Après les évêques, voici les membres de la société civile qui soutiennent la Marche pour la vie du 19 janvier :
Florence Allard, auteur de « Le traumatisme post avortement », Gynécologue
Jean Christophe André Dumont président de Jurivie ( Belgique)
Jean Paul André Dumont président de Pro Vita (Belgique)
Bernard Antony président de l'AGRIF
Jean Philippe Audouy président de l'Association Familiale Louis et Zélie Martin
Rémy Bague président de la Life Parade
Henri Blocher, Professeur & Doyen honoraire à la Faculté de Théologie évangélique de Vaux sur Seine
Bourcier de Carbon, Démographe
Béatrice Bourges présidente du Collectif pour l'Enfant
Elisabeth Bourgois, Infirmière et écrivain
Antony Burckhardt, porte-parole de la Marche pour la Vie de Bruxelles
Carlo Casini, Président du Mouvement pour la Vie Italien et Député Européen
Le Comité d'accueil de l'enfant et d'aide aux Futures Mères
La Confédération Nationale des Associations familiales Catholiques
Jean-Pierre Dickès, Président de l'association catholique des Infirmières (A.C.I.M.) et éditeur des Cahiers Saint Raphael
Jacques Dupaquier, Membre de l'Institut, Historien
Alain Escada, président du Collectif "Papa, maman et moi" (Belgique)
Fédération Nationale de la famille Française
Femina Europa
Les Femmes et les enfants d'abord
Secours aux futures
Fondation Jérôme Lejeune
François Foucart, journaliste à France Inter puis à Radio Notre-Dame
Pierre Gastal, Femmes enceintes en difficulté
Christophe Geffroy, Directeur de la Rédaction de La Nef
Astrid Ghislain, Jeunes pour la vie
Ivan Gobry, Professeur des facultés
Pierre Goube de Laforest, Président du Centre d’Etudes sur la Reconnaissance de la Personne Humaine
Alain Guillo, UNEC
Yves Guyomar, Œuvre Chrétienne de la Cité Vivante
Joël Hautebert, Président de l'association Objection, Professeur des Universités
Jacques Hindermeyer, Institut national de réadaptation (fondateur) Professeur de médecine des facultés
Bernard Huck Faculté de Théologie évangélique de Vaux sur Seine Doyen
Institut d'études politiques Léon Harmel (IPLH)
Wilbert Kreiss Professeur de théologie Luthérienne en retraite
Henri Lafont Président de l'Association des Médecins pour le Respect de la Vie
Jean Legrand, Association pour le développement démographique
Birthe Lejeune, Vice-présidente de la Fondation Jérôme Lejeune
Jean Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune
Denis Lensel Journaliste & écrivain
Angela de Malherbe Centre d'Education pluridisciplinaire de la Personnalité Teen Star
Patrice Martineau Auteur compositeur
Roger Martineau Auteur compositeur
Philippe Maxence, Rédacteur en chef du bimensuel L’Homme Nouveau et écrivain
Rosny Minvielle, Professeur des facultés de droit
Elisabeth Montfort, Conseil Régional d'Auvergne; Ancien député européen, Conseillère régionale
Association Notre Dame de Kabylie
Papa Maman et Nous
Piero Pirovano, Président de Solidarité (Italie)
Samuel Potier Président de Fidelis Santé
Promouvoir
Reconquète
Michel Rouche, Professeur émérite à La Sorbonne
Jeanne Smits, directeur de Présent
SOS la Vie
Liliane Stevenson, Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques
Denis Sureau, Directeur de la Publication de « L'Homme Nouveau », « Chrétiens dans la Cité », « Transmettre »
Anne Sophie Tampe, Jeunes témoins de la Vie Humaine
Jean de Taurier, président du Pèlerinage Notre Dame de Chrétienté
Jean Louis Thes, Institut de Politique Familiale
Alain Toulza, Comité d'initiative pour la Dignité Humaine
La Trêve de Dieu
Union pour la Vie
Paul Wells, Faculté de Théologie réformée d'Aix en Provence
J C Willke, Président International Right To Life Federation
Gero Winkelmann, Doctors for Life (Allemagne)
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actualité - Page 5617
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Les associations qui soutiennent la Marche pour la vie
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La coagulation de l'opposition au régime commence
Les Bonnets rouges viennent de rallier (1) les opposants à l'aéroport de Notre-Dame des Landes.
Michel Janva
1) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/22/01016-20131222ARTFIG00148-les-bonnets-rouges-rejoignent-les-opposants-de-notre-dame-des-landes.php -
Moselle : des instituteurs terrorisés par leurs élèves de 10 ans ne veulent plus faire cours
Une anecdote révélatrice de l’évolution de la société, sous l’effet de l’invasion migratoire et de la « décivilisation ».
« La situation est devenue incontrôlable dans une école primaire de Petite-Roselle, en Moselle. Mardi matin, les parents d’élèves ont découvert que 8 instituteurs refusaient de faire cours. La cause? Ils se déclarent terrorisés par les enfants!
Le personnel enseignant s’est mis en arrêt maladie, invoquant un « choc psychologique ». En effet un groupe d’élève se révèle incontrôlable depuis la rentrée, frappant leurs petits camarades, crachant sur leur professeurs et proférant des insultes à longueur de journée. Les instituteurs estiment que les punitions n’ont absolument aucun effet sur eux. « Pour une école primaire, avoir des enfants qui tapent leurs professeurs, qui les insultent et qui leur crachent dessus, c’est aberrant », confie une mère. »
Source => http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/21/1780180-moselle-instituteurs-terrorises-eleves-10-ans-veulent-plus-faire-cours.html
http://www.contre-info.com/ -
Interview du président de l’Aube dorée
Dans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie, Nikólaos Michaloliákos, le dirigeant du parti nationaliste grec Aube dorée, actuellement en détention, a évoqué les causes de la hausse de popularité des nationalistes grecs, sa vision des relations avec la Russie et la manière avec laquelle l’establishment politique européen se bat contre ses adversaires idéologiques.
La Voix de la Russie : le dossier contre l’Aube dorée a-t-il un aspect politique ?
Nikólaos Michaloliákos : « Evidemment. Il n’y a aucune preuve confirmant que nous sommes une “organisation criminelle”. Ce n’est pas un hasard si mon arrestation et mon jugement ont eu lieu au moment où le premier ministre se trouvait aux États-Unis, où il a parlé de la persécution d’Aube dorée. De plus, dans un entretien avec la télévision, il a avoué avoir ordonné l’arrestation de nos dirigeants. »
LVdlR : La presse accuse régulièrement Aube dorée d’être « néonazie ». Êtes-vous d’accord avec cela ?
N. M. : « Pas du tout. Aube dorée est un mouvement nationaliste, anticapitaliste et souhaite que la Grèce ne se retrouve pas sous le protectorat de l’impérialisme anglo-saxon. »
LVdlR : Plusieurs dirigeants européens sont très inquiets du fait que les partis eurosceptiques pourraient obtenir environ 30 % des sièges aux prochaines élections législatives. Quelles sont les chances d’Aube dorée aux élections de 2014 ?
N. M. : « Une grande partie des Européens ne souhaite déjà plus voir une Europe soumise à la politique américaine. C’est contre cette Europe que se battent les partis eurosceptiques. Nous voulons une autre Europe, à laquelle appartiendrait aussi la Russie. Aube dorée pourrait être le deuxième, voire même le premier parti aux élections européennes. C’est pour cela que l’on m’a envoyé en prison. »
LVdlR : De nombreux hommes politiques célèbres et économistes ont recommandé à la Grèce de quitter la zone euro et de reprendre la drachme. Pourquoi le gouvernement grec insiste-t-il pour garder l’euro à tout prix ?
N. M. : « Notre objectif idéologique et politique est le retour de la devise nationale, car c’est une condition pour la liberté de notre pays. Mais pour quitter la zone euro, les Européens devraient nous payer des dommages et intérêts, parce que les principales structures de notre économie nationale ont été détruites pour l’euro. »
LVdlR : Comment souhaiteriez-vous voir les relations entre la Grèce et la Russie ?
N. M. : « Les liens entre la Grèce et la Russie sont très forts du point de vue historique et géopolitique. À l’avenir, la Grèce pourrait assurer un accès aux mers chaudes à la Russie, et la Russie, en contrepartie, pourrait garantir la sécurité nationale de la Grèce. Or, cela fait de nombreuses décennies que les autorités grecques agissent dans le sens opposé. »
LVdlR : Comment voyez-vous l’avenir de la Grèce ?
N. M. : « L’année 2014 sera certainement difficile pour le peuple grec. Il n’y aura aucun développement, la pauvreté et le chômage augmenteront. Mais la Grèce est un pays riche, qui se trouve sur un point stratégique important. Si elle devient libre et indépendante, ce pour quoi nous nous battons, elle aura alors un brillant avenir à long terme. La Grèce doit cesser d’être sous un quelconque protectorat étranger et avoir des alliés honnêtes, avec des intérêts communs, comme la Russie, avec laquelle nous sommes liés, plus encore que par les intérêts géopolitiques, par l’orthodoxie. »
http://www.contre-info.com/interview-du-president-de-laube-doree#more-30669 -
32 évêques soutiennent la Marche pour la vie
Voici les évêques qui ont officiellement apporté leur soutien à la Marche pour la vie du 19 janvier à Paris, parmi lesquels Mgr de Kérimel, évêque de Grenoble, en charge d'un groupe de travail au sein de la Conférence des évêques de France sur l'avortement :
Mgr Aillet, Diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron
Mgr Arhanasios, Diocèse des Coptes Orthodoxes de France
Mgr Aubry, Diocèse de Saint Denis de la Réunion
Mgr Bagnard, évêque émérite, Diocèse de Belley-Ars
Cardinal Barbarin, Diocèse de Lyon
Mgr Batut, auxiliaire de Lyon
Mgr Benoit Gonin, Diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis
Mgr Breton, évêque émérite, Diocèse d'Aire et Dax
Mgr Castet, Diocèse de Luçon
Mgr Cattenoz, Diocèse d'Avignon
Mgr Centène, Diocèse de Vannes
Mgr Coppenrath, évêque émérite, Diocèse de Papeete
Mgr Delmas, Diocèse d'Angers
Mgr Dognin, auxiliaire du diocèse de Bordeaux et Bazas
Mgr Fihey, évêque émérite, Diocèse de Coutances
Mgr Fort, évêque émérite, Diocèse d'Orléans
Mgr Frikart, évêque auxiliaire émérite, Diocèse de Paris
Mgr Jacolin, Diocèse de Mende
Mgr de Kerimel, Diocède de Grenoble, responsable au sein de la CEF du Groupe de travail sur le phénomène social de l'avortement
Mgr Kratz, auxiliaire du diocèse de Strasbourg
Mgr Lebrun, Diocèse de Saint Etienne
Mgr Le Saux, Diocèse du Mans
Mgr Le Vert, Diocèse de Quimper et Léon
Mgr Nourrichard, Diocèse d'Evreux
Mgr Perrier, évêque émérite, Diocèse de Tarbes-Lourdes
Mgr Poulain, évêque émérite, Diocèse de Périgeux
Mgr Ravel, Diocèse aux Armées
Mgr Rey, Diocèse de Fréjus-Toulon
Mgr Riocreux, Diocèse de Basse Terre
Mgr Séguy, évêque émérite, Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon
Mgr Séjourné, évêque émérite, Diocèse de Saint Flour
Mgr Thomazeau, évêque émérite, Diocèse de Nice
A venir, les autres soutiens de cette marche.
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Instinct de mort socialiste (suite) : le fanatisme des avortueurs contre la liberté d’expression et d’information
COMMUNIQUÉ DE LA FONDATION JÉRÔME LEJEUNE
Avortement banalisé au Parlement : il faut dire NON !
Des modifications cruciales votées en catimini
Des évolutions législatives relatives à l’avortement sont en cours au Parlement. Ces modifications, enfouies dans un projet de loi qui ne concerne pas le sujet (Egalité Femmes/Hommes), interviennent sans débat. Des amendements qui banalisent l’avortement viennent d’être votés en commission (avant le débat en séance publique prévu le 20 janvier) :
En supprimant la notion de « détresse de la femme », l’avortement va devenir un droit (alors qu’il est aujourd’hui une dérogation). Cet acte contraire au respect de la vie, dépénalisé dans certaines circonstances, va devenir un acte comme un autre. Pour le constitutionnaliste Bertrand Mathieu « sur le plan des principes, c’est un véritable bouleversement » (voir l’interview intégrale sur le site de La Croix, et les principaux extraits ci-dessous*) Le délit d’entrave de l’avortement est étendu au domaine de l’information. Cela aura pour effet de risquer d’interdire les plateformes d’écoute des femmes enceintes et les sites internet qui avertiraient des dangers de cette pratique. [...]
LA SUITE ICI => http://hfo.r.mailjet.com/nl/0uiy/x178i.html?a=6aHj4T&b=78b688a0&c=0uiy&d=92749dbc&e=8eb1c70b&email=fmarcilhac%40netcourrier.com
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Instinct-de-mort-socialiste-suite -
Chrétiens persécutés : "Noël, fête de la joie, peut avoir un goût de larmes"
Le Figaro magazine de ce week-end consacre un dossier aux chrétiens face à l'islam. Extraits de l'introduction signée par Jean-Marie Guénois et Jean Sévillia :
"Noël, fête de la joie, peut avoir pour certains un goût de larmes: de par le monde, 200 millions de fidèles du Christ ne sont pas entièrement libres de manifester leur foi.
Ce rejet, parfois violent, voire mortel, revêt souvent la forme banalisée d'un ostracisme ordinaire. Mais ce visage insidieux de l'intolérance tue, lui aussi, à petit feu, comme le montre la saignée dont sont victimes les chrétiens de Terre Sainte. Jean-Paul II et Benoît XVI ont souvent exprimé leur préoccupation à ce sujet. A son tour, le pape François ne cesse d'alerter sur la menace qui plane sur le berceau historique du christianisme. Lundi dernier, sur son compte Twitter, le souverain pontife lançait le message suivant: «Ne nous résignons pas à penser à un Moyen-Orient sans les chrétiens. Prions chaque jour pour la paix!» (...)
En opérant la synthèse des informations fournies par l'Aide à l'Eglise en détresse et par Portes ouvertes, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse dans le monde concernent les chrétiens, dont la situation se détériore gravement en de nombreux endroits. Le Mali, le Cameroun, la République centrafricaine, l'Ethiopie ou la Syrie, non signalés sur notre carte de 2010, figurent ainsi sur notre atlas 2013, tandis que certains pays sont montés d'un cran dans le danger pour les chrétiens, passant en zone rouge, notamment le Nigeria, la Libye, l'Egypte, le Soudan, l'Irak, le Pakistan ou l'Inde. Les victimes, en l'occurrence, appartiennent aux différentes confessions chrétiennes. C'est ce que le pape François, dans une interview recueillie le 15 décembre par le quotidien italien La Stampa, appelait «l'œcuménisme du sang»: «Dans certains pays, on tue les chrétiens parce qu'ils portent une croix ou possèdent une Bible, et on ne leur demande pas avant de les tuer s'ils sont anglicans, luthériens, catholiques ou orthodoxes.»
En Chine, en Corée du Nord, au Vietnam, c'est toujours au nom du matérialisme athée, qui reste la doctrine officielle du parti communiste au pouvoir, que la religion chrétienne est poursuivie. Mais la source principale de l'antichristianisme, du point de vue du nombre de pays touchés et du taux de progression du phénomène, provient, comme le prouve notre carte, de l'Islam politique ou du fondamentalisme musulman. Attention, pour autant, à ne pas verser dans la caricature de l'opposition entre l'Occident chrétien-alors que l'Occident, précisément, n'est souvent plus chrétien et l'Islam, dès lors que la religion musulmane s'étend, du Maghreb à l'Indonésie, sur des Etats et des aires culturelles différents, dont les intérêts ne convergent pas forcément. Mais un trait commun caractérise les Etats à majorité islamique: à de rares exceptions près, dans ces pays, ce sont uniquement ceux qui professent la religion dominante qui disposent des droits complets de la citoyenneté. Les habitants qui appartiennent aux confessions minoritaires sont au mieux tolérés, au pire regardés comme un danger pour la cohésion sociale, et comme tels, deviennent vite suspects.
Le 27 novembre dernier, à Paris, l'AED organisait un colloque sur le thème: «Nouvelles guerres froides, incidences sur les chrétiens». Analysant trois axes de tension-la relation Russie-Etats-Unis, la relation Chine-Etats-Unis, la relation Arabie saoudite-Iran -, les intervenants soulignaient que la fin du monde unipolaire dominé par les États-Unis, fin marquée par le grand retour de la Russie sur la scène internationale, modifiait la donne pour les chrétiens, comme on l'a vu en Syrie: dans ce pays, le conflit civil qui oppose les sunnites aux chiites reflète l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et l'Iran, un affrontement dans lequel la Russie joue son jeu.
Au Moyen-Orient, où les religions ont toujours été mêlées, beaucoup de chrétiens regrettent de voir se dégrader l'équilibre de la coexistence. A cet égard, l'Eglise catholique sait qu'elle dispose d'une autorité que ni les protestants ni les orthodoxes ne détiennent -bien que la crise syrienne ait vu le patriarche de Moscou prendre position -, parce qu'elle s'exprime d'une seule voix qui se situe à Rome. Mais si le pape tonne pour défendre les chrétiens persécutés, l'effet est à double tranchant. En dénonçant, le souverain pontife met en lumière, mais il expose tout autant à des représailles, qui peuvent localement se révéler encore plus violentes.
Benoît XVI a payé cher ce prix de la vérité avec l'islam. De ce point de vue, son pontificat est une triste parabole des limites de l'exercice, mais l'Eglise catholique sait la force de la persévérance. François, son successeur, en a tiré la leçon, mais il ne peut pas non plus se taire. En neuf mois de pontificat, son discours s'est d'ailleurs charpenté. D'une main franchement tendue, au début, vers l'islam, le pape actuel est passé à des mots plus exigeants: du monde musulman, il attend-dans la ligne de Benoît XVI, qui avait organisé un synode pour le Moyen-Orient, à cette fin, en 2010-la «réciprocité» pour la liberté religieuse. Aux yeux du Saint-Siège, les chrétiens établis dans des pays à majorité musulmane doivent ainsi bénéficier de la liberté dont profitent les musulmans installés en Occident… (...)
Dans un livre où il met en exergue «vingt raisons d'espérer» (3), Marc Fromager, le directeur de l'AED en France, évoque une autre réalité sur laquelle règne un lourd silence: les conversions de musulmans au christianisme. «Un cheikh s'alarmait récemment, observe-t-il, du fait qu'en Afrique, il y avait six millions de musulmans qui se convertissaient au christianisme chaque année». Comme quoi, rien n'est jamais écrit d'avance."
Louise Tudy
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L' Euro mis en pièce par C.Gave, J.Sapir & 8 prix Nobel d' économie.
http://www.youtube.com/watch?v=uE-D2bXnNHI
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Noël en Syrie : "La politique étrangère de la France est vécue comme une trahison"
Quelques nouvelles de l'expédition de 21 Français en Syrie, partis passer Noël sur place avec 4 tonnes de jouets et de vêtements pour la population :
"Le projet humanitaire de Noël en Syrie a rapidement trouvé sons sens sur place. Chaque distribution de cadeaux, chaque moment partagé avec des Syriens, des ministres aux simples Syriens, nous prouve combien la politique étrangère de la France est vécue comme une trahison à Damas. Trahison pour cette mère qui nous montre la photo de sa fille de sept ans tuée par les rebelles, trahison pour ces prêtres qui nous confient les plus de 300 martyrs de l’Eglise catholique melkite, trahison pour ces soldats loyalistes qui voient la France au chevet des intérêts américains et saoudiens, trahison pour les rescapés de Maaloula ou ses réfugiés qui expliquent les comportements barbares des djihadistes heureux de décapiter et violer quand ils entrent dans les villages chrétiens.
Une journaliste qui m’interrogeait hier m’interpellait sur le fait que des armes financées par la France aient pu servir à tirer au mortier sur le lycée français de Damas, j’espère que nos lecteurs du Quai d’Orsay sauront trouver la réponse adéquate à cette interrogation légitime. (...)
Je veux aussi vous dire que les informations que nous avons font vraiment de Sydnaya la prochaine cible privilégiée des rebelles, je vous demande de prier pour cette ville, historique et symbolique pour les chrétiens d’Orient. Je vous le demande car elle sera sans doute attaquée par les armes et les hommes qui servent à ceux qui sont aujourd’hui à la tête de notre Etat. Je vous demande de prier pour que les Syriens sachent reconnaître dans les plus de 2000 cadeaux de Noël en Syrie, le vrai signe de l’amitié historique entre nos deux peuples."
Lettre complète à lire sur Nouvel Arbitre.
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Pourquoi l’Occident adore Mandela ? L’icônisation et la sanctification d’un conciliateur et pacificateur utile
L’unanimisme est suspect. Statufié de son vivant, l’homme politique Mandela fut et reste toujours très utile aux puissants et aux puissances d’Occident depuis les années 1990. Ceci explique son Prix Nobel de la Paix –prix bien décrépit et discrédité on le sait- décerné en 1993. Les propos répétés à l’occasion de son décès par les médias et les dirigeants occidentaux, comme incantations universelles, disent, ressassent, répètent que ce fut l’homme de la paix, de la réconciliation et du pardon. Un prêt-à-penser, un vaccin anti-1789, un kit idéologique en papier cadeau faisant fonction d’antidote définitif contre cette fâcheuse tendance des peuples opprimés, des classes sociales opprimées, des gueux de partout dans notre planète, à résister et essayer de s’émanciper y compris violemment, à lutter avec touts les moyens possibles, à se battre radicalement, à se révolter et à faire des révolutions pour tourner pour de vrai les pages et périodes sombres de l’histoire, de leur histoire.
Le dernier Mandela, non-violent, pacifique, conciliateur, indulgent et « pardonneur », amnistiant les oppresseurs, les bourreaux et les criminels, est proposé comme une voie unique à suivre, la voie par excellence, en réalité comme un antidote idéologique contre les luttes de libération nationale et les luttes des classes opprimées, où ceux d’en bas se rebiffent, en concrétisant des processus qui ne sont pas des dîners de gala. Le message des puissants du monde, du monde occidental tout au moins, est subliminal. Résignez-vous, patientez, acceptez l’ordre injuste du monde, ordre « naturel » et si par hasard vous gagnez une guerre sociale, si vous réussissez une révolution émancipatrice, si vous menez à son terme une guerre de libération nationale faites comme Mandela, épargnez-nous, pardonnez-nous, décrétez l’amnistie au nom de la paix et de la réconciliation. Pour l’heure nous restons impitoyables, nos guerres –économiques et sociales contre les dominés à l’intérieur des frontières ou internationales, colonialistes, néocolonialistes, impérialistes, de caractère économique ou militaire à l’extérieur de nos frontières- sont sans quartier mais que voulez vous, c’est plus fort que nous. Pour les classes et castes dominantes, pour les pays impérialistes, colonisateurs et néo colonisateurs, la pensée Mandela est une police d’assurance pour survivre et même reprendre le pouvoir en cas de défaite.
Les prises de position de Mandela sur le devenir du monde restaient sans trop d’incidence sur le cours des choses, et sans coûts personnels ni trop de risques pour lui. Il aurait pu par contre influencer profondément le devenir de son pays dans les années 1980-90 pour obtenir une transformation radicale, de fond en comble, mais il ne le fit pas, en agissant par contre de sorte que l’appareil économique de l’apartheid réussisse à survivre entièrement ou presque et que les criminels de ce système abominable soient amnistiés, pardonnés.
Béatification et canonisation de son vivant
Avant Mandela rien, pendant Mandela ce seul soleil brillait, après Mandela ce serait l’angoisse et peut-être le chaos ! Cette vision des choses, cet imaginaire construit patiemment, imaginaire ahistorique, déraciné des réalités sociales, des réalités concrètes, d’une Histoire complète et complexe, a et eut une utilité, une finalité bien concrète mais pas toujours facile à déceler. Au-delà des desseins, ambitions et projets personnels du personnage Mandela, une dialectique fut alimentée des deux côtés par lui-même et par ses ennemis et geôliers. Mandela n’était pas bien sûr exempt d’ambitions personnelles et dès le milieu des années 1980 les tenants de l’Etat d’apartheid qui le choisirent comme interlocuteur privilégié et quasiment unique surent alimenter le mythe de sa personne et flatter l’homme, sa personne physique. Leur pari ne fut pas erroné, ne fut pas vain. Mandela prit la tête d’une transition politique où les racistes et ségrégationnistes sud-africains eurent une sortie honorable, en bon ordre mais de la scène visible seulement, avec la fin de leur modèle politique, de leur abomination de modèle. Ce fut une fausse sortie, un faux départ car ils choisirent seulement de se faire plus discrets voire très discrets, de passer à une semi pénombre pour mieux conserver le cœur du pouvoir, à savoir l’appareil, la machine économique, le vrai pouvoir et garder aussi toujours le contrôle presque direct de l’armée et des polices. La médiation politique fut laissé fondamentalement aux autochtones africains, qui devinrent gestionnaires, fondés de pouvoir, fusibles bien visibles garants de l’ordre social et de la pérennité du système économique toujours dans les mains des Blancs, dominé par eux.
Le culte de la personnalité et le mythe de l’homme providentiel restent des dérives de du politique que les medias et les intellectuels d’Occident décrient s’agissant des pays et des régimes combattus, désignés comme ennemis ou rivaux détestés à l’Est, en Orient ou au Sud. Dérives, et que cela soit dit au passage, qu’ils ne dénoncent guère ou pas du tout dans ses propres rangs s’agissant de ses rois, princes, monarques et caudillos modernes, y compris ceux des régimes « républicains ». Par contre s’agissant de Mandela le culte de la personnalité ne fut pas, ne l’est absolument pas, critiqué ni même repéré ou soupçonné. La force du mythe est énorme. La mystification construite patiemment est trop puissante.
Personnage humain –licence de pléonasme à la main- avec ses vertus et ses défauts, Mandela ne fut guère présenté, tout au moins en dehors des frontières de l’Afrique du Sud, comme un personnage complexe et contrasté, avec ses zones de lumière mais aussi ses zones d’ombre par ses thuriféraires sud-africains et les médias du monde occidental. Les médias occidentaux essayaient de se racheter une image de probité en misant sur l’amnésie collective après des décennies de mépris et d’intoxication médiatique qu’ils avaient organisé contre les combattants anti-apartheid sud-africains. La radicalité atteinte par Mandela, son intransigeance de la fin des années 1950 et début des années 1960 s’estompa après plus de deux décennies de prison. Il devint ensuite, fatigué, vieilli, amoindri et malade, l’homme des dialogues personnels avec l’Etat de l’apartheid, des compromis et compromissions, fini par ne revendiquer en synthèse que le droit de vote des Noirs et l’abolition de l’appareil, de l’édifice législatif ségrégationniste. Enfonçant des portes déjà grandes ouvertes.
La démocratie formelle, la fiction démocratique, pas moins mais fondamentalement pas plus pour clore une période très sombre de l’histoire de cette partie de l’extrême méridional de l’Afrique, de l’Azanie. Une période trop longue et meurtrière qui ne survécut que grâce à la grand cruauté des colons européens racistes et aux complicités et lâchetés de l’Occident blanc et de ses sous-fifres qui soutirent ce terrible système colonial, cette abomination contemporaine, presque jusqu’à l’avant-veille de sa chute. Ce minimalisme « mandeliste » donna le résultat que l’on connaît à présent, à savoir un pays très clivé, très polarisé socialement et économiquement, champion mondial de l’inégalité, avec une énorme violence social, un système économique intracolonial, crypto-ségrégationniste, fondamentalement inchangé. La colonialité interne dans ce pays, dans cette partie du monde, reste inchangée et elle est toujours le pilier de l’ordre toujours en vigueur. Les classes dominantes sud-africaines à présent sont, comme en Amérique latine ou aux USA, héritières et petites-filles directes des colons envahisseurs, conquérants spoliateurs, créolisés entre temps, ayant rompu les amarres avec les métropoles coloniales pour essayer de pérenniser une colonialité interne et ayant accepté un aggiornamento.
Mandela fut cependant exigent et radical dans ses prises de position sur la politique internationale, critiquant voire conspuant parfois les USA et Israël. Cette dualité nous rappelle la schizophrénie mexicaine en vigueur pendant sept décennies à l’époque du parti quasi unique, le social-démocrate PRI –Partido Revolucionario Institucional- ce fils indigne de la Révolution mexicaine des années 1910, avec une politique étrangère plutôt progressiste mais à l’intérieur des frontières nationales mexicaines restant extrêmement réactionnaire et répressif.
L’apartheid est mort, vive le néo-apartheid !
L’apartheid était un système mourant, il allait tomber plus tôt que plus tard. Le Etat d’apartheid cherchait une transition pour sauver les meubles, mais aussi les immeubles, les mines, les terres, les ressources… tout sauver in fine et ne pas seulement la peau de leurs dirigeants. Et ils l’obtinrent ! Ils ne furent ni jugés et emprisonnés, ni jetés à la mer, ni dépossédés. Leur crainte était de se voir quittant massivement le pays comme les Pieds Noirs français d’Algérie en 1962. Ils changèrent tout, l’apartheid politique fut aboli, un nouveau régime avec une constitution acceptable, dans les standards occidentaux, fut votée, un Président noir fut alors élu dans le personne de Mandela et d’autres présidents noirs, Mbeki et Zuma, suivirent avec l’ANC incrustée à vie, devenue parti-Etat, gérant les affaires et garantissant l’ordre social. Et vingt ans après 1994, en faisant le bilan nous pouvons constater l’état pas réjouissant des majorités noires et « de couleur » dans le domaine économique et social.
Tout changea pour que pas grande chose ou rien ne change, comme disait l’autre dans Le Guépard. L’apartheid était mourant, mis en échec par l’impasse économique, social et politique, mais aussi militaire de la fin des années 1980. S’agissant de ce dernier volet il ne faut pas, surtout pas, oublier l’impasse des troupes sud-africaines de l’apartheid face aux combattants cubains, angolais et namibiens à la fin des années 1980 où elles furent mises en échec et contraintes à quitter l’Angola et à reconnaître l’indépendance de la Namibie en évacuant aussi ses troupes d’occupation de ce pays. On ne reconnaît pas, surtout pas assez, et l’on occulte même, le rôle capital de Cuba dans les luttes anticoloniales en Afrique lusophone et la mise en déroute des troupes de l’apartheid.
Mandela préempta, s’appropria, des rapports et négociations avec l’Etat blanc raciste pour négocier seul ou presque, biaiser et brader une lutte profonde et ancienne contre l’apartheid. Les questions à poser, impertinentes, iconoclastes, seraient : Mais quand Mandela capitula ou fut retourné ? ; Ce fut un processus conscient et voulu ou le résultat de l’addition des compromissions et renonciations pas toujours très visibles mais qui rassemblées donnèrent le résultat que l’on peut constater de nos jours ? Il faut pour cela un regard très critique, exigeant et dépourvu de complaisances et révérences.
Brader la lutte contre l’apartheid pour un plat de lentilles : le droit de vote des Noirs ou l’illusion démocratique… pour aller voter pour Mandela ! Pour que Mandela soit élu président comme son épouse Winnie le proclamait haut et fort comme un objectif pas négociable, une échéance inéluctable, au moins une dizaine d’années avant qu’il ne soit formellement libéré. Et il fut élu et alors ? En échange Mandela mit son poids pour assurer l’amnistie pour les assassins, tortionnaires et responsables étatiques, militaires, civiles et économiques de l’apartheid. Et aussi pour que l’appareil économique des Blancs soit maintenu intact : terres, mines, industries, immobilier urbain… etcetera. C’est ainsi que l’Afrique du Sud put rester une pays avec une économie et une société toujours dominée par les Blancs. Les terres et les ressources naturelles du sol et du sous-sol arrachées, confisquées, expropriées par le colonialisme anglo-néerlandais, ne furent jamais rendues … jusqu’aujourd’hui. Grâce à la garantie Mandela obtenue en 1994.
Le modèle choisi pour entretenir l’illusion d’un « post-apartheid » fut le clientélisme vorace et le favoritisme envers les tenants de l’ANC –comme le social-démocrate PNR-PRI déjà cité, parti post-révolutionnaire au Mexique dès 1929 qui garda le pouvoir soixante-dix ans- avec la « discrimination positive » et l’encouragement et financement de l’émergence d’une bourgeoisie noire et des « personnes de couleur », d’un capitalisme noir sensé être la revanche de l’apartheid. Une question se pose ou est à poser aux autochtones africains : Le capitalisme des Noirs est plus doux et moins cruel que le capitalisme anglo-afrikaner ? La voie choisie par le modèle Mandela fut la « réconciliation », le pardon, l’oubli, le réformisme, la continuation du capitalisme néocolonial, intracolonial, l’encouragement d’une bourgeoisie noire naissante, avec l’éclosion des « diamants noirs », ces nouveaux entrepreneurs noirs sensés aller ensuite conquérir le reste du continent africain.
Pour illustrer la générosité à sens unique et le refus du modèle Mandela de rendre justice aux victimes de l’apartheid rappelons par exemple l’assassinat du leader noir anti-apartheid Steve Bantu Biko, en septembre 1977. Le célèbre film Cry freedom relate ce crime. Le scandale international provoqua deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU cette même année (résolutions 417 et 418) condamnant le régime raciste et décrétant un embargo sur les ventes d’armes à destination de Pretoria, bien sûr contourné par l’Occident. Les policiers coupables furent seulement blâmes à l’époque et la police en tant qu’institution reconnut, avoua, le crime devant la « Commission vérité et réconciliation » à la fin des années 1990. Malgré tout cela la justice « arc-en-ciel » sud-africaine décida en octobre 2003 de renoncer à poursuivre les cinq policiers responsables pour « manque de preuves et absence de témoins ».
Mais que célèbre-t-on dans l’Afrique du Sud en 2013 à la mort de Mandela? Une révolution émancipatrice ? Une libération nationale ? Une libération sociale ? Toutes les trois ? Quel est le bilan de ces processus de transition que Mandela conduisit ? La « réconciliation » et la « paix » rendirent service aux colons blancs créolisés. La « réconciliation » des races probablement mais cela reste à prouver, mais surtout la volonté forcenée de conciliation de classes, pour noyer et invisibiliser les luttes des classes dominées, dans un pays néocolonial, pour garantir le continuité de cet impitoyable capitalisme d’anciens colons, des Britanniques et Boers, toujours au pouvoir, le vrai pouvoir, le pouvoir économique, foncier, minier, industriel et financier.
« Il n’y a plus des races en Afrique du Sud ! » disait devant la télévision française un naïf et enthousiaste adolescent noir devant la maison d’un Mandela tout juste décédé, « Nous sommes une nation arc-en-ciel ! ». Il aurait pu dans la foulée décréter aussi que les classes sociales n’existent plus en Azanie, que tous les hommes dans son pays sont frères, que tout le monde est beau et que tout le monde est gentille. L’Etat blanc d’apartheid fut détruit ou seulement transformé politiquement de fond en comble ? L’apartheid disparut des textes juridiques mais tout changea pour que rien ne change … et que tout continue.
Luis Basurto, Paris, 10 décembre 2013
http://www.mondialisation.ca/pourquoi-loccident-adore-mandela-liconisation-et-la-sanctification-dun-conciliateur-et-pacificateur-utile/5361299