défaite, l'Allemagne sera immanquablement soviétisée et recevra un gouvernement communiste [...] Notre but est le suivant ; l’Allemagne doit combattre le plus longtemps possible pour que les Franco-Britanniques soient épuisés au point de ne plus pouvoir annihiler l'Allemagne soviétique [...] Si l'Allemagne gagne la guerre, eue en sortira trop affaiblie pour pouvoir commencer un conflit armé avec l'URSS pendant au moins dix ans. » Et Staline de conclure : « Camarades ! Le déclenchement de la guerre entre le Reich et le bloc capitaliste anglo-français est dans l'intérêt de l'URSS ». L'auteur évoque évidemment le drame de Mers el-Kébir citant ces propos de Lord Hankey, qui fut membre du gouvernement Churchill : « On est en droit de se demander si, dans le cas où nous aurions perdu la guerre (ce qui à ce moment-là, était très possible) et qu'on eût créé une Cour nazie sur les principes de la Cour de Nuremberg, M. Churchill, le Conseil de l'Amirauté, les commandants en chef de la marine n'eussent pas été inculpés du crime de "préparation d'une guerre d'agression" et condamnés à de lourdes peines ».      

    A propos de l’immigration

    Holeindre rappelle des vérités quelque peu oubliées. Tous les gouvernements de droite et de gauche de ‘avant-guerre, et peut-être encore davantage sous le Front populaire, ont pris des mesures draconiennes pour contrôler l'immigration. Se souvient-on que c'est en 1931 que les députés avaient adopté à l'unanimité (les communistes s'abstenant) un projet de loi qui instituait la préférence nationale à propos de l'embauche dans l'industrie ? L'article 8 de la loi du 12 août 1932 spécifiait quant à lui : « Tout employeur qui aura occupé une proportion de travailleurs étrangers supérieure à la limite fixée (5 %) sera passible d'une amende de 5 à 15 F par jour et par travailleur irrégulièrement occupé ». Lors de l'été 1936, Roger Salengro, ministre socialiste de l'Intérieur, assène : « Le gouvernement ne saurait tolérer que des étrangers abusent de l'asile qui leur est offert » et Maurice Thorez, le leader communiste, s'écrie le 28 septembre 1937: « La France aux Français » ! Le radical Herriot invite quant à lui à mettre à la porte les "indésirables" alors que Daladier promulgue en 1938 une loi permettant d'emprisonner les français qui aideront les clandestins ! Autres temps, autres mœurs...

    Charles Hernu un agent de l’Est

    Roger Holeindre évoque, entre autres, un curieux personnage, Charles Hernu, très proche de François Mitterrand, et qui fut ministre de la Défense. Le sémillant Charles Hernu n'était autre qu'un agent rétribué par le KGB. Son nom de code était André pour les Bulgares, et Dinu, pour les Roumains. Jacques Fournet, directeur de la DST, informa le président Mitterrand, en 1982, que des agents des services de renseignement de l'Est avaient transmis aux services fiançais des noms d'agents fiançais travaillant pour l'Est, leurs noms de code, et même leurs rétributions mensuelles. Parmi ceux-ci figurait le nom de Charles Hernu qui, en tant que ministre de la Défense, avait la haute main sur les services secrets. Réaction de François Mitterrand : « Nous n'allons pas refaire l'Histoire. Considérez, Monsieur le Directeur, qu'il s'agit d'un secret d'Etat... » On apprend que Charles Hernu avait été repéré dès 1953 par les services de l'Est. Les services savaient que ce franc-maçon était un coureur de jupons effréné, un bringueur, toujours fauché. Il percevait de 20 000 à 25 000 francs mensuels. Les services bulgares iront jusqu'à financer une de ses campagnes électorales ! On découvre dans le livre que l'ancien ministre de la Défense signait scrupuleusement un reçu pour la moindre somme perçue !

    SOS-Racisme : une officine juive

    Roger Holeindre raconte par le menu la création et le développement de SOS-Racisme, soutenu massivement par les subsides du pouvoir socialiste. La listé de ses dirigeants successifs est des plus instructives et permet de comprendre les vrais objectifs poursuivis par l'officine sous couvert d'antiracisme. Les dindons de la farce seront bien entendu les Beurs qui se seront prêtés à cette mascarade. Le premier secrétaire général de SOS-Racisme sera Eric Ghebali, qui était alors président de l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) et un agent d'influence d'Israël, comme le rapporte Thierry Ardisson dans son émission Lunettes noires pour nuits blanches en 1990. Les militants beurs membres de SOS-Racisme se retrouvent très vite marginalisés, on se demande pourquoi, au profit de membres de l'UEJF. Quant au premier président de l'organisation, il s'agit de Harlem Désir, de mère juive, et ardent défenseur d'Israël. Mais ce n'est pas fini. Le premier vice-président sera Julien Dray dont le journaliste israélien Jacques Benillouche dira qu'il a « une grande famille en Israël, dont son frère qui vit dans une implantation » (entendez, dans une colonie). Bernard-Henri Levy et Marek Halter figurent, eux aussi, parmi ceux qui ont apporté leur appui à la fondation de cette synagogue, ainsi qu'un certain Daniel Saada, un « vieil ami de BHL ». Saada s'est depuis installé dans l'entité sioniste et le site du CRIF rapportait joyeusement en 2005 qu'il était devenu ambassadeur d'Israël. La boucle était ainsi bouclée... Roger Holeindre en profite pour évoquer les pleurnicheries d'Enrico Macias qui a déclaré : « On nous donne la nationalité française (en Algérie) mais pas aux Arabes. » Mais qui est "on" ? "On" est le juif franc-maçon Isaac-Adolphe Crémieux ; qui fit adopter en 1870 un décret qui accordait automatiquement la nationalité française aux Juifs d'Algérie, suscitant l’indignation et la révolte dans les masses arabes. Messali Hadj, le chef de L'Etoile nord-africaine, qui deviendra le MNA dans les années 1950, partisan de l'indépendance mais féroce adversaire du FLN, dira que le décret Crémieux a mis l'Algérie entre les mains des Juifs et ajoutera : « Déjà ils dominent partout : dans la presse, dans la littérature, au théâtre, dans les maisons d'édition, dans l'enseignement, dans la magistrature, dans l'administration et même au gouvernement. Ils démoralisent le peuple français. Ils se servent de lui. Mais précisément parce qu'ils décomposent peu à peu l'Etat français, ils préparent la revanche de l'islam. Ils servent donc sa cause, notre cause. » Ces propos ont été tenus en 1934... On l'aura compris, le livre de Roger Holeindre est une mine d'informations. Il aborde aussi la Troisième République, ses scandales, la guerre d'Espagne, le procès du Maréchal, De Gaulle, l'Indochine, l'Algérie et tant d'autres sujets : un livre passionnant.

    R.S. Rivarol du 3 septembre 2015

     

    Ça suffit ! 1935/2015... 80 ans de mensonges et de calomnies, par Roger Holeindre, 593 pages. Les Editions d'Héligoland, 25 euros.

  • Faire de l'Allemagne le premier pays musulman d'Europe

    Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

    "— La famille de l’enfant trouvé mort sur une plage turque était en Turquie depuis trois ans.

    — Le père voulait profiter de l’exode actuel pour aller en Europe se faire refaire les dents.

    — Il est le seul survivant parce qu’il était le seul à avoir un gilet de sauvetage : dans l’islam, les femmes et les enfants sont quantité négligeable.

    L’enterrement de la femme et des enfants a eu lieu dans la ville d’origine de la famille, Kobane, en… Syrie.

    D’autre part, on constate que quasiment tous les actuels « migrants »  (tous ceux qui passent par les Balkans, en tout cas) veulent aller en Allemagne.

    Comme si un message leur avait été adressé par l’Allemagne.

    Le 2 juin je faisais état de statistiques (allemandes) montrant que l’Allemagne venait de dépasser le Japon dans le classement des pays à faible natalité. « A ce rythme-là, chaque nouvelle génération d’Allemands est inférieure d’un tiers à la génération précédente, et il y aurait donc en 2060 20 millions d’Allemands de moins. »

    Sauf si on fait allemands les Syriens, Irakiens, Afghans, Pakistanais, Tchétchènes, etc.

    Et c’est pourquoi l’Allemagne, le patronat allemand, donc les politiciens allemands, évidemment soutenus par les évêques et les pasteurs, font venir chez eux les « migrants ».

    Unknown-4Et de l’autre côté, il va de soi que l’islam (nommément l’Arabie saoudite, le Qatar et les divers émirats, et… la Turquie) ne peut que se féliciter de voir que le pays le plus puissant d’Europe deviendra bientôt le premier pays musulman d’Europe.

    A tous ceux qui veulent à toute force accueillir l’invasion islamique, à ces évêques criminels qui programment le martyre des derniers chrétiens européens de demain, il faudrait au moins faire lire ce que dit le cardinal Burke, dans l’excellent portrait qu’en dresse L’Homme Nouveau :

    Il faut que l’Eglise, et les membres qui la composent, comprennent bien ce qu’est l’islam et ce que le Coran enseigne. L’islam n’est pas seulement une pratique religieuse de plus, qui voudrait vivre en harmonie avec les autres religions. L’islam est une religion qui, selon sa propre interprétation, doit également devenir l’Etat. Le Coran, et les interprétations authentiques qu’en donnent divers experts du droit coranique, est destiné à gouverner le monde. En réalité, il n’y a nulle place pour d’autres religions, même si elles peuvent être tolérées, tant que l’islam n’a pas réussi à établir sa souveraineté sur les nations et sur le monde. Il est important que les chrétiens tiennent compte des différences radicales entre l’islam et le christianisme, dans ce qui touche à l’enseignement sur Dieu, sur la conscience, etc. Si on comprend vraiment l’islam, on comprend que l’Eglise doit vraiment en avoir peur."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • De la Monarchie de Louis XIV à la République de M. Hollande...

    Un jour, le soleil s’est couché et il ne s’est pas relevé… C’était le 1er septembre d’il y a trois siècles : et pourtant, comme il l’avait promis, sa mort physique marque aussi sa « sur-vie » politique, au-delà de son temps et pour la mémoire des siècles, par la reconnaissance que l’Etat est maître du pays, par son administration et son autorité, mais aussi à travers ses monuments, autant Versailles que ce que Napoléon qualifiera des « masses de granit », c’est-à-dire les grands principes qui fondent l’Etat moderne et son fonctionnement. Louis XIV, d’une phrase célèbre prononcée sur son lit de souffrance et de mort, déclare : « Messieurs, je m’en vais, mais l’Etat demeurera toujours », sorte d’explication de texte à la formule rituelle de la Monarchie française « Le roi est mort, vive le roi », qui, après le dernier soupir du monarque, fut prononcée comme une évidence « absolue » au balcon du palais royal.

    Dans La Croix (samedi 29-dimanche 30 août 2015), Frédéric Mounier écrit joliment que « Louis XIV fait naître la France » pour expliquer qu’il met en place les structures d’un Etat qui, d’une manière ou d’une autre, sera renforcé au fil des règnes et des circonvolutions de l’histoire, sans doute bien au-delà et pas forcément dans le même esprit (au contraire de ce qu’affirme Tocqueville) que celui de son incarnation la plus emblématique, celle-là même qui fit déclarer au roi-soleil, post-mortem et « faussement », « l’Etat c’est moi » ! Mais il est des faux, et celui-ci est de Voltaire dans son « siècle de Louis XIV », qui révèlent mieux la vérité que cette dernière elle-même quand elle n’ose se mirer dans les glaces de son palais ou se parer de grands mots, atours parfois vains du prestige : humilité royale, sans doute, peu compréhensible en nos temps d’egolâtrie républicaine… Evidemment que c’était lui, l’Etat, et il a passé son temps et usé ses énergies à le faire comprendre à tous ceux, féodaux du service d’eux-mêmes, qui oubliaient qu’ils devaient plus à la France qu’elle ne leur devait. Mais Louis XIV n’était « que » l’Etat et son Etat n’était pas encore ce Moloch ou ce Minotaure qu’il devint avec la Révolution et l’Empire, et que Bertrand de Jouvenel a si bien décrit et compris dans son ouvrage « Du pouvoir » publié dans les années 1940.

    Si l’Etat royal devint plus fort sous et par Louis XIV que jamais il ne l’avait été auparavant, il restait fondateur et non uniformisateur, ce que, à travers sa formule sur la France considérée comme « un agrégat inconstitué de peuples désunis », le Mirabeau de 1789 reconnaissait pour mieux s’en plaindre, tout comme le fameux abbé Grégoire qui ne trouvait pas de mots assez durs pour fustiger cette diversité qui, pourtant, fait aussi la réalité de la France. Avec Louis XIV, la Monarchie devenait fédératrice, elle ordonnait autant qu’elle unifiait symboliquement autour du roi, et de la pluralité foisonnante de la France, elle gardait le côté pluriel mais aiguisait l’épée politique : l’Etat se musclait, il ne s’engraissait pas vainement…

    Trois siècles après la mort du monarque-Apollon, qu’est devenu cet Etat qui fut sien avant que d’être officiellement « nôtre » par la grâce de la démocratie ? Si le fondateur de la Cinquième République fut, avec quelque raison sans doute, souvent comparé à Louis XIV (en particulier par ses opposants) et caricaturé comme tel par le dessinateur Moisan dans Le Canard enchaîné (qui en fit quelques recueils à succès avec André Ribaud), ses successeurs récents n’en ont guère la stature et font penser à cette phrase terrible du général de Gaulle rapportant sa rencontre cordiale mais vaine avec l’ancien président de la République Albert Lebrun, celui de 1940 : « Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat ». Effectivement, entre les mains des perpétuels présidents-candidats, l’Etat semble laisser filer ses fonctions et ses responsabilités régaliennes pour ne plus être qu’un « Semble-Etat » selon la formule si expressive de Pierre Boutang…

    C’est quand elle est la plus monarchique que la République a la possibilité d’être grande et efficace, comme une sorte d’hommage du vice à la vertu. Mais la Cinquième République, même en ses plus belles heures gaulliennes, n’est pas la Monarchie et elle vire plutôt à la monocratie quand le président en poste ne pense qu’à sa réélection ou à sa postérité personnelle quand c’est à celle de l’Etat et de la France qu’il faudrait penser et pour laquelle il faudrait agir… La comparaison entre le roi-soleil et l’actuel président fait sourire bien de nos contemporains, et ce n’est pas aux dépens du monarque versaillais…

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Julius Evola : « Psychanalyse de la contestation »

    Un des signes de l’affaiblissement de la culture actuelle est l’attention qu’on accorde à ce qu’on appelle le mouvement contestataire en général, et, en particulier, comme ne soit pas important, au contraire : mais il ne l’est que factuellement, comme signe des temps, et c’est uniquement en ces termes qu’il devrait être envisagé.

    Le « virus » des courants en question est une réaction violente contre les aspects négatifs du monde actuel ; mais ce qui est encore plus caractéristique, c’est qu’il ne s’agit dans tout cela que de manifestations instinctives désordonnées et anarchisantes, qu’on ne justifie en aucune manière en indiquant ce au nom de quoi on nie et on conteste. Même s’il n’était pas évident qu’elle obéit à des influences marxistes ou communistes, le fond « existentiel » de cette jeunesse contestataire n’en serait pas moins suspect.

    Un de ses dirigeants, Cohn-Bendit, a déclaré que ce pour quoi il lutte, c’est l’avènement d’un « homme-nouveau » : mais on a oublié de dire ce qu’est cet « homme-nouveau », et, si jamais il devait avoir pour modèle l’immense majorité des contestataires actuels dans leur individualité, leur comportement et leurs choix électifs, il n’y aurait qu’à dire : non merci, on s’en passera.

    En raison de l’absence d’une vraie contrepartie et la prédominance d’un fond irrationnel, on peut dire, sans être malveillant, que le mouvement contestataire mériterait une étude existentielle et psychanalytique plus qu’une analyse culturelle. Il nous semblait que c’était là le cadre que s’était tracé M. Moreno, dans une brochure récemment publié aux Éditions RAI sous le titre de Psychodynamique de la contestation, puisque cet auteur est un spécialiste dans le domaine des recherches psychologiques modernes.

    Mais, à la lecture, il apparaît qu’il manque au fond à ces recherches les principes nécessaires pour parvenir à des résultats sérieux et plausibles.

    Quand, dans cette étude de Moreno, comme caractéristiques principales du mouvement contestataire contemporain, on indique l’anti-autoritarisme et, en conséquence, la défense de l’instinct contre toute forme de « répression » (particulièrement dans le domaine sexuel), puis l’anarchisme, on ne va pas au-delà de ses aspects les plus évidents et tapageurs ; on ne touche pas encore le domaine des impulsions profondes et inconscientes dont s’occupe la psychanalyse. On n’entre dans ce domaine que lorsque, après avoir défini comme « patriarcal » (en se référent à l’exercice correspondant d’une autorité) le type de système qu’on conteste, on fait intervenir le fameux complexe d’Œdipe.

    Pour la psychanalyse freudienne, et, comme on le sait, c’est un de ses dogmes, chacun de nous souffrirait de ce complexe, conçu comme un sombre héritage ancestral revivifié par certaines expériences infantiles présumées ; la révolte qu’il comporte contre le père va jusqu’à la volonté de le supprimer. L’explosion collective de ce complexe latent serait une des racines souterraines de la contestation actuelle.

    Tout ceci n’est guère convaincant. Il faudrait d’abord démontrer que le « système » actuel est marqué par l’idée du « père » et de son autorité. Or, tout au plus, cela pouvait être le cas en partie, pour l’Europe jusqu’à la première guerre mondiale, mais, dans le monde actuel, ce qui règne, c’est la démocratie, le socialisme, l’égalitarisme, le socialitarisme, et ainsi de suite, qui ont tous le signe contraire, car, comme quelqu’un l’a affirmé à juste titre, toutes ces formes politico-sociales ont un caractère « féminin » et « maternel ». Ce qui, en revanche, a le signe masculin et paternel, c’est cet État monarchique, aristocratique et hiérarchique dont il est actuellement difficile de trouver encore quelques traces. Mais, pour réfuter et expliquer tout à la fois la thèse œdipienne, on peut se référer avant tout à la théorie psychanalytique, car elle reconnait l’« ambivalence » du complexe d’Œdipe : celui qui en est atteint déteste le père tout en l’admirant et en l’enviant ; il veut l’éliminer seulement pour prendre sa place et jouir de ses privilèges.

    Or, ce qui est remarquable, c’est que cet aspect est absent de l’arrière-plan de la « contestation ». Le « père » n’est nullement « admiré » et « envié ». On ne veut pas prendre sa place. Toute forme d’autorité fait voir rouge à la nouvelle génération. C’est donc là que ressort l’autre caractéristique, celle que nous avons déjà signalée, l’aspect purement, hystériquement anarchique, auquel, au fond tout le reste sert ici de prétexte.

    Ceci témoigne, du point de vue humain général, d’un phénomène régressif. Il conviendrait d’avoir une bonne fois pour toutes les idées claires sur cette « répression » tant critiquée. Platon a dit qu’il vaut mieux que celui qui ne dispose pas en lui d’un principe souverain l’ait au moins en dehors de lui.

    Tout ordre normal comporte certaines limitations, qui ne visent pas tant à contraindre qu’à soutenir celui qui n’est pas capable de se donner une loi, une forme, une discipline. Naturellement, un système peut entrer en crise et se scléroser ; ces limitations peuvent alors prendre un aspect étroit, simplement « répressif », pour tenter de contenir encore, dans une certaine mesure, le désordre et la dissolution.

    Mais, dans ce cas, pour passer à la « contestation », il faudrait se justifier, c’est-à-dire montrer qu’il ne s’agit pas là d’une simple aversion pour toute discipline intérieure, mais bien de l’élan vers une vie plus authentique. Mais, actuellement, on est loin de pouvoir constater quelque chose de semblable.

    Il est à constater au contraire que les individus s’identifient à la partie instinctive, irrationnelle et informe de l’être humain (à son « sous-sol »), partie qui, dans tout type humain supérieur, n’est pas « refoulé » de manière étroite, mais tenue à une certaine distance et freinée. Les liens du mouvement contestataire avec la soit-disant révolution sexuelle dans ses aspects les plus troubles et hybrides, la connivence avec des « petits chefs », des drogués et d’autres individus du même genre, sont significatifs, tout comme le spectacle qu’offrent certains secteurs dans lesquels un système « répressif » est de plus en plus supplanté par le système « permissif ».

    Que fait-on de ce nouvel espace, de cette nouvelle liberté ? Il y a de plus en plus de symptômes qui montrent que toute la « révolte » est conditionnée par le bas, contrairement à cette révolte, au fond aristocratique, qui pouvait encore caractériser certains individus de la génération précédente, à commencer par Nietzsche, par le meilleur Nietzsche. Ce sont justement certaines phrases de Nietzsche (auteur qui n’est jamais mentionné par les contestataires actuels, qui se sont entichés de Marcuse et compagnie, parce qu’ils sentent instinctivement que sa révolte, beaucoup plus vaste, est de nature différente, aristocratique) qu’il convient de citer ici.

    Zarathoustra dit : « Tu te dis libre ? Je veux connaître ta pensée maîtresse, mais non pas apprendre que tu as échappé à un joug. Es-tu quelqu’un qui avait le droit de s’échapper d’un joug ? Il en est qui perdent leur dernière valeur en rejetant leur sujétion. Libre de quoi ? Qu’importe à Zarathoustra ? Mais ton œil clair doit m’annoncer : libre pour quoi ?« 

    Et Zarathoustra d’avertir que le solitaire qui n’a aucune loi au-dessus de lui, qui n’a que sa liberté informe, court à sa perte.

    Quand on veut déterminer l’origine de la force motrice et de la « psychodynamique » du mouvement contestataire, on voit donc qu’elle est bien située dans cette zone obscure de l’être humain au fond subpersonnelle et infra-intellectuelle, élémentaire, sur laquelle la psychanalyse a concentré l’attention ; ce sont des manifestations régressives et explosives de ces couches, analogues aux nombreuses fissures d’un monde en crise. Reconnaître les aspects contestables et méprisables de ce monde n’y change rien. Quand un mouvement révolutionnaire manque de valeurs authentique restauratrices et n’est pas porté par un type humain représentant une légitimité supérieure, il faut s’attendre à passer un stade encore plus critique et destructif que celui dont on est parti.

    Puisque les présentes notes s’inspirent de la brochure de Moreno, nous ferons remarquer, pour finir, que ce professeur de psychiatrie, après avoir mentionné l’interprétation œdipienne purement freudienne de l’arrière-plan inconscient de la contestation, la critique et la rejette partiellement, et considère qu’on devrait plutôt faire appel à une théorie de C. G. Jung. Comme on le sait, la conception de Jung est quelque peu différente de celle de Freud. Il a repris de Platon le concept d' »archétype » et l’a transposé du plan métaphysique sur celui de l' »inconscient collectif ». Dans l’inconscient collectif vivraient encore à l’état latent, dans les profondeurs de l’individu, certaines structures dynamiques, les « archétypes », qui pourraient réapparaître dans certaines conditions critiques, individuelles ou collectives, transportant les personnes. Il y aurait plusieurs archétype de ce genre, liés à certaines « figures » symboliques. L’un d’eux serait le puer aeternus, incarnation de l’aspect préconscient et originel de l’âme collective qui, comme l’enfant, est« devenir en puissance », et, par conséquent, principe de renouvellement, de revitalisation de tout ce qu’un individu ou une culture a rejeté ou refoulé.

    Or, à la lumière de la psychanalyse, selon Moreno, le mouvement contestataire témoignerait de l’irrésistible émergence de cet archétype, du puer aeternus, dans la nouvelle génération, qui ne se reconnait plus dans les symboles surannés que lui impose le « système ». Somme toute, son jugement final est positif.

    Pour suivre Moreno dans cette construction tirée par les cheveux, il faudrait d’abord que nous prenions au sérieux la « mythologie » de Jung, que nous rejetons au contraire tout autant que celle de Freud, pour des raisons que nous avons eu l’occasion d’exposer ailleurs. Au fond, cette lubie du puer aeternus ne nous semble pas très différente de la fétichisation de la jeunesse, autre phénomène régressif contemporain : le jeune, voix de l’avenir, détenteur de valeurs nouvelles et authentiques, à qui on devrait tout permettre, et de qui on devrait apprendre, au lieu de l’éduquer et de le former.

    D’autre part, une fétichisation de l’enfant lui-même était déjà partie des anticipations anti-autoritaires de la pédagogie de Montessori et d’autres, et elle s’est poursuivie avec la découverte de l’enfant « créateur », « artiste », et ainsi de suite. Avec Jung, le puer est passé au rang d’archétype, et, comme on l’a vu par l’interprétation de Moreno, au rang d’archétype révolutionnaire positif.

    L’image au fond sympathique que Freud avait brossée de l’enfant, en le présentant au contraire comme un « pervers polymorphe », a donc été invertie. Pour notre part, nous sommes prêt à accepter qu’il y ait un puer aeternus en acte dans le subconscient des contestataires (selon les vues de Moreno), mais seulement en prenant l’enfant comme tel, démythifié, et, donc, en nous référant à un état de nature ou à un infantilisme fort ennuyeux.

    Puer aeternus ou non, il conviendrait donc de l’envoyer au lit, tout virulent et tyrannique qu’il soit, si nous ne vivions pas dans un monde défaitiste.

    Julius Evola

    Phénoménologie de la subversion, 1984

    Troisième partie : La soit-disant contestation globale,

    Chap. II : Psychologie de la « contestation »

    Édition de l’Homme Libre, 2004, p. 129-135.

    SourceFront de la Contre-Subversion

    http://la-dissidence.org/2015/09/02/julius-evola-psychanalyse-de-la-contestation/

  • Islamisme : les naïfs sont encore légion

    Lundi soir, dans la voiture, sous l’orage que m’avait promis l’alerte orange, cette dépêche, après le village de tentes de Calais et les trains de Budapest : “L’État islamique progresse vers Damas, et on se bat dans les faubourgs de la capitale syrienne.”

    Daech dans Damas ? Vraiment ? N’y aurait-il pas de quoi lancer une alerte rouge ? Mais M. Hollande est occupé à calibrer sa baisse d’impôts. Et d’ailleurs, la dernière fois que notre président parla de la Syrie, il y a quelques jours, ce fut pour dire, devant nos ambassadeurs : “Il faut neutraliser Bachar-El Assad.” Mais Daech dans Damas, on ne neutralise pas ?

    Quant à Mme Merkel, elle expliquait aux Allemands, en bonne fille de pasteur, que “l’islam fait bien sûr partie de l’Allemagne”. On eût aimé l’entendre dire que “le christianisme faisait bien partie de la Syrie”. Et là, c’est de l’histoire vraie, très ancienne, et tragiquement menacée !

    Autrefois, jusqu’à Jacques Chirac, la politique étrangère de la France, en Europe et dans le monde, permettait à nos présidents d’engranger des résultats qui leur faisaient défaut sur la scène intérieure. Et, bon an mal an, cela redorait leur prestige et leur permettait même, parfois, de se faire réélire. Mais nos deux derniers présidents, secondés par leurs brillants ministres des Affaires étrangères, MM. Juppé et Fabius, ayant voulu apparaître en hérauts de la liberté en faisant tomber deux dictateurs, n’ont réussi qu’à installer le totalitarisme islamiste en Libye et en Syrie.

    Quelle naïveté…

    Cette naïveté face au danger islamiste, on la retrouve à plusieurs niveaux. Chez nos dirigeants donc, et notamment chez M. Hollande, elle est franchement irresponsable, surtout quand elle s’obstine.

    Face à l’islamisme, je croyais que les naïfs avaient été dégrisés depuis le 11 janvier. Mais je fus vite détrompé quand j’entendis Régis Debray, intellectuel que l’on a connu plus lucide, certes à retardement, se réjouir de la réaction du 15 janvier (n’était-ce pas passer d’une naïveté à une autre ?) et affirmer : “Daech, ce n’est quand même pas le IIIe Reich !”

    Et puis cette remarque, dans mon entourage : “Du terrorisme, il y en a toujours eu : les Basques, les anarchistes au début du siècle, la bande à Baader, etc.” Comme pour relativiser, pour sous-estimer. Comme pour installer l’islamisme dans le tranquille paysage de notre histoire. On aimerait que ce ne soit que cela…

    Mais quand une idéologie terroriste peut s’appuyer sur plusieurs États en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, sur une idéologie conquérante au sein du monde musulman lui-même en pleine expansion, y compris en Europe, sur des milliers de tueurs potentiels de nos listes S, est-ce encore comparable avec les terroristes basques ?

    Daech, ce n’est peut-être pas le IIIe Reich, M. Debray, mais cela n’a rien de rassurant et vous savez mieux que moi que si le nazisme et le stalinisme ont pu prospérer, c’est, en partie, grâce à la naïveté de certains dirigeants et de certaines élites.

    Pascal Célérier

    source : Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuuEuVVuVVKYkfAllI.shtml

  • Le paysage politique éclaté à 18 mois de la présidentielle

    La gauche de Hollande est au plus bas dans les sondages à 18 mois de la présidentielle. Mais à droite, l'unité est fragile. 

    Une gauche au pouvoir déchirée par son échec économique, une opposition de droite à l'unité fragile, une extrême droite montante secouée par une guerre dynastique: à un an et demi de la présidentielle de 2017, le paysage politique en France est plus éclaté que jamais.

    Hollande toujours au plus bas

    Le président socialiste François Hollande, qui tient lundi une conférence de presse semestrielle, aborde la rentrée avec une cote de popularité toujours extrêmement basse. Seuls 20% des Français souhaitent sa réélection, selon un sondage publié mercredi. «Sa marge de manoeuvre est très limitée sur tous les fronts (...) Il va jouer la carte de l'international mais ça n'aura pas de retombées», prédit le politologue Philippe Braud.

    Crédité par l'opinion d'une bonne action à l'international, le chef de l'Etat espère tirer profit d'un éventuel accord sur le climat à la conférence mondiale (COP 21) de l'Onu à Paris en décembre.

    Dans la perspective de 2017, il devrait s'engager lundi sur des baisses d'impôts de l'ordre de deux milliards d'euros l'an prochain. Objectif: faire oublier les 11 milliards ponctionnés sur les ménages après son élection en 2012 pour réduire le déficit du pays.

    Mais il reste lesté par son incapacité à «inverser la courbe» du chômage, toujours campé à 10%. Depuis des mois, le président a fait d'un tel recul la condition sine qua non de sa candidature à un second mandat. «Il ne peut pas s'appuyer sur grand-chose. Il n'y a pas beaucoup de choses dont les Français lui donnent crédit», estime Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris-Interactiv.

    Même le PS critique

    L'opinion n'est pas seule à douter de François Hollande. Sa politique économique continue d'être jugée trop libérale par l'aile gauche du Parti socialiste (PS). Battu à tous les scrutins depuis trois ans, le PS est menacé d'une nouvelle déroute en décembre lors d'élections régionales qui seront l'ultime test dans les urnes avant 2017.

    La majorité sur laquelle s'appuie le président est de surcroît fragilisée par l'étiolement du parti Europe-Ecologie-Les Verts, lui aussi divisé et tenté de faire cavalier seul ou de se rapprocher de la gauche radicale.

    Faux calme de la droite

    Face à cette «gauche en miettes», selon les éditorialistes, le tableau plus apaisé offert par l'opposition de droite, qui vise une large victoire aux régionales, tient beaucoup du trompe-l'oeil.

    Réunis samedi, les dirigeants du parti Les Républicains de l'ancien président Nicolas Sarkozy jurent vouloir parler d'une seule voix. Mais leurs rivalités sont aiguisées à un an de la primaire appelée à désigner leur «champion» pour 2017.

    Homme politique le plus populaire du pays, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, au profil modéré, continue de creuser son sillon face à M. Sarkozy, au discours plus à droite. «La paix armée risque de durer un certain temps. Le premier qui dégaine maintenant va affaiblir sa position. Après les régionales, ça va bouger», avance Philippe Braud.

    Contrer le FN

    Un enjeu crucial pour Les Républicains est de contrer le Front national (FN), le parti d'extrême droite europhobe et anti-immigrés qui surfe sur les crispations de la société française, majoritairement rétive à l'accueil des migrants tentant de rejoindre l'Europe. «La crise migratoire va peser. Elle fait monter le sentiment de compassion à l'égard des migrants mais en même temps, l'afflux effraie», relève M. Braud.

    «Il est intéressant de voir dans quelle mesure elle va avoir une incidence et structurer le débat dans les prochains mois», abonde Jean-Daniel Lévy. «Les Français sont tiraillés entre le regard qu'ils peuvent porter sur les migrants et l'idée que la France ne peut pas s'exonérer de ses responsabilités de +terre d'accueil+», explique-t-il.

    Le FN lorgne en décembre sur «quatre à cinq régions». Candidate dans le Nord, sa présidente Marine Le Pen, à qui tous les sondages prédisent une qualification au second tour de la présidentielle, joue gros.

    Attachée à «dédiaboliser» son parti, Marine Le Pen doit aussi s'extirper de la guerre familiale avec son père Jean-Marie, chef de file historique du FN exclu en août et qui refuse de rendre les armes.

    source : tdg.ch ::lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuEuVkEAEAuktpCLe.shtml