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30/09/2016

Bistro Libertés avec Anne Coffinier

Conférence à Paris ce 1er octobre

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22:51 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Immigration : le FN soutient le maire de Louveciennes

6a00d83451619c69e201b7c8998bc8970b-250wi.jpgLors de la réunion qui s’est tenue hier à la mairie de Louveciennes contre l’implantation d’un camp d'immigrés, Didier Palix, secrétaire FN de la 4eme circonscription des Yvelines a apporté officiellement le soutien plein et entier du FN à l’initiative de résistance des élus et de la population de ce secteur.

Le Front National, par la voix de François Simeoni, secrétaire départemental du Front National 78, appelle tous ses militants et sympathisants à soutenir sans réserve les actions qui seront menées dans les jours et les semaines à venir.

Voilà qui change du mot d'ordre de Thierry Perez, secrétaire FN de la 1ère Circonscription des Yvelines, qui demandait, lui, à ses militants de ne pas participer à la manifestation du 24 septembre à Versailles contre l'installation d'un camp d'immigrés. Alors même que, de son côté, François Simeoni annonçait aux organisateurs de cette même manifestation du 24 septembre sa participation ainsi que celle de Cyril Nauth, maire de Mantes-la-Ville et conseiller régional avec son équipe municipale, et Yasmine Benzelmat, conseillère régionale...

Michel Janva

Sevran : Bernard de La Villardière agressé en plein reportage sur l’islam

Lors d’un tournage sur l’islam à Sevran, Bernard de La Villardière et son équipe de « Dossier tabou » ont été agressés, ainsi que le montrent ces images :

http://www.altermedia.info/france-belgique

Le Sénat, paradis fiscal pour parlementaires fantômes

sénat-paradis-fiscal.jpgUne fois l’ouvrage d’Yvan Stefanovitch refermé, le lecteur reste très partagé. Les sénateurs sont-ils comme l’auteur les décrits : une armée de fainéants qui passent grassement à la caisse, se la coulent douce dans leur département ou sur les îles et qui ne veulent finalement rendre de compte à personne ? Ou bien l’auteur est-il à ce point jaloux d’un système dont on subodore qu’il ne pourra pas lui-même profiter, qu’il s’acharne sur une chambre Haute qui a entrepris sa transformation et qui avait fait nettement pire par le passé ?

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Ichtus : Colloque Catholiques en Action "Refaire le Politique" les 15 et 16 octobre 2016 à Paris

Si la vraie richesse se trouve dans ce que l'on vit, ce que l'on apprend, ce que l'on partage et ce que l'on transmet, alors ce colloque Catholiques en action est pour vous ! Et d'aborder ces deux journées comme le désirait Jean Ousset : " D'abord ne pas avoir peur ! Nous moquer des sarcasmes ! Ne pas déserter ! Rendre les rangs de la foule. Avancer résolument vers Jésus - Rester ferme dans la Foi "

Crise culturelle et civilisationnelle, primat de l'économie, faillite de la chose publique...le politique est-il en train de sortir de l'Histoire ?

Comment le refonder à l'heure où le danger nous menace ? Comment retrouver la grandeur du service politique ? Puisque " Le devoir du Christianisme est le Service ", les catholiques en action sont appelés à un Service politique : " N'ayez pas peur que le Christ règne sur vous! Une Société qui exclut Dieu n'est plus un bien pour le peuple. Soyez prêts à livrer chaque jour votre vie pour transformer l'Histoire " affirme le Cardinal Sarah.

Ils sont appelés également à un service social et culturel en profondeur pour contribuer à la reconstruction de la Cité dans tous les domaines : travail, éducation, famille, culture, action sociale...Dés lors, comment agir ?

Si donc vous êtes catholiques, ne le soyez pas à moitié, inscrivez-vous rapidement.

Eric Muth

Programme:

Samedi 15 octobre de 14H30 à 22HOO

Conférences

-  La politique n'est pas un taux de croissance. Matthieu Detchessahar

-  La politique, service concret de la Cité. Guillaume de Prémare

-  Le sens de l'engagement en politique et les moyens concrets de l'action. Clotilde Brossollet

-  Une politique au service de la Famille, une urgence pour la Cité. Ludovine de la Rochère

Forum des catholiques en action

-  Rencontre avec les leaders du mouvement social

-  Forum des Associations : avec juristes pour l'enfance, Espérance Banlieues, les Gavroches, Revue Limite, les Veilleurs, ActuAiles, l'Institut de formation politique, etc...

-   Séance de dédicaces

Dîner - concert

Dimanche 16 octobre de 9HOO à 12H30

-  Messe pour la France présidée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort

-  " Le devoir du Christianisme, c'est le Service ". Bruno de Saint Chamas

-   La France est faite pour la grandeur. Alexandre Dianine-Havard

Le dimanche après-midi :

On ne lâche rien ! Avec la Manif pour Tous, dans les rue de Paris.

Inscription au Colloque : www.ichtus.fr/formation/inscription-colloque-2016/      Tél: 0147637786  contact@ichtus.fr

Ichtus est une association à but non lucratif qui s'adresse à toutes les personnes, groupes ou association qui souhaitent s'engager au service de la vie sociale, politique et culturelle. Pour ce faire Ichtus propose une formation méthodologique, culturelle et intellectuelle, et encourage et facilite la mise en place de réseaux sociaux naturel, Ichtus n'est ni un mouvement, ni un parti, il ne donne aucun mot d'ordre. Ichtus a pour vocation de favoriser l'action des laïcs, afin de les aider à exercer leurs responsabilités en fonction de la place qu'ils occupent dans la société. Parfaitement fidèle au Pape et à l'Eglise, Ichtus a pour seule référence l'enseignement social de l'Eglise. Cet enseignement est accessible à tous les hommes de bonne volonté qui admettent l'existence et le bien-fondé de la loi naturelle.

Puissions-nous être en accord avec la grande Sainte Catherine de Sienne lorsqu'elle disait : " Ah! Assez de silence! Criez avec mille langues! Je vois qu'à force de silence le monde est pourri! "

http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/2167-i...

[Bordeaux] Juppé, le repris de justice

Hier soir dans Bordeaux, nos militants sont allés afficher le repris de justice Alain Juppé devenu maire de notre ville et aujourd’hui, candidat aux primaires de la droite et du centre.

 

Journal du Vendredi 30 septembre 2016 - Union Européenne / La Hongrie contre les quotas

L'élévation de l'âge légal de départ à la retraite n'est pas une bonne idée.

Les candidats aux primaires de la Droite et du Centre présentent des programmes qu’il n’est pas inutile de lire même si, nous le savons d’expérience, ceux-ci ne seront pas forcément appliqués, ou que les circonstances forceront à des révisions déchirantes, et les menaces renouvelées du commissaire européen aux affaires économiques, M. Moscovici, sur la question du déficit public de la France, si elles peuvent aussi servir d’avis, n’incitent guère à l’optimisme sur ce qui attend notre pays au sortir des épisodes électoraux du printemps 2017.

Que disent ces programmes du temps de travail et de la question (épineuse) des retraites ? Tous, de M. Sarkozy à M. Juppé, insistent sur la volonté d’augmenter le temps de travail des Français, sur le court comme sur le moyen terme, certains évoquant à nouveau l’idée de « travailler plus pour gagner plus » sans se poser la question de la relation au temps et au travail de chacun : je ne suis pas sûr que tous veuillent gagner plus, ou, plus exactement, qu’ils veuillent, même contre monnaie sonnante et trébuchante, travailler plus d’heures dans la semaine… En revanche, l’augmentation de la valorisation financière des heures supplémentaires, à l’époque de la présidence Sarkozy, avait visiblement permis une meilleure motivation et respiration des classes moyennes, y compris dans la Fonction publique, et son abrogation, au début de la présidence Hollande, avait été une erreur (la première mais pas la dernière…) qui devait plus au ressentiment du nouveau pouvoir à l’égard de l’ancien qu’à des considérations économiques ou sociales.

Néanmoins, au regard des différents programmes, je constate que l’orientation actuelle est désormais un peu différente : il s’agit d’abord de faire des économies plus que d’améliorer le pouvoir d’achat, et repousser l’âge légal de départ à la retraite est au programme de tous les postulants de la primaire de la Droite et du Centre. Ainsi, M. Juppé propose-t-il, comme son concurrent M. Fillon, le passage de 62 à 65 ans (en huit ans, entre 2018 et 2026, pour le maire de Bordeaux), quand M. Sarkozy propose 63 ans en 2020 et 64 ans en 2026… L’Union européenne avait, il y a quelques années et sous l’influence de l’Allemagne, évoqué 67 ans, ce qui est désormais une réalité dans de nombreux pays d’Europe, tandis que, aujourd’hui, la Bundesbank milite pour le passage de cet âge minimal de départ à la retraite à 69 ans, en deçà de la proposition de l’institut IW de Cologne, allemand lui aussi, de… 73 ans !

L’argument de la progression durant ce siècle de l’espérance de vie générale ne suffit pas à me convaincre de la nécessité de ce rallongement de la période de travail individuel, pour quelques raisons que je rappelle ici. Tout d’abord, évoquons ce fameux critère de l’espérance de vie, qui est une moyenne et qui reste incomplet, au regard des réalités vécues par nos concitoyens : en effet, il faudrait plutôt s’intéresser à l’espérance de vie en bonne santé (appelée aussi espérance de vie sans incapacité), et la prendre en compte plutôt que de l’ignorer comme les économistes et les politiciens le font systématiquement. En France, elle est de 62 ans et 5 mois, selon les derniers chiffres rendus publics il y a quelques années : il est d’ailleurs curieux que cette notion d’espérance de vie en bonne santé soit si méconnue du grand public et si peu valorisée, au risque de paraître « cachée », ce qui ne peut que nourrir les rumeurs et les phantasmes sur celle-ci et ceux qui feraient obstacle à sa bonne visibilité. 

D’autre part, comment peut-on évoquer le rallongement du temps de travail sur une vie quand le chômage frappe autant de nos concitoyens et amoindrit ainsi les cotisations destinées à financer les retraites en cours, tandis qu’elle pénalise, pour plus tard, les personnes actuellement dépourvues d’un emploi professionnel ?

En tout cas, ce n’est pas en retardant l’âge légal de départ à la retraite que l’on résoudra équitablement la question du financement des retraites et de l’accueil des retraités dans notre société. Ce qui ne signifie pas qu’il faille interdire, à ceux qui le souhaitent sincèrement, de partir tardivement, à l’âge de leur choix, en retraite ! Militer contre l’élévation de l’âge légal de départ à la retraite, c’est d’abord militer pour la possibilité d’un choix (partir ou rester au travail), et contre l’obligation de devoir poursuivre une activité professionnelle jusqu’à un âge qui, pour certains, est bien trop tardif au regard de leur santé ou de leur propre espérance de vie, ou même au regard d’un choix de vie qui peut consister à s’extraire d’une activité marchande ou tarifée, cela pour travailler ou vivre autrement, voire simplement "pleinement".

(à suivre : propositions pour financer les retraites et mieux accueillir les personnes âgées dans notre société)

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_cont...

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°445

Stups ou encore, le patron de la lutte antidrogue accusé d’être au cœur du trafic

«Libération» révèle le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente à un trafic d’Etat.
C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins. Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.
Le déclic
Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement. Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises. Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.
L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine. Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane H. dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition. Une première en Belgique, quelques jours avant le rapatriement de Salah Abdeslam dans les mêmes conditions. Entendu depuis à deux reprises par les enquêteurs, Sofiane H. est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’Ocrtis.
Le recrutement
Le parcours de Sofiane H. est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.
Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane H. se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.
Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane H. essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.
Extradé en France, Sofiane H. est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant. Contre toute attente, Sofiane H. bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis. Selon nos informations, Sofiane H. a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros. Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane H. va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry. «Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.
Le trafic
Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.
Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.
Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des «go-fast» à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui.
Les conséquences
Difficile d’imaginer qu’un commissaire loué pour sa prestance, son professionnalisme et sa connaissance des dossiers ait pu agir de la sorte sans l’aval de sa hiérarchie. Combien d’équipes sont tombées dans les pièges tendus par l’Ocrtis ? Combien de livraisons surveillées ont été autorisées ces dernières années sur la foi d’informations tronquées ? Combien de suspects sont désormais potentiellement libérables par des avocats pugnaces ?
Toutes les procédures judiciaires dans lesquelles le nom de Sofiane H. apparaît risquent en tout cas d’être fragilisées. Comme en juillet 2015, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé l’ensemble d’une procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de cocaïne par l’Ocrtis, dans l’affaire dite de la «coopérative». «Une provocation policière», avait estimé les magistrats pour motiver leur décision, soulignant le rôle «déterminant» de l’Office dans la mise en place du trafic. A l’époque, cet arrêt avait mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir leurs méthodes soudainement retoquées par la justice. Cette nouvelle affaire, autrement plus sensible, risque de relancer sérieusement le débat.
Emmanuel Fansten

Islam : Bernard de La Villardière a osé lever le Tabou !

Il faut absolument regarder ce reportage qui, depuis sa diffusion, enflamme les réseaux sociaux.

Tabou : « Interdit d’ordre moral ou religieux frappant des actions, des objets, des lieux. L’enfreindre est sacrilège et exposerait à une sanction lourde des hommes ou des dieux. » Voilà pour la définition du dictionnaire.

Tabou, c’est aussi le titre du nouveau magazine de Bernard de La Villardière proposé sur M6. Un gros pavé dans la mare du conformisme et de la bien-pensance.

Pour ce premier numéro : « L’islam en France : la République en échec. »

Deux heures de reportage pour (tenter de) faire le tour de cette épineuse question, du port du voile au bidonnage de l’État sur les fameux « quartiers dédiés » de nos prisons, en passant par la compromission des élus et le financement détourné des lieux de culte.

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Manuel de bioéthique : la Fondation Jérôme Lejeune attaque les diffamations en justice

Mme Danièle Gaudry, membre du Planning familial, a prétendu sur France Info que le manuel bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune comporte des « contre vérités scientifiques », et l’a qualifié de « manuel de manipulation de la jeunesse ».

6a00d83451619c69e201b7c89998da970b-200wi.pngPar ailleurs Mme Laurence Rossignol, ministre des familles de l’enfance et du droit des femmes, a dénoncé dans Libération ce « document de propagande ».

Face à ces déclarations injustes, relevant de la diffamation, la Fondation Jérôme Lejeune décide d’aller devant la justice.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune précise :

« Ce manuel a été élaboré avec des  experts français et internationaux : médecin, chercheur, juriste, bioéthicien, philosophe. Il vise à présenter les différents enjeux bioéthiques de notre époque, par exemple la recherche sur l’embryon, l’euthanasie, le don d’organe. Dans cette perspective, le manuel vise à présenter la réalité de l’avortement, pour éclairer les consciences, sans juger les personnes.

Publié il y a dix ans, plusieurs fois réactualisé pour prendre en compte les évolutions législatives et les changements sociétaux, il n’a jamais fait l’objet de contestations.

Depuis l’origine il a remporté un grand succès (environ 500 000 exemplaires), et a été traduit en plusieurs langues. La Fondation Jérôme Lejeune se félicite qu’il puisse être distribué dans des établissements scolaires qui partagent comme valeur la défense de la vie. »

Pour le commander, cliquez ici

Michel Janva

Piero San Giorgio Les Femmes et le combat

14:47 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

« Mais qui sont les assassins de l’école ? » de Carole Barjon

Carole Barjon, journaliste à L’Obs, est partie à la recherche des grands nuisibles qui ont démantelé l’Éducation nationale. Et elle en donne les noms !

 Assassins-de-lEcole.jpgMais qui sont les assassins de l’école ? (Robert Laffont) se demande Carole Barjon. Rassurons tout de suite le lecteur : à cette question l’auteur répond en alignant nommément tous ceux qui, depuis quarante ans, ont empilé réforme sur réforme, affirmations hasardeuses sur certitudes accablantes afin que nos enfants, comme le prédisait Marc Le Bris en 2004, ne sachent plus lire ni compter.

Et pas même « vivre ensemble », cette tarte à la crème de ces faux pédagogues que sont les pédagogistes, au pouvoir Rue de grenelle – et sans interruption – depuis que René Haby a institué le collège unique. Non. Juste le vide.

L’insoutenable légèreté des bonnes intentions

« Un crime », dit Carole Barjon. Oui : les assassins dont elle brosse brillamment le portrait sont des tueurs en série qui ont bousillé déjà deux générations, et qui comptent bien sur l’actuelle réforme du collège, si on la laissait prospérer, pour en flinguer une troisième.

Carole Barjon se présente, dès les premières pages où elle raconte sa stupéfaction devant les déclarations des maîtres de ses enfants, comme un Candide égaré au pays des idéologues. Mais les secrets les mieux gardés finissent par filtrer. François Bayrou a eu beau « enterrer promptement », pour ne pas « insulter » les instituteurs, le rapport sur l’illettrisme qui, déjà en 1996, expliquait que « 15 à 20 % d’élèves de chaque génération ne maîtrisent pas la lecture à l’entrée au collège », ça a fini par se savoir – à force de recevoir des mails illisibles, des demandes d’emploi phonétiques, et de constater que des journalistes, même d’un grand quotidien de référence, bousculaient l’orthographe. Il ne s’agissait pas pourtant d’incriminer les individus, mais les méthodes prônées par les IUFM, qui d’innocents stagiaires faisaient, malgré eux, des instituteurs – heureusement camouflés en « professeurs des écoles ».

Carole Barjon n’instruit pas le dossier, a priori, à charge. Elle a cherché à comprendre ce qui avait bien pu pousser des militants de gauche, « inspirés à l’origine par les meilleures intentions du monde », sincèrement épris du bien-être des classes laborieuses, à « compromettre l’apprentissage de la langue française », mais aussi à « aggraver les inégalités – à instituer de fait un système qui avilit encore davantage ceux qui n’avaient aucun bagage et privilégie davantage les « héritiers », objets de leur suspicion. À instaurer, dit le philosophe Marcel Gauchet qu’elle cite fréquemment et avec bonheur, une vraie « fracture éducative ». Comme elle le dit fort bien, « ceux qui voulaient rendre l’école moins inégalitaire en sont arrivés à la rendre plus injuste ».

Les grands nuisibles

Parmi les insectes rongeurs, il y a des institutions prises en vrac – l’inspection générale, par exemple, dont Chevènement confiait déjà à Sophie Coignard il y a cinq ans : « Quand j’étais ministre de l’Éducation nationale, j’ai tout de suite vu que la moitié des inspecteurs généraux étaient à pendre, et l’autre à fusiller. » Je ne suis pas si catégorique – j’en ai connu, comme Pascal Charvet ou Anne Armand, qui tâchaient de protéger les enseignants entrés en résistance contre les bonnes intentions mortelles des ministères successifs. Mais le fait est que l’inspection générale de Katherine Weinland, d’Anne Vibert valait son pesant d’arsenic, comme le disait jadis madame de Rambouillet.

Puis il y a l’essaim des prédateurs connus. Christian Forestier, « l’insubmersible », chouchou de tous les régimes, qui, sous Bayrou-Lang et encore aujourd’hui, « a appuyé le mouvement pédagogique, cautionné les nouvelles règles d’enseignement de la lecture à l’école primaire et du français au collège ». Le voici à la fois conseiller occulte des ministres de gauche et président du conseil scientifique de la Fondation pour l’école, émanation du très libéral Institut Montaigne : de l’art et de la manière de garder toujours deux fers au feu. À lui le mérite d’avoir empêché Gilles de Robien de promouvoir dès 2006 la méthode alpha-syllabique.

En cela, il a été puissamment aidé de Roland Goigoux qui, du bout des dents, consent à admettre que oui, peut-être, « on » a été trop catégorique en matière de méthode à départ global… Goigoux, le deus ex machinade l’enseignement de la (mauvaise) lecture. L’homme à qui une génération entière, nourrie de Ratus et deCrocolivre, doit de ne lire jamais qu’avec ses pieds – et comme un pied. Viviane Bouysse, autre inspectrice générale, « impératrice du primaire », a puissamment épaulé – et encore aujourd’hui – ces deux idéologies inspirées par les théories fumeuses de Jean Foucambert et de sa méthode « idéo-visuelle ». Ou d’Éveline Charmeux, le gourou hystérique des dyslexies provoquées.

M le Maudit

Sans oublier l’homme par qui le scandale est vraiment arrivé – Lionel Jospin et sa loi de juillet 1989, bel anniversaire ! L’homme qui a mis l’élève au centre du système et le « constructivisme » (l’élève construit seul son propre savoir) sur un piédestal. L’homme qui a inventé les IUFM, sur les conseils de l’ineffable Philippe Meirieu – « M le Maudit », s’amuse Carole Barjon –, qui préconisait d’apprendre à lire dans les notices d’appareils ménagers (Carole Barjon a retrouvé la trace exacte de cette monstrueuse proposition) parce qu’il faut « partir de ce qui intéresse les masses » : jamais le mépris du peuple dans la bouche d’un homme de gauche ne s’est exprimé avec une telle pureté.

Et il y a encore le cas des deux Alain – Alain Boissinot et Alain Viala. Le premier, inspecteur général, caution « pédago » chez Bayrou, indégommable depuis, a recruté le second, alors professeur de littérature du XVIIe siècle à Paris-III (il venait de publier Racine, la stratégie du caméléon, dont on se demandera toujours si c’était un ouvrage de dramaturgie ou le début d’une autobiographie). Ensemble, ils ont modifié en profondeur l’enseignement du français, appliquant à la lettre les consignes héritées (si je puis dire) de Bourdieu, le gourou à distance de tous ces idéologues coupés du réel.

Comme le dit très bien l’ancien recteur Alain Morvan, interviewé par l’auteur, « on a remplacé une culture élitaire par une culture anti-élitaire qui est franchement élitiste ». Les programmes de français du collège ont été rédigés par un émule de Meirieu – Jean-Michel Zakhartchouk. Déjà retraité, jamais retraité.

J’allais oublier François Dubet, le sociologue de service, « le vrai penseur organique du ministère de l’Éducation », dit encore Marcel Gauchet. L’homme des IUFM et de la loi Jospin, du socle commun qui a abaissé sous le niveau de la mer le seuil d’exigence, et des « compétences » conformes aux diktats de Bruxelles. Carton plein. Pour lui, « les contenus du collège devaient être adaptés à « ce que doit savoir le plus faible des élèves quand il en sort »,  expliquait cet augure en 2001. Mission accomplie.

Tous insubmersibles, parce que « les ministres passent, les pédagos restent », dit Carole Barjon avec perspicacité. Aujourd’hui sont encore au pouvoir Florence Robine (à la tête de la DGESCO) et Michel Lussault, concepteur des nouveaux programmes, l’homme qui n’aime ni la nation ni les Lumières, et qui change en cet automne tous les programmes de tous les niveaux à la fois.

Même Denis Paget, qui a contribué aux travaux de cette commission d’apocalypse, a murmuré à Barjon que c’était « une première et une folie ». Même Jack Lang, que l’on croyait proche du pouvoir en place, lui a affirmé que c’était « un pur scandale ».

Un enfant scolarisé aujourd’hui bénéficie, rien qu’en primaire, de 630 heures de français de moins qu’un enfant des années 1960.

Retenez bien tous ces noms : un vrai gouvernement de salut public, comme en 1793, serait bien avisé de leur demander des comptes. Parce que ce n’est pas seulement l’école qu’ils ont assassinée, c’est la France – et cela s’appelle de la haute trahison. Quant à celles et ceux qui se sont opposés à eux depuis trente ans… Tous réacs ! Fachos, même !

De pseudo-z’intellectuels sans doute.

S’appuyant sur les travaux incontestables de l’association Sauver les lettres, Carole Barjon explique, niveau par niveau, qu’un enfant scolarisé aujourd’hui bénéficie, rien qu’en primaire, de 630 heures de français de moins qu’un enfant des années 1960. Presque deux ans ! Quand il sort aujourd’hui de CM2, l’écolier français a eu autant d’heures de français que son homologue de CE2 en 1968.

Ils ont tiré sur la République !

Alors oui, il faut impérativement réécrire les programmes du primaire, rallonger la semaine – passée de 30 à 24 heures de cours – et consacrer la moitié des cours à faire du français, de façon systématique et répétitive – ce n’est pas une offense, ce n’est pas une injure, c’est nécessaire pour créer un réflexe qui persistera tout au fil de la vie, et que l’on pourra transférer, par exemple, dans un apprentissage décent des langues étrangères. Comment, s’indigne Carole Barjon, un collégien peut-il comprendre qu’un adjectif épithète anglais ne s’accorde pas quand il ignore qu’en français c’est le contraire ? Il faut faire de la grammaire de façon méthodique, de la « grammaire de phrase », et non cette « grammaire de texte » où au hasard on picore pour expliquer tel fait grammatical non connecté aux autres. Il faut faire des dictées, encore et encore, et ne pas se contenter, comme le dit avec naïveté ou cynisme telle conseillère de Vallaud-Belkacem, d’un effet d’annonce « pour le grand public ».

Mais, surtout, il faut se méfier d’une chose, comme le souligne pertinemment Carole Barjon :à démanteler l’école de la République, on a ruiné le modèle jacobin, de façon à mettre en place la possibilité d’une école décentralisée, dépendante des initiatives locales, une école à deux, trois, dix vitesses en fonction de vos revenus et des impératifs communautaires. Oui, ces « assassins » n’ont pas seulement cherché à tuer l’école : ils ont tiré sur la République, sur les savoirs, sur la laïcité, et ont fabriqué la génération intenable qui cherche, dans un jusqu’au-boutisme d’adolescents perpétuels, à combler le vide creusé dans leurs caboches par les grands fossoyeurs dont Carole Barjon tire magistralement le portrait.

Jean-Paul Brighelli 24/09/2016

Mais qui sont les assassins de l’école ?, Carole Barjon, Laffont, 24/09/2016, 234 pages.

Jean-Paul Brighelli est ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint Cloud, agrégé de lettres modernes, enseignant et essayiste et fut révélé au grand public lors de la parution de La Fabrique du crétin.

Source : Le Point

http://www.polemia.com/mais-qui-sont-les-assassins-de-lec...

2030: Les immigrés et les cas sociaux majoritaires en France?

Impossible de savoir de quoi l'avenir sera fait. Il y a trop de facteurs en jeu, trop d'imprévus, trop d'incertitudes. Cependant, on peut esquisser un assez probable tableau de ce que deviendra notre pays dans un futur plus proche qu'on ne le pense. Et un pays est avant toute chose la somme des populations qui y vivent. Partant de là, on se dit que le cauchemar ne fait que commencer... La situation actuelle nous apprend trois choses fondamentales :

1 – Le pourrissement et la décrépitude de la France sont solidement ancrés et rongent les forces vives de notre pays à une vitesse inquiétante. La France change et les « Français » aussi. Entre le grand remplacement et la dégénérescence inexorable d'une partie de la population « de souche », on se dit que la célèbre formule de Robert Dun prend tout son sens : « Il est plus tard que vous ne pensez ».

2 – En 40 ans, notre pays a complètement changé. Quatre décennies ! Ce n'est rien à l'échelle de la vie d'un peuple. A ce rythme-là, on se dit que 20 ou 30 ans de plus suffiraient à anéantir tout ce que la France a été....

3 - L'oligarchie est la principale responsable du marasme total dans lequel se débat la France depuis si longtemps. Si tout ce que nous connaissons n'est pas le fruit d'une conspiration, on peut toutefois vérifier chaque jour à quel point l'état de notre pays est dû à la nullité et à l'incompétence des pseudo-élites qui nous gouvernent mais surtout à l'idéologie qui les porte: mélange de marxisme culturel et de soumission à l'étranger. Un pays mal dirigé et trahi depuis des décennies a toujours peu de chances de briller... C'est une évidence historique. Notons cependant que lorsque le peuple ne fait rien pour se préserver et accepte quasiment tout sans broncher, la situation est encore pire. C'est l'histoire récente de la France. Elle aura des conséquences abyssales sur l'avenir. Si avenir il y a.

On le sait: la démographie, les déplacements de personnes à grande échelle et la surpopulation seront les enjeux du XXIème siècle dans le monde entier. Nous allons donc tenter d'aller à l'essentiel: à quoi ressemblera la population française ne serait-ce que dans 20 ans ? Les quelques éléments ci-dessous n'ont aucunement la prétention de faire le tour de la question mais simplement d'apporter quelques éléments de réflexion.

I. Déclin du talent et fuite des cerveaux

Le premier facteur de réponse se trouve dans une évidence rarement formulée : le déclin du talent (je reprends ici à dessein le titre du livre de H.F. Günther). Toute notre société en témoigne. La France devient peu à peu un pays de sous-doués qui ne pourra éternellement vivre sur ses acquis anciens. La baisse du QI moyen français en 20 ans (4 points en moins pour une moyenne de 98 désormais) a certes de multiples causes mais ne viendra pas démentir mon propos.

L'école (qui n'est que le miroir de la société voulue par le Système) est en crise, elle produit des générations d'analphabètes et de crétins... Oui, ceux qui seront la France de demain... L'abrutissement n'a jamais été si profond chez une population qui n'aspire bien souvent qu'à consommer et à se laisser porter par les vagues du Système. C'est l'inculture satisfaite qui domine aujourd'hui. Nous en avons déjà parlé. Les Français n'ont le goût de rien, ni de penser, ni de créer, ni de travailler. Ils sont trop fatigués. Ils transmettent tout cela à leurs enfants...

En parallèle, les cerveaux quittent la France. Adieux diplômés et chercheurs remplacés par migrants et chômeurs exotiques! Tous ces cerveaux ne reviendront jamais. Ils constituent une perte irréparable, d'autant que leur nombre ne fait qu'augmenter. “Le flux net sortant annuel des personnes nées en France a doublé entre 2006 et 2011 pour s’établir à près de 120 000 personnes en 2011” lit-on dans le Figaro. Si l'on s'en tient à ces chiffres, ce sont donc plus d'un million d'individus parmi les plus qualifiés que l'on perdra en 10 ans. Qui restera-t-il à votre avis ?

II. L'explosion de l'assistanat

Face à une conjoncture économique désastreuse nourrie des conséquences de la mondialisation et de la nullité des pouvoirs publics dans le domaine de l'emploi, la France compte 10% de chômeurs soit 6,5 millions de personnes (toutes catégories confondues).

Parmi ceux-ci, ne nous voilons pas la face, existe un nombre conséquent de gens qui ne font rien, ne cherchent pas de travail et vivent aux crochets de la collectivité. Prenons d'abord les chiffres officiels de la CAF : fin 2015, plus de 2,5 millions de foyers français sont allocataires du RSA ! 2,5 millions de foyers, c'est au moins 7 à 8 millions de personnes, non ?

L'assistanat est devenu un problème majeur pour la France. Nous en avions déjà parlé dans notre article Métier ? Assisté. Les profiteurs professionnels sont de plus en plus nombreux et pondent des tas d'enfants qui seront eux aussi voués à suivre les traces de leurs géniteurs: ne rien faire et profiter du Système ! Ce phénomène est inquiétant de par son ampleur mais surtout de par son caractère profond: ces populations d'oisifs et de cas sociaux dégénèrent de génération en génération! L'oisiveté est la mère de tous les vices dit l'adage... C'est ce que nous avons appelé la « cas-socialisation de la France ». Une triste réalité qui pose déjà d'épineux problèmes car l'aide à outrance constitue un appel d'air pour l'immigration et fait dégénérer des millions de Français.

Le Système continuera sa politique d'assistanat malgré tous les problèmes posés par celle-ci (problèmes financiers notamment, voyez comme les départements sont asphyxiés par le paiement de ces aides). C'est une évidence : les bénéficiaires du RSA et du reste seront de plus en plus nombreux. Plusieurs raisons à cela :

-Le chômage endémique et tout ce qui découle des décennies de libéralisme qui ont mis la France à genoux.

-La facilité de vivre sans rien faire grâce à des aides mirobolantes. Y'a bon la sécu! comme dirait le Docteur Merlin! Français ou étrangers, venez tous vous abreuver à la source du pognon facile. Aucune contrepartie n'est demandée !

-La volonté de l'Etat de garder sous perfusion financière des millions de personnes. Celles-ci sont, de fait, ses obligés. Les masses oisives sont tenues en laisse en quelque sorte. Si elles ne percevaient rien, elles seraient à même de déclencher d'importants troubles sociaux. RSA = un des ingrédients de la paix sociale.

Le redressement économique et moral de notre pays ne semblant pas prévu pour demain, la France sera dans 20 ans un pays qui crèvera littéralement de ses assistés, tant financièrement que socialement et culturellement. Le pain et les jeux seront plus que nécessaires pour tenir la plèbe exotique et crasseuse! Autant dire que ce n'est pas un atout pour notre avenir...

III. La France colorée

Qui fait des tonnes d'enfants aujourd'hui, mis à part les cas sociaux? Les immigrés extra-européens. Ces derniers, on le sait, sont majoritairement des assistés professionnels. Il suffit de constater à quel point les départements les plus touchés par l'immigration sont souvent ceux où les aides sociales sont les plus développées (Seine-Saint-Denis, Nord...).

Aujourd'hui, les chiffres des naissances non-blanches font froid dans le dos. On les connaît grâce au dépistage de la drépanocytose qui est une maladie génétique ne touchant quasiment que les populations africaines ou antillaises. La France interdisant les statistiques ethniques, c'est le seul moyen pour nous de savoir quelle est l'ampleur du grand remplacement. Les chiffres ci-dessous sont édifiants (source)! En 2015, près de 40% des enfants nés en France n'étaient pas d'origine européenne! Des régions comme la PACA (52%!) ou l'Ile-de-France (73%!) semblent condamnées à court terme à devenir des enclaves africaines où les Blancs seront en grande minorité. Le reste du pays suit la même trajectoire... L'africanisation de la France, prévue dans les années 1930 déjà par un Céline, est devenue réalité. Imaginez dans 20 ans...

Le fait est que même si les frontières étaient fermées aujourd'hui, nous serions tout de même condamnés à l'africanisation. Il y a certes peu de risques qu'elles le soient de sitôt... Les migrations continueront et viendront accélérer la mise en minorité des Blancs. La tour de Babel au lieu de la tour Eiffel! N'oublions pas pour finir que la population « de souche » est vieillissante et qu'elle ne peut faire face, à terme, au flot continu de populations jeunes qui lapinent à tout va. Aujourd'hui déjà, si le taux de natalité français (dont se félicitent politiciens et médias) est supérieur à celui de certains pays voisins, c'est bien grâce à l'apport africain...

IV. Villes et campagnes

La population française étant urbaine à 80%, il est utile de se questionner sur l'avenir de nos villes, là où le changement est toujours le plus rapide. En 40 ans, elles ont tellement évolué... en mal. La fuite de la population blanche de celles-ci ne va faire que croître. Cloaques immondes bourrés de toutes les races sombres et vendues au mondialisme financier et cosmopolite, les métropoles verront leur population se transformer comme jamais. Elles perdront peu à peu leur identité, bafouée par les influences extra-européennes et le phénomène bobo, à l'image de ce qui se profile depuis des années. La gentrification de certains quartiers s'accélérera probablement, menée par tous ceux qui s'accommoderont de la situation grâce à leurs revenus élevés. Pour le reste, ce sera la direction du bidonville... Normal, la France devient un pays digne du tiers-monde.

Les Blancs « normaux » continueront quant à eux leur exode dans ce que le géographe Christophe Guilluy a appelé « la France périphérique ». Les temps seront de plus en plus durs, il va falloir payer et supporter le poids des diverses chances pour la France dont on vient de parler... Le dictature du Système risque en outre de s'intensifier... Campagnes et zones périurbaines profondes deviendront les bases de repli de tous ceux qui voudront se séparer de ce que le Système aura fait de notre pays. C'est là que les Blancs les plus conscients s'organiseront face à une France qui n'en aura plus que le nom et qu'ils pourront retrouver leurs racines et traditions... ainsi qu'un sens à la vie! En attendant de résister activement et non plus passivement à leur disparition programmée? Espérons-le, le temps presse. Il n'a jamais été si tard.

Rüdiger / C.N.C.

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L'Heure la plus sombre n°47 – Émission du 26 septembre 2016 – Louis-Ferdinand Céline

Sondage : pour Hollande, c’est plié. Mais qui se chargera de le lui dire ?

Pour François Hollande, les sondages se suivent et se ressemblent. Sauf sur un point : à chaque nouvelle vague, il descend d’un cran.

Le dernier en date, une enquête Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, enfonce le clou. Quelle que soit la configuration (avec ou sans Bayrou ou Macron, que le candidat LR soit Juppé ou Sarkozy, etc.), il navigue entre 10 et 13 %. Du jamais vu pour un Président sortant.

Surtout, les uns après les autres, ses rivaux de gauche le disqualifient. Il y a un mois, c’était Montebourg. Et ce sondage vient confirmer que M. Montebourg, pour la primaire PS, ferait jeu égal avec lui, et que M. Hollande ne recevrait, pour le second tour de cette primaire, aucun report des voix de la gauche de la gauche. Et de ce côté-là, hors PS, M. Mélenchon aussi ferait jeu égal avec lui, 12-13 %.

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Civitas défend les habitants d'Allex contre l'invasion migratoire

La Région Pays de la Loire a encore financé le Pass contraception

La majorité Les Républicains des Pays de la Loire, présidée par Bruno Retailleau, a attribué une nouvelle subvention de 80 000 euros pour le Pass contraception, qui avait déjà reçu 28 000 euros au mois de juillet dernier.Sans oublier les 98 000 euros que la majorité a versé au Planning familial en avril 2016. Avec un chiffre constant du nombre d’avortement chaque année en France, de l’ordre de 200 000, le FN pose la question de l’efficacité de ces actions s’adressant à des mineurs, en dehors de l’autorité parentale.

La Région a-t-elle l’intention de subventionner aussi des associations qui proposent un logement, un soutien matériel et des alternatives sociales à l’avortement, pour les jeunes femmes qui souhaitent garder leurs enfants, mais qui n’en ont pas les moyens financiers ? 

Infolettre vidéo du groupe Front national-Rassemblement Bleu Marine au conseil régional des Pays de la Loire de septembre 2016 :

Michel Janva

Deux islams inconciliables ?

L’Islam religion de la conquête, chacun le sait aujourd’hui, est tenté par un vrai projet de réforme. Après Al Sissi en Égypte voici Mohammed VI au Maroc. Le commandeur des croyants ne mâche pas ses mots.

Les musulmans modérés ? On peut toujours les accuser de taqqyia, on peut penser qu'ils mentent volontairement pour mieux cacher la vraie nature de l'islam dont ils sont complices plus ou moins clairement. On peut aussi comprendre qu'ils prennent des risques, que les zelanti islamistes ont tôt fait de les traiter de kouffars et d'abréger leur séjour terrestre et que ces musulmans-là ne veulent pas forcément mourir. J'ai donc pris au sérieux le témoignage de Al Sissi à la Noël 2014-2015, demandant que les musulmans en restent au dîn, le cœur de la religion et ne deviennent pas des fanatiques de la charia. N'est-ce pas une timide tentative de faire comprendre l'urgence d'une réforme de l'islam ?

Cette fois, c'est un autre responsable politique, qui est en même temps un grand chef religieux, Mohammed VI, roi du Maroc. Pour lui, les terroristes sont « des individus égarés, condamnés à l'enfer pour toujours ». C'est à l'occasion d'un solennel Discours à la nation, au mois de juillet dernier qu'il a essayé de raisonner ses compatriotes. Justement, comme on sait, certains terroristes sont marocains ou franco-marocains, comme ce Larossi Abbala qui, le 13 juin dernier, a tué le couple de policiers de Magnanville, avant de laisser sur you-tube une sorte de testament délirant, qui montre bien son mysticisme religieux islamique. Profitant de sa double casquette, politique et religieuse, le roi du Maroc insiste : « les terroristes qui agissent au nom de l'islam ne sont pas des musulmans et n'ont de lien avec l'islam que les alibis dont ils se prévalent pour justifier leurs crimes et leurs insanités ». Et d'ajouter, en citant le meurtre du Père Hamel : « Ceux qui incitent au meurtre et qui font du Coran et de la sunna [la loi des sunnites] une lecture conforme à leurs intérêts ne font que colporter le mensonge. C'est cela la vraie mécréance. » Je cite ce discours pour remarquer que, pour l'instant, on n'entend pas de tels propos de la part des fameux imams de France. Traiter Daech de kouffar, c'est étonnant de la part d'un Commandeur des croyants, parce que... c'est risqué. Et le retour du bâton est prévisible. Attaquer Daech, quand on est musulman, c'est s'exposer au pire.

En lisant Mohammed VI et en se souvenant que son père Hassan II tenait des discours semblables, on se prend à rêver d'un islam de paix, celui justement que François, pape, avait salué avec emphase et sans jamais une critique, en appelant le Coran « un grand livre prophétique de paix » (après son voyage en Turquie au mois de décembre 2014). Existera-t-il un monde où le Coran puisse être un livre de paix ?

Daech préfère Benoît

Tant que Daech fait parler la poudre, ce sera difficile à concevoir. Le dernier numéro de Dabik, leur revue eschatologique (qui porte le nom du village syrien d'où doit partir la fin du monde) porte sur le christianisme. Il faut  « casser la croix » disent-ils. Ce n'est pas un hasard si ce numéro sort au début du mois d'août quelques jours après le sacrifice du Père Hamel. Le plus cocasse est qu'à cette occasion, les djihadistes s'érigent en arbitre des élégances au sein de la théologie chrétienne, en désignant le pape Benoît comme celui qui avait raison concernant la nature de l'islam : et de citer le pape Benoît XVI dans son livre Foi, vérité, tolérance, où il expliquait que la démocratie « contredit l'essence de l'Islam, qui n'a tout simplement pas le principe de séparation entre sphère politique et sphère religieuse que le christianisme possède depuis le début ». Après cette citation, tombe la conclusion des djihadistes : « Même si c'est un menteur, Benoît l'incroyant a certainement dit la vérité sur ce sujet, montrant par-là que beaucoup d'apostats de l'islam, comme les imams occidentaux ou les professeurs de prétendues universités islamiques, ont une bien moindre compréhension de l'islam que lui ». En revanche, Dabik n'a pas de mots trop durs pour le pape François, « qui se cache derrière un voile trompeur de bonne volonté ». En guise de commentaire à ce jugement péremptoire ? La photo où François serre la main de l'imam de la mosquée Al Azhar au Caire, Ahmed el Tayeb, considéré, lui aussi, d'ailleurs, comme un apostat.

Comment comprendre ce chassé-croisé ? L'œcuménisme à la mode Daech nous réserve sans doute quelques surprises, et peut-être, pour le pape François, pourtant tellement laudateur de l'islam, des surprises un peu désagréables... C'est que, bien sûr, notre œcuménisme n'est pas le leur et le dialogue de sourds peut durer longtemps. Reste que pour Daech, le plus grand danger, c'est l'islam modéré et ceux qui le servent. 

Claire Thomas monde&vie 1er septembre 2016

08:20 Écrit par pat dans actualité, islamisme, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

MASSACRES DES HARKIS EN ALGERIE : CONSEQUENSE D’UNE IGNOBLE FELONIE !

Le bloc-note de Jean-Claude Rolinat

Le Président de la République, ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, locataire provisoire de l’Elysée jusqu’en mai 2017, vient de rendre un hommage solennel – comme par hasard à quelques mois de l’élection présidentielle ! – aux harkis. Sous ce terme ont été regroupés tous les combattants musulmans de l’Armée française en Algérie française. Mieux, il a reconnu la responsabilité de la France dans les massacres qui ont suivi l’entrée en vigueur des accords d’Evian le funeste 19 mars 1962. Acte paradoxal de la part du Président, alors que son gouvernement a officialisé cette même date honteuse du 19 mars comme celle marquant la fin d’une guerre qui, pendant longtemps, fut maquillée par le terme générique, les « évènements d’Algérie ». Déjà une nouvelle trahison de cette« Ripouxblique » comme dirait Jean-Marie Le Pen….Toutefois, ne boudons pas notre satisfaction. Par la voix du Président légal, sinon légitime, de l’Etat français, notre pays reconnait sa responsabilité dans le massacre des harkis perpétré juste après la date d’entrée en vigueur des accords d’Evian, tuerie de masse que l’on s’accorde à chiffrer par dizaines de milliers de victimes dans des conditions monstrueuses. (Certains avancent le chiffre, énorme, de 150 000 victimes civiles et militaires musulmanes. Ca fait froid dans le dos ! Mais n’entrons pas dans cette sordide querelle des chiffres). Ces exécutions ne sont pas sans évoquer l’actuelle barbarie de Dae’ch. « Bon sang » si l’on peut dire, ne saurait mentir » et les tueurs de l’Emirat islamique sont bien les dignes héritiers des assassins du FLN ! (Même « technique » de décapitation). Comment imaginer que des êtres humains se soient acharnés avec une telle violence démoniaque sur « leurs frères » en religion, leur infligeant d’indescriptibles mutilations et que, une fois leur forfait accompli, ils aient pu regagner impunément leurs foyers ? Et pourtant, la France comme le « Gouvernement provisoire de la République algérienne », l’instance exécutive du FLN, s’étaient engagés par leurs signatures à garantir les droits et libertés des personnes : -«  nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque en raison d’opinions émises à l’occasion des événements survenus en Algérie, avant le jour du scrutin d’autodétermination, d’actes commis à l’occasion des mêmes évènements, avant la proclamation du cessez-le-feu. Aucun Algérien ne pourra être contraint de quitter le territoire algérien, ni empêché d’en sortir »….Les textes étaient clairs, limpides. Violés dès la première heure de leur prétendue application. VERITAS, le Comité national pour le rétablissement de la vérité historique, s’indigne à juste titre dans son communiqué  du 27 septembre 2016, que « pour l’homme civilisé, un tel acharnement, d’aussi bas instincts, répugnent simplement à être évoqués » et, plus loin, ne comprend pas, ne « s’explique pas de pareilles horreurs perpétrées sur des hommes qui, la veille encore, étaient leurs voisins ou leurs amis ». La trahison gaulliste – comment désigner autrement la volte-face du premier Président de la Vème République ?- a ouvert la porte aux ouvriers de la 25èmeheure, à ceux qui devaient donner des gages au vainqueur et faire oublier leur attentisme sinon leur collaboration avec la France. L’ignominie a été accomplie par les autorités françaises qui ont menti aux harkis et à leurs familles, les regroupant, puis les désarmant comme pour mieux les livrer aux égorgeurs du FLN. Heureusement, un grand nombre de cadres a sauvé l’honneur en refusant d’abandonner leurs hommes et a transgressé les ordres reçus. Quels étaient-ils ces ordres ? Rappelons que le ministre Louis Joxe, le père du calamiteux ministre mitterrandien de l’Intérieur, ministre des affaires algériennes, adressa le l6 mai 1962 le télégramme suivant au Haut-Commissaire de France en Algérie, Christian Fouchet : -« Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut-Commissaire rappeler que toute initiative individuelle tendant à installation métropole Français musulmans strictement interdite. En aviser urgence nos chefs SAS et commandants unités ».

COMME LES ANGLAIS AVEC LES « VLASSOV »….

Peut-on imaginer pire félonie ? Il est vrai, par exemple, que le Royaume-Uni livra des prisonniers de guerre russes de l’armée Vlassov à la vengeance de Staline. Perfide Albion, perfidie gaulliste ! Le voile du silence, le mensonge, recouvrirent un temps, un temps seulement, ces tragiques circonstances tout comme les massacres d’Européens à Oran dès les premières heures de la proclamation de « l’indépendance ». Les victimes comme les coupables, survivants, ont vieilli. Mais la vérité dans toute sa lumière, exigerait que soit désignés celles et ceux qui ont permis de telles atrocités. Les porteurs de valises du FLN , les terroristes dont les poseuses de bombes, les fellaghas de l’ALN et leurs chefs bien sûr, mais aussi les princes de l’Etat algérien. Mais surtout, surtout, les hiérarques de l’Etat français et leurs fidèles subordonnés qui, sans état d’âme, ont accompli l’inimaginable, abandonner des populations à qui l’on avait juré qu’elles resteraient françaises. Souvenons-nous du fameux « je vous ai compris » d’Alger et du « Vive l’Algérie française » lancé à Mostaganem qui n’auront pas plus de consistance ou de réalité politique que le non moins célèbre « Vive le Québec libre » lancé à Montréal quelques années plus tard. En ces temps d’agitation pré-électoraux, alors que tout le monde, à droite, peu ou prou, se réclame du « gaullisme », n’oublions jamais que la figure tutélaire de la Vème République est responsable, par indifférence ou duplicité, d’une tragédie contemporaine de l’histoire de France. Déjà, à la charnière des années quarante et cinquante, notre pays ne s’était pas montré à la hauteur de sa parole vis-à-vis des Indochinois, notamment des populations des Hauts plateaux tonkinois. Moi, par respect de TOUTES les victimes de la guerre d’Algérie et indépendamment de l’inéluctable évolution politico-administrative de ce pays (1), je n’irai pas, comme certains, à Colombey les deux Eglises….

 * Dont le statut « d’association » prévu dès l’annonce du référendum d’autodétermination.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

07:47 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La Manif Pour Tous, ça existe encore ? (#JESUISLA le #16oct)

Jean Sévillia : « Malgré l'effondrement de notre société, une France tient encore debout

À l'occasion de la sortie d'un recueil de trois essais, Jean Sévillia a accordé au FigaroVox [26.09] un entretien où il revient sur l'historiquement correct et le moralement correct qui pèsent plus que jamais sur notre société. Mais il ne doute pas d'une « renaissance future ».  LFAR

Vous publiez en un recueil trois essais historiques et politiques: «Historiquement correct», « Moralement correct » et « Le Terrorisme intellectuel ». Commençons par ce dernier, dont la première parution date de l'an 2000. Seize ans plus tard, le terrorisme intellectuel a- t-il disparu, et sinon quelles sont ses nouvelles formes ?

Il suffirait d'évoquer quelques manifestations toutes récentes du terrorisme intellectuel, ce que je fais dans la préface de ce volume qui réunit des textes plusieurs fois déjà réédités et actualisés, pour constater que, non seulement le phénomène n'a pas disparu, mais qu'il sévit plus que jamais. Faut-il rappeler les attaques subies au cours des dernières années, pour ne retenir que quelques figures en vue, par les philosophes Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, par le journaliste Eric Zemmour, par le comédien Lorànt Deutsch ou par le romancier Michel Houellebecq ? Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles s'est déroulé le débat - ou plus exactement l'absence de débat - sur le Mariage pour tous, où il était posé par principe qu'en être partisan était le signe d'un esprit ouvert et moderne et qu'en être l'adversaire était le fait d'une mentalité intolérante et rétrograde ?

Dans une société démocratique où le débat d'idées est censé être libre, tout se passe comme si certaines idées étaient interdites, certains sujets tabous, et certaines voix moins légitimes que d'autres puisqu'elles contreviennent à la pensée dominante, qui est la pensée des élites politiques, culturelles et médiatiques. Le mécanisme du terrorisme intellectuel n'a pas varié. Il consiste à jeter l'opprobre sur les opposants à cette pensée dominante en leur collant, explicitement ou implicitement, une étiquette qui a pour but de les réduire au silence en jetant le discrédit sur leur personne et leur propos. Ces étiquettes se traduisent par des mots - réactionnaire, raciste, fasciste, homophobe, etc. - qui n'ont plus un sens objectif : ils peuvent s'appliquer à n'importe quoi et n'importe qui afin de les disqualifier selon le principe de l'amalgame et de la reductio ad hitlerum. Ce qui change, en revanche, c'est l'objet du terrorisme intellectuel, puisque celui-ci est indexé sur l'idéologie dominante. Il y a cinquante ans, quand le marxisme triomphait chez les intellectuels, être anticommuniste valait de se faire traiter de « chien » par Jean-Paul Sartre. Aujourd'hui, alors que l'antiracisme et le multiculturalisme sont présentés comme des impératifs catégoriques, affirmer que l'origine et l'ampleur des flux migratoires pose un problème à la France et à l'Europe en général vaut d'être accusé de racisme.

Dans votre ouvrage Historiquement correct, vous rétablissiez un certain nombre de vérités que l'histoire « grand public » ne diffusait pas. Considérez-vous que les légendes noires de l'Histoire de France se sont estompées ?

J'aimerais le croire, mais ces légendes qui concernent d'ailleurs toute l'histoire occidentale et pas seulement l'histoire de France ont la vie d'autant plus dure qu'elles sont véhiculées et répercutées par de multiples canaux, depuis les manuels scolaires jusqu'aux jugements lapidaires qui émaillent les discussions de bistrot. Ce que j'ai appelé l'historiquement correct, le politiquement correct appliqué à l'histoire, vient de loin. Il a sa propre histoire que l'on peut reconstituer, puisqu'il mêle procès contre l'Europe catholique venant des Encyclopédistes, vision négative du monde d'avant 1789 et légende dorée de la Révolution française, legs de l'école républicaine des XIXe et XXe siècles, refus de l'histoire événementielle et lecture socio-économique du passé, héritage de l'école marxiste, et enfin histoire analysée au prisme des droits de l'homme, fruit de l'individualisme ambiant. Rétablir la vérité est un travail long, et patient. Il suppose d'opposer des faits aux légendes, et surtout pas des légendes inversées, ce qui serait le contraire de la démarche historienne. Avec le temps, en faisant progresser la recherche, on obtient des résultats. Les guerres de Vendée de 1793-1794, par exemple, sont beaucoup mieux connues qu'elles ne l'étaient il y a un demi-siècle, parce qu'il y a eu d'authentiques travaux d'historiens sur cet épisode dramatique, et bien rares sont ceux qui nient que la population civile vendéenne de l'époque a été victime d'une entreprise d'extermination. Autre exemple, on commence à reconnaître que la traite négrière était un système qui n'impliquait pas que les Européens, puisque certaines tribus africaines vendaient leurs frères de couleur, et qu'il a toujours existé une traite interafricaine, des hommes étant réduits en esclavage et mis en vente à l'est du continent par des trafiquants arabo-musulmans.

Comment expliquer le décalage entre le sérieux des publications historiques et la légèreté avec laquelle le cinéma et les séries télés abordent cette même histoire ?

En soi, ce décalage n'est pas nouveau. Les feuilletons écrits du XIXe siècle, quand ils campaient leur intrigue dans le passé, prenaient déjà des libertés avec l'histoire réelle. Même chose pour le théâtre ou le cinéma. Et même chose encore pour la télévision quand elle était un genre naissant. Les grandes séries télévisées historiques des années 1960 et 1970 n'obéissaient déjà pas aux canons universitaires, mais au moins y avait-il un souffle, une ambition. Du Chevalier de Maison-Rouge (1963) à Vidocq (1967) et des Cathares (1966) aux Rois maudits (1972), toute une génération y a gagné le goût de l'histoire, même si la véracité de ces films était discutable. On peut donc faire de la fiction télévisée avec une certaine exigence historique. Encore faut-il avoir le goût de l'exigence et le respect du passé, ce qui n'est guère dans l'air du temps de nos jours.

La place de l'histoire se réduit dans les programmes scolaires et se diffuse de plus en plus à la radio (Franck Ferrand), la télévision (Stéphane Bern), en librairie, dans les festivals… Comment expliquer ce paradoxe ?

Ce paradoxe n'en est pas un. Il y a même un lien de causalité direct entre l'amenuisement de la place accordée à l'histoire à l'école et le succès des bonnes émissions historiques, des biographies des grands personnages et des spectacles et reconstitutions historiques. En réalité, dans une époque bouleversée, les gens cherchent des repères, y compris dans le passé. Si l'école n'enseigne plus l'histoire de notre pays comme elle l'enseignait autrefois, ils vont chercher eux-mêmes ces repères. Ce mouvement ne fera que s'accélérer : plus on voudra nous couper de nos racines, plus elles seront prisées, par un mouvement naturel de réappropriation d'un héritage volé, occulté ou méprisé. La philosophe Simone Weil affirmait que le passé est un des plus vitaux des besoins de l'âme humaine. Que Madame Najat Vallaud-Belkacem lise Simone Weil…

Dans votre préface vous revenez sur les notions discutées de « victoire culturelle » et de « bataille des idées ». Considérez-vous que les « réacs » ont gagné ?

C'est un refrain que reprend, sur un ton dépité, la presse de gauche : la droite - ou les conservateurs, les réactionnaires, etc. - auraient gagné la bataille des idées. Or ce refrain est largement trompeur. Il est vrai, ce qui est nouveau par rapport au paysage des idées d'il y a quinze ans, que quelques figures telles qu'Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour obtiennent de réels succès d'audience quand la télévision ou la radio leur tendent un micro, ce dont je me réjouis. Mais ces individualités demeurent des exceptions sur les ondes, et leurs propos suscitent un violent contre-feu, quand ce ne sont pas des menaces de poursuites judiciaires, parfois mises à exécution. Il est encore vrai que la pensée de gauche mouline dans le vide, mais elle continue néanmoins à mouliner… Il n'est que d'observer la façon dont sont analysés les facteurs qui conduisent des jeunes vivant en France au djihadisme pour constater que les commentateurs tournent toujours autour d'explications sociales - pauvreté, exclusion, déscolarisation, etc. - pour ne pas voir et nommer la réalité, qui est politique, culturelle et religieuse.

Non seulement le concept de « néoréac », lancé en 2002 par le livre de Daniel Lindenberg, essayiste de gauche, procède d'un amalgame réducteur - non, Pascal Bruckner ne pense pas comme Natacha Polony qui ne pense pas comme Elisabeth Lévy et ainsi de suite - mais le fait que la haute cléricature de gauche ait disparu ou se taise n'empêche pas la basse cléricature d'être en place. Faites un sondage sur ce qu'on pense dans les salles de profs ou dans les rédactions des chaînes publiques de la loi travail ou de la question des migrants, et vous serez édifiés. Or dès lors que tous les Français passent par l'école ou regardent la télévision, ils en subissent l'influence, même si beaucoup savent aussi s'en libérer. Par conséquent, j'en suis bien navré mais, sur le terrain, la « victoire culturelle » n'est pas encore là. En dépit de tout, nous ne sommes pas sortis, culturellement parlant, du paradigme selon lequel il serait bien d'être de gauche et être de droite imposerait de s'excuser. C'est si vrai que la droite, qui ne brille pas par ses idées, fait tout pour faire oublier qu'elle n'est pas de gauche. Je ne suis pas de ceux qui croient que le clivage droite/gauche est caduc. Cette distinction structure notre vie politique depuis deux siècles, et elle n'est pas près de disparaître, même si ses frontières se sont déplacées, et même si les élites dirigeantes de droite comme de gauche communient dans un libéralisme libertaire qui les rapproche et souvent les confond.

La bataille se déroule-t-elle à l'université, dans les librairies ou dans les émissions de divertissement ?

Elle se déroule partout, puisque le politiquement correct se niche aussi bien dans les amphithéâtres des universités que dans les librairies et les studios de télévision ou de radio où les clowns d'aujourd'hui jouent les penseurs. A chacun son créneau ou son talent parmi les rebelles au politiquement correct. Personnellement, je ne me sentirais pas à l'aise dans une émission de divertissement, mais je me félicite que des amis s'y risquent. Dans les librairies, le succès des ouvrages qui expriment des idées à contre-courant prouve que les lignes bougent dans la société, à défaut d'un changement dans la sphère politique, culturelle et médiatique. Quant à l'université, elle n'est pas monolithique. Si vous saviez les témoignages que je reçois d'historiens universitaires me remerciant pour ce que j'écris…

Le « moralement correct » est-il le même que celui que vous décriviez dans votre essai ?

Oui. Nous sommes toujours sur le coup, et nous le resterons très longtemps, de la profonde révolution intellectuelle et morale des années 1960-1970 qui a érigé en paradigme l'individu et ses droits conçus comme un absolu. Très schématiquement, on considérait naguère que l'individu devait d'abord quelque chose à la société. On considère aujourd'hui, à l'inverse, que la société doit d'abord quelque chose à l'individu. Au sein de la famille, de l'école, de l'université, de l'entreprise, dans les loisirs ou la politique, dans le rapport à la culture ou à la religion, cela a tout changé. C'est l'individu qui fixe ses propres normes du bien et du mal et qui définit ce qu'il veut ou non accepter comme contrainte collective. En d'autres termes, il n'y a plus de normes objectives et indiscutables. Mais cette révolution est paradoxalement contraignante, puisque l'absence de normes est devenue une norme, et donc une obligation. C'est cela, le moralement correct.

Vous reprenez à votre compte la citation d'Albert Camus lors de son discours de Stockholm: « Empêcher que le monde se défasse ». Le « vieux monde » ne s'est-il pas défait en grande partie ? N'est-ce pas le moment de reconstruire autre chose ?

Si, mais on ne reconstruira pas sur du vide. Les plus grands créateurs ne sont jamais partis de zéro. Ils étaient d'abord des héritiers, même s'ils bousculaient l'héritage. Demain, il faudra reconstruire en s'appuyant sur les principes qui ont toujours fondé les civilisations. On ne peut faire l'économie de la réception et de la transmission, du lien entre les générations, du partage d'un héritage. En dépit de l'effondrement visible de notre société, ce qui tient encore debout repose sur des individus et des familles qui, elles-mêmes, tiennent bon sous la mitraille de l'époque. Ces forces-là sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles sont la garantie de notre future renaissance.   

Journaliste, écrivain et historien, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine. Il vient de publier Ecrits historiques de combat, un recueil de trois essais (Historiquement correct ; Moralement correct ; Le terrorisme intellectuel) qui vient de paraître aux éditions Perrin.  

Vincent Tremolet de Villers    

A lire aussi sur Lafautearousseau ...  

Jean Sévillia : « Écrits historiques de combat »   

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/09/26...

Quand Alain Juppé était contre la dénaturation du mariage

Décidément, les candidats libéraux-libertaires n'ont pas la grande forme. Après Hillary outre Atlantique, ce serait notre, heu, plutôt "leur" Alain. C'est du moins ce qu'on pourrait croire en considérant combien il a oublié ce qui étaient ses convictions il y a 20 ans. En l'occurrence au sujet des homosexuels et de la prétention de certains d'entre eux de pouvoir se "marier". En témoigne cet extrait de "La tentation de Venise", publié en 1993 par l'actuel maire de Bordeaux.

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Merci à JL pour sa vigilance.

 

Paula Corbulon

Première Guerre Mondiale : 1914, Le début du conflit - Documentaire francais

06:58 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/09/2016

Poe et Baudelaire face à «l'erreur américaine»

Ex: http://www.dedefensa.org

Les deux fondateurs de l'anti-américanisme philosophique sont Edgar Poe et Charles Baudelaire ; le premier dans ses contes, le deuxième dans ses préfaces. La France et sa petite sœur Amérique sont les deux pays à avoir fourni les plus belles cohortes d'antimodernes depuis les révolutions. Souvent du reste on retrouve le thème commun de la nostalgie dans les grands films américains (voyez Naissance d'une nation, la Splendeur des Amberson, l'Impasse de De Palma). Et la rage de Baudelaire contre « la barbarie éclairée au gaz » vaut celle d'Henry Miller avec son « cauchemar climatisé ».

On laisse parler Baudelaire, traducteur et préfacier de Poe. Dans un élan rebelle et réactionnaire, il écrit :

« De tous les documents que j’ai lus en est résultée pour moi la conviction que les États-Unis ne furent pour Poe qu’une vaste prison qu’il parcourait avec l’agitation fiévreuse d’un être fait pour respirer dans un monde plus aromal, – qu’une grande barbarie éclairée au gaz, – et que sa vie intérieure, spirituelle, de poète ou même d’ivrogne, n’était qu’un effort perpétuel pour échapper à l’influence de cette atmosphère antipathique. »

D'ou ces myriades de littérateurs qui de Cooper à James en passant par la génération perdue ou Diane Johnson (romancière et scénariste de Shining, une amie) trouvent refuge en France - avant que celle-ci ne fût crucifiée par Hollande et Sarkozy.

Puis Baudelaire ajoute sur la tyrannie de la majorité :

« Impitoyable dictature que celle de l’opinion dans les sociétés démocratiques ; n’implorez d’elle ni charité, ni indulgence, ni élasticité quelconque dans l’application de ses lois aux cas multiples et complexes de la vie morale. On dirait que de l’amour impie de la liberté est née une tyrannie nouvelle, la tyrannie des bêtes, ou zoocratie... »

Baudelaire s'irrite dans une autre préface : racisme, brutalité, sexualité, avortement, tout y passe, avec au passage le nécessaire clin d’œil de sympathie pour les noirs et les indiens :

« Brûler des nègres enchaînés, coupables d’avoir senti leur joue noire fourmiller du rouge de l’honneur, jouer du revolver dans un parterre de théâtre, établir la polygamie dans les paradis de l’Ouest, que les Sauvages (ce terme a l’air d’une injustice) n’avaient pas encore souillés de ces honteuses utopies, afficher sur les murs, sans doute pour consacrer le principe de la liberté illimitée, la guérison des maladies de neuf mois, tels sont quelques-uns des traits saillants, quelques-unes des illustrations morales du noble pays de Franklin, l’inventeur de la morale de comptoir, le héros d’un siècle voué à la matière. »

Et notre grand génie de la « modernité » poétique de rajouter que l'américanomanie gagne du terrain, et ce grâce au clergé catholique (toujours lui...) :

« Il est bon d’appeler sans cesse le regard sur ces merveilles de brutalité, en un temps où l’américanomanie est devenue presque une passion de bon ton, à ce point qu’un archevêque a pu nous promettre sans rire que la Providence nous appellerait bientôt à jouir de cet idéal transatlantique! »

Venons-en à Edgar Poe. C'est dans son Colloque entre Monos et Una que notre aristocrate virginien élevé en Angleterre se déchaîne :

« Hélas ! nous étions descendus dans les pires jours de tous nos mauvais jours. Le grand mouvement, – tel était l’argot du temps, – marchait ; perturbation morbide, morale et physique. »

Il relie très justement et scientifiquement le déclin du monde à la science:

« Prématurément amenée par des orgies de science, la décrépitude du monde approchait. C’est ce que ne voyait pas la masse de l’humanité, ou ce que, vivant goulûment, quoique sans bonheur, elle affectait de ne pas voir.

Mais, pour moi, les annales de la Terre m’avaient appris à attendre la ruine la plus complète comme prix de la plus haute civilisation. »

Poe voit l'horreur monter sur la terre (Lovecraft reprendra cette vision). L'industrie rime avec maladie physique :

« Cependant d’innombrables cités s’élevèrent, énormes et fumeuses. Les vertes feuilles se recroquevillèrent devant la chaude haleine des fourneaux. Le beau visage de la Nature fut déformé comme par les ravages de quelque dégoûtante maladie. »

On peut rappeler qu'un grand peintre de l'école de Hudson nommé Thomas Cole a réalisé une suite admirable de tabeaux symboliques nommé the Course of Empire. Intéressez-vous à cette passionnante école de peinture, et à l'artiste allemand Bierstadt qui réalisa les plus géniales toiles de paysages américains. Après ladégoûtante maladie recouvrit tout (Parcs nationaux ! Parcs nationaux !).

Dans Petite conversation avec une momie, Poe règle d'autres comptes. Il relativise nos progrès médicaux (simple allongement de la durée de vieillesse) et mécaniques :

« Je lui parlai de nos gigantesques forces mécaniques. Il convint que nous savions faire quelque chose dans ce genre, mais il me demanda comment nous nous y serions pris pour dresser les impostes sur les linteaux du plus petit palais de Carnac. »

Le comte nommé Allamistakéo, la momie donc, donne sa vision du progrès :

« Le comte dit simplement que, de son temps, les grands mouvements étaient choses terriblement communes, et que, quant au progrès, il fut à une certaine époque une vraie calamité, mais ne progressa jamais. »

L'idée que le progrès ne progressera plus, entre embouteillages et obésité, entre baisse du QI et effondrement de la culture, me paraît très bonne. On ne fait pas mieux qu'au temps de Jules Verne (la lune...), et on ne rêve même plus.

Sur la démocratie US, on se doute que Poe nous réserverait une « cerise » :

« Nous parlâmes alors de la grande beauté et de l’importance de la Démocratie, et nous eûmes beaucoup de peine à bien faire comprendre au comte la nature positive des avantages dont nous jouissions en vivant dans un pays où le suffrage était ad libitum, et où il n’y avait pas de roi. »

Il évoque en riant les treize colonies qui vont se libérer du joug de l'Angleterre.

« La chose néanmoins finit ainsi : les treize États, avec quelque chose comme quinze ou vingt autres, se consolidèrent dans le plus odieux et le plus insupportable despotisme dont on ait jamais ouï parler sur la face du globe.

Je demandai quel était le nom du tyran usurpateur. Autant que le comte pouvait se le rappeler, ce tyran se nommait : La Canaille. »

Cela nous rappelle la juste phrase de Mel Gibson dans le Patriote, qui préférait avoir un tyran (le roi d'Angleterre, le brave George en plus à demi-fou) de l'autre côté de l'Atlantique que 400 (sénat, congrès, bureaucratie, en attendant FBI, NSA, CIA et tout ça) ici tout près. On se doute que la critique de la démocratie ici a quelque chose de tocquevillien. Et à une époque où on vous interdit tel maillot de bain et où on vous met en prison (comme récemment en Espagne) pour une simple gifle (la mère emprisonnée, la gamine se retrouva à la rue !), on ne peut que s'émerveiller des performances du pouvoir de la canaille.

Citons cette phrase méconnue de Tocqueville :

« Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n’est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieux et tracassier. Un despotisme de cette espèce, bien qu’il ne foule point aux pieds l’humanité, est directement opposé au génie du commerce et aux instincts de l’industrie. »

Et en effet il devenu impossible de créer des emplois en Europe comme en Amérique. On peut juste rayer bureaucratiquement les chômeurs pour plastronner devant la presse...

La peur de l'américanisme est donc aussi partagée en France qu'en Amérique au siècle de Comte. On citera aussi Renan qui parle quelques décennies plus tard:

« Le monde marche vers une sorte d'américanisme, qui blesse nos idées raffinées…

Une société où la distinction personnelle a peu de prix, où le talent et l'esprit n'ont aucune valeur officielle, où la haute fonction n'ennoblit pas, où la politique devient l'emploi des déclassés et des gens de troisième ordre, où les récompenses de la vie vont de préférence à l'intrigue, à la vulgarité, au charlatanisme qui cultive l'art de la réclame, à la rouerie qui serre habilement les contours du Code pénal, une telle société, dis-je, ne saurait nous plaire. »

Et on conclura avec Baudelaire qui voit en poète, en visionnaire, le risque que fera peser l'américanisme sur le monde et l'Europe :

« Les États-Unis sont un pays gigantesque et enfant, naturellement jaloux du vieux continent. Fier de son développement matériel, anormal et presque monstrueux, ce nouveau venu dans l’histoire a une foi naïve dans la toute-puissance de l’industrie ; il est convaincu, comme quelques malheureux parmi nous, qu’elle finira par manger le Diable. »

Nicolas Bonnal

Bibliographie

• Edgar Poe – Histoires extraordinaires.

• Edgar Poe- Nouvelles histoires extraordinaires.

• Baudelaire – Préface de ces deux recueils (ebooksgratuits.com).

• Ernest Renan- Souvenirs.

• Tocqueville – De la Démocratie, II, Deuxième partie, chapitre XIV.

• Nicolas Bonnal – Lettre ouverte à la vieille race blanche, ch.IV.

http://euro-synergies.hautetfort.com/

Journal du Jeudi 29 septembre 2016 - International / Un accord historique sur le pétrole

Les étrangers font la loi en France (surtout s'ils sont saoudiens)

Quand ce n'est pas les diplomates présents en France ou leurs proches qui agissent en toute impunité sur notre sol, ce sont ceux qui ont acheté notre pays et s'y comportent en satrapes. La famille royale saoudienne en a l'habitude. L'année dernière encore, elle avait montré à quel point elle se sentait investie de tous les droits lors de l'affaire de la plage privée de Vallauris, sur la Côte d'Azur...

Riche et dépravée, cette famille fait vivre le calvaire à ses serviteurs (ses esclaves). Le prince Majed ben Abdulaziz Al-Saoud n'a-t-il pas récemment défrayé la chronique pour des actes de cruauté envers ses employés féminines? Eh bien, maintenant, c'est en France que ça se passe. Une princesse saoudienne a en effet ordonné à ses sbires de frapper et de tuer un artisan parisien venu dans son appartement du 16e afin d'y réaliser des travaux. « Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre » a lancé à son encontre la furie. Ses hommes de main n'y sont pas allés de main morte: le malheureux a été frappé, ligoté puis mis en joue car il refusait de s'agenouiller et de baiser les pieds de la princesse. Son calvaire a duré 4 heures... Son matériel de travail a été confisqué et il n'a pas, bien sûr, été payé (la facture est de 20.000 euros). En outre, les saoudiens ont photocopié ses papiers d'identité et lui ont interdit de revenir dans le 16e arrondissement "à jamais". Ils se considèrent chez eux c'est normal...

Pourquoi l'artisan a-t-il été traité de la sorte? On l'a accusé de prendre des photos afin de les revendre à des journalistes... Il en avait juste besoin pour son travail...

Quoi qu'il en soit, les problèmes posés par les Saoudiens sont connus: "Les mauvais traitements au personnel sont réguliers parmi les riches familles du Golfe, certaines d'entre elles bénéficiant en plus de l'immunité diplomatique."

Oui, on sait. La France sait. Mais elle permet tout. On lit également dans le Pointque:

"Les gorilles étrangers sont en effet autorisés à porter une arme par le ministère de l'Intérieur, alors que cela est interdit aux professionnels de la sécurité privée de nationalité française, sauf rares exceptions."

L'Etat français est un paillasson que le monde entier crotte dès qu'il pose les pieds chez nous. Ledit Etat accepte tout, ne dit rien, s'abaisse, s'affale devant le moindre étranger puissant. Surtout exotique. Surtout riche. La réalité est là et si notre pays est raillé sur tous les continents, ce n'est pas pour rien. Il n'inspire que faiblesse et dégoût... Quelle honte pour la France qui ne manquera pas une fois encore de courber l'échine devant ses maîtres du Golfe, ses "bons alliés" comme on les désigne dans les hautes sphères... Qu'il est loin le temps où notre pays était respecté.

Rüdiger / CNC

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-con...

19:58 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Le défi d'Eboué à Hidalgo: "Prendre le RER après 22h entre Saint-Denis et Sarcelles"

La Journée sans voiture, organisée dimanche à Paris, a donné lieu à une petite passe d'armes entre la maire de la capitale et l'humoriste.
Fabrice Eboué contre Anne Hidalgo, épisode 3. Alors que l'humoriste avait fustigé dimanche, dans une vidéo, la Journée sans voiture organisée par la maire de Paris, cette dernière lui a répondu lundi de manière très ironique.
"Depuis 24 heures, j'ai mobilisé tous nos experts, scientifiques et innovateurs, afin de concevoir une solution qui vous permette, lors de la prochaine Journée sans voiture, d'effectuer sereinement votre trajet Paris-banlieue. Je suis heureuse de vous annoncer que LA solution a été trouvée. Elle est expérimentée aujourd'hui même par plusieurs millions d'audacieux Parisiens et Franciliens. Je vous invite à la découvrir au lien suivant: http://ratp.fr/", écrit l'édile dans un commentaire sur Facebook.
La réponse à la réponse
Ce mardi matin, l'acteur publie sur son compte Facebook une nouvelle vidéo dans laquelle il répond à la maire de la capitale. Fabrice Eboué, mine déconfite, se filme dans un premier temps à l'intérieur du métro, puis adresse un message à Anne Hidalgo à sa sortie. "Ça y est Anne c'est fait! Je viens tout juste de prendre le métro comme tu me l'avais demandé", explique l'humoriste.
Sourire aux lèvres, il poursuit: "J'ai relevé mon défi, à toi de relever le mien. Je te demande de prendre le RER D après 22 heures entre Saint-Denis et Sarcelles. J'attends ta vidéo Anne".
"Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils?"
La vidéo de Fabrice Eboué s'accompagne d'un message débutant par un jeu de mots avec le nom de l'élue socialiste. "Ma très chère Annie Dalgo. Veuillez excuser à l'avance mes maladresses littéraires, j'écris mes textes seul... Sachez en tout cas à quel point je suis flatté que la maire d'une des capitales les plus renommées au monde prenne le temps de répondre à un saltimbanque... Je ne suis évidemment pas aussi éco-responsable que vous c'est pourquoi je vous remercie pour vos conseils que j'ai pu immédiatement mettre en application".
L'acteur conclut son message en faisant, à son tour, preuve d'ironie. "Maintenant que nous sommes réconciliés, serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis".
En guise d'au revoir, Fabrice Eboué lance une dernière pique à la maire de Paris: "Encore merci pour votre lettre chaleureuse, la bise à vos conseillers et à votre chauffeur qui m'a bien confirmé que vous ne conduisez jamais!".