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culture et histoire - Page 1899

  • Et il brade même le territoire national !

    Tromelin : François Hollande brade même le territoire national

    Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National : Après le Sénat, l’Assemblée nationale s’apprête à brader en catimini 280 000 km² du domaine maritime national.

    Dès 1999, Jacques Chirac avait évoqué cet abandon de souveraineté avec les autorités mauriciennes. En 2010, Nicolas Sarkozy l’a mis en forme. En 2013, François Hollande le fait ratifier dans une indifférence soigneusement organisée.

    De quoi s’agit-il ? Depuis le XVIIIe siècle, la France possède, à quelque 500 km au nord de la Réunion, l’îlot corallien inhabité de Tromelin, d’une superficie de 1 km², mais lui ouvrant un domaine maritime plus étendu que la moitié du territoire métropolitain. Malgré les traités de 1814 et de 1815, l’île Maurice en réclame la souveraineté. Le texte soumis au Parlement prévoit de partager cette souveraineté entre les deux pays. La prochaine étape sera à l’évidence l’abandon complet.

    Avec Marine Le Pen, le Front National et le Rassemblement Bleu Marine demandent à tous les députés de rejeter ce traité anti patriotique. Car, après Tromelin, la France serait conduite à aussi brader les autres Éparses du Canal de Mozambique, puis les archipels du Pacifique et, enfin, les Australes. Aujourd’hui, la France détient, dans le monde, le deuxième espace maritime, après les États-Unis. C’est un atout sérieux tant écologique qu’économique. Le liquider, morceau par morceau, en le transférant à des micro-États sans défense, c’est l’ouvrir au pillage de prédateurs sans scrupule.

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  • Christianophobie et vandalisme à Abbeville : honte au maire PS !

    L’église néogothique d’Abbeville est méticuleusement détruite depuis le mois de mars dernier avec un empressement sans faille du maire socialiste, Nicolas Dumont, entendu en janvier dernier sous le régime de la garde à vue sur les conditions d’obtention d’un marché public, en sa qualité de président de la communauté de communes de l’Abbevillois (CCA).

     

    Comment les socialistes traitent l’identité chrétienne de la France...

     

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  • 12 février 1910 : Le symbole du fort Chabrol

    Certains éprouvèrent un lâche soulagement en apprenant la mort, le I2 février 1910, de Jules Guérin. Car cet homme avait fait trembler une IIIe République qui a connu, certes, des personnages hauts en couleur mais dont peu ont eu une stature comparable à la sienne.

    Le hasard a fait naître en Espagne, le 14 septembre 1860, Jules Napoléon Guérin. Mais ses parents, bien français, lui ont donné, à Paris, une enfance sans histoire, même si sa mère est tôt devenue veuve, ce qui explique que, malgré de bonnes études, il ait dû entrer à seize ans dans la vie active, comme modeste employé. Il révèle vite une vivacité d'esprit et un dynamisme qui lui permettent d'être promu en 1883 chef de la comptabilité, puis directeur du personnel dans la Société des Huiles minérales qui l'emploie.

    Mais Jules Guérin a une passion, la politique, qui va mobiliser toute son énergie. Il fréquente les milieux anarchistes puis boulangistes et, soucieux d'attacher ses pas à un personnage d'envergure, le trouve en la personne du marquis de Morès, chef populiste dont est redoutée la garde rapprochée, constituée de bouchers de La Villette. Rédacteur à La Libre Parole, le journal d'Edouard Drumont, Guérin fonde en 1893 sa propre publication, Le Réveil Social, qui défend le petit commerce, les blanquistes, les socialistes révolutionnaires. Mais ce sont les suites de l'affaire Dreyfus qui le font plonger dans un activisme qui l'amène à prendre la présidence de la Ligue antisémitique en 1898. Cette année-là, les élections ont porté à la Chambre 19 députés qui ont constitué un « groupe antisémite », lequel va comprendre bientôt 21 membres.

    On a un peu de peine à comprendre, aujourd'hui, l'intensité des passions provoquées par l'affaire Dreyfus, dans une France encore mal relevée du traumatisme de la défaite de 1870 et de la tragédie que fut la Commune. Pour Guérin, l'ennemi est clairement identifiable et il se déchaîne, dans ses articles et d'innombrables prises de paroles, contre les financiers et les accapareurs. Il affirme : « C'est le Fer du laboureur et du soldat qui doit triompher de l'Or de l'usurier. » Guérin, bon organisateur, développe la Ligue, qui compte 40 000 membres, répartis dans toute la France, au printemps 1899, tandis que son journal est tiré à 120 000 exemplaires.

    Il se bat aussi beaucoup en duel, se taillant une réputation de redoutable combattant. Bien sûr s'ensuivent des ennuis à répétition, interpellations, gardes à vue, perquisitions, séjours au dépôt. Il n'en a cure et en ressort toujours plus résolu. Très hostile à la Franc-Maçonnerie, qu'il accuse de jouer un rôle aussi déterminant que funeste dans le fonctionnement de la République, Guérin fonde en 1899 le Grand Occident de France, dont l'intitulé, à lui seul, se veut évidemment une réponse à l'influence du Grand Orient.

    Il voit grand et installe la nouvelle organisation dans un vaste immeuble, au 51 rue de Chabrol, où sont aménagés des bureaux, une salle de rédaction et une imprimerie pour le journal L'Antijuif, une vaste salle de réunion, une cuisine et des chambres pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes. Portes et fenêtres sont solidement protégées par des aménagements qui vont justifier le nom de « Fort Chabrol » donné à l'immeuble. Guérin y fait entrer un abondant ravitaillement, à base de conserves. Et des armes. Bref, tout ce qu'il faut pour tenir un siège.

    Car la tension monte. Les divers mouvements nationalistes se concertent pour préparer un éventuel coup de force contre le régime et, en conclusion d'un discours, Guérin annonce : « Le coup final, c'est le coup d'État. Il s'impose maintenant ! » Le chef du gouvernement Waldeck Rousseau prend très au sérieux la menace et charge le préfet de police Lépine d'arrêter Guérin et ses plus proches collaborateurs.

    Le chef du Grand Occident s'est barricadé avec quelques compagnons dans l'immeuble de la rue de Chabrol. Dès le 13 août au matin, ils montent la garde. Des journalistes s'agglutinent devant la façade. Rien ne se passe jusqu'au lendemain, où des gardes républicains, des gardiens de la paix, des policiers en civil prennent position. Mobilisant 1 200 hommes, le siège a commencé.

    Il va durer jusqu'au 21 septembre. À intervalles réguliers, un commissaire de police ou le préfet lui-même se présentent pour signifier à Guérin et à ses hommes l'ordre de leur arrestation. À chaque fois un refus leur est opposé. Les assiégés entendent les échos des manifestations, souvent violentes, de sympathisants qui parcourent les rues du quartier, faute de pouvoir s'approcher. Des ouvriers jettent, depuis un immeuble en construction, du pain aux résistants. Des camelots vendent aux curieux attroupés des chansons fraîchement composées en l'honneur de Guérin et traînant dans la boue ses ennemis. Mais au fil des jours et des nuits la situation des assiégés se dégrade : on leur a coupé l'eau et l'électricité, les conditions d'hygiène deviennent déplorables et il y a des malades parmi eux. Sachant qu'un assaut se prépare et affirmant vouloir éviter que coule le sang, Guérin se rend le 21 septembre. Il comparaît devant la Haute Cour, où il déclare : « La seule synagogue que nous voulions détruire, c'est la Bourse ! » Il est condamné à dix ans de prison mais bénéficiera de la loi d'amnistie de 1906.

    Son nom est aujourd'hui oublié. Mais le Fort Chabrol reste un symbole qui mérite la sympathie.

    Pierre VIAL. Rivarol

  • Calendrier de Coligny – Système de datation d’inspiration druidique

    Calendrier de Coligny
    Système de datation d’inspiration druidique
     
    Nous sommes en l’an 4386 (2012-2013, ère vulgaire) et cette datation est issue du calendrier de Coligny découvert en 1897 dans un champs près des villages de Verpoix et Charmoux-en-Coligny sur la communes de Coligny dans le département de l’Ain. 
    Calendrier de Coligny
    (cliquer sur l’image)
    Il existe au moins trois systèmes de datation d’inspiration druidique. Le premier se réclame d’une tradition bardique galloise fait remonter l’ère druidique en 2373 avant Jésus-Christ. L’année gauloise MMMMCCCLXIIII (4374) chevaucherait donc nos années 2000 et 2001. Ce système est celui qui parait le plus crédible et c’est donc lui que j’ai utilisé pour l’applet. Par contre, les cycles trentenaires et quinquennals ne semblent avoir débuté qu’en 855 avant Jésus-Christ, c’est à dire l’année gauloise MDLXVIIII (1569).

    Le calendrier de Coligny est un calendrier luni-solaire qui présente 5 années de 12 mois de 29 ou 30 jours. La journée gauloise se compose d’une nuit suivie d’un jour, cette durée se nomme « latis » (pl. « lates »). Le changement de date intervient au coucher du soleil. Les mois sont divisés en deux quinzaines et à chaque jour correspond un trou, où l’on place une goupille pour indiquer la date. L’ajout de deux mois supplémentaires est nécessaire pour le faire coïncider avec le calendrier solaire, à la fin d’une période de 30 ans, période qui correspond à un « siècle » celtique. Pour certains, le mot « atenoux » semble désigner la pleine lune, mais Pline l’Ancien indique que les Gaulois démarrent leur mois le sixième jour de la lune montante, ce qui correspond au premier quartier ; « atenoux » étant situé 15 jours plus tard, il indiquerait plutôt le dernier quartier. « matu » et « anmatu » indiquent certainement les périodes (jours & mois) fastes et néfastes.

    Les douze mois avec leur durée et leur attribut sont : Samonios (30 jours, matu), Dumanios (29 jours, anmatu), Riuros (30 jours, matu), Anagantios (29 jours, anmatu), Ogroniv (30 jours, matu), Cutios (30 jours, matu), Giamonios (29 jours, anmatu), Simivi Sonnios (30 jours, matu), Equos (30 jours, anmatu), Elembius (29 jours, anmatu), Aedrinnis (30 jours, matu), Cantlos (29 jours, anmatu) ; auxquels il faut ajouter les deux mois supplémentaires : le premier, (entre Cantlos et Samonios, 30 jours, matu), dont nous ignorons le nom, son en tête n’ayant pu être reconstitué complètement (certains le nomment d’après le dernier mot retrouvé sur sa colonne : Quimon) et Ciallos (entre Cutios et Giamonios, 30 jours, matu).

    On remarque que les mois de 29 jours sont tous notés « anmatu » et que les mois de 30 jours sont notés « matu », sauf celui d’Equos. Mais dans le calendrier de Coligny, on n’a retrouvé que 3 de ses occurrences (sur 5), d’où l’hypothèse émise en 1924 par l’Irlandais MacNeill qu’il puisse avoir comporté 28 jours sur les 2 mois manquants : ce comput aurait l’avantage de donner un lustre de 1831 jours, très proche des 62 lunaisons de 1830,89 jours.

    En ce qui concerne l’année tropique, on compte un retard de 4,789 jours par lustre de 5 ans (5×365,2422 – 1831), qui aboutissent à un écart de 28,734 jours par siècle de 30 ans : le siècle gaulois pourrait alors se marquer par l’absence d’un des 2 mois intercalaires de 30 jours pour rétablir l’alignement avec le soleil, ce qui s’accorderait avec l’inscription « sonnocingos » (traduite par « course du soleil », d’après les racines « *son » : « soleil » et « *cing » : course, marche, retrouvée dans « Vercingétorix ») sur le second mois intercalaire.

    La fête de Samain ou Trinoxtion samoni (les « Trois nuits de Samonios »), située approximativement le 1er novembre , marque le début de l’année liturgique celtique.

    La répugnance des druides à consigner leur savoir par écrit indique un contexte gallo-romain, et l’on retient la fin du IIe siècle après Jésus Christ pour la date de fabrication du calendrier. Sa complexité dénote de bonnes connaissances astronomiques, ainsi qu’une lente élaboration.

     
    Détails du calendrier de Coligny
    (cliquer sur l’image)
    Détail du calendrier de Coligny
     
    Statue en bronze et calendrier gaulois trouvés à Coligny dans l'Ain en 1897, Ier s.
    (cliquer sur l’image)
    Statue en bronze et calendrier gaulois trouvés près de Coligny dans l’Ain en 1897, visibles au musée gallo-romain de Lyon
    La datation bardique galloise est celle qui épouse au plus près la chronologie de l’Oera Linda Boek. Le bouquin fondamental à ce sujet est « Survivors of the Great Tsunami » d’Alewyn Raubenheimer, malheureusement toujours pas traduit en français. 855 avant Jésus Christ nous rapproche plutôt des calendriers étrusques. Nous devons être en l’an 4386. Puisse-t-il être héroïque et magique. En remontant dans le temps comme dans une simulation au planétarium, on devrait voir les étoiles danser.
  • Méridien Zéro : Nouveau format !

    Amis auditeurs, la rédaction de Méridien Zéro est heureuse de vous annoncer que nous changeons de format, de jour et d'horaire d'émission. Nous passons désormais à un format de deux heures le vendredi soir de 21 heures à 23 heures.

    Ce nouveau format nous ouvre des possibilités accrues quant au travail d'analyse et aux entretiens avec nos invités. Diffuser le vendredi à 21 heures permettra à nombre d'entre vous de pouvoir enfin avoir une écoute directe ou à défaut, de profiter du week-end pour écouter plus tranquillement votre émission préférée.

    Embarquez donc dans le nouveau périple du navire MZ dès vendredi prochain !

    Rendez-vous le 12 avril 21 heures.

    A l'abordage et pas de quartier !

    changement horaire, méridien zéro, diffusion, émission, deux heures, jour,

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Découverte d'un cimetière de guerriers Gaulois à Buchères

    Plus de 2.200 ans après leur inhumation dans une nécropole gauloise, guerriers à épée de fer et femmes portant torque et fibules en bronze ont revu le jour grâce à des fouilles préventives menées près de Troyes, à l'est de Paris.
    C'est dans la boue d'un chantier géant que cette découverte rare a été effectuée voici seulement quelques semaines par des équipes de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
    Sur une trentaine de tombes identifiées sur place, la moitié environ a déjà été fouillée et a révélé cinq guerriers en armes, ainsi que des femmes portant des bijoux caractéristiques de la culture de la Tène ancienne (4e et 3e siècles avant Jésus-Christ), une époque d'importantes migrations celtiques.¢
    La présence d'une nécropole gauloise est surprenante à cet endroit, alors qu'aucune trace de grand peuplement urbain n'est recensée dans cette zone.
    Selon les archéologues, ce site a probablement été choisi parce que de nombreux enclos funéraires datant de l'âge du Bronze (-2200 à -800 avant notre ère) s'élevaient déjà sur place, des tertres alignés sur au moins deux kilomètres. "Ils devaient constituer des marqueurs du paysage, visibles de très loin" dans ces plaines, explique Cécile Paresys, archéologue de l'Inrap.
    Si certaines tombes ont déjà été vidées pour éviter que les objets et ossements qu'elles renfermaient ne soient trop abîmés par la pluie, d'autres abritaient encore jeudi leurs occupants lors d'une visite organisée pour des journalistes.
    L'impressionnant squelette d'un grand guerrier, épée au côté, le fer de sa lance encore visible près du crâne, y côtoie celui d'une jeune femme, inhumée après lui. Contrairement à l'homme qui se contente de bracelets de fer, la Gauloise porte un "torque à tampons" et un bracelet à joncs serpentiforme, tous deux en bronze. Des bijoux caractéristiques, comme les fibules (agrafes à vêtement), qui permettent de dater les tombes entre 325 et 260 avant JC.
    Il toutefois difficile de faire parler ces morts et leurs possessions avant une quelconque analyse.
    Spécialiste du "mobilier métallique", Émilie Millet devra d'abord les enduire avec une colle spéciale et de la gaze pour les consolider avant de les extraire des sépultures. Ils seront ensuite passés aux rayons X, puis sablés par un restaurateur pour enlever la corrosion et dévoiler l'objet originel.¢

  • Les "idées positives" et la Révolution de Charles Maurras

    En publiant L’’Ordre et le Désordre en 1948, Charles Maurras dresse un réquisitoire sévère contre la Révolution française. L’’ouvrage, qui compte une soixantaine de pages, comporte cependant quelques nuances : « Nous ne nions pas le mal du passé, ni le bien du présent. » Pour l’’auteur, qui compare république et monarchie, la question qui se pose est simplement de savoir quel régime a rendu la plus grande somme de services à la France.
    Sa démonstration débute par cette affirmation : « Une seule chose importe : le vrai. » Mais qu’’est-ce qu’’une idée vraie ? C’’est « une idée que les faits de la vie ou confessent ou confirment », qui « ne conduit pas nécessairement au réel », mais qui « écarte l’’impossible ». Pour distinguer le vrai du faux, c’’est la raison qu’’on prendra pour arbitre. Comme les gens du dix-huitième siècle ? Pas tout à fait. Selon Maurras, « tout en invoquant la raison », ceux-ci « eurent le tort de raisonner peu et fort mal ».
    Du bon usage de la raison
    Peut-être avaient-ils accordé une confiance trop grande à la liberté ? Certes, elle est utile ; « la curiosité et la tolérance, l’’hospitalité de l’’esprit » sont même indispensables : « Consentir au malaise de la surprise, en extraire une joie vivace, désirer la secousse de l’’inconnu, aimer à se trouver désorienté et perplexe [...] c’est la préface nécessaire de tout mouvement méthodique de la raison. » L’’esprit de liberté présente néanmoins un tort essentiel, celui de « prétendre suffire à tout et tout dominer », alors qu’« 'il n’’est qu’’un commencement ». En effet, « les purs flambeaux de la Liberté » « ne feront jamais distinguer le principal ou le secondaire, l’’antécédent ou le conséquent, le préférable ou le postpossible ».
    Aussi, « si l’’on veut remuer et vivre, il faut sortir de cet état de liberté comme on sort de prison ». « Il faut adopter un principe et s’’en tenir à lui. Ce n'’est pas pour anéantir toutes les idées différentes, c'’est pour les composer autour de leur centre normal, pour les ranger et les graduer... »
    User ainsi de la raison, « ce n’’est point faire preuve d’’individualisme mais du sentiment opposé ; c’’est se réclamer de principes également communs, non seulement aux hommes, mais à tous les esprits, qu’’ils habitent Mars ou la Lune »… C’’est d’ailleurs « en appliquant ces principes supérieurs aux données empiriques de la vie politique » que « d'’exercés dialecticiens ont, de siècle en siècle, établi l’’ensemble de ces idées positives, qu’’on peut aussi nommer vérités empiriques ».
    La méthode étant définie, il convient non pas de « rêver la Constitution la plus "idéale" », mais de chercher « qu’elle serait la plus utile », avec l’’idée que « la saine politique se subordonne à l’’intérêt de la communauté politique réelle la plus étendue et la plus résistante ». « Nous disons réelle car il s’’agit d’’intérêts déjà existants […] Nous disons la plus étendue, parce qu’’il s’’agit de trouver une loi applicable au plus grand nombre de cas. Mais nous ajoutons cette condition de plus résistante pour bien spécifier de qu’elle sorte de réalité il s’’agit ; une coalition, une alliance, souvent même une confédération ne sont pas de ces réalités politiques supérieures dont nous parlons. »
    La réalité nationale
    Voilà pourquoi la nation est au cœœur de nos préoccupations. Son unité, qui « reste pour nous le plus nécessaire de tous les biens », s’’inscrit dans l’’histoire. À « la souveraineté de dix millions d’’électeurs français représentée par des bulletins de vote ou par des élus », on opposera donc « l’’autorité d’’un milliard de Français morts et d’’un milliard de Français à naître représentés, ceux-là, par la Maison de France et par le chef de cette Maison ». À en croire quelques-uns, « pour faire du nouveau qui fût excellent, il suffirait de casser du vieux ». Même si « la vraie tradition est critique », ils oublient que « la durée est le fruit des épreuves de l’expérience : grave indice du vrai et du bien ».
    Fort de cet enseignement, quel objectif faudra-t-il poursuivre ? Il ne doit être placé « ni dans l'’égalité, ni dans l'’inégalité de qui que ce soit » ; « l’’objectif idéal des sociétés, c'’est leur prospérité générale ». « L’’inégalité humaine est un fait. L’’égalité n’’en est pas un. Il faut mettre de l’’égalité en certains objets. Il ne faut pas en mettre en tout. Voilà l’’essentiel de notre doctrine. »
    Maurras précise que « le seul État français qui ait le sens commun comporte au centre un roi puissant, à la périphérie des organisations autonomes ». « En effet, notre État doit être fortifié tout autant que limité et limité tout autant que fortifié. Il faut sacrifier au génie de l’’autorité le ridicule verbiage du Parlement central ; il faut au, contraire, favoriser, aider, émanciper et réorganiser tous les corps, compagnies et communautés susceptibles de s’’exprimer par des assemblées locales, professionnelles ou religieuses »
    Le despotisme de l’individualisme
    Le constat est clair : sur un fondement individualiste, on « ne peut concevoir ni réaliser autre chose que le despotisme de l’’État ». « Cet État tient les personnes et les biens. Chacun se trouve seul contre l’’État, expression de tous... » « De l’’individualisme absolu à l’’Etat absolu, la chaîne est logique. Les événements ne s’’enchaînent pas moins que les idées, du régime de la Déclaration des droits de l’homme au régime de la terreur. »
    Quelles leçons tirerons-nous de l’’histoire ? « Nous voyons à quel point la douceâtrerie humanitaire est contiguë au sectarisme sanglant. J’’en conclus qu’’il faut éviter cette douceâtrerie. Je conclus que le meilleur moyen d’’éviter 1793 sera toujours de s’’opposer à 1789. » Quant au roi, il servit si bien l’’intérêt de la France « qu’’après avoir fait la nation, il ne cessa de l’’étendre et de la fortifier ». La Restauration conforte Maurras dans ses convictions : « L’’État modèle […] est assez sage pour ne pas vouloir la guerre, mais assez fort pour ôter au monde l’’envie de la lui déclarer. Quel État français s’est trouvé dans ces conditions depuis 1789 ? […] Seuls répondent à la définition de l’’État suffisant, de l’’État juste, les trois règnes qui vont de 1815 à 1848. » La monarchie future y répondra à son tour !
    Grégoire DUBOST L’’Action Française 2000 du 28 juillet au 24 août 2005
    * Charles Maurras : L’'ordre et le désordre – Les "idées positives" et la Révolution. Éditions Self, 1948, 63 pages.

  • La Russie est devenue un modèle alternatif fondé sur les valeurs traditionnelles

    Entretien d’Alexandre Latsa avec Xavier Moreau

    Il est souvent difficile de bien comprendre les bouleversements qu’a connus la Russie, depuis la chute de l’URSS jusqu’à nos jours. Vu de l’extérieur et notamment d’Europe, l’histoire de ce jeune pays européen qu’est la Russie ressemble à un puzzle chaotique et dénué de toute logique.

    Pourtant, l’auteur de “La Nouvelle Grande Russie”, qui dirige également l’antenne russe du Think-tank français Realpolitik TV, a choisi de présenter l’histoire russe en fonction de dates clefs, démontrant ainsi que les événements importants qui ont fait l’histoire récente de la Russie sont en réalité des maillons constitutifs d’un seul et même processus. Un processus ayant abouti au redressement spectaculaire que le pays continue de connaître aujourd’hui.

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    Xavier Moreau bonjour ! Pourriez-vous vous présenter ?

    Je suis un ancien officier saint-cyrien, j’ai servi dans les parachutistes. J’ai suivi également un cursus universitaire puisque je suis doctorant spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide, sous la direction de Georges-Henri Soutou. J’ai travaillé sur les archives soviétiques et yougoslaves.

    J’appartiens à ce que j’appelle “l’Ecole historique française” dont le fondateur est Jacques Bainville et qui met en évidence les tendances lourdes ainsi que l’enchainement logique des évènements. L’Histoire y est décrite comme le laboratoire de la Politique. C’est une analyse au sein de laquelle les considérations morales n’interviennent pas et qui place l’intérêt suprême de la Nation au centre de la réflexion. Cette Ecole a été “modernisée” par Aymeric Chauprade, qui a donné ses lettres de noblesses à la “Géopolitique française”. Il a fait de cette pseudo-science anglo-saxonne et germanique, qui visait avant tout à justifier l’impérialisme et le racisme inhérents à ces deux civilisations, une science rigoureuse et logique.

    J’essaie donc de m’inscrire dans cet héritage intellectuel.

    Qu’est ce qui vous a poussé à écrire ce livre sur la Russie de 1991 à aujourd’hui ?

    La Russie est devenue un modèle alternatif fondé sur les valeurs traditionnelles

    La nouvelle grande Russie

    Aymeric Chauprade m’avait toujours encouragé à écrire sur la Russie contemporaine, j’ai donc sauté sur l’occasion lorsque les éditions Ellipses m’ont proposé de participer à leur collection “Dates clés”.

    Pourquoi avoir choisi d’analyser la Russie selon des dates clefs? Selon des événements clefs ?

    En fait la collection fonctionne selon ce principe, que je trouve excellent, car il oblige à être synthétique et à identifier les évènements réellement fondateurs, tout en en cherchant les causes profondes.

    Vous affirmez que le redressement russe, “le miracle russe” comme vous dites, est en grande partie due aux décisions de l’élite politique du pays plus qu’à un heureux concours de circonstances, à savoir un prix des matières premières en hausse et une demande extérieure et européenne notamment, croissante. Pourriez-vous développer ?

    Les matières premières ont souvent été en hausse en Russie, ça n’a pas empêché le pays entier de basculer dans la banqueroute à plusieurs reprises. La grande différence depuis 2000, c’est que l’État russe à commencer à épargner et à gérer ses ressources en prévision des moments difficiles. La crise de 2008, sous un gouvernement Eltsine, aurait mis la Russie à genoux. Au lieu de cela la Russie a été un des premiers pays à en sortir et sa position en a été renforcée.

    Les ressources ne suffisent pas sans la volonté politique de bien les utiliser. La France a des ressources humaines et industrielles colossales, qui sont gaspillés depuis 40 ans.

    Vous citez le bombardement de la Serbie en 1999 comme un élément décisif et une date clef de l’histoire russe, pourquoi cet événement de politique extérieure entre t-il en compte d’après vous ?

    A la chute de l’URSS, les Russes ont été fascinés et bienveillants vis-à-vis du modèle américain. Ils sortaient du monde du mensonge et croyait sincèrement que la vérité était occidentale. Au fur et à mesure des années 90, ils ont découvert que les États-Unis avaient pris la relève comme “Empire du mensonge”.

    En 1999, le masque est tombé définitivement, les États-Unis sont apparus comme ce qu’ils étaient, c’est-à-dire les ennemis de la civilisation européenne, capables de s’allier avec des mafias, des mouvements terroristes et/ou islamistes, pour parvenir à leur fin.

    Vous analysez un autre événement extérieur, la guerre des 5 jours contre l’armée Georgienne, comme, je vous cite: “l’événement qui marque la fin de l’expansion américaine dans l’étranger proche de la Russie” ?

    Comme prise de conscience de la duplicité mais également de la faiblesse américaine. La “guerre des cinq jours” vient comme la suite logique du bombardement de la Serbie. La différence est qu’en face de l’impérialisme américain, se dresse cette fois la Russie de Poutine, qui humilie l’administration américaine impuissante. En l’espace de deux mois, les États-Unis ont montré au monde, qu’ils étaient incapables de protéger ni leurs alliés, ni leurs banques.

    [...]

    Source et suite de l’article sur Blogs RIA Novosti.

    http://fr.novopress.info/