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actualité - Page 5554

  • A propos de la nouvelle hospitalisation d’Abdelaziz Bouteflika en France.

    Hospitalisé en France - au Val de Grâce -, du 27 avril au 16 juillet 2013, puis à nouveau depuis le lundi 13 janvier 2014, le président algérien Abdelaziz Bouteflika aura donc privilégié les hôpitaux militaires de l’ancien colonisateur qu’il ne cessa pourtant à aucun moment de dénoncer, d’accuser et d’acculer à la repentance.

    Alors qu’au mois de novembre 2013 le FLN l’a désigné comme son candidat lors des élections présidentielles du mois d’avril 2014, à moins de quatre mois du scrutin, l’on ne sait toujours pas s’il sera physiquement et intellectuellement en mesure de briguer un 4° mandat. Son véritable état de santé est caché à l’opinion algérienne parce que les clans régionaux et politiques qui se partagent les fruits du pouvoir ne se sont toujours pas mis d’accord sur sa succession. L’Algérie est en effet dirigée par une nomenklatura opaque dont le principal souci semble être de s’auto-reproduire. Son cœur est représenté par l’ANP (armée nationale populaire) dont les 350 000 hommes sont commandés par le général Ahmed Gaïd Salah né en 1940, et la DRS (Département du renseignement et de la sécurité) avec dit-on, plus de 100 000 agents dirigés par le général Mohamed Mediène, né en 1939. [...]

    Bernard Lugan - La suite sur Afrique Réelle

  • Sens Commun appelle l'UMP à réagir contre l'avortement

    Communiqué de Sens Commun, mouvement créé par des cadres de LMPT ayant rejoint l'UMP :

    "À compter du 20 janvier, l’Assemblée nationale débattra en première lecture du « projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes ». Entre autres dispositions, ce projet entend changer la loi Veil de 1975 en supprimant la notion de « situation de détresse » inscrite au cœur de celle-ci. La technique du gouvernement est éprouvée. Après la loi Taubira du mariage et de l’adoption pour les personnes de même sexe, qui, au nom de l’égalité, met sur le même plan toutes les formes d’unions, sans aucune prise en compte des différences et des réalités sexuelles, on recommence avec l’IVG. C’est toujours en invoquant avec emphase et émotion l’égalité que l’on coupe progressivement la politique du réel.

    Le constat est pourtant simple à poser : oui ou non, l’IVG est-elle une opération banale, un évènement que nous partageons avec joie, bonheur et enthousiasme ? À l’évidence non, c’est un événement pénible, pour ne pas dire dramatique. Il faut le réaffirmer parce que les gens le savent et rejettent les euphémismes et la langue de bois. Des politiques de tous bords le disent en coulisse. Mais la plupart n’osent élever la voix, de peur qu’on les taxe de réactionnaires ou, pire, qu’on les accuse de s’attaquer à l’IVG. Inversement des réalités – les chantres de la bien pensance en ont le secret -, puisqu’il s’agirait pourtant justement de défendre l’esprit de la loi ! Simone Veil l’a très clairement défini (lien vers la vidéo de son discours à l’assemblée http://www.ina.fr/video/I07169806 ) : « L’avortement doit rester l’exception… Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes : c’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. »

    L’interruption volontaire de grossesse n’est pas une décision anodine, un geste sans conséquence, une situation sans détresse. Le nier, c’est nier la réalité dont des milliers de femmes témoignent chaque jour sur des centaines de forums internet. Si nos gouvernants veulent vraiment défendre les droits de la femme, qu’ils s’attachent plutôt à mettre en œuvre les moyens humains et matériels pour accompagner celles qui traversent ces moments difficiles. Qu’ils leur offrent le droit à l’écoute, à un soutien, au dialogue et même, sacrilège du politiquement correct, à des voies alternatives à l’IVG. Au sein de l’UMP, Sens Commun appelle tous les parlementaires et élus à faire entendre sur ce sujet une voix de courage et de conviction, une voix qui s’appuie sur les faits et non sur l’idéologie. La reconquête et l’alternance ne se feront pas sur la compromission."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Bernard Henri Levy veut censurer Youtube et dailymotion cause dieudonné

  • Mais qu'est donc la droite devenue ?

    Que reste-t-il de la droite française sur l'échiquier politique, en 2014 ? Marine Le Pen ; mais est-elle encore de droite ?
    En France, la droite existe encore dans les têtes bien faites - nous espérons l'avoir montré au fil des entretiens publiés dans l'enquête que Monde et Vie poursuit depuis de nombreux mois. Mais existe-t-elle encore sur la scène politique? La question se pose et s'impose.
    Ne parlons pas de l'UMP, gauchie depuis longtemps, non seulement quant aux « valeurs » qu'elle défend - ce qui est évidemment capital -, mais même concernant ses choix économiques, à peine moins étatistes que ceux de la gauche. (Pour mémoire, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les dépenses publiques sont passées de 957 milliards d'euros en 2006 à 1120 milliards en 2011 ; la dette publique, de 1211,6 milliards en 2007 à 1717,3 milliards fin 2011 ; et les impôts de 822,1 milliards en 2010 à 920,9 milliards en 2012...)
    Mais jusqu'à une période récente, des personnalités comme Jean-Marie Le Pen au Front national ou Philippe de Villiers au Mouvement pour la France conduisaient leurs formations politiques respectives. Au-delà de leurs divergences - Villiers passant alliance avec l'UMP pour des raisons d'implantation locale -, ils partageaient certains points communs essentiels : le souverainisme, l'attachement aux valeurs chrétiennes, ainsi qu'une conception anti-étatiste de l'économie.
    Critiquant volontiers « l'hypertrophie du service public », Jean-Marie Le Pen déplorait, en avril 2007 : « Les dépenses publiques n'ont cessé d'augmenter, écrasant d'impôts les entreprises qui pourtant sont les seuls organismes économiques capables de créer de la richesse et de l'emploi. »
    De son côté, Philippe de Villiers écrivait dans son programme, lors des élections européennes de 2009 : « Entre la mondialisation sauvage et le carcan fiscal et réglementaire qui pèsent sur elles, les entreprises ne sont pas en mesure de s'épanouir. (...) Il convient de protéger le travail de la mondialisation, de le libérer et de le promouvoir en privilégiant les artisans, les commerçants et les PME enracinées. »
    Les deux meneurs se sont aujourd'hui mis en retrait de la scène politique, bien que l'un et l'autre restent députés au parlement européen. Le MPF a une élue à l'Assemblée nationale, Véronique Besse. Le Front national en a deux, Marion Le Pen et Gilbert Collard, mais c'est bien sûr sa présidente, Marine Le Pen, qui conduit le parti. Or la question se pose : Marine Le Pen peut-elle encore être classée à droite ?
    Certes, elle ne transige pas sur la souveraineté française, s'oppose à l'intégration européenne, combat comme son père l'immigration de masse.
    Défendant la laïcité, elle reconnaît toutefois les racines chrétiennes de la France, en déclarant par exemple dans Famille chrétienne, en avril 1012 : « La liberté, l'égalité, la fraternité sont des valeurs chrétiennes ! La France peut être "laïque" parce qu'elle est chrétienne à l'origine. (...) Pour savoir qui l'on est et où l'on va, il est impératif de savoir d'où l'on vient. Ce que nous devons aux valeurs chrétiennes est une évidence : toute notre construction intellectuelle et sociale vient de là. La liberté individuelle, par exemple, est un concept éminemment chrétien. » En revanche, elle n'appelle pas les adhérents et militants du Front national à manifester en tant que tels contre la loi Taubira sur le pseudomariage homosexuel, et ne voit là qu'une question secondaire, voire une diversion. Peut-être laisse-t-elle volontairement à sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, le soin d'apparaître dans les manifestations. En revanche, elle s'engage à revenir sur la loi si elle est élue à la présidence de la République en 2017.
    Marine Le Pen est-elle de gauche ?
    La rupture avec les positions que tenait son père est plus sensible sur d'autres points. D'une part, elle s'adresse davantage que lui à la Fonction publique d’État, qu'elle considère comme « essentielle ». Elle s'entoure d'ailleurs d'énarques, comme Florian Philippot ou plus récemment Philippe Martel, ancien chef de cabinet d'Alain Juppé, qui est aujourd'hui devenu le sien. Très logiquement, son programme est aussi plus étatiste et dirigiste. Elle n'hésite pas à envisager des nationalisations, parle de planification.
    Par ailleurs, elle récuse, beaucoup plus clairement que ne le faisait son père, l'héritage d'une droite maurrassienne et décentralisatrice, au profit d'un néo-jacobinisme qui opère un « rejet catégorique des corps intermédiaires au nom de l'unicité du peuple souverain », écrit Frédéric Rouvillois, professeur de droit public à l'Université Paris Descartes, sur le site Causeur. Cette position correspond d'ailleurs aux origines de son nouvel entourage, issu, comme Florian Philippot, du courant chevènementiste.
    Enfin, les références républicaines sont aussi plus systématiques dans son discours. Elle développe d'ailleurs une conception de la démocratie directe que Frédéric Rouvillois qualifie de « radicale » et qui, dit-il, semble la rapprocher « de la tradition rousseauiste et jacobine - autrement dit, de courants habituellement classés tout à la gauche de l’échiquier politique ».
    Marine Le Pen est-elle de gauche pour au tant ? On pourrait plutôt voir en elle l'héritière d'un courant populiste, nationaliste et républicain qui s'enracine dans l'histoire des idées politiques françaises et que l'on retrouve par exemple à la fin du XIXe siècle dans le boulangisme, ce mouvement créé autour d'un général républicain qui conquit une large partie de la droite française.
    Hervé Bizien monde & vie 14 janvier 2014

  • Pierre Hillard : « Le régionalisme entraînera la mort de la France »

    Pierre Hillard est un essayiste français, docteur en science politique. Il est connu pour ses analyses du mondialisme ainsi que du processus de destruction des nations dans le but d’instaurer un gouvernement mondial. M. Hillard a répondu à nos questions suite aux déclarations de François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, sur la diminution du nombre de régions. Un régionalisme à marche forcée dicté par l’Union Européenne et l’Allemagne…

    Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État a fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance. Comment recevez-vous ce projet ?

    PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises. En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée. On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.

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  • Eric Zemmour: sur l'affaire Dieudonné "On ouvre le pas à une dictature"

  • France: ouverture à Paris d'une enquête après le départ de deux lycéens mineurs faire le djihad en Syrie

    Deux lycéens toulousains de 15 ans sont partis le 6 janvier dernier pour la Turquie puis ont rejoint un groupe d’Al-Qaïda en Syrie pour faire le djihad, a raconté le père de l’un d’eux à La Dépêche du Midi. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert début janvier une enquête sur le départ de ces deux mineurs vers la Syrie
    "Ce n'est pas une fugue de mineurs, on est dans un cadre tout à fait différent", a affirmé le procureur Michel Valet qui a reconnu être frappé par leur âge.
    Le parquet de Paris a ouvert le 7 janvier dernier une enquête préliminaire après leur départ. Le dossier à été confié à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

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  • Une Quenelle Magistrale pour Valls en Bretagne ! Préparez vos mouchoirs c’est un spectacle comique qu’est-ce qu’on se marre !

    Et oui, Valls en Bretagne, c’était loin d’être du gâteau. Le 9 janvier, alors donc que l’administration reprenait petit à petit le train-train quotidien avec une feuille de route sillonnée de « sens interdits », le ministre de l’Intérieur émit la volonté de visiter Plérin, une commune située dans le département des Côtes d’Armor et dirigée depuis 2008 par Ronan Kerdraon, membre du PS, secrétaire général du Bureau régional d’étude et d’information socialiste.

    Bien ancré dans son fief, M. Valls devait être parfaitement à l’aise pour « conforter la présence de l’Etat » dans une région qui est déjà socialiste jusqu’à la sève de son dernier arbre. Nantes, Brest, Rennes, Saint-Nazaire, Lorient Quimper, Saint-Brieuc : autant de villes d’imprégnation gauchiste héritières d’un courant de pensée catholique libéral prêchant une version essentiellement pacifiste, voire laxiste des Evangiles. Bref, comme le constatent bien des médias locaux, UMP et FN ont du pain sur la planche pour ce qui est de reconquérir un électorat versé d’abord dans l’héritage ambigu d’un Jaurès, ensuite dans les excellentes intentions du MRP.

    Or, comme nul n’est à l’abri du mauvais sort, voici qu’un groupe de militants issus de l’Adsav ou PPB (Parti du peuple breton) a osé ( !) exhiber le Gwenn ha Du. Exhiber un drapeau aux couleurs de la région, quel affront au centralisme jacobin, quel manque de respect vis-à-vis d’une équipe qui fait tout pour unir les Français autour de la trinité républicaine ! Il a fallu « deux policiers en tenue et deux autres en civil » (cf. Breiz Atao) pour réprimer cet élan de patriotisme régional ostentatoire ainsi que l’éventualité d’une garde à vue collective. Quand on dit A, il faut normalement dire B. C’est ainsi que la mairie elle-même s’est vue dans l’obligation de retirer le pavillon breton qui ornait – quoi de plus logique – sa façade. L’auteur du communiqué a bien fait de s’interroger sur les conséquences d’une démarche analogue en Corse où les militants du mouvement Corsica libera en auraient sans doute fait voir de toutes les couleurs aux acolytes de M. Valls. Mais enfin, il n’y a hélas pas de Méditerranée pour éloigner la Bretagne des foudres ministérielles qui frappent depuis Paris.

    Bafouée sans vergogne, la liberté d’expression, au même titre que le droit à une certaine autonomie identitaire (régionale), n’a plus du tout sa place en France. La domination socialiste lui a lâchement assené le coup de grâce sans comprendre que le diktat intellectuel n’est efficace qu’à court terme. Les Français ne sont pas si dupes qu’on le voudrait, notamment quand ils voient le Ministère de l’Intérieur poursuivre un Dieudonné dont les sorties, parfois contestables, insultent cependant bien moins la mémoire des Juifs déportés que les performances ouvertement christianophobes des Femen n’insultent les croyants et les athées respectueux de cet héritage religieux qui a forgé la France. Un peu de cohérence dans vos actes, M. Valls, voyons !

    Voici maintenant l’éclairage que fait de ces symptômes Yannick Urrien, rédacteur en chef à la Radio bretonne Kernews dont il est par ailleurs le fondateur.

    La VdlR. « Il est établi que Manuel Valls a fait interdire le Gwenn ha Du sur son passage alors qu’il effectuait une tournée à travers une Bretagne majoritairement socialiste. Avait-il le droit, juridiquement parlant, de formuler cet interdit ? Ne s’agit-il pas d’un abus de pouvoir ?

    Yannick Urrien. Tout d’abord, bonjour à vous, bonjour à tous les auditeurs qui nous écoutent dans le monde entier et puis aussi dans cette belle, dans cette sainte Russie. Alors juridiquement, que s’est-il passé ? On ne sait pas vraiment s’il y a eu une interdiction formelle de M. Valls de voir le drapeau breton sur sa route mais il est très clair que certaines personnes qui étaient là, en arborant le drapeau breton, ont été interpellées par la police qui les a directement menacées en disant les amener au commissariat pour vérification d’identité et garde à vue si ces personnes ne rangeaient pas le drapeau breton. Il y a donc plusieurs interrogations. Est-ce l’initiative personnelle des forces de l’ordre pour réprimer toute tentative de contestation de type Bonnets rouges sur le passage du Ministère de l’Intérieur ? Ou alors, y-a-t-il eu réellement une consigne qui vient d’en haut, c’est-à-dire du cabinet de Manuel Valls, pour que le drapeau breton ne soit pas présenté lors de son passage. Ce point d’interrogation étant posé, on peut quand même noter qu’il y a une réelle volonté depuis quelques mois de considérer la Bretagne dans un sens folklorique, culturel, dans le style : vous êtes bien gentils quand vous présentez des photos historiques, quand vous présentez des crêpières, mais n’allez pas plus loin SVP ! Vous n’allez pas revendiquer une quelconque volonté non pas d’indépendance politique mais du moins un peu plus d’autonomie. Cela s’est traduit par la conférence de presse lors de la cérémonie des vœux du Président de la République François Hollande et par les récentes déclarations de Jean-Marc Ayrault alors que lors de son élection, la première fois, le même Ayrault était favorable au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. On voit là que le pouvoir exécutif socialiste a clairement indiqué qu’il n’était plus question de ce rattachement ! Et on va même plus loin avec quelque chose qui était inimaginable il y a quelques années : c’est la disparition de la Bretagne, puisqu’il est question de créer de très grandes régions en réduisant leur nombre en France. Logiquement, Edouard Balladur, par exemple, lorsqu’il était Premier Ministre, avait travaillé sur un découpage géographique qui intégrait la Loire-Atlantique dans la région Bretagne pour faire une grande région bretonne. Le reste des pays de la Loire aurait été rapproché du Centre pour faire une région Val-de-Loire, quant à la Vendée, elle rejoignait le Poitou-Charentes. Tout cela est cohérent géographiquement, tout cela est cohérent économiquement et historiquement. Et bien non ! On s’aperçoit qu’il y a une réelle volonté de gommer tout ce qui est identité française traditionnelle – la Bretagne fait partie de cette identité, – tout bonnement de la supprimer.

    La VdlR. Ma deuxième question, bien plus délicate, porterait sur le cas de Dieudonné M’bala M’bala dont on sait que la mère est Bretonne. Le lynchage médiatique dont il est devenu l’objet renvoie une fois de plus à ce qu’est devenue la liberté d’expression en France. Que pensez-vous de cette campagne dieudonophobe en somme disproportionnée ?

    Yannick Urrien. La question consiste à savoir si les Français sont mûrs pour être dans une grande démocratie comme peuvent l’être certains grands pays où il est permis de tout dire, même ce que certains peuvent considérer de plis inacceptable ou de plis ignominieux. Peut-on accepter que la liberté de parole aille jusqu’à choquer au plus profond d’eux-mêmes certaines personnes ? Dans certains pays, c’est le cas. La population française n’est visiblement pas totalement prête à cela. Je dis « pas totalement », car les mentalités évoluent. Toutes les enquêtes d’opinion qui ont été montées indiquaient ce paradoxe : les Français dans leur ensemble n’appréciaient pas vraiment les propos de Dieudonné mais, dans l’ensemble, l’interdiction était quand même mal vécue ».

    Commentaire de l’auteur. Le hasard se vengeant parfois de ceux qui le méritent, il a cette fois voulu que la police nationale tombe dans le piège du farouche réseau social Twitter qu’elle ne maîtrise que de piètre façon. Voulant créer des comptes PoliceNationale dans tous les départements, elle s’est contentée de le faire dans seulement plusieurs d’entre eux. Résultat : une poignée d’humoristes ou d’apprenti-Dieudo se sont empressés de combler les lacunes de la police en créant de faux comptes parodiques. C’est ainsi que M. Valls aurait soi-disant souhaité une bonne année 2014 à Dieudo, soutenu en cela par le collectif dieudophile de notre chère police. Ah, le hasard, ah, le mauvais sort …

  • Mélenchon et les coco-traîtres

    Pour les partis aussi, la vieillesse est un naufrage.

    Couteau entre les dents, faucille au poing et marteau en tête, il fut une époque, pas si lointaine, où le Parti communiste français, succursale parmi d’autres de la grande Union soviétique, ne vivait et n’agissait que dans la préparation et l’attente du « Grand Soir ». L’avenir était rouge et les militants du parti, moines-soldats de la Révolution, n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer le réformisme mou, les compromissions, les abandons de leurs plus proches adversaires, ces sociaux-démocrates qu’ils préféraient stigmatiser du doux nom de « social-traîtres ».

    Que les temps ont changé ! Il existe toujours, sous un nom immuable, un parti constitué d’une part de quelques milliers de militants qui, les yeux grand fermés sur la réalité, veulent encore y croire, et dont la foi inébranlable – aussi respectable qu’absurde – s’enracine dans la fidélité à une idéologie souillée par sa propre histoire, et d’autre part quelques milliers d’élus nationaux et locaux pour qui le plus important et le plus urgent est de conserver les quelques positions, les quelques mandats parlementaires et municipaux dont leur organisation et eux-mêmes tirent leurs moyens d’existence.

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  • La vie sauvée de Vincent Lambert

    Communiqué de l’AGRIF :

    L’AGRIF salue avec émotion la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissant, ce jeudi 16 janvier, le « droit à la vie de Vincent Lambert », qui était sous le coup d’un arrêt de mort par suppression de son alimentation et de son hydratation au motif que la qualité de sa vie relationnelle ne s’améliorerait plus et qu’il n’aurait pas voulu vivre en cet état.

    La dignité et le respect de la vie humaine sont ainsi sauvegardés. Cette décision marque un coup de frein à la folie euthanasique contre laquelle l’AGRIF s’oppose au nom de son combat pour le respect de l’identité humaine, contre tout « racisme » et contre la discrimination à l’égard des faibles et des vulnérables.

    Tétraplégique et en état de conscience minimale, Vincent Lambert est gravement handicapé depuis cinq ans mais il n’est pas « en fin de vie » ni même malade : il est dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.

    L’AGRIF souligne que l’ordonnance de Châlons-en-Champagne vient contredire l’avis quasi unanime des médias qui ont lourdement pris parti, au long de ces derniers mois, pour l’arrêt de mort pesant sur Vincent Lambert. Concert auquel s’est joint le Dr Eric Kariger, du CHU de Reims, déjà auteur de la première décision par laquelle Vincent Lambert s’est vu refuser toute nourriture pendant 31 jours au printemps dernier, avant qu’une première ordonnance du tribunal administratif ne vienne constater, dans l’urgence, l’irrespect par le Dr Kariger de la « procédure collégiale » que la loi Leonetti sur la fin de vie lui imposait de suivre.

    L’AGRIF note que les partisans de la décision du Dr Kariger se sont appuyés non sur la lettre de la loi, mais sur son interprétation a posteriori par Jean Leonetti, qui a répété dans les médias ces derniers jours que sa loi rend possible l’arrêt des soins pour les personnes profondément handicapées qui ne se trouvent pas en fin de vie, en vue de les faire mourir.

    L’AGRIF se félicite de ce que cette manœuvre de promotion de l’euthanasie par omission n’ait pu aboutir.

    Elle salue le rôle joué par Me Jérôme Triomphe, son avocat coordinateur, aux côtés de Me  Jean Paillot, avocat à Strasbourg, le Pr Xavier Ducrocq, neurologue et membre du comité d’éthique du CHU de Nancy, et le Dr Bernard Jeanblanc dont la structure se dévoue au service de personnes lourdement handicapées, comme Vincent Lambert, dans l’entier respect de leur vie.

    Elle rappelle que l’éventualité de l’utilisation « euthanasique » de la loi Leonetti avait été solennellement dénoncée, dès 2007, par un document cosigné de Mgr André Vingt-Trois, aujourd’hui cardinal de Paris, et du grand rabbin de Paris David Messas, aujourd’hui disparu.

    L’AGRIF s’honore d’avoir soutenu dans l’affaire Vincent Lambert la position que commande notre devoir d’humanité, et qui se résume en ces quatre mots : « Tu ne tueras pas. »

    Jeanne Smits

    Vice-présidente de l’AGRIF

    http://www.contre-info.com/la-vie-sauvee-de-vincent-lambert#more-31046