Les applaudissements et auto-congratulations ont couvert l'Europe de la satisfaction bruxelloise : le 5 novembre, dans les locaux sans âme des instances européennes, le wagon turc a été raccroché au train européen. « Adhésion », « élargissement » : les hauts fonctionnaires qui ne vivent qu'à travers un vocabulaire très strict, lequel se veut d'ailleurs programmatique, respirent à nouveau.
Un esprit chagrin pourrait observer qu'il ne s'agit que de l'ouverture d'un nouveau chapitre de négociations. Or, sur les 35 que compte le programme de pourparlers, si quatorze ont déjà été ouverts, un seul a jusqu'ici pu être bouclé. Après quantités de reports et d'interruptions : le dernier chapitre (simplement) ouvert l'a été il y a plus de trois ans ! Alors que, officiellement candidate depuis 1999, la Turquie s'est assise pour la première fois à la table des négociations en 2005.
C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison, et pour éviter trop de difficultés, que les négociateurs ouvrent aujourd'hui le chapitre XXII (pourquoi les prendre dans l'ordre, n'est-ce pas ?) sur la politique régionale. Un sujet relativement simple, et qui ne devrait, à priori, poser que des difficultés économiques, du genre de celles qu'on peut régler facilement en faisant voter par-ci par-là quelque rallonge budgétaire.
Pourtant, et on vous l'explique par ailleurs, Bruxelles connaît, ces temps-ci, quelques petits soucis d'ordre pécuniaire. Mais, alors qu'on arrive enfin à réunir tout le monde autour de la table, on ne va tout de même pas s'enquiquiner pour de bêtes questions d'argent ! Même si l'on ne sait pas trop bien ce que, en l'espèce, une adhésion de la Turquie pourrait bien apporter aux Européens.
Accumulations de difficultés
Il y a pourtant plus ennuyeux. Et aucun des protagonistes en présence n'a pu complètement fermer les yeux sur les délicates questions éthiques et politiques que pose cette réouverture des négociations avec Ankara.
Il y a d'abord la question de Chypre, qui pousse nombre de partenaires européens, à commencer par Paris et Berlin, à s'interroger sur l'adhésion à l'Union européenne d'un pays qui ne reconnaît pas, du moins dans son intégralité, l'un des leurs. Mais justement, claironne-t-on avec emphase, Turcs et Grecs ont accepté de s'asseoir - là encore... - à la table des négociations. Ou plutôt de s'y ré-asseoir. Et encore n'est-ce qu'une pétition de principe. Car les deux adversaires ont trop souvent claqué la porte des discussions pour que cette éventualité, consentie certes de part et d'autre, donne des assurances sérieuses de résultats.
Bruxelles, cependant, a manifestement décidé de s'en contenter, faute de repousser la question à des calendes grecques plus problématiques encore que dans l'antiquité.
Or il y a urgence. Pourquoi ? on ne le sait pas trop. Mais dans son récent rapport annuel, la Commission européenne le martèle : il faut élargir l'Union européenne. On fait donc des risettes à l'Albanie - tout en lui reprochant l'importance de sa corruption et du crime organisé. Et l'on nous ressert la carte turque - sans modification aucune.
Quelques parlementaires UMP s'en sont tout de même - mais poliment - étranglé, dénonçant une reprise des négociations « en catimini ».
C'est-à-dire sans que le peuple français en ait été informé, et en ait « souverainement » (si ! si !) décidé.
Ça fait plaisir à entendre, mais ça prête à rire. Et même jaune... Certes, Nicolas Sarkozy ne cachait pas, lorsqu'il était locataire de l’Élysée, son opposition à l'adhésion turque. Mais, pour le reste, il est tout de même patent que la droite parlementaire ne s'est jamais vraiment opposée à la perte de pans entiers de notre souveraineté face à l'hégémonie européiste.
Une hégémonie de plus !
Alors la dénonciation du « scandale », on veut bien. Mais il faudra davantage aux Français, pour y croire, que quelques cris d'orfraies !
Il y a bien d'autres problèmes à prendre en compte. Par exemple, la récente visite du premier ministre turc Erdogan au Kosovo, où il s'est autorisé un « le Kosovo, c'est la Turquie », qui fait grincer bien des dents - sauf bruxelloises apparemment. À Belgrade, où l'on a des souvenirs (et des motifs) historiques plus précis, on ne décolère pas...
Il y a encore, sur le sol turc même, toutes les atteintes aux droits de l'homme et à la liberté de la presse, sujets sur lesquels Bruxelles se montre d'ordinaire plus chatouilleuse.
Le jour même, en effet, où négociateurs turcs et européens se retrouvaient autour d'une table, la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg condamnait la Turquie pour des actes de torture sur un opposant. La veille, un tribunal d'Istanbul avait condamné six journalistes turcs à la prison à vie pour appartenance à un petit parti marxiste interdit. Et on pourrait multiplier les exemples : répression cet été des manifestations de la place Taksim, etc.
Une attention particulière pour ce qui concerne les Roms...
C'est vrai, c'est pas bien tout ça. Aussi, quelques jours plus tôt, le Tchèque Stefan Fuie, commissaire européen à l’Élargissement, s'est-il permis quelques très modestes remarques. Invitant notamment Ankara à s'inquiéter davantage de la liberté d'expression et de la protection des minorités. Avec une attention particulière, s'il vous plaît, en ce qui concerne la discrimination des Roms et des homosexuels.
Ah ! bon, on respire !
On comprend, avec tout ça, que le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, puisse se féliciter du « tournant » pris dans les relations entre l'Union européenne et la Turquie. Avec le sourire. Et avec satisfaction. Parce que « l'UE a besoin de la Turquie au moins autant que la Turquie a besoin de l'UE ».
On comprend aussi que Jean-Claude Trichet, rédacteur du traité de Maastricht et ancien patron de la Banque Centrale européenne, s'inquiète du « malaise », et même de la « crise de confiance », que l'Union européenne provoque chez nos concitoyens. Et aussi du « problème de la légitimité démocratique » de l'Europe.
Ça fait beaucoup, non ?
Olivier Figueras monde & vie 12 novembre 2013
anti-national - Page 922
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Le wagon turc raccroché au train européen
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Manuel Valls et l'extrême gauche : pas d'amalgame
Jacques Bompard a interpellé hier à l'Assemblée nationale le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au sujet de la violence d'extrême-gauche et les manipulations médiatiques qui ont récemment entouré la cavale de cinq jours de Abdelhakim Dekhar.
On peut retrouver la vidéo de la question puis de la réponse du ministre ici. Cette réponse est à conserver précieusement pour le jour où le ministre sera tenté de faire un amalgame entre un fait divers et les catholiques/l'extrême droite, etc.
Suite à cette réponse, le député Bompard a publié un communiqué dans lequel il écrit :
"Jacques Bompard s'attendait à une réponse républicaine et à une analyse critique de la situation par celui qui devrait être garant de la sécurité de tous les Français. Malheureusement, Manuel Valls a préféré l'invective et l'insulte, terminant en apothéose l'impolitesse de ses collègues socialistes qui ont voulu masquer une parole libre. Contrairement aux allégations de Manuel Valls, Jacques Bompard agit d'autant plus contre le racisme qu'il est l'un des rares députés à dénoncer le racisme anti-blanc et la christianophobie qu'il est de bon de ton de cacher par obscurantisme ou par idéologie.
Jacques Bompard attend donc du ministre de l'Intérieur une attitude plus constructive afin de proposer des solutions concrètes à ces attaques qui blessent de nombreux Français. Insulter un représentant du peuple est une bassesse, nier la réalité des souffrances endurées par nos concitoyens est une faute insupportable pour les victimes. Jacques Bompard attend du ministre de l'Intérieur qu'il lutte contre les factions d'extrême-gauche qui empoisonnent le débat publique par la violence et la haine afin de ne pas laisser le désordre prévaloir sur le territoire national."
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Christiane Taubira, le symbole progressiste et antiraciste de l’oligarchie
Eric Zemmour sur Christiane Taubira "femme de l... par cdmanon -
Homosexualité et Sida : ce que n'ose pas dire le lobby LGBT
Jeanne Smits n'hésite pas à l'écrire :
"Au Royaume-Uni, on a un Directeur national de la Santé et du Bien-être, qui est professeur et par conséquent au dessus-de tout soupçon. Il n'est pas certain pour autant que le Pr Kevin Fenton passe pour « gay-friendly », car voici qu'il vient de mettre en garde, lors de la conférence d'automne de l'Association britannique du HIV, contre une épidémie de séropositivité potentiellement « catastrophique » dans le monde… des hommes homosexuels.
Le Pr Fenton estime que malgré le développement de nouveaux outils permettant de combattre l'infection HIV, l'incidence et la prévalence du virus parmi les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes – les MSM, comme les appellent les Anglais – est à la hausse dans le monde entier. Et contrairement à une croyance répandue, a-t-il précisé, le taux d'infection des hommes homosexuels des pays riches est bien plus élevé que celui constaté parmi la population en général dans les pays pauvres.
« On estime que le taux d'infection HIV parmi les MSM est huit fois plus élevé que parmi la population en général dans les pays pauvres, et 23 plus élevé que parmi la population en général dans les pays à forts revenus. Les chiffres de prévalence les plus fiables suggèrent que, sur le plan régional, l'Amérique latine et les Caraïbes ont des taux spécialement élevés, mais il n'y a pas de pays au monde où la prévalence soit moindre chez les MSM que dans la population en général. Même en Afrique du Sud, où l'on compte plus de personnes vivant avec le HIV que n'importe où au monde, le HIV est deux fois plus fréquent chez les MSM que parmi les autres. »
Un peu étonné, rapporte Thaddeus Baklinski pour LifeSite, le Dr Fenton a cité des statistiques indiquant que dans le monde développé, c'est aux Etats-Unis que l'on compte le nombre le plus important de nouvelles infection, c'est au Royaume-Uni qu'il y a le plus grand nombre d'hommes infectés, et que plusieurs pays d'Europe centrale affichent le taux de croissance le plus élevé du nombre d'hommes infectés.
Pourquoi cette prévalence parmi les « MSM » ? Parce que le HIV se propage 18 fois « mieux » par le sexe anal que le sexe vaginal et que, divers calculs statistiques étant posés sur la fréquence des rapports avec un même partenaire, « le risque d'être infecté par un partenaire séropositif quand on ne l'est pas est d'environ 40 % chez les hommes gays ».
Le deuxième facteur de risque, a souligné le Pr Fenton, est celui-ci : « Parce que les hommes gays ont davantage de partenaires et en changent plus rapidement, leurs réseaux sexuels sont plus interconnectés : 25 % des hommes gays séropositifs étaient membres d'un groupe dont les virus HIV étaient génétiquement identique, ce qui suggère une transmission rapide au sein du groupe, à comparer avec un taux de 5 % chez les personnes hétérosexuelles ». [...]"
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[EXCLUSIVITÉ FORTUNE] La BCE parée à imprimer, l’Allemagne parée à hurler
Par Ambrose Evans-Pritchard – Texte d’origine tiré de The Telegraph, 14/11/2013
Les “colombes” ont pris le contrôle de la Banque Centrale Européenne. Ils en sont déjà à préparer une attaque éclair de QE bien à l’anglo-saxonne, malgré ce que peuvent dire de cette abjecte conduite latine les Allemands, les Hollandais, les Autrichiens et peut-être les Finlandais.
Bienvenue dans la nouvelle phase de l’UEM, toujours plus fascinante : bienvenue à l’opéra bouffe – et à l’opéra tragique.
Peter Praet – le membre du directoire de la BCE en charge de présenter les débats économiques – a accordé à Brian Blackstone du Wall Street Journal une surprenante interview, ouvrant tout grand les vannes du rachat d’emprunts obligataires.
Il est clair que la glissade vers la déflation et la trop timide reprise ont finalement causé une révolte. La majorité à la BCE, majorité qui dépasse le bloc latin, refuse tout simplement de continuer à accepter les diktats de la Bundesbank.
“Si sont menacés les objectifs pour lesquels on nous a mandaté, nous prendrons toute mesure que nous croyons devoir prendre pour y porter remède. C’est là un signal très clair.” a dit M. Praet.
“On peut aussi jouer sur le bilan de la banque centrale. Cela inclut l’option des achats directs d’actifs, toujours possibles pour une banque centrale. Aucune règle existante ne l’interdit.”“Certaines décisions font plus facilement consensus que d’autres. Mais une chose est bien claire : les conseil des gouverneurs s’est montré capable de décider. C’est ce qu’il faut vraiment retenir“.
Eh bien, nous y voilà. Cela devait arriver, puisque que la déflation au sud de l’Europe à rendue folle la dynamique de la dette, ce qui suffit à annuler tous les bénéfices censément apportés par la monnaie unique allégués. Les nations doivent se protéger.
“C’est un changement radical de direction de la part de la BCE, et nous l’estimons tout à fait bienvenu,” dit Ken Wattret de BNP Paribas.
“Si ses officiels ont déjà pu signaler que la BCE pourrait augmenter la taille de son bilan par l’achat direct d’actifs financier, cette petite phrase de M. Praet est de loin la plus explicite“.
“La patience de la majorité des membres du Conseil envers la ‘minorité de blocage’ a été épuisée ; à cette patience on devait la retenue, préoccupante d’ailleurs, de la réaction de la BCE face à des chiffres d’inflation qui restent, jusqu’à aujourd’hui, bien en-dessous de l’objectif qu’on leur avait assigné. Le plongeon du chiffre d’octobre a été le déclencheur“.
Tout à fait. Mais, bien entendu, l’histoire ne s’arrête pas là. Aujourd’hui paraît dans le Financial Times, sous la plume du grizzly de l’IFO [1], Hans Werner Sinn, un article qui reproche avec véhémence à la BCE sa baisse des taux de la semaine dernière.
Et d’autre part nous avons Bild Zeitung qui lance ses anathèmes de tabloïd, sur le thème de la destruction de l’épargne allemande par une BCE sous contrôle italien.
Et nous avons encore Andreas Dombret, de la Bundesbank, qui disait ce matin que les taux directeurs proches de zéro qu’a fixé la BCE constituaient un risque pour la « stabilité financière » en Allemagne.
La crise Nord-Sud va son petit bonhomme de chemin. Simplement, elle change d’aspect.
Le consensus en faveur de l’euro de la classe politique allemande va continuer d’être mis à l’épreuve.
Le nœud du problème est que, au point où nous en sommes, n’importe quelle politique susceptible d’aider les pays du Club Med aurait en Allemagne des effets destructeurs, et vice-versa. Il n’existe plus de solution que l’on puisse effectivement mettre en œuvre. Le fossé qui divise l’UEM est d’ores et déjà trop large.
Pour moi, je tends à penser que les niveaux de destruction ne sont pas symétriques. Un peu de déflation en Italie est un problème beaucoup plus sérieux (tout du moins, pour ceux qui ont à en subir directement les conséquences). Mais c’est là une analyse purement macro-économique. Or ce sera aux politiques de décider du cours du drame.
La population allemande a son point de vue et y adhère fermement. En tant qu’anthropologiste amateur, je respecte les particularités culturelles des nations historiques du continent européen, et donc je ne plussoie pas Romano Prodi quand il accuse les Allemands d’être aussi obsédés par l’inflation qu’un adolescent par le sexe. D’abord, M. Prodi aurait dû y penser lorsqu’il a entrainé son pays dans une union monétaire avec l’Allemagne.
Les peuples d’Europe sont ce qu’ils sont. C’est pour cette raison précisément que nous autres eurosceptiques avons toujours argué que le passage en force de l’intégration européenne était une chose extrêmement dangereuse à faire.
En ce qui concerne la guerre civile larvée que se livrent les membres de l’UE sur la politique monétaire, il y a une solution facile. L’Allemagne pourrait se retirer poliment de l’euro, et le Sud pourrait admettre tout aussi poliment que ce retrait peut, en somme, se comprendre. Chacun pourrait faire de son mieux, et ainsi tenter de persuader le reste du monde que tout est sous contrôle.
Cela ne requerrait jamais qu’un peu de sens politique. Ce n’est pourtant pas si dur.
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[1] IFO : L’un des six grands instituts d’études économique de l’Allemagne. Sinn en est le président.
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L'affaire Dekhar révèle les problèmes français
"Etalés sur plusieurs jours, les événements ont suscité des centaines de réactions dans les discussions liées aux sites d'information. Beaucoup d'entre eux sont porteurs de messages qu'on peut lire de manière récurrente depuis plusieurs mois, d'habitude éparpillés au gré de l'actualité. Ces commentaires se sont ici cristallisés autour d'une affaire où se rejoignent le médiatique, le politique, le fonctionnement de la justice et les questions d'intégration dans la société française."
Les médias :
"cette défiance vis-à-vis des médias et de la parole institutionnelle a ressurgi fortement depuis mercredi soir, lorsque l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar est annoncée, et que les premiers détails s'accumulent sur son identité et ses antécédents. Sont entre autres pointées les "incohérences" entre le premier signalement diffusé par le procureur de Paris au moment de la traque ("un homme de type européen âgé de 35 à 45 ans, d'une taille de 1,70 m à 1,80 m aux cheveux poivre et sel"). Plusieurs soupçonnent très rapidement des "mensonges d'Etat relayés par les médias"."
L'immigration :
"Le nom d'Abdelhakim Dekhar et son origine algérienne ont immédiatement fait réagir quelques personnes ironisant sur "l'appartenance à la France" de l'individu"
L'extrême gauche :
"Ces remarques, très partisanes et militantes, s'appuient souvent sur un parallèle avec l'affaire Clément Méric, jeune antifasciste mort le 5 juin après une altercation avec des skinheads, ce qui avait conduit à la dissolution de plusieurs groupuscules d'extrême droite. Des événements qui ont marqué et structuré la défense des militants proches de cette dernière, notamment lorsque l'enquête a montré que les responsabilités dans le déclenchement de la rixe étaient loin d'être claires. L'arrestation de Dekhar a ravivé de fortes critiques contre les milieux d'extrême gauche, que le tireur présumé fréquentait dans les années 1990."
Le justice :
"Derrière ces avis se cache le plus souvent une critique classique, lorsqu'un récidiviste est impliqué dans une nouvelle affaire, sur le laxisme de la justice."
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L’UOIF appelle les musulmans à s’inscrire sur les listes électorales “avant qu’il ne soit trop tard” [vidéo]
PARIS (NOVOpress) – Le communautarisme musulman n’est plus un fantasme mais bel et bien une réalité. Pour preuve, cette vidéo où Hassan Iquioussen, membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), et imam de la mosquée d’Escaudain dans le Nord, appelle les jeunes musulmans à s’inscrire sur les listes électorales.
Et ce au nom d’une conception particulière de la laïcité : « L’avenir n’est pas toujours glorieux pour les citoyens de confession musulmane aujourd’hui qui sont stigmatisés en permanence par certains politiques qui sont sans foi ni loi, qui trahissent les principes de notre République ».
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Pourquoi tant de haine ? Gollnisch dans le collimateur des extrémistes
C’est sa capacité à appeler un chat un chat, à parler clairement, sans langue de bois ou de coton qui est aux yeux des Français un des charmes et des grands atouts du Front National. Un devoir de vérité qui nous commande, par exemple, de nous féliciter de l’accord sur le nucléaire iranien conclu cette fin de semaine a Genève, entre Téhéran et les pays négociateurs, malgré le jeu trouble joué par Laurent Fabius lors de ces négociations. En échange d’une neutralisation par l’Iran de ses stocks d’uranium enrichi à 20 %, de l’ arrêt de l’enrichissement de son uranium au-dessus de 5 % et de l’installation de nouvelles centrifugeuses, les membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne, ne lui imposeront pas de nouvelles sanctions dans les six prochains mois.
Le gouvernement iranien s’est félicité de ce que le programme d’enrichissement d’uranium iranien, son « droit à la technologie nucléaire », un « droit inaliénable », ait été reconnu par les grandes puissances. A contrario, et les craintes israéliennes peuvent aussi être entendues et comprises, le premier ministre de l’Etat hébreu a dénoncé une « erreur historique » (des occidentaux) . Le cabinet de Benjamin Netanyahou avait déjà évoqué plus tôt un « mauvais accord, qui offre ce que l’Iran voulait : la levée partielle des sanctions et le maintien d’une partie essentielle de son programme nucléaire ».
De son côté, Naftali Bennett, ministre de l’économie israélien et dirigeant du parti d’extrême droite religieux Foyer juif défendant la colonisation des terres arabes, a assuré qu’Israël n’était « pas engagé par l’accord de Genève ». Pas engagé non plus à l’évidence par les résolutions de l’ONU.
Pour ne pas influer négativement sur les débats en cours sur le nucléaire iranien, Benjamin Netanyahou avait provisoirement mis sous le boisseau, le 13 novembre, un projet de colonisation record portant sur plus de 20 000 logements de colons israéliens. Un projet de construction porté par un autre dirigeant d’extrême droite du Foyer juif, le ministre du Logement Uri Ariel. Colonies « illégitimes » selon le secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry, colonisation condamnée plus mollement (ce n’est pas étonnant) par François Hollande lors de son récent voyage en Israël -voir l’article publié sur le site de l’AEMN.
Pour se venger de cet accord genevois vécu comme une trahison des occidentaux, les autorités israéliennes ont d’ores et déjà autorisé hier la construction de 829 logements dans plusieurs colonies de Cisjordanie -« Judée-Samarie » selon la terminologie plus fréquemment utilisée par certains Israéliens .
Bruno Gollnisch a toujours défendu des positions mesurées sur le conflit israélo-palestinien. Il souhaite, comme beaucoup, l’existence d’un Etat d’Israël vivant en paix dans des frontières sûres et reconnues et bien évidemment des droits symétriques pour le peuple palestinien.
Il pourrait donc sembler étonnant qu’il soit l’objet d’attaques virulentes et récurrentes de certains sites communautaires, si les sites en question n’étaient pas le véhicule d’une idéologie extrémiste et/ou de simples paravents ou prolongements d’officines ou de partis antinationaux.
La dernière charge anti-Gollnisch en date intervient au détour de de la pétition mise en ligne notamment sur le site franco-israélien JSSnews, réclamant que la sénatrice UDI, Sylvie Goy-Chavent, soit exclue de son parti. Il lui est reproché, au terme d’une campagne ultra-violente qui se poursuit depuis des mois, de « véhiculer des poncifs antisémites ». Et ce, au motif qu’elle s’est interrogée sur la question de la souffrance animale mais aussi sur les enjeux financiers de l’abattage rituel conforme à la loi mosaïque.
L’élue centriste demande au nom du droit à l’information et de la liberté de conscience, la mise en place d’un étiquetage « non stigmatisant ». Dans un entretien publié le 1er juillet dernier accordé au site WikiAgri, elle prenait grand soin de se dire « aux antipodes du FN ». Mais elle s’élevait contre le fait que les «sommes (prélevées par le Consistoire israélite lors de la vente de viande cashére NDLR ), entre autres, permettent à une communauté de soutenir la politique d´Israël. Moi je pense que le consommateur a le droit de manger un gigot sans pour autant, à son insu, financer la politique d´un autre pays que le sien». Menacée de mort sur des sites extrémistes communautaires, victime d’insultes racistes, Mme Goy-Chavent a porté plainte, notamment contre JSSnews.
Les auteurs de la pétition litigieuse s’adressant aux responsables de l’UDI, énoncent que « Mme Goy-Chavent a été dénoncée avec vigueur par le Conseil des Communautés Juives de France et d´Ile de France, par le CRIF, par le Consistoire de Paris, par le Bureau National de Vigilance Contre l´Antisémitisme, par le B´nai B´rith, et par la quasi-totalité de la communauté juive de France» avant d’ajouter : « comment l´UDI peut-il maintenir sa confiance en une sénatrice qui dit tout haut ce que n´oserait même pas dire Bruno Gollnisch ou Jean-Luc Mélenchon ? ».
Si l’amalgame pratiqué ici entre M. Mélenchon et Bruno Gollnisch ne manque pas de surprendre par son étrangeté, la volonté d’associer le nom du député européen frontiste à un supposé antisémitisme/antisionisme plus ou moins rampant, larvé et avançant masqué, est franchement grotesque.
Car en l’espèce, la position défendue sur ce dossier de l’abattage rituel par Bruno Gollnisch est une nouvelle fois mesurée et équilibrée. Il s’était ainsi félicité dans un communiqué publié le 20 avril 2011, de ce que la Commission de l’environnement du Parlement européen, «lors du vote de son rapport sur l’étiquetage alimentaire », « ait adopté un amendement », « voté par les députés du FN ». Ledit amendement, contre lequel «des députés de l’UMP » avaient mené « une pitoyable campagne », imposait en effet « d’indiquer sur les emballages de viande si l’animal avait été abattu sans étourdissement ».
« Il ne s’agit pas d’interdire l’abattage rituel, précisait Bruno mais bel et bien de permettre au consommateur de choisir en toute connaissance de cause, de la même manière qu’avec l’indication des lieux de provenance de la viande, ils peuvent choisir d’acheter des produits locaux. »
« Il ne s’agit pas non plus d’interdire à ceux qui y tiennent de manger casher ou hallal, mais de permettre à ceux qui ne le veulent pas de ne pas acheter à leur insu un produit conforme à des convictions religieuses qu’ils ne partagent pas et abattus selon des procédés qu’ils réprouvent. Or, on sait qu’en France, selon les espèces, entre 28 et 62 % des bêtes sont abattues selon un rite religieux, bien plus que les besoins des communautés concernées. »
Mais c’était sans compter sur la vigilance de certains censeurs. Ainsi quelques semaines plus tard, en juillet 2011, Bruno Gollnisch déplorait à l’occasion du vote du Rapport Sommer que cet amendement sur l’étiquetage alimentaire évoqué plus haut, « miraculeusement adopté », «se soit transformé en possibilité de commencer à réfléchir à l’éventualité d’une étude sur le sujet dans plusieurs années».
Bref « les défenseurs des animaux, les laïcs, agnostiques, chrétiens et indifférents continueront donc de consommer en toute opacité de la viande produite de manière ultra-excédentaire selon des pratiques qu’ils réprouvent, récusent, ou, tout simplement, ne veulent pas soutenir… ». Mais depuis quand l’avis de la majorité des Européens, de l’Europe réelle, est elle vraiment prise en compte par les Bruxellois ? Les extrémistes, à l’évidence, sont rarement ceux désignés comme tels par l’idéologie dominante.
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Rapport Estrela : LMPT dénonce un passage en force
Communiqué LMPT :
"La Manif Pour Tous dénonce une tentative de passage en force de la commission « Droits de la femme et égalité des genres » du Parlement européen en faveur du Gender et de la PMA pour les couples de femmes.
Renvoyé en commission le 22 octobre dernier après un vote en séance plénière, le rapport Estrela fait un retour en force brutal demain au Parlement européen. C’est pourtant le même texte qui sera proposé au vote des députés membres de la commission «Droits de la femme et égalité des genres. » Et un vote en séance plénière est même envisagé dès le mois de décembre. Une situation scandaleuse que dénonce La Manif Pour Tous qui s’était fortement mobilisée avec succès en obtenant, à la surprise générale, le renvoi en commission du texte. De très nombreux sympathisants de La Manif Pour Tous avaient en effet écrit à leurs députés pour les sensibiliser aux dangers de ce texte. Cette proposition de résolution entendait et entend toujours promouvoir, au nom du principe de non-discrimination, « la procréation pour tous » (& 84) en permettant « aux femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitements de fertilité et de services de procréation médicalement assistée » (& 8). A l’évidence, dans le cas d’une célibataire ou d’un couple de femmes, il ne s’agit pas d’un problème de stérilité !
Pour la Manif Pour Tous, les mots d’ordre sont clairs :
- Priorité au respect du droit de l’enfant à avoir un père et une mère !
- Non à la fabrication d’enfants délibérément privés de leur ère !
- Non au mensonge sur la conception de l’enfant !
Parce que cette proposition de résolution entend imposer partout en Europe la fabrication d’enfants délibérément privés de père, l’enseignement obligatoire de l’idéologie du genre à l’école et réduire les parents à un rôle de simple « protagoniste » dans l’éducation de leurs enfants alors même que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme reconnaît qu’ils en sont les premiers éducateurs, La Manif Pour Tous invite ses sympathisants à se manifester auprès des députés européens pour leur faire part des raisons de leur opposition à ce texte."
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L'antiracisme et son couplet islamiste
Le 7e couplet de la vraie-fausse bande originale du film "La Marche" (qui se veut un hommage à la "Marche des beurs" de 1983) fait tousser les rédactions :
"D't'façon y a pas plus ringard que le raciste / Ces théoristes veulent faire taire l'islam / Quel est le vrai danger : le terrorisme ou le taylorisme ? / Les miens se lèvent tôt, j'ai vu mes potos taffer / Je réclame un autodafé pour ces chiens de 'Charlie Hebdo.'"
Ce n'est pas le 3e "vers" mais le dernier qui gêne le plus les journalistes. Le directeur de Charlie Hebdo se dit effaré :
"J'aimerais simplement que la production m'explique le rapport entre une marche antiraciste et fraternelle en 1983 et un chant religieux communautariste qui appelle à brûler un journal satirique antiraciste en 2013".
Et de fustiger "l'extrême-droite musulmane" (sic). Le producteur du film s'explique comme il peut :
"J'ai apporté mon soutien à cette chanson qui n'a jamais été prévue pour la BO du film. J'ai prêté des éléments sonores du film qui ont été intégrés à la chanson et j'ai donné mon accord pour que la typographie de la pochette et de l'affiche du film soit la même. Je n'avais pas à valider les paroles."
Nulle part ne sont posées les questions qui fâchent :
- Comment se fait-il qu'une dizaine de rappeurs renommés prenne la peine de composer une chanson, dont le titre est similaire à celui du film, sans obtenir que celle-ci figure dans la bande originale ?
- Comment une production peut-elle apporter un tel soutien à la composition d'une chanson qui n'est pas destinée à faire partie de sa bande originale ?
- A supposer que le producteur dise vrai, quelle était donc la destination de cette chanson ?
Serait-il envisageable qu'elle ait été écrite pour le fameux concert de rap que l'Elysée veut organiser pour rendre hommage à la Marche des beurs ?