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actualité - Page 1683

  • « Les jugements de Cours vous feront blancs ou noirs »

    Maître Frédéric Pichon avocat au Barreau de Paris, a été l’un des défenseurs qui a le plus souvent plaidé en faveur des manifestants anti-mariage pour tous. Il a bien voulu répondre à nos questions sur l'étrange pouvoir des juges.

    Entretien par l'abbé G. de Tanoüarn

    En tant qu'avocat de toutes les causes et parce que, comme chrétien, vous acceptez de défendre les clients les plus compromettants, je veux dire par exemple ceux qui sont politiquement incorrects, pensez-vous, cher Maître, que, dans certains domaines idéologiquement sensibles, la même loi puisse être appliquée de différentes manières selon les justiciables ? Auriez-vous des exemples à proposer ?

    La question n'est pas nouvelle. En son temps La Fontaine pouvait déjà dire « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cours vous feront blancs ou noirs ». Ces cours, ce ne sont pas des cours princières, ce sont des cours de justice, ce sont les tribunaux de l'époque que vise le fabuliste. Certes les juges sont impartiaux, par définition. Mais dans la réalité, tout dépend de quel côté vous vous trouvez. Aujourd'hui qu'ils soient de gauche ou de droite, les gouvernements subissent la pression du politiquement correct notamment par la voie de lobbies puissants (féministes, antiracistes, LGBT, etc.) Lorsque je soutenais il y a plus de 20 ans mon mémoire à l'école du Barreau sur le thème « La liberté d'expression et le respect des croyances religieuses », je relevais déjà l'incroyable inéquité entre les atteintes aux symboles chrétiens tolérés au nom de la laïcité, et la répression qui frappe les atteintes aux autres religions. Les choses n'ont pas changé depuis. Ainsi les Femen ont-elles été relaxées, alors qu'elles ont volontairement dégradé l'une des cloches de Notre Dame (photo) et dans le même temps un agent de sécurité de la cathédrale a été condamné pour violences, simplement parce qu'il a tenté de les expulser ! Dans le même registre, on a vu ces jeunes identitaires qui étaient montés sur le chantier en construction de la mosquée de Poitiers -mosquée appartenant à l'UOIF branche française des frères musulmans - condamnés, pour cela, à des peines de prison avec sursis, à une amende incroyablement élevée ainsi qu'à 5 ans d'interdiction civique. Je crains que les choses n'aillent en s'aggravant.

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  • Identité française : un sursaut est-il encore possible ?, par Nicolas Lévine.

    Incendie de Notre-Dame le 15 avril 2019 © Diana Ayanna/AP/SIPA Numéro de reportage: AP22325038_000006

    Source : https://www.causeur.fr/

    Il y a coïncidence entre l’écroulement de notre culture et celui de l’Église.

    A un an d’intervalle, des incendies ont ravagé Notre-Dame de Paris puis la cathédrale de Nantes. Les réactions à ces drames ont démontré notre profond malaise identitaire. Alors qu’un changement de peuple est en train de s’opérer, le catholicisme peut-il renaître de ses cendres?

    Qu’est-ce que la République en France ? C’est la IIIème. Qu’est-ce que la IIIème République ? Une alliance des minorités franc-maçonne, protestante et, dans une moindre mesure, juive contre les masses catholiques qui étaient aussi, du moins jusque dans les années 1880, monarchistes. Pour les hommes qui ont bâti ce régime, la laïcité devait rompre définitivement le lien qui unissait la nation à l’Eglise ; la loi de 1905, promulguée dans un climat délétère, contre la volonté d’un peuple encore très majoritairement attaché à sa religion, fit du catholicisme un culte parmi d’autres dans la désormais « patrie des droits de l’homme » issue d’une déclaration abstraite et léguée par le Grand Architecte.

    Disons-le tout net : l’Eglise en France n’a pas volé le triste destin qui est le sien aujourd’hui. En tant qu’institution, elle œuvre sans relâche, avec une admirable constance, à sa propre destruction.

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  • La question scolaire : L'enseignement, une affaire privée ? 3/5

    La mère aime son enfant au point de lui sacrifier sa vie, elle l'aime en se rapportant à lui et non en le rapportant à elle, elle ne fait pas de lui l'instrument de sa jouissance privée, elle se subordonne à son épanouissement; mais cela n'empêche pas qu'elle trouve son propre épanouissement, ainsi son bien - et son bien le plus propre -, dans le service de son enfant, dans l'exercice de son dévouement, aimer l'autre d'un amour d'amitié c'est l'aimer comme un autre soi même, c'est l'aimer non en se voulant du bien, mais en lui voulant du bien, mais cela n'empêche pas que l'être aimé soit lui-même un bien appétible, et qu'il soit aimable de l'aimer, épanouissant pour celui qui aime - ainsi appétible de vouloir le bien de l'autre; le rigorisme apparent du kantisme cèle un individualisme honteux, parce qu'il ne conçoit la recherche du bien que sur le mode de l'égoïsme, et c'est pourquoi il en appelle, pour fonder la morale, à un principe axé non sur la recherche du bien objectif (il est en effet immoral d'être égoïste), mais sur celle de la « bonne volonté », ou volonté d'agir par devoir, c'est-à-dire volonté capable de s'autodéterminer sans référence au bien, en vertu de sa seule liberté; qu'est-ce à dire, sinon que la liberté de la volonté devient une fin en soi, et que la fin du politique est la pure liberté ? Mais le politique peut-il encore longtemps demeurer politique s'il est finalisé par la liberté qui aura tôt fait de s'émanciper de la norme du politique pour s'éprouver en son absoluité ? La morale kantienne, en son austérité de surface, rendant impossible l'amitié, n'est qu'une modalité grandiloquente (nos contemporains libertaires et « philosophes républicains » patentés ne s'y sont pas trompés) de l'anarchisme individualiste.

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  • Palavas-les-Flots : face à l’explosion de l’insécurité, les habitants manifestent « contre la racaille » aux cris de « On est chez nous » (MàJ)

    08/08/2020

    300 personnes environ ont manifesté ce vendredi soir à Palavas-les-Flots. Une marche qui a commencé à 19 heures devant la police municipale pour exprimer leur ras le bol face aux incivilités, rodéos de voitures et de motos dans les rues en pleine nuit, musique trop forte sur la plage et des déchets jetés n’importe où. 

    Gilles vit à Palavas depuis 50 ans, il est jouteur et il en a marre « c’est le bordel tous les soirs, les rodéos, des bagarres, nous on est dans notre village et on veut que tout soit bien. Tout le monde peut s’amuser, c’est les vacances, mais il faut qu’il y ait du respect. Il faut que ça cesse. »

    France Bleu

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  • Magistrature : l'unité ne fait pas la force...

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    Je m'apprêtais à proposer une réflexion sur la notion d'ensauvagement pour tenter d'expliquer pourquoi elle était approuvée par certains, et jugée inadaptée et outrancière par d'autres. Comme si, pour ces derniers, une société demeurait civilisée, quoi qu'il puisse s'y commettre, et ne pouvait pas être dite en voie de sauvagerie.

    Il me semble que c'est une analyse qui aurait mérité d'être menée mais mon esprit l'a reléguée quand j'ai pris connaissance des "propositions pour l'indépendance de la justice", de la quarantaine de "suggestions" qui seront intégrées au rapport que la commission d'enquête parlementaire sur "les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire" remettra au mois de septembre. Cette instance est présidée par Ugo Bernalicis de LFI et a pour rapporteur Didier Paris de LREM et de ce fait, espérons-le, est parvenue à une sorte d'équilibre (Le Monde).

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  • Gouvernement des juges et des notables... Gouvernement contre le peuple.

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    L'avis de Jean-François Touzé
    Le Conseil constitutionnel, au nom des sacro-saintes "libertés publiques" vient d'invalider la loi imposant un suivi des djihadistes à leur sortie de prison.
    Cette loi, par la faiblesse de son contenu et la timidité des mesures qu'elle instaurait - bracelet électronique, obligation de pointer chaque semaine dans un commissariat ou une gendarmerie, devoir de signalement d'un changement d'emploi ou de résidence, sans oublier l'incontournable, dérisoire et toujours hilarant "suivi psychologique en vue de déradicalisation" - relevait, certes, de la cautère sur une jambe de bois (le traitement clinique le plus efficace étant, selon nous, l'expulsion pour les étrangers et pour les binationaux après déchéance de la nationalité,  et peine de mort dans les cas les plus graves).

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  • Les mots de trop d’Emmanuel Macron au Liban

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     a vraiment un problème avec la question de la souveraineté. Nous en avons encore eu un exemple lors de sa visite à Beyrouth, jeudi 6 août. Qu’ ait été le premier chef d’État à marquer sa solidarité par sa présence sur les lieux de la catastrophe est une excellente chose. Les liens historiques entre la France et le  le commandaient. Mais ce Président a vraiment le don de tout gâcher, de transformer l’or en plomb.

    Ainsi, était-il obligé de tenir des propos qu’aurait pu prononcer un chef d’État administrant un protectorat ? Certes, des propos tenus à brûle-pourpoint, dans un contexte très particulier, dans la chaleur d’une rencontre avec une population sous le choc après la terrible catastrophe et excédée par l’impéritie de ses gouvernants, « Je vais leur proposer un nouveau pacte politique cet après-midi. Et je reviendrai pour le 1er septembre, et s’ils ne savent pas le tenir, je prendrai mes responsabilités avec vous. » Qu’est-ce que cela veut dire ? Concrètement ? Que s’ils n’appliquent pas ce pacte, il se pointera en rade de Beyrouth avec une armada pour imposer ce pacte ? Il est vrai, aussi, qu’Emmanuel Macron aime bien se payer de mots et l’on aimerait bien connaître la teneur de ce « pacte ».

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  • D'un conservatisme l'autre... les leçons de l'histoire (2017)

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    Olivier Dard, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne et spécialiste incontesté de l'histoire des droites, me reçoit avec sa simplicité habituelle et son éternel sourire, dans un café du XVe arrondissement. C'est un véritable tour d'horizon des conservatismes qu’il  nous offre au fil de la conversation.

    Le conservatisme est un mot « interdit » en France depuis la fin du XIXe siècle. Ce vocable regroupe, pourtant, des tentatives politiques très différentes d'un pays à l’autre, permettant un véritable inventaire des ressources politiques de l'Occident. Dans le Dictionnaire du conservatisme qu'ils viennent de publier, Frédéric Rouvillois, Olivier Dard et Christophe Boutin proposent au lecteur que le psittacisme des médias importune, une autre manière de faire de la politique, leur découvre des valeurs retrouvées, mais aussi, loin de tout immobilisme, les projets inventifs du passé qui peuvent servir à l'avenir.

    Dialogue avec Olivier Dard

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  • CULTURE DE MORT : AVORTEMENT L’objectif de l’amendement sur l’IMG pour détresse psychosociale est d’ouvrir une brèche pour obtenir un élargissement du délai légal de l’IVG

    L’objectif de l’amendement sur l’IMG pour détresse psychosociale est d’ouvrir une brèche pour obtenir un élargissement du délai légal de l’IVG

    Analyse d’Antoine Pasquier (journaliste à Famille chrétienne) sur l’amendement au projet de loi bioéthique, élargissant le recours à l’IMG :

    L’amendement sur l’IMG pour détresse psychosociale, adopté dans le cadre de la loi de bioéthique, ne vient pas de nulle part. Son idée court depuis plusieurs semaines, et son objectif est bel et bien d’ouvrir une brèche pour obtenir un élargissement du délai légal de l’IVG. Explications.

    1. Mars dernier. En raison du confinement, le Planning familial s’inquiète du grand nombre d’avortements ne pouvant être pratiqués en France. Il a demandé au gouvernement la possibilité d’allonger le délai légal de deux semaines. Ce dernier s’y oppose, ne voulant pas ouvrir un débat brûlant en pleine crise sanitaire.

    2. Toutefois, le 23 avril, en réponse à un courrier adressé par plusieurs parlementaires, le ministre de la santé Olivier Véran annonce dans une lettre qu’en cas de recours tardif à l’avortement, il serait désormais possible d’utiliser la notion de “détresse psychosociale” de l’interruption médicale de grossesse (IMG) pour avoir recours à une IVG par aspiration.

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  • Sur LCI, Barbara Lefebvre : "Ces meurtiers sont à chaque fois des multirécidivistes, ouvrons les yeux!".