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  • La question islamique : ils se mettent à table

    L’armée syrienne marque des points dans la lutte contre les brigades internationales islamistes. Elle est désormais aux porte de Palmyre, poursuivant, avec l’appui de l’aviation russe, une progression susceptible de libérer cette ville-martyre, classée au patrimoine mondial de l’humanité, en partie vandalisée et  détruite par les terroristes de l’Etat islamique. La prise de Palmyre permettrait aux forces fidèles à l’Etat laïque  de libérer 30 à 40% du territoire syrien aux mains des djihadistes. Sur le front européen, les trois kamikazes qui se sont fait exploser dans les attentats bruxellois du 22 mars ont été identifiés. En l’espèce les deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, et Najim Laachraoui, qui était activement recherché pour son rôle d’artificier dans les  attentats de Paris du 13 novembre. La capacité du gouvernement belge à prendre ces derniers mois  la mesure de la menace a été mise en cause par le président turc. Hier, Recep Tayip Erdogan a indiqué qu’Ibrahim El Bakraoui avait été arrêté en juin 2015 à la frontière turco-syrienne, puis expulsé vers la Belgique.  Les autorités belges a-t-il ajouté auraient été prévenues de la dangerosité du personnage et de ses liens avec le milieu djihadiste. Une information aussitôt démentie par le ministre belge de la Justice…

    Pendant ce temps, à défaut d’agir concrètement sur les causes qui ont permis en France l’incrustation de foyers islamo-djihadistes,  François Hollande essaye de se dépêtrer  des oppositions à la loi sur la déchéance de nationalité qu’il appelle  de ses vœux, souhaitée antérieurement  par le FN pour les criminels  binationaux. Une mesure symbolique qui a été votée en des termes différents par l’Assemblée nationale et le Sénat. Soucieux pour sa part de ramener  ses rivaux Juppé et Sarkozy à leurs amitiés islamiques, le candidat à la primaire « de la droite et du centre », Bruno le Maire, reprend lui aussi à son compte des  critiques et des vœux  du Front National.

    Invité mercredi de l’émission Questions d’info LCP/France Info/Le Monde/AFP, M. le Maire a affirmé que s’il était élu président de la République en 2017, il réexaminerait les relations diplomatiques entre la France et «un certain nombre d’États du Golfe», notamment l’Arabie saoudite et  le Qatar , «en fonction de la capacité qu’ils auront à remettre en cause leurs liens avec les mouvements islamiques.» «On ne peut pas combattre l’islam politique en France et remettre la Légion d’honneur au ministre de l’Intérieur saoudien sans faire la moindre critique sur la manière dont l’Arabie saoudite se comporte.»

    Critiques sur la collusion entre les dirigeants LRPS et les bailleurs de fonds du fondamentalisme islamique, une réalité établie depuis fort longtemps, que l’ex ministre découvrirait opportunément aujourd’hui ? Très fier de son «intelligence supérieure», Bruno le Maire serait tout de même bien inspiré de ne  pas prendre  les Français pour des imbéciles.

    Autre idée agitée cette fois par Nathalie Kosciusko-Morizet, dans le but de favoriser l’émergence d’un islam gallican, la taxation des produits halals. Il s’agit, rapporte Marianne, de «constituer une cagnotte régulièrement approvisionnée destinée au culte musulman, afin d’éviter le recours à des financements étrangers.» «Ce principe n’est pas nouveau: Charles Pasqua avait préconisé une taxe sur l’abattage, Dominique de Villepin avait proposé qu’elle finance la Fondation des œuvres de l’islam en France (FOIF) qu’il a instituée.»

    Interrogée sur le site du journal, la sociologue Florence Bergeaud-Blacker, chargée de recherche au CNRS, à l’Institut de recherche et d’étude sur le monde arabe et musulman (IREMAM), souligne que «l’idée» de NKM «c’est une contribution de 1% sur un marché de 6 milliards, qui rapporterait donc 60 millions d’euros par an», mais  «il y a plusieurs problèmes.» «Si l’Etat prélevait directement une taxe, ce pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de circulation des marchandises. S’il accordait à la FOIF le pouvoir de prélever cette taxe, il se poserait le problème de la redistribution et on pourrait lui reprocher de financer indirectement un culte, de s’ingérer dans les affaires cultuelles. Un autre problème est que les industriels estimeront qu’ils n’ont pas à rémunérer le culte car ils paient déjà des agences de certification halal privées. Les industriels se sont exprimés très souvent à ce sujet et notamment avec cette formule politiquement dévastatrice : Nous ne paierons pas l’impôt islamique ».

    Mme Bergeaud-Blacker relève également que « cette proposition est communautariste. En parlant de taxer tout ce qui est labellisé halal, NKM valorise indirectement une conception du halal très large qui inclut les produits halal non carnés, pourquoi pas les hôtels et le tourisme halal, ce qui est une manière de reconnaître et d’accompagner l’extension du périmètre du halal. Cette extension est voulue par le marketing islamique et par les courants puristes du halal, qui transforment le licite en pur. L’autre problème plus direct d’une telle incitation est qu’elle risque d’accentuer le contrôle social entre musulmans (…).  Le halal peut devenir un problème plutôt qu’une solution.»

    En février 2012, en pleine polémique sur la généralisation de l’abattage rituel, nous rapportions les propos de Florence Bergeaud-Blackler, qui indiquait  que «c’est la troisième génération issue de l’immigration maghrébine et subsaharienne qui promeut la consommation halal», pour laquelle elle a «un attachement très fort, paradoxalement encore plus fort que chez leurs parents.»

    La croissance du marché halal est aussi un indicateur des bouleversements démographiques en Europe. En 2006, nous nous faisions l’écho sur ce blogue d’un article paru en octobre de la même année  dans le magazine Terres de Bourgogne. Il était indiqué  qu’au niveau européen le marché de la viande halal  se situait  «aux alentours de 15 milliards d’euros, dont trois milliards d’euros pour la France»… aujourd’hui six milliards d’euros, le double  dix ans après,  si l’on en croit le chiffre avancé par NKM.  «Dans l’Hexagone, les consommateurs musulmans représentent entre 10 et 15% de la consommation bovine, ovine et avicole nationale, soit à peu près 400 000 tonnes par an ». «La France est le premier marché en volume, suivi de près par la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne et la Hollande. Avec les flux migratoires, de nouveaux marchés apparaissent comme l’Espagne et l’Italie » était-il précisé.

    Certes, les interdits religieux librement acceptés, ici alimentaires, relèvent d’un choix personnel, privé, que notre République laïque, c’est-à-dire religieusement neutre, n’a pas à juger  indiquait Bruno Gollnisch. On peut cependant s’interroger sur le fait de savoir si cet essor du marché halal traduit un échec de l’assimilation à la culture française, qui peut être plus qu’ailleurs passe aussi chez nous par « l’assiette », ou si l’essor en question matérialise tout simplement la poursuite de l’immigration de peuplement ; l’un n’empêchant pas l’autre, bien au contraire…

    http://gollnisch.com/2016/03/24/question-islamique-se-mettent-a-table/

  • En France, à 20 voix contre 7, on supprime l'égalité du temps de parole des candidats à la présidentielle

    C'est ça leur démocratie ! De Nicolas Dupont-Aignan : 

    "Cet après-midi j’ai eu honte pour notre démocratie. L’hémicycle de l’Assemblée nationale était vide.

    Nous n’étions qu’une poignée de Députés pour examiner le texte qui supprime l’égalité du temps de parole des candidats à l’élection présidentielle. Par 20 voix contre 7, l’article 4, de la loi organique prétendant « moderniser » l’élection présidentielle, a été adopté.

    J’ai combattu jusqu’au bout avec les Centristes et les Ecologistes cette loi scélérate, ce tripatouillage électoral qui vise à imposer le tripartisme politique et à réduire l’expression médiatique des autres candidats. En un mot, des dispositions qui ont pour objectif de vider de son sens le 1er tour de l’élection présidentielle, le plus précieux héritage que nous ont légué la Ve République et le Général de Gaulle lui-même...

    5 semaines d’égalité de temps de parole sur les 260 qu'en compte un quinquennat, c’est encore trop pour un système politique à bout de souffle, qui ne sait plus comment casser le thermomètre faute de regarder en face la fièvre. Dans un pays qui compte 20 millions d’abstentionnistes, 5 millions de Français en âge de voter qui ne sont même pas inscrits sur les listes électorales et plus d’1 million de votants aux dernières élections départementales qui ont mis dans l’urne un bulletin blanc ou nul, on était en droit d'attendre un tout autre « sursaut » démocratique !

    Le pouvoir socialiste avec la complicité lâche des Républicains qui se sont abstenus, vont faire taire les voix libres de gauche, de droite et d’ailleurs.

    L’égalité, critère impartial et incontestable, est remplacé par la fameuse équité. Une notion juridique des plus subjectives, impossible à mesurer sans une part d'arbitraire.

    Pire, c’est au CSA, autorité qui n’est pas élue et sans la possibilité d’un moindre appel, qui est tenu d’interpréter le respect de cette notion floue. Les candidats des partis dominants qui sont déjà surreprésentés dans les médias monopoliseront la campagne présidentielle, dénaturant la dernière élection, l'élection-reine, à laquelle les Français s’intéressaient" (suite).

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

     

  • Le gouvernement polonais affirme ne plus accepter de « migrants » et dénonce la naïveté des pays occidentaux

    Suite aux attentats de Bruxelles, la Pologne (dotée d’une présidence et d’un gouvernement de droite – qui n’a rien à voir avec la droite française – depuis octobre) vient de faire savoir que, pour ce qui la concernait, l’accueil des migrants n’était plus à l’ordre du jour. C’est le premier État européen a mettre officiellement un terme à ce processus, largement imposé par l’Allemagne.

    “Après ce qui s’est passé hier à Bruxelles, il n’est pas possible en ce moment de dire que nous sommes d’accord pour accepter un groupe quelconque de migrants”, a déclaré le Premier ministre Beata Szydlo à la télévision privée Superstacja.

    Le gouvernement polonais précédent avait accepté, sous la pression d’Angela Merkel, d’accueillir environ 7.000 migrants clandestins.

    “Nous sommes obligés de veiller avant tout à la sécurité de nos concitoyens” a insisté le chef du gouvernement avant d’appeler l’Europe à refuser d’accueillir davantage de migrants “qui viennent ici seulement pour améliorer leurs conditions de vie”. Parmi ces migrants “il y a également des terroristes”, a-t-elle constaté.

    Dans le même entretien, elle ajoute ces propos à rebours de l’air du temps :

    « Si les politiciens européens, les élites européennes,  considèrent qu’on résoudra le problème du terrorisme en organisant des marches de protestation, en déposant des fleurs sur les lieux où il y a eu des morts ou en illuminant des monuments aux couleurs des pays attaqués, c’est d’une naïveté terrible. »

    Le ministre de l’Intérieur Mariusz Błaszczak a de son côté expliqué à la radio RMF FM : « Nous avons pleinement conscience de ce qui se passe dans l’ouest de l’Europe, où la situation est grave. » Et encore: « La Pologne n’a pas les problèmes des pays de l’ouest de l’Europe. Nous n’avons pas de quartiers où la police ne va pas, nous n’avons pas de quartiers soumis à la charia.«
    « La Pologne ne doit pas commettre les erreurs faites par l’Europe occidentale il y a plusieurs décennies. Il faut prendre exemple sur d’autres pays, par exemple sur l’Australie qui a su freiner l’afflux d’immigrants en 2013 », a encore dit le ministre.

    http://www.contre-info.com/

  • Marion Marechal-Le Pen Intervention contre le projet de loi organique

  • La justice responsable des attentats de Paris et de Bruxelles

    Chaque jour apporte de nouvelles révélations sur les terroristes de l’Etat islamique qui ont frappé à Paris et à Bruxelles. Notamment sur leur passé judiciaire, qui révèle  l’invraisemblable aveuglement de la justice. Sous le titre « A Paris comme à Bruxelles, des multirécidivistes radicaux fichés frappent librement », l’Observatoire de l’islamisation fait le point sur le passé pénal de plusieurs de ces crapules islamistes. Nous le publions ci-dessous.

    Passée l’émotion, il va falloir que les autorités françaises et belges fassent une sérieuse autocritique de leur gestion des bandits et/ou islamistes déjà condamnés, mais qui frappent après de trop courts passages en prison, bénéficiant souvent des remises de peine décidées par des juges teintés d’idéologie. Voici la liste des terroristes de Paris et de Bruxelles, dont l’identité n’a pas surpris les policiers qui les connaissaient déjà :

    Les frères El Bakraoui : En octobre 2010, Ibrahim avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir tiré sur des policiers à la kalachnikov. Avec un complice, Ibrahim commet alors un braquage chez un agent de change. Ibrahim reste dans la voiture et fait le guet. Une fois le braquage commis, les auteurs s’en vont, à trois, dans la voiture. La police tente de les intercepter mais Ibrahim El Bakraoui fait feu à plusieurs reprises sur les agents et blesse l’un d’entre eux de trois projectiles. Ibrahim avait été reconnu coupable et condamné à une peine de 9 ans de prison. En février 2011 cette fois, c’est Khalid El Bakraoui qui s’est retrouvé devant la justice. Il a été condamné à 5 ans de prison sans sursis pour des car-jackings. Lors de son arrestation à l’époque, il détenait des kalachnikovs avec ses complices. Pourquoi les deux frères sont libres en mars 2016 pour commettre leur massacre ?
    Samy Amimour : Le Figaro du 23 novembre dernier notait à son endroit : “c’est le symbole de l’inertie judiciaire et administrative qui confine à la cécité”. Ce tueur du Bataclan a été inculpé en 2012 pour un projet de départ au  Yémen, base arrière bien connue d’Al Qaida. Son passeport et sa carte d’identité lui sont retirés. Mais il a suffit à un de ses complices de  déclarer la perte de ses papiers à sa place, et on lui a réédité des originaux. Aussi, Amimour “devait” pointer au commissariat chaque semaine, chose qu’il ne faisait plus depuis septembre dernier. Ce qui n’a pas interpellé la “vigilance” des policiers chargés de le suivre.
    Omar Ismael Mostefai : Il fait partie des terroristes du Bataclan. Condamné 8 fois pour des délits de droit commun entre 2004 et 2010, sans jamais être incarcéré! Fiché S pour radicalisation depuis 2010, sa fiche fut renouvelée un mois avant les attentats de Paris ! C’est la Turquie qui a prévenu la France en septembre 2013, qu’il serait en Syrie probablement. La police savait qu’il avait coupé les ponts avec son entourage, qu’il priait dans les mosquées tablighi de Lucé et Chartres. Mais laissé sans surveillance…
    Abdelhamid Abaoud : Dès 2014 , ce belgo-marocain est repéré dans un vol Cologne-Istanbul, les policiers le soupçonnent d’aller faire le djihad. En janvier 2015, il échappe au démantèlement de la cellule terroriste de Verviers, la police belge est certaine qu’il en fait partie. Il a traversé les frontières européennes depuis la Syrie, en passant par Athènes où son portable est géolocalisé, pour revenir tranquillement dans sa ville natale de Molenbeek. A cause du refus idéologique de contrôler les frontières par les gouvernements eurofédéralistes, il peut aller à Paris et en revenir après avoir tué des dizaines de parisiens, victime du sans-frontiérisme.
    Mohammad Al Mahmod et Ahmad Al-Mohammad : Le premier a  été contrôlé en Grèce le 3 octobre 2015 sur l’ile de Léros. Autorisé à entrer en Europe comme des centaines de milliers d’hommes seuls en provenance de Syrie, d’Afghanistan, du Soudan et d’Erythrée. Alors que l’Etat Islamique se vante d’infiltrer les migrants, il est entré dans l’espace Schengen de manière formelle tout comme son comparse Ahmad Al-Mohammad, lui aussi Syrien.
    Javad Bendaoud : Condamné en 2008 à huit ans de prison pour avoir tué au hachoir un adolescent de 16 ans, il sort déjà en septembre 2013 pour reprendre son activité de caïd.
    Fabien Clain : Condamné en 2009 pour être le chef d’un groupe de djihadistes voulant se rendre en Irak, il est condamné à 5 ans de prison mais ressort déjà en 2012. Il s’envole aussitôt pour la Syrie où il dirige la communication francophone de l’Etat islamique.
    http://fr.novopress.info/

  • La justice responsable des attentats de Paris et de Bruxelles

    Chaque jour apporte de nouvelles révélations sur les terroristes de l’Etat islamique qui ont frappé à Paris et à Bruxelles. Notamment sur leur passé judiciaire, qui révèle  l’invraisemblable aveuglement de la justice. Sous le titre « A Paris comme à Bruxelles, des multirécidivistes radicaux fichés frappent librement », l’Observatoire de l’islamisation fait le point sur le passé pénal de plusieurs de ces crapules islamistes. Nous le publions ci-dessous.

    Passée l’émotion, il va falloir que les autorités françaises et belges fassent une sérieuse autocritique de leur gestion des bandits et/ou islamistes déjà condamnés, mais qui frappent après de trop courts passages en prison, bénéficiant souvent des remises de peine décidées par des juges teintés d’idéologie. Voici la liste des terroristes de Paris et de Bruxelles, dont l’identité n’a pas surpris les policiers qui les connaissaient déjà :

    Les frères El Bakraoui : En octobre 2010, Ibrahim avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir tiré sur des policiers à la kalachnikov. Avec un complice, Ibrahim commet alors un braquage chez un agent de change. Ibrahim reste dans la voiture et fait le guet. Une fois le braquage commis, les auteurs s’en vont, à trois, dans la voiture. La police tente de les intercepter mais Ibrahim El Bakraoui fait feu à plusieurs reprises sur les agents et blesse l’un d’entre eux de trois projectiles. Ibrahim avait été reconnu coupable et condamné à une peine de 9 ans de prison. En février 2011 cette fois, c’est Khalid El Bakraoui qui s’est retrouvé devant la justice. Il a été condamné à 5 ans de prison sans sursis pour des car-jackings. Lors de son arrestation à l’époque, il détenait des kalachnikovs avec ses complices. Pourquoi les deux frères sont libres en mars 2016 pour commettre leur massacre ?
    Samy Amimour : Le Figaro du 23 novembre dernier notait à son endroit : “c’est le symbole de l’inertie judiciaire et administrative qui confine à la cécité”. Ce tueur du Bataclan a été inculpé en 2012 pour un projet de départ au  Yémen, base arrière bien connue d’Al Qaida. Son passeport et sa carte d’identité lui sont retirés. Mais il a suffit à un de ses complices de  déclarer la perte de ses papiers à sa place, et on lui a réédité des originaux. Aussi, Amimour “devait” pointer au commissariat chaque semaine, chose qu’il ne faisait plus depuis septembre dernier. Ce qui n’a pas interpellé la “vigilance” des policiers chargés de le suivre.
    Omar Ismael Mostefai : Il fait partie des terroristes du Bataclan. Condamné 8 fois pour des délits de droit commun entre 2004 et 2010, sans jamais être incarcéré! Fiché S pour radicalisation depuis 2010, sa fiche fut renouvelée un mois avant les attentats de Paris ! C’est la Turquie qui a prévenu la France en septembre 2013, qu’il serait en Syrie probablement. La police savait qu’il avait coupé les ponts avec son entourage, qu’il priait dans les mosquées tablighi de Lucé et Chartres. Mais laissé sans surveillance…
    Abdelhamid Abaoud : Dès 2014 , ce belgo-marocain est repéré dans un vol Cologne-Istanbul, les policiers le soupçonnent d’aller faire le djihad. En janvier 2015, il échappe au démantèlement de la cellule terroriste de Verviers, la police belge est certaine qu’il en fait partie. Il a traversé les frontières européennes depuis la Syrie, en passant par Athènes où son portable est géolocalisé, pour revenir tranquillement dans sa ville natale de Molenbeek. A cause du refus idéologique de contrôler les frontières par les gouvernements eurofédéralistes, il peut aller à Paris et en revenir après avoir tué des dizaines de parisiens, victime du sans-frontiérisme.
    Mohammad Al Mahmod et Ahmad Al-Mohammad : Le premier a  été contrôlé en Grèce le 3 octobre 2015 sur l’ile de Léros. Autorisé à entrer en Europe comme des centaines de milliers d’hommes seuls en provenance de Syrie, d’Afghanistan, du Soudan et d’Erythrée. Alors que l’Etat Islamique se vante d’infiltrer les migrants, il est entré dans l’espace Schengen de manière formelle tout comme son comparse Ahmad Al-Mohammad, lui aussi Syrien.
    Javad Bendaoud : Condamné en 2008 à huit ans de prison pour avoir tué au hachoir un adolescent de 16 ans, il sort déjà en septembre 2013 pour reprendre son activité de caïd.
    Fabien Clain : Condamné en 2009 pour être le chef d’un groupe de djihadistes voulant se rendre en Irak, il est condamné à 5 ans de prison mais ressort déjà en 2012. Il s’envole aussitôt pour la Syrie où il dirige la communication francophone de l’Etat islamique.
    http://fr.novopress.info/

  • La FNSEA, un syndicat dans le système

    Le syndicat majoritaire dans le secteur agricole est co-responsable, avec l’État , des difficultés qu’affrontent les paysans.

    Beulin n'est pas Dorgères et la FNSEA, premier syndicat d'agriculteurs aux élections professionnelles, n'a pas grand-chose de commun avec les chemises vertes des années 30, en dépit de l'exaspération de ses « troupes ». On l'a bien vu après la bruyante réception que les paysans présents au salon de l'Agriculture ont réservée le 27 février à François Hollande, copieusement conspué. Dès le lendemain, le « patron » de la FNSEA présentait « des excuses pour les noms qui ont été prononcés à l'égard du président »...

    Au reste, la FNSEA elle-même n'est pas innocente de la situation actuelle. Les choix qu'elle a faits depuis les années 1960, et sa collusion avec le pouvoir politique, n'ont pas été sans conséquence sur le sort des paysans. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles était une composante de la Confédération Générale de l'Agriculture (CGA), structure fondée par le gouvernement provisoire de la République française et dominée par la gauche socialiste, radicale et communiste. La majorité des dirigeants de la FNSEA, au contraire, étaient issus de la Corporation paysanne créée par le gouvernement de Vichy, et guère portée à gauche.

    Par ailleurs, en 1954 la FNSEA se dota d'une structure « jeunes » qui donna naissance au Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA), animée par des cadres de la Jeunesse agricole catholique (JAC), qui militaient pour la modernisation des petites structures agricoles et s'opposaient à la politique de soutien des prix (défendue par les « vieux » de la FNSEA), au motif qu'elle favorisait les exploitations importantes au détriment des petites.

    Le double jeu du CNJA

    Jusqu'alors, la FNSEA s'était méfiée des immiscions de l'Etat dans les affaires agricoles. Mais, au début des années 1960, le CNJA travaille en entente avec le gouvernement gaulliste et le Commissariat au Plan pour casser les « féodalités » rurales et moderniser l'agriculture française, notamment en favorisant l'agrandissement des exploitations, par absorption des petites - il est vrai que beaucoup avaient une taille insuffisante pour assurer de quoi vivre au paysan et à sa famille. Le gouvernement, en quête de main d'œuvre pour son programme d'industrialisation (on fait appel à la même époque à l'immigration maghrébine), appuie ces transformations et prépare avec les dirigeants du CNJA les lois sur l'agriculture de 1960 et 1962. En juin 1964, Michel Debatisse, l’une des figures du mouvement « jeunes », devient secrétaire général adjoint de la FNSEA, avant d'accéder à sa présidence en 1971. Dorénavant, le syndicat adopte une conception productiviste de l'agriculture et cogère les structures chargées de mettre en œuvre la restructuration de l'agriculture française (Safer et Cnasea). L'heure est à la spécialisation sur les cultures à hauts rendements. La FNSEA participe aussi avec l'Etat aux négociations sur la PAC, dont les subventions vont en majorité aux plus grosses exploitations... Signe de cette entente avec l'Etat, Michel Debatisse devient en 1979 Secrétaire d'Etat aux Industries agricoles et alimentaires. En 1986, un autre ancien président de la FNSEA, François Guillaume, sera nommé ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de Jacques Chirac.

    Résultat, entre 1970 et 2010, la surface moyenne des exploitations agricoles a augmenté de 21 à 55 hectares ; mais le nombre des exploitations est tombé de 1,6 million à 490 000 et la part de la paysannerie dans la population active a chuté de 32,4 % en 1950 à environ 3 % aujourd'hui. Par ailleurs, ces changements ont eu et continuent d'engendrer un coût humain considérable. Selon une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVs), 485 agriculteurs se sont suicidés entre 2007 et 2009, ce qui fait du suicide la troisième cause de mortalité dans cette profession. La situation se dégrade d'autant plus que la politique productiviste s'est heurtée à partir des années 1990 à un problème de surproduction, le marché européen étant devenu excédentaire. Lors de son congrès de 1995, la FNSEA a d'ailleurs convenu qu'il fallait désormais « sortir de la culture quantitative ». Mais pour de nombreux agriculteurs, lourdement endettés (comme les élevages industriels de porcs), il ne sera pas facile de sortir du système.

    Yves Kerhuon monde&vie 16 mars 2016

  • JT du Jeudi 24 Mars 2016 : Attentat / L’UE, première complice du terrorisme