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économie et finance - Page 272

  • Les agriculteurs en ont gros sur la patate

    Présent – Les paysans sont verts de colère et le font savoir. C’est sur leurs engins agricoles que des milliers d’agriculteurs ont convergé vers les principales villes de France et de Navarre afin d’exprimer leur ras-le-bol général vis-à-vis de la politique actuelle du gouvernement. Et manifester leur agacement face à l’« agribashing » dont ils estiment être les victimes permanentes.

    La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole (FNSEA) et le syndicat des Jeunes Agriculteurs ont de quoi être satisfaits. Hier, entre deux opérations escargot sur les autoroutes ou coup-de-poing dans les hypermarchés, leur mobilisation nationale a été un véritable succès tant sur le terrain que dans les médias. Rien qu’à Paris, 1 086 tracteurs ont occupé les Champs-Elysées et l’avenue George-V – tout un symbole – afin de crier, dans un concert de klaxons, leur détresse au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. En ligne de mire de cette colère des paysans français, le déséquilibre concurrentiel qui existe entre les produits de l’Hexagone soumis à des normes drastiques et ceux venus de l’étranger qui bénéficient d’une réglementation plus souple. Et dont la grande distribution profite allégrement. Pour les syndicats d’agriculteurs, l’Etat est le premier responsable de cette situation. Le ministre a beau dire qu’il se sent solidaire de leurs doléances, qu’il les juge légitimes, les paysans, quant à eux, estiment insuffisants les effets promis de la loi Egalim. Votée en octobre 2018, elle était censée rétablir l’équilibre des relations commerciales entre les producteurs et la grande distribution, et rendre accessible aux consommateurs une alimentation saine et durable. Encore faut-il ajouter le dénigrement, cet « agribashing » selon l’anglicisme consacré, auquel ils doivent faire face de la part d’une partie de la population ou des lobbys écologistes qui les accusent de tous les maux possibles. Certains paysans reprochent au président Emmanuel Macron d’avoir cédé à ces derniers et d’avoir pris la décision d’interdire pour 2021 l’objet de toutes les crispations environnementalistes, le glyphosate. Une baisse importante de revenus, qui a entraîné la vente de centaines d’exploitations, une crise des vocations et une augmentation des suicides au sein de cette corporation à qui les consommateurs sont pourtant redevables.

    Le gouvernement devrait recevoir aujourd’hui les principaux responsables des syndicats afin de trouver une solution à leur désarroi. Si tant est que celui-ci prenne conscience du fumier qu’il a sur les yeux depuis le début des réformes iniques qu’il a lancées. Invité sur LCI afin de débattre sur cette mobilisation, le journaliste et chroniqueur André Bercoff a lancé un pavé vitriolé dans la mare aux cochons : « Nous n’avons pas d’argent pour les dizaines de milliers d’agriculteurs qui crèvent en France, Mais par contre, on trouve des milliards d’euros pour les immigrés qui débarquent chaque année. » Une vérité qui a certainement fait perdre la patate au plus français de nos paysans face à une triste réalité qu’ils ne maîtrisent plus aujourd’hui.

    Retrouvez cet article sur Présent

    https://www.tvlibertes.com/actus/les-agriculteurs-en-ont-gros-sur-la-patate

  • Le train de vie de l’Élysée ? Ça coûte un pognon de dingue !

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    Récemment, Emmanuel Macron stigmatisait une nouvelle fois le peuple français, le jugeant « trop négatif » à son goût. Mais peut-être faisait-il aussi allusion à cette Cour des comptes émettant un jugement tout aussi « négatif » quant au train de vie élyséen.

    108,88 millions d’euros, c’est donc ce que le Château a coûté au contribuable pour l’année 2018. C’est beaucoup et, surtout, c’est déficitaire, avec 3,81 millions d’euros de trou dans les caisses. « Un prélèvement sur trésorerie de près de six millions d’euros a été nécessaire pour assurer l’équilibre budgétaire », précisent les magistrats.

    À l’origine de cette dérive ? Les déplacements en avion – le fameux « Air Sarko One », un Airbus A330, sans oublier six jets Falcon – dont la facture globale, en augmentation de 7 %, s’élèverait à 7,9 millions d’euros. Pour résumer, quand François Hollande, en 2015, a voyagé 87 heures dans le navire-amiral sarkozien, Emmanuel Macron totalisait, trois ans plus tard, 213 heures de vol au compteur, passant de 6,3 millions à 7,9 millions d’euros. Un pognon de dingue, on vous dit.

    Mais il est vrai qu’en bon « Gaulois réfractaire », l’actuel Président l’est justement un peu, réfractaire, à ces vols commerciaux dévolus au vulgum pecus ; d’où cette facture aérienne de 13.518 euros pour un seul week-end de la Toussaint passé à Honfleur avec sa reine-mère, Brigitte Macron.

    Et comme le gouvernement a, lui aussi, besoin de voyager, histoire d’expliquer aux mêmes « Gaulois réfractaires » qu’il convient de se serrer la ceinture, quand on cumule tous ces déplacements aériens, du premier des Français au Premier des ministres, tout en ne négligeant pas les autres, de ministres, la facture totale, en augmentation de 2,5 %, est donc passée de 11,9 à 12,2 millions d’euros pour la seule année 2018. Et encore, on fera grâce au lecteur de l’addition du bilan carbone de cette véritable frénésie aéronautique. Certes, si les voyages forment la jeunesse, ils creusent également les déficits des comptes publics.

    Quand on revient sur le plancher des vaches, la douloureuse s’annonce tout aussi salée. À l’Élysée, la masse salariale des 816 employés à demeure vient, ainsi, de grimper de 4,2 %. Et la Cour des comptes de constater : « La présidence ne peut déterminer précisément la part de la hausse des effectifs et celle de la rémunération dans cette évolution, faute de suivi des effectifs en équivalent temps plein travaillé. » Bref, si ce n’est pas le foutoir comptable, ça y ressemble bigrement.

    Si cet activisme itinérant portait au moins ses fruits en matière de représentation de la France à l’étranger, cela demeurerait évidemment dans l’ordre du plausible et du respectable. Mais tel ne semble pas être véritablement le cas, la France ne cessant de s’abaisser sur la scène internationale, malgré quelques brillants coups de communication, tels la visite impromptue de Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères iranien à Biarritz, lors du dernier sommet du G7, ou cet entretien accordé à The Economist, à l’occasion duquel Emmanuel Macron prenait acte de « la mort cérébrale de l’OTAN », pour être aussitôt désavoué par Angela Merkel, la Folcoche berlinoise qu’on sait.

    Brasser du vent fait, certes, partie, depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, de l’exercice politique. Mais, quitte à ne rien faire, pourquoi tout cela devrait-il coûter aussi cher ?

    Nicolas Gauthier

    https://www.bvoltaire.fr/le-train-de-vie-de-lelysee-ca-coute-un-pognon-de-dingue/

  • Hong Kong : vers un affrontement sino-étasunien ? – Journal du 28 novembre 2019

     

    Hong Kong : vers un affrontement sino-étasunien ?

    Donald Trump a promulgué une loi de soutien aux dissidents hongkongais. Un acte politique soutenu par l’ensemble de la classe politique américaine qui pourrait envenimer un peu plus les relations entre Pékin et Washington.

    Migrants: une évacuation qui n’en n’est pas une.

    Nouvelle opération policière dans un camp de clandestins à Paris. Ce jeudi matin, une partie du campement d’Aubervilliers a été évacuée par les forces de l’ordre. A l’instar du démantèlement du camp de la Porte de la Chapelle trois semaines plus tôt, cette opération semble être un coup de com’ de plus de la part des autorités qui ne font que déplacer le problème.

    « Black Friday » entre effet de mode et interdiction

    Le black Friday est de retour ! Cet événement consumériste né en Amérique du nord tente de s’implanter en France depuis plusieurs années. Et s’il suscite aujourd’hui un certain engouement à grand renfort de publicité, certains politiques et commerçants verraient d’un bon œil son interdiction.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/hong-kong-vers-un-affrontement-sino-etasunien-journal-du-28-novembre-2019

  • L’Etat français réclame 11 millions d’euros de dommages et intérêts au Front National !

    L’Etat, seul partie civile au procès, a réclamé mercredi la somme de onze millions d’euros de dommages et intérêts dans l’affaire des kits de campagne électorale remboursés par les deniers publics. Le parti à la flamme comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris depuis le 6 novembre pour « complicité d’escroqueries », « tentatives d’escroqueries » et « recel d’abus de biens sociaux ». Une affaire judiciaire qui pourrait viser à affaiblir le Rassemblement National de Marine Le Pen à quelques mois des élections municipales… le financement de la campagne d’Emmanuel d’Emmanuel Macron, lui, n’a pas fait l’objet d’une enquête…

    https://www.tvlibertes.com/actus/letat-francais-reclame-11-millions-deuros-de-dommages-et-interets-au-front-national

  • Macron ou le triomphe de la destructrice pensée néolibérale

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    Par Johann Chapoutot*

    Macron a une signification historique réelle : il est l’artisan zélé du néolibéralisme dont il veut assumer la règne en France. Sa « révolution » est l’introduction d’un programme néolibéral trop longtemps retardé. ( …) Le moment néolibéral fut inauguré en 1979, avec la victoire de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, puis celle de Reagan aux Etats-Unis en 1981. Après la tentative chiraquienne, celle de 1986, et malgré les accommodements de la «gauche» dite «de gouvernement», la France a du retard ! La logique purement comptable et rentable n’a été introduite à l’hôpital qu’en 1995, avec la tarification à l’acte, puis en 2002, avec les «indicateurs de performance» dans la police, grâce à Sarkozy, avant d’arriver à l’université en 2007, avec Pécresse. L’«efficacité» peut désormais être évaluée – en burn out, en blessures à vif et en morts. Education, santé, police : la «pensée complexe» du génie du Touquet sape et détruit ces trois piliers de la nation. Avec les drames que nous vivons, cette «pensée» apparaît pour ce qu’elle est : bête et méchante.

     (*) Historien, professeur d’histoire à la Sorbonne

    Libé 28/11/2019

  • Les agriculteurs sont entrés dans Paris : gare à la Jacquerie !

    Ils sont venus de vingt départements à l’appel de la FNSEA et du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) ; des centaines d’agriculteurs montés sur leurs tracteurs, en provenance du Grand Est, de Normandie, des Hauts-de-France, Val-de-Loire, Bourgogne Franche-Comté et, bien sûr, Île-de-France.
    Ceux-là ont roulé de nuit sur leurs engins pour être à l’aube dans Paris.
    À 9 heures, ce mercredi matin, ils étaient au Stade de France, convergeant vers l’avenue Foch. D’autres rassemblements sont prévus en région, notamment à Lyon.
    Si les agriculteurs ont choisi ce 27 novembre, c’est pour ne pas se retrouver mêlés au grand jour qui se rêve en Grand Soir, le 5 décembre prochain.
    Pas question, pour eux, d’entrer dans cette danse-là.
    La réforme des retraites et des régimes spéciaux, en vérité, ils aimeraient bien qu’elle les concerne, mais ils en sont loin.
    « Nous n’avons rien à voir avec les casseurs, les Black Blocs, et nous touchons des retraites de 800 euros en moyenne. Pas question de défiler avec des gens qui ont trois fois ça ! », dit l’un d’eux au Point« Nous sommes écrasés de charges, sommés d’appliquer des normes de plus en plus drastiques qu’on n’impose pas à nos concurrents, et traités d’empoisonneurs par l’opinion. Comment voulez-vous ne pas craquer ? »
    Tous en ont ras le bol de l’« agri-bashing », comme on dit en franglais d’aujourd’hui, qui menace bien plus les exploitations et les vies des agriculteurs que leurs productions ne menacent celles des consommateurs.
    Nous vivons dans une société folle, déchirée par une schizophrénie entretenue à dessein par les médias et relayée par les réseaux sociaux, pourvoyeurs de délires qui conduisent à une violence que, désormais, personne ne contient plus.
    En deux jours, le week-end dernier, quatre fermes ont été incendiées dans la Drôme.
    Bilan : 23 génisses tuées dans l’une, les porcs sauvés in extremis dans une autre. La veille, ce sont 4.000 poussins qui ont péri dans l’incendie d’un poulailler récemment installé à Châlons-en-Champagne.
    En mai dernier, dans l’Eure, plus de 1.400 dindes sont mortes asphyxiées ou piétinées dans une opération qui visait à les « libérer ».
    Partout, au nom du « bien-être animal », des fanatiques s’autorisent à envahir les exploitations agricoles, dégrader les biens : 50 « intrusions malveillantes » ont été recensées depuis l’été, avec parfois des conséquences dramatiques.
    Paradoxe : les éleveurs ne portent pas plainte.
    Pourquoi ? Parce que les jugements les en dissuadent.
    Ainsi, comme le rappelle L’Opinion« La mésaventure d’un éleveur de porcs des Côtes-d’Armor a récemment révolté ses confrères. Victime d’une intrusion le 22 mai de la part l’association de défense animale DxE, accompagnée du député insoumis Bastien Lachaud, il a porté plainte pour violation du droit de la propriété et violation de domicile. Contre toute attente, c’est lui qui a été condamné à verser 3.000 euros de frais de justice à l’association. »
    À rapprocher du jugement rendu, la semaine passée, contre un éleveur du Cantal, condamné à verser 8.000 euros à ses voisins qui n’aimaient pas l’odeur des vaches…
    Mensonges, désinformation, confusion, ignorance, simplisme…
    Tous les maux du jour se conjuguent sur leurs têtes.
    Un éleveur des Yvelines s’indignait ainsi, le mois dernier, expliquant au Point qu’il avait voulu se convertir à l’élevage en plein air : « J’ai trouvé le bon modèle, déposé le permis, obtenu l’autorisation des services vétérinaires, mais le maire a dit non. […] les riverains refusent. En région parisienne, ils veulent des œufs bio, mais surtout pas produits à côté de chez eux… » « Les Parisiens mangent 1,3 million d’œufs par jour. Par jour ! Et ils voudraient des fermes de 80 poules, où on ramasse les œufs avec un panier ? Ces gens-là sont fous… »
    Dans le Finistère, trois dossiers de jeunes agriculteurs qui souhaitent s’installer en bio sont bloqués par des riverains qui ne veulent pas de l’élevage en plein air : « Ça pue… »

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/11/les-agriculteurs-sont-entres-dans-paris.html#more

  • En Marche vers la mort du monde agricole

    En Marche vers la mort du monde agricole

    Alors que les tracteurs bloquent la circulation parisienne, le Forum Terres de France, associé au RN et chargé des questions de ruralité, coordonné par Loup Mautin, explique :

    Le cri d’alarme poussé par les agriculteurs qui roulent vers Paris est plus que légitime. 

    Alors que nos produits sont les plus sûrs du monde, que nos savoir-faire sont les plus reconnus à travers la planète, que la variété de nos terroirs est immense, la ferme France est en train de mourir. Excédés et épuisés,  les agriculteurs sont dans une impasse mortelle et veulent le faire savoir. Le président de la République doit les entendre.

    En signant des traités de libre-échange avec le monde entier, sans l’avis des peuples, contre l’avis des peuples, les gouvernements successifs ont sacrifié l’agriculture de notre pays et ses producteurs. 

    Tu m’achètes mes voitures et je t’achète ton boeuf aux hormones.  C’est cela “en marche”. Mais en réalité, c’est “en marche” vers la concurrence déloyale, “en marche” vers la mort du monde agricole, “en marche” vers des risques sanitaires énormes pour les consommateurs et “en marche” vers une pollution effrénée. 

    Les gens qui nous gouvernent ont réussi la prouesse de transformer la filière d’excellence qu’était notre agriculture, en une réalité mortifère où à une extrémité de la chaîne les producteurs se suicident et à l’autre extrémité les consommateurs s’empoisonnent. 

    Le pouvoir doit prendre la mesure de cette détresse et créer les conditions d’une politique agricole qui permette de dégager des revenus dignes. 

    Cessons d’importer des denrées que nous nous interdisons de produire.

    Promouvons le localisme en particulier dans la commande publique.

    Consentons à la ruralité les crédits qu’elle mérite au même titre que d’autres parties du territoire.

    https://www.lesalonbeige.fr/en-marche-vers-la-mort-du-monde-agricole/

  • Faillite des fausses garanties

    6a00d8341c715453ef0240a4efdfcb200b-320wi.jpgAyons aujourd'hui, d'abord, une pensée pour rendre hommage aux soldats français tombés en Afrique pour la défense de l'Europe. Elle nous renvoie hélas aux centaines de milliers de nos grands-parents sacrifiés entre 1914 et 1918, dans un conflit européen, sans que nos dirigeants aient su empêcher par leurs décisions de 1919 que les combats reprennent en 1939.

    L'histoire recommence toujours.

    Ce qui se passe par exemple, en ce moment à Hong-Kong, où le régime de Pékin, cherche à tordre le bras à ceux qui croyaient aux accords de rétrocession de 1997, semble étonner nos bien-pensants. La Chine en effet, est en train de s'affirmer, sinon comme la principale puissance du monde, du moins comme la vraie rivale des États-Unis. Or, elle s'écarte des règles convenues lors de l'abandon de la dernière colonie  britannique.

    Il ne faut pas tenir pour totalement négligeables les modestes outils dont disposent les militants de la Liberté. Or, leurs seules ripostes possibles reposent, non sur les fausses garanties des accords internationaux, mais sur une lutte intelligente et courageuse, souvent soutenue par la foi chrétienne. Réponses du faible au fort, les actions de la jeunesse et du peuple de Hong-Kong ne se traduiront pas nécessairement par la défaite de l'opposition. Mais bien naïfs ceux qui croient encore possible de faire reculer un pouvoir dictatorial par de vertueuses condamnations morales.

    Les 14 points de Wilson, furent formulés en janvier 1918. Ils reflètent l'idéologie mondialiste, faussement moraliste, dans son intégralité et sa pureté. Ils réapparaîtront, au moment de Yalta en 1945, avec la Golden Peace de Roosevelt. Ils devinrent but de guerre des Alliés. À ce moment de la guerre, la finance américaine pouvait imposer ses conditions à des alliés occidentaux surendettés et abandonnés par la Russie.

    L'illusion a consisté à faire croire que cette prétendue guerre du Droit allait conduire à une paix durable, gérée la société des nations. Nous considérons aujourd'hui qu'il s'agit du premier conflit mondial mais, en fait, le deuxième en découla 20 ans plus tard, second acte d'une nouvelle et monstrueuse guerre de 30 ans.

    On a beaucoup reproché à Bismarck d'avoir, un jour, constaté que, dans l'histoire réelle des hommes, "la force prime le droit", une phrase célèbre mais qu'il a toujours démenti de l'avoir prononcée[1].

    Un lecteur de l'Insolent m'objectait hier[2] que l'on ne doit pas reprocher au traité de Versailles son injustice.

    En réalité ce n'est pas "l'injustice" qui est en cause mais l'absurdité sectaire. Aucune sortie de guerre ne saurait être considérée comme entièrement juste pour le vaincu. Je crains fort que ce soit des Gaulois qui ont immortalisé la formule Vae victis, que tous les lycéens latinisants ont apprise dans Tite-Live, et que par conséquent nous avons retenue dans la langue des Romains un moment envahis par le chef Brennos vers 387 avant Jésus-Christ.

    Ce lecteur fait référence à un livre de Chevènement, qui s'intitule "l'Europe est-elle sortie de l'Histoire ?"[3]. Ancien ministre de Mitterrand et rédacteur du programme commun de la gauche, l'auteur n'hésite pas à rappeler la condamnation bien connue, formulée par Jacques Bainville à l'encontre de la paix de Versailles "trop forte pour ce qu'elle avait de faible, trop faible pour ce qu'elle avait de fort".

    Ceci résume sans doute l'aspect géopolitique du traité qui aboutira finalement à une constitution allemande plus centralisée que celle de Bismarck. Les Français ignorent trop souvent que le fameux Second Reich, issu du Deutscher Bund de 1815, éclaté en 1866, puis réorganisé au Nord en 1867, rallia après 1871 les principautés de l'Allemagne du sud, fonctionnait en réalité sur une base confédérale. L'Empire disposait, dois-je le rappeler, d'un régime parlementaire et d'un très fort parti social-démocrate.

    Pourquoi la paix punitive de Versailles n'a-t-elle pas tenu compte de cet héritage ? Il remontait à la très ancienne constitution du Saint-Empire, à la bulle d'Or du XIVe siècle, aggravée par le traité de Westphalie imposé par la France au XVIIe siècle. Pourquoi les dirigeants radicaux-socialistes et jacobins de 1917-1918 n'ont-ils pas appliqué la politique que Maurice Barrès suggérait[4]à propos de la Rhénanie ?

    En fait le mondialisme dès le départ exprimait l'aveuglement des banquiers internationaux.

    Ceux-ci, créanciers indirects, désiraient de façon impérative ne traiter qu'avec un seul débiteur, un seul partenaire, si possible le plus solvable. On élimina d'ailleurs les autres vaincus, l'Autriche-Hongrie puisqu'on l'avait détruite, la Bulgarie parce que trop pauvre, la Turquie parce que la dette ottomane n'avait jamais été honorée.

    Et Bainville, qui se situe sur le terrain d'abord géopolitique, mais qui n'ignore certes pas les questions économiques, évoque cette attitude des experts financiers. Simplement, son fameux livre n'est publié qu'en 1920 et le débat sur la Ratification s'est déroulé l'année précédente, entre août et septembre 1919.

    Car dans ce débat ce n'est pas la seule Action française qui critique la politique de Clemenceau, on peut même dire qu'elle en partage à certains égards, par patriotisme, les mots d'ordre immédiats. À la Chambre des députés, c'est l'ensemble de la droite, qui voit juste quant à l'avenir, aussi bien les quelques élus monarchistes que le nationaliste républicain Barrès ou le chef de file des modérés Louis Marin qui dressera un réquisitoire de 30 pages[5]. Le premier intervenant, Louis de Chapdelaine[6], lui aussi élu conservateur, décrit pratiquement sans erreur de diagnostic et de pronostic, aussi bien les conséquences directes du traité que les capacités de redressement du peuple allemand cependant que presque toute la gauche s'engouffre dans la rêverie du mondialisme.

    Ainsi s'illustra le discours du socialiste Jean Longuet[7], petit-fils de Karl Marx[8] : c'est précisément à ce moment que l'on apprit que le Sénat américain ne ratifierait pas le traité et que les États-Unis n'adhéreraient pas à la SDN ce qui renversa tout l'échafaudage.

    Au bout du compte, on constate une fois de plus que l'utopisme et les slogans de la gauche se révèlent de puissants relais des erreurs des technocrates et autres financiers internationaux.

    JG Malliarakis  

    6a00d8341c715453ef0240a4c86ca3200d-320wi.jpgTout a été dit au long des débats de 1919 à la Chambre des députés...

    TABLE DES MATIÈRES : Note de l'éditeur par JG Malliarakis -- Introduction de 1945 I. Les Préambules [Chappedelaine - Raiberti - Charles Benoist] II. Pour une politique d’après guerre [Maurice Barrès - Albert Thomas] III. Plaidoyer et Réquisitoires [Tardieu - Barthou - Franklin-Bouillon] IV. La prochaine guerre viendra par Dantzig [Marcel Sembat] V. Réparations et organisation économique [Bedouce - Klotz - Dubois - Auriol - Loucheur] VI. Le désarmement [André Lefèvre] VII. Un ténor : Viviani VIII. Travail et Colonies [Colliard et Simon] IX. Du socialisme à l’extrême-droite [Longuet et Marin] X. Clemenceau intervient et XI. Dernières interventions [Renaudel - Lefèvre - Augagneur]  La conclusion de l'historien au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
    Épilogue : Quelques dates. Quelques chiffrages à propos des réparations.
    L'Occupation de la Rhénanie (1923-1930)  → Pour en savoir plus sur ce livre, lire aussi  "Les cent ans de la fausse paix de Versailles". •••  Ce livre de 204 pages paraîtra courant novembre. Il est proposé au prix de souscription de 18 euros franco de port jusqu'au 30 novembre. Paiement par carte bancaire sur le site de l'éditeur  [ou par chèque en téléchargeant un bon de commande]

    Apostilles

    [1]  On a voulu en faire son programme, alors que le chancelier de fer, comme on l'a surnommé sévèrement, remarquait  tout simplement aussi que "la diplomatie sans les armes c'est la musique sans les instruments". Déformant ces apophtegmes, on a d'ailleurs beaucoup caricaturé le prussianisme, comme réplique allemande du jacobinisme : la constitution bismarckienne de 1867-1871 était beaucoup moins centraliste que celle de la république française.
    [2] cf. L'Insolent du 26 novembre "Cette vieille gauche qui revient"
    [3] Livre publié en 2013 ed. Fayard.
    [4] cf. in "La Ratification du traité de Versailles" chapitre II "Pour une politique d'après-guerre" pp. 39 sq
    [5] cf. interventions du 18 au 23 septembre in ">"La Ratification du traité de Versailles"
    [6]  cf. ">"La Ratification du traité de Versailles" chapitre Ier pages 27sq

    [7]  cf. ">"La Ratification du traité de Versailles" chapitre IX pp. 135sq

    [8]  Aucun rapport avec son honorable homonyme qui fut président de la Région Lorraine.

    https://www.insolent.fr/2019/11/faillite-des-fausses-garanties.html

  • « Enquête sur la loi du 3 janvier 1973 » de Pierre-Yves Rougeyron

    Loi3janv600.jpgL’Enquête sur la Loi du 3 janvier est un livre choc.

    Il montre, point par point, comment la France a été mise en esclavage par la dette avec juste un simple texte anodin.

    Il montre comment, en l’espace de 40 ans, chaque Français s’est retrouvé avec une dette de 30.000 euros sur le dos au nom du pays.

    Il montre comment l’élite des hauts fonctionnaires a renoncé, pas à pas, à la Nation française, à son âme et à son indépendance. C’est l’histoire des manipulations successives, organisées et pilotées pour ne profiter qu’à une seule entité : les banques privées.

    Grâce à cette loi, la France a été conquise sans bruit, sans une balle tirée et sans aucune résistance : chaque semaine, ce sont 4 nouveaux milliards, empruntés par l’Etat pour payer retraites, salaires et aussi… intérêts de la dette, qui s’ajoutent aux 1700 milliards déjà dus, alors qu’au même moment 800 emplois industriels sont détruits chaque jour.

    Ce livre est le récit de la pire trahison de l’Histoire de France.

    Il doit être lu par tous les Français.

    Prix : 21€

    http://cerclearistote.com/2019/11/enquete-sur-la-loi-du-3-janvier-1973-de-pierre-yves-rougeyron/

  • Les agriculteurs montent à Paris – Journal du mercredi 27 novembre 2019

     

    Les agriculteurs montent à Paris

    Les agriculteurs prennent d’assaut la Capitale. Après avoir dénoncé leurs conditions financières difficiles et un sentiment critique de la population à leur égard, la FNSEA a exhorté les agriculteurs à faire remonter leur colère jusqu’à Paris. Nous étions sur place !

    La France rend hommage à ses soldats

    La France esseulée au Sahel

    Après la mort de 13 militaires en opération contre des djihadistes au Mali, les démonstrations de soutiens se multiplient partout en France. Un drame qui replace au centre de l’actualité l’action contre le terrorisme de l’armée française au Sahel avec l’opération Barkhane.

    Actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/les-agriculteurs-montent-a-paris-journal-du-mercredi-27-novembre-2019